Pub Date : 2025-09-02DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.013
Stéphane Descamps, Stéphane Boisgard
<div><div>Au cours d’une révision de prothèse totale de genou, la plate-forme tibiale est la fondation de la reconstruction à partir laquelle seront déterminés les deux espaces en flexion et en extension. La planification préopératoire est déterminante. Soit l’implant tibial était correctement positionné et on peut garder le même interligne articulaire (IA), soit il était mal positionné ou a migré et il faut corriger sa position. La radiographie du côté controlatéral, quand il n’a pas été opéré, ou la radiographie préopératoire, permet alors de mesurer les distances entre l’IA et des repères anatomiques (sommet de la fibula, épicondyles), ce qui permettra de le rétablir au cours de la révision. La recoupe tibiale doit être orthogonale à une tige centromédullaire remplissante matérialisant l’axe diaphysaire. Si elle est excentrée par rapport à l’épiphyse, une tige décalée sera nécessaire. Le niveau de la recoupe est un compromis : elle vise à procurer un appui satisfaisant à l’embase mais sans sacrifier trop d’os et sans trop réduire la largeur de la coupe tibiale. Une cale peut apparaître nécessaire à ce stade. On choisit la taille d’embase procurant le meilleur appui sans débord. Elle devra également être compatible avec la taille de la pièce fémorale choisie ultérieurement. En cas de perte de substance osseuse (PSO) épiphyso-métaphysaire significative, un manchon ou cône métaphysaire tibial doit être associé à la tige afin de procurer à la nouvelle pièce un appui métaphysaire et la tige doit dépasser suffisamment la PSO pour lui procurer un appui diaphysaire. Une solide fixation dans deux des trois zones de fixation (épiphysaire, métaphysaire et diaphysaire) est en effet indispensable. Il reste à choisir un plateau en polyéthylène permettant de rétablir la hauteur de l’IA à l’aide des repères osseux choisis. Il peut toutefois être nécessaire de la modifier pour l’adapter à la reconstruction fémorale et à l’état du cadre ligamentaire. Les reconstructions de la PSO par allogreffe osseuse sont de moins en moins pratiquées.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>During a revision total knee replacement arthroplasty, the tibial platform is the foundation of the reconstruction from which the two spaces in flexion and extension will be determined. Preoperative planning is crucial. Either the tibial implant was correctly positioned and the same joint line level (JLL) can be maintained, or it was poorly positioned or has migrated and its position must be corrected. The xray of the contralateral side, when it has not been operated on, or the preoperative radiograph, can then be used to measure the distances between the JLL and anatomical landmarks (top of the fibula, epicondyles), which will allow it to be restored during the revision. The tibial recut must be orthogonal to a filling intramedullary stem that represents the diaphyseal axis. If it is off-center in relation to the epiphysis, an offset stem will
{"title":"Comment rétablir la plateforme tibiale et quelle taille d’embase choisir ?","authors":"Stéphane Descamps, Stéphane Boisgard","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.013","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.013","url":null,"abstract":"<div><div>Au cours d’une révision de prothèse totale de genou, la plate-forme tibiale est la fondation de la reconstruction à partir laquelle seront déterminés les deux espaces en flexion et en extension. La planification préopératoire est déterminante. Soit l’implant tibial était correctement positionné et on peut garder le même interligne articulaire (IA), soit il était mal positionné ou a migré et il faut corriger sa position. La radiographie du côté controlatéral, quand il n’a pas été opéré, ou la radiographie préopératoire, permet alors de mesurer les distances entre l’IA et des repères anatomiques (sommet de la fibula, épicondyles), ce qui permettra de le rétablir au cours de la révision. La recoupe tibiale doit être orthogonale à une tige centromédullaire remplissante matérialisant l’axe diaphysaire. Si elle est excentrée par rapport à l’épiphyse, une tige décalée sera nécessaire. Le niveau de la recoupe est un compromis : elle vise à procurer un appui satisfaisant à l’embase mais sans sacrifier trop d’os et sans trop réduire la largeur de la coupe tibiale. Une cale peut apparaître nécessaire à ce stade. On choisit la taille d’embase procurant le meilleur appui sans débord. Elle devra également être compatible avec la taille de la pièce fémorale choisie ultérieurement. En cas de perte de substance osseuse (PSO) épiphyso-métaphysaire significative, un manchon ou cône métaphysaire tibial doit être associé à la tige afin de procurer à la nouvelle pièce un appui métaphysaire et la tige doit dépasser suffisamment la PSO pour lui procurer un appui diaphysaire. Une solide fixation dans deux des trois zones de fixation (épiphysaire, métaphysaire et diaphysaire) est en effet indispensable. Il reste à choisir un plateau en polyéthylène permettant de rétablir la hauteur de l’IA à l’aide des repères osseux choisis. Il peut toutefois être nécessaire de la modifier pour l’adapter à la reconstruction fémorale et à l’état du cadre ligamentaire. Les reconstructions de la PSO par allogreffe osseuse sont de moins en moins pratiquées.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>During a revision total knee replacement arthroplasty, the tibial platform is the foundation of the reconstruction from which the two spaces in flexion and extension will be determined. Preoperative planning is crucial. Either the tibial implant was correctly positioned and the same joint line level (JLL) can be maintained, or it was poorly positioned or has migrated and its position must be corrected. The xray of the contralateral side, when it has not been operated on, or the preoperative radiograph, can then be used to measure the distances between the JLL and anatomical landmarks (top of the fibula, epicondyles), which will allow it to be restored during the revision. The tibial recut must be orthogonal to a filling intramedullary stem that represents the diaphyseal axis. If it is off-center in relation to the epiphysis, an offset stem will","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 930-935"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-02","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610320","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.005
Gilles Pasquier , Denis Huten
<div><div>L’enquête diagnostique doit déterminer le motif de la plainte (douleur, instabilité, raideur…) et sa cause infectieuse ou mécanique. Elle peut être aisée et relativement rapide, permettant de poser une indication de reprise, parfois urgente (infection aiguë, fracture périprothétique). Ailleurs, elle est au contraire difficile, surtout s’il s’agit d’un patient opéré dans un autre établissement. La première consultation doit tracer minutieusement toute l’histoire de la prothèse depuis la pathologie initiale jusqu’à d’éventuelles réinterventions. La nature des symptômes et les caractéristiques de la douleur, symptôme le plus fréquent, doivent être parfaitement précisés ainsi que leur retentissement fonctionnel. Leur date d’apparition par rapport à la date opératoire oriente le premier bilan paraclinique. Un intervalle libre, d’autant plus qu’il est plus net et plus long, suggère la dégradation d’une situation jusque-là favorable, soit spontanément (descellement…) soit par le biais d’un traumatisme (lésion osseuse et/ou ligamentaire) ou d’une infection à distance du genou (infection métastatique). Inversement, des symptômes postopératoires précoces qui perdurent suggèrent une infection ou une erreur technique. L’examen clinique doit être complet et systématique. Un bilan radiographique standard peut suffire au diagnostic et les nouveaux examens complémentaires visent alors à déterminer les modalités de l’intervention. Si au contraire, le diagnostic est incertain ou inconnu, ils ont un but diagnostique. L’infection est le premier diagnostic qu’il faut éliminer ou affirmer, notamment en cas de douleurs inexpliquées évoluant depuis l’intervention. Bilan inflammatoire et ponction s’imposent alors et, parfois, d’autres examens spécialisés peuvent être nécessaires. Des clichés en position forcée permettent de démontrer une laxité frontale et/ou antéro-postérieure. Une TDM est utile pour mieux analyser les interfaces et l’état du fourreau de ciment. La scintigraphie, utile quand elle montre une hyperfixation en regard d’une pièce suspecte n’est pas l’examen le plus performant. Elle fait souvent parler à tort d’algodystrophie. Cet article présente de manière synthétique l’anamnèse et le tableau clinique et indique les examens à demander systématiquement et ceux à la carte en fonction de la complication suspectée.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>The diagnostic investigation must determine the type of complaint (pain, instability, stiffness, etc.) and its infectious or mechanical cause. It can be easy and relatively quick, allowing for an indication of revision, sometimes urgent (acute infection, periprosthetic fracture). Elsewhere, conversely, it is difficult, especially if the patient was operated on in another establishment. The first consultation must carefully trace the entire history of the prosthesis from the initial pathology to possible reinterventions. The nature of the symptoms and the
{"title":"Comment mener l’enquête avant de programmer une révision ?","authors":"Gilles Pasquier , Denis Huten","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.005","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.005","url":null,"abstract":"<div><div>L’enquête diagnostique doit déterminer le motif de la plainte (douleur, instabilité, raideur…) et sa cause infectieuse ou mécanique. Elle peut être aisée et relativement rapide, permettant de poser une indication de reprise, parfois urgente (infection aiguë, fracture périprothétique). Ailleurs, elle est au contraire difficile, surtout s’il s’agit d’un patient opéré dans un autre établissement. La première consultation doit tracer minutieusement toute l’histoire de la prothèse depuis la pathologie initiale jusqu’à d’éventuelles réinterventions. La nature des symptômes et les caractéristiques de la douleur, symptôme le plus fréquent, doivent être parfaitement précisés ainsi que leur retentissement fonctionnel. Leur date d’apparition par rapport à la date opératoire oriente le premier bilan paraclinique. Un intervalle libre, d’autant plus qu’il est plus net et plus long, suggère la dégradation d’une situation jusque-là favorable, soit spontanément (descellement…) soit par le biais d’un traumatisme (lésion osseuse et/ou ligamentaire) ou d’une infection à distance du genou (infection métastatique). Inversement, des symptômes postopératoires précoces qui perdurent suggèrent une infection ou une erreur technique. L’examen clinique doit être complet et systématique. Un bilan radiographique standard peut suffire au diagnostic et les nouveaux examens complémentaires visent alors à déterminer les modalités de l’intervention. Si au contraire, le diagnostic est incertain ou inconnu, ils ont un but diagnostique. L’infection est le premier diagnostic qu’il faut éliminer ou affirmer, notamment en cas de douleurs inexpliquées évoluant depuis l’intervention. Bilan inflammatoire et ponction s’imposent alors et, parfois, d’autres examens spécialisés peuvent être nécessaires. Des clichés en position forcée permettent de démontrer une laxité frontale et/ou antéro-postérieure. Une TDM est utile pour mieux analyser les interfaces et l’état du fourreau de ciment. La scintigraphie, utile quand elle montre une hyperfixation en regard d’une pièce suspecte n’est pas l’examen le plus performant. Elle fait souvent parler à tort d’algodystrophie. Cet article présente de manière synthétique l’anamnèse et le tableau clinique et indique les examens à demander systématiquement et ceux à la carte en fonction de la complication suspectée.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>The diagnostic investigation must determine the type of complaint (pain, instability, stiffness, etc.) and its infectious or mechanical cause. It can be easy and relatively quick, allowing for an indication of revision, sometimes urgent (acute infection, periprosthetic fracture). Elsewhere, conversely, it is difficult, especially if the patient was operated on in another establishment. The first consultation must carefully trace the entire history of the prosthesis from the initial pathology to possible reinterventions. The nature of the symptoms and the ","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 877-891"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610282","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.007
Kelly Vince , Jean-Noel Argenson , Maxime Fabre-Aubrespy , Wayne Hoskins
<div><div>La technique en 3 temps de révision des prothèses totales de genou, décrite par Kelly Vince, repose sur une approche disciplinée, organisée avec une planification et une exécution séquentielle. L’état des parties molles et les repères osseux encore présents vont conditionner les base d’une technique fiable faisant appel à des tiges d’essai diaphysaires fémorale et tibiale. La première clé de la technique de révision est le fait que le fémur contrôle les parties molles. Les clés supplémentaires de la chirurgie de révision tiennent au fait que l’espace en flexion dépend fortement de la taille du composant fémoral, et que l’espace en extension est déterminé par la position proximale-distale du composant fémoral choisi. Ces clés seront facilement transformées en 3 étapes de technique chirurgicale. Le tibia est reconstruit en premier car il est commun aux deux espaces et il peut être la fondation sur laquelle les espaces en flexion et extension sont construits de manière indépendante. Il faut ensuite essayer plusieurs tailles de composants fémoraux et les coupler à des inserts en polyéthylène d’essai lors du deuxième temps. Le troisième temps contribue au positionnement proximal-distal du composant fémoral, permettant de créer un espace en extension égal à celui en flexion précédemment créé. La gestion des pertes de substance osseuse, de l’instabilité ou de la patella ne peut être faite que lorsque les tailles et positions des composants sont établies. Les trois temps transforment une procédure compliquée en 3 étapes gérables : (1) la plateforme tibiale, (2) la stabilisation du genou en flexion (taille et rotation fémorale, hauteur de l’interligne), (3) l’écart en extension.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V avis d’expert.</div></div><div><div>The three-step technique, described by Kelly Vince, relies on a disciplined, organized approach with sequential planning and execution. The state of the soft-tissues as well as the few anatomic landmarks still available will support a reliable technique using diaphyseal engaging stem extension trials. The first key to revision technique is that the femoral component controls the soft tissues. The additional keys are that the flexion gap is largely a function of femoral component size, and that the extension gap is determined by the proximal-distal position of the femoral component size. These keys easily become three steps of a revision technique. The concept of a tibial “platform”, as a first step, is integral to this technique with a tibial foundation, which is common to both flexion and extension and can be used as a reference plane from which to build the gaps. As a second step several femoral sizes with various insert thickness should be assessed. The third step includes the proximal-distal position of the femoral component, building an extension space equivalent to the previously built flexion space. The management of soft tissues, instability and patella can only be achieved once c
由Kelly Vince描述的全膝假体修复的3步技术是基于一个有纪律的方法,有组织的顺序计划和执行。软骨的状况和仍然存在的骨标记将为使用股骨和胫骨横膈膜测试杆的可靠技术奠定基础。修正技术的第一个关键是股骨控制软骨。复位手术的另一个关键是屈折空间高度依赖于股骨部分的大小,而伸伸空间是由所选股骨部分的近距离位置决定的。这些钥匙很容易转化为3个步骤的手术技术。胫骨首先重建,因为它在两个空间中都是共同的,它可以作为基础,在此基础上独立构建弯曲和延伸的空间。然后测试不同尺寸的股骨组件,并将它们与测试的聚乙烯插入物配对。第三次冲程有助于股成分的近端-远端定位,从而创造出与之前弯曲时相同的空间。只有在确定了组件的大小和位置后,才能对骨质流失、不稳定性或髌骨进行管理。这三个步骤将一个复杂的过程转化为三个可管理的步骤:(1)胫骨平台,(2)弯曲膝盖的稳定(股骨的大小和旋转,线的高度),(3)伸展的间隙。证据水平专家意见。Kelly Vince描述的三步技术依赖于纪律严明、有组织的方法,具有顺序的计划和执行。软组织的状况以及仍然可用的少数解剖标记将支持使用透明膜吸引干细胞延伸试验的可靠技术。修改技术的第一个关键是股骨组件控制软组织。另外的关键是,屈折间隙在很大程度上是股分量尺寸的函数,而伸伸间隙由股分量尺寸的近端远位决定。这些键很容易成为修订技术的三个步骤。胫骨“平台”的概念,作为第一步,与胫骨基础是这项技术的组成部分,胫骨基础在弯曲和伸展中都是常见的,可以用作建立间隙的参考平面。作为第二步,应评估不同插入厚度的股骨尺寸。第三步包括股骨构件的近端-远端位置,建立一个延伸空间,相当于先前建立的弯曲空间。只有建立了组件的尺寸和位置,才能实现软组织、不稳定性和patella的管理。into The escalier房车综合了程序3 manageable进行曲:(1)胫骨平台;(2)The稳定of in The膝弯曲(尺寸femoral旋转接头line山)、(3)The space延伸。证据水平专家意见。
{"title":"Technique en trois temps des révisions de PTG","authors":"Kelly Vince , Jean-Noel Argenson , Maxime Fabre-Aubrespy , Wayne Hoskins","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.007","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.007","url":null,"abstract":"<div><div>La technique en 3 temps de révision des prothèses totales de genou, décrite par Kelly Vince, repose sur une approche disciplinée, organisée avec une planification et une exécution séquentielle. L’état des parties molles et les repères osseux encore présents vont conditionner les base d’une technique fiable faisant appel à des tiges d’essai diaphysaires fémorale et tibiale. La première clé de la technique de révision est le fait que le fémur contrôle les parties molles. Les clés supplémentaires de la chirurgie de révision tiennent au fait que l’espace en flexion dépend fortement de la taille du composant fémoral, et que l’espace en extension est déterminé par la position proximale-distale du composant fémoral choisi. Ces clés seront facilement transformées en 3 étapes de technique chirurgicale. Le tibia est reconstruit en premier car il est commun aux deux espaces et il peut être la fondation sur laquelle les espaces en flexion et extension sont construits de manière indépendante. Il faut ensuite essayer plusieurs tailles de composants fémoraux et les coupler à des inserts en polyéthylène d’essai lors du deuxième temps. Le troisième temps contribue au positionnement proximal-distal du composant fémoral, permettant de créer un espace en extension égal à celui en flexion précédemment créé. La gestion des pertes de substance osseuse, de l’instabilité ou de la patella ne peut être faite que lorsque les tailles et positions des composants sont établies. Les trois temps transforment une procédure compliquée en 3 étapes gérables : (1) la plateforme tibiale, (2) la stabilisation du genou en flexion (taille et rotation fémorale, hauteur de l’interligne), (3) l’écart en extension.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V avis d’expert.</div></div><div><div>The three-step technique, described by Kelly Vince, relies on a disciplined, organized approach with sequential planning and execution. The state of the soft-tissues as well as the few anatomic landmarks still available will support a reliable technique using diaphyseal engaging stem extension trials. The first key to revision technique is that the femoral component controls the soft tissues. The additional keys are that the flexion gap is largely a function of femoral component size, and that the extension gap is determined by the proximal-distal position of the femoral component size. These keys easily become three steps of a revision technique. The concept of a tibial “platform”, as a first step, is integral to this technique with a tibial foundation, which is common to both flexion and extension and can be used as a reference plane from which to build the gaps. As a second step several femoral sizes with various insert thickness should be assessed. The third step includes the proximal-distal position of the femoral component, building an extension space equivalent to the previously built flexion space. The management of soft tissues, instability and patella can only be achieved once c","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 936-948"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610321","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
<div><h3>Introduction</h3><div>Les destructions traumatiques des articulations interphalangiennes proximales (IPP) et métacarpophalangiennes (MCP) représentent un défi thérapeutique. Lorsque l’ostéosynthèse n’est pas réalisable, plusieurs options existent : greffes ostéochondrales, transferts articulaires vascularisés, arthroplastie prothétique ou arthrodèse.</div></div><div><h3>Objectif</h3><div>Évaluer la pertinence de l’arthroplastie par prothèse en silicone en urgence dans les traumatismes complexes des IPP et MCP, sur fractures ouvertes ou fermées, ou lors d’amputations/dévascularisations.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Entre septembre 2021 et novembre 2023, douze patients (16 doigts) ont bénéficié d’une arthroplastie par prothèse en silicone pour destructions articulaires traumatiques (fractures fermées, ouvertes ou amputations péri-articulaires). Les mobilités articulaires, la douleur (EVA), la fonction (QuickDASH) et la satisfaction globale ont été évaluées avec un recul minimal de 13 mois.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les mobilités articulaires postopératoires montraient un déficit d’extension moyen de 0,6° (0°–5°) et une flexion moyenne de 53,4° (30°–90°). L’EVA moyenne était de 0,9 (0–2), le QuickDASH moyen de 21,78 (15,91–45,45) et la satisfaction moyenne était de 74 %. Aucune luxation ou fracture prothétique n’a été observée. Une reprise chirurgicale a été nécessaire pour 3 patients. 75 % des patients actifs ont repris leur travail.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les résultats de notre étude suggèrent que l’arthroplastie par prothèse en silicone constitue une option thérapeutique pertinente dans la prise en charge des destructions articulaires traumatiques des IPP et MCP, notamment en contexte d’urgence.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Traumatic destruction of proximal interphalangeal (PIP) and metacarpophalangeal (MCP) joints represents a therapeutic challenge. When osteosynthesis is not feasible, several options exist: osteochondral grafts, vascularized joint transfers, prosthetic arthroplasty, or arthrodesis.</div></div><div><h3>Objective</h3><div>To evaluate the relevance of emergency silicone arthroplasty in complex PIP and MCP joint trauma, in open or closed fractures, or in amputation/devascularization cases.</div></div><div><h3>Patients and methods</h3><div>Between September 2021 and November 2023, twelve patients (16 fingers) underwent silicone implant arthroplasty for traumatic joint destruction (closed fractures, open fractures, or peri-articular amputations). Joint mobility, pain (VAS), function (QuickDASH), and overall satisfaction were assessed with a minimum 13-month follow-up.</div></div><div><h3>Results</h3><div>Postoperative joint mobility showed a mean extension deficit of 0.6° (0°–5°) and mean flexion of 53.4° (30°–90°). The mean VAS was 0.9 (0–2), mean QuickDASH score was 21.78 (15.91–45.45) and the average satisfact
{"title":"Arthroplastie en silicone en urgence pour destructions articulaires traumatiques des IPP et MCP : à propos de 12 cas","authors":"Yvan Leblanc-Barbedienne , Kenza Limam , Yoann Dalmas , Stéphanie Delclaux , Pierre Mansat , Mathieu Girard","doi":"10.1016/j.rcot.2025.07.002","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.07.002","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les destructions traumatiques des articulations interphalangiennes proximales (IPP) et métacarpophalangiennes (MCP) représentent un défi thérapeutique. Lorsque l’ostéosynthèse n’est pas réalisable, plusieurs options existent : greffes ostéochondrales, transferts articulaires vascularisés, arthroplastie prothétique ou arthrodèse.</div></div><div><h3>Objectif</h3><div>Évaluer la pertinence de l’arthroplastie par prothèse en silicone en urgence dans les traumatismes complexes des IPP et MCP, sur fractures ouvertes ou fermées, ou lors d’amputations/dévascularisations.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Entre septembre 2021 et novembre 2023, douze patients (16 doigts) ont bénéficié d’une arthroplastie par prothèse en silicone pour destructions articulaires traumatiques (fractures fermées, ouvertes ou amputations péri-articulaires). Les mobilités articulaires, la douleur (EVA), la fonction (QuickDASH) et la satisfaction globale ont été évaluées avec un recul minimal de 13 mois.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les mobilités articulaires postopératoires montraient un déficit d’extension moyen de 0,6° (0°–5°) et une flexion moyenne de 53,4° (30°–90°). L’EVA moyenne était de 0,9 (0–2), le QuickDASH moyen de 21,78 (15,91–45,45) et la satisfaction moyenne était de 74 %. Aucune luxation ou fracture prothétique n’a été observée. Une reprise chirurgicale a été nécessaire pour 3 patients. 75 % des patients actifs ont repris leur travail.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les résultats de notre étude suggèrent que l’arthroplastie par prothèse en silicone constitue une option thérapeutique pertinente dans la prise en charge des destructions articulaires traumatiques des IPP et MCP, notamment en contexte d’urgence.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Traumatic destruction of proximal interphalangeal (PIP) and metacarpophalangeal (MCP) joints represents a therapeutic challenge. When osteosynthesis is not feasible, several options exist: osteochondral grafts, vascularized joint transfers, prosthetic arthroplasty, or arthrodesis.</div></div><div><h3>Objective</h3><div>To evaluate the relevance of emergency silicone arthroplasty in complex PIP and MCP joint trauma, in open or closed fractures, or in amputation/devascularization cases.</div></div><div><h3>Patients and methods</h3><div>Between September 2021 and November 2023, twelve patients (16 fingers) underwent silicone implant arthroplasty for traumatic joint destruction (closed fractures, open fractures, or peri-articular amputations). Joint mobility, pain (VAS), function (QuickDASH), and overall satisfaction were assessed with a minimum 13-month follow-up.</div></div><div><h3>Results</h3><div>Postoperative joint mobility showed a mean extension deficit of 0.6° (0°–5°) and mean flexion of 53.4° (30°–90°). The mean VAS was 0.9 (0–2), mean QuickDASH score was 21.78 (15.91–45.45) and the average satisfact","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 7","pages":"Pages 770-777"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145371382","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.009
Jacquet Christophe, Maxime Fabre-Aubrespy, Sébastien Parratte, Matthieu Ollivier, Jean-Noel Argenson
Les reprises de prothèse totale du genou représentent un défi chirurgical majeur, notamment en présence de pertes de substance osseuse (PSO) significatives, fréquentes dans ce contexte. Le succès de ces interventions repose en grande partie sur la qualité de la reconstruction métaphysaire et la stabilité de la fixation diaphysaire. Suivant le principe de zonage de Morgan-Jones, la fixation doit idéalement s’appuyer sur deux zones osseuses parmi l’épiphyse, la métaphyse et la diaphyse. Dans la majorité des cas, la zone épiphysaire est insuffisante, rendant indispensable une fixation en zones 2 (métaphyse) et 3 (diaphyse). Ce travail propose une stratégie de prise en charge des PSO fondée sur l’utilisation d’implants poreux (cônes, manchons) pour la reconstruction métaphysaire et sur des tiges cimentées pour la fixation diaphysaire. Une classification des défects osseux en cinq zones, basée sur des repères anatomiques simples, est introduite afin de guider le choix de la longueur de la tige à utiliser. Cette approche permet d’optimiser l’équilibre entre stabilité de l’implant et minimisation des douleurs liées à des pressions excessives au contact cortical, fréquemment observées avec les tiges longues en press-fit. Enfin, les reconstructions alternatives par cales métalliques ou allogreffes sont discutées, en soulignant les implications sur le choix de la tige.
Niveau de preuve
V ; avis d’expert.
Revision total knee arthroplasty (rTKA) is a major surgical challenge, particularly due to the frequent occurrence of significant bone loss (PSO), which can compromise implant stability. The success of these procedures relies heavily on effective metaphyseal reconstruction and reliable diaphyseal fixation. According to Morgan-Jones’ zonal fixation concept, at least two bone zones (epiphyseal, metaphyseal, diaphyseal) should be engaged. Since the epiphyseal zone is often deficient, fixation typically requires secure anchorage in zones 2 (metaphysis) and 3 (diaphysis). This manuscript outlines a comprehensive management strategy using porous implants (cones and sleeves) for metaphyseal reconstruction, combined with cemented stems for diaphyseal fixation. A five-zone anatomical classification system based on reproducible intraoperative landmarks is proposed to guide the selection of stem length. This approach aims to achieve a balance between implant stability and minimizing tip-related pain, which is often associated with long press-fit stems. Alternative reconstruction options using metal augments or bone grafts are also reviewed, with attention to their impact on stem selection and fixation strategy.
{"title":"Quelles tiges et comment les fixer (en fonction de la perte de substance osseuse et de la technique de son comblement) ?","authors":"Jacquet Christophe, Maxime Fabre-Aubrespy, Sébastien Parratte, Matthieu Ollivier, Jean-Noel Argenson","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.009","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.009","url":null,"abstract":"<div><div>Les reprises de prothèse totale du genou représentent un défi chirurgical majeur, notamment en présence de pertes de substance osseuse (PSO) significatives, fréquentes dans ce contexte. Le succès de ces interventions repose en grande partie sur la qualité de la reconstruction métaphysaire et la stabilité de la fixation diaphysaire. Suivant le principe de zonage de Morgan-Jones, la fixation doit idéalement s’appuyer sur deux zones osseuses parmi l’épiphyse, la métaphyse et la diaphyse. Dans la majorité des cas, la zone épiphysaire est insuffisante, rendant indispensable une fixation en zones 2 (métaphyse) et 3 (diaphyse). Ce travail propose une stratégie de prise en charge des PSO fondée sur l’utilisation d’implants poreux (cônes, manchons) pour la reconstruction métaphysaire et sur des tiges cimentées pour la fixation diaphysaire. Une classification des défects osseux en cinq zones, basée sur des repères anatomiques simples, est introduite afin de guider le choix de la longueur de la tige à utiliser. Cette approche permet d’optimiser l’équilibre entre stabilité de l’implant et minimisation des douleurs liées à des pressions excessives au contact cortical, fréquemment observées avec les tiges longues en <em>press-fit</em>. Enfin, les reconstructions alternatives par cales métalliques ou allogreffes sont discutées, en soulignant les implications sur le choix de la tige.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Revision total knee arthroplasty (rTKA) is a major surgical challenge, particularly due to the frequent occurrence of significant bone loss (PSO), which can compromise implant stability. The success of these procedures relies heavily on effective metaphyseal reconstruction and reliable diaphyseal fixation. According to Morgan-Jones’ zonal fixation concept, at least two bone zones (epiphyseal, metaphyseal, diaphyseal) should be engaged. Since the epiphyseal zone is often deficient, fixation typically requires secure anchorage in zones 2 (metaphysis) and 3 (diaphysis). This manuscript outlines a comprehensive management strategy using porous implants (cones and sleeves) for metaphyseal reconstruction, combined with cemented stems for diaphyseal fixation. A five-zone anatomical classification system based on reproducible intraoperative landmarks is proposed to guide the selection of stem length. This approach aims to achieve a balance between implant stability and minimizing tip-related pain, which is often associated with long press-fit stems. Alternative reconstruction options using metal augments or bone grafts are also reviewed, with attention to their impact on stem selection and fixation strategy.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>V; expert's opinion.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 966-972"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610323","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.006
Gilles Pasquier , Sophie Putman , Julien Dartus
L’instabilité fémoro-tibiale (ITF) après prothèse totale de genou (PTG) est une complication complexe, représentant une cause majeure de reprise chirurgicale après l’infection et le descellement. Elle se caractérise par une laxité associée à des douleurs mécaniques et des troubles fonctionnels sans cause mécanique directe identifiable. Cette instabilité peut résulter d’erreurs techniques (mauvais alignement ou équilibrage ligamentaire, mauvais choix de taille des implants), mais aussi de dégradations ligamentaires peropératoires ou postopératoires. Le diagnostic repose sur l’exclusion d’autres causes (infection, descellement, rupture de matériel), un examen clinique recherchant certaines particularités (laxité et douleurs locales), un bilan d’imagerie (radiographies en contrainte, scanner) ainsi qu’une ponction articulaire. L’IFT est classée selon son expression dominante : instabilité en extension, en flexion, en midflexion ou globale. Pour chacune d’entre elles, il existe des asymétries ligamentaires acquises dues à différentes causes que ce soit des erreurs de coupe osseuse ou des malpositions des composants prothétiques. En extension, l’instabilité est souvent liée à un espace articulaire asymétrique, elle peut conduire à un genu recurvatum. En flexion, elle peut être due à un offset postérieur fémoral insuffisant et/ou une pente tibiale excessive. En midflexion, la proximalisation de l’interligne articulaire semble jouer un rôle clé. La prise en charge dépend du type et de la cause de l’instabilité. Si l’instabilité est d’expression importante (laxité et/ou douleurs souvent neuropathiques), elle nécessite une reprise chirurgicale corrigeant les anomalies d’orientation, de taille et de position des implants. La correction repose sur la restauration en peropératoire de l’équilibre ligamentaire et de la position de l’interligne articulaire. Les résultats, après chirurgie de reprise, ne sont pas toujours bons : aussi devant une instabilité sans expression clinique majeure, le port temporaire d’une orthèse, la prise en charge de la douleur peuvent permettre de retarder ou se passer de la chirurgie. La prévention de cette complication majeure se fait lors de la première prothèse par une planification, un respect de l’anatomie individuelle et un équilibrage ligamentaire en peropératoire qui pourront éviter l’apparition de cette instabilité difficile à diagnostiquer et à traiter.
Niveau de preuve
V ; avis d’expert.
Femorotibial instability (FTI) after total knee arthroplasty (TKA) is a complex complication and a major cause of revision surgery after infection and loosening. It is characterized by laxity associated with mechanical pain and functional disorders without any directly identifiable mechanical cause. This instability may result from technical errors (poor alignment or ligament balancing, incorrect choice of implant size), but also from intraoperative or postoperative ligament dama
{"title":"Instabilité fémoro-tibiale sur PTG : diagnostic et traitement","authors":"Gilles Pasquier , Sophie Putman , Julien Dartus","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.006","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.006","url":null,"abstract":"<div><div>L’instabilité fémoro-tibiale (ITF) après prothèse totale de genou (PTG) est une complication complexe, représentant une cause majeure de reprise chirurgicale après l’infection et le descellement. Elle se caractérise par une laxité associée à des douleurs mécaniques et des troubles fonctionnels sans cause mécanique directe identifiable. Cette instabilité peut résulter d’erreurs techniques (mauvais alignement ou équilibrage ligamentaire, mauvais choix de taille des implants), mais aussi de dégradations ligamentaires peropératoires ou postopératoires. Le diagnostic repose sur l’exclusion d’autres causes (infection, descellement, rupture de matériel), un examen clinique recherchant certaines particularités (laxité et douleurs locales), un bilan d’imagerie (radiographies en contrainte, scanner) ainsi qu’une ponction articulaire. L’IFT est classée selon son expression dominante : instabilité en extension, en flexion, en midflexion ou globale. Pour chacune d’entre elles, il existe des asymétries ligamentaires acquises dues à différentes causes que ce soit des erreurs de coupe osseuse ou des malpositions des composants prothétiques. En extension, l’instabilité est souvent liée à un espace articulaire asymétrique, elle peut conduire à un genu recurvatum. En flexion, elle peut être due à un offset postérieur fémoral insuffisant et/ou une pente tibiale excessive. En midflexion, la proximalisation de l’interligne articulaire semble jouer un rôle clé. La prise en charge dépend du type et de la cause de l’instabilité. Si l’instabilité est d’expression importante (laxité et/ou douleurs souvent neuropathiques), elle nécessite une reprise chirurgicale corrigeant les anomalies d’orientation, de taille et de position des implants. La correction repose sur la restauration en peropératoire de l’équilibre ligamentaire et de la position de l’interligne articulaire. Les résultats, après chirurgie de reprise, ne sont pas toujours bons : aussi devant une instabilité sans expression clinique majeure, le port temporaire d’une orthèse, la prise en charge de la douleur peuvent permettre de retarder ou se passer de la chirurgie. La prévention de cette complication majeure se fait lors de la première prothèse par une planification, un respect de l’anatomie individuelle et un équilibrage ligamentaire en peropératoire qui pourront éviter l’apparition de cette instabilité difficile à diagnostiquer et à traiter.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Femorotibial instability (FTI) after total knee arthroplasty (TKA) is a complex complication and a major cause of revision surgery after infection and loosening. It is characterized by laxity associated with mechanical pain and functional disorders without any directly identifiable mechanical cause. This instability may result from technical errors (poor alignment or ligament balancing, incorrect choice of implant size), but also from intraoperative or postoperative ligament dama","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 1001-1015"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610563","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.07.008
Julien Dartus , Sarah Hébert-Seropian , Sophie Putman , Étienne Belzile
<div><div>Une raideur après prothèse totale de genou (PTG) peut être définie par un flessum de plus de 15 degrés et/ou une flexion inférieure à 75 degrés mais pour d’autres par un arc de mobilité inférieur à 70°, voire 45° ou 50°. On pourrait aussi la définir comme une « mobilité inférieure à celle nécessaire au patient pour faire tout ce qu’il souhaite ». La première étape consiste à déterminer ses causes, préopératoires (antécédents de raideur, facteurs de risque liés au patient…), peropératoires (erreur technique : malposition, surdimensionnement, débord d’une pièce…) et postopératoires (gestion de la douleur, défaut de rééducation…). La prise en charge dépend du délai écoulé depuis la PTG ainsi que du type de raideur (de la flexion ou de l’extension) et doit être pluridisciplinaire (rééducation, gestion de la douleur). À moins de 3 mois, une manipulation douce sous anesthésie générale peut être proposée avec de bons résultats sur la flexion. En cas d’échec, la chirurgie doit être envisagée. En l’absence d’erreur technique significative, l’arthrolyse est discutée. L’arthrolyse arthroscopique est la plus pratiquée. Bien que techniquement difficile, son taux de complications est faible. L’arthrolyse à ciel ouvert permet une libération postérieure plus étendue et de remplacer l’insert en place par un insert moins épais. En cas d’anomalie de position ou de taille des implants ou en cas d’échec des autres procédures, la révision prothétique est la seule option, mais avec un risque élevé de complications. Après une exposition souvent difficile, elle doit corriger les erreurs techniques, rétablir la hauteur de l’interligne articulaire et deux espaces en extension et flexion symétriques et équilibrés. Elle peut nécessiter une prothèse semi-contrainte, voire charnière à l’avenir incertain chez un sujet jeune. Dans tous les cas, le patient doit accepter que cette prise en charge puisse être longue, qu’elle nécessite plus que la seule intervention (gestion de la douleur et rééducation spécifique) et que ses objectifs soient raisonnables compte tenu de ses résultats souvent partiels. Niveau de preuve : V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Stiffness following total knee replacement is defined as<!--> <!-->><!--> <!-->15° flexion contracture and/or flexion<!--> <!--><<!--> <!-->75° or, for other authors, arc of motion<!--> <!--><<!--> <!-->70° or 45° or 50°. Alternatively, it could be defined as a range of motion less than the patient needs in order to be able to do what they wish. The first step in management is to determine the causes: preoperative (history of stiffness, patient-related risk factors, etc.), intraoperative (technical error: malpositioning, oversizing, protrusion, etc.), and postoperative (defective pain management and/or rehabilitation, etc.). Treatment depends on the interval since replacement and on the type of stiffness (flexion or extension), and should be multidisciplinary (rehabilitation, pain management). For intervals l
{"title":"Conduite à tenir devant une prothèse totale du genou raide","authors":"Julien Dartus , Sarah Hébert-Seropian , Sophie Putman , Étienne Belzile","doi":"10.1016/j.rcot.2025.07.008","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.07.008","url":null,"abstract":"<div><div>Une raideur après prothèse totale de genou (PTG) peut être définie par un flessum de plus de 15 degrés et/ou une flexion inférieure à 75 degrés mais pour d’autres par un arc de mobilité inférieur à 70°, voire 45° ou 50°. On pourrait aussi la définir comme une « mobilité inférieure à celle nécessaire au patient pour faire tout ce qu’il souhaite ». La première étape consiste à déterminer ses causes, préopératoires (antécédents de raideur, facteurs de risque liés au patient…), peropératoires (erreur technique : malposition, surdimensionnement, débord d’une pièce…) et postopératoires (gestion de la douleur, défaut de rééducation…). La prise en charge dépend du délai écoulé depuis la PTG ainsi que du type de raideur (de la flexion ou de l’extension) et doit être pluridisciplinaire (rééducation, gestion de la douleur). À moins de 3 mois, une manipulation douce sous anesthésie générale peut être proposée avec de bons résultats sur la flexion. En cas d’échec, la chirurgie doit être envisagée. En l’absence d’erreur technique significative, l’arthrolyse est discutée. L’arthrolyse arthroscopique est la plus pratiquée. Bien que techniquement difficile, son taux de complications est faible. L’arthrolyse à ciel ouvert permet une libération postérieure plus étendue et de remplacer l’insert en place par un insert moins épais. En cas d’anomalie de position ou de taille des implants ou en cas d’échec des autres procédures, la révision prothétique est la seule option, mais avec un risque élevé de complications. Après une exposition souvent difficile, elle doit corriger les erreurs techniques, rétablir la hauteur de l’interligne articulaire et deux espaces en extension et flexion symétriques et équilibrés. Elle peut nécessiter une prothèse semi-contrainte, voire charnière à l’avenir incertain chez un sujet jeune. Dans tous les cas, le patient doit accepter que cette prise en charge puisse être longue, qu’elle nécessite plus que la seule intervention (gestion de la douleur et rééducation spécifique) et que ses objectifs soient raisonnables compte tenu de ses résultats souvent partiels. Niveau de preuve : V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Stiffness following total knee replacement is defined as<!--> <!-->><!--> <!-->15° flexion contracture and/or flexion<!--> <!--><<!--> <!-->75° or, for other authors, arc of motion<!--> <!--><<!--> <!-->70° or 45° or 50°. Alternatively, it could be defined as a range of motion less than the patient needs in order to be able to do what they wish. The first step in management is to determine the causes: preoperative (history of stiffness, patient-related risk factors, etc.), intraoperative (technical error: malpositioning, oversizing, protrusion, etc.), and postoperative (defective pain management and/or rehabilitation, etc.). Treatment depends on the interval since replacement and on the type of stiffness (flexion or extension), and should be multidisciplinary (rehabilitation, pain management). For intervals l","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 992-1000"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610326","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.07.005
Sylvie Collon , Philippe Tracol , Organisme d’Accréditation des Chirurgiens Orthopédistes agréé par la Haute Autorité de Santé (Orthorisq)
<div><div>Cet article met en lumière les défaillances systémiques et humaines qui ont conduit à des complications majeures. Une patiente de 69 ans, souffrant d’une coxarthrose hyperalgique et invalidante, a été opérée le lendemain de sa consultation, par suite d’un désistement au bloc opératoire. Le bilan préopératoire a été réalisé dans l’urgence, sans avis cardiologique et sans respect des délais recommandés. L’intervention (arthroplastie totale de hanche) a lieu la veille d’un long week-end. Le chirurgien est parti en congé le lendemain. À J3, un pic fébrile à 38,6°C est constaté ; une hémoculture est réalisée mais les résultats positifs à <em>Staphylococcus aureus</em> ne sont pas communiqués. La sortie est validée sans concertation chirurgicale par un médecin anesthésiste remplaçant. À J6, la patiente est réadmise en urgence pour sciatique fébrile associée à une dysarthrie et une hémiparésie gauche. Un AVC ischémique est suspecté. Ce n’est qu’après son transfert dans un autre établissement que l’étiologie infectieuse est évoquée dans un contexte de choc septique. Le diagnostic final posé en réanimation est une endocardite infectieuse, compliquée d’emboles cérébraux, hépatiques et spléniques, nécessitant une chirurgie cardiaque urgente. L’analyse selon la grille ALARM identifie des causes immédiates (infection du site opératoire) et de nombreuses causes profondes : non-respect des délais de réflexion préopératoire, absence d’évaluation préopératoire approfondie, défauts de communication entre services mais également entre praticiens, désorganisation pendant les congés, sortie non validée chirurgicalement, et absence de système d’alerte pour les prélèvements positifs. Des mesures correctrices ont été prises : système d’alerte biologique, répartition des rôles entre anesthésistes et chirurgiens, organisation de la continuité des soins pendant les congés et respect des parcours patients et des délais de programmation.</div></div><div><div>A 69-year-old female patient with severe, disabling coxarthrosis underwent surgery the day after her consultation due to a last-minute opening in the operating room schedule. The preoperative workup was performed in haste, without cardiology assessment and without adherence to recommended preoperative timeframes. The procedure – a total hip arthroplasty – took place on the eve of a long holiday weekend. The surgeon left on vacation the following day. On postoperative day 3, the patient developed a fever of 38.6°C; blood cultures were drawn but the positive results for Staphylococcus aureus were not communicated. Discharge was approved by a substitute anesthesiologist without surgical consultation. On day 6, the patient was readmitted in emergency for febrile sciatica associated with dysarthria and left-sided hemiparesis. An ischemic stroke was suspected. It was only after transfer to another facility that an infectious cause was considered in the context of septic shock. The final diagnosis, established in the
这篇文章强调了导致重大并发症的系统性和人为缺陷。一名69岁的患者患有使人衰弱的高藻酸软骨病,在就诊后的第二天,由于在手术室放弃了手术,她接受了手术。术前检查是在紧急情况下进行的,没有心脏病专家的建议,也没有在建议的时间范围内进行。手术(全髋关节置换术)发生在一个长周末的前一天。第二天,外科医生请了假。J3的峰值为38.6°C;进行了血液培养,但金黄色葡萄球菌阳性结果未报告。在没有手术咨询的情况下,由替代麻醉师确认输出。在J6时,患者因与关节炎和左偏瘫相关的发热性坐骨神经痛被紧急重新入院。怀疑是缺血性中风。只有在转移到另一个机构后,感染性病因学才会在化粪池休克的背景下被提及。复苏的最终诊断是感染性心内膜炎,由大脑、肝脏和脾脏栓塞组成,需要紧急心脏手术。分析,根据近因ALARM确定网格(手术部位感染)以及许多根源:不遵守时间,术前评价术前,缺乏深入思考之间的通信故障,服务从业者之间,而且扰乱手术休假期间,未经验证的输出,并无预警系统对于征阳性。已经采取了纠正措施:生物警报系统,麻醉师和外科医生之间的角色分配,在休假期间组织护理的连续性,以及遵守病人的路线和时间表。一名69岁的女性患者患有严重的、致残的关节关节炎,由于手术室日程安排在最后一分钟才开放,她在就诊后的第二天就接受了手术。术前工作进行得很匆忙,没有进行心脏病学评估,也没有遵守建议的术前时间表。手术——全髋关节置换术——发生在一个长假周末的前夕。医生第二天就去度假了。术后第三天,患者出现38.6℃的高烧;血液培养,但金黄色葡萄球菌阳性结果未报告。出院是由一名替代麻醉师批准的,没有外科咨询。第6天,患者因与关节炎和左侧偏瘫相关的坐骨热再次急诊入院。他被怀疑是化学中风。只有在转移到另一个设施后,感染性休克才被认为是感染性休克。最后的诊断是在重症监护室确定的,是传染性的心内膜炎,并发脑、肝和脾栓塞,需要紧急心脏手术。Analysis),使用the ALARM framework各项多重惊喜(手术部位感染的原因)和root成因:尊重《疏于preoperative评估时间、lack of thorough preoperative部门之间沟通,poor评估care and clinicians discontinuity during holiday periods discharge without手术验证,与正面缺席of an alert system for实验室结果。从那时起,纠正措施已经实施:生物警报系统,明确麻醉师和外科医生之间的责任划分,假期期间护理的结构化连续性,以及执行患者护理路径和手术调度方案。
{"title":"L’urgence peut-elle être fonctionnelle ?","authors":"Sylvie Collon , Philippe Tracol , Organisme d’Accréditation des Chirurgiens Orthopédistes agréé par la Haute Autorité de Santé (Orthorisq)","doi":"10.1016/j.rcot.2025.07.005","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.07.005","url":null,"abstract":"<div><div>Cet article met en lumière les défaillances systémiques et humaines qui ont conduit à des complications majeures. Une patiente de 69 ans, souffrant d’une coxarthrose hyperalgique et invalidante, a été opérée le lendemain de sa consultation, par suite d’un désistement au bloc opératoire. Le bilan préopératoire a été réalisé dans l’urgence, sans avis cardiologique et sans respect des délais recommandés. L’intervention (arthroplastie totale de hanche) a lieu la veille d’un long week-end. Le chirurgien est parti en congé le lendemain. À J3, un pic fébrile à 38,6°C est constaté ; une hémoculture est réalisée mais les résultats positifs à <em>Staphylococcus aureus</em> ne sont pas communiqués. La sortie est validée sans concertation chirurgicale par un médecin anesthésiste remplaçant. À J6, la patiente est réadmise en urgence pour sciatique fébrile associée à une dysarthrie et une hémiparésie gauche. Un AVC ischémique est suspecté. Ce n’est qu’après son transfert dans un autre établissement que l’étiologie infectieuse est évoquée dans un contexte de choc septique. Le diagnostic final posé en réanimation est une endocardite infectieuse, compliquée d’emboles cérébraux, hépatiques et spléniques, nécessitant une chirurgie cardiaque urgente. L’analyse selon la grille ALARM identifie des causes immédiates (infection du site opératoire) et de nombreuses causes profondes : non-respect des délais de réflexion préopératoire, absence d’évaluation préopératoire approfondie, défauts de communication entre services mais également entre praticiens, désorganisation pendant les congés, sortie non validée chirurgicalement, et absence de système d’alerte pour les prélèvements positifs. Des mesures correctrices ont été prises : système d’alerte biologique, répartition des rôles entre anesthésistes et chirurgiens, organisation de la continuité des soins pendant les congés et respect des parcours patients et des délais de programmation.</div></div><div><div>A 69-year-old female patient with severe, disabling coxarthrosis underwent surgery the day after her consultation due to a last-minute opening in the operating room schedule. The preoperative workup was performed in haste, without cardiology assessment and without adherence to recommended preoperative timeframes. The procedure – a total hip arthroplasty – took place on the eve of a long holiday weekend. The surgeon left on vacation the following day. On postoperative day 3, the patient developed a fever of 38.6°C; blood cultures were drawn but the positive results for Staphylococcus aureus were not communicated. Discharge was approved by a substitute anesthesiologist without surgical consultation. On day 6, the patient was readmitted in emergency for febrile sciatica associated with dysarthria and left-sided hemiparesis. An ischemic stroke was suspected. It was only after transfer to another facility that an infectious cause was considered in the context of septic shock. The final diagnosis, established in the ","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 7","pages":"Pages 817-820"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145371120","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}