Pub Date : 2025-06-13DOI: 10.1016/j.rcot.2025.06.001
Raphaël Seringe
{"title":"Hommage au Professeur Jean-Félix Dubousset (1936–2025)","authors":"Raphaël Seringe","doi":"10.1016/j.rcot.2025.06.001","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.06.001","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 5","pages":"Pages 489-492"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-13","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144878460","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-06DOI: 10.1016/j.rcot.2025.05.004
Antoine Piercecchi , Ahmed Mabrouk , Shintaro Onishi , Christophe Jacquet , Etienne Cavaignac , Daphne Guenoun , Matthieu Ollivier
<div><h3>Contexte</h3><div>Les déchirures dégénératives du ménisque médial sont une pathologie courante dans la population générale. Des essais randomisés récents ont démontré la non-supériorité de la méniscectomie partielle arthroscopique par rapport au traitement conservateur. Cependant, il existe peu d’informations concernant les résultats des traitements conservateurs combinés.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Nous avons émis l’hypothèse que les injections intra- et périméniscales de corticostéroïdes combinées à une rééducation structurée, dans le cas d’une déchirure dégénérative du ménisque médial, permettraient d’obtenir un taux élevé de survie sans intervention chirurgicale et sans deuxième injection.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une étude rétrospective a été menée sur 671 patients présentant des déchirures dégénératives symptomatiques du ménisque médial et ayant reçu une injection combinée de corticostéroïdes intra- et périméniscaux associée à une kinésithérapie structurée. Une injection guidée par échographie d’hexacétonide de triamcinolone 20<!--> <!-->mg/mL comprenant 1,5<!--> <!-->mL intra-méniscal, 1,5<!--> <!-->mL dans le mur méniscal et 2<!--> <!-->mL dans l’espace péri-méniscal a été réalisée. La survie sans intervention chirurgicale et la survie sans deuxième injection ont été analysées. Les scores Western Ontario et Macmaster University (WOMAC), les scores d’activité de Tegner, la satisfaction du patient, le statut de retour au travail et le temps moyen de retour au travail ont été enregistrés.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 481 patients répondant aux critères d’inclusion ont été inclus. L’âge moyen était de 51,1<!--> <!-->±<!--> <!-->7,9 ans. Cinq ans après l’intervention, la survie sans chirurgie et sans seconde injection du genou ipsilatéral était respectivement de 83 % et 52 %. Une analyse multivariée ajustant la survie sur les facteurs de risque paramétriques a identifié que seul l’épanchement avant l’injection de stéroïdes était un facteur de risque indépendant d’échec du traitement. Après un suivi moyen de 4<!--> <!-->±<!--> <!-->2 ans, les scores WOMAC se sont améliorés de 5,2<!--> <!-->±<!--> <!-->4,9 pour la douleur, de 2<!--> <!-->±<!--> <!-->2 pour la raideur, de 7,3<!--> <!-->±<!--> <!-->7,4 pour la fonction et de 12,4<!--> <!-->±<!--> <!-->12,7 pour les scores globaux. En plus des améliorations significatives des scores d’activité de Tegner (tous <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). L’épanchement du genou et l’arthrose avancée (Kellgren-Lawrence<!--> <!-->><!--> <!-->III) étaient significativement associés à de moins bons résultats ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,003 et <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0004, respectivement.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’association d’injections intra- et périméniscales de corticostéroïdes et d’une kinésithérapie structurée pour les déchirures dégénératives du ménisque médian permet d’obtenir un taux élevé de survie sans chirurgie
{"title":"Survie et résultats des injections intra- et périméniscales de corticostéroïdes et de la kinésithérapie structurée pour les déchirures dégénératives du ménisque médial","authors":"Antoine Piercecchi , Ahmed Mabrouk , Shintaro Onishi , Christophe Jacquet , Etienne Cavaignac , Daphne Guenoun , Matthieu Ollivier","doi":"10.1016/j.rcot.2025.05.004","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.05.004","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>Les déchirures dégénératives du ménisque médial sont une pathologie courante dans la population générale. Des essais randomisés récents ont démontré la non-supériorité de la méniscectomie partielle arthroscopique par rapport au traitement conservateur. Cependant, il existe peu d’informations concernant les résultats des traitements conservateurs combinés.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Nous avons émis l’hypothèse que les injections intra- et périméniscales de corticostéroïdes combinées à une rééducation structurée, dans le cas d’une déchirure dégénérative du ménisque médial, permettraient d’obtenir un taux élevé de survie sans intervention chirurgicale et sans deuxième injection.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une étude rétrospective a été menée sur 671 patients présentant des déchirures dégénératives symptomatiques du ménisque médial et ayant reçu une injection combinée de corticostéroïdes intra- et périméniscaux associée à une kinésithérapie structurée. Une injection guidée par échographie d’hexacétonide de triamcinolone 20<!--> <!-->mg/mL comprenant 1,5<!--> <!-->mL intra-méniscal, 1,5<!--> <!-->mL dans le mur méniscal et 2<!--> <!-->mL dans l’espace péri-méniscal a été réalisée. La survie sans intervention chirurgicale et la survie sans deuxième injection ont été analysées. Les scores Western Ontario et Macmaster University (WOMAC), les scores d’activité de Tegner, la satisfaction du patient, le statut de retour au travail et le temps moyen de retour au travail ont été enregistrés.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 481 patients répondant aux critères d’inclusion ont été inclus. L’âge moyen était de 51,1<!--> <!-->±<!--> <!-->7,9 ans. Cinq ans après l’intervention, la survie sans chirurgie et sans seconde injection du genou ipsilatéral était respectivement de 83 % et 52 %. Une analyse multivariée ajustant la survie sur les facteurs de risque paramétriques a identifié que seul l’épanchement avant l’injection de stéroïdes était un facteur de risque indépendant d’échec du traitement. Après un suivi moyen de 4<!--> <!-->±<!--> <!-->2 ans, les scores WOMAC se sont améliorés de 5,2<!--> <!-->±<!--> <!-->4,9 pour la douleur, de 2<!--> <!-->±<!--> <!-->2 pour la raideur, de 7,3<!--> <!-->±<!--> <!-->7,4 pour la fonction et de 12,4<!--> <!-->±<!--> <!-->12,7 pour les scores globaux. En plus des améliorations significatives des scores d’activité de Tegner (tous <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). L’épanchement du genou et l’arthrose avancée (Kellgren-Lawrence<!--> <!-->><!--> <!-->III) étaient significativement associés à de moins bons résultats ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,003 et <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0004, respectivement.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’association d’injections intra- et périméniscales de corticostéroïdes et d’une kinésithérapie structurée pour les déchirures dégénératives du ménisque médian permet d’obtenir un taux élevé de survie sans chirurgie","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 5","pages":"Pages 398-407"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-06","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144878310","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-05-30DOI: 10.1016/j.rcot.2025.03.008
Rémy Coulomb , David Rakotondralay , Pascal Kouyoumdjian , Bruno Miletic , Matthieu Ehlinger , la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (SOFCOT)
Introduction
La raideur postopératoire après une prothèse totale de genou (PTG) est une complication fréquente et reste une source majeure d’insatisfaction.
Objectifs
Cette revue systématique examine les moyens de prévention de cette raideur après PTG, se concentrant sur la gestion de l’inflammation, le contrôle de la douleur et la rééducation.
Résultats
Les anti-inflammatoires, l’aspirine, et les protocoles de réhabilitation améliorée (RAAC) ont prouvé leur efficacité. L’introduction de la rééducation assistée par réalité virtuelle et l’utilisation de dispositifs connectés montrent un potentiel prometteur pour optimiser la récupération fonctionnelle, réduire les coûts de santé et amélioré ainsi le suivi postopératoire.
Niveau de preuve
V ; avis d’expert.
Introduction
Postoperative stiffness following total knee arthroplasty (TKA) is a common complication and remains a major source of patient dissatisfaction.
Objectives
This systematic review examines the preventive strategies for stiffness after TKA, focusing on inflammation management, pain control, and rehabilitation.
Results
Anti-inflammatory agents, aspirin, and enhanced recovery after surgery (ERAS) protocols have demonstrated their effectiveness. The introduction of virtual reality-assisted rehabilitation and the use of connected medical devices show promising potential for optimizing functional recovery, reducing healthcare costs, and improving postoperative follow-up.
{"title":"Moyens de prévention des raideurs après prothèse totale de genou","authors":"Rémy Coulomb , David Rakotondralay , Pascal Kouyoumdjian , Bruno Miletic , Matthieu Ehlinger , la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (SOFCOT)","doi":"10.1016/j.rcot.2025.03.008","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.03.008","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La raideur postopératoire après une prothèse totale de genou (PTG) est une complication fréquente et reste une source majeure d’insatisfaction.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Cette revue systématique examine les moyens de prévention de cette raideur après PTG, se concentrant sur la gestion de l’inflammation, le contrôle de la douleur et la rééducation.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les anti-inflammatoires, l’aspirine, et les protocoles de réhabilitation améliorée (RAAC) ont prouvé leur efficacité. L’introduction de la rééducation assistée par réalité virtuelle et l’utilisation de dispositifs connectés montrent un potentiel prometteur pour optimiser la récupération fonctionnelle, réduire les coûts de santé et amélioré ainsi le suivi postopératoire.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Postoperative stiffness following total knee arthroplasty (TKA) is a common complication and remains a major source of patient dissatisfaction.</div></div><div><h3>Objectives</h3><div>This systematic review examines the preventive strategies for stiffness after TKA, focusing on inflammation management, pain control, and rehabilitation.</div></div><div><h3>Results</h3><div>Anti-inflammatory agents, aspirin, and enhanced recovery after surgery (ERAS) protocols have demonstrated their effectiveness. The introduction of virtual reality-assisted rehabilitation and the use of connected medical devices show promising potential for optimizing functional recovery, reducing healthcare costs, and improving postoperative follow-up.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>V; expert opinion.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 5","pages":"Pages 408-412"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-05-30","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144878454","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-05-30DOI: 10.1016/j.rcot.2025.05.001
Sylvain Rigal , Alexia Milaire , Laurent Mathieu , Nicolas de l’Escalopier
Ce travail se propose de faire le point sur les amputations traumatiques du membre inférieur en répondant à six questions. Dans quelles situations une amputation s’impose-t-elle en traumatologie ? Les systèmes de score et l’analyse des résultats sont-ils une aide à la décision en urgence ? L’amputation peut être primaire lorsqu’elle est directement causée par le traumatisme, de sauvetage si la conservation du membre met en péril la vie du patient, de nécessité lorsque le pronostic fonctionnel est défavorable ou d’indication collective lorsque le contexte l’impose. Les systèmes de score et l’analyse des résultats peuvent aider à identifier les patients pouvant bénéficier d’une amputation ou d’un sauvetage, mais leur utilisation reste controversée. L’expertise du chirurgien demeure un élément déterminant dans le choix thérapeutique en urgence. Quels sont les principes techniques d’une amputation en traumatologie ? En traumatologie, les principes techniques de l’amputation doivent prendre en compte les contraintes de l’urgence, qui ne permettent pas toujours d’obtenir un moignon optimal. À la phase aiguë, la non-fermeture est la règle et une confection différée du moignon définitif est préférable afin de limiter les complications. Quelle est la qualité de vie d’un patient amputé en post-traumatique ? La qualité de vie des patients amputés en post-traumatique est un enjeu majeur. L’appareillage permet de restaurer la marche et de favoriser l’autonomie, tant sur le plan social que professionnel et familial. Comment prévenir et traiter les complications des amputations post-traumatiques ? Les complications fréquentes incluent les infections, les défauts de couverture, les ossifications hétérotopiques et les douleurs chroniques. Ces situations nécessitent souvent des adaptations prothétiques ou des interventions chirurgicales réalisées par des équipes spécialisées. Au-delà de la chirurgie, quels éléments guident la prise en charge ? D’autres dimensions doivent être intégrées dans le parcours de soins du patient amputé, notamment les aspects réglementaires, l’importance d’une décision partagée, la coopération multidisciplinaire et la prise en compte des facteurs psychologiques et sociaux.
In traumatology, amputation is sometimes unavoidable in emergencies, but it can also be secondary or late after failure of a reconstructive strategy. Technical advances in orthopedic devices can enable an acceptable functional outcome, facilitating rapid occupational and social reintegration. To achieve this, the initial decision must be well thought-out, the creation of the stump must adhere to precise rules, and patient care must be comprehensive and multidisciplinary. The present study aims to clarify the indications and technical principles associated with amputation in traumatology, while examining functional outcomes, potential complications, and non-surgical aspects to be considered.
{"title":"Amputations post-traumatiques du membre inférieur : indications, techniques et résultats","authors":"Sylvain Rigal , Alexia Milaire , Laurent Mathieu , Nicolas de l’Escalopier","doi":"10.1016/j.rcot.2025.05.001","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.05.001","url":null,"abstract":"<div><div>Ce travail se propose de faire le point sur les amputations traumatiques du membre inférieur en répondant à six questions. Dans quelles situations une amputation s’impose-t-elle en traumatologie ? Les systèmes de score et l’analyse des résultats sont-ils une aide à la décision en urgence ? L’amputation peut être primaire lorsqu’elle est directement causée par le traumatisme, de sauvetage si la conservation du membre met en péril la vie du patient, de nécessité lorsque le pronostic fonctionnel est défavorable ou d’indication collective lorsque le contexte l’impose. Les systèmes de score et l’analyse des résultats peuvent aider à identifier les patients pouvant bénéficier d’une amputation ou d’un sauvetage, mais leur utilisation reste controversée. L’expertise du chirurgien demeure un élément déterminant dans le choix thérapeutique en urgence. Quels sont les principes techniques d’une amputation en traumatologie ? En traumatologie, les principes techniques de l’amputation doivent prendre en compte les contraintes de l’urgence, qui ne permettent pas toujours d’obtenir un moignon optimal. À la phase aiguë, la non-fermeture est la règle et une confection différée du moignon définitif est préférable afin de limiter les complications. Quelle est la qualité de vie d’un patient amputé en post-traumatique ? La qualité de vie des patients amputés en post-traumatique est un enjeu majeur. L’appareillage permet de restaurer la marche et de favoriser l’autonomie, tant sur le plan social que professionnel et familial. Comment prévenir et traiter les complications des amputations post-traumatiques ? Les complications fréquentes incluent les infections, les défauts de couverture, les ossifications hétérotopiques et les douleurs chroniques. Ces situations nécessitent souvent des adaptations prothétiques ou des interventions chirurgicales réalisées par des équipes spécialisées. Au-delà de la chirurgie, quels éléments guident la prise en charge ? D’autres dimensions doivent être intégrées dans le parcours de soins du patient amputé, notamment les aspects réglementaires, l’importance d’une décision partagée, la coopération multidisciplinaire et la prise en compte des facteurs psychologiques et sociaux.</div></div><div><div>In traumatology, amputation is sometimes unavoidable in emergencies, but it can also be secondary or late after failure of a reconstructive strategy. Technical advances in orthopedic devices can enable an acceptable functional outcome, facilitating rapid occupational and social reintegration. To achieve this, the initial decision must be well thought-out, the creation of the stump must adhere to precise rules, and patient care must be comprehensive and multidisciplinary. The present study aims to clarify the indications and technical principles associated with amputation in traumatology, while examining functional outcomes, potential complications, and non-surgical aspects to be considered.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 6","pages":"Pages 626-637"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-05-30","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145160399","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-05-29DOI: 10.1016/j.rcot.2025.03.007
Jean-Marie Philippeau , Axel Machado , Grégoire Micicoi , Rémy Coulomb , Bruno Miletic , Matthieu Ehlinger , la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (SOFCOT)
Introduction
Cette étude analyse les pratiques françaises de la prise en charge chirurgicale de la raideur après PTG en s’appuyant sur : (1) un sondage national ; et (2) une étude prospective multicentrique, menés dans le cadre d’un symposium de la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (SOFCOT).
Méthodes
Un sondage national a été proposé aux chirurgiens orthopédistes français via la SOFCOT et de la société française de la hanche et du genou (SFHG). Parallèlement, une étude multicentrique prospective (juin 2022–janvier 2024) a inclus 57 patients réopérés pour raideur après PTG. Les données, recueillies via la plateforme EasyMedStat, incluaient les caractéristiques démographiques, chirurgicales, les protocoles de rééducation et résultats radio-cliniques.
Résultats
Cinquante pour cent des chirurgiens définissent la raideur par une flexion < 90°, et 30 % y ajoutent un déficit d’extension > 10 %. Les traitements incluent la mobilisation sous anesthésie générale (MAG) à six semaines (50 %), l’arthrolyse arthroscopique à trois mois (28 %) et en dernier recours l’arthrolyse à ciel ouvert puis le changement de prothèse. L’étude prospective montre que la MAG, réalisée dans 67 % des cas, améliore significativement la flexion (avec une médiane de gain de 35°) comme l’extension. Les facteurs de risque identifiés sont le sexe féminin, l’obésité, le diabète et une raideur préopératoire.
Conclusion
La prise en charge chirurgicale améliore les résultats fonctionnels, mais l’absence de consensus sur les définitions et protocoles limite l’uniformisation des pratiques. Une approche préventive et personnalisée est essentielle pour optimiser les résultats.
Niveau de preuve
IV.
Introduction
This study analyzes French practices for surgical management of stiffness after TKA (Total Knee Arthroplasty) based on: (1) a national survey; and (2) a prospective multicenter study, conducted as part of a symposium of the French Society of Orthopedic Surgery and Traumatology (SOFCOT).
Methods
A national survey was offered to French orthopedic surgeons through SOFCOT and the French Hip and Knee Society (SFHG). In parallel, a prospective multicenter study (June 2022–January 2024) included 57 patients who underwent reoperation for stiffness after TKA. Data, collected via the EasyMedStat platform, included demographic and surgical characteristics, rehabilitation protocols, and radio-clinical results.
Results
Fifty percent of surgeons define stiffness as flexion < 90°, and 30% add an extension deficit > 10°. Treatments include mobilization under general anesthesia (MUA) at six weeks (50%), arthroscopic arthrolysis at three months (28%), and, as a last re
介绍本研究根据:(1)全国调查,分析了法国PTG手术后刚性手术管理的实践;(2)在Societe francaise de chirurgie orthopedique et traumatologique (SOFCOT)研讨会框架内进行的前瞻性多中心研究。方法通过SOFCOT和法国髋关节和膝关节协会(SFHG)向法国整形外科医生提出了一项全国调查。与此同时,一项前瞻性的多中心研究(2022年6月至2024年1月)包括57名因PTG后僵硬而接受再手术的患者。通过EasyMedStat平台收集的数据包括人口统计特征、手术、康复方案和放射临床结果。结果:50%的外科医生将硬度定义为90°弯曲,30%的外科医生将其定义为10%的拉伸缺陷。治疗包括6周时全身麻醉(MAG)(50%), 3个月时关节镜关节溶解(28%),最后在露天关节溶解,然后更换假体。前瞻性研究表明,67%的MAG显著提高了伸长率(中值增益为35°)和伸长率。确定的危险因素包括女性、肥胖、糖尿病和术前僵硬。结论:虽然手术管理改善了功能结果,但在定义和协议上缺乏共识限制了实践的一致性。预防和个性化的方法是优化结果的关键。证据四。介绍本研究分析了全膝关节成形术(TCA)后英国僵硬手术管理的实践:(1)国家调查;(2)作为法国骨科外科和创伤学会(SOFCOT)研讨会的一部分进行的前瞻性多中心研究。方法:通过SOFCOT和英国髋关节和膝关节协会(SFHG)为英国骨科医生提供了一项全国性的调查。与此同时,一项前瞻性的多中心研究(2022年6月至2024年1月)包括57名在TKA后因僵硬而接受手术的患者。通过EasyMedStat平台收集的数据,包括人口统计和手术特征、康复方案和放射临床结果。结果:50%的外科医生将僵硬定义为弯曲90°,30%的外科医生增加了伸肌缺损10°。治疗包括6周全身麻醉下的活动(MUA)(50%), 3个月时的关节镜关节炎(28%),最后的手段是开放性关节炎,然后是假体置换。前瞻性研究表明,在67%的病例中进行的MUA显著提高了弯曲度(平均增益35°)和伸长率。确定的风险因素包括女性性别、肥胖、糖尿病和术前僵硬。结论:手术管理改善了功能结果,但在定义和协议上缺乏共识限制了实践的标准化。预防和个性化的方法是优化结果的关键。第四章。
{"title":"Raideur sur prothèse totale de genou (PTG) en France. État des lieux, étude de pratique et bilan à réaliser. À propos d’une série prospective de 57 cas","authors":"Jean-Marie Philippeau , Axel Machado , Grégoire Micicoi , Rémy Coulomb , Bruno Miletic , Matthieu Ehlinger , la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (SOFCOT)","doi":"10.1016/j.rcot.2025.03.007","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.03.007","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Cette étude analyse les pratiques françaises de la prise en charge chirurgicale de la raideur après PTG en s’appuyant sur : (1) un sondage national ; et (2) une étude prospective multicentrique, menés dans le cadre d’un symposium de la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (SOFCOT).</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Un sondage national a été proposé aux chirurgiens orthopédistes français via la SOFCOT et de la société française de la hanche et du genou (SFHG). Parallèlement, une étude multicentrique prospective (juin 2022–janvier 2024) a inclus 57 patients réopérés pour raideur après PTG. Les données, recueillies via la plateforme EasyMedStat, incluaient les caractéristiques démographiques, chirurgicales, les protocoles de rééducation et résultats radio-cliniques.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Cinquante pour cent des chirurgiens définissent la raideur par une flexion<!--> <!--><<!--> <!-->90°, et 30 % y ajoutent un déficit d’extension<!--> <!-->><!--> <!-->10 %. Les traitements incluent la mobilisation sous anesthésie générale (MAG) à six semaines (50 %), l’arthrolyse arthroscopique à trois mois (28 %) et en dernier recours l’arthrolyse à ciel ouvert puis le changement de prothèse. L’étude prospective montre que la MAG, réalisée dans 67 % des cas, améliore significativement la flexion (avec une médiane de gain de 35°) comme l’extension. Les facteurs de risque identifiés sont le sexe féminin, l’obésité, le diabète et une raideur préopératoire.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La prise en charge chirurgicale améliore les résultats fonctionnels, mais l’absence de consensus sur les définitions et protocoles limite l’uniformisation des pratiques. Une approche préventive et personnalisée est essentielle pour optimiser les résultats.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>This study analyzes French practices for surgical management of stiffness after TKA (Total Knee Arthroplasty) based on: (1) a national survey; and (2) a prospective multicenter study, conducted as part of a symposium of the French Society of Orthopedic Surgery and Traumatology (SOFCOT).</div></div><div><h3>Methods</h3><div>A national survey was offered to French orthopedic surgeons through SOFCOT and the French Hip and Knee Society (SFHG). In parallel, a prospective multicenter study (June 2022–January 2024) included 57 patients who underwent reoperation for stiffness after TKA. Data, collected via the EasyMedStat platform, included demographic and surgical characteristics, rehabilitation protocols, and radio-clinical results.</div></div><div><h3>Results</h3><div>Fifty percent of surgeons define stiffness as flexion<!--> <!--><<!--> <!-->90°, and 30% add an extension deficit<!--> <!-->><!--> <!-->10°. Treatments include mobilization under general anesthesia (MUA) at six weeks (50%), arthroscopic arthrolysis at three months (28%), and, as a last re","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 5","pages":"Pages 413-419"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-05-29","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144878455","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-05-27DOI: 10.1016/S1877-0517(25)00114-5
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Pub Date : 2025-05-22DOI: 10.1016/j.rcot.2025.04.004
Malo Buisson , Philippe-Alexandre Faure , Barthelemy Lafon-Desmurs , Caroline Loiez , Benjamin Valentin , Henri Migaud , Eric Senneville
Introduction
L’infection ostéoarticulaire est une complication rare mais grave dont le traitement nécessite le plus souvent une intervention associée à une antibiothérapie prolongée et à forte dose. Les fluoroquinolones font partie des antibiotiques de référence dans le traitement de ces infections, notamment en association avec la rifampicine pour les infections à staphylocoques et en monothérapie pour les infections à bacilles Gram négatif. Cependant, de récents travaux confirmés par plusieurs méta-analyses ont mis en évidence un surrisque cardiovasculaire à type d’anévrysme aortique et d’insuffisance mitro-aortique survenant précocement à la suite de l’usage de fluoroquinolones conduisant à des recommandations de prudence provenant des agences de santé. Ces méta-analyses sont basées sur des séries souvent limitées avec de nombreux biais d’indication (durées de traitement variable) et à faible dose. Aussi nous avons mené une étude en « vraie vie » monocentrique, monoprescripteur d’une série continue d’infections ostéoarticulaires dont les objectifs étaient de préciser le taux d’événements cardiovasculaire (anévrysme aortique, insuffisance mitro-aortique) à 60 jours, le taux de mortalité à 60 jours et au dernier recul.
Hypothèse
Notre hypothèse était que malgré des traitements longs et à forte dose, il n’y avait pas de surrisque cardiovasculaire chez les patients traités pour une infection ostéoarticulaire par fluoroquinolones.
Matériel et méthode
Entre 2017 et 2019, 817 patients ont été pris en charge au sein du CRIOAC Lille-Tourcoing (332 patients ont eu un traitement comprenant des fluoroquinolones). Cette étude de cohorte rétrospective évaluait à 2 mois l’apparition ou l’aggravation d’évènements cardiovasculaires (à type d’anévrysme aortique, d’insuffisance mitro-aortique) et le décès par un score de propension.
Résultats
Après pondération par score de propension, il n’existait pas de différence significative sur le risque d’anévrysme aortique et d’insuffisance mitro-aortique à 60 jours (odd ratio [OR] 0,921 [0,317 ; 2,673], p = 0,879) ni sur le risque de décès à 60 jours (OR 1,252 [0,502 ; 3,118] ; p = 0,630). Il n’existait pas non plus de différence significative sur le risque de décès au dernier recul après score de propension pondéré (OR 1,011 [0,646 ; 1,582], p = 0,962).
Discussion
Les résultats de ce travail suggèrent que l’utilisation des fluoroquinolones chez les patients traités d’une infection ostéoarticulaire n’exposent pas à une surrisque significatif d’anévrysme aortique, d’insuffisance mitro-aortique ou de décès à deux mois. Il nous semble raisonnable de poursuivre la prescription de fluoroquinolones dans le cadre des infections ostéoarticulaires en continuant la veille concernant ces é
{"title":"Existe-t-il un risque cardiovasculaire à l’usage des fluoroquinolones pour le traitement des infections ostéoarticulaires ? Analyse d’une cohorte rétrospective de 817 patients d’un CRIOAC","authors":"Malo Buisson , Philippe-Alexandre Faure , Barthelemy Lafon-Desmurs , Caroline Loiez , Benjamin Valentin , Henri Migaud , Eric Senneville","doi":"10.1016/j.rcot.2025.04.004","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.04.004","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’infection ostéoarticulaire est une complication rare mais grave dont le traitement nécessite le plus souvent une intervention associée à une antibiothérapie prolongée et à forte dose. Les fluoroquinolones font partie des antibiotiques de référence dans le traitement de ces infections, notamment en association avec la rifampicine pour les infections à staphylocoques et en monothérapie pour les infections à bacilles Gram négatif. Cependant, de récents travaux confirmés par plusieurs méta-analyses ont mis en évidence un surrisque cardiovasculaire à type d’anévrysme aortique et d’insuffisance mitro-aortique survenant précocement à la suite de l’usage de fluoroquinolones conduisant à des recommandations de prudence provenant des agences de santé. Ces méta-analyses sont basées sur des séries souvent limitées avec de nombreux biais d’indication (durées de traitement variable) et à faible dose. Aussi nous avons mené une étude en « vraie vie » monocentrique, monoprescripteur d’une série continue d’infections ostéoarticulaires dont les objectifs étaient de préciser le taux d’événements cardiovasculaire (anévrysme aortique, insuffisance mitro-aortique) à 60<!--> <!-->jours, le taux de mortalité à 60<!--> <!-->jours et au dernier recul.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Notre hypothèse était que malgré des traitements longs et à forte dose, il n’y avait pas de surrisque cardiovasculaire chez les patients traités pour une infection ostéoarticulaire par fluoroquinolones.</div></div><div><h3>Matériel et méthode</h3><div>Entre 2017 et 2019, 817 patients ont été pris en charge au sein du CRIOAC Lille-Tourcoing (332 patients ont eu un traitement comprenant des fluoroquinolones). Cette étude de cohorte rétrospective évaluait à 2 mois l’apparition ou l’aggravation d’évènements cardiovasculaires (à type d’anévrysme aortique, d’insuffisance mitro-aortique) et le décès par un score de propension.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Après pondération par score de propension, il n’existait pas de différence significative sur le risque d’anévrysme aortique et d’insuffisance mitro-aortique à 60<!--> <!-->jours (odd ratio [OR] 0,921 [0,317 ; 2,673], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,879) ni sur le risque de décès à 60<!--> <!-->jours (OR 1,252 [0,502 ; 3,118] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,630). Il n’existait pas non plus de différence significative sur le risque de décès au dernier recul après score de propension pondéré (OR 1,011 [0,646 ; 1,582], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,962).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Les résultats de ce travail suggèrent que l’utilisation des fluoroquinolones chez les patients traités d’une infection ostéoarticulaire n’exposent pas à une surrisque significatif d’anévrysme aortique, d’insuffisance mitro-aortique ou de décès à deux mois. Il nous semble raisonnable de poursuivre la prescription de fluoroquinolones dans le cadre des infections ostéoarticulaires en continuant la veille concernant ces é","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 5","pages":"Pages 455-465"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-05-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144878152","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Redéfinir le gold standard dans la prise en charge des déchirures dégénératives du ménisque : l’essor des injections périméniscales","authors":"Etienne Cavaignac , Matthieu Ollivier , Sophie Putman , Jérôme Murgier","doi":"10.1016/j.rcot.2025.03.006","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.03.006","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 5","pages":"Pages 395-397"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-05-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144878309","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-05-14DOI: 10.1016/j.rcot.2025.02.002
Clément Ribes, Chheng Chheang Kak, Thibault Masquefa, Igor Benezis
<div><h3>Introduction</h3><div>Les ramp lésions ou lésions ménisco-synoviales internes sont fréquemment associées à la rupture du ligament croisé antérieur (LCA). Elles sont sous-estimées en l’absence d’une recherche poussée lors de la chirurgie. Notre étude consistait en une analyse observationnelle pour mettre en évidence les facteurs épidémiologiques de ces lésions et tenter d’identifier leurs facteurs prédictifs.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Notre hypothèse principale était que, conformément à la littérature, ces lésions sont fréquentes et que l’analyse systématique du compartiment interne permet de dépister et traiter ces lésions.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients opérés d’une ligamentoplastie du LCA entre le 31 juillet 2018 et le 31 juillet 2023. Tous les examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) et les comptes rendus opératoires ont été revus par un observateur indépendant à la recherche d’une ramp lésion sur le bilan préopératoire ou lors de la chirurgie.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 419 patients ont été inclus, dont 105 présentaient une ramp lésion à l’IRM, lors de l’arthroscopie, ou aux deux, soit 25 % des patients ; 2,38 % des patients avaient une ramp lésion découverte en peropératoire sans qu’elle soit suspectée à l’IRM (10 patients). Nos deux groupes ne présentaient pas de différence significative en termes de sexe (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,41), d’âge moyen (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,68) ou de type de traumatisme (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,75). Malgré l’absence de différence significative, il semble que l’incidence des ramp lésions soit plus importante lors de traumatismes liés au football, au rugby et au handball par rapport à ceux liés à la pratique de ski ou de basketball.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Notre étude confirme la fréquence importante des ramp lésions dans les ruptures du LCA avec une incidence de 25 % conforme aux données de la littérature. Les résultats montrent également la difficulté de diagnostic de ces lésions qui peuvent facilement passer inaperçues, comme le montrent les discordances entre le diagnostic IRM et la visualisation de la lésion en peropératoire. Les effectifs limités de notre étude n’ont pas permis de mettre en évidence de facteur de risque prédisposant aux ramp lésions en termes de sexe, d’âge ou de type de traumatisme, comme certaines études avaient pu le montrer dans la littérature.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>III ; étude rétrospective observationnelle.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Ramp lesions or internal meniscosynovial lesions are frequently associated with anterior cruciate ligament (ACL) rupture and are underestimated in the absence of thorough investigation during surgery. Our study was an observational analysis aimed at elucidating the epidemiological factors of these lesions and attempting to identify
{"title":"Analyse épidémiologique des ramp lésions dans le cadre des ruptures du ligament croisé antérieur","authors":"Clément Ribes, Chheng Chheang Kak, Thibault Masquefa, Igor Benezis","doi":"10.1016/j.rcot.2025.02.002","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.02.002","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les ramp lésions ou lésions ménisco-synoviales internes sont fréquemment associées à la rupture du ligament croisé antérieur (LCA). Elles sont sous-estimées en l’absence d’une recherche poussée lors de la chirurgie. Notre étude consistait en une analyse observationnelle pour mettre en évidence les facteurs épidémiologiques de ces lésions et tenter d’identifier leurs facteurs prédictifs.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Notre hypothèse principale était que, conformément à la littérature, ces lésions sont fréquentes et que l’analyse systématique du compartiment interne permet de dépister et traiter ces lésions.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients opérés d’une ligamentoplastie du LCA entre le 31 juillet 2018 et le 31 juillet 2023. Tous les examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) et les comptes rendus opératoires ont été revus par un observateur indépendant à la recherche d’une ramp lésion sur le bilan préopératoire ou lors de la chirurgie.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 419 patients ont été inclus, dont 105 présentaient une ramp lésion à l’IRM, lors de l’arthroscopie, ou aux deux, soit 25 % des patients ; 2,38 % des patients avaient une ramp lésion découverte en peropératoire sans qu’elle soit suspectée à l’IRM (10 patients). Nos deux groupes ne présentaient pas de différence significative en termes de sexe (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,41), d’âge moyen (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,68) ou de type de traumatisme (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,75). Malgré l’absence de différence significative, il semble que l’incidence des ramp lésions soit plus importante lors de traumatismes liés au football, au rugby et au handball par rapport à ceux liés à la pratique de ski ou de basketball.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Notre étude confirme la fréquence importante des ramp lésions dans les ruptures du LCA avec une incidence de 25 % conforme aux données de la littérature. Les résultats montrent également la difficulté de diagnostic de ces lésions qui peuvent facilement passer inaperçues, comme le montrent les discordances entre le diagnostic IRM et la visualisation de la lésion en peropératoire. Les effectifs limités de notre étude n’ont pas permis de mettre en évidence de facteur de risque prédisposant aux ramp lésions en termes de sexe, d’âge ou de type de traumatisme, comme certaines études avaient pu le montrer dans la littérature.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>III ; étude rétrospective observationnelle.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Ramp lesions or internal meniscosynovial lesions are frequently associated with anterior cruciate ligament (ACL) rupture and are underestimated in the absence of thorough investigation during surgery. Our study was an observational analysis aimed at elucidating the epidemiological factors of these lesions and attempting to identify ","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 4","pages":"Pages 367-371"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-05-14","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144138820","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-05-14DOI: 10.1016/j.rcot.2025.01.005
Maxence Liot , Pierre Moullot
Le délabrement distal d’un doigt long est parfois un challenge thérapeutique en cas de perte de substance importante et peu de solutions s’offrent à nous en cas de lésion circonférentielle à type de dégantage. Nous rapportons le cas d’une jeune femme présentant ce type de lésion au majeur. L’utilisation d’un lambeau thénarien modifié a permis un traitement conservateur avec un résultat fonctionnel et cosmétique satisfaisant, réhabilitant par ailleurs cette technique parfois délaissée au profit de lambeaux plus nobles.
Niveau de preuve
V.
Distal injury of finger is sometimes a difficult challenge in case of amputation with complex bone and soft tissues injuries. Using a large thenar flap as a “wrap” is a satisfying option to save the distal part of finger.
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