Pub Date : 2021-04-01DOI: 10.1215/00161071-8806482
Solène Monnier
Entre 1912 et 1939, l'acteur René Navarre, célèbre pour son rôle de Fantômas (1913–14), reçut un nombre important de lettres d'admiratrices et admirateurs. Ces derniers adoptent de multiples stratégies afin de tisser un lien plus fort que celui qui les maintient au statut d'adorateur auprès de leur idole. A la frontière de l'individuel et du social, la lettre offre de riches informations à celui qui s'y intéresse. Cet article s'efforce d'analyser certains de ces courriers en interrogeant les nombreuses formes de « distance »—spatio-temporelle, sociale, culturelle, émotionnelle—auxquelles ils se confrontent. Between 1912 and 1939, actor René Navarre, a.k.a. Fantômas in the homonymous serial of 1913–14, received much fan mail from his many admirers. In their letters, Navarre's admirers adopted a variety of strategies to establish personalized connections with their idol, moving beyond mere worship. This article explores this surprising epistolary corpus, probing the boundary between public and private spheres to interrogate the many forms of “distance”—spatiotemporal, social, cultural, emotional—that these letters confronted.
{"title":"Les lettres d’admiratrices et admirateurs reçues par l’acteur René Navarre au début du vingtième siècle","authors":"Solène Monnier","doi":"10.1215/00161071-8806482","DOIUrl":"https://doi.org/10.1215/00161071-8806482","url":null,"abstract":"\u0000 Entre 1912 et 1939, l'acteur René Navarre, célèbre pour son rôle de Fantômas (1913–14), reçut un nombre important de lettres d'admiratrices et admirateurs. Ces derniers adoptent de multiples stratégies afin de tisser un lien plus fort que celui qui les maintient au statut d'adorateur auprès de leur idole. A la frontière de l'individuel et du social, la lettre offre de riches informations à celui qui s'y intéresse. Cet article s'efforce d'analyser certains de ces courriers en interrogeant les nombreuses formes de « distance »—spatio-temporelle, sociale, culturelle, émotionnelle—auxquelles ils se confrontent.\u0000 Between 1912 and 1939, actor René Navarre, a.k.a. Fantômas in the homonymous serial of 1913–14, received much fan mail from his many admirers. In their letters, Navarre's admirers adopted a variety of strategies to establish personalized connections with their idol, moving beyond mere worship. This article explores this surprising epistolary corpus, probing the boundary between public and private spheres to interrogate the many forms of “distance”—spatiotemporal, social, cultural, emotional—that these letters confronted.","PeriodicalId":45311,"journal":{"name":"FRENCH HISTORICAL STUDIES","volume":"44 1","pages":"307-324"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2021-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"44594149","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"历史学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2021-04-01DOI: 10.1215/00161071-8806454
Katherine Roseau
This article focuses on clandestine letters between Jews in French internment camps and their loved ones. It offers an examination of these letters, which were hidden in packages or thrown from cattle cars on their way to Auschwitz. These letters are astonishingly abundant today largely thanks to three types of aid: creative self-help, mutual aid among internees, and aid from non-Jewish helpers. At the intersection of three areas of scholarship—the material letter, internment camps, and aid to Jews during the Holocaust—this article explores how internees could write with limited resources, send letters without using the official postal service, and participate in mutual aid inside the camps. The article argues that the internment-camp letter was at once the result of aid and itself an avenue of aid, parallel to the more organized humanitarian organizations. Cet article porte sur la correspondance clandestine entre les Juifs dans les camps d'internement en France et leurs proches. Il présente une analyse de ces lettres que l'on a cachées dans des colis ou que l'on a jetées des wagons à bestiaux destinés à Auschwitz. Une correspondance d'une abondance étonnante existe aujourd'hui en grande partie grâce à trois types d'aide : la débrouillardise individuelle, l'entraide parmi les internés et l'aide des non-Juifs. A la croisée de trois champs de recherche (la matérialité de la lettre, les camps d'internement et l'aide aux Juifs pendant la Shoah), cet article explore comment les internés ont pu écrire avec un matériau limité, envoyer des lettres sans la poste, et s'entraider à l'intérieur des camps. L'article suggère que la lettre du camp d'internement soit à la fois le résultat et l'agent de cette aide, œuvrant en parallèle des organisations humanitaires plus officielles.
{"title":"Separated Families and Epistolary Assistance","authors":"Katherine Roseau","doi":"10.1215/00161071-8806454","DOIUrl":"https://doi.org/10.1215/00161071-8806454","url":null,"abstract":"\u0000 This article focuses on clandestine letters between Jews in French internment camps and their loved ones. It offers an examination of these letters, which were hidden in packages or thrown from cattle cars on their way to Auschwitz. These letters are astonishingly abundant today largely thanks to three types of aid: creative self-help, mutual aid among internees, and aid from non-Jewish helpers. At the intersection of three areas of scholarship—the material letter, internment camps, and aid to Jews during the Holocaust—this article explores how internees could write with limited resources, send letters without using the official postal service, and participate in mutual aid inside the camps. The article argues that the internment-camp letter was at once the result of aid and itself an avenue of aid, parallel to the more organized humanitarian organizations.\u0000 Cet article porte sur la correspondance clandestine entre les Juifs dans les camps d'internement en France et leurs proches. Il présente une analyse de ces lettres que l'on a cachées dans des colis ou que l'on a jetées des wagons à bestiaux destinés à Auschwitz. Une correspondance d'une abondance étonnante existe aujourd'hui en grande partie grâce à trois types d'aide : la débrouillardise individuelle, l'entraide parmi les internés et l'aide des non-Juifs. A la croisée de trois champs de recherche (la matérialité de la lettre, les camps d'internement et l'aide aux Juifs pendant la Shoah), cet article explore comment les internés ont pu écrire avec un matériau limité, envoyer des lettres sans la poste, et s'entraider à l'intérieur des camps. L'article suggère que la lettre du camp d'internement soit à la fois le résultat et l'agent de cette aide, œuvrant en parallèle des organisations humanitaires plus officielles.","PeriodicalId":45311,"journal":{"name":"FRENCH HISTORICAL STUDIES","volume":"44 1","pages":"325-353"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2021-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"43079001","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"历史学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2021-04-01DOI: 10.1215/00161071-8806468
Alexia M. Yates
In the last decades of the nineteenth century the Paris Exchange was the second largest in the world, and engagement in financial markets had become popular on a previously unknown scale. How ordinary people encountered, thought about, and navigated this new financial landscape has nevertheless proved elusive. This article analyzes everyday financial practice in the first age of global capital from the vantage of letters written by ordinary individuals concerning their investments. As the numbers of investors and bondholders in France grew, “investor letters”—missives to financial, legal, and governmental authorities—proliferated. Their existence and concerns offer rich insights into how and with what effect France's financial markets were evolving at the end of the nineteenth century. These letters prompt us to reconsider the place of routine business correspondence in our studies of epistolary culture and allow reflection on economic life as modest investors “wrote upwards” and across the wealth gap of late nineteenth-century France. Vers la fin du dix-neuvième siècle, la Bourse de Paris était la deuxième place financière la plus importante au monde, et ses marchés étaient devenus « populaires » à une échelle sans précédent. La manière dont les gens ordinaires ont réussi à s'orienter dans ce nouveau paysage se révèle difficile à saisir. Cet article analyse la pratique financière quotidienne de l’âge d'or de la globalisation du capital selon les particuliers écrivant à propos de leurs investissements. A mesure que le nombre d'investisseurs et d'obligataires a augmenté, ces « lettres d'investisseurs » adressées aux autorités financières, juridiques et gouvernementales se sont multipliées. Leur existence et leurs sujets de préoccupation offrent de riches informations sur l’évolution des marchés financiers français de la fin du dix-neuvième siècle. Ces lettres nous incitent à reconsidérer la place de la correspondance commerciale dans la culture épistolaire, et en nous montrant comment de modestes investisseurs écrivent « vers le haut » de la hiérarchie économique et sociale, nous permettent d'accéder à des aspects méconnus de la vie économique de la fin du dix-neuvième siècle français.
在19世纪的最后几十年里,巴黎交易所是世界第二大交易所,参与金融市场的活动以前所未有的规模变得流行起来。然而,事实证明,普通人是如何遇到、思考和驾驭这种新的金融格局的,是难以捉摸的。这篇文章分析了全球资本第一个时代的日常金融实践,从普通个人写的关于他们投资的信件的优势。随着法国投资者和债券持有人数量的增长,“投资者信件”——给金融、法律和政府当局的信件——激增。它们的存在和关注为了解19世纪末法国金融市场的演变方式和影响提供了丰富的见解。这些信件促使我们重新考虑日常商业信函在书信文化研究中的地位,并让我们反思19世纪末法国的经济生活,正如谦虚的投资者“向上书写”一样。在巴黎交易所,交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换交换。“生活方式不像以前那样简单,不像以前那样简单,不像以前那样简单。”这篇文章分析了资本全球化的商业金融惯例,并提出了资本投资的具体建议。一项名为“投资者与义务者”的措施,即“投资者信函”,针对的是当局、政府、司法机关、财务部门和其他组织。Leur existence et leurs susuts de pracest occupation offire de rich information sur l ' samicvolution des marchims financiers franais de la fin du dix- neuvimes si。这些信件将重新考虑从商业通讯到文化通讯的过渡,从调查人员到经济通讯的过渡,从经济通讯到社会的过渡,从经济通讯到社会的过渡,从经济通讯到社会的过渡,从经济通讯到社会的过渡,从经济通讯到社会的过渡。
{"title":"Investor Letters and the Everyday Practice of Finance in Nineteenth-Century France","authors":"Alexia M. Yates","doi":"10.1215/00161071-8806468","DOIUrl":"https://doi.org/10.1215/00161071-8806468","url":null,"abstract":"\u0000 In the last decades of the nineteenth century the Paris Exchange was the second largest in the world, and engagement in financial markets had become popular on a previously unknown scale. How ordinary people encountered, thought about, and navigated this new financial landscape has nevertheless proved elusive. This article analyzes everyday financial practice in the first age of global capital from the vantage of letters written by ordinary individuals concerning their investments. As the numbers of investors and bondholders in France grew, “investor letters”—missives to financial, legal, and governmental authorities—proliferated. Their existence and concerns offer rich insights into how and with what effect France's financial markets were evolving at the end of the nineteenth century. These letters prompt us to reconsider the place of routine business correspondence in our studies of epistolary culture and allow reflection on economic life as modest investors “wrote upwards” and across the wealth gap of late nineteenth-century France.\u0000 Vers la fin du dix-neuvième siècle, la Bourse de Paris était la deuxième place financière la plus importante au monde, et ses marchés étaient devenus « populaires » à une échelle sans précédent. La manière dont les gens ordinaires ont réussi à s'orienter dans ce nouveau paysage se révèle difficile à saisir. Cet article analyse la pratique financière quotidienne de l’âge d'or de la globalisation du capital selon les particuliers écrivant à propos de leurs investissements. A mesure que le nombre d'investisseurs et d'obligataires a augmenté, ces « lettres d'investisseurs » adressées aux autorités financières, juridiques et gouvernementales se sont multipliées. Leur existence et leurs sujets de préoccupation offrent de riches informations sur l’évolution des marchés financiers français de la fin du dix-neuvième siècle. Ces lettres nous incitent à reconsidérer la place de la correspondance commerciale dans la culture épistolaire, et en nous montrant comment de modestes investisseurs écrivent « vers le haut » de la hiérarchie économique et sociale, nous permettent d'accéder à des aspects méconnus de la vie économique de la fin du dix-neuvième siècle français.","PeriodicalId":45311,"journal":{"name":"FRENCH HISTORICAL STUDIES","volume":"44 1","pages":"279-305"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2021-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"42259892","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"历史学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2021-02-01DOI: 10.1215/00161071-8725837
Gregory Mole
This article explores the political fallout from the 1766 execution of the comte de Lally, who oversaw the failed defense of France's Indian colonies during the Seven Years' War. Accused of treason by administrators of the French East India Company, Lally emerged as a source of controversy in the final decades of the Old Regime. As critics and apologists clashed over the legality of Lally's execution, questions about the nature of his “crime” gave way to a broader debate over the meaning and limits of company sovereignty under France's absolutist state. This conflict remained unresolved into the French Revolution. The Lally affair provides a window into the nebulous relationship that developed between the crown, the company, and the emergent French nation, laying bare the many faces of empire that confronted France during the eighteenth century. Cet article explore les retombées politiques de l'exécution du comte de Lally, l'homme qui commandait les colonies des Indes orientales françaises durant la guerre de Sept Ans. Accusé de trahison par la Compagnie des Indes, Lally représentait une source de controverse à la fin de l'Ancien Régime. Tandis que les critiques et les apologistes contestaient la légalité de son exécution, la question de la culpabilité de Lally incita un débat plus général sur la nature de la souveraineté de la Compagnie sous l'Etat absolutiste. Ce débat restait non résolu durant la Révolution française. L'affaire Lally souligne les liens nébuleux parmi la Compagnie, la monarchie, et la nation française. Elle révèle également les multiples incarnations de l'Empire français au cours du dix-huitième siècle.
这篇文章探讨了1766年拉利伯爵被处决后的政治后果,拉利伯爵在七年战争期间领导了法国在印度殖民地的失败防御。拉利被法国东印度公司的管理人员指控为叛国罪,在旧政权的最后几十年里,拉利成为争议的源头。在批评人士和辩方就拉利被处决的合法性发生冲突之际,有关他“罪行”性质的问题让位于一场更广泛的辩论,即在法国这个专制国家下,公司主权的意义和限制。这一冲突一直没有得到解决,直到法国大革命。拉利事件为我们提供了一扇窗口,让我们得以了解国王、公司和新兴的法兰西民族之间发展起来的模糊关系,揭示了18世纪法国面临的帝国的许多面貌。这篇文章探讨了les retombsimones politiques de l’exexcution du comte de Lally, l’homme qucommandles colonies des Indes orientales franises durant la guerre de Sept Ans.控诉de trahison par la Compagnie des Indes, Lally reresimontecent,一个有争议的来源,例如la 'Ancien rme。“不批评也不道歉”,“不批评也不道歉”,“不惩罚也不惩罚”,“不惩罚也不惩罚”,“不惩罚也不惩罚”,“不惩罚也不惩罚”,“不惩罚也不惩罚”,“不惩罚也不惩罚”,“不惩罚也不惩罚”。这些薪金薪金限制了非薪金薪金,但也限制了薪金薪金。我想说的是,我想说的是,我想说的是,我想说的是,我想说的是,我想说的是,我想说的是,我想说的是,我想说的是,我想说的是,我想说的是。《帝国》的多重化身。
{"title":"Incriminating Empire","authors":"Gregory Mole","doi":"10.1215/00161071-8725837","DOIUrl":"https://doi.org/10.1215/00161071-8725837","url":null,"abstract":"\u0000 This article explores the political fallout from the 1766 execution of the comte de Lally, who oversaw the failed defense of France's Indian colonies during the Seven Years' War. Accused of treason by administrators of the French East India Company, Lally emerged as a source of controversy in the final decades of the Old Regime. As critics and apologists clashed over the legality of Lally's execution, questions about the nature of his “crime” gave way to a broader debate over the meaning and limits of company sovereignty under France's absolutist state. This conflict remained unresolved into the French Revolution. The Lally affair provides a window into the nebulous relationship that developed between the crown, the company, and the emergent French nation, laying bare the many faces of empire that confronted France during the eighteenth century.\u0000 Cet article explore les retombées politiques de l'exécution du comte de Lally, l'homme qui commandait les colonies des Indes orientales françaises durant la guerre de Sept Ans. Accusé de trahison par la Compagnie des Indes, Lally représentait une source de controverse à la fin de l'Ancien Régime. Tandis que les critiques et les apologistes contestaient la légalité de son exécution, la question de la culpabilité de Lally incita un débat plus général sur la nature de la souveraineté de la Compagnie sous l'Etat absolutiste. Ce débat restait non résolu durant la Révolution française. L'affaire Lally souligne les liens nébuleux parmi la Compagnie, la monarchie, et la nation française. Elle révèle également les multiples incarnations de l'Empire français au cours du dix-huitième siècle.","PeriodicalId":45311,"journal":{"name":"FRENCH HISTORICAL STUDIES","volume":"44 1","pages":"27-57"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2021-02-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"45186626","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"历史学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2021-02-01DOI: 10.1215/00161071-8725865
Y. Tal
This article explores how, through discussions about immigrant assimilation in fin de siècle Algeria, French republicans contemplated and wrote into law the ethnic traits of French national identity. Republicans assumed that the North Mediterranean immigrants who settled in Algeria shared ethnic origins with French settlers and consequently asserted that France should work to “fuse” the two groups. Assertions about immigrants' ethnicity took different forms. In the colony they appeared either at the margins of colonial administrators' attacks against immigrant communal organization or in literary representations of French-Mediterranean fusion. In the metropole republican legislators portrayed immigrants as innately prone to becoming French and thus supported the 1889 nationality law that naturalized them. The passing of the 1889 law prompted the creation of an explicitly ethnorepublican assimilatory model. The model's proponents combined sociological and eugenicist principles to both socialize immigrants into the nation and promote the transfer of their Mediterranean “vigor” into French bodies.Cet article examine les efforts des intellectuels et des dirigeants républicains pour assimiler les immigrés européens en Algérie à la fin du dix-neuvième siècle. Il affirme que les identités communautaires et la prépondérance démographique des immigrés ont poussé l'élite républicaine à envisager leur capacité ethnique à s'assimiler à la société française, et montre que l'idée que les Français et les immigrés avaient la même origine ethnique a façonné les débats sur l'assimilation nationale et a influencé la formation des lois républicaines fondamentales. En Algérie, des affirmations à propos de l'identité ethnique des immigrés européens apparaissaient en marge des discussions politiques sur leur organisation communautaire et dans les romans des écrivains algérianistes. En métropole, des législateurs républicains supposaient que la « ressemblance ethnique » entre Français et immigrés assurait l'assimilation rapide de ces derniers et ils ont soutenu la loi de 1889 sur la nationalité qui les a naturalisés. A l'issue de la législation de 1889, une vision de fusionnement des colons français et des membres de la « race méditerranéenne » en Algérie s'est développée. Ses partisans ont combiné des principes sociologiques avec des principes eugéniques dans le but d'incorporer les immigrés européens dans la nation et de faire transporter leur « vigueur » dans les corps des Français.
{"title":"The “Latin” Melting Pot","authors":"Y. Tal","doi":"10.1215/00161071-8725865","DOIUrl":"https://doi.org/10.1215/00161071-8725865","url":null,"abstract":"This article explores how, through discussions about immigrant assimilation in fin de siècle Algeria, French republicans contemplated and wrote into law the ethnic traits of French national identity. Republicans assumed that the North Mediterranean immigrants who settled in Algeria shared ethnic origins with French settlers and consequently asserted that France should work to “fuse” the two groups. Assertions about immigrants' ethnicity took different forms. In the colony they appeared either at the margins of colonial administrators' attacks against immigrant communal organization or in literary representations of French-Mediterranean fusion. In the metropole republican legislators portrayed immigrants as innately prone to becoming French and thus supported the 1889 nationality law that naturalized them. The passing of the 1889 law prompted the creation of an explicitly ethnorepublican assimilatory model. The model's proponents combined sociological and eugenicist principles to both socialize immigrants into the nation and promote the transfer of their Mediterranean “vigor” into French bodies.Cet article examine les efforts des intellectuels et des dirigeants républicains pour assimiler les immigrés européens en Algérie à la fin du dix-neuvième siècle. Il affirme que les identités communautaires et la prépondérance démographique des immigrés ont poussé l'élite républicaine à envisager leur capacité ethnique à s'assimiler à la société française, et montre que l'idée que les Français et les immigrés avaient la même origine ethnique a façonné les débats sur l'assimilation nationale et a influencé la formation des lois républicaines fondamentales. En Algérie, des affirmations à propos de l'identité ethnique des immigrés européens apparaissaient en marge des discussions politiques sur leur organisation communautaire et dans les romans des écrivains algérianistes. En métropole, des législateurs républicains supposaient que la « ressemblance ethnique » entre Français et immigrés assurait l'assimilation rapide de ces derniers et ils ont soutenu la loi de 1889 sur la nationalité qui les a naturalisés. A l'issue de la législation de 1889, une vision de fusionnement des colons français et des membres de la « race méditerranéenne » en Algérie s'est développée. Ses partisans ont combiné des principes sociologiques avec des principes eugéniques dans le but d'incorporer les immigrés européens dans la nation et de faire transporter leur « vigueur » dans les corps des Français.","PeriodicalId":45311,"journal":{"name":"FRENCH HISTORICAL STUDIES","volume":"44 1","pages":"85-118"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2021-02-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"49667786","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"历史学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2021-02-01DOI: 10.1215/00161071-8725851
J. Popkin
The establishment of the independent nation of Haiti in 1804 was made possible by the collapse of imperial authority early in the French Revolution. Events in the colony's capital, Port-au-Prince, had much to do with that collapse. Between the fall of 1789, when news of the storming of the Bastille reached Saint-Domingue, and the spring of 1793, when French revolutionary authorities recognized that their only hope of maintaining control of the colony was to ally themselves with its black and mixed-race populations against the remaining whites, Port-au-Prince was the most troubled of the island's urban centers and one of the most unstable sites in France's transatlantic empire. Understanding how Port-au-Prince went from a center of colonial authority to a locus of disorder where fatal wounds were inflicted on the colonial order is crucial to any explanation of the background to the Haitian Revolution. L'établissement de la nation indépendante d'Haïti en 1804 fut rendu possible par la faillite de l'autorité impériale pendant les premières années de la Révolution française. Les événements dans la capitale coloniale de Port-au-Prince ont joué un grand rôle en précipitant cette faillite. Entre l'automne de 1789, quand la nouvelle de la prise de la Bastille est arrivée à Saint-Domingue, et le printemps de 1793, quand les autorités révolutionnaires dans la colonie ont reconnu que leur seul espoir de la maintenir sous leur contrôle fut de s'allier avec les populations noires et de couleur contre les blancs, Port-au-Prince fut la ville la plus troublée de Saint-Domingue et l'un des sites les plus perturbés de tout l'Empire français. Une compréhension du processus qui a fait d'un centre d'autorité dans la colonie un foyer de désordre où des coups fatals furent portés contre l'ordre impérial est cruciale pour expliquer le succès de la Révolution haïtienne.
{"title":"Port-au-Prince and the Collapse of French Imperial Authority, 1789–1793","authors":"J. Popkin","doi":"10.1215/00161071-8725851","DOIUrl":"https://doi.org/10.1215/00161071-8725851","url":null,"abstract":"\u0000 The establishment of the independent nation of Haiti in 1804 was made possible by the collapse of imperial authority early in the French Revolution. Events in the colony's capital, Port-au-Prince, had much to do with that collapse. Between the fall of 1789, when news of the storming of the Bastille reached Saint-Domingue, and the spring of 1793, when French revolutionary authorities recognized that their only hope of maintaining control of the colony was to ally themselves with its black and mixed-race populations against the remaining whites, Port-au-Prince was the most troubled of the island's urban centers and one of the most unstable sites in France's transatlantic empire. Understanding how Port-au-Prince went from a center of colonial authority to a locus of disorder where fatal wounds were inflicted on the colonial order is crucial to any explanation of the background to the Haitian Revolution.\u0000 L'établissement de la nation indépendante d'Haïti en 1804 fut rendu possible par la faillite de l'autorité impériale pendant les premières années de la Révolution française. Les événements dans la capitale coloniale de Port-au-Prince ont joué un grand rôle en précipitant cette faillite. Entre l'automne de 1789, quand la nouvelle de la prise de la Bastille est arrivée à Saint-Domingue, et le printemps de 1793, quand les autorités révolutionnaires dans la colonie ont reconnu que leur seul espoir de la maintenir sous leur contrôle fut de s'allier avec les populations noires et de couleur contre les blancs, Port-au-Prince fut la ville la plus troublée de Saint-Domingue et l'un des sites les plus perturbés de tout l'Empire français. Une compréhension du processus qui a fait d'un centre d'autorité dans la colonie un foyer de désordre où des coups fatals furent portés contre l'ordre impérial est cruciale pour expliquer le succès de la Révolution haïtienne.","PeriodicalId":45311,"journal":{"name":"FRENCH HISTORICAL STUDIES","volume":"44 1","pages":"59-84"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2021-02-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"48416945","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"历史学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2021-02-01DOI: 10.1215/00161071-8725879
J. Yackee
This article tells the story of the Congo-Brazzaville's nationalization in 1970 of the Société Industrielle et Agricole du Niari (SIAN) and its affiliate Société Sucrière du Niari. At the time of independence, the company, controlled by France's Vilgrain family, was the Congo's largest private employer. The SIAN episode is fertile ground for exploring the theme of postcolonial entanglements from a political-economic perspective. It especially illustrates how those entanglements created both obstacles to and opportunities for neo-imperial influence, just as they did for acts of sovereign independence. The article suggests that the complex, multifaceted interdependencies among France, the Congo, and the Vilgrain family insulated the effects of nationalization on the larger Franco-Congolese relationship while eventually providing a measure of compensation for the despoiled investors.Cet article raconte l'histoire de la nationalisation en 1970 de la Société industrielle et agricole du Niari (SIAN) et sa société affiliée SOSUNIARI par le Congo-Brazzaville. A l'indépendance la SIAN—une entreprise sucrière contrôlée par la famille française Vilgrain—était l'employeur privé le plus important du pays. L'affaire SIAN nous offre un terrain privilégié pour explorer le thème de l'enchevêtrement politique et économique des anciens et nouveaux pouvoirs dans la période postcoloniale. Elle illumine comment ces enchevêtrements fournissaient des occasions pour, et posaient des obstacles à, l'influence néo-impériale et l'indépendance souveraine. L'article conclut que l'interdépendance de la France, du Congo, et de la famille Vilgrain servait à isoler les effets de la nationalisation sur leurs relations plus larges tout en assurant, après un certain délai, une mesure non-dérisoire d'indemnisation pour l'investisseur spolié.
这篇文章讲述了1970年刚果(布)将社会组织(SIAN)及其附属组织社会组织收归国有的故事。在刚果独立时,这家由法国维尔格兰家族控制的公司是刚果最大的私营雇主。西安事件为从政治经济角度探索后殖民纠缠的主题提供了肥沃的土壤。它特别说明了这些纠缠如何为新帝国主义的影响创造了障碍和机会,就像它们为主权独立行为所做的那样。这篇文章表明,法国、刚果和维尔格兰家族之间复杂的、多方面的相互依存关系隔绝了国有化对更大范围的法刚果关系的影响,同时最终为被掠夺的投资者提供了一定程度的补偿。1970年《刚果-布拉柴维尔社会组织、工业和农业组织和社会组织、附属组织和社会组织的国有化历史》一文。A l' indacendance la SIAN-une enterprise sucrire contrôlée par la famille franaise Vilgrain - samtait l' employer privprivle + important du pays。L 'affaire西安常识offre联合国地形privilegie倒explorer勒主题de L 'enchevetrement政治等摘要des旧等新尖酸的在里面postcoloniale。Elle illumine评论ces enchevêtrements四种不同的场合,不同的障碍,不同的影响,不同的影响和不同的影响。第6条的结论是,在法国、刚果和刚果之间的交换交换,以及在法国和刚果之间的交换交换,以及在某些交换交换的交换交换中,对交换交换的交换交换,对交换交换的交换交换,对交换交换的交换交换,对交换交换的交换交换,对交换交换的交换交换,对交换交换的交换交换,对交换交换的交换交换,对交换交换的交换交换。
{"title":"Expelling the “Sinister Vilgrain”","authors":"J. Yackee","doi":"10.1215/00161071-8725879","DOIUrl":"https://doi.org/10.1215/00161071-8725879","url":null,"abstract":"This article tells the story of the Congo-Brazzaville's nationalization in 1970 of the Société Industrielle et Agricole du Niari (SIAN) and its affiliate Société Sucrière du Niari. At the time of independence, the company, controlled by France's Vilgrain family, was the Congo's largest private employer. The SIAN episode is fertile ground for exploring the theme of postcolonial entanglements from a political-economic perspective. It especially illustrates how those entanglements created both obstacles to and opportunities for neo-imperial influence, just as they did for acts of sovereign independence. The article suggests that the complex, multifaceted interdependencies among France, the Congo, and the Vilgrain family insulated the effects of nationalization on the larger Franco-Congolese relationship while eventually providing a measure of compensation for the despoiled investors.Cet article raconte l'histoire de la nationalisation en 1970 de la Société industrielle et agricole du Niari (SIAN) et sa société affiliée SOSUNIARI par le Congo-Brazzaville. A l'indépendance la SIAN—une entreprise sucrière contrôlée par la famille française Vilgrain—était l'employeur privé le plus important du pays. L'affaire SIAN nous offre un terrain privilégié pour explorer le thème de l'enchevêtrement politique et économique des anciens et nouveaux pouvoirs dans la période postcoloniale. Elle illumine comment ces enchevêtrements fournissaient des occasions pour, et posaient des obstacles à, l'influence néo-impériale et l'indépendance souveraine. L'article conclut que l'interdépendance de la France, du Congo, et de la famille Vilgrain servait à isoler les effets de la nationalisation sur leurs relations plus larges tout en assurant, après un certain délai, une mesure non-dérisoire d'indemnisation pour l'investisseur spolié.","PeriodicalId":45311,"journal":{"name":"FRENCH HISTORICAL STUDIES","volume":"44 1","pages":"119-147"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2021-02-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"42414345","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"历史学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2021-02-01DOI: 10.1215/00161071-8725823
E. Nelson
This study examines how eighteen rural communities in the Touraine, Blésois, and Sologne navigated the treacherous waters of religious civil war. Drawing on over a hundred parish account books, it explores how communities engaged with the threats of war by gathering information, protecting the possessions of the parish church, and dealing with the demands of troops and the royal government. In many ways their experiences were similar to those of other communities across France—both urban and rural—as they relied on their own resources and relationships to mitigate the threats of armed confessional conflict. While these communities offer evidence of resilience and agency in the face of war, comparison with other rural communities that endured more sustained and intense warfare reminds us of the fragility of their resilience, which depended on factors outside their control. Cette étude examine comment dix-huit communautés rurales en Touraine, Blésois et Sologne ont pu traverser la guerre civile religieuse. S'appuyant sur plus d'une centaine de comptes de procureurs fabriciers paroissiaux, elle analyse comment ces communautés s'affrontaient aux menaces de la guerre par le rassemblement des informations, la mise à l'abri des biens de l'église paroissiale, et le traitement de toute demande militaire ou royale. A bien des égards, leurs expériences reflétaient celles d'autres communautés—urbaines et rurales—en France, faisant appel à leurs propres ressources et relations pour atténuer les menaces de guerre. Quoique ces dix-huit communautés offrent des preuves de résilience et d'agentivité face à la guerre, la comparaison à d'autres communautés ayant subi des méthodes de guerre plus soutenues et plus intenses rappelle la fragilité de leur résilience qui dépendait de facteurs indépendants de leur volonté.
{"title":"“Pour Saulver Ladicte Parroisse”","authors":"E. Nelson","doi":"10.1215/00161071-8725823","DOIUrl":"https://doi.org/10.1215/00161071-8725823","url":null,"abstract":"\u0000 This study examines how eighteen rural communities in the Touraine, Blésois, and Sologne navigated the treacherous waters of religious civil war. Drawing on over a hundred parish account books, it explores how communities engaged with the threats of war by gathering information, protecting the possessions of the parish church, and dealing with the demands of troops and the royal government. In many ways their experiences were similar to those of other communities across France—both urban and rural—as they relied on their own resources and relationships to mitigate the threats of armed confessional conflict. While these communities offer evidence of resilience and agency in the face of war, comparison with other rural communities that endured more sustained and intense warfare reminds us of the fragility of their resilience, which depended on factors outside their control.\u0000 Cette étude examine comment dix-huit communautés rurales en Touraine, Blésois et Sologne ont pu traverser la guerre civile religieuse. S'appuyant sur plus d'une centaine de comptes de procureurs fabriciers paroissiaux, elle analyse comment ces communautés s'affrontaient aux menaces de la guerre par le rassemblement des informations, la mise à l'abri des biens de l'église paroissiale, et le traitement de toute demande militaire ou royale. A bien des égards, leurs expériences reflétaient celles d'autres communautés—urbaines et rurales—en France, faisant appel à leurs propres ressources et relations pour atténuer les menaces de guerre. Quoique ces dix-huit communautés offrent des preuves de résilience et d'agentivité face à la guerre, la comparaison à d'autres communautés ayant subi des méthodes de guerre plus soutenues et plus intenses rappelle la fragilité de leur résilience qui dépendait de facteurs indépendants de leur volonté.","PeriodicalId":45311,"journal":{"name":"FRENCH HISTORICAL STUDIES","volume":"44 1","pages":"1-26"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2021-02-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"41608377","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"历史学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2020-10-01DOI: 10.1215/00161071-8552447
Jerome Greenfield
Much of the nature of French imperialism in Algeria can be explained through an analysis of its financial underpinnings, a subject generally neglected by historians. This article recounts the creation of a colonial fiscal system during the period of the French conquest of Algeria from the 1830s to the 1850s. It argues that money played a decisive role in shaping relations between metropolitan officials and the military leaders who comprised the “men on the spot.” While the French presence in Algeria was to an extent rationalized in terms of imparting “civilization,” the need for money exacerbated the army's tendency to rule through violence. This brutality alienated metropolitan elites, pushing the government to exert greater control over Algerian affairs. Here, money provided crucial leverage, given Algeria's financial dependence on the metropole. In this manner, finance decisively shaped the formation of the French state in Algeria. Souvent négligée par les historiens, l'étude des finances est essentielle pour comprendre l'impérialisme français en Algérie. Cet article traite de l'essor du système fiscal colonial pendant la conquête de l'Algérie. Il souligne le rôle que l'argent a joué dans les relations entre les fonctionnaires métropolitains et les commandants de l'armée en Afrique, « les hommes sur place ». Alors que la présence française en Algérie était en partie justifiée par le projet de « civilisation », les besoins financiers ont exacerbé la disposition de l'armée à gouverner par la violence. Cette brutalité a désenchanté les élites métropolitaines, encourageant le gouvernement à exercer plus de contrôle en Algérie, et pour cela l'argent était indispensable, compte tenu de la dépendance financière de la colonie sur la métropole. Les finances ont donc exercé une influence décisive sur le développement de l'Etat français en Algérie.
{"title":"The Price of Violence","authors":"Jerome Greenfield","doi":"10.1215/00161071-8552447","DOIUrl":"https://doi.org/10.1215/00161071-8552447","url":null,"abstract":"\u0000 Much of the nature of French imperialism in Algeria can be explained through an analysis of its financial underpinnings, a subject generally neglected by historians. This article recounts the creation of a colonial fiscal system during the period of the French conquest of Algeria from the 1830s to the 1850s. It argues that money played a decisive role in shaping relations between metropolitan officials and the military leaders who comprised the “men on the spot.” While the French presence in Algeria was to an extent rationalized in terms of imparting “civilization,” the need for money exacerbated the army's tendency to rule through violence. This brutality alienated metropolitan elites, pushing the government to exert greater control over Algerian affairs. Here, money provided crucial leverage, given Algeria's financial dependence on the metropole. In this manner, finance decisively shaped the formation of the French state in Algeria.\u0000 Souvent négligée par les historiens, l'étude des finances est essentielle pour comprendre l'impérialisme français en Algérie. Cet article traite de l'essor du système fiscal colonial pendant la conquête de l'Algérie. Il souligne le rôle que l'argent a joué dans les relations entre les fonctionnaires métropolitains et les commandants de l'armée en Afrique, « les hommes sur place ». Alors que la présence française en Algérie était en partie justifiée par le projet de « civilisation », les besoins financiers ont exacerbé la disposition de l'armée à gouverner par la violence. Cette brutalité a désenchanté les élites métropolitaines, encourageant le gouvernement à exercer plus de contrôle en Algérie, et pour cela l'argent était indispensable, compte tenu de la dépendance financière de la colonie sur la métropole. Les finances ont donc exercé une influence décisive sur le développement de l'Etat français en Algérie.","PeriodicalId":45311,"journal":{"name":"FRENCH HISTORICAL STUDIES","volume":"43 1","pages":"537-569"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2020-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"44266509","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"历史学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2020-10-01DOI: 10.1215/00161071-8552503
Benjamin Hiramatsu Ireland
This article explores the history of the Japanese in New Caledonia at the turn of the twentieth century before considering how the French Pacific empire ordered the incarceration and deportation of nearly all Japanese subjects in New Caledonia to Australian internment camps. Retracing this neglected history through testimonies of descendants of incarcerated Japanese, as well as through archived governmental reports, this study first examines the legal identity of mixed-race Japanese Melanesians (or Nippo-Kanaks) and that of other half-Japanese métis in New Caledonia and then analyzes how French administrators policed the Japanese emigrant population. This article additionally considers the family history of a second-generation Nippo-Kanak daughter who shares a rare perspective on the New Caledonian Japanese whom the French refrained from deporting.Cet article examine l'histoire des Japonais en Nouvelle-Calédonie au début du vingtième siècle avant de considérer comment les autorités de l'Océanie française ordonnèrent l'expulsion de presque tous les sujets japonais en Nouvelle-Calédonie et leur incarcération dans les camps d'internement australiens. Retraçant cette histoire négligée à travers les témoignages des descendants ainsi que des rapports de gouvernement archivés, cet article examine d'abord l'identité légale des métis japonais-mélanésiens, appelés « Nippo-Kanak », et celle d'autres métis japonais en Nouvelle-Calédonie avant d'analyser comment l'administration française maintint l'ordre parmi la population d'émigrants japonais. Cet article s'interroge également sur l'histoire familiale d'une fille nippo-kanak de la deuxième génération qui partage une perspective rare sur les Japonais de Nouvelle-Calédonie que les Français s'abstinrent d'expulser.
{"title":"The Japanese in New Caledonia","authors":"Benjamin Hiramatsu Ireland","doi":"10.1215/00161071-8552503","DOIUrl":"https://doi.org/10.1215/00161071-8552503","url":null,"abstract":"This article explores the history of the Japanese in New Caledonia at the turn of the twentieth century before considering how the French Pacific empire ordered the incarceration and deportation of nearly all Japanese subjects in New Caledonia to Australian internment camps. Retracing this neglected history through testimonies of descendants of incarcerated Japanese, as well as through archived governmental reports, this study first examines the legal identity of mixed-race Japanese Melanesians (or Nippo-Kanaks) and that of other half-Japanese métis in New Caledonia and then analyzes how French administrators policed the Japanese emigrant population. This article additionally considers the family history of a second-generation Nippo-Kanak daughter who shares a rare perspective on the New Caledonian Japanese whom the French refrained from deporting.Cet article examine l'histoire des Japonais en Nouvelle-Calédonie au début du vingtième siècle avant de considérer comment les autorités de l'Océanie française ordonnèrent l'expulsion de presque tous les sujets japonais en Nouvelle-Calédonie et leur incarcération dans les camps d'internement australiens. Retraçant cette histoire négligée à travers les témoignages des descendants ainsi que des rapports de gouvernement archivés, cet article examine d'abord l'identité légale des métis japonais-mélanésiens, appelés « Nippo-Kanak », et celle d'autres métis japonais en Nouvelle-Calédonie avant d'analyser comment l'administration française maintint l'ordre parmi la population d'émigrants japonais. Cet article s'interroge également sur l'histoire familiale d'une fille nippo-kanak de la deuxième génération qui partage une perspective rare sur les Japonais de Nouvelle-Calédonie que les Français s'abstinrent d'expulser.","PeriodicalId":45311,"journal":{"name":"FRENCH HISTORICAL STUDIES","volume":"43 1","pages":"667-703"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2020-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"44562951","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"历史学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}