La lecture des tests à 48 et 96 heures pour la batterie d’acrylates était négative, mais des tests positifs ont été trouvés pour les métaux (nickel, cobalt, chrome), linalol, limonène, aluminium et chlorure de benzalkonium. Le diagnostic de dermatite allergique de contact au 2-octyl-cyanoacrylate a été posé. Une réinterrogation a révélé un retard de cicatrisation antérieur du menton et un granulome à l’aluminium, confirmant l’allergie à l’aluminium.
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104271
A. Guemari, N. Tanghe, A. Fahys, F. Lafon, J. Tirel, B.N. Pham, J. Vitte, D. Giusti
Prérequis/Contexte
La sensibilisation fongique (SF) est un facteur de risque notable pour la détérioration de la fonction respiratoire, notamment chez les patients asthmatiques. Outil indispensable pour une prise en charge adaptée, son profil moléculaire varie selon le climat, l’âge et le mode de vie (exposome fongique).
Objectifs
Nous rapportons le profil moléculaire de SF des sujets vivant dans la région Champagne-Ardennes (CA) et la comparons avec de précédents résultats obtenus dans le Midi.
Méthodes
Analyse rétrospective monocentrique de la SF établie par méthode multiplex (ImmunoCAP ISAC®112, Thermo Fisher Scientific, Suède), 2020–2022 (recueil dans le cadre du projet SFA Allergen Chip Challenge).
Résultats/Discussions
Les données des IgE dirigées contre Alt a 1, Alt a 6, Asp f 1, Asp f 3, Asp f 6 et Cla h 8 ont été recueillies pour 192 patients consécutifs [âge médian 10 ans (0-78), sex ratio M/F 1,5]. Une forte prévalence (26 %) était observée pour les IgE Alt a 1, marqueur de sensibilisation primaire à A. alternata. Les prévalences étaient beaucoup plus faibles, 3 % ou moins, pour les autres allergènes. La SF variait selon l’âge, avec une prédominance des allergènes marqueurs Alt a 1 (28 %) et Cla h 8 (2 %) dans le groupe pédiatrique (0–17 ans). Chez les adultes, la plus forte prévalence était observée pour les molécules à réactivité croisée, Asp f 3 et Asp f 6 (13 %), le plus souvent sans allergène marqueur retrouvé (Asp f 1 chez seulement 4 % des 18–40 ans). La prévalence de la SF montre une tendance plus élevée dans cette population champenoise que dans une population similaire du Sud de la France (32 vs 26 %).
Conclusion
Nous rapportons une SF plus fréquente en CA que dans le Sud de la France. Le pic de sensibilisation pédiatrique à A. alternata se confirme. A l’inverse, dans la population champenoise adulte, la prévalence soutenue de la SF est due à des allergènes à réactivité croisée, suggérant des particularités potentiellement associées à l’exposome local en lien avec la viticulture. Cette étude jette les bases d’une exploration moléculaire orientée par l’exposome pour une amélioration de la prévention et de la prise en charge de la SF.
条件/背景真菌意识(FS)是呼吸功能受损的一个显著风险因素,特别是在哮喘患者中。它是适当护理的必要工具,它的分子轮廓根据气候、年龄和生活方式(真菌暴露体)而变化。我们报告了生活在香槟-阿登地区(CA)的受试者的SF分子图谱,并将其与以前在法国南部获得的结果进行了比较。采用多路方法建立的单中心SF回顾性分析方法(ImmunoCAP ISAC®112,Thermo Fisher Scientific,瑞典),2020 - 2022(作为SFA过敏原芯片挑战项目的一部分收集)。结果/讨论IgE对Alt a 1、Alt a 6、Asp f 1、Asp f 3、Asp f 6和Cla h 8的数据收集于192例连续患者[中位年龄10岁(0-78岁),性别比例M/F 1.5]。观察到IgE Alt a 1的高患病率(26%),这是替代A.的主要意识标志物。其他过敏原的患病率要低得多,为3%或更低。SF随年龄而变化,在0 - 17岁年龄组中,Alt a 1(28%)和Cla h 8(2%)过敏原占主导地位。在成人中,交叉反应分子Asp f3和Asp f6的患病率最高(13%),其中大多数没有发现标记过敏原(18 - 40岁的人中只有4%是Asp f1)。与法国南部的类似人口相比,香槟地区的SF患病率更高(32比26%)。我们报告说,加州的科幻小说比法国南部更频繁。儿童对交替A. alternata的认识高峰得到了证实。相反,在成年香槟人群中,SF的持续流行是由交叉反应过敏原引起的,这表明可能与葡萄栽培有关的局部暴露体有关。这项研究为以暴露体为导向的分子探索奠定了基础,以改善SF的预防和管理。
{"title":"Profils moléculaires fongiques révélés par analyse de puces à allergènes dans l’Est de la France","authors":"A. Guemari, N. Tanghe, A. Fahys, F. Lafon, J. Tirel, B.N. Pham, J. Vitte, D. Giusti","doi":"10.1016/j.reval.2025.104271","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104271","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/Contexte</h3><div>La sensibilisation fongique (SF) est un facteur de risque notable pour la détérioration de la fonction respiratoire, notamment chez les patients asthmatiques. Outil indispensable pour une prise en charge adaptée, son profil moléculaire varie selon le climat, l’âge et le mode de vie (exposome fongique).</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Nous rapportons le profil moléculaire de SF des sujets vivant dans la région Champagne-Ardennes (CA) et la comparons avec de précédents résultats obtenus dans le Midi.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Analyse rétrospective monocentrique de la SF établie par méthode multiplex (ImmunoCAP ISAC®112, Thermo Fisher Scientific, Suède), 2020–2022 (recueil dans le cadre du projet SFA Allergen Chip Challenge).</div></div><div><h3>Résultats/Discussions</h3><div>Les données des IgE dirigées contre Alt a 1, Alt a 6, Asp f 1, Asp f 3, Asp f 6 et Cla h 8 ont été recueillies pour 192 patients consécutifs [âge médian 10<!--> <!-->ans (0-78), sex ratio M/F 1,5]. Une forte prévalence (26 %) était observée pour les IgE Alt a 1, marqueur de sensibilisation primaire à A. alternata. Les prévalences étaient beaucoup plus faibles, 3 % ou moins, pour les autres allergènes. La SF variait selon l’âge, avec une prédominance des allergènes marqueurs Alt a 1 (28 %) et Cla h 8 (2 %) dans le groupe pédiatrique (0–17<!--> <!-->ans). Chez les adultes, la plus forte prévalence était observée pour les molécules à réactivité croisée, Asp f 3 et Asp f 6 (13 %), le plus souvent sans allergène marqueur retrouvé (Asp f 1 chez seulement 4 % des 18–40<!--> <!-->ans). La prévalence de la SF montre une tendance plus élevée dans cette population champenoise que dans une population similaire du Sud de la France (32 vs 26 %).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Nous rapportons une SF plus fréquente en CA que dans le Sud de la France. Le pic de sensibilisation pédiatrique à A. alternata se confirme. A l’inverse, dans la population champenoise adulte, la prévalence soutenue de la SF est due à des allergènes à réactivité croisée, suggérant des particularités potentiellement associées à l’exposome local en lien avec la viticulture. Cette étude jette les bases d’une exploration moléculaire orientée par l’exposome pour une amélioration de la prévention et de la prise en charge de la SF.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104271"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143682714","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104272
M. Lagreula, A. Poncy, J. Litovsky
Prérequis/Contexte
La gibbérelline-régulator-proteine (GRP) est un allergène connu depuis une dizaine d’années, découverte initialement dans la pèche via prup7. Il s’agit d’une allergie croisée avec le pollen de cyprès. Ces dernières années, d’autres gibbérelline-allergènes ont été découverte dans d’autres fruits. Concernant la pomme, une gibbérelline a été identifiée, mais sans pertinence clinique. Un seul cas d’anaphylaxie a l’effort à une gibbérelline de la pomme a été publié.
Objectifs
Nous décrivons ici le cas d’une patiente avec allergie croisée cyprès-pèche, sensibilisée aux gibbérellines, avec une allergie à la pomme.
Méthodes
Patiente de 49 ans, présentant une rhino-conjonctivite allergique au cyprès, qui présente depuis 2024 des réactions après consommation de fruits contenant une gibbérelline. Avec les pèches, brugnons, nectarine, abricot, grenade, litchi, cerise et pomme, elle présente 30 minutes après une dyspnée avec rhinite, urticaire généralisée et vomissements. Le bilan allergologique a retrouvé des tests cutanés positifs pour tous les fruits suscités. Le bilan d’allergie moléculaire a retrouvé une sensibilisation uniquement à prup7 = 12 μg/L. Pas de sensibilisation biologique aux allergènes unitaires de chaque fruit, pas de sensibilisation aux profilines, ni aux PR10 ni à aucune LTP.
Résultats/Discussions Nous avons réalisé un test de provocation oral à la pomme positif avec apparition d’une rhinite obstructive avec érythème du visage persistant après consommation de 10 g de pomme. La réaction a été traitée efficacement avec anti-histaminiques per os.
Conclusion
Nous présentons un rare cas d’allergie alimentaire à la pomme via probablement une gibbérelline.
{"title":"Allergie alimentaire à la gibbereline de la pomme","authors":"M. Lagreula, A. Poncy, J. Litovsky","doi":"10.1016/j.reval.2025.104272","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104272","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/Contexte</h3><div>La gibbérelline-régulator-proteine (GRP) est un allergène connu depuis une dizaine d’années, découverte initialement dans la pèche via prup7. Il s’agit d’une allergie croisée avec le pollen de cyprès. Ces dernières années, d’autres gibbérelline-allergènes ont été découverte dans d’autres fruits. Concernant la pomme, une gibbérelline a été identifiée, mais sans pertinence clinique. Un seul cas d’anaphylaxie a l’effort à une gibbérelline de la pomme a été publié.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Nous décrivons ici le cas d’une patiente avec allergie croisée cyprès-pèche, sensibilisée aux gibbérellines, avec une allergie à la pomme.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Patiente de 49<!--> <!-->ans, présentant une rhino-conjonctivite allergique au cyprès, qui présente depuis 2024 des réactions après consommation de fruits contenant une gibbérelline. Avec les pèches, brugnons, nectarine, abricot, grenade, litchi, cerise et pomme, elle présente 30<!--> <!-->minutes après une dyspnée avec rhinite, urticaire généralisée et vomissements. Le bilan allergologique a retrouvé des tests cutanés positifs pour tous les fruits suscités. Le bilan d’allergie moléculaire a retrouvé une sensibilisation uniquement à prup7<!--> <!-->=<!--> <!-->12<!--> <!-->μg/L. Pas de sensibilisation biologique aux allergènes unitaires de chaque fruit, pas de sensibilisation aux profilines, ni aux PR10 ni à aucune LTP.</div><div>Résultats/Discussions Nous avons réalisé un test de provocation oral à la pomme positif avec apparition d’une rhinite obstructive avec érythème du visage persistant après consommation de 10<!--> <!-->g de pomme. La réaction a été traitée efficacement avec anti-histaminiques per os.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Nous présentons un rare cas d’allergie alimentaire à la pomme via probablement une gibbérelline.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104272"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143682715","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104322
M.N. Crépy , M. Gooderham , S. Molin , R. Bissonnette , M. Worm , L. Stingeni , R. Warren , S. Schliemann , C.L. Balita-Crisostomo , M.L. Oesterdal , T. Agner
Prérequis/contexte
Dans les essais DELTA-1 et -2, le delgocitinib en crème, un inhibiteur pan JAK, a été bien toléré et a démontré une efficacité clinique par rapport au véhicule de la crème chez les adultes atteints d’eczéma chronique des mains (ECM) modéré à sévère.
Objectifs
Dans l’essai DELTA-3, les sujets qui ont complété la période de traitement de 16 semaines (S16) de DELTA-1 et DELTA-2 ont été traités à la demande par le delgocitinib en crème à 20 mg/g deux fois par jour pendant 36 semaines (n = 801).
Méthodes
Les sujets évalués par l’investigateur suivant un IGA-CHE ≥ 2 ont reçu le delgocitinib jusqu’à la disparition des symptômes (c.-à-d. IGA-CHE 0/1 [aucune lésion/érythème à peine perceptible]).
Résultats/discussions
Le critère d’évaluation principal était le nombre d’événements indésirables liés au traitement. Aucun nouvel évènement indésirable n’a été relevé pendant le traitement par le delgocitinib dans l’essai DELTA-1 (n = 325 ; taux d’évènements (R) = 305,4 ; patient-année (PYO) = 100,9), DELTA-2 (n = 313 ; r = 280,6 ; PYO = 95,9) et DELTA-3 (n = 801 ; r = 231,1 ; PYO = 535,7). Les effets indésirables les plus fréquents étaient l’infection par la COVID-19 et la rhinopharyngite. Concernant les critères clés secondaires, les scores IGA-CHE 0/1, HECSI-75, HECSI- 90 et la diminution du prurit et de la douleur avec une amélioration supérieure à 4 points du score HESD ont continué de s’améliorer de l’inclusion à la S36 (24,6 vs 30 % ; 51,8 vs 58,6 % ; 31,8 vs 36,6 % et 50,6/51,9 % vs 52,4/55,4 %, respectivement) chez les sujets traités par le delgocitinib dans les essais parents.
Parmi les sujets traités par le véhicule de la crème dans les essais parents, les scores IGA-CHE 0/1, HECSI-75, HECSI-90 et la diminution du prurit et de la douleur avec une amélioration supérieure à 4 points du score HESD ont également continué de s’améliorer de l’inclusion à la S36 (9,1 vs 29,5 % ; 23,7 vs 51,5 % ; 12,0 vs 35,7 % et 26,3/32,3 % vs 41,3/43,3 %, respectivement).
Conclusion
Les résultats de l’essai DELTA-3 confirment le bénéfice de l’utilisation du delgocitinib à long terme dans le traitement de l’ECM modéré à sévère.
{"title":"Efficacité et sécurité d’emploi du delgocitinib en crème à 36 semaines chez les adultes atteints d’eczéma chronique des mains : résultats de l’essai d’extension de phase 3 DELTA-3","authors":"M.N. Crépy , M. Gooderham , S. Molin , R. Bissonnette , M. Worm , L. Stingeni , R. Warren , S. Schliemann , C.L. Balita-Crisostomo , M.L. Oesterdal , T. Agner","doi":"10.1016/j.reval.2025.104322","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104322","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Dans les essais DELTA-1 et -2, le delgocitinib en crème, un inhibiteur pan JAK, a été bien toléré et a démontré une efficacité clinique par rapport au véhicule de la crème chez les adultes atteints d’eczéma chronique des mains (ECM) modéré à sévère.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Dans l’essai DELTA-3, les sujets qui ont complété la période de traitement de 16 semaines (S16) de DELTA-1 et DELTA-2 ont été traités à la demande par le delgocitinib en crème à 20<!--> <!-->mg/g deux fois par jour pendant 36 semaines (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->801).</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Les sujets évalués par l’investigateur suivant un IGA-CHE ≥ 2 ont reçu le delgocitinib jusqu’à la disparition des symptômes (c.-à-d. IGA-CHE 0/1 [aucune lésion/érythème à peine perceptible]).</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Le critère d’évaluation principal était le nombre d’événements indésirables liés au traitement. Aucun nouvel évènement indésirable n’a été relevé pendant le traitement par le delgocitinib dans l’essai DELTA-1 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->325 ; taux d’évènements (R)<!--> <!-->=<!--> <!-->305,4 ; patient-année (PYO)<!--> <!-->=<!--> <!-->100,9), DELTA-2 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->313 ; <em>r</em> <!-->=<!--> <!-->280,6 ; PYO<!--> <!-->=<!--> <!-->95,9) et DELTA-3 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->801 ; <em>r</em> <!-->=<!--> <!-->231,1 ; PYO<!--> <!-->=<!--> <!-->535,7). Les effets indésirables les plus fréquents étaient l’infection par la COVID-19 et la rhinopharyngite. Concernant les critères clés secondaires, les scores IGA-CHE 0/1, HECSI-75, HECSI- 90 et la diminution du prurit et de la douleur avec une amélioration supérieure à 4 points du score HESD ont continué de s’améliorer de l’inclusion à la S36 (24,6 vs 30 % ; 51,8 vs 58,6 % ; 31,8 vs 36,6 % et 50,6/51,9 % vs 52,4/55,4 %, respectivement) chez les sujets traités par le delgocitinib dans les essais parents.</div><div>Parmi les sujets traités par le véhicule de la crème dans les essais parents, les scores IGA-CHE 0/1, HECSI-75, HECSI-90 et la diminution du prurit et de la douleur avec une amélioration supérieure à 4 points du score HESD ont également continué de s’améliorer de l’inclusion à la S36 (9,1 vs 29,5 % ; 23,7 vs 51,5 % ; 12,0 vs 35,7 % et 26,3/32,3 % vs 41,3/43,3 %, respectivement).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les résultats de l’essai DELTA-3 confirment le bénéfice de l’utilisation du delgocitinib à long terme dans le traitement de l’ECM modéré à sévère.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104322"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143682835","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104304
N. Khalfallah , S. Ben Saad , M. Chariag , A. Ben Mansour , H. Daghfous , F. Tritar
Prérequis/contexte
Les pollens d’olivier figurent parmi les principaux aéroallergènes des régions méditerranéennes, où les oliviers sont largement cultivés et contribuent aux allergies saisonnières.
Objectifs
Notre objectif est de décrire le profil clinique allergénique, évolutif et des patients sensibilisés aux pollens d’olivier.
Méthodes
Étude rétrospective et descriptive menée auprès des patients ayant consulté au pavillon C de l’hôpital Abderrahman-Mami entre 2008 et 2018, pour une allergie respiratoire avec une sensibilisation aux pollens d’olivier confirmée par prick-test.
Résultats/discussions
Un total de 77 patients a été inclus. L’âge moyen des patients était de 26,2 ans (3,70), avec une prédominance féminine (sex-ratio à 0,51). Parmi eux, 15,6 % (n = 12) étaient tabagiques, et 19,5 % (n = 15) rapportaient des antécédents familiaux d’atopie, principalement un asthme (11,7 %, n = 9) et une rhinite allergique (7,8 %, n = 6).
L’asthme était retenu chez 63,6 % (n = 49). Il était persistant modéré dans 48,1 % des cas (n = 37) et persistant sévère dans 5,2 % des cas (n = 4). La rhinite a été notée chez 66,2 % des cas (n = 51). Elle était intermittente légère dans 29,3 % des cas (n = 23), intermittente modérée à sévère dans 20,8 % (n = 16), et persistante modéré à sévère dans 10,3 % (n = 7). La conjonctivite était présente dans 19,5 % des cas (n = 15) et l’eczéma dans 9,1 % (n = 7). Les patients étaient polysensibilisés dans 55 cas (71,4 %). Les sensibilisations associées intéressaient les dermatophagoides pteronyssinus (58,4 %, n = 45), dermatophagoides farinae (57,1 %, n = 44), aux graminées (27,3 %, n = 21), aux chat (20,8 %, n = 16), aux chiens (16,8 %, n = 13), aux cyprès (13 %, n = 10) et aux blattes (3,9 %, n = 3). La prise en charge thérapeutique incluait le recours aux antihistaminiques (79,2 %, n = 61), aux corticostéroïdes nasaux (40,3 %, n = 31) et aux corticostéroïdes inhalés (48,1 %, n = 37) et aux bronchodilatateurs de longue durée d’action (10,4 %, n = 8).
Conclusion
Notre étude souligne la diversité des manifestations cliniques liée à l’allergieaux pollens d’olivier. L’immunothérapie allergénique demeure peu prescrite à cause de la polysensisibilisation et faute de moyens.
{"title":"Allergie au pollen d’olivier : profil clinique et défis de prise en charge en région méditerranéenne","authors":"N. Khalfallah , S. Ben Saad , M. Chariag , A. Ben Mansour , H. Daghfous , F. Tritar","doi":"10.1016/j.reval.2025.104304","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104304","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Les pollens d’olivier figurent parmi les principaux aéroallergènes des régions méditerranéennes, où les oliviers sont largement cultivés et contribuent aux allergies saisonnières.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Notre objectif est de décrire le profil clinique allergénique, évolutif et des patients sensibilisés aux pollens d’olivier.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude rétrospective et descriptive menée auprès des patients ayant consulté au pavillon C de l’hôpital Abderrahman-Mami entre 2008 et 2018, pour une allergie respiratoire avec une sensibilisation aux pollens d’olivier confirmée par prick-test.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Un total de 77 patients a été inclus. L’âge moyen des patients était de 26,2 ans (3,70), avec une prédominance féminine (sex-ratio à 0,51). Parmi eux, 15,6 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->12) étaient tabagiques, et 19,5 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->15) rapportaient des antécédents familiaux d’atopie, principalement un asthme (11,7 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->9) et une rhinite allergique (7,8 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->6).</div><div>L’asthme était retenu chez 63,6 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->49). Il était persistant modéré dans 48,1 % des cas (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->37) et persistant sévère dans 5,2 % des cas (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->4). La rhinite a été notée chez 66,2 % des cas (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->51). Elle était intermittente légère dans 29,3 % des cas (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->23), intermittente modérée à sévère dans 20,8 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->16), et persistante modéré à sévère dans 10,3 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->7). La conjonctivite était présente dans 19,5 % des cas (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->15) et l’eczéma dans 9,1 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->7). Les patients étaient polysensibilisés dans 55 cas (71,4 %). Les sensibilisations associées intéressaient les dermatophagoides pteronyssinus (58,4 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->45), dermatophagoides farinae (57,1 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->44), aux graminées (27,3 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->21), aux chat (20,8 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->16), aux chiens (16,8 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->13), aux cyprès (13 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10) et aux blattes (3,9 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3). La prise en charge thérapeutique incluait le recours aux antihistaminiques (79,2 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->61), aux corticostéroïdes nasaux (40,3 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->31) et aux corticostéroïdes inhalés (48,1 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->37) et aux bronchodilatateurs de longue durée d’action (10,4 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->8).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Notre étude souligne la diversité des manifestations cliniques liée à l’allergieaux pollens d’olivier. L’immunothérapie allergénique demeure peu prescrite à cause de la polysensisibilisation et faute de moyens.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104304"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143682940","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104320
F. Bérard , M. Palumbo , G. Sussman , S. Gogate , A. Fukunaga , S.F. Thomsen , A. Burciu , P. Wang , M. Maurer
Prérequis/contexte
Remibrutinib is an oral, highly selective Bruton's tyrosine kinase (BTK) inhibitor.
Objectifs
As BTK plays an important role in immune responses, we analyze the impact of remibrutinib on mean total immunoglobulin levels and infection rates in patients with Chronic Spontaneous Urticaria (CSU) in the phase 3 REMIX-1 and REMIX-2 studies.
Méthodes
REMIX-1/-2 are multicenter, randomized, double-blind, placebo-controlled studies assessing the efficacy and safety of remibrutinib in patients with CSU inadequately controlled by H1-antihistamines. Patients were randomized 2: 1 to remibrutinib 25 mg twice daily or placebo (24 weeks), followed by open-label remibrutinib (28 weeks). We present a pooled data analysis for mean serum immunoglobulin levels (IgA, IgE, IgG, IgM) assessed at baseline, weeks 12, 24, and 52, and exposure-adjusted occurrence rate (EAOR) of infection treatment-emergent adverse events (TEAEs) per 100 patient-years.
Résultats/discussions
The safety analysis included 606 and 306 patients in the remibrutinib and placebo groups, respectively. Mean total immunoglobulin levels remained similar over time and between arms. For remibrutinib, mean immunoglobulin levels at baseline and week 52, respectively, were: IgA, 2.2 g/L and 2.3 g/L; IgE, 528.0 μg/L and 535.0 μg/L; IgG, 11.3 g/L and 10.9 g/L; IgM, 1.1 g/L and 0.8 g/L. Up to week 24, ≥1 infection-related TEAE occurred in 33.5% (remibrutinib) and 34.3% (placebo) of patients. The EAOR of infection-related TEAEs was 111.7 (remibrutinib) versus 114.7 (placebo) through week 24, and 89.5 (remibrutinib) through week 52.
Conclusion
Remibrutinib did not have a clinically meaningful impact on mean total immunoglobulin levels over time. Infection rates were comparable between remibrutinib and placebo and did not increase with long-term treatment.
{"title":"No clinically meaningful impact of remibrutinib on mean immunoglobulin levels or infections in chronic spontaneous urticaria","authors":"F. Bérard , M. Palumbo , G. Sussman , S. Gogate , A. Fukunaga , S.F. Thomsen , A. Burciu , P. Wang , M. Maurer","doi":"10.1016/j.reval.2025.104320","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104320","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Remibrutinib is an oral, highly selective Bruton's tyrosine kinase (BTK) inhibitor.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>As BTK plays an important role in immune responses, we analyze the impact of remibrutinib on mean total immunoglobulin levels and infection rates in patients with Chronic Spontaneous Urticaria (CSU) in the phase 3 REMIX-1 and REMIX-2 studies.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>REMIX-1/-2 are multicenter, randomized, double-blind, placebo-controlled studies assessing the efficacy and safety of remibrutinib in patients with CSU inadequately controlled by H1-antihistamines. Patients were randomized 2: 1 to remibrutinib 25<!--> <!-->mg twice daily or placebo (24 weeks), followed by open-label remibrutinib (28 weeks). We present a pooled data analysis for mean serum immunoglobulin levels (IgA, IgE, IgG, IgM) assessed at baseline, weeks 12, 24, and 52, and exposure-adjusted occurrence rate (EAOR) of infection treatment-emergent adverse events (TEAEs) per 100 patient-years.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>The safety analysis included 606 and 306 patients in the remibrutinib and placebo groups, respectively. Mean total immunoglobulin levels remained similar over time and between arms. For remibrutinib, mean immunoglobulin levels at baseline and week 52, respectively, were: IgA, 2.2<!--> <!-->g/L and 2.3<!--> <!-->g/L; IgE, 528.0<!--> <!-->μg/L and 535.0<!--> <!-->μg/L; IgG, 11.3<!--> <!-->g/L and 10.9<!--> <!-->g/L; IgM, 1.1<!--> <!-->g/L and 0.8<!--> <!-->g/L. Up to week 24, ≥1 infection-related TEAE occurred in 33.5% (remibrutinib) and 34.3% (placebo) of patients. The EAOR of infection-related TEAEs was 111.7 (remibrutinib) versus 114.7 (placebo) through week 24, and 89.5 (remibrutinib) through week 52.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Remibrutinib did not have a clinically meaningful impact on mean total immunoglobulin levels over time. Infection rates were comparable between remibrutinib and placebo and did not increase with long-term treatment.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104320"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143682833","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104308
J.I. Silverberg , M.J. Gooderham , N. Katoh , V. Aoki , A.E. Pink , Y. Binamer , W.J. Lee , B.M. Calimlim , A. Gamelli , F. Tétart , A. Wollenberg
Prérequis/contexte
Les critères d’activité minimale de la maladie (MDA) basés sur un consensus d’experts associent les principes du « treat to target » et de la décision médicale partagée afin d’établir des objectifs optimaux de contrôle de la maladie pour les patients atteints de dermatite atopique (DA) [1]. Les objectifs de MDA combinent des résultats rapportés par les cliniciens (ClinROs) : le score EASI, le SCORAD, le score IGA ou le score BSA et des résultats rapportés par les patients (PRO) : le score de prurit maximal WP-NRS, le score NRS-douleur, le score NRS-sommeil, le score POEM, l’échelle HADS ou le score DLQI avec des seuils ambitieux, comme la réponse EASI 90 et le score NRS-prurit 0/1 [1].
Objectifs
Évaluer l’atteinte de la MDA (EASI90 ou NRS prurit 0/1) avec l’upadacitinib en monothérapie aux semaines 16 et 52 (imputation des non-répondeurs) chez les patients atteints de DA modérée à sévère.
Méthodes
Données poolées de deux études cliniques de phase 3 randomisées contrôlées versus placebo (measure up 1 et 2).
Résultats/discussions
À la semaine 16, 42,5 et 55,9 % des patients traités par upadacitinib 15 mg et 30 mg respectivement ont atteint à la fois un critère de ClinRO et de PRO. Une proportion plus élevée de patients recevant de l’upadacitinib 15 mg ou 30 mg (53,3 ou 65,8 % respectivement) a atteint un critère de ClinRO par rapport au placebo (10 %). L’atteinte d’un critère de PRO était plus importante chez les patients traités par upadacitinib 15 mg ou 30 mg (56,4 ou 69,7 % respectivement) par rapport au placebo (16,6 %). Toutes les valeurs de P à 16 semaines étaient <0,001. Les taux d’atteinte de la MDA ont été maintenus jusqu’à la semaine 52 pour les patients recevant de l’upadacitinib 15 mg ou 30 mg : 1 critère de ClinRO (54,2 ou 59,4 % respectivement), 1 critère de PRO (56,0 ou 68,6 % respectivement) et 1 critère de ClinRO et de PRO (45,2 ou 54,5 % respectivement).
Conclusion
Ainsi, le traitement par l’upadacitinib a permis l’atteinte et le maintien de la MDA avec les objectifs optimaux de ClinRO et PRO ; l’accomplissement de ces objectifs peut optimiser la gestion globale de la maladie chez les patients atteints de DA modérée à sévère.
{"title":"L’upadacitinib augmente la proportion de patients atteints de dermatite atopique modérée à sévère atteignant l’activité minimale de la maladie : résultats des études de phase 3 (measure up 1 et measure up 2)","authors":"J.I. Silverberg , M.J. Gooderham , N. Katoh , V. Aoki , A.E. Pink , Y. Binamer , W.J. Lee , B.M. Calimlim , A. Gamelli , F. Tétart , A. Wollenberg","doi":"10.1016/j.reval.2025.104308","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104308","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Les critères d’activité minimale de la maladie (MDA) basés sur un consensus d’experts associent les principes du « treat to target » et de la décision médicale partagée afin d’établir des objectifs optimaux de contrôle de la maladie pour les patients atteints de dermatite atopique (DA) <span><span>[1]</span></span>. Les objectifs de MDA combinent des résultats rapportés par les cliniciens (ClinROs) : le score EASI, le SCORAD, le score IGA ou le score BSA et des résultats rapportés par les patients (PRO) : le score de prurit maximal WP-NRS, le score NRS-douleur, le score NRS-sommeil, le score POEM, l’échelle HADS ou le score DLQI avec des seuils ambitieux, comme la réponse EASI 90 et le score NRS-prurit 0/1 <span><span>[1]</span></span>.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Évaluer l’atteinte de la MDA (EASI90 ou NRS prurit 0/1) avec l’upadacitinib en monothérapie aux semaines 16 et 52 (imputation des non-répondeurs) chez les patients atteints de DA modérée à sévère.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Données poolées de deux études cliniques de phase 3 randomisées contrôlées versus placebo (measure up 1 et 2).</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>À la semaine 16, 42,5 et 55,9 % des patients traités par upadacitinib 15<!--> <!-->mg et 30<!--> <!-->mg respectivement ont atteint à la fois un critère de ClinRO et de PRO. Une proportion plus élevée de patients recevant de l’upadacitinib 15<!--> <!-->mg ou 30<!--> <!-->mg (53,3 ou 65,8 % respectivement) a atteint un critère de ClinRO par rapport au placebo (10 %). L’atteinte d’un critère de PRO était plus importante chez les patients traités par upadacitinib 15<!--> <!-->mg ou 30<!--> <!-->mg (56,4 ou 69,7 % respectivement) par rapport au placebo (16,6 %). Toutes les valeurs de P à 16 semaines étaient <0,001. Les taux d’atteinte de la MDA ont été maintenus jusqu’à la semaine 52 pour les patients recevant de l’upadacitinib 15<!--> <!-->mg ou 30<!--> <!-->mg : 1 critère de ClinRO (54,2 ou 59,4 % respectivement), 1 critère de PRO (56,0 ou 68,6 % respectivement) et 1 critère de ClinRO et de PRO (45,2 ou 54,5 % respectivement).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ainsi, le traitement par l’upadacitinib a permis l’atteinte et le maintien de la MDA avec les objectifs optimaux de ClinRO et PRO ; l’accomplissement de ces objectifs peut optimiser la gestion globale de la maladie chez les patients atteints de DA modérée à sévère.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104308"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143682944","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104321
V. Bayle , A. Le Bozec , S. Keddache , A. Beurnier , M.C. Chaumais
Prérequis/contexte
L’asthme, maladie chronique touchant plus de 4 millions de personnes en France, provoque inflammations bronchiques et exacerbations. Les asthmatiques sévères (6 % des cas) nécessitent des traitements de fond : corticostéroïdes inhalés (CSI) à forte dose, bronchodilatateurs (LABA), voire biothérapies en cas de non-contrôle.
Objectifs
Cette étude évalue l’impact d’une biothérapie efficace sur l’adhésion médicamenteuse (AM) des traitements inhalés chez ces patients. C’est la première étude rétrospective ciblant cette problématique.
Méthodes
L’étude étude rétrospective de l’impact d’une biothérapie efficace sur l’adhésion des traitements de fond des patients asthmatiques sévères (ERASME) est monocentrique, observationnelle et rétrospective (janvier–mai 2024). Elle inclut des patients sous biothérapie efficace depuis plus d’un an. Deux périodes sont comparées : « non contrôlée » (6 mois avant biothérapie) et « contrôlée » (6 mois après). L’AM a été mesurée via le Medication Possession Rate (MPR) (AM optimale si MPR ≥ 0,80). Les critères d’exclusion incluaient dépendance, troubles cognitifs ou absence d’affiliation à la sécurité sociale.
Résultats/discussions
Parmi 92 patients screenés, 24 (âge moyen : 54,9 ± 11,9 ans, 54,2 % femmes) ont été inclus. Leur diagnostic d’asthme remontait à 17,9 ± 14,6 ans. La majorité était active (75 %) et avait un niveau d’études élevé (54,2 %). Les principales biothérapies prescrites étaient Dupilumab (n = 11,46 %), Benralizumab (n = 6,25 %), Mepolizumab (n = 5,21 %) et Omalizumab (n = 2,8 %). Le MPR moyen était de 0,55 ± 0,26 en période non contrôlée et 0,55 ± 0,32 en période contrôlée, sans différence significative. Cinq patients (20 %) en période non contrôlée et six (25 %) en période contrôlée avaient un MPR ≥ 0,80. Le score ACT moyen a progressé de 12 ± 6,06 à 18 ± 5,24 entre les deux périodes. Aucun facteur influençant l’AM n’a été identifié.
Conclusion
L’AM aux traitements inhalés reste faible, même sous biothérapie. Ces résultats suggèrent qu’une réduction des traitements inhalés pourrait être envisagée chez les patients contrôlés, limitant corticodépendance et effets indésirables tout en maintenant le contrôle de l’asthme.
{"title":"Étude rétrospective de l’impact d’une biothérapie efficace sur l’observance des traitements de fond inhalés des patients asthmatiques sévères (ERASME)","authors":"V. Bayle , A. Le Bozec , S. Keddache , A. Beurnier , M.C. Chaumais","doi":"10.1016/j.reval.2025.104321","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104321","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>L’asthme, maladie chronique touchant plus de 4 millions de personnes en France, provoque inflammations bronchiques et exacerbations. Les asthmatiques sévères (6 % des cas) nécessitent des traitements de fond : corticostéroïdes inhalés (CSI) à forte dose, bronchodilatateurs (LABA), voire biothérapies en cas de non-contrôle.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Cette étude évalue l’impact d’une biothérapie efficace sur l’adhésion médicamenteuse (AM) des traitements inhalés chez ces patients. C’est la première étude rétrospective ciblant cette problématique.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>L’étude étude rétrospective de l’impact d’une biothérapie efficace sur l’adhésion des traitements de fond des patients asthmatiques sévères (ERASME) est monocentrique, observationnelle et rétrospective (janvier–mai 2024). Elle inclut des patients sous biothérapie efficace depuis plus d’un an. Deux périodes sont comparées : « non contrôlée » (6 mois avant biothérapie) et « contrôlée » (6 mois après). L’AM a été mesurée via le Medication Possession Rate (MPR) (AM optimale si MPR ≥ 0,80). Les critères d’exclusion incluaient dépendance, troubles cognitifs ou absence d’affiliation à la sécurité sociale.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Parmi 92 patients screenés, 24 (âge moyen : 54,9<!--> <!-->±<!--> <!-->11,9 ans, 54,2 % femmes) ont été inclus. Leur diagnostic d’asthme remontait à 17,9<!--> <!-->±<!--> <!-->14,6 ans. La majorité était active (75 %) et avait un niveau d’études élevé (54,2 %). Les principales biothérapies prescrites étaient Dupilumab (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->11,46 %), Benralizumab (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->6,25 %), Mepolizumab (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5,21 %) et Omalizumab (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2,8 %). Le MPR moyen était de 0,55<!--> <!-->±<!--> <!-->0,26 en période non contrôlée et 0,55<!--> <!-->±<!--> <!-->0,32 en période contrôlée, sans différence significative. Cinq patients (20 %) en période non contrôlée et six (25 %) en période contrôlée avaient un MPR ≥ 0,80. Le score ACT moyen a progressé de 12<!--> <!-->±<!--> <!-->6,06 à 18<!--> <!-->±<!--> <!-->5,24 entre les deux périodes. Aucun facteur influençant l’AM n’a été identifié.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’AM aux traitements inhalés reste faible, même sous biothérapie. Ces résultats suggèrent qu’une réduction des traitements inhalés pourrait être envisagée chez les patients contrôlés, limitant corticodépendance et effets indésirables tout en maintenant le contrôle de l’asthme.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104321"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143682834","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104290
P. Girerd , D. Sabouraud-Leclerc , P. Beaumont , X. Van Der Brempt , M. Morisset , E. Bradatan , S. Tscheiller , P. Dumond , A. Divaret-Chauveau , D. Mariotte , J.M. Renaudin , C. Metz-Favre , G. Pouessel
Prérequis/Contexte
La prise en charge de l’anaphylaxie en pré-hospitalier et aux urgences est insuffisante.
Objectifs
Nos objectifs étaient : 1. Analyser le parcours de soins des patients avec une anaphylaxie alimentaire ; 2. Rechercher les facteurs associés à l’utilisation d’adrénaline et aux types de soins.
Méthodes
Analyse rétrospective des cas d’anaphylaxie alimentaire déclarés au Réseau d’Allergo-Vigilance (2012–2023) avec analyse statistique descriptive, analyses univariées et multivariées pour les comparaisons et la recherche des facteurs associés.
Résultats/Discussions
Au total, 1580 cas d’anaphylaxie alimentaire ont été évalués (grade 2, n = 1055 [67 %] ; grade 3, n = 486 [31 %] ; grade 4, n = 30 [1,9 %]) dont 862 (54,7 %) chez des hommes et 917 (58 %) chez des enfants. L’âge moyen était de 21,2 ans (DS :20,2). Les réactions étaient inaugurales dans 950 cas (60,7 %) et survenaient principalement à domicile (n = 767, 54,6 %). 423 (29,7 %) patients recevaient de l’adrénaline dont 128 (8,9 %) avec un auto-injecteur d’adrénaline. La première administration d’adrénaline était réalisée principalement par un soignant des urgences (n = 205, 15 %). Les patients consultaient dans un service d’accueil des urgences dans 931 cas (62 %) et appelaient le 15 dans 476 cas (32 %). 602 patients (45 %) étaient hospitalisés dont 36 (2,3 %) en réanimation.
En analyse multivariée, l’utilisation d’adrénaline était plus fréquente en cas de réaction sévère (grade 3–4 vs grade 2, OR : 3,74 ; IC :2,69–5,18), d’atteinte cardiovasculaire (OR : 2,41 ; IC : 1,64–3,56) et il existait une augmentation de l’utilisation d’adrénaline de 9 % par année (OR : 1,09 ; IC : 1,05–1,14). Le recours à un soin d’urgence (appel 15 ou consultation aux urgences) était plus fréquent en cas de réaction sévère (grade 3–4 vs grade 2, OR : 2,63 ; IC : 1,88–3,69), d’atteinte cardiovasculaire (OR : 2,04 ; IC : 1,34–3,11), d’angio-œdèmelaryngé (OR : 1,51 ; IC : 1,07–2,13).
Conclusion
Le parcours de soins associé à une anaphylaxie alimentaire doit être amélioré. Une collaboration avec les différents acteurs, notamment les structures de soins d’urgence, et un renforcement de l’éducation thérapeutique sont nécessaires.
{"title":"Prise en charge pré-hospitalière et traitement de l’anaphylaxie alimentaire : données du Réseau d’Allergo-Vigilance","authors":"P. Girerd , D. Sabouraud-Leclerc , P. Beaumont , X. Van Der Brempt , M. Morisset , E. Bradatan , S. Tscheiller , P. Dumond , A. Divaret-Chauveau , D. Mariotte , J.M. Renaudin , C. Metz-Favre , G. Pouessel","doi":"10.1016/j.reval.2025.104290","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104290","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/Contexte</h3><div>La prise en charge de l’anaphylaxie en pré-hospitalier et aux urgences est insuffisante.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Nos objectifs étaient : 1. Analyser le parcours de soins des patients avec une anaphylaxie alimentaire ; 2. Rechercher les facteurs associés à l’utilisation d’adrénaline et aux types de soins.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Analyse rétrospective des cas d’anaphylaxie alimentaire déclarés au Réseau d’Allergo-Vigilance (2012–2023) avec analyse statistique descriptive, analyses univariées et multivariées pour les comparaisons et la recherche des facteurs associés.</div></div><div><h3>Résultats/Discussions</h3><div>Au total, 1580 cas d’anaphylaxie alimentaire ont été évalués (grade 2, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1055 [67 %] ; grade 3, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->486 [31 %] ; grade 4, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->30 [1,9 %]) dont 862 (54,7 %) chez des hommes et 917 (58 %) chez des enfants. L’âge moyen était de 21,2<!--> <!-->ans (DS :20,2). Les réactions étaient inaugurales dans 950 cas (60,7 %) et survenaient principalement à domicile (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->767, 54,6 %). 423 (29,7 %) patients recevaient de l’adrénaline dont 128 (8,9 %) avec un auto-injecteur d’adrénaline. La première administration d’adrénaline était réalisée principalement par un soignant des urgences (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->205, 15 %). Les patients consultaient dans un service d’accueil des urgences dans 931 cas (62 %) et appelaient le 15 dans 476 cas (32 %). 602 patients (45 %) étaient hospitalisés dont 36 (2,3 %) en réanimation.</div><div>En analyse multivariée, l’utilisation d’adrénaline était plus fréquente en cas de réaction sévère (grade 3–4 vs grade 2, OR : 3,74 ; IC :2,69–5,18), d’atteinte cardiovasculaire (OR : 2,41 ; IC : 1,64–3,56) et il existait une augmentation de l’utilisation d’adrénaline de 9 % par année (OR : 1,09 ; IC : 1,05–1,14). Le recours à un soin d’urgence (appel 15 ou consultation aux urgences) était plus fréquent en cas de réaction sévère (grade 3–4 vs grade 2, OR : 2,63 ; IC : 1,88–3,69), d’atteinte cardiovasculaire (OR : 2,04 ; IC : 1,34–3,11), d’angio-œdèmelaryngé (OR : 1,51 ; IC : 1,07–2,13).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le parcours de soins associé à une anaphylaxie alimentaire doit être amélioré. Une collaboration avec les différents acteurs, notamment les structures de soins d’urgence, et un renforcement de l’éducation thérapeutique sont nécessaires.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104290"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143683092","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104280
C. Egea , A. Divaret-Chauveau , P. Beaumont , E. Bradatan , P. Dumond , R. Diesnis , S. Tscheiller , C. Braun , C. Metz-Favre , D. Sabouraud-Leclerc , G. Pouessel
Prérequis/Contexte
Having a better understanding of the risk factors of severe anaphylaxis is a crucial challenge for physicians.
Objectifs
This survey aimed to analyze food anaphylaxis cases and assess potential risk factors for severity.
Méthodes
We retrospectively analyzed severe food anaphylaxis cases recorded by the Allergy-Vigilance Network (2002–2021) and compared the main characteristics of grade 3 (Ring classification) to grade 4 cases to identify risk factors for severity using univariate/multivariate statistical analyses.
Résultats/Discussions
Of the 2621 food anaphylaxis cases, 731 (27.9%) were considered as severe (grade 3, n = 687 [94%] and grade 4, n = 44 [6%]), 56.1% were adults (mean age: 28.3 y [SD: 21.8]) and 53.7% were male. 19 deaths have been reported. In all, the most frequent triggers were peanut (13.9%), wheat (9.4%), cashew (5.8%), shrimp (5.3%) and cow's milk (4.6%). There were more grade 4 anaphylaxis cases in children than in adults (n = 26 versus n = 18, P = 0.01). In the univariate statistical analysis, individuals with a grade 4 anaphylaxis had more likely a history of allergy to the culprit food (71.1% versus 42.1%, P ˂ 0.001), a history of asthma (59.5% versus 30.4%, P ˂ 0.001), a peanut-induced anaphylaxis (34.1% versus 12.6%, P ˂ 0.001). In the multivariate analysis, individual with a grade 4 anaphylaxis had more likely a history of asthma (OR [95%CI]: 5.46 [2.02–14.73], P ˂ 0.001), peanut and cow's milk as culprit food triggers (OR: 4.94 [1.50–16.23], P = 0.009; OR: 6.44 [1.20–34.56], P = 0.03; respectively), convulsions as clinical anaphylaxis manifestation (OR: 24.81 [2.21–278.75], P = 0.009). Hives as clinical manifestation were more likely observed in individuals with a grade 3 anaphylaxis compared to grade 4 (OR: 0.18 [0.06–0.59], P = 0.004).
Conclusion
Our data highlight risk factors for severe food anaphylaxis including a history of asthma, peanut and cow's milk as anaphylaxis triggers. These individuals should benefit personalized management strategies.
对医生来说,更好地了解严重过敏反应的危险因素是一个至关重要的挑战。目的本调查旨在分析食物过敏病例,并评估其严重程度的潜在危险因素。我们回顾性分析了2002-2021年过敏-警戒网络记录的严重食物过敏反应病例,并比较了3级(Ring分类)和4级病例的主要特征,利用单变量/多变量统计分析确定严重程度的危险因素。2621例食物过敏反应中,重度731例(27.9%)(3级,n = 687[94%], 4级,n = 44[6%]),成人56.1%(平均年龄28.3岁[SD: 21.8]),男性53.7%。据报道,已有19人死亡。总的来说,最常见的诱发因素是花生(13.9%)、小麦(9.4%)、腰果(5.8%)、虾(5.3%)和牛奶(4.6%)。儿童发生4级过敏反应的病例多于成人(n = 26比n = 18, P = 0.01)。在单变量统计分析中,患有4级过敏反应的个体更有可能对罪魁祸首食物过敏(71.1%对42.1%,P小于0.001),哮喘史(59.5%对30.4%,P小于0.001),花生诱发的过敏反应(34.1%对12.6%,P小于0.001)。在多变量分析中,患有4级过敏反应的个体更有可能有哮喘史(OR [95%CI]: 5.46 [2.02-14.73], P小于0.001),花生和牛奶是罪魁祸首食物触发因素(OR: 4.94 [1.50-16.23], P = 0.009;Or: 6.44 [1.20-34.56], p = 0.03;惊厥为临床过敏反应表现(OR: 24.81 [2.21-278.75], P = 0.009)。与4级过敏反应患者相比,3级过敏反应患者更容易出现荨麻疹的临床表现(OR: 0.18 [0.06-0.59], P = 0.004)。结论:我们的数据突出了严重食物过敏反应的危险因素,包括哮喘史,花生和牛奶是过敏反应的触发因素。这些人应该受益于个性化的管理策略。
{"title":"Risk factors for severe food anaphylaxis: Data from the Allergy-Vigilance Network","authors":"C. Egea , A. Divaret-Chauveau , P. Beaumont , E. Bradatan , P. Dumond , R. Diesnis , S. Tscheiller , C. Braun , C. Metz-Favre , D. Sabouraud-Leclerc , G. Pouessel","doi":"10.1016/j.reval.2025.104280","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104280","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/Contexte</h3><div>Having a better understanding of the risk factors of severe anaphylaxis is a crucial challenge for physicians.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>This survey aimed to analyze food anaphylaxis cases and assess potential risk factors for severity.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>We retrospectively analyzed severe food anaphylaxis cases recorded by the Allergy-Vigilance Network (2002–2021) and compared the main characteristics of grade 3 (Ring classification) to grade 4 cases to identify risk factors for severity using univariate/multivariate statistical analyses.</div></div><div><h3>Résultats/Discussions</h3><div>Of the 2621 food anaphylaxis cases, 731 (27.9%) were considered as severe (grade 3, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->687 [94%] and grade 4, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->44 [6%]), 56.1% were adults (mean age: 28.3 y [SD: 21.8]) and 53.7% were male. 19 deaths have been reported. In all, the most frequent triggers were peanut (13.9%), wheat (9.4%), cashew (5.8%), shrimp (5.3%) and cow's milk (4.6%). There were more grade 4 anaphylaxis cases in children than in adults (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->26 versus <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->18, <em>P</em> <!-->=<!--> <!-->0.01). In the univariate statistical analysis, individuals with a grade 4 anaphylaxis had more likely a history of allergy to the culprit food (71.1% versus 42.1%, <em>P</em> <!-->˂<!--> <!-->0.001), a history of asthma (59.5% versus 30.4%, <em>P</em> <!-->˂<!--> <!-->0.001), a peanut-induced anaphylaxis (34.1% versus 12.6%, <em>P</em> <!-->˂<!--> <!-->0.001). In the multivariate analysis, individual with a grade 4 anaphylaxis had more likely a history of asthma (OR [95%CI]: 5.46 [2.02–14.73], <em>P</em> <!-->˂<!--> <!-->0.001), peanut and cow's milk as culprit food triggers (OR: 4.94 [1.50–16.23], <em>P</em> <!-->=<!--> <!-->0.009; OR: 6.44 [1.20–34.56], <em>P</em> <!-->=<!--> <!-->0.03; respectively), convulsions as clinical anaphylaxis manifestation (OR: 24.81 [2.21–278.75], <em>P</em> <!-->=<!--> <!-->0.009). Hives as clinical manifestation were more likely observed in individuals with a grade 3 anaphylaxis compared to grade 4 (OR: 0.18 [0.06–0.59], <em>P</em> <!-->=<!--> <!-->0.004).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Our data highlight risk factors for severe food anaphylaxis including a history of asthma, peanut and cow's milk as anaphylaxis triggers. These individuals should benefit personalized management strategies.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104280"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143683145","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}