Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104291
O. Azzabi, N.H. Gabsi, J. Kanzari, H. Ouerda, J. Ben Hefaiedh, S. Khlif, M. Ammous, S. Halioui, N. Siala
Prérequis/Contexte
L’allergie aux protéines du lait de vache (APLV) IgE-médiée, souvent transitoire, peut persister après l’âge de trois ans et altérer la qualité de vie. Dans ce cas, l’immunothérapie pourrait améliorer le pronostic.
Objectifs
Identifier les facteurs associés à la persistance de l’APLV afin de reconnaître les enfants à risque de développer cette forme sévère d’APLV.
Méthodes
Il s’agit d’une étude rétrospective menée au service de Pédiatrie de l’hôpital Mongi Slim. Nous avons comparé les enfants ayant une APLV IgE-médiée persistante au -delà de l’âge de 3 ans (groupe 1) aux enfants chez qui l’APLV IgE-médiée est guérie avant cet âge (groupe 2) suivis entre janvier 2005 et août 2023.
Résultats/Discussions
Les groupes 1 et 2 ont comporté respectivement 46 et 28 enfants. À l’étude univariée, les facteurs prédictifs de persistance ont été une réaction immédiate (p = 0,003, OR = 5,01), la présence de signes cutanés (p = 0,042, OR = 3,09), la présence d’un érythème cutané (p = 0,034, OR = 3), un diamètre de la papule de plus de 10 mm au test cutané initial (p = 0,005 ; OR = 4,37), un taux initial d’IgE anti-LV supérieur à 2,5 UI/ml (p˂0,001 ; OR = 9,5), des taux moyens plus élevés des IgE anti-LV et des IgE dirigés contres les allergènes majeurs du LV. Au dernier bilan de contrôle, les facteurs de mauvais pronostic ont été : Un test cutané positif (p = 0,003, OR = 9,16), une taille moyenne de la papule plus élevée (p = 0,001), une augmentation du diamètre de la papule par rapport au test initial (p = 0,003), un diamètre de la papule qui dépassait 6 mm (p = 0,004 ; OR = 9,9), une augmentation des taux des IgE anti-LV (p = 0,021 ; OR = 0,65), des taux moyens des IgE anti-LV et des IgE dirigés contre les trois allergènes majeurs du LV plus élevés. Durant le suivi, nous avons observé que les enfants du groupe 1 ont développé significativement plus d’asthme (p ˂ 0,001 ; OR = 7,1) et d’allergie alimentaire (p = 0,02 ; OR = 8,11). Aucun facteur n’a été retenu à l’étude multivariée.
Conclusion
Les manifestations cutanées, leur caractère immédiat et la cinétique ascendante des explorations allergologiques pourraient être des facteurs de mauvais pronostic. Une immunothérapie est indiquée chez ces enfants afin d’éviter les accidents graves et d’accélérer la guérison.
{"title":"Allergie aux protéines de lait de vache IgE-médiée : facteurs associés à la persistance","authors":"O. Azzabi, N.H. Gabsi, J. Kanzari, H. Ouerda, J. Ben Hefaiedh, S. Khlif, M. Ammous, S. Halioui, N. Siala","doi":"10.1016/j.reval.2025.104291","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104291","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/Contexte</h3><div>L’allergie aux protéines du lait de vache (APLV) IgE-médiée, souvent transitoire, peut persister après l’âge de trois ans et altérer la qualité de vie. Dans ce cas, l’immunothérapie pourrait améliorer le pronostic.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Identifier les facteurs associés à la persistance de l’APLV afin de reconnaître les enfants à risque de développer cette forme sévère d’APLV.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude rétrospective menée au service de Pédiatrie de l’hôpital Mongi Slim. Nous avons comparé les enfants ayant une APLV IgE-médiée persistante au -delà de l’âge de 3<!--> <!-->ans (groupe 1) aux enfants chez qui l’APLV IgE-médiée est guérie avant cet âge (groupe 2) suivis entre janvier 2005 et août 2023.</div></div><div><h3>Résultats/Discussions</h3><div>Les groupes 1 et 2 ont comporté respectivement 46 et 28 enfants. À l’étude univariée, les facteurs prédictifs de persistance ont été une réaction immédiate (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,003, OR<!--> <!-->=<!--> <!-->5,01), la présence de signes cutanés (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,042, OR<!--> <!-->=<!--> <!-->3,09), la présence d’un érythème cutané (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,034, OR<!--> <!-->=<!--> <!-->3), un diamètre de la papule de plus de 10<!--> <!-->mm au test cutané initial (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,005 ; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->4,37), un taux initial d’IgE anti-LV supérieur à 2,5 UI/ml (<em>p</em>˂0,001 ; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->9,5), des taux moyens plus élevés des IgE anti-LV et des IgE dirigés contres les allergènes majeurs du LV. Au dernier bilan de contrôle, les facteurs de mauvais pronostic ont été : Un test cutané positif (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,003, OR<!--> <!-->=<!--> <!-->9,16), une taille moyenne de la papule plus élevée (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001), une augmentation du diamètre de la papule par rapport au test initial (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,003), un diamètre de la papule qui dépassait 6<!--> <!-->mm (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,004 ; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->9,9), une augmentation des taux des IgE anti-LV (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,021 ; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,65), des taux moyens des IgE anti-LV et des IgE dirigés contre les trois allergènes majeurs du LV plus élevés. Durant le suivi, nous avons observé que les enfants du groupe 1 ont développé significativement plus d’asthme (<em>p</em> ˂ 0,001 ; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->7,1) et d’allergie alimentaire (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02 ; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->8,11). Aucun facteur n’a été retenu à l’étude multivariée.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les manifestations cutanées, leur caractère immédiat et la cinétique ascendante des explorations allergologiques pourraient être des facteurs de mauvais pronostic. Une immunothérapie est indiquée chez ces enfants afin d’éviter les accidents graves et d’accélérer la guérison.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104291"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143682977","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104316
D.J. Jackson , M.E. Wechsler , D.J. Jackson , S. Korn , D. Bernstein , P.E. Pfeffer , G. De Luíz Martinez , R. Chen , J. Saito , L. Jacques , N. Bird , S. Schalkwijk , D. Smith , I.D. Pavord , P. Chanez , C. Garret
Prérequis/contexte
Depemokimab is the first ultra-long-acting biologic to have enhanced binding affinity for interleukin-5 (IL-5) with high potency inhibition, enabling six-month dosing intervals for patients with asthma.
Objectifs
The primary end point was the annualized rate of exacerbations at 52 weeks. Secondary end points, which were analyzed in a hierarchical manner to adjust for multiplicity, included the change from baseline in the score on the St. George's Respiratory Questionnaire (SGRQ), the forced expiratory volume in 1 second, and asthma symptom reports at 52 weeks.
Méthodes
In these phase 3A, randomized, placebo-controlled replicate trials, we evaluated the efficacy and safety of depemokimab in patients with severe asthma and an eosinophilic phenotype characterized by a high eosinophil count (≥300 cells per microliter in the previous 12 months or ≥150 cells per microliter at screening) and a history of exacerbations despite the receipt of medium- or high-dose inhaled glucocorticoids. Patients were randomly assigned in a 2: 1 ratio to receive either depemokimab (at a dose of 100 mg subcutaneously) or placebo at weeks 0 and 26, plus standard care.
Résultats/discussions
Annualised clinically significant exacerbation rate over 52 weeks in SWIFT-1/2 was significantly lower (58/48%; P < 0.001) for depemokimab vs placebo. Proportions of patients with an adverse event (AE) were similar for depemokimab vs placebo in SWIFT-1 (73%) and lower in SWIFT-2 (72 vs 78%); AEs leading to discontinuation/withdrawal were <3% across groups in both trials. A smaller proportion of depemokimab patients had a serious AE vs placebo (SWIFT-1: 6 vs 17%; SWIFT-2: 7 vs 10%).
Conclusion
Depemokimab significantly reduced exacerbations and was well tolerated in patients with asthma with type 2 inflammation recognised by blood eosinophil count.
depemokimab是首个对白细胞介素-5 (IL-5)具有增强结合亲和力并具有高效抑制作用的超长效生物制剂,哮喘患者可实现6个月的给药间隔。目的:主要终点是52周时的年化恶化率。次要终点以分级方式进行分析以调整多样性,包括圣乔治呼吸问卷(SGRQ)评分与基线的变化,1秒内用力呼气量和52周时哮喘症状报告。在这些3A期随机、安慰剂对照的重复试验中,我们评估了depemokimab在重度哮喘和嗜酸性粒细胞表型患者中的疗效和安全性,这些患者的嗜酸性粒细胞计数高(前12个月≥300个细胞/微升或筛查时≥150个细胞/微升),尽管接受了中剂量或高剂量吸入糖皮质激素,但仍有恶化史。患者以2:1的比例随机分配,在第0周和第26周接受depemokimab(剂量为100mg皮下注射)或安慰剂,外加标准治疗。在SWIFT-1/2组中,52周的年化临床显著加重率显著降低(58/48%;P & lt;deemokimab vs安慰剂的0.001)。在SWIFT-1中,deemokimab与安慰剂的不良事件(AE)患者比例相似(73%),在SWIFT-2中较低(72% vs 78%);两组试验中导致停药/停药的不良事件发生率均为3%。与安慰剂相比,depemokimab患者发生严重AE的比例较小(SWIFT-1: 6% vs 17%;SWIFT-2: 7 vs 10%)。结论deemokimab可显著降低哮喘伴2型炎症患者的急性加重,且耐受性良好。
{"title":"Depemokimab efficacy/safety in patients with asthma on medium/high-dose ICS: The Phase IIIA randomised SWIFT-1/2 studies","authors":"D.J. Jackson , M.E. Wechsler , D.J. Jackson , S. Korn , D. Bernstein , P.E. Pfeffer , G. De Luíz Martinez , R. Chen , J. Saito , L. Jacques , N. Bird , S. Schalkwijk , D. Smith , I.D. Pavord , P. Chanez , C. Garret","doi":"10.1016/j.reval.2025.104316","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104316","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Depemokimab is the first ultra-long-acting biologic to have enhanced binding affinity for interleukin-5 (IL-5) with high potency inhibition, enabling six-month dosing intervals for patients with asthma.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>The primary end point was the annualized rate of exacerbations at 52 weeks. Secondary end points, which were analyzed in a hierarchical manner to adjust for multiplicity, included the change from baseline in the score on the St. George's Respiratory Questionnaire (SGRQ), the forced expiratory volume in 1 second, and asthma symptom reports at 52 weeks.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>In these phase 3A, randomized, placebo-controlled replicate trials, we evaluated the efficacy and safety of depemokimab in patients with severe asthma and an eosinophilic phenotype characterized by a high eosinophil count (≥300 cells per microliter in the previous 12 months or ≥150 cells per microliter at screening) and a history of exacerbations despite the receipt of medium- or high-dose inhaled glucocorticoids. Patients were randomly assigned in a 2: 1 ratio to receive either depemokimab (at a dose of 100<!--> <!-->mg subcutaneously) or placebo at weeks 0 and 26, plus standard care.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Annualised clinically significant exacerbation rate over 52 weeks in SWIFT-1/2 was significantly lower (58/48%; <em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001) for depemokimab vs placebo. Proportions of patients with an adverse event (AE) were similar for depemokimab vs placebo in SWIFT-1 (73%) and lower in SWIFT-2 (72 vs 78%); AEs leading to discontinuation/withdrawal were <3% across groups in both trials. A smaller proportion of depemokimab patients had a serious AE vs placebo (SWIFT-1: 6 vs 17%; SWIFT-2: 7 vs 10%).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Depemokimab significantly reduced exacerbations and was well tolerated in patients with asthma with type 2 inflammation recognised by blood eosinophil count.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104316"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143682917","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104274
D. Naci , L. Sekfali , I. Zennouda , N. Faci , H. Amroune , Y. Meddour , R. Belbouab , S.S. Salah
Prérequis/Contexte
Les syndromes hyper IgE, sont des maladies génétiques affectant entre autre, le système immunitaire causant une dérégulation de la balance TH1/TH2 et une production de niveaux excessives des IgE. Un profil anaphylactique multi-allergénique sévère, apparaît tôt chez les enfants portant particulièrement des mutations au niveau du gène DOCK8.
Objectifs
Devant le risque anaphylactique imposé par les tests cutanés ou de provocation, les piopuces multi-allergéniques Allergy Explorer (ALEX2) semblent être les plus appropriés permettant une exploration concomitante de 295 allergènes et de ce fait, une identification vaste, précise des allergènes en cause, les potentiels réactions croises majeurs et les profils de sévérité associe à certains allergènes.
Méthodes
Le profil de poly-sensibilisation a été déterminé chez deux sœurs âgées de 12 ans et 18 mois, issues d’un mariage consanguin. Selon les données de l’exploration allergologique les deux sœurs présentaient à un âge précoce une anaphylaxie sévère aux protéines du lait de vache et aux œufs de poule et ont été mis sous induction de tolérance orale. La grande sœur âgée, diagnostiquée par un syndrome d’hyperIgE, a développé au fil du temps une allergie sévère au blé et aux fruits à coque, confirmée par un TPO. La petite sœur développait une potentielle allergie a l’arachide. La détermination des profils IgE spécifiques a été réalisé en utilisant la technique de chimiluminescence et les piopuces ALEX2.
Résultats/Discussions
Les profils de poly-sensibilisation déterminés par ALEX2, concordés parfaitement avec l’histoire clinique et les tests cutanés ou de provocation réalisés chez les deux patientes. Les précisions moléculaires apportées par ALEX2 montrent que la grande sœur présentait une forte sensibilisation contre l’allergène Tria 14 (nsLTP du blé). ALEX2 a permis de détecter de fortes sensibilisations supplémentaires contre les fruits à coque et les légumineuses en absence de réactivité clinique.
Conclusion
Pour les anaphylaxies alimentaires multi-allergenique, les biopuces ALEX2 ont permis, une meilleure précision diagnostique et pronostique. La signification clinique de certaines sensibilisations détectées reste à explorer.
{"title":"Profil de poly-sensibilisation alimentaire déterminé à l’aide des biopuces multi-allergéniques ALEX2 : à propos de 02 cas","authors":"D. Naci , L. Sekfali , I. Zennouda , N. Faci , H. Amroune , Y. Meddour , R. Belbouab , S.S. Salah","doi":"10.1016/j.reval.2025.104274","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104274","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/Contexte</h3><div>Les syndromes hyper IgE, sont des maladies génétiques affectant entre autre, le système immunitaire causant une dérégulation de la balance TH1/TH2 et une production de niveaux excessives des IgE. Un profil anaphylactique multi-allergénique sévère, apparaît tôt chez les enfants portant particulièrement des mutations au niveau du gène <em>DOCK8.</em></div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Devant le risque anaphylactique imposé par les tests cutanés ou de provocation, les piopuces multi-allergéniques Allergy Explorer (ALEX2) semblent être les plus appropriés permettant une exploration concomitante de 295 allergènes et de ce fait, une identification vaste, précise des allergènes en cause, les potentiels réactions croises majeurs et les profils de sévérité associe à certains allergènes.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Le profil de poly-sensibilisation a été déterminé chez deux sœurs âgées de 12<!--> <!-->ans et 18 mois, issues d’un mariage consanguin. Selon les données de l’exploration allergologique les deux sœurs présentaient à un âge précoce une anaphylaxie sévère aux protéines du lait de vache et aux œufs de poule et ont été mis sous induction de tolérance orale. La grande sœur âgée, diagnostiquée par un syndrome d’hyperIgE, a développé au fil du temps une allergie sévère au blé et aux fruits à coque, confirmée par un TPO. La petite sœur développait une potentielle allergie a l’arachide. La détermination des profils IgE spécifiques a été réalisé en utilisant la technique de chimiluminescence et les piopuces ALEX2.</div></div><div><h3>Résultats/Discussions</h3><div>Les profils de poly-sensibilisation déterminés par ALEX2, concordés parfaitement avec l’histoire clinique et les tests cutanés ou de provocation réalisés chez les deux patientes. Les précisions moléculaires apportées par ALEX2 montrent que la grande sœur présentait une forte sensibilisation contre l’allergène Tria 14 (nsLTP du blé). ALEX2 a permis de détecter de fortes sensibilisations supplémentaires contre les fruits à coque et les légumineuses en absence de réactivité clinique.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Pour les anaphylaxies alimentaires multi-allergenique, les biopuces ALEX2 ont permis, une meilleure précision diagnostique et pronostique. La signification clinique de certaines sensibilisations détectées reste à explorer.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104274"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143683136","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104273
D. Giusti , V. Giraud , N. Tanghe , M. Tonye-Libyh , B.N. Pham , J. Vitte , D. Sabouraud-Leclerc
Prérequis/Contexte
De récentes données suggèrent la pertinence clinique des cyclophilines (CYC) dans le cadre des allergies alimentaires, notamment à l’arachide (ARA). Une sensibilisation primaire pollinique (Bétulacées, graminées) est avancée pour ces panallergènes végétaux à forte réactivité croisée.
Objectifs
Comprendre la survenue d’une sensibilisation à la CYC Ara h 18 au cours de l’ITA dans un cas d’allergie à l’ARA.
Méthodes
Analyse rétrospective, données cliniques et biologiques 12/2020–12/2024.
Résultats/Discussions
Enfant à terrain atopique (DA dès 1 mois), Est de la France, forte sensibilisation ARA à 2 ans (IgE : ARA = 21 kUA/L, Ara h 2 = 21 kUA/L, Ara h 6 = 14 kUA/L, TC initialement négatifs, positivés à 3 ans). Une réintroduction ARA à faible dose est débutée à l’âge de 2,5 ans, puis noisette à 3,5 ans et enfin cajou. Le suivi clinique sur 4 ans est sans incident pour les ITA mais avec symptômes oraux avec de nouveaux aliments végétaux et à partir de 5,5 ans une rhinite printanière.
Sur le plan biologique une dissociation progressive entre l’augmentation des IgE contre les extraits et la diminution des IgE contre les allergènes marqueurs justifie la recherche d’un profil panallergénique à 6 ans (noisette = 14 kUA/L, Cor a 9 = 3 kUA/mL ; ARA = 46 kUA/L, Ara h 2 = 13 kUA/L). Des IgE Ara h 18 à 52 kUA/L sont mises en évidence, contemporaines d’une sensibilisation aux graminées (Phl p 1 + p 5 > 100 kUA/L). La contribution d’autres familles à réactivité croisée est plus modeste IgE Bet v 1 = 2 kUA/L, Pru p 3 = 9 kUA/L, MUXF3 = 7 kUA/L. Une stagnation du ratio IgG4s/IgEs des extraits en ITA est observée à partir de l’âge de 5 ans.
La sensibilisation aux CYC est potentiellement secondaire ou contemporaine d’une pollinose aux graminées dans le cas rapporté. Notre observation reflète aussi l’impact des panallergènes sur le suivi des IgG4s extraits.
Conclusion
En cas d’augmentation des IgE ARA au cours d’ITA sans aggravation clinique, il semble intéressant de rechercher une sensibilisation aux CYC (rôle et origine restant à définir). La pertinence clinique reste à rechercher notamment l’implication dans les symptômes oraux.
最近的数据表明,环亲和素(CYC)与食物过敏,特别是花生过敏(ARA)的临床相关性。对这些具有高交叉反应的全植物过敏原进行了初步的花粉敏感性(甜菜,草)。目的:了解ARA过敏患者在ARI期间CYC Ara h 18意识的发展。回顾性分析,临床和生物学数据12/2020 - 12/2024。结果/讨论儿童特异地形(DA 1个月),法国东部,2岁时ARA敏感性高(IgE: ARA = 21 kUA/L, ARA h 2 = 21 kUA/L, ARA h 6 = 14 kUA/L, TC最初为阴性,3岁时为阳性)。低剂量ARA在2.5岁时开始,然后是榛子在3.5岁时,最后是腰果。4年的临床随访对TIs没有影响,但对新的植物食物有口腔症状,5.5年开始出现春季鼻炎。在生物学上,IgE对提取物的增加和IgE对标记过敏原的减少之间的逐渐分离证明了在6岁时寻找全致敏谱的合理性(榛子= 14 kUA/L,铬= 9 = 3 kUA/mL;ARA = 46 kUA/L, ARA h 2 = 13 kUA/L)。IgE Ara h 18 - 52 kUA/L与草敏性相关(Phl p 1 + p5 >;100 - kUA / L)。其他交叉反应族的贡献比较适中IgE Bet v 1 = 2 kUA/L, Pru p3 = 9 kUA/L, MUXF3 = 7 kUA/L。从5岁开始观察到ITA提取物中IgG4s/IgEs的比例停滞。在报告的病例中,CYC敏感性可能是次要的或与草花粉症同时发生的。我们的观察也反映了全过敏原对IgG4提取物追踪的影响。结论当IgE ARA在ITA期间增加而没有临床恶化时,寻找CYC意识(其作用和来源尚未确定)似乎是值得的。临床相关性仍有待观察,特别是与口腔症状有关。
{"title":"Place des IgE cyclophilines Ara h 18 dans le suivi d’une ITA arachide-noisette","authors":"D. Giusti , V. Giraud , N. Tanghe , M. Tonye-Libyh , B.N. Pham , J. Vitte , D. Sabouraud-Leclerc","doi":"10.1016/j.reval.2025.104273","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104273","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/Contexte</h3><div>De récentes données suggèrent la pertinence clinique des cyclophilines (CYC) dans le cadre des allergies alimentaires, notamment à l’arachide (ARA). Une sensibilisation primaire pollinique (Bétulacées, graminées) est avancée pour ces panallergènes végétaux à forte réactivité croisée.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Comprendre la survenue d’une sensibilisation à la CYC Ara h 18 au cours de l’ITA dans un cas d’allergie à l’ARA.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Analyse rétrospective, données cliniques et biologiques 12/2020–12/2024.</div></div><div><h3>Résultats/Discussions</h3><div>Enfant à terrain atopique (DA dès 1 mois), Est de la France, forte sensibilisation ARA à 2<!--> <!-->ans (IgE : ARA<!--> <!-->=<!--> <!-->21 kUA/L, Ara h 2<!--> <!-->=<!--> <!-->21 kUA/L, Ara h 6<!--> <!-->=<!--> <!-->14 kUA/L, TC initialement négatifs, positivés à 3<!--> <!-->ans). Une réintroduction ARA à faible dose est débutée à l’âge de 2,5<!--> <!-->ans, puis noisette à 3,5<!--> <!-->ans et enfin cajou. Le suivi clinique sur 4<!--> <!-->ans est sans incident pour les ITA mais avec symptômes oraux avec de nouveaux aliments végétaux et à partir de 5,5<!--> <!-->ans une rhinite printanière.</div><div>Sur le plan biologique une dissociation progressive entre l’augmentation des IgE contre les extraits et la diminution des IgE contre les allergènes marqueurs justifie la recherche d’un profil panallergénique à 6<!--> <!-->ans (noisette<!--> <!-->=<!--> <!-->14 kUA/L, Cor a 9<!--> <!-->=<!--> <!-->3 kUA/mL ; ARA<!--> <!-->=<!--> <!-->46 kUA/L, Ara h 2<!--> <!-->=<!--> <!-->13 kUA/L). Des IgE Ara h 18 à 52 kUA/L sont mises en évidence, contemporaines d’une sensibilisation aux graminées (Phl p 1<!--> <!-->+<!--> <!-->p 5<!--> <!-->><!--> <!-->100 kUA/L). La contribution d’autres familles à réactivité croisée est plus modeste IgE Bet v 1<!--> <!-->=<!--> <!-->2 kUA/L, Pru p 3<!--> <!-->=<!--> <!-->9 kUA/L, MUXF3<!--> <!-->=<!--> <!-->7 kUA/L. Une stagnation du ratio IgG4s/IgEs des extraits en ITA est observée à partir de l’âge de 5<!--> <!-->ans.</div><div>La sensibilisation aux CYC est potentiellement secondaire ou contemporaine d’une pollinose aux graminées dans le cas rapporté. Notre observation reflète aussi l’impact des panallergènes sur le suivi des IgG4s extraits.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>En cas d’augmentation des IgE ARA au cours d’ITA sans aggravation clinique, il semble intéressant de rechercher une sensibilisation aux CYC (rôle et origine restant à définir). La pertinence clinique reste à rechercher notamment l’implication dans les symptômes oraux.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104273"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143682716","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104264
P. Couratier , M.A. Selva , J. Lefrancq , L. Auriac , N. Longé , V. Jin , P. Poncet , H. Sénéchal
Prérequis/Contexte
L’utilisation de fibres végétales (éco-matériaux) alternatives au plastique traditionnel telles que la bagasse de canne à sucre, le lin, le chanvre, le blé, les fibres de bois (roseaux, bambou, bouleau…), des protéines de soja, de lait, des pépins de raisin ou même des noyaux d’olives peuvent ainsi entrer dans la composition de ces éco-matériaux que l’on retrouvent dans des contenants alimentaires et même des vêtements.
Objectifs
Étudier la présence d’allergènes résiduels dans certains éco-matériaux disponibles sur le marché.
Méthodes
Immunoempreintes d’extraits protéiques d’éco-matériaux séparés par électrophorèse. Test d’immunoréactivités IgE grâce à des sérums de patients allergiques à des sources allergéniques les plus proches de la composition des éco-matériaux.
Résultats/Discussions
Des extraits protéiques de couverts en bambou, de chaussettes contenant des fibres de lait et d’une pelote contenant des fibres de soja ont été réalisés. Les protéines, séparées par SDS-PAGE, puis transférées sur nitrocellulose, sont incubées avec des sérums de patients allergiques au pollen de graminées pour les couverts en bambou, des sérums de patients allergiques au lait pour les chaussettes ou des sérums de patients allergiques au soja pour la pelote. Quelque soit la nature des éco-matériaux les extractions protéiques nécessitent d’être concentrées par lyophilisation pour observer des réactivités IgE significatives. Une réactivité IgE à 67 kDa est observée pour les chaussettes par 2 patients allergiques au lait sur 7 testés et des réactivités IgE à 35, 43, 50, 67 et 70 kDa pour la pelote de la part d’un seul patient très allergique au soja sur les 7 patients testés. L’étude préliminaire se poursuivra par l’exploitation d’autres éco-matériaux et l’identification des allergènes reconnus.
Conclusion
Il semblerait que l’on peut détecter des allergènes dans les quelques éco-matériaux testés mais que leur mise en évidence nécessite de concentrer fortement les échantillons. De plus ces réactivités IgE ne concerneraient qu’une faible proportion de patients allergiques aux sources étudiées.
{"title":"Les éco-matériaux à base de protéines végétales contiennent-ils des allergènes ?","authors":"P. Couratier , M.A. Selva , J. Lefrancq , L. Auriac , N. Longé , V. Jin , P. Poncet , H. Sénéchal","doi":"10.1016/j.reval.2025.104264","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104264","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/Contexte</h3><div>L’utilisation de fibres végétales (éco-matériaux) alternatives au plastique traditionnel telles que la bagasse de canne à sucre, le lin, le chanvre, le blé, les fibres de bois (roseaux, bambou, bouleau…), des protéines de soja, de lait, des pépins de raisin ou même des noyaux d’olives peuvent ainsi entrer dans la composition de ces éco-matériaux que l’on retrouvent dans des contenants alimentaires et même des vêtements.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Étudier la présence d’allergènes résiduels dans certains éco-matériaux disponibles sur le marché.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Immunoempreintes d’extraits protéiques d’éco-matériaux séparés par électrophorèse. Test d’immunoréactivités IgE grâce à des sérums de patients allergiques à des sources allergéniques les plus proches de la composition des éco-matériaux.</div></div><div><h3>Résultats/Discussions</h3><div>Des extraits protéiques de couverts en bambou, de chaussettes contenant des fibres de lait et d’une pelote contenant des fibres de soja ont été réalisés. Les protéines, séparées par SDS-PAGE, puis transférées sur nitrocellulose, sont incubées avec des sérums de patients allergiques au pollen de graminées pour les couverts en bambou, des sérums de patients allergiques au lait pour les chaussettes ou des sérums de patients allergiques au soja pour la pelote. Quelque soit la nature des éco-matériaux les extractions protéiques nécessitent d’être concentrées par lyophilisation pour observer des réactivités IgE significatives. Une réactivité IgE à 67 kDa est observée pour les chaussettes par 2 patients allergiques au lait sur 7 testés et des réactivités IgE à 35, 43, 50, 67 et 70 kDa pour la pelote de la part d’un seul patient très allergique au soja sur les 7 patients testés. L’étude préliminaire se poursuivra par l’exploitation d’autres éco-matériaux et l’identification des allergènes reconnus.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Il semblerait que l’on peut détecter des allergènes dans les quelques éco-matériaux testés mais que leur mise en évidence nécessite de concentrer fortement les échantillons. De plus ces réactivités IgE ne concerneraient qu’une faible proportion de patients allergiques aux sources étudiées.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104264"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143683078","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104285
T. Adam , T. Muller , S. Tamazouzt , F. Morel-Codreanu , A. Divaret-Chauveau
Prérequis/Contexte
Avec la végétalisation du régime alimentaire, les légumineuses sont de plus en plus consommées de par leur richesse en protéines. Le registre européen des anaphylaxies rapportait en 2016 que les haricots, pois chiche, lentilles et lupin étaient responsables de 3,2 % des anaphylaxies alimentaires de l’enfant. Bien que le lupin soit un allergène à déclaration obligatoire, il est souvent consommé de manière masquée et souvent responsable de réactions anaphylactiques selon le Réseau d’Allergo-Vigilance.
Objectifs
Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer la pertinence de la sensibilisation au lupin chez l’enfant et la sévérité des réactions en cas d’allergie.
Méthodes
Tous les enfants sensibilisés et ayant effectué un test de provocation orale (TPO) au lupin entre janvier 2017 et mai 2024 dans l’unité d’allergologie pédiatrique du CHRU de Nancy ont été inclus. Les données de TPO et de sensibilisations pour le lupin (prick-tests (PT) et Immunoglobulines E spécifiques (IgE)) ont été recueillies. La sévérité des réactions allergiques était évaluée par le score CoFAR et la dose cumulée réactogène.
Résultats/Discussions
Parmi les 39 enfants inclus, 11 (28,2 %) avaient un TPO positif au lupin avec 6 (54,5 %) réactions anaphylactiques (Grades 3 et 4). La dose cumulée réactogène médiane était de 360 mg de protéine [180,0–2359,8].
La courbe « Receiver Operating Characteristic » (ROC) donne la meilleure valeur diagnostique pour le PT à la farine de lupin à 6,8 mm, avec une valeur d’aire sous la courbe (AUC) de 0,85, une valeur prédictive positive de 75,3 % et une valeur prédictive négative de 92,4 %. Le dosage des IgE spécifiques graines de lupin avait des valeurs diagnostiques faibles (AUC : 0,52).
Conclusion
Seul un tiers des enfants sensibilisés était allergique au lupin mais en cas d’allergie, plus de la moitié présentaient une anaphylaxie au TPO. Le PT à la farine de lupin semble avoir de meilleures valeurs diagnostiques que le dosage des IgE graines de lupin. Des études portant sur de plus grandes séries de patients doivent être menées pour confirmer ce résultat. L’accès au dosage des IgE contre les protéines de stockage du lupin serait d’une grande aide pour améliorer le diagnostic de l’allergie au lupin.
{"title":"Allergie au lupin chez l’enfant : pertinence de la sensibilisation et sévérité des réactions","authors":"T. Adam , T. Muller , S. Tamazouzt , F. Morel-Codreanu , A. Divaret-Chauveau","doi":"10.1016/j.reval.2025.104285","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104285","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/Contexte</h3><div>Avec la végétalisation du régime alimentaire, les légumineuses sont de plus en plus consommées de par leur richesse en protéines. Le registre européen des anaphylaxies rapportait en 2016 que les haricots, pois chiche, lentilles et lupin étaient responsables de 3,2 % des anaphylaxies alimentaires de l’enfant. Bien que le lupin soit un allergène à déclaration obligatoire, il est souvent consommé de manière masquée et souvent responsable de réactions anaphylactiques selon le Réseau d’Allergo-Vigilance.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer la pertinence de la sensibilisation au lupin chez l’enfant et la sévérité des réactions en cas d’allergie.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Tous les enfants sensibilisés et ayant effectué un test de provocation orale (TPO) au lupin entre janvier 2017 et mai 2024 dans l’unité d’allergologie pédiatrique du CHRU de Nancy ont été inclus. Les données de TPO et de sensibilisations pour le lupin (prick-tests (PT) et Immunoglobulines E spécifiques (IgE)) ont été recueillies. La sévérité des réactions allergiques était évaluée par le score CoFAR et la dose cumulée réactogène.</div></div><div><h3>Résultats/Discussions</h3><div>Parmi les 39 enfants inclus, 11 (28,2 %) avaient un TPO positif au lupin avec 6 (54,5 %) réactions anaphylactiques (Grades 3 et 4). La dose cumulée réactogène médiane était de 360<!--> <!-->mg de protéine [180,0–2359,8].</div><div>La courbe « Receiver Operating Characteristic » (ROC) donne la meilleure valeur diagnostique pour le PT à la farine de lupin à 6,8<!--> <!-->mm, avec une valeur d’aire sous la courbe (AUC) de 0,85, une valeur prédictive positive de 75,3 % et une valeur prédictive négative de 92,4 %. Le dosage des IgE spécifiques graines de lupin avait des valeurs diagnostiques faibles (AUC : 0,52).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Seul un tiers des enfants sensibilisés était allergique au lupin mais en cas d’allergie, plus de la moitié présentaient une anaphylaxie au TPO. Le PT à la farine de lupin semble avoir de meilleures valeurs diagnostiques que le dosage des IgE graines de lupin. Des études portant sur de plus grandes séries de patients doivent être menées pour confirmer ce résultat. L’accès au dosage des IgE contre les protéines de stockage du lupin serait d’une grande aide pour améliorer le diagnostic de l’allergie au lupin.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104285"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143683086","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104325
N. Boutbagha, H. Ikrou, O. Halloumi, S. Abdala, H. Serhane
Prérequis/contexte
Les tests cutanés (prick-tests) sont couramment utilisés pour diagnostiquer les allergies, notamment alimentaires et environnementales. Traditionnellement, ces tests étaient réalisés à l’aide d’aiguilles, mais l’utilisation de lancettes, considérées comme moins invasives, gagne en popularité.
Objectifs
Cette étude a pour objectif de comparer l’efficacité, la sécurité et la tolérance des lancettes et des aiguilles lors des prick-tests chez des patients adultes.
Méthodes
Cette étude prospective a été réalisée entre juin 2023 et octobre 2024 sur 150 patients suivis en consultation d’allergologie du CHR Hassan II d’Agadir. La douleur a été évaluée à l’aide de l’échelle visuelle analogique (EVA).
Résultats/discussions
L’âge moyen des patients était de 35,4 ± 10,2 ans, avec une répartition quasi égale entre hommes (48 %) et femmes (52 %). Au total, 75 ont été répartis dans le groupe lancette et 75 dans le groupe aiguille. Les réactions cutanées étaient comparables dans les deux groupes, avec des rougeurs et des démangeaisons présentes chez 92 % des patients dans le groupe lancette et 89 % dans le groupe aiguille (p = 0,43). Cependant, les patients du groupe lancette ont rapporté une douleur significativement moins intense (moyenne de 2,3 ± 1,5) comparé au groupe aiguille (moyenne de 4,5 ± 2,1), avec une différence significative (p < 0,001). De plus, le temps moyen nécessaire pour effectuer le test était de 5,6 ± 1,3 minutes dans le groupe lancette, contre 7,3 ± 1,2 minutes dans le groupe aiguille (p < 0,05). Aucun effet secondaire majeur, tel que des réactions systémiques, n’a été observé dans les deux groupes.
Conclusion
Les lancettes, utilisées pour les prick-tests, offrent un meilleur confort que les aiguilles, avec moins de douleur et de durée de test, tout en produisant des réactions cutanées similaires. Ces résultats suggèrent que les lancettes pourraient être une alternative plus agréable et pratique, tout en maintenant une efficacité comparable. Des études supplémentaires, à long terme et sur des populations plus larges, sont nécessaires pour confirmer ces conclusions.
{"title":"Comparaison des lancettes et aiguilles dans les tests cutanés : confort et efficacité","authors":"N. Boutbagha, H. Ikrou, O. Halloumi, S. Abdala, H. Serhane","doi":"10.1016/j.reval.2025.104325","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104325","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Les tests cutanés (prick-tests) sont couramment utilisés pour diagnostiquer les allergies, notamment alimentaires et environnementales. Traditionnellement, ces tests étaient réalisés à l’aide d’aiguilles, mais l’utilisation de lancettes, considérées comme moins invasives, gagne en popularité.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Cette étude a pour objectif de comparer l’efficacité, la sécurité et la tolérance des lancettes et des aiguilles lors des prick-tests chez des patients adultes.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Cette étude prospective a été réalisée entre juin 2023 et octobre 2024 sur 150 patients suivis en consultation d’allergologie du CHR Hassan II d’Agadir. La douleur a été évaluée à l’aide de l’échelle visuelle analogique (EVA).</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>L’âge moyen des patients était de 35,4<!--> <!-->±<!--> <!-->10,2 ans, avec une répartition quasi égale entre hommes (48 %) et femmes (52 %). Au total, 75 ont été répartis dans le groupe lancette et 75 dans le groupe aiguille. Les réactions cutanées étaient comparables dans les deux groupes, avec des rougeurs et des démangeaisons présentes chez 92 % des patients dans le groupe lancette et 89 % dans le groupe aiguille (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,43). Cependant, les patients du groupe lancette ont rapporté une douleur significativement moins intense (moyenne de 2,3<!--> <!-->±<!--> <!-->1,5) comparé au groupe aiguille (moyenne de 4,5<!--> <!-->±<!--> <!-->2,1), avec une différence significative (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). De plus, le temps moyen nécessaire pour effectuer le test était de 5,6<!--> <!-->±<!--> <!-->1,3<!--> <!-->minutes dans le groupe lancette, contre 7,3<!--> <!-->±<!--> <!-->1,2<!--> <!-->minutes dans le groupe aiguille (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). Aucun effet secondaire majeur, tel que des réactions systémiques, n’a été observé dans les deux groupes.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les lancettes, utilisées pour les prick-tests, offrent un meilleur confort que les aiguilles, avec moins de douleur et de durée de test, tout en produisant des réactions cutanées similaires. Ces résultats suggèrent que les lancettes pourraient être une alternative plus agréable et pratique, tout en maintenant une efficacité comparable. Des études supplémentaires, à long terme et sur des populations plus larges, sont nécessaires pour confirmer ces conclusions.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104325"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143682745","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104324
F. Bérard , M. Metz , A.M. Giménez-Arnau , P. Staubach , M. Ferrer Puga , K. Kulthanan , X. Gao , K. Lheritier , C.E. Ortmann , N. Chapman-Rothe , S. Haemmerle , A. Fukunaga , M. Hide
Prérequis/contexte
Remibrutinib (REM), a novel oral, highly selective Bruton's tyrosine kinase inhibitor, has previously shown superior efficacy vs placebo (pbo) at week 12 and favourable safety in the 24-week double-blind (DB) period of Phase 3 studies (REMIX-1 and -2) in patients with chronic spontaneous urticaria (CSU) inadequately controlled by H1-antihistamines.
Objectifs
The objective of this analysis was to explore the shift in weekly urticaria Activity Score (UAS7) bands after treatment with REM vs pbo in the REMIX studies.
Méthodes
Patients with CSU were randomized 2: 1 to REM 25 mg twice daily (bid) or pbo over a 24-week DB treatment period, followed by 28 weeks of open-label treatment with REM 25 mg bid (patients on pbo transitioned to REM at week 24). CSU disease activity bands are defined by five standard UAS7 ranges: UAS7: 28–42 (severe), UAS7: 16– < 28 (moderate), UAS7: >6– < 16 (mild), UAS7: >0–6 (well-controlled) and UAS7 = 0 (complete response).
Résultats/discussions
This pooled analysis included 606 patients from the REM and 306 from Pbo arms. At baseline, 215 (35.5%) and 386 (63.7%) patients from REM and 122 (39.9%) and 181 (59.2%) from Pbo had moderate and severe CSU disease activity, respectively. In the REM arm, 63.7% patients were in the severe band at baseline, the number dropped to 24.9, 17.2, 9.1, 7.8, and 8.1% at weeks 1, 2, 12, 24 and 52, respectively. Similarly, of the 35.5% of patients in the moderate band at baseline, the number dropped to 30.7, 24.1, 10.6, 7.9 and 7.3% at weeks 1, 2, 12, 24 and 52, respectively. There were no patients in the well-controlled disease band at baseline; however, the numbers increased from 11.4 and 15.3% at weeks 1 and 2 to 17.8% at week 12, followed by 14.9% at week 24 and 13.4% at week 52. Notably, proportion of patients who showed complete response increased from 0.3% at week 1 to 16.2% at week 2, followed by 28.5% at week 12, 33.7% at week 24 and 35.1% at week 52. At the end of week 52, patients who switched to REM after the Pbo reached similar band shifts.
Conclusion
REM reduced CSU disease activity as early as week 1 in patients with CSU, and the fast response was sustained over the long-term (52 weeks) treatment.
{"title":"CSU disease activity band shift after long-term treatment with remibrutinib in the phase 3 REMIX-1 & REMIX-2 studies","authors":"F. Bérard , M. Metz , A.M. Giménez-Arnau , P. Staubach , M. Ferrer Puga , K. Kulthanan , X. Gao , K. Lheritier , C.E. Ortmann , N. Chapman-Rothe , S. Haemmerle , A. Fukunaga , M. Hide","doi":"10.1016/j.reval.2025.104324","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104324","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Remibrutinib (REM), a novel oral, highly selective Bruton's tyrosine kinase inhibitor, has previously shown superior efficacy vs placebo (pbo) at week 12 and favourable safety in the 24-week double-blind (DB) period of Phase 3 studies (REMIX-1 and -2) in patients with chronic spontaneous urticaria (CSU) inadequately controlled by H1-antihistamines.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>The objective of this analysis was to explore the shift in weekly urticaria Activity Score (UAS7) bands after treatment with REM vs pbo in the REMIX studies.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Patients with CSU were randomized 2: 1 to REM 25<!--> <!-->mg twice daily (bid) or pbo over a 24-week DB treatment period, followed by 28 weeks of open-label treatment with REM 25<!--> <!-->mg bid (patients on pbo transitioned to REM at week 24). CSU disease activity bands are defined by five standard UAS7 ranges: UAS7: 28–42 (severe), UAS7: 16–<!--> <!--><<!--> <!-->28 (moderate), UAS7: >6–<!--> <!--><<!--> <!-->16 (mild), UAS7: >0–6 (well-controlled) and UAS7<!--> <!-->=<!--> <!-->0 (complete response).</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>This pooled analysis included 606 patients from the REM and 306 from Pbo arms. At baseline, 215 (35.5%) and 386 (63.7%) patients from REM and 122 (39.9%) and 181 (59.2%) from Pbo had moderate and severe CSU disease activity, respectively. In the REM arm, 63.7% patients were in the severe band at baseline, the number dropped to 24.9, 17.2, 9.1, 7.8, and 8.1% at weeks 1, 2, 12, 24 and 52, respectively. Similarly, of the 35.5% of patients in the moderate band at baseline, the number dropped to 30.7, 24.1, 10.6, 7.9 and 7.3% at weeks 1, 2, 12, 24 and 52, respectively. There were no patients in the well-controlled disease band at baseline; however, the numbers increased from 11.4 and 15.3% at weeks 1 and 2 to 17.8% at week 12, followed by 14.9% at week 24 and 13.4% at week 52. Notably, proportion of patients who showed complete response increased from 0.3% at week 1 to 16.2% at week 2, followed by 28.5% at week 12, 33.7% at week 24 and 35.1% at week 52. At the end of week 52, patients who switched to REM after the Pbo reached similar band shifts.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>REM reduced CSU disease activity as early as week 1 in patients with CSU, and the fast response was sustained over the long-term (52 weeks) treatment.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104324"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143682837","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
La lecture des tests à 48 et 96 heures pour la batterie d’acrylates était négative, mais des tests positifs ont été trouvés pour les métaux (nickel, cobalt, chrome), linalol, limonène, aluminium et chlorure de benzalkonium. Le diagnostic de dermatite allergique de contact au 2-octyl-cyanoacrylate a été posé. Une réinterrogation a révélé un retard de cicatrisation antérieur du menton et un granulome à l’aluminium, confirmant l’allergie à l’aluminium.
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104271
A. Guemari, N. Tanghe, A. Fahys, F. Lafon, J. Tirel, B.N. Pham, J. Vitte, D. Giusti
Prérequis/Contexte
La sensibilisation fongique (SF) est un facteur de risque notable pour la détérioration de la fonction respiratoire, notamment chez les patients asthmatiques. Outil indispensable pour une prise en charge adaptée, son profil moléculaire varie selon le climat, l’âge et le mode de vie (exposome fongique).
Objectifs
Nous rapportons le profil moléculaire de SF des sujets vivant dans la région Champagne-Ardennes (CA) et la comparons avec de précédents résultats obtenus dans le Midi.
Méthodes
Analyse rétrospective monocentrique de la SF établie par méthode multiplex (ImmunoCAP ISAC®112, Thermo Fisher Scientific, Suède), 2020–2022 (recueil dans le cadre du projet SFA Allergen Chip Challenge).
Résultats/Discussions
Les données des IgE dirigées contre Alt a 1, Alt a 6, Asp f 1, Asp f 3, Asp f 6 et Cla h 8 ont été recueillies pour 192 patients consécutifs [âge médian 10 ans (0-78), sex ratio M/F 1,5]. Une forte prévalence (26 %) était observée pour les IgE Alt a 1, marqueur de sensibilisation primaire à A. alternata. Les prévalences étaient beaucoup plus faibles, 3 % ou moins, pour les autres allergènes. La SF variait selon l’âge, avec une prédominance des allergènes marqueurs Alt a 1 (28 %) et Cla h 8 (2 %) dans le groupe pédiatrique (0–17 ans). Chez les adultes, la plus forte prévalence était observée pour les molécules à réactivité croisée, Asp f 3 et Asp f 6 (13 %), le plus souvent sans allergène marqueur retrouvé (Asp f 1 chez seulement 4 % des 18–40 ans). La prévalence de la SF montre une tendance plus élevée dans cette population champenoise que dans une population similaire du Sud de la France (32 vs 26 %).
Conclusion
Nous rapportons une SF plus fréquente en CA que dans le Sud de la France. Le pic de sensibilisation pédiatrique à A. alternata se confirme. A l’inverse, dans la population champenoise adulte, la prévalence soutenue de la SF est due à des allergènes à réactivité croisée, suggérant des particularités potentiellement associées à l’exposome local en lien avec la viticulture. Cette étude jette les bases d’une exploration moléculaire orientée par l’exposome pour une amélioration de la prévention et de la prise en charge de la SF.
条件/背景真菌意识(FS)是呼吸功能受损的一个显著风险因素,特别是在哮喘患者中。它是适当护理的必要工具,它的分子轮廓根据气候、年龄和生活方式(真菌暴露体)而变化。我们报告了生活在香槟-阿登地区(CA)的受试者的SF分子图谱,并将其与以前在法国南部获得的结果进行了比较。采用多路方法建立的单中心SF回顾性分析方法(ImmunoCAP ISAC®112,Thermo Fisher Scientific,瑞典),2020 - 2022(作为SFA过敏原芯片挑战项目的一部分收集)。结果/讨论IgE对Alt a 1、Alt a 6、Asp f 1、Asp f 3、Asp f 6和Cla h 8的数据收集于192例连续患者[中位年龄10岁(0-78岁),性别比例M/F 1.5]。观察到IgE Alt a 1的高患病率(26%),这是替代A.的主要意识标志物。其他过敏原的患病率要低得多,为3%或更低。SF随年龄而变化,在0 - 17岁年龄组中,Alt a 1(28%)和Cla h 8(2%)过敏原占主导地位。在成人中,交叉反应分子Asp f3和Asp f6的患病率最高(13%),其中大多数没有发现标记过敏原(18 - 40岁的人中只有4%是Asp f1)。与法国南部的类似人口相比,香槟地区的SF患病率更高(32比26%)。我们报告说,加州的科幻小说比法国南部更频繁。儿童对交替A. alternata的认识高峰得到了证实。相反,在成年香槟人群中,SF的持续流行是由交叉反应过敏原引起的,这表明可能与葡萄栽培有关的局部暴露体有关。这项研究为以暴露体为导向的分子探索奠定了基础,以改善SF的预防和管理。
{"title":"Profils moléculaires fongiques révélés par analyse de puces à allergènes dans l’Est de la France","authors":"A. Guemari, N. Tanghe, A. Fahys, F. Lafon, J. Tirel, B.N. Pham, J. Vitte, D. Giusti","doi":"10.1016/j.reval.2025.104271","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104271","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/Contexte</h3><div>La sensibilisation fongique (SF) est un facteur de risque notable pour la détérioration de la fonction respiratoire, notamment chez les patients asthmatiques. Outil indispensable pour une prise en charge adaptée, son profil moléculaire varie selon le climat, l’âge et le mode de vie (exposome fongique).</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Nous rapportons le profil moléculaire de SF des sujets vivant dans la région Champagne-Ardennes (CA) et la comparons avec de précédents résultats obtenus dans le Midi.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Analyse rétrospective monocentrique de la SF établie par méthode multiplex (ImmunoCAP ISAC®112, Thermo Fisher Scientific, Suède), 2020–2022 (recueil dans le cadre du projet SFA Allergen Chip Challenge).</div></div><div><h3>Résultats/Discussions</h3><div>Les données des IgE dirigées contre Alt a 1, Alt a 6, Asp f 1, Asp f 3, Asp f 6 et Cla h 8 ont été recueillies pour 192 patients consécutifs [âge médian 10<!--> <!-->ans (0-78), sex ratio M/F 1,5]. Une forte prévalence (26 %) était observée pour les IgE Alt a 1, marqueur de sensibilisation primaire à A. alternata. Les prévalences étaient beaucoup plus faibles, 3 % ou moins, pour les autres allergènes. La SF variait selon l’âge, avec une prédominance des allergènes marqueurs Alt a 1 (28 %) et Cla h 8 (2 %) dans le groupe pédiatrique (0–17<!--> <!-->ans). Chez les adultes, la plus forte prévalence était observée pour les molécules à réactivité croisée, Asp f 3 et Asp f 6 (13 %), le plus souvent sans allergène marqueur retrouvé (Asp f 1 chez seulement 4 % des 18–40<!--> <!-->ans). La prévalence de la SF montre une tendance plus élevée dans cette population champenoise que dans une population similaire du Sud de la France (32 vs 26 %).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Nous rapportons une SF plus fréquente en CA que dans le Sud de la France. Le pic de sensibilisation pédiatrique à A. alternata se confirme. A l’inverse, dans la population champenoise adulte, la prévalence soutenue de la SF est due à des allergènes à réactivité croisée, suggérant des particularités potentiellement associées à l’exposome local en lien avec la viticulture. Cette étude jette les bases d’une exploration moléculaire orientée par l’exposome pour une amélioration de la prévention et de la prise en charge de la SF.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104271"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143682714","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}