Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.hansur.2025.102360
Pascal Ledoux , Bruno Lussiez
Les prothèses trapézo-métacarpiennes à double mobilité se sont imposées depuis une dizaine d’années. Nous rapportons les résultats à long terme d’une série prospective de 102 prothèses trapézo-métacarpiennes avec un recul de 8 à 10 ans. Les patients ont été évalués cliniquement (douleur, mobilité, force, DASH) et radiologiquement avec une attention particulière à l’évaluation de l’usure du noyau en polyéthylène par mesure du centrage du col dans la cupule. Nous avons revu 81 prothèses posées sur 71 patients (10 cas bilatéraux) avec un recul moyen de 104 mois. Sept prothèses ont nécessité une reprise avec remplacement partiel de l’implant, deux patients ont nécessité une reprise pour calcifications péri-prothétiques douloureuses limitant la mobilité. Quatorze patients ont été perdus de vue. Les résultats cliniques sont bons : douleur 0,4 (0–7), opposition 7,46 (7–10), abduction 44,6° (30–60), antépulsion : 47,1° (35–55), rétropulsion 7,8° (0–10), Q DASH : 18,7 (11–35). Rapport M1/M2 : 0,74. Hyperextension MP : 4° (0–25). Les complications mineures sont classiques : 7 tendinites de De Quervain post opératoire (5 infiltrations, 2 opérées) et 3 pouces à ressaut infiltrés. Il n’y a pas eu de fracture du trapèze, d’algodystrophie ni de paresthésie radiale. Nous avons recensé 12 calcifications ectopiques mineures et 5 calcifications importantes dont les deux ayant nécessité une reprise pour douleurs et perte de mobilité, avec un bon résultat final. Radiologiquement nous relevons 20 ostéolyses mineures (7 cupules et 13 tiges) et 2 moyennes (1 cupule et 1 tige), toutes asymptomatiques. Pour 62 dossiers radiologiques nous avons pu évaluer l’usure du polyéthylène de manière précise. Sur les clichés de profil nous notons quatre usures complètes du noyau en polyéthylène, une usure sévère (> 1 mm) dans 3 cas et une usure modérée (< 1 mm) dans 3 cas. L’usure est systématiquement externe (dorsale). Les clichés de face montrent une usure légère dans 55 cas, répartie de façon équivalente en interne ou en externe. Cette étude confirment les bons résultats cliniques à long terme des prothèses trapézo-métacarpiennes toujours en place. Malheureusement le taux de reprises lié à des problèmes de cupule et d’usure et de déformation du polyéthylène sont importants (7 %). Pour les implants toujours en place, le taux d’usure complète ou sévère du polyéthylène (11 %) est prédictif d’un taux de reprises important à brève échéance. Le taux de complications liées au noyau en polyéthylène est préoccupant. Un suivi radiologique attentif et rigoureux de l’épaisseur de polyéthylène s’impose.
{"title":"Résultats d’une série prospective de 102 prothèses TOUCH avec un recul de 8 à 10 ans","authors":"Pascal Ledoux , Bruno Lussiez","doi":"10.1016/j.hansur.2025.102360","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2025.102360","url":null,"abstract":"<div><div>Les prothèses trapézo-métacarpiennes à double mobilité se sont imposées depuis une dizaine d’années. Nous rapportons les résultats à long terme d’une série prospective de 102 prothèses trapézo-métacarpiennes avec un recul de 8 à 10 ans. Les patients ont été évalués cliniquement (douleur, mobilité, force, DASH) et radiologiquement avec une attention particulière à l’évaluation de l’usure du noyau en polyéthylène par mesure du centrage du col dans la cupule. Nous avons revu 81 prothèses posées sur 71 patients (10 cas bilatéraux) avec un recul moyen de 104 mois. Sept prothèses ont nécessité une reprise avec remplacement partiel de l’implant, deux patients ont nécessité une reprise pour calcifications péri-prothétiques douloureuses limitant la mobilité. Quatorze patients ont été perdus de vue. Les résultats cliniques sont bons : douleur 0,4 (0–7), opposition 7,46 (7–10), abduction 44,6° (30–60), antépulsion : 47,1° (35–55), rétropulsion 7,8° (0–10), Q DASH : 18,7 (11–35). Rapport M1/M2 : 0,74. Hyperextension MP : 4° (0–25). Les complications mineures sont classiques : 7 tendinites de De Quervain post opératoire (5 infiltrations, 2 opérées) et 3 pouces à ressaut infiltrés. Il n’y a pas eu de fracture du trapèze, d’algodystrophie ni de paresthésie radiale. Nous avons recensé 12 calcifications ectopiques mineures et 5 calcifications importantes dont les deux ayant nécessité une reprise pour douleurs et perte de mobilité, avec un bon résultat final. Radiologiquement nous relevons 20 ostéolyses mineures (7 cupules et 13 tiges) et 2 moyennes (1 cupule et 1 tige), toutes asymptomatiques. Pour 62 dossiers radiologiques nous avons pu évaluer l’usure du polyéthylène de manière précise. Sur les clichés de profil nous notons quatre usures complètes du noyau en polyéthylène, une usure sévère (><!--> <!-->1<!--> <!-->mm) dans 3 cas et une usure modérée (<<!--> <!-->1<!--> <!-->mm) dans 3 cas. L’usure est systématiquement externe (dorsale). Les clichés de face montrent une usure légère dans 55 cas, répartie de façon équivalente en interne ou en externe. Cette étude confirment les bons résultats cliniques à long terme des prothèses trapézo-métacarpiennes toujours en place. Malheureusement le taux de reprises lié à des problèmes de cupule et d’usure et de déformation du polyéthylène sont importants (7 %). Pour les implants toujours en place, le taux d’usure complète ou sévère du polyéthylène (11 %) est prédictif d’un taux de reprises important à brève échéance. Le taux de complications liées au noyau en polyéthylène est préoccupant. Un suivi radiologique attentif et rigoureux de l’épaisseur de polyéthylène s’impose.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"44 6","pages":"Article 102360"},"PeriodicalIF":1.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145694802","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
<div><div>Il existe de multiples modèles de plaques extra-distales de radius, très différents en termes de design. Notre objectif était de déterminer le modèle le moins débordant de la ligne de partage des eaux (watershed line) en avant comme en distalité, et le plus proche de l’articulation. Nous avons comparé les caractéristiques de positionnement de cinq plaques extra-distales : Medartis FPL®, Medartis Babyfoot®, Synthes LCP Volar-Rim®, Newclip Technics Volar-Rim® et Stryker Volar-Rim®. Chaque modèle de plaque a été synthésé sur les modèles imprimés 3D de dix radius natifs issus de dix patients sans antécédent traumatique. Pour chaque modèle synthésé, un scanner a permis de mesurer le débord antérieur à la watershed line, la distance à l’articulation et l’indice de Soong dans trois zones du radius (radiale, intermédiaire et ulnaire). Le débord antérieur des plaques Medartis FPL® et Medartis Babyfoot® était moins important que celui des plaques Synthes® (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01), Newclip Technics® (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) et Stryker® (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01 et <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03). La plaque Stryker® se positionnait plus distalement que la plaque Synthes® : respectivement 0,8 et 2,3<!--> <!-->mm (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04). Cette dernière était plus distale que la Newclip Technics® (4,6<!--> <!-->mm, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01), elle-même plus distale que la Medartis Babyfoot® (6,1<!--> <!-->mm, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01), elle aussi plus distale que la Medartis FPL® (11<!--> <!-->mm, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,05). L’indice de Soong moyen quant à lui était plus élevé avec la plaque Synthes® qu’avec la plaque Newclip Technics® (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01), celle-ci présentant un indice supérieur à celui de la Medartis Babyfoot® (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01) et de la Medartis FPL® (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01). L’implant Stryker® présentait un indice plus élevé que celui de la Newclip Technics ® (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01), la Medartis Babyfoot® (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) et la Médartis FPL® (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) en zone radiale. Aucune vis ne débordait en intra-articulaire. La plaque Medartis FPL® pourrait limiter le conflit tendineux avec une hauteur de débord et un indice de Soong parmi les moins élevés mais son éloignement à l’articulation pourrait réduire sa capacité à stabiliser des fractures très distales. À l’inverse, les plaques Synthes®, Newclip Technics ® et Stryker® assurent un bon ancrage distal mais avec un risque probable tendineux accru. La plaque Medartis Babyfoot® semble plus intermédiaire. Le positionnement des plaques extra-distales de radius fait le compromis entre sécurité pour les tendons fléchisseurs et efficacité de la fixation des fragments distaux. Le choix de la plaque doit être adapté à la morphologie du patient et au type de fracture. La conception future des implants pourrait bénéfici
有许多型号的半径外板,在设计方面非常不同。我们的目标是确定最不溢出的模型在前面和距离的分水岭线,以及最接近关节。我们比较了5种远距板的定位特性:Medartis FPL®、Medartis Babyfoot®、Synthes LCP Volar-Rim®、Newclip Technics Volar-Rim®和Stryker Volar-Rim®。每个斑块模型都是由10名没有创伤史的患者的10个本体半径的3D打印模型合成的。对于每个合成模型,扫描仪测量了三个半径区域(径向、中间和尺骨)的分水岭前溢流、到关节的距离和Soong指数。Medartis FPL®和Medartis Babyfoot®板的前流量低于Synthes®(0.01)、Newclip Technics®(0.01)和Stryker®(0.01和0.03)板的前流量。Stryker®板与Synthes®板的距离分别为0.8 mm和2.3 mm (p = 0.04)。后者比Newclip Technics®(4.6 mm, p = 0.01)远,比Medartis Babyfoot®(6.1 mm, p = 0.01)远,也比Medartis FPL®(11 mm, p = 0.05)远。Synthes®的平均Soong指数高于Newclip Technics®(p = 0.01),后者的指数高于Medartis Babyfoot®(p = 0.01)和Medartis FPL®(p < 0.01)。在径向区域,Stryker®植入物的指数高于Newclip Technics®(0.01)、Medartis Babyfoot®(0.01)和Medartis FPL®(0.01)。关节内没有螺钉溢出。Medartis FPL®板可以限制肌腱冲突,其溢洪道高度和Soong指数是最低的,但其远离关节的距离可能会降低其稳定非常远的骨折的能力。相反,Synthes®,Newclip Technics®和Stryker®板提供良好的远端锚定,但可能增加肌腱风险。Medartis Babyfoot®板看起来更中间。径向远端板的定位在弯曲肌腱的安全性和远端碎片的有效固定之间做出了妥协。钢板的选择必须与患者的形态和骨折类型相适应。未来的植入物设计可能受益于模块化或定制的方法。
{"title":"Plaques extra-distales du radius : quel modèle choisir ? Une étude anatomique comparant différents implants","authors":"Alexis Motel, Julie Deyrat, Alain Sautet, Adeline Cambon","doi":"10.1016/j.hansur.2025.102317","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2025.102317","url":null,"abstract":"<div><div>Il existe de multiples modèles de plaques extra-distales de radius, très différents en termes de design. Notre objectif était de déterminer le modèle le moins débordant de la ligne de partage des eaux (watershed line) en avant comme en distalité, et le plus proche de l’articulation. Nous avons comparé les caractéristiques de positionnement de cinq plaques extra-distales : Medartis FPL®, Medartis Babyfoot®, Synthes LCP Volar-Rim®, Newclip Technics Volar-Rim® et Stryker Volar-Rim®. Chaque modèle de plaque a été synthésé sur les modèles imprimés 3D de dix radius natifs issus de dix patients sans antécédent traumatique. Pour chaque modèle synthésé, un scanner a permis de mesurer le débord antérieur à la watershed line, la distance à l’articulation et l’indice de Soong dans trois zones du radius (radiale, intermédiaire et ulnaire). Le débord antérieur des plaques Medartis FPL® et Medartis Babyfoot® était moins important que celui des plaques Synthes® (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01), Newclip Technics® (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) et Stryker® (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01 et <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03). La plaque Stryker® se positionnait plus distalement que la plaque Synthes® : respectivement 0,8 et 2,3<!--> <!-->mm (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04). Cette dernière était plus distale que la Newclip Technics® (4,6<!--> <!-->mm, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01), elle-même plus distale que la Medartis Babyfoot® (6,1<!--> <!-->mm, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01), elle aussi plus distale que la Medartis FPL® (11<!--> <!-->mm, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,05). L’indice de Soong moyen quant à lui était plus élevé avec la plaque Synthes® qu’avec la plaque Newclip Technics® (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01), celle-ci présentant un indice supérieur à celui de la Medartis Babyfoot® (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01) et de la Medartis FPL® (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01). L’implant Stryker® présentait un indice plus élevé que celui de la Newclip Technics ® (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01), la Medartis Babyfoot® (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) et la Médartis FPL® (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) en zone radiale. Aucune vis ne débordait en intra-articulaire. La plaque Medartis FPL® pourrait limiter le conflit tendineux avec une hauteur de débord et un indice de Soong parmi les moins élevés mais son éloignement à l’articulation pourrait réduire sa capacité à stabiliser des fractures très distales. À l’inverse, les plaques Synthes®, Newclip Technics ® et Stryker® assurent un bon ancrage distal mais avec un risque probable tendineux accru. La plaque Medartis Babyfoot® semble plus intermédiaire. Le positionnement des plaques extra-distales de radius fait le compromis entre sécurité pour les tendons fléchisseurs et efficacité de la fixation des fragments distaux. Le choix de la plaque doit être adapté à la morphologie du patient et au type de fracture. La conception future des implants pourrait bénéfici","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"44 6","pages":"Article 102317"},"PeriodicalIF":1.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145694720","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.hansur.2025.102361
Eduardo Vallejo-Aparicio, Alberto Sanz-Arranz, Beatriz Palmero-Sánchez, Aritz Murueta-Ramos, Ana Alonso-Martinez, Mercier-Rodriguez Nicole
<div><div>Trapeziometacarpal osteoarthritis commonly affects postmenopausal women, impairing thumb function significantly. Surgical management includes trapeziectomy and arthroplasty, with the MAÏA prosthesis providing improved biomechanics and functional recovery. Nevertheless, complications such as persistent pain, dislocation, malalignment, and aseptic loosening remain relevant. This study reviews recent literature on MAÏA prosthesis complications and compares findings with a clinical series of 86 patients treated using Wide Awake Local Anesthesia No Tourniquet (WALANT). We systematically reviewed literature from 2018 to 2024 in PubMed and specialized journals addressing MAÏA prosthesis outcomes and complications. Additionally, we retrospectively analyzed 86 consecutive patients undergoing dual-mobility MAÏA trapeziometacarpal arthroplasty under WALANT anesthesia with a postoperative follow-up of one year. Surgical technique included capsulotomy in “T,” osteotomy of the metacarpal base, preparation of the trapezium, placement of the cup and stem, and reabsorbable suture loop interposition to facilitate capsular anchoring. Clinical parameters were evaluated (QuickDASH, VAS, pinch strength, Kapandji score, patient satisfaction, and time to return to work) as well as complications (persistent pain, paresthesia, dislocation, loosening, infection, fracture, tenosynovitis). Literature reported complication rates between 30–36%, predominantly involving persistent pain (∼4%), dislocation (∼5–10%), aseptic loosening (2–3%), De Quervain tendinitis (∼5–15%), and paresthesias (∼5%). Our series showed favorable outcomes : QuickDASH averaged 15.8, pinch strength 5.2 kgf, minimal residual pain (VAS 2/10), Kapandji score 9.3, high satisfaction (>90%), and return to work within 6 weeks. Complications included persistent pain (7,6%), subluxation without complete dislocation (1.2%), tendinitis (5.8%), and transient radial nerve dorsal branches paresthesias (4.7%) and one cupule loosening episode. The surgical revision rate was 10.5%. Our series demonstrated functional outcomes and complication rates that are comparable to those reported in the literature, likely due to meticulous surgical technique and WALANT anesthesia allowing intraoperative adjustments. Surgical technique and correct orientation of the cup are critical to reducing major complications. We indicate the prosthesis for trapeziometacarpal osteoarthritis stages II-III after conservative treatment failure, excluding stage IV and heavy manual laborers. Persistent pain was primarily associated with inadequate trapezial resection, particularly the ulnar osteophyte. Minor complications were effectively managed conservatively. WALANT enabled dynamic intraoperative evaluation, reducing dislocation risks. The MAÏA prosthesis, when properly implanted, offers excellent short-term functional results with manageable complication rates. WALANT anesthesia facilitates intraoperative stability adjustments, furt
{"title":"Complications et résultats cliniques de la prothèse MAÏA à double mobilité pour l’arthrose trapézo-métacarpienne sous anesthésie WALANT : revue de la littérature et série de 86 cas","authors":"Eduardo Vallejo-Aparicio, Alberto Sanz-Arranz, Beatriz Palmero-Sánchez, Aritz Murueta-Ramos, Ana Alonso-Martinez, Mercier-Rodriguez Nicole","doi":"10.1016/j.hansur.2025.102361","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2025.102361","url":null,"abstract":"<div><div>Trapeziometacarpal osteoarthritis commonly affects postmenopausal women, impairing thumb function significantly. Surgical management includes trapeziectomy and arthroplasty, with the MAÏA prosthesis providing improved biomechanics and functional recovery. Nevertheless, complications such as persistent pain, dislocation, malalignment, and aseptic loosening remain relevant. This study reviews recent literature on MAÏA prosthesis complications and compares findings with a clinical series of 86 patients treated using Wide Awake Local Anesthesia No Tourniquet (WALANT). We systematically reviewed literature from 2018 to 2024 in PubMed and specialized journals addressing MAÏA prosthesis outcomes and complications. Additionally, we retrospectively analyzed 86 consecutive patients undergoing dual-mobility MAÏA trapeziometacarpal arthroplasty under WALANT anesthesia with a postoperative follow-up of one year. Surgical technique included capsulotomy in “T,” osteotomy of the metacarpal base, preparation of the trapezium, placement of the cup and stem, and reabsorbable suture loop interposition to facilitate capsular anchoring. Clinical parameters were evaluated (QuickDASH, VAS, pinch strength, Kapandji score, patient satisfaction, and time to return to work) as well as complications (persistent pain, paresthesia, dislocation, loosening, infection, fracture, tenosynovitis). Literature reported complication rates between 30–36%, predominantly involving persistent pain (∼4%), dislocation (∼5–10%), aseptic loosening (2–3%), De Quervain tendinitis (∼5–15%), and paresthesias (∼5%). Our series showed favorable outcomes : QuickDASH averaged 15.8, pinch strength 5.2 kgf, minimal residual pain (VAS 2/10), Kapandji score 9.3, high satisfaction (>90%), and return to work within 6 weeks. Complications included persistent pain (7,6%), subluxation without complete dislocation (1.2%), tendinitis (5.8%), and transient radial nerve dorsal branches paresthesias (4.7%) and one cupule loosening episode. The surgical revision rate was 10.5%. Our series demonstrated functional outcomes and complication rates that are comparable to those reported in the literature, likely due to meticulous surgical technique and WALANT anesthesia allowing intraoperative adjustments. Surgical technique and correct orientation of the cup are critical to reducing major complications. We indicate the prosthesis for trapeziometacarpal osteoarthritis stages II-III after conservative treatment failure, excluding stage IV and heavy manual laborers. Persistent pain was primarily associated with inadequate trapezial resection, particularly the ulnar osteophyte. Minor complications were effectively managed conservatively. WALANT enabled dynamic intraoperative evaluation, reducing dislocation risks. The MAÏA prosthesis, when properly implanted, offers excellent short-term functional results with manageable complication rates. WALANT anesthesia facilitates intraoperative stability adjustments, furt","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"44 6","pages":"Article 102361"},"PeriodicalIF":1.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145694804","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.hansur.2025.102367
Quentin Maury , Gabriela Hossu , Alain Blum , François Dap , Pedro Augusto Gondim Teixeira , Lionel Athlani
La réductibilité du scaphoïde est une condition nécessaire à la réalisation d’une ligamentoplastie chez les patients atteints d’instabilité scapholunaire (ISL). Un scaphoïde réductible se reverticalise en inclinaison ulnaire de poignet. Cependant, aucun moyen ne permet de quantifier la force nécessaire à la reverticalisation du scaphoïde et à la correction de l’instabilité. La Mayo Clinic a décrit l’angle intrascaphoïdien antéropostérieur (APISA) pour mesurer l’angulation d’un cal vicieux du scaphoïde sur radiographies standards. Le scanner quatre-dimensions a démontré sa fiabilité d’analyse des mouvements des os du carpe. Le but de notre étude était d’évaluer l’utilité et la fiabilité de la mesure de la variation de l’APISA sur radiographies en inclinaisons radiale et ulnaire et de la mesure de l’angle radioscaphoïdien (RSA) sur scanner dynamique pour quantifier la reverticalisation du scaphoïde, et leur contribution à identifier les scaphoïdes non réductibles. Nous avons réalisé une étude prospective incluant 150 patients suspects d’ISL. Nous les avons classés en trois groupes selon les mesures radiographiques du gap scapholunaire et la condition du ligament scapholunaire à l’arthroscanner : « instabilités dynamiques », « instabilités statiques » et « sans instabilité ». Nous avons mesuré indépendamment la variation de l’APISA entre les radiographies en inclinaison radiale et en inclinaison ulnaire, et la différence entre les mesures maximales et minimales du RSA au scanner quatre-dimensions. Les variations de l’APISA et du RSA étaient significativement réduites dans le groupe « instabilités statiques » comparativement au groupe « sans instabilité » (réduction de 35 %, p < 0,01). Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes « instabilités dynamiques » et « sans instabilité ». APISA ≤ 9° et RSA ≤ 14° distinguent un scaphoïde peu réductible ; APISA ≤ 6° et RSA ≤ 9° un scaphoïde non réductible. Dix neuf pour cent des patients instables avaient un scaphoïde peu réductible, 15 % un scaphoïde non réductible. Les deux méthodes montrent une diminution moyenne semblable de 35 % de la reverticalisation du scaphoïde dans les ISL statiques comparativement aux instabilités dynamiques et à l’absence d’instabilité. Nous observons 15 % de scaphoïdes non réductibles, appartenant tous au stade statique de l’ISL. Ce résultat est cohérent avec les 15 % d’apparition d’arthrose SLAC suivant une ligamentoplastie, patients pour lesquels des stratégies palliatives devraient être privilégiées. La mesure de la variation de l’APISA et du RSA permet une évaluation quantitative de la reverticalisation du scaphoïde et contribue à identifier les scaphoïdes non réductibles au stade d’ISL statique.
{"title":"Évaluation de la reverticalisation du scaphoïde dans l’instabilité scapholunaire chronique : une analyse radiographique et en scanner quatre-dimensions","authors":"Quentin Maury , Gabriela Hossu , Alain Blum , François Dap , Pedro Augusto Gondim Teixeira , Lionel Athlani","doi":"10.1016/j.hansur.2025.102367","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2025.102367","url":null,"abstract":"<div><div>La réductibilité du scaphoïde est une condition nécessaire à la réalisation d’une ligamentoplastie chez les patients atteints d’instabilité scapholunaire (ISL). Un scaphoïde réductible se reverticalise en inclinaison ulnaire de poignet. Cependant, aucun moyen ne permet de quantifier la force nécessaire à la reverticalisation du scaphoïde et à la correction de l’instabilité. La Mayo Clinic a décrit l’angle intrascaphoïdien antéropostérieur (APISA) pour mesurer l’angulation d’un cal vicieux du scaphoïde sur radiographies standards. Le scanner quatre-dimensions a démontré sa fiabilité d’analyse des mouvements des os du carpe. Le but de notre étude était d’évaluer l’utilité et la fiabilité de la mesure de la variation de l’APISA sur radiographies en inclinaisons radiale et ulnaire et de la mesure de l’angle radioscaphoïdien (RSA) sur scanner dynamique pour quantifier la reverticalisation du scaphoïde, et leur contribution à identifier les scaphoïdes non réductibles. Nous avons réalisé une étude prospective incluant 150 patients suspects d’ISL. Nous les avons classés en trois groupes selon les mesures radiographiques du gap scapholunaire et la condition du ligament scapholunaire à l’arthroscanner : « instabilités dynamiques », « instabilités statiques » et « sans instabilité ». Nous avons mesuré indépendamment la variation de l’APISA entre les radiographies en inclinaison radiale et en inclinaison ulnaire, et la différence entre les mesures maximales et minimales du RSA au scanner quatre-dimensions. Les variations de l’APISA et du RSA étaient significativement réduites dans le groupe « instabilités statiques » comparativement au groupe « sans instabilité » (réduction de 35 %, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01). Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes « instabilités dynamiques » et « sans instabilité ». APISA ≤<!--> <!-->9° et RSA ≤<!--> <!-->14° distinguent un scaphoïde peu réductible ; APISA ≤<!--> <!-->6° et RSA ≤<!--> <!-->9° un scaphoïde non réductible. Dix neuf pour cent des patients instables avaient un scaphoïde peu réductible, 15 % un scaphoïde non réductible. Les deux méthodes montrent une diminution moyenne semblable de 35 % de la reverticalisation du scaphoïde dans les ISL statiques comparativement aux instabilités dynamiques et à l’absence d’instabilité. Nous observons 15 % de scaphoïdes non réductibles, appartenant tous au stade statique de l’ISL. Ce résultat est cohérent avec les 15 % d’apparition d’arthrose SLAC suivant une ligamentoplastie, patients pour lesquels des stratégies palliatives devraient être privilégiées. La mesure de la variation de l’APISA et du RSA permet une évaluation quantitative de la reverticalisation du scaphoïde et contribue à identifier les scaphoïdes non réductibles au stade d’ISL statique.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"44 6","pages":"Article 102367"},"PeriodicalIF":1.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145694939","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.hansur.2025.102365
Elie Toledano
Le traitement de l’arthrose de la main fait souvent appel à différentes injections intra articulaires. Les micro réinjections de graisse ont fait la preuve de leur capacité régénératives dans de nombreux domaines (cutané, neurologique etc.). Cette présentation a pour but de montrer les résultats de notre expérience avec les micro réinjections de graisse dans l’arthrose du poignet et du pouce. Il s’agit d’une étude rétrospective. La série comporte 14 patients traités pour de l’arthrose par greffe de graisse entre 2021 et 2025. Dans 7 cas il s’agit d’une arthrose radio carpienne. Les 7 autres concernent des rhizarthroses. Il n’y a qu’un opérateur. Les interventions sont faites au bloc opératoire sous anesthésie loco régionale. La graisse est prélevée en péri ombilical en utilisant la technique de Coleman modifiée par Magalon. Elle est réinjectée sous contrôle scopique après centrifugation douce. En post opératoire le port d’une orthèse amovible est recommandé pour un mois. Les travaux de force sont exclus pendant un mois. L’arrêt de travail dépend de l’activité professionnelle. Le suivi est en moyenne de 15 mois avec des extrêmes allant de 6 à 36 mois. IL est clinique et téléphonique. Aucune infection ni intolérance au site d’injection. L’hématome sous cutané abdominal est constant provoquant un inconfort pendant une dizaine de jours. Pour l’arthrose radio carpienne, la baisse de la douleur est constante, de 60 %. La mobilité est améliorée de 70 %. Le retour aux activités antérieures est constant. Pour la rhizarthrose, la baisse de la douleur est inconstante. Seuls 4 patients voient leur douleur diminuer de 20 %, la mobilité s’améliorer de 57 % et la fonction de 30 %. La série est courte et nécessite d’être poursuivie. Il s’agit d’un retour d’expérience. Le recul moyen de 15 mois montre une pérennité des résultats supérieure aux infiltrations de cortisone. Les travaux de Khouri, Mayoli and al., Weppe, avaient déjà démontré la faisabilité de la technique. Ce que notre étude confirme. Le micro fat grafting préserve les cellules graisseuses, à l’inverse du nanofat grafting. Ceci nous semble un garant de la pérennité du résultat. La micro réinjection de graisse apparaît être une technique sûre et fiable. Elle donne de bons résultats dans l’arthrose radio carpienne. Ils sont plus mitigés pour la rhizarthrose. Cette technique devrait, dans les prochaines années, intégrer l’arsenal thérapeutique du chirurgien de la main.
{"title":"Micro greffe de graisse dans l’arthrose du poignet et du pouce","authors":"Elie Toledano","doi":"10.1016/j.hansur.2025.102365","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2025.102365","url":null,"abstract":"<div><div>Le traitement de l’arthrose de la main fait souvent appel à différentes injections intra articulaires. Les micro réinjections de graisse ont fait la preuve de leur capacité régénératives dans de nombreux domaines (cutané, neurologique etc.). Cette présentation a pour but de montrer les résultats de notre expérience avec les micro réinjections de graisse dans l’arthrose du poignet et du pouce. Il s’agit d’une étude rétrospective. La série comporte 14 patients traités pour de l’arthrose par greffe de graisse entre 2021 et 2025. Dans 7 cas il s’agit d’une arthrose radio carpienne. Les 7 autres concernent des rhizarthroses. Il n’y a qu’un opérateur. Les interventions sont faites au bloc opératoire sous anesthésie loco régionale. La graisse est prélevée en péri ombilical en utilisant la technique de Coleman modifiée par Magalon. Elle est réinjectée sous contrôle scopique après centrifugation douce. En post opératoire le port d’une orthèse amovible est recommandé pour un mois. Les travaux de force sont exclus pendant un mois. L’arrêt de travail dépend de l’activité professionnelle. Le suivi est en moyenne de 15 mois avec des extrêmes allant de 6 à 36 mois. IL est clinique et téléphonique. Aucune infection ni intolérance au site d’injection. L’hématome sous cutané abdominal est constant provoquant un inconfort pendant une dizaine de jours. Pour l’arthrose radio carpienne, la baisse de la douleur est constante, de 60 %. La mobilité est améliorée de 70 %. Le retour aux activités antérieures est constant. Pour la rhizarthrose, la baisse de la douleur est inconstante. Seuls 4 patients voient leur douleur diminuer de 20 %, la mobilité s’améliorer de 57 % et la fonction de 30 %. La série est courte et nécessite d’être poursuivie. Il s’agit d’un retour d’expérience. Le recul moyen de 15 mois montre une pérennité des résultats supérieure aux infiltrations de cortisone. Les travaux de Khouri, Mayoli and al., Weppe, avaient déjà démontré la faisabilité de la technique. Ce que notre étude confirme. Le micro fat grafting préserve les cellules graisseuses, à l’inverse du nanofat grafting. Ceci nous semble un garant de la pérennité du résultat. La micro réinjection de graisse apparaît être une technique sûre et fiable. Elle donne de bons résultats dans l’arthrose radio carpienne. Ils sont plus mitigés pour la rhizarthrose. Cette technique devrait, dans les prochaines années, intégrer l’arsenal thérapeutique du chirurgien de la main.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"44 6","pages":"Article 102365"},"PeriodicalIF":1.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145694940","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.hansur.2025.102529
Bruno Cesar Silva de Jesus, Gustavo Santiago de Lima Figueiredo, Luis Renato Nakachima, Fábio Augusto Caporrino
Purpose
Total brachial plexus injury leads to profound functional impairment, preventing patients from performing activities of daily living and returning to work. Intercostal nerve transfer to the musculocutaneous nerve remains a well-established reconstructive option, with recent modifications aiming to enhance outcomes. This study aimed to evaluate biceps brachii strength recovery in patients who underwent direct transfer of two intercostal nerves to the biceps motor branch for the treatment of total brachial plexus injuries.
Methods
We retrospectively reviewed 24 patients who underwent double intercostal nerve transfer at a specialized hand surgery center. Variables analyzed included biceps strength (graded by the British Medical Research Council scale), patient age, interval between injury and surgery, functional performance using the Disabilities of the Arm, Shoulder, and Hand (DASH) questionnaire, pain assessed by the Visual Analog Scale (VAS), and tobacco use.
Results
Elbow flexion strength of ≥ M3 was achieved in 12 patients (50%), including 9 (37.5%) who reached M4. The mean time from injury to surgery was 7 months, and the mean follow-up period was 7 years. The average DASH score was 39 points, while mean pain scores were 3.6 at rest and 7.0 during exertion or at worst. Neither younger age nor shorter delay to surgery were significantly associated with improved postoperative strength. Additionally, patients who achieved ≥ M3 strength did not show superior functional outcomes on the DASH questionnaire compared to those without elbow flexion recovery.
Conclusions
Direct transfer of two intercostal nerves to the biceps motor branch restored elbow flexion with at least M3 strength in half of the patients with total brachial plexus injuries. Functional recovery, however, did not necessarily correlate with overall upper-limb performance.
{"title":"Double intercostal nerve transfer to the biceps for complete brachial plexus injuries","authors":"Bruno Cesar Silva de Jesus, Gustavo Santiago de Lima Figueiredo, Luis Renato Nakachima, Fábio Augusto Caporrino","doi":"10.1016/j.hansur.2025.102529","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2025.102529","url":null,"abstract":"<div><h3>Purpose</h3><div>Total brachial plexus injury leads to profound functional impairment, preventing patients from performing activities of daily living and returning to work. Intercostal nerve transfer to the musculocutaneous nerve remains a well-established reconstructive option, with recent modifications aiming to enhance outcomes. This study aimed to evaluate biceps brachii strength recovery in patients who underwent direct transfer of two intercostal nerves to the biceps motor branch for the treatment of total brachial plexus injuries.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>We retrospectively reviewed 24 patients who underwent double intercostal nerve transfer at a specialized hand surgery center. Variables analyzed included biceps strength (graded by the British Medical Research Council scale), patient age, interval between injury and surgery, functional performance using the Disabilities of the Arm, Shoulder, and Hand (DASH) questionnaire, pain assessed by the Visual Analog Scale (VAS), and tobacco use.</div></div><div><h3>Results</h3><div>Elbow flexion strength of ≥ M3 was achieved in 12 patients (50%), including 9 (37.5%) who reached M4. The mean time from injury to surgery was 7 months, and the mean follow-up period was 7 years. The average DASH score was 39 points, while mean pain scores were 3.6 at rest and 7.0 during exertion or at worst. Neither younger age nor shorter delay to surgery were significantly associated with improved postoperative strength. Additionally, patients who achieved ≥ M3 strength did not show superior functional outcomes on the DASH questionnaire compared to those without elbow flexion recovery.</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>Direct transfer of two intercostal nerves to the biceps motor branch restored elbow flexion with at least M3 strength in half of the patients with total brachial plexus injuries. Functional recovery, however, did not necessarily correlate with overall upper-limb performance.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"44 6","pages":"Article 102529"},"PeriodicalIF":1.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145694459","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.hansur.2025.102385
Adriano Toffoli, Benjamin Degeorge, Jacques Teissier
En Europe, on observe un recours croissant à la prothèse trapézo-métacarpienne dans le traitement de la rhizarthrose symptomatique et douloureuse. Cette tendance, conjuguée à l’incidence en constante augmentation de cette pathologie en lien avec le vieillissement et à l’abaissement de l’âge moyen de la première chirurgie fait redouter un taux important de reprises chirurgicales dans les années à venir.
On sait à présent que la faillite mécanique du trapèze par descellement et/ou instabilité est la principale cause de révision.
Si la trapézectomie reste le Gold Standard en particulier dans les cas de destruction osseuse, il est possible, si le stock osseux trapézien est conservé de reprendre simplement une prothèse trapézo-métacarpienne par un changement de cupule de même taille ou de diamètre supérieur.
Nous proposons ici une illustration par une courte vidéo chirurgicale.
La reprise chirurgicale d’une cupule trapézométacarpienne par une autre cupule de taille supérieure est une option thérapeutique fiable.
{"title":"Comment je reprends simplement une prothèse trapézo-métacarpienne pour instabilité secondaire à une usure du polyethylène ? Changement d’une cupule simple mobilité par une double mobilité","authors":"Adriano Toffoli, Benjamin Degeorge, Jacques Teissier","doi":"10.1016/j.hansur.2025.102385","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2025.102385","url":null,"abstract":"<div><div>En Europe, on observe un recours croissant à la prothèse trapézo-métacarpienne dans le traitement de la rhizarthrose symptomatique et douloureuse. Cette tendance, conjuguée à l’incidence en constante augmentation de cette pathologie en lien avec le vieillissement et à l’abaissement de l’âge moyen de la première chirurgie fait redouter un taux important de reprises chirurgicales dans les années à venir.</div><div>On sait à présent que la faillite mécanique du trapèze par descellement et/ou instabilité est la principale cause de révision.</div><div>Si la trapézectomie reste le Gold Standard en particulier dans les cas de destruction osseuse, il est possible, si le stock osseux trapézien est conservé de reprendre simplement une prothèse trapézo-métacarpienne par un changement de cupule de même taille ou de diamètre supérieur.</div><div>Nous proposons ici une illustration par une courte vidéo chirurgicale.</div><div>La reprise chirurgicale d’une cupule trapézométacarpienne par une autre cupule de taille supérieure est une option thérapeutique fiable.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"44 6","pages":"Article 102385"},"PeriodicalIF":1.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145694622","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.hansur.2025.102332
Alexandre Cerlier , Valentin Massin
La chirurgie du canal carpien est le syndrome canalaire le plus fréquent dans le monde. Cette intervention concerne majoritairement des patients âgés avec des comorbidités. Les traitements anticoagulants et antiagrégants sont de plus en plus fréquents dans cette population. Sa gestion peut être source de complications. L’objectif de notre étude était de déterminer si la chirurgie sous anesthésie walant sous échographie de libération du canal carpien sans arrêt de traitement anticoagulant ou antiagrégant donnait de bons résultats clinique et était associée à un taux de complications élevé. Etude monocentrique rétrospective, tous les patients opérés d’une chirurgie du canal carpien sous échographie sous anesthésie walant en office sous traitement anticoagulant ou antiagrégant. Les patients ont été revus en consultation entre J3 et J5. L’existence de complications a été notée dans le dossier clinique de même que l’évaluation de la satisfaction par le patient. Les patients ont été revus à 1 mois avec la même évaluation. 26 mains ont été opérées sous anticoagulant ou antiagrégant. Le score de satisfaction moyen à la première visite était de 61,4 % de patients très satisfaits, 23,8 % de patients satisfaits, 11,54 % de patients peu satisfaits et 3,85 % des patients non satisfaits et celle à 1 mois de 88,46 % de patients très satisfait, 7,69 % de patients satisfaits et 3,85 % de patients peu satisfait. Un hématome avec oedème de la main et raideur a nécessité une rééducation. Tous les patients ont décrit une disparition des symptômes de compression nerveuse. Aucune reprise chirurgicale n’a été nécessaire, pas de récidive de canal carpien. Huit patients (30,77 %) ont présenté une pilar pain. Le traitement par anticoagulant est de plus en plus fréquent chez les patients du fait du vieillissement de la population. Son arrêt et sa gestion periopératoire est parfois difficile. L’anesthésie WALANT peut permettre d’éviter l’arrêt de ces traitements dans certaines chirurgies peu à risque hémorragique. La prise en charge du canal carpien du fait du risque de compression nerveuse sur hématome peut faire craindre un risque spécifique. Le score de satisfaction post opératoire est excellent dans notre étude (1) hématome a été retrouvé. Les pilar pains ont été retrouvés dans 30,77 % des patients. La chirurgie du canal carpien sous échographie sous anesthésie WALANT semble être une technique sure même en cas de traitement anticoagulant ou antiagrégant.
{"title":"Chirurgie du canal carpien sous échographie et anesthésie WALANT sans arrêt de traitement anticoagulant ou antiagrégant","authors":"Alexandre Cerlier , Valentin Massin","doi":"10.1016/j.hansur.2025.102332","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2025.102332","url":null,"abstract":"<div><div>La chirurgie du canal carpien est le syndrome canalaire le plus fréquent dans le monde. Cette intervention concerne majoritairement des patients âgés avec des comorbidités. Les traitements anticoagulants et antiagrégants sont de plus en plus fréquents dans cette population. Sa gestion peut être source de complications. L’objectif de notre étude était de déterminer si la chirurgie sous anesthésie walant sous échographie de libération du canal carpien sans arrêt de traitement anticoagulant ou antiagrégant donnait de bons résultats clinique et était associée à un taux de complications élevé. Etude monocentrique rétrospective, tous les patients opérés d’une chirurgie du canal carpien sous échographie sous anesthésie walant en office sous traitement anticoagulant ou antiagrégant. Les patients ont été revus en consultation entre J3 et J5. L’existence de complications a été notée dans le dossier clinique de même que l’évaluation de la satisfaction par le patient. Les patients ont été revus à 1 mois avec la même évaluation. 26 mains ont été opérées sous anticoagulant ou antiagrégant. Le score de satisfaction moyen à la première visite était de 61,4 % de patients très satisfaits, 23,8 % de patients satisfaits, 11,54 % de patients peu satisfaits et 3,85 % des patients non satisfaits et celle à 1 mois de 88,46 % de patients très satisfait, 7,69 % de patients satisfaits et 3,85 % de patients peu satisfait. Un hématome avec oedème de la main et raideur a nécessité une rééducation. Tous les patients ont décrit une disparition des symptômes de compression nerveuse. Aucune reprise chirurgicale n’a été nécessaire, pas de récidive de canal carpien. Huit patients (30,77 %) ont présenté une pilar pain. Le traitement par anticoagulant est de plus en plus fréquent chez les patients du fait du vieillissement de la population. Son arrêt et sa gestion periopératoire est parfois difficile. L’anesthésie WALANT peut permettre d’éviter l’arrêt de ces traitements dans certaines chirurgies peu à risque hémorragique. La prise en charge du canal carpien du fait du risque de compression nerveuse sur hématome peut faire craindre un risque spécifique. Le score de satisfaction post opératoire est excellent dans notre étude (1) hématome a été retrouvé. Les pilar pains ont été retrouvés dans 30,77 % des patients. La chirurgie du canal carpien sous échographie sous anesthésie WALANT semble être une technique sure même en cas de traitement anticoagulant ou antiagrégant.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"44 6","pages":"Article 102332"},"PeriodicalIF":1.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145694627","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.hansur.2025.102341
Kursat Erdogan, Sybille Facca, Philippe Liverneaux
Un patient droitier de 29 ans a été adressé pour une instabilité douloureuse de l’articulation trapézo-métacarpienne (TPM) du pouce deux mois après un accident de course de moto. Le délai de prise en charge retardé nous a conduit à proposer une ligamentoplastie selon Brunelli, compte tenu de son jeune âge, de l’absence d’arthrose et de ses exigences fonctionnelles. L’intervention débute par une incision longitudinale centrée sur la tabatière anatomique. Une bandelette de 6 cm est prélevée sur le faisceau le plus volumineux de l’APL, en conservant son insertion sur le premier métacarpien (M1). Elle est ensuite dirigée dans un tunnel osseux parallèlement au plan de l’ongle, traversant successivement les bases de M1 et M2. Une contre-incision entre M2 et M3 permet de faire ressortir le tendon qui est fixé, non plus par simple suture au périoste comme dans la technique originale, mais à l’aide de deux ancres résorbables placées respectivement dans M1 et M2. Une immobilisation par attelle commissurale est ensuite réalisée. Après un mois d’immobilisation et deux mois sans gestes de force, le patient a repris le travail et ses activités sportives. Avec un recul d’un an, l’articulation est restée stable et indolore, permettant un excellent résultat fonctionnel. Si la ligamentoplastie selon Brunelli pour instabilité post-traumatique isolée reste une indication rare, ce cas illustre l’intérêt de rappeler cette technique, qui peut également trouver sa place dans des contextes d’arthrose précoce associée à une instabilité. La maîtrise rigoureuse des repères anatomiques et des protocoles de rééducation demeure essentielle pour garantir le succès de cette intervention.
{"title":"Ligamentoplastie selon Brunelli pour instabilité trapézo-métacarpienne post-traumatique du pouce : technique opératoire et cas clinique","authors":"Kursat Erdogan, Sybille Facca, Philippe Liverneaux","doi":"10.1016/j.hansur.2025.102341","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2025.102341","url":null,"abstract":"<div><div>Un patient droitier de 29 ans a été adressé pour une instabilité douloureuse de l’articulation trapézo-métacarpienne (TPM) du pouce deux mois après un accident de course de moto. Le délai de prise en charge retardé nous a conduit à proposer une ligamentoplastie selon Brunelli, compte tenu de son jeune âge, de l’absence d’arthrose et de ses exigences fonctionnelles. L’intervention débute par une incision longitudinale centrée sur la tabatière anatomique. Une bandelette de 6<!--> <!-->cm est prélevée sur le faisceau le plus volumineux de l’APL, en conservant son insertion sur le premier métacarpien (M1). Elle est ensuite dirigée dans un tunnel osseux parallèlement au plan de l’ongle, traversant successivement les bases de M1 et M2. Une contre-incision entre M2 et M3 permet de faire ressortir le tendon qui est fixé, non plus par simple suture au périoste comme dans la technique originale, mais à l’aide de deux ancres résorbables placées respectivement dans M1 et M2. Une immobilisation par attelle commissurale est ensuite réalisée. Après un mois d’immobilisation et deux mois sans gestes de force, le patient a repris le travail et ses activités sportives. Avec un recul d’un an, l’articulation est restée stable et indolore, permettant un excellent résultat fonctionnel. Si la ligamentoplastie selon Brunelli pour instabilité post-traumatique isolée reste une indication rare, ce cas illustre l’intérêt de rappeler cette technique, qui peut également trouver sa place dans des contextes d’arthrose précoce associée à une instabilité. La maîtrise rigoureuse des repères anatomiques et des protocoles de rééducation demeure essentielle pour garantir le succès de cette intervention.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"44 6","pages":"Article 102341"},"PeriodicalIF":1.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145694630","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.hansur.2025.102318
Kalinka Donadieu , Franck Fitoussi , Louis-Charles Castel
Les synostoses radio-ulnaires congénitales sont des malformations rares correspondant à un défaut de séparation fœtale entre extrémités proximales du radius et de l’ulna, l’avant-bras étant fixé à divers degrés de pronation ou de supination. Cette pathologie conduit à une limitation fonctionnelle variable. L’indication opératoire est posée sur la position de l’avant-bras et après bilan d’ergothérapie. Plusieurs méthodes chirurgicales ont été décrites comme l’ostéotomie dans la synostose avec ostéosynthèse par broche centromédullaire axiale et broche anti-rotatoire avec correction à main levée. Ces dernières années ont vu se développer les guides de coupes sur mesure avec modélisation numérique scanographique pour planification préopératoire. Cette étude vise à étudier la précision de la technique d’ostéotomie de dérotation avec planification numérique et guides coupe, et de comparer les résultats postopératoires à ceux des ostéotomies de dérotation avec fixation par broches sans planification. Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective incluant 16 synostoses, 4 opérées avec guide de coupe et 12 par ostéotomie et brochage. Le diagnostic était posé sur l’examen clinique et les radiographies. Les patients opérés avec guide coupe passaient un scanner préopératoire pour modélisation du guide de coupe et un scanner postopératoire low-dose. Notre critère principal était la corrélation entre les mesures scanographiques préopératoires et les résultats du scanner postopératoire pour comparer le résultat obtenu par rapport à la planification. Nos critères secondaires étaient les résultats des scores PROMIS Upper Extremity, PROMIS Global Health (7 + 2), les mobilités de l’épaule, du coude, du poignet, le temps de garrot et l’irradiation peropératoire. La moyenne d’âge lors de l’intervention est de 7 (DS = 3 ans) pour un sex-ratio de 2 sur la totalité des patients. Les mesures de dans le groupe guide de coupe montrent une précision de 12,4° ± 7,4° sur la dérotation. Il n’a pas été montré de différence significative entre les 2 groupes sur le temps de garrot (p= 0,06), l’irradiation peropératoire (p = 0,46), les scores fonctionnels PROMIS Global Health (p= 0,56) ou Upper extremity (p= 0,41) ou encore les mobilités du membre supérieur. Cette étude permet de mettre en lumière des difficultés comme la mesure clinique précise de la pronosupination chez des enfants qui compensent le manque de mobilité notamment au niveau du carpe. Les résultats sont en faveur d’une certaine précision objective de la correction avec l’utilisation de guides de coupes, sans allongement de temps opératoire ou augmentation de l’irradiation peropératoire.
{"title":"Synostoses radio-ulnaires proximales congénitales : étude des guides de coupe sur mesure après planification scannographique","authors":"Kalinka Donadieu , Franck Fitoussi , Louis-Charles Castel","doi":"10.1016/j.hansur.2025.102318","DOIUrl":"10.1016/j.hansur.2025.102318","url":null,"abstract":"<div><div>Les synostoses radio-ulnaires congénitales sont des malformations rares correspondant à un défaut de séparation fœtale entre extrémités proximales du radius et de l’ulna, l’avant-bras étant fixé à divers degrés de pronation ou de supination. Cette pathologie conduit à une limitation fonctionnelle variable. L’indication opératoire est posée sur la position de l’avant-bras et après bilan d’ergothérapie. Plusieurs méthodes chirurgicales ont été décrites comme l’ostéotomie dans la synostose avec ostéosynthèse par broche centromédullaire axiale et broche anti-rotatoire avec correction à main levée. Ces dernières années ont vu se développer les guides de coupes sur mesure avec modélisation numérique scanographique pour planification préopératoire. Cette étude vise à étudier la précision de la technique d’ostéotomie de dérotation avec planification numérique et guides coupe, et de comparer les résultats postopératoires à ceux des ostéotomies de dérotation avec fixation par broches sans planification. Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective incluant 16 synostoses, 4 opérées avec guide de coupe et 12 par ostéotomie et brochage. Le diagnostic était posé sur l’examen clinique et les radiographies. Les patients opérés avec guide coupe passaient un scanner préopératoire pour modélisation du guide de coupe et un scanner postopératoire low-dose. Notre critère principal était la corrélation entre les mesures scanographiques préopératoires et les résultats du scanner postopératoire pour comparer le résultat obtenu par rapport à la planification. Nos critères secondaires étaient les résultats des scores PROMIS Upper Extremity, PROMIS Global Health (7<!--> <!-->+<!--> <!-->2), les mobilités de l’épaule, du coude, du poignet, le temps de garrot et l’irradiation peropératoire. La moyenne d’âge lors de l’intervention est de 7 (DS<!--> <!-->=<!--> <!-->3 ans) pour un sex-ratio de 2 sur la totalité des patients. Les mesures de dans le groupe guide de coupe montrent une précision de 12,4°<!--> <!-->±<!--> <!-->7,4° sur la dérotation. Il n’a pas été montré de différence significative entre les 2 groupes sur le temps de garrot (<em>p</em> <em>=</em> <!-->0,06), l’irradiation peropératoire (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,46), les scores fonctionnels PROMIS Global Health (<em>p</em> <em>=</em> <!-->0,56) ou Upper extremity (<em>p</em> <em>=</em> <!-->0,41) ou encore les mobilités du membre supérieur. Cette étude permet de mettre en lumière des difficultés comme la mesure clinique précise de la pronosupination chez des enfants qui compensent le manque de mobilité notamment au niveau du carpe. Les résultats sont en faveur d’une certaine précision objective de la correction avec l’utilisation de guides de coupes, sans allongement de temps opératoire ou augmentation de l’irradiation peropératoire.</div></div>","PeriodicalId":54301,"journal":{"name":"Hand Surgery & Rehabilitation","volume":"44 6","pages":"Article 102318"},"PeriodicalIF":1.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145694631","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}