Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101814
W. Bourguet Dr
L’étude des effets néfastes des substances chimiques sur les organismes vivants est un domaine de recherche ancien et intense. Cependant, les recherches en toxicologie et en santé environnementale ont longtemps été dominées par des approches descriptives qui permettent des associations ou des corrélations, mais relativement peu de liens de causalité robustes et de mécanismes moléculaires. Des réalisations récentes ont montré que les approches de biologie structurale peuvent apporter cette valeur ajoutée au domaine. En fournissant des informations au niveau atomique, la biologie structurale apparaît comme un outil puissant pour déchiffrer les mécanismes par lesquels les substances toxiques se lient à des composants cellulaires essentiels et en altèrent la fonction normale, provoquant ainsi des effets néfastes pour la santé. En utilisant les perturbateurs endocriniens comme exemples illustratifs, nous décrivons les progrès récents dans la compréhension structurale de leurs modes d’action et la manière dont ces connaissances peuvent être exploitées pour développer des outils informatiques visant à prédire les propriétés de ces composés.
{"title":"Perturbation endocrinienne vue par la biologie structurale","authors":"W. Bourguet Dr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101814","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101814","url":null,"abstract":"<div><div>L’étude des effets néfastes des substances chimiques sur les organismes vivants est un domaine de recherche ancien et intense. Cependant, les recherches en toxicologie et en santé environnementale ont longtemps été dominées par des approches descriptives qui permettent des associations ou des corrélations, mais relativement peu de liens de causalité robustes et de mécanismes moléculaires. Des réalisations récentes ont montré que les approches de biologie structurale peuvent apporter cette valeur ajoutée au domaine. En fournissant des informations au niveau atomique, la biologie structurale apparaît comme un outil puissant pour déchiffrer les mécanismes par lesquels les substances toxiques se lient à des composants cellulaires essentiels et en altèrent la fonction normale, provoquant ainsi des effets néfastes pour la santé. En utilisant les perturbateurs endocriniens comme exemples illustratifs, nous décrivons les progrès récents dans la compréhension structurale de leurs modes d’action et la manière dont ces connaissances peuvent être exploitées pour développer des outils informatiques visant à prédire les propriétés de ces composés.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101814"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061594","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101847
M. Hirlemann Mlle , M. Garmon Mlle , A. Willemetz Mme , T. Bertrand Dr , L. Ribeiro-Parenri Dr , J. Movassat Dr , C. Carette Pr , M. Le Gall Dr
La chirurgie bariatrique-métabolique (CBM) reste, le traitment le plus efficace sur l’obésité et le diabète de type 2 (DT2) entraînant une amélioration ou même une rémission de celui-ci. L’augmentation des incrétines (GIP et GLP-1) en réponse à la CBM pourrait jouer un rôle dans cette rémission. La metformine a été montrée comme entraînant également une augmentation de la sécrétion de GLP-1. Notre hypothèse est que l’association de la CBM et de la metformine pourrait prolonger la rémission du DT2 en agissant de façon synergique sur la sécrétion des incrétines.
Pour ce faire, nous avons étudié l’effet de la metformine sur la sécrétion des incrétines dans un modèle de rat diabétique non obèse insulinopénique et opéré de CBM. Des rates Goto-Kakizaki (GK) ayant subi une Sleeve Gastrectomie (SG), un Bypass Gastrique Roux-en-Y (RYGB) ou une intervention contrôle (Sham) ont été traitées ou non par gavage quotidien à la metformine. De façon attendue, nous avons observé que la glycémie à jeun, la tolérance au glucose et les sécrétions d’incrétines en réponse à un repas test ont été améliorées après CBM.
La metformine a amplifié l’amélioration de la tolérance au glucose après la CBM, sans effet additionnel sur la sécrétion d’incrétines. Les mécanismes sous-jacents expliquant l’action cumulative de la metformine et de la CBM sur la tolérance au glucose sont encore à l’étude.
Par la suite, il serait pertinent de comparer ces mécanismes à d’autres modèles animaux avec des phénotypes différents, comme ceux présentant une obésité et une insulino-résistance.
{"title":"Effets intestinaux de la metformine sur l’homéostasie glucidique et la sécrétion des entérohormones après chirurgie bariatrique","authors":"M. Hirlemann Mlle , M. Garmon Mlle , A. Willemetz Mme , T. Bertrand Dr , L. Ribeiro-Parenri Dr , J. Movassat Dr , C. Carette Pr , M. Le Gall Dr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101847","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101847","url":null,"abstract":"<div><div>La chirurgie bariatrique-métabolique (CBM) reste, le traitment le plus efficace sur l’obésité et le diabète de type 2 (DT2) entraînant une amélioration ou même une rémission de celui-ci. L’augmentation des incrétines (GIP et GLP-1) en réponse à la CBM pourrait jouer un rôle dans cette rémission. La metformine a été montrée comme entraînant également une augmentation de la sécrétion de GLP-1. Notre hypothèse est que l’association de la CBM et de la metformine pourrait prolonger la rémission du DT2 en agissant de façon synergique sur la sécrétion des incrétines.</div><div>Pour ce faire, nous avons étudié l’effet de la metformine sur la sécrétion des incrétines dans un modèle de rat diabétique non obèse insulinopénique et opéré de CBM. Des rates Goto-Kakizaki (GK) ayant subi une Sleeve Gastrectomie (SG), un Bypass Gastrique Roux-en-Y (RYGB) ou une intervention contrôle (Sham) ont été traitées ou non par gavage quotidien à la metformine. De façon attendue, nous avons observé que la glycémie à jeun, la tolérance au glucose et les sécrétions d’incrétines en réponse à un repas test ont été améliorées après CBM.</div><div>La metformine a amplifié l’amélioration de la tolérance au glucose après la CBM, sans effet additionnel sur la sécrétion d’incrétines. Les mécanismes sous-jacents expliquant l’action cumulative de la metformine et de la CBM sur la tolérance au glucose sont encore à l’étude.</div><div>Par la suite, il serait pertinent de comparer ces mécanismes à d’autres modèles animaux avec des phénotypes différents, comme ceux présentant une obésité et une insulino-résistance.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101847"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061659","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101831
H. Maitre Dr , C. Cortet Dr , S. Espiard Pr , A.-C. Le Guillou Dr , M.-C. Vantyghem Pr , E. Merlen Dr
Objectif
Le traitement par agoniste dopaminergique des prolactinomes est efficace mais peut altérer la qualité de vie en raison d’effets indésirables. Environ 30 % des patients sont en rémission après une première tentative de sevrage. Cependant, peu de données existent sur l’intérêt de répéter ces tentatives de sevrage chez les patients non guéris. L’objectif de cette étude est d’évaluer la pertinence de fenêtres thérapeutiques répétées.
Matériel et méthodes
Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique portant sur des patients suivis pour un microprolactinome, un petit macroprolactinome ou une hyperprolactinémie idiopathique, traités par agonistes dopaminergiques et ayant bénéficié d’au moins deux tentatives de sevrage après minimum 2 ans consécutifs de traitement puis suivi au moins 1 an après sevrage. Les taux de rémission prolongée par fenêtre, les délais de récidive et les facteurs de risque de récidive ont été analysés.
Résultats
Parmi les 63 patients inclus et les 118 fenêtres thérapeutiques analysées, les taux de rémission par fenêtre sont de 24 à 57 %. Le taux de rémission cumulé obtenu parmi les 63 patients est de 60 %. En l’absence de rémission, le délai d’élévation de la prolactine était 2 à 4 mois. Les facteurs associés à une meilleure probabilité de rémission étaient la ménopause, une faible dose d’agoniste dopaminergique au sevrage, un faible taux de prolactine lors de la récidive précédente et l’absence de contraception oestro-progestative orale.
Discussion
Chaque nouvelle tentative de sevrage permet une rémission prolongée chez environ 30 % des patients. Un suivi rapproché est utile dans les mois suivant le sevrage.
{"title":"Analyse rétrospective de la répétition de fenêtres thérapeutiques du traitement par agoniste dopaminergique dans l’hyperprolactinémie au CHU de Lille","authors":"H. Maitre Dr , C. Cortet Dr , S. Espiard Pr , A.-C. Le Guillou Dr , M.-C. Vantyghem Pr , E. Merlen Dr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101831","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101831","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Le traitement par agoniste dopaminergique des prolactinomes est efficace mais peut altérer la qualité de vie en raison d’effets indésirables. Environ 30 % des patients sont en rémission après une première tentative de sevrage. Cependant, peu de données existent sur l’intérêt de répéter ces tentatives de sevrage chez les patients non guéris. L’objectif de cette étude est d’évaluer la pertinence de fenêtres thérapeutiques répétées.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique portant sur des patients suivis pour un microprolactinome, un petit macroprolactinome ou une hyperprolactinémie idiopathique, traités par agonistes dopaminergiques et ayant bénéficié d’au moins deux tentatives de sevrage après minimum 2 ans consécutifs de traitement puis suivi au moins 1 an après sevrage. Les taux de rémission prolongée par fenêtre, les délais de récidive et les facteurs de risque de récidive ont été analysés.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 63 patients inclus et les 118 fenêtres thérapeutiques analysées, les taux de rémission par fenêtre sont de 24 à 57 %. Le taux de rémission cumulé obtenu parmi les 63 patients est de 60 %. En l’absence de rémission, le délai d’élévation de la prolactine était 2 à 4 mois. Les facteurs associés à une meilleure probabilité de rémission étaient la ménopause, une faible dose d’agoniste dopaminergique au sevrage, un faible taux de prolactine lors de la récidive précédente et l’absence de contraception oestro-progestative orale.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Chaque nouvelle tentative de sevrage permet une rémission prolongée chez environ 30 % des patients. Un suivi rapproché est utile dans les mois suivant le sevrage.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101831"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061717","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101820
M. Petyt (Mme) , M. Ladsous Dr , D. Drui Dr , B. Bienvenu Pr , J. Abeillon Dr , S. Grunenwald Dr , P. Caron Pr
Objectif
Le traitement de première intention d’une orbitopathie dysthyroïdienne, modérée à sévère et active, repose sur une corticothérapie intraveineuse (EUGOGO). Certains patients cortico-résistants ou cortico-dépendants nécessitent une seconde ligne thérapeutique. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité et la tolérance du Tocilizumab (anticorps anti-récepteur de l’interleukine-6) chez ces patients.
Méthodes
Étude rétrospective multicentrique incluant 96 patients présentant une orbitopathie dysthyroïdienne modérée à sévère, active et résistante aux glucocorticoïdes, traités par Tocilizumab intraveineux (8 mg/kg toutes les 4 semaines, 4 ± 2 cures) dans 5 centres en France (Lille, Lyon, Paris, Nantes, Toulouse) entre 10/2018 et 8/2024.
Résultats
Le score d’activité clinique diminue (avant : 3,7 ± 1,2, après : 1,6 ± 1,4, p < 0,001), avec une diminution d’au moins deux points chez 69,5 % des patients. Une réduction de la protrusion oculaire ≥ 2 mm est constatée chez 43,3 % des patients et une disparition de la diplopie chez 25 % des patients. Des effets secondaires modérés (réaction allergique, cytopénie, hypertriglycéridémie) sont rapportés par 19 patients. Après un suivi de 10 ± 7 mois, l’orbitopathie a récidivé chez 6 patients. Un taux de TRAB > 10 mUL/L pourrait être associé à une résistance au Tocilizumab (OR = 3,13, p = 0,09).
Conclusion
Le Tocilizumab intraveineux, traitement de deuxième ligne, est efficace et bien toléré chez les patients présentant une orbitopathie modérée à sévère, active, cortico-résistante ou cortico-dépendante. Des études prospectives sont nécessaires pour identifier les facteurs prédictifs de la réponse anti-inflammatoire au Tocilizumab chez ces patients.
{"title":"Traitement de 2ème ligne par le Tocilizumab de l’orbitopathie dysthyroïdienne : résultats chez 96 patients traités en France","authors":"M. Petyt (Mme) , M. Ladsous Dr , D. Drui Dr , B. Bienvenu Pr , J. Abeillon Dr , S. Grunenwald Dr , P. Caron Pr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101820","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101820","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Le traitement de première intention d’une orbitopathie dysthyroïdienne, modérée à sévère et active, repose sur une corticothérapie intraveineuse (EUGOGO). Certains patients cortico-résistants ou cortico-dépendants nécessitent une seconde ligne thérapeutique. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité et la tolérance du Tocilizumab (anticorps anti-récepteur de l’interleukine-6) chez ces patients.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude rétrospective multicentrique incluant 96 patients présentant une orbitopathie dysthyroïdienne modérée à sévère, active et résistante aux glucocorticoïdes, traités par Tocilizumab intraveineux (8<!--> <!-->mg/kg toutes les 4 semaines, 4<!--> <!-->±<!--> <!-->2 cures) dans 5 centres en France (Lille, Lyon, Paris, Nantes, Toulouse) entre 10/2018 et 8/2024.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le score d’activité clinique diminue (avant : 3,7<!--> <!-->±<!--> <!-->1,2, après : 1,6<!--> <!-->±<!--> <!-->1,4, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), avec une diminution d’au moins deux points chez 69,5 % des patients. Une réduction de la protrusion oculaire ≥ 2<!--> <!-->mm est constatée chez 43,3 % des patients et une disparition de la diplopie chez 25 % des patients. Des effets secondaires modérés (réaction allergique, cytopénie, hypertriglycéridémie) sont rapportés par 19 patients. Après un suivi de 10<!--> <!-->±<!--> <!-->7 mois, l’orbitopathie a récidivé chez 6 patients. Un taux de TRAB<!--> <!-->><!--> <!-->10 mUL/L pourrait être associé à une résistance au Tocilizumab (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->3,13, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,09).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le Tocilizumab intraveineux, traitement de deuxième ligne, est efficace et bien toléré chez les patients présentant une orbitopathie modérée à sévère, active, cortico-résistante ou cortico-dépendante. Des études prospectives sont nécessaires pour identifier les facteurs prédictifs de la réponse anti-inflammatoire au Tocilizumab chez ces patients.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101820"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145060978","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101844
O.-K. Tijani Mme , A. Alhallak M , J. Thomas M , M. Moreno-Lopez M , I. Louvet Mme , G. Pasquetti M , C. Saponaro Mme , A. Acosta-Montalvo Mme , V. Gmyr M , A. Coddeville Mme , A. Ghulam Dr , M.-C. Vantyghem Pr , F. Pattou Pr , J. Kerr-Conte Pr , C. Bonner Mme , S. Espiard Pr
Introduction
Le métabolisme du cortisol, dont l’enzyme SRD5A1 (5α-réductase) est un acteur, est altéré dans les maladies métaboliques. L’inhibition de SRD5A1 contribue au développement de diabète. Ce travail étudie l’expression pancréatique de SRD5A1 dans les îlots pancréatiques selon le statut métabolique et l’impact de sa surexpression sur la sécrétion d’insuline en réponse au glucose (SIRG).
Matériels et méthodes
Expression de SRD5A1 étudiée dans des îlots de donneurs en état de mort cérébrale par RNAscope (n = 9) et qPCR (n = 93). SIRG évaluée par perfusion de culture primaire d’îlots humains après traitement (24 h) par hydrocortisone (1 μM) ou prednisolone (250 nM) et transfection par ARNm SRD5A1 ou EGFP (n = 5). Mesure des métabolites du cortisol par LC-MS/MS. Étude de l’expression par RNAseq (condition hydrocortisone) et qPCR (hydrocortisone et prednisolone).
Résultats
L’expression de SRD5A1 est corrélée négativement avec l’HbA1c (r = 0,41, p < 0,001) et diminuée dans les îlots de patients diabétiques, particulièrement dans les cellules-β. Sa surexpression augmente les métabolites 5α-réduits du cortisol. L’hydrocortisone et la prednisolone diminuent la SIRG dans les îlots-EGFP. La surexpression de SRD5A1 atténue l’impact de l’hydrocortisone sur la SIRG avec un effet plus modeste sur la prednisolone. L’analyse RNAseq révèle 26 gènes régulés par l’hydrocortisone dans les îlots-EGFP, 69 dans SRD5A1 et 60 communs. La comparaison appariée par donneurs de l’expression de certaines cibles (IL1R, HOMER2, ISL1, HSD11B2, APLN...) est en cours.
Conclusion
Le métabolisme intracrine du cortisol module l’action des glucocorticoïdes dans les îlots. La dégradation du cortisol par SRD5A1 améliore la SIRG. Les voies moléculaires impliquées sont en cours d’analyse.
{"title":"Impact de SRD5A1 sur la sécrétion d’insuline et le métabolisme intracrine du cortisol dans les îlots pancréatiques","authors":"O.-K. Tijani Mme , A. Alhallak M , J. Thomas M , M. Moreno-Lopez M , I. Louvet Mme , G. Pasquetti M , C. Saponaro Mme , A. Acosta-Montalvo Mme , V. Gmyr M , A. Coddeville Mme , A. Ghulam Dr , M.-C. Vantyghem Pr , F. Pattou Pr , J. Kerr-Conte Pr , C. Bonner Mme , S. Espiard Pr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101844","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101844","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le métabolisme du cortisol, dont l’enzyme SRD5A1 (5α-réductase) est un acteur, est altéré dans les maladies métaboliques. L’inhibition de SRD5A1 contribue au développement de diabète. Ce travail étudie l’expression pancréatique de SRD5A1 dans les îlots pancréatiques selon le statut métabolique et l’impact de sa surexpression sur la sécrétion d’insuline en réponse au glucose (SIRG).</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Expression de <em>SRD5A1</em> étudiée dans des îlots de donneurs en état de mort cérébrale par RNAscope (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->9) et qPCR (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->93). SIRG évaluée par perfusion de culture primaire d’îlots humains après traitement (24<!--> <!-->h) par hydrocortisone (1<!--> <!-->μM) ou prednisolone (250<!--> <!-->nM) et transfection par ARNm SRD5A1 ou EGFP (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5). Mesure des métabolites du cortisol par LC-MS/MS. Étude de l’expression par RNAseq (condition hydrocortisone) et qPCR (hydrocortisone et prednisolone).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’expression de <em>SRD5A1</em> est corrélée négativement avec l’HbA1c (<em>r</em> <!-->=<!--> <!-->0,41, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et diminuée dans les îlots de patients diabétiques, particulièrement dans les cellules-β. Sa surexpression augmente les métabolites 5α-réduits du cortisol. L’hydrocortisone et la prednisolone diminuent la SIRG dans les îlots-EGFP. La surexpression de <em>SRD5A1</em> atténue l’impact de l’hydrocortisone sur la SIRG avec un effet plus modeste sur la prednisolone. L’analyse RNAseq révèle 26 gènes régulés par l’hydrocortisone dans les îlots-EGFP, 69 dans SRD5A1 et 60 communs. La comparaison appariée par donneurs de l’expression de certaines cibles (IL1R, HOMER2, ISL1, HSD11B2, APLN...) est en cours.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le métabolisme intracrine du cortisol module l’action des glucocorticoïdes dans les îlots. La dégradation du cortisol par SRD5A1 améliore la SIRG. Les voies moléculaires impliquées sont en cours d’analyse.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101844"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061310","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101887
P.O. Bertho (Dr) , C. Salaud (Dr) , E. Samarut (Dr) , T. Fendelert (Dr) , D. Drui (Dr) , K. Bach-Ngohou (Dr) , A. Violin (Dr) , D. Masson (Pr)
Introduction
La copeptine a été décrite comme marqueur prédictif de déficit en arginine-vasopressine (DAVP) après chirurgie hypophysaire. Une étude récente a établi un seuil d’exclusion de DAVP post-chirurgie à 3,4 pmol/L (sensibilité 91 %, VPN 97,4 %). Ce paramètre biologique a été étudié dans notre cohorte de patients traités par chirurgie hypophysaire. Il semble particulièrement pertinent pour la maladie de Cushing (MC).
Méthode
104 chirurgies hypophysaires au CHU de Nantes ont eu lieu en 2023 et 2024, dont 29 pour MC avec dosage de copeptine avant puis 24 h après chirurgie, sur l’automate Kryptor (Thermo Scientific®). Le diagnostic de DAVP concernait 20/104 patients (7/29 MC), avec la présence d’un syndrome polyuro-polydipsique et d’une natrémie postopératoire > 145 mmol/L.
Résultats
Dans le groupe DAVP, la copeptine médiane postopératoire était significativement plus basse que celle du groupe non-DAVP. En revanche la copeptine médiane du groupe DAVP n’était pas significativement différente en pré vs. postopératoire. Sur notre cohorte, le seuil de 3,4 pmol/L était moins performant (sensibilité 62,5 %, VPN 86,8 %).
Concernant le groupe MC, la copeptine médiane était significativement diminué en post vs. préopératoire. Dans ce groupe un seuil < 2,3 pmol/L oriente vers un risque de DAVP postopératoire (spécificité 62,5 %, VPP 50 %), tandis qu’un seuil > 3,9 pmol/L permet l’exclusion du diagnostic (sensibilité 50 %, VPN 83,3 %).
Conclusion
En cas de chirurgie hypophysaire, un ratio Post/Pré serait préférable à une valeur de copeptine postopératoire. De plus un seuil d’exclusion de DAVP paraît plus intéressant qu’un seuil prédictif de survenue.
{"title":"Intérêt biologique de la copeptine dans le cadre d’une chirurgie hypophysaire","authors":"P.O. Bertho (Dr) , C. Salaud (Dr) , E. Samarut (Dr) , T. Fendelert (Dr) , D. Drui (Dr) , K. Bach-Ngohou (Dr) , A. Violin (Dr) , D. Masson (Pr)","doi":"10.1016/j.ando.2025.101887","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101887","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La copeptine a été décrite comme marqueur prédictif de déficit en arginine-vasopressine (DAVP) après chirurgie hypophysaire. Une étude récente a établi un seuil d’exclusion de DAVP post-chirurgie à 3,4<!--> <!-->pmol/L (sensibilité 91 %, VPN 97,4 %). Ce paramètre biologique a été étudié dans notre cohorte de patients traités par chirurgie hypophysaire. Il semble particulièrement pertinent pour la maladie de Cushing (MC).</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>104 chirurgies hypophysaires au CHU de Nantes ont eu lieu en 2023 et 2024, dont 29 pour MC avec dosage de copeptine avant puis 24<!--> <!-->h après chirurgie, sur l’automate Kryptor (Thermo Scientific®). Le diagnostic de DAVP concernait 20/104 patients (7/29 MC), avec la présence d’un syndrome polyuro-polydipsique et d’une natrémie postopératoire<!--> <!-->><!--> <!-->145<!--> <!-->mmol/L.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dans le groupe DAVP, la copeptine médiane postopératoire était significativement plus basse que celle du groupe non-DAVP. En revanche la copeptine médiane du groupe DAVP n’était pas significativement différente en pré <em>vs.</em> postopératoire. Sur notre cohorte, le seuil de 3,4<!--> <!-->pmol/L était moins performant (sensibilité 62,5 %, VPN 86,8 %).</div><div>Concernant le groupe MC, la copeptine médiane était significativement diminué en post <em>vs.</em> préopératoire. Dans ce groupe un seuil<!--> <!--><<!--> <!-->2,3<!--> <!-->pmol/L oriente vers un risque de DAVP postopératoire (spécificité 62,5 %, VPP 50 %), tandis qu’un seuil<!--> <!-->><!--> <!-->3,9<!--> <!-->pmol/L permet l’exclusion du diagnostic (sensibilité 50 %, VPN 83,3 %).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>En cas de chirurgie hypophysaire, un ratio Post/Pré serait préférable à une valeur de copeptine postopératoire. De plus un seuil d’exclusion de DAVP paraît plus intéressant qu’un seuil prédictif de survenue.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101887"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061338","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101857
V. Vega M , A.-S. Moutie Mme , P.-E. Saint-Antonin Dr , E. Bruckert Pr
Objectif
Un taux élevé de Lipoprotéine(a) [Lpa], principalement d’origine génétique, est un facteur de risque (FdR) de maladies cardiovasculaires (MCV). Son dosage n’est pas remboursé en France. Cette étude modélise l’impact de la sensibilisation au risque associé à la Lpa via un dosage sur la gestion proactive des autres FdR afin d’évaluer le rapport coût-efficacité de la généralisation du dosage Lpa dans une population française atteinte de MCV.
Méthode
Le modèle repose sur des équations de risque de faire un événement cardiovasculaire (infarctus, AVC, MACE), estimées à partir de données de patients de la UK-Biobank. Il est reconnu que la connaissance d’un facteur génétique (exemple : hypercholestérolémie familiale) améliore la prise en charge et que la communication du risque induit une réduction des FdR (LDL-c, pression artérielle). Ces réductions ont été estimées à partir de méta-analyses publiées. Les résultats cliniques et les coûts, avec et sans dépistage de la Lpa, sont comparés dans cette étude.
Résultats
La généralisation du dosage Lpa est une stratégie efficiente : elle permet une réduction du risque d’événements cardiovasculaires d’au moins 1 %, améliorant la morbi-mortalité et la qualité de vie des patients, et évitant les coûts associés, qui compensent le surcoût lié au dosage.
Discussion
La généralisation du dosage de la Lpa facilitée par le remboursement et la sensibilisation au surrisque améliorerait la morbi-mortalité et la qualité de vie des patients et permettrait des économies pour le système de santé. Néanmoins, faute d’alternatives thérapeutiques spécifiques, il persiste un besoin médical important de réduire directement la Lpa.
{"title":"Analyse du rapport coût-efficacité chez les patients atteints de maladie cardiovasculaire athérosclérotique pour la prévention secondaire : perspectives françaises","authors":"V. Vega M , A.-S. Moutie Mme , P.-E. Saint-Antonin Dr , E. Bruckert Pr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101857","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101857","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Un taux élevé de Lipoprotéine(a) [Lpa], principalement d’origine génétique, est un facteur de risque (FdR) de maladies cardiovasculaires (MCV). Son dosage n’est pas remboursé en France. Cette étude modélise l’impact de la sensibilisation au risque associé à la Lpa via un dosage sur la gestion proactive des autres FdR afin d’évaluer le rapport coût-efficacité de la généralisation du dosage Lpa dans une population française atteinte de MCV.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Le modèle repose sur des équations de risque de faire un événement cardiovasculaire (infarctus, AVC, MACE), estimées à partir de données de patients de la UK-Biobank. Il est reconnu que la connaissance d’un facteur génétique (exemple : hypercholestérolémie familiale) améliore la prise en charge et que la communication du risque induit une réduction des FdR (LDL-c, pression artérielle). Ces réductions ont été estimées à partir de méta-analyses publiées. Les résultats cliniques et les coûts, avec et sans dépistage de la Lpa, sont comparés dans cette étude.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La généralisation du dosage Lpa est une stratégie efficiente : elle permet une réduction du risque d’événements cardiovasculaires d’au moins 1 %, améliorant la morbi-mortalité et la qualité de vie des patients, et évitant les coûts associés, qui compensent le surcoût lié au dosage.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>La généralisation du dosage de la Lpa facilitée par le remboursement et la sensibilisation au surrisque améliorerait la morbi-mortalité et la qualité de vie des patients et permettrait des économies pour le système de santé. Néanmoins, faute d’alternatives thérapeutiques spécifiques, il persiste un besoin médical important de réduire directement la Lpa.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101857"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061479","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101872
P. Baltzinger (Dr) , V. Raverot (Dr) , F. Lefebvre , S. Vinzio (Dr) , P. Caron (Pr) , B. Goichot (Pr) , L. Ensemble Des Investigateurs De L’étude Pirahte (Dr)
Introduction
L’HIC est définie par la biologie (TSH abaissée avec hormones thyroïdiennes (HT) T4L-T3L normales). Aucun des nombreux consensus ne mentionne l’impact des techniques de dosage sur cette définition. L’étude multicentrique française PIRAHTES a montré un effet probable du traitement de l’HIC sur le risque de fibrillation atriale et a remis en cause certains critères de choix thérapeutiques, notamment l’âge et le degré de diminution de la TSH (« grade »). Nous avons étudié l’impact d’un dosage centralisé vs. local (référence) des paramètres thyroïdiens sur le diagnostic d’HIC.
Méthode
Dosage rétrospectif centralisé de la TSH et des HT par deux kits commerciaux (Roche(R) et Abbott(A)) sur sérothèque des prélèvements réalisés à l’inclusion dans PIRAHTES.
Résultats
Parmi 144 patients inclus, 127 prélèvements ont pu être redosés de manière centralisée. La TSH était > 0,4 mUI, entre 0,1-0,4 mUI/L et < 0,1 mUI/L chez respectivement 0 %-68 %-33 % des patients en local, 9 %-33 %-58 % avec R et 5 %-35 %-61 % avec A. La T4L ou T3L était augmentée sur le dosage centralisé chez respectivement 15 % et 24 % des patients avec R et 19 et 14 % des patients avec A. Parmi les patients avec TSH < 0,4 mUI/L, 32 % (R) et 27 % (A) avaient une T3L ou T4L augmentée.
Discussion
Alors que les patients inclus dans PIRAHTES répondaient à la définition de l’HIC et que tous avaient des signes d’autonomisation scintigraphique, les dosages centralisés, réalisés rétrospectivement par deux méthodes différentes, reconsidèrent le diagnostic en excluant près de 30 % des patients. La technique de dosage modifie également le grade de l’HIC.
HIC是由生物学定义的(降低TSH与正常的甲状腺激素(HT) T4L-T3L)。许多共识都没有提到剂量技术对这一定义的影响。法国多中心研究PIRAHTES显示了HIC治疗对房颤风险的可能影响,并对治疗选择的某些标准提出了质疑,包括年龄和TSH降低程度(“等级”)。我们研究了甲状腺参数集中与局部(参考)剂量对HIC诊断的影响。方法通过两个商业试剂盒(罗氏(R)和雅培(A))对PIRAHTES中包含的样本进行集中回顾性TSH和HT剂量。RésultatsParmi包括144名病人,127名被征redosés集中进行。TSH >是0.4,除0,1-0,4 mUI mUI 0.1 mUI / L / L和<分别为0% - 68 - 33%的患者在当地,9% - 33% 58同R %和5% - 35% - % A La T4L与搭配上或者是T3L将上调中央,分别为15%和24%的患者与R和19%和14%的患者与患者中的A TSH < 0.4 mUI / L; 27%、32% (R)和(A)已有一T4L T3L或增加。虽然纳入PIRAHTES的患者符合HIC的定义,并且所有患者都有闪烁自主的迹象,但使用两种不同的回顾性方法进行的集中剂量重新评估了诊断,排除了近30%的患者。测定技术还修改了l’HIC军衔。
{"title":"Traitement des hyperthyroïdies infracliniques (HIC) et impact du dosage centralisé : une analyse secondaire des données de l’étude PIRAHTES","authors":"P. Baltzinger (Dr) , V. Raverot (Dr) , F. Lefebvre , S. Vinzio (Dr) , P. Caron (Pr) , B. Goichot (Pr) , L. Ensemble Des Investigateurs De L’étude Pirahte (Dr)","doi":"10.1016/j.ando.2025.101872","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101872","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’HIC est définie par la biologie (TSH abaissée avec hormones thyroïdiennes (HT) T4L-T3L normales). Aucun des nombreux consensus ne mentionne l’impact des techniques de dosage sur cette définition. L’étude multicentrique française PIRAHTES a montré un effet probable du traitement de l’HIC sur le risque de fibrillation atriale et a remis en cause certains critères de choix thérapeutiques, notamment l’âge et le degré de diminution de la TSH (« grade »). Nous avons étudié l’impact d’un dosage centralisé <em>vs.</em> local (référence) des paramètres thyroïdiens sur le diagnostic d’HIC.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Dosage rétrospectif centralisé de la TSH et des HT par deux kits commerciaux (Roche(R) et Abbott(A)) sur sérothèque des prélèvements réalisés à l’inclusion dans PIRAHTES.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi 144 patients inclus, 127 prélèvements ont pu être redosés de manière centralisée. La TSH était > 0,4 mUI, entre 0,1-0,4 mUI/L et < 0,1 mUI/L chez respectivement 0 %-68 %-33 % des patients en local, 9 %-33 %-58 % avec R et 5 %-35 %-61 % avec A. La T4L ou T3L était augmentée sur le dosage centralisé chez respectivement 15 % et 24 % des patients avec R et 19 et 14 % des patients avec A. Parmi les patients avec TSH<!--> <!--><<!--> <!-->0,4 mUI/L, 32 % (R) et 27 % (A) avaient une T3L ou T4L augmentée.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Alors que les patients inclus dans PIRAHTES répondaient à la définition de l’HIC et que tous avaient des signes d’autonomisation scintigraphique, les dosages centralisés, réalisés rétrospectivement par deux méthodes différentes, reconsidèrent le diagnostic en excluant près de 30 % des patients. La technique de dosage modifie également le grade de l’HIC.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101872"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061518","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101867
R. El Saliby Dr , R. Libe Dr , L. Bouys Dr , A. Jouinot Dr , F. Violon Dr , F. Bonnet-Serrano Dr , M. Barat Dr , A. Vaczlavik Dr , L. Guignat Dr , M. Sibony Dr , O. Huillard Dr , M. Gaillard Dr , L. Groussin Pr , G. Assie Pr , J. Coste Pr , J. Bertherat Pr
Le carcinome corticosurrénalien (ACC) est une tumeur endocrinienne rare et agressive. Malgré les progrès diagnostiques et thérapeutiques, son pronostic reste mauvais. La chirurgie est le seul traitement curatif, les formes avancées nécessitant des approches systémiques et locorégionales. Afin d’évaluer l’évolution de la prise en charge et du pronostic, nous avons conduit une étude rétrospective monocentrique incluant 370 patients suivis à l’hôpital Cochin : Groupe 0 (diagnostic en 1963–2003, n = 202, rapportés en 2006 [1]) et Groupe 1 (diagnostic en 2004–2023, n = 168). L’analyse statistique comprenait des analyses univariée et multivariée (modèles de Cox, courbes de Kaplan-Meier). Le suivi était de 40 ± 52 mois (Groupe 0) et 56 ± 57 mois (Groupe 1). Les patients du Groupe 1 étaient plus âgés (51 ± 16,4 vs 44,2 ± 16,2 ans, p< 0.0001), plus souvent diagnostiqués sur des signes endocriniens (43 vs 25 %, p< 0.0001) ou des incidentalomes (30,9 vs 13,4 %, p< 0.0001), avec des tumeurs plus petites (90 ± 45 mm vs 113 ± 52 mm ; p= 0,0114). Ils ont reçu plus de chimiothérapie (32,1 vs 8,7 %, p < 0.0001) et de traitements locorégionaux (20,9 vs 10,2 %, p = 0,0094). La survie globale (p = 0,0005) et sans récidive (p = 0,0062) du groupe 1 était meilleure. Les principaux facteurs pronostiques étaient l’âge, le stade, la sécrétion de cortisol et le type de traitement.
Conclusion
La survie des patients atteints d’ACC s’est améliorée ces 20 dernières années, grâce à une prise en charge optimisée et à un diagnostic plus précoce.
皮质肾上腺癌(CCA)是一种罕见的侵袭性内分泌肿瘤。尽管诊断和治疗取得了进展,但她的预后仍然很差。手术是唯一的治疗方法,先进的形式需要系统和局部的方法。为了评估治疗和预后的演变,我们进行了一项单中心回顾性研究,包括在科钦医院随访的370名患者:0组(1963 - 2003年诊断,n = 202, 2006年报告[1])和1组(2004 - 2023年诊断,n = 168)。统计分析包括单变量分析和多变量分析(Cox模型,Kaplan-Meier曲线)。随访时间为40±52个月(0组)和56±57个月(1组)。第1组的患者比vs 44.2±16.2±16.4%(51岁,0.0001),最常诊断p<关于内分泌症状(43% vs 25%, p< incidentalomes 0.0001)或(3090 vs 13.4%、p< 0.0001)与较小的肿瘤(52±90±45 mm vs 113毫米;p = 0.0114)。他们接受了更多的化疗(32.1 vs . 8.7%, p = 0.0001)和局部治疗(20.9 vs . 10.2%, p = 0.0094)。第一组的总生存率(p = 0.0005)和无再犯率(p = 0.0062)较好。主要的预后因素是年龄、阶段、皮质醇分泌和治疗类型。在过去的20年里,由于更好的护理和更早的诊断,ACC患者的存活率有所提高。
{"title":"Évolution de la prise en charge et du pronostic du carcinome corticosurrénalien depuis 2004 dans un centre national de référence","authors":"R. El Saliby Dr , R. Libe Dr , L. Bouys Dr , A. Jouinot Dr , F. Violon Dr , F. Bonnet-Serrano Dr , M. Barat Dr , A. Vaczlavik Dr , L. Guignat Dr , M. Sibony Dr , O. Huillard Dr , M. Gaillard Dr , L. Groussin Pr , G. Assie Pr , J. Coste Pr , J. Bertherat Pr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101867","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101867","url":null,"abstract":"<div><div>Le carcinome corticosurrénalien (ACC) est une tumeur endocrinienne rare et agressive. Malgré les progrès diagnostiques et thérapeutiques, son pronostic reste mauvais. La chirurgie est le seul traitement curatif, les formes avancées nécessitant des approches systémiques et locorégionales. Afin d’évaluer l’évolution de la prise en charge et du pronostic, nous avons conduit une étude rétrospective monocentrique incluant 370 patients suivis à l’hôpital Cochin : Groupe 0 (diagnostic en 1963–2003, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->202, rapportés en 2006 <span><span>[1]</span></span>) et Groupe 1 (diagnostic en 2004–2023, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->168). L’analyse statistique comprenait des analyses univariée et multivariée (modèles de Cox, courbes de Kaplan-Meier). Le suivi était de 40<!--> <!-->±<!--> <!-->52 mois (Groupe 0) et 56<!--> <!-->±<!--> <!-->57 mois (Groupe 1). Les patients du Groupe 1 étaient plus âgés (51<!--> <!-->±<!--> <!-->16,4 vs 44,2<!--> <!-->±<!--> <!-->16,2 ans, <em>p</em>< 0.0001), plus souvent diagnostiqués sur des signes endocriniens (43 vs 25 %, <em>p</em>< 0.0001) ou des incidentalomes (30,9 vs 13,4 %, p< 0.0001), avec des tumeurs plus petites (90<!--> <!-->±<!--> <!-->45<!--> <!-->mm vs 113<!--> <!-->±<!--> <!-->52<!--> <!-->mm ; <em>p</em>= 0,0114). Ils ont reçu plus de chimiothérapie (32,1 vs 8,7 %, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0.0001) et de traitements locorégionaux (20,9 vs 10,2 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0094). La survie globale (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0005) et sans récidive (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0062) du groupe 1 était meilleure. Les principaux facteurs pronostiques étaient l’âge, le stade, la sécrétion de cortisol et le type de traitement.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La survie des patients atteints d’ACC s’est améliorée ces 20 dernières années, grâce à une prise en charge optimisée et à un diagnostic plus précoce.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101867"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061539","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101862
A. Jouinot Dr , F. Bouvard M , M. Lombard Mme , F. Violon Dr , M.-F. Birtolo Dr , K. Perlemoine Mme , M. Gaillard Dr , F. Bonnet-Serrano Dr , V. Gravrand M , F. Bioletto Dr , N. Benanteur Mme , Y. Martin M , L. Adoux Mme , A. Angelousi Dr , P. Vaduva Dr , M. Ante Dr , D. Kastelan Pr , A.-A. Dedonno Mme , M. Luconi Pr , A. Babinska Dr , G. Assié Pr
Les corticosurrénalomes sont des cancers agressifs peu chimiosensibles, avec des taux de réponse au mitotane, sels de platine et inhibiteurs de checkpoints immunitaires (ICI) ne dépassant pas 25 %.
Objectif
Identifier des signatures transcriptomiques associées à la réponse au traitement.
Méthodes
Nous avons inclus 141 patients traités par mitotane monothérapie, platine ou ICI pour un corticosurrénalome avancé dans 8 centres européens. La cohorte a été enrichie en patients présentant une réponse partielle (RP) >12 mois ou une réponse complète (RC) selon les critères RECIST. Le transcriptome (3′ RNA-seq, Quantseq) a été réalisé sur du tissu tumoral recueilli avant le début du traitement.
Résultats
Parmi les 83 patients avec des données cliniques déjà disponibles (69 % femmes, âge médian 49 ans), 11/60 patients étaient répondeurs au mitotane monothérapie (7 RP et 4 RC), 20/63 (14 RP et 6 RC) aux sels de platine et 4/13 (4 RP) aux ICI.
L’analyse non supervisée (clustering hiérarchique) n’identifiait pas de clusters spécifiquement associés à la réponse au traitement. La comparaison entre répondeurs et non-répondeurs (stabilité ou progression) identifiait 45, 36 et 197 gènes différentiellement exprimés (DESeq2, p < 0.05 après ajustement pour les tests multiples) pour le mitotane, les sels de platine et les ICI respectivement. Pour les ICI, les répondeurs montraient une signature d’infiltration immunitaire (GSEA: antigen presentation, MHC class II, neutrophil chemotaxis and migration) et les non-répondeurs une signature d’activation Wnt-beta caténine.
Conclusion
Le transcriptome identifie des signatures associées à la réponse au traitement, qui devront être confirmées par de futures études.
皮质肾上腺素瘤是一种侵袭性癌症,对mitotane、铂盐和免疫检查点抑制剂(ICI)的反应率不超过25%。目标识别与处理响应相关联的转录签名。我们包括了来自8个欧洲中心的141名接受米坦单药、铂或ICI治疗的晚期皮质肾上腺素瘤患者。根据RECIST标准,该队列由12个月部分反应(RP)或完全反应(RC)的患者组成。转录组(3 ' RNA-seq, Quantseq)是在治疗开始前收集的肿瘤组织上进行的。结果在已有临床数据的83例患者(69%为女性,中位年龄49岁)中,11/60例患者对mitotane单药治疗(7例RP和4例RP)有反应,20/63例(14例RP和6例RP)对铂盐有反应,4/13例(4例RP)对ICI有反应。无监督的分析(分层聚类)没有识别与处理响应相关的特定聚类。对有反应者和无反应者(稳定性或进展)的比较分别确定了有mitotane、铂盐和ICI的45、36和197个不同表达的基因(DESeq2,多次试验调整后0.05 p <)。对于ICI,应答者表现出免疫浸润特征(GSEA:抗原呈现,MHC II类,中性化趋化和迁移),而非应答者表现出Wnt- β catenin激活特征。转录组识别与治疗反应相关的特征,这需要在未来的研究中得到证实。
{"title":"Signatures transcriptomiques de réponse au traitement dans les corticosurrénalomes","authors":"A. Jouinot Dr , F. Bouvard M , M. Lombard Mme , F. Violon Dr , M.-F. Birtolo Dr , K. Perlemoine Mme , M. Gaillard Dr , F. Bonnet-Serrano Dr , V. Gravrand M , F. Bioletto Dr , N. Benanteur Mme , Y. Martin M , L. Adoux Mme , A. Angelousi Dr , P. Vaduva Dr , M. Ante Dr , D. Kastelan Pr , A.-A. Dedonno Mme , M. Luconi Pr , A. Babinska Dr , G. Assié Pr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101862","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101862","url":null,"abstract":"<div><div>Les corticosurrénalomes sont des cancers agressifs peu chimiosensibles, avec des taux de réponse au mitotane, sels de platine et inhibiteurs de checkpoints immunitaires (ICI) ne dépassant pas 25 %.</div></div><div><h3>Objectif</h3><div>Identifier des signatures transcriptomiques associées à la réponse au traitement.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons inclus 141 patients traités par mitotane monothérapie, platine ou ICI pour un corticosurrénalome avancé dans 8 centres européens. La cohorte a été enrichie en patients présentant une réponse partielle (RP) >12 mois ou une réponse complète (RC) selon les critères RECIST. Le transcriptome (3′ RNA-seq, Quantseq) a été réalisé sur du tissu tumoral recueilli avant le début du traitement.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 83 patients avec des données cliniques déjà disponibles (69 % femmes, âge médian 49 ans), 11/60 patients étaient répondeurs au mitotane monothérapie (7 RP et 4 RC), 20/63 (14 RP et 6 RC) aux sels de platine et 4/13 (4 RP) aux ICI.</div><div>L’analyse non supervisée (clustering hiérarchique) n’identifiait pas de clusters spécifiquement associés à la réponse au traitement. La comparaison entre répondeurs et non-répondeurs (stabilité ou progression) identifiait 45, 36 et 197 gènes différentiellement exprimés (DESeq2, p<!--> <!--><<!--> <!-->0.05 après ajustement pour les tests multiples) pour le mitotane, les sels de platine et les ICI respectivement. Pour les ICI, les répondeurs montraient une signature d’infiltration immunitaire (GSEA: antigen presentation, MHC class II, neutrophil chemotaxis and migration) et les non-répondeurs une signature d’activation Wnt-beta caténine.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le transcriptome identifie des signatures associées à la réponse au traitement, qui devront être confirmées par de futures études.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101862"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061590","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}