Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101840
A. Akdim M , R. Boulestreau Dr , J. Gaudissard Mme , J. Lagarrigue Mme , A. Cremer Dr , J. Doublet Dr , J. Brossaud Dr
Contexte
Le cathétérisme des veines surrénaliennes (CVS) est l’examen de référence pour identifier les patients atteints d’hyperaldostéronisme primaire (HAP) susceptibles d’être traités par chirurgie. La concentration de cortisol (C) et le ratio aldostérone (A)/C est classiquement utilisé pour calculer les index de sélectivité (IS) et de latéralisation (IL). Cependant, cette normalisation par le C peut être mise en défaut, notamment en cas de sécrétion autonome ou asymétrique de C, et conduire à une prise en charge inadaptée.
Objectif
Évaluer l’intérêt du dosage de la déhydroépiandrostérone (DHEA) et l’androsténedione (D4) pour le calcul de l’IS et de l’IL.
Méthodes
Un CVS non stimulé a été réalisé chez 50 patients atteints d’HAP. Nous avons évalué l’apport de la DHEA ou la D4 pour le calcul de l’IS et pour le diagnostic de latéralisation (IL A/DHEA ou IL A/D4 vs IL A/C) ainsi que la prévalence dans notre cohorte de la sécrétion asymétrique de C à l’aide de l’IL C/DHEA ou de l’IL C/D4 (cutoff utilisé : IS ≥2, IL ≥4).
Résultats
L’IS calculé avec la DHEA ou la D4 est ≥2 dans plus de 85 % des cas vs 73 % pour le C. Les IL A/DHEA et/ou A/D4 étaient discordants chez 12 % des patients vs l’IL A/C. Au total, 14 % des patients atteints d’HAP présentent une sécrétion autonome et 6 % une sécrétion asymétrique de C.
Conclusion
La DHEA et/ou la D4 est utile pour déterminer la sélectivité et la latéralisation du CVS, en particulier chez les patients présentant une sécrétion autonome ou asymétrique de C.
肾下静脉导管检查(CVS)是一种基线检查,用于识别原发性醛固酮化(HAP)患者,以确定手术治疗。皮质醇浓度(C)和醛固酮(A)/C比通常用于计算选择性指数(IS)和侧化指数(IL)。然而,C的这种标准化可能会失败,特别是在C的自主或不对称分泌的情况下,并导致不适当的支持。目的评估脱氢表雄酮(DHEA)和雄激素二酮(D4)剂量在计算IS和IL中的重要性。方法对50例HAP患者进行了非受刺激的CVS。评估我们摄入的姓氏或D4计算IS和诊断latéralisation(他的姓氏或他/ D4 vs现在流行A / C)以及我们的队列中分泌IL C C对称的救命的姓氏或IL C / D4 (cutoff IS使用:≥2,≥4)。结果:在85%以上的患者中,脱氢表雄酮或D4的IS≥2,C型为73%。在12%的A/C型患者中,A/DHEA和/或A/D4的IL不一致。总的来说,14%的HAP患者有自主分泌,6%有不对称C分泌。结论脱氢表雄酮和/或D4有助于确定CVS的选择性和侧向性,特别是在自主或不对称C分泌的患者中。
{"title":"Intérêt du dosage de la déhydroépiandrostérone ou de l’androsténedione pour le calcul des index de sélectivité et de latéralisation des cathétérismes surrénaliens dans les hyperaldostéronismes primaires","authors":"A. Akdim M , R. Boulestreau Dr , J. Gaudissard Mme , J. Lagarrigue Mme , A. Cremer Dr , J. Doublet Dr , J. Brossaud Dr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101840","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101840","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>Le cathétérisme des veines surrénaliennes (CVS) est l’examen de référence pour identifier les patients atteints d’hyperaldostéronisme primaire (HAP) susceptibles d’être traités par chirurgie. La concentration de cortisol (C) et le ratio aldostérone (A)/C est classiquement utilisé pour calculer les index de sélectivité (IS) et de latéralisation (IL). Cependant, cette normalisation par le C peut être mise en défaut, notamment en cas de sécrétion autonome ou asymétrique de C, et conduire à une prise en charge inadaptée.</div></div><div><h3>Objectif</h3><div>Évaluer l’intérêt du dosage de la déhydroépiandrostérone (DHEA) et l’androsténedione (D4) pour le calcul de l’IS et de l’IL.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Un CVS non stimulé a été réalisé chez 50 patients atteints d’HAP. Nous avons évalué l’apport de la DHEA ou la D4 pour le calcul de l’IS et pour le diagnostic de latéralisation (IL A/DHEA ou IL A/D4 vs IL A/C) ainsi que la prévalence dans notre cohorte de la sécrétion asymétrique de C à l’aide de l’IL C/DHEA ou de l’IL C/D4 (cutoff utilisé : IS ≥2, IL ≥4).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’IS calculé avec la DHEA ou la D4 est ≥2 dans plus de 85 % des cas vs 73 % pour le C. Les IL A/DHEA et/ou A/D4 étaient discordants chez 12 % des patients vs l’IL A/C. Au total, 14 % des patients atteints d’HAP présentent une sécrétion autonome et 6 % une sécrétion asymétrique de C.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La DHEA et/ou la D4 est utile pour déterminer la sélectivité et la latéralisation du CVS, en particulier chez les patients présentant une sécrétion autonome ou asymétrique de C.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101840"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061307","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101839
P. Vaduva Dr , G. Fauchier Dr , G. Raverot Pr , J. Bertherat Pr , L. Fauchier Pr
Objectif
L’incidence de l’insuffisance corticotrope (IC) après corticothérapie systémique et inhalée au long cours est inconnue, d’où l’objectif de l’évaluer ici dans une grande cohorte.
Méthodes
Nous avons inclus les personnes sous corticostéroïdes systémiques ou inhalés à long terme, à partir des dossiers médicaux électroniques des organismes de santé du réseau TriNetx Research Collaborative. Nous avons exclu les personnes ayant des antécédents de causes d’insuffisance surrénalienne primaire et secondaire. Nous avons utilisé un score de propension 1: 1 pour comparer les sujets appariés traités par corticostéroïdes systémiques à long terme (n = 243430) ou inhalés (n = 315237) aux sujets traités par AINS uniquement.
Résultats
L’âge moyen de la population étudiée était de 56,5 ± 18 ans (40 % d’hommes). Sur un suivi moyen de 2,4 ± 1,9 ans, la corticothérapie systémique était associée à un diagnostic plus fréquent d’IC (0,20 % versus 0,04 % par an ; HR = 6,32, 95 % IC [5,50–7,26], p < 0,001) et à plus d’hospitalisations pour IC (0,02 vs 0,008 % par an ; HR = 3,52, 95 % IC [2,57–4,84], p < 0,001), par rapport aux personnes sous AINS. La corticothérapie inhalée était associée à un diagnostic plus fréquent d’IC (0,05 versus 0,04 % par an ; HR = 1,55, 95 % IC [1,34–1,80], p < 0,001), sans augmentation du risque d’hospitalisation pour IC (0,01 % contre 0,01 % par an ; HR = 1,26, 95 % IC [0,91–1,76], p = 0,17) par rapport à un traitement par AINS.
Discussion
La corticothérapie systémique et inhalée est associée à un risque accru d’IS au cours d’un suivi de 2,4 ans dans cette vaste cohorte, soulignant l’importance de prévenir l’apparition d’une insuffisance corticotrope chez ces personnes.
{"title":"Incidence réelle de l’insuffisance surrénalienne après une utilisation à long terme de corticostéroïdes systémiques et inhalés","authors":"P. Vaduva Dr , G. Fauchier Dr , G. Raverot Pr , J. Bertherat Pr , L. Fauchier Pr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101839","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101839","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>L’incidence de l’insuffisance corticotrope (IC) après corticothérapie systémique et inhalée au long cours est inconnue, d’où l’objectif de l’évaluer ici dans une grande cohorte.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons inclus les personnes sous corticostéroïdes systémiques ou inhalés à long terme, à partir des dossiers médicaux électroniques des organismes de santé du réseau TriNetx Research Collaborative. Nous avons exclu les personnes ayant des antécédents de causes d’insuffisance surrénalienne primaire et secondaire. Nous avons utilisé un score de propension 1: 1 pour comparer les sujets appariés traités par corticostéroïdes systémiques à long terme (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->243430) ou inhalés (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->315237) aux sujets traités par AINS uniquement.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’âge moyen de la population étudiée était de 56,5<!--> <!-->±<!--> <!-->18 ans (40 % d’hommes). Sur un suivi moyen de 2,4<!--> <!-->±<!--> <!-->1,9 ans, la corticothérapie systémique était associée à un diagnostic plus fréquent d’IC (0,20 % versus 0,04 % par an ; HR<!--> <!-->=<!--> <!-->6,32, 95 % IC [5,50–7,26], <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et à plus d’hospitalisations pour IC (0,02 vs 0,008 % par an ; HR<!--> <!-->=<!--> <!-->3,52, 95 % IC [2,57–4,84], <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), par rapport aux personnes sous AINS. La corticothérapie inhalée était associée à un diagnostic plus fréquent d’IC (0,05 versus 0,04 % par an ; HR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,55, 95 % IC [1,34–1,80], <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), sans augmentation du risque d’hospitalisation pour IC (0,01 % contre 0,01 % par an ; HR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,26, 95 % IC [0,91–1,76], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,17) par rapport à un traitement par AINS.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>La corticothérapie systémique et inhalée est associée à un risque accru d’IS au cours d’un suivi de 2,4 ans dans cette vaste cohorte, soulignant l’importance de prévenir l’apparition d’une insuffisance corticotrope chez ces personnes.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101839"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061306","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101885
N. Adam (Dr), M. Letard, V. Grange-Messent (Dr), E. Desroziers (Dr), S. Mhaouty-Kodja (Dr)
Les phtalates sont omniprésents dans l’environnement, en raison de leur utilisation massive comme plastifiants, dans les cosmétiques et comme adjuvants dans les herbicides. Chez l’humain, l’exposition aux phtalates a été associée à des troubles de la fertilité. Nos travaux antérieurs ont montré que l’exposition chronique de femelles adultes au DEHP seul à 5 ou 50 μg/kg/j, ou à un mélange environnemental de phtalates, réduisait le comportement reproducteur des femelles et le nombre de cellules immunoréactives pour le récepteur de la progestérone dans la région cérébrale régulant le comportement sexuel femelle : l’hypothalamus ventromédian (VMH) (Adam et al., 2021). Cette étude approfondit l’identification des cibles cellulaires et moléculaires de l’exposition aux phtalates dans le VMH des souris femelles. Une analyse protéomique du VMH a permis de trouver 341 protéines différentiellement exprimées entre les femelles contrôles et celles exposés aux phtalates. Nous avons identifié des changements pour des protéines impliquées dans des fonctions cellulaires comme la neuroplasticité, la neuroinflammation et le métabolisme cellulaire. En accord avec ces résultats, l’exposition aux phtalates a diminué la densité des épines dendritiques et l’expression de marqueurs de neuroplasticité structurale. Les analyses immunohistochimiques ont montré une augmentation de l’immunoréactivité de la GFAP dans les astrocytes, mais pas d’Iba-1 dans les microglies chez les femelles exposées aux phtalates. Enfin, les analyses protéomique et moléculaire ont révélé des modifications dans la voie kynurénine de métabolisme du tryptophane. Ces données seront présentées et discutées en comparaison avec les résultats obtenus chez les mâles (Ducroq et al., 2023).
邻苯二甲酸盐在环境中无处不在,因为它们被广泛用作增塑剂、化妆品和除草剂的佐剂。在人类中,接触邻苯二甲酸盐与生育障碍有关。我们前期工作表明,慢性接触成年雌性的DEHP只有5岁或50μg / kg / d,邻苯二甲酸盐的混合物或环境,降低雌性生殖行为的人数为孕激素受体的细胞在下丘脑调节雌性的性行为的大脑区域:ventromédian VMH (Adam et al ., 2011)。本研究进一步鉴定了雌性小鼠VMH中邻苯二甲酸盐暴露的细胞和分子靶点。对VMH的蛋白质组学分析发现,对照组和接触邻苯二甲酸盐的雌性之间有341种不同的蛋白质表达。我们已经确定了参与细胞功能的蛋白质的变化,如神经可塑性、神经炎症和细胞代谢。与这些结果一致,邻苯二甲酸盐暴露降低了树突密度和结构神经可塑性标记物的表达。免疫组织化学分析显示,在接触邻苯二甲酸盐的雌性小胶质细胞中,GFAP的免疫活性增加,但Iba-1的免疫活性没有增加。最后,蛋白质组学和分子分析显示色氨酸代谢的kynurenine途径发生了变化。这些数据将与在男性身上获得的结果进行比较和讨论(Ducroq等人,2023年)。
{"title":"Mécanismes cellulaires et moléculaires sous-jacents à la perturbation du comportement sexuel chez les souris femelles exposées à des doses environnementales de phtalates","authors":"N. Adam (Dr), M. Letard, V. Grange-Messent (Dr), E. Desroziers (Dr), S. Mhaouty-Kodja (Dr)","doi":"10.1016/j.ando.2025.101885","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101885","url":null,"abstract":"<div><div>Les phtalates sont omniprésents dans l’environnement, en raison de leur utilisation massive comme plastifiants, dans les cosmétiques et comme adjuvants dans les herbicides. Chez l’humain, l’exposition aux phtalates a été associée à des troubles de la fertilité. Nos travaux antérieurs ont montré que l’exposition chronique de femelles adultes au DEHP seul à 5 ou 50<!--> <!-->μg/kg/j, ou à un mélange environnemental de phtalates, réduisait le comportement reproducteur des femelles et le nombre de cellules immunoréactives pour le récepteur de la progestérone dans la région cérébrale régulant le comportement sexuel femelle : l’hypothalamus ventromédian (VMH) (Adam <em>et al.</em>, 2021). Cette étude approfondit l’identification des cibles cellulaires et moléculaires de l’exposition aux phtalates dans le VMH des souris femelles. Une analyse protéomique du VMH a permis de trouver 341 protéines différentiellement exprimées entre les femelles contrôles et celles exposés aux phtalates. Nous avons identifié des changements pour des protéines impliquées dans des fonctions cellulaires comme la neuroplasticité, la neuroinflammation et le métabolisme cellulaire. En accord avec ces résultats, l’exposition aux phtalates a diminué la densité des épines dendritiques et l’expression de marqueurs de neuroplasticité structurale. Les analyses immunohistochimiques ont montré une augmentation de l’immunoréactivité de la GFAP dans les astrocytes, mais pas d’Iba-1 dans les microglies chez les femelles exposées aux phtalates. Enfin, les analyses protéomique et moléculaire ont révélé des modifications dans la voie kynurénine de métabolisme du tryptophane. Ces données seront présentées et discutées en comparaison avec les résultats obtenus chez les mâles (Ducroq <em>et al.</em>, 2023).</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101885"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061336","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101882
A. Flaus (Dr) , C. Merino , S. Solomon , L. Al Mansour (Dr) , S. Chaib (Dr) , C. Sergeant (Dr) , M. Janier (Pr) , E. Jouanneau (Pr) , G. Raverot (Pr)
Introduction
La maladie de Cushing (MC) est associée à une importante morbi-mortalité. L’IRM hypophysaire est l’examen de référence pour localiser les adénomes corticotropes, mais peut être non concluante ou douteuse jusqu’à 30 % des cas. Cette étude évalue l’intérêt complémentaire de la tomographie par émission de positons au [18F]fluoro-éthyl-tyrosine couplée au scanner ([18F]FET TEP/TDM) durant le bilan initial de la maladie de Cushing.
Méthodes
Étude rétrospective incluant des patients atteints de MC confirmée, porteurs d’un microadénome ou d’une IRM non contributive, explorés par [18F]FET TEP/TDM. Les images, relues par un médecin nucléaire expérimenté pour localiser l’adénome, étaient classées « très probable » ou « douteuse ». En cas de chirurgie, la localisation TEP était comparée à l’histologie.
Résultats
Dix-huit patients (85 % femmes 50 [30–57,8] ans) ont été inclus (11/2023–02/2025). L’IRM était positive pour 7, négative pour 4 et douteuse pour 7. La TEP localisait toujours un possible adénome : 12 cas très probables et 6 cas douteux. Neuf patients ont été opérés : concordance TEPhistologie pour 8/9 cas (89 %) et rémission pour 7/9 cas. Le patient discordant, opéré sur la base d’une IPSS controlatérale à la fixation TEP, n’a pas été guéri. Six patients sont programmés pour une chirurgie (3 concordances IRMTEP, 3 discordances), et trois étaient non opérables.
Conclusion
Le [18F]FET TEP/TDM localise avec précision les adénomes corticotropes, particulièrement lorsque l’IRM est peu ou non contributive, et représente un examen complémentaire prometteur pour optimiser la prise en charge des patients atteints de MC.
{"title":"[18F]FET TEP : un nouvel outil pour localiser les adénomes hypophysaires corticotrope au bilan initial d’une maladie de Cushing","authors":"A. Flaus (Dr) , C. Merino , S. Solomon , L. Al Mansour (Dr) , S. Chaib (Dr) , C. Sergeant (Dr) , M. Janier (Pr) , E. Jouanneau (Pr) , G. Raverot (Pr)","doi":"10.1016/j.ando.2025.101882","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101882","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La maladie de Cushing (MC) est associée à une importante morbi-mortalité. L’IRM hypophysaire est l’examen de référence pour localiser les adénomes corticotropes, mais peut être non concluante ou douteuse jusqu’à 30 % des cas. Cette étude évalue l’intérêt complémentaire de la tomographie par émission de positons au [18F]fluoro-éthyl-tyrosine couplée au scanner ([18F]FET TEP/TDM) durant le bilan initial de la maladie de Cushing.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude rétrospective incluant des patients atteints de MC confirmée, porteurs d’un microadénome ou d’une IRM non contributive, explorés par [18F]FET TEP/TDM. Les images, relues par un médecin nucléaire expérimenté pour localiser l’adénome, étaient classées « très probable » ou « douteuse ». En cas de chirurgie, la localisation TEP était comparée à l’histologie.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dix-huit patients (85 % femmes 50 [30–57,8] ans) ont été inclus (11/2023–02/2025). L’IRM était positive pour 7, négative pour 4 et douteuse pour 7. La TEP localisait toujours un possible adénome : 12 cas très probables et 6 cas douteux. Neuf patients ont été opérés : concordance TEPhistologie pour 8/9 cas (89 %) et rémission pour 7/9 cas. Le patient discordant, opéré sur la base d’une IPSS controlatérale à la fixation TEP, n’a pas été guéri. Six patients sont programmés pour une chirurgie (3 concordances IRMTEP, 3 discordances), et trois étaient non opérables.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le [18F]FET TEP/TDM localise avec précision les adénomes corticotropes, particulièrement lorsque l’IRM est peu ou non contributive, et représente un examen complémentaire prometteur pour optimiser la prise en charge des patients atteints de MC.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101882"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061334","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101816
A. Jannin Dr
L’immunothérapie, en particulier via les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (ICI) ciblant PD-1, PD-L1 et CTLA-4, a profondément modifié la prise en charge de nombreux cancers. Toutefois, son application dans les tumeurs endocrines demeure restreinte et hétérogène.
Ces tumeurs, caractérisées par leur rareté, leur grande diversité histologique et leur évolution souvent indolente, présentent des taux de réponse généralement faibles aux ICI. Des réponses cliniquement significatives ont été rapportées dans le carcinome anaplasique de la thyroïde (ATC), notamment en cas de forte expression de PD-L1 ou de charge mutationnelle élevée (TMB), avec des taux de réponse allant jusqu’à 30 % dans certains essais combinant anti-PD-1 et anti-CTLA-4.
Les carcinomes corticosurrénaliens présentent des réponses modestes (14–23 %), tandis que les phéochromocytomes/paragangliomes, les carcinomes parathyroïdiens et les cancers médullaires de la thyroïde affichent des résultats limités.
Dans les cancers thyroïdiens différenciés réfractaires à l’iode, les ICI isolés ont montré une efficacité marginale, conduisant à l’exploration de combinaisons avec des inhibiteurs de tyrosine kinase.
Concernant les tumeurs neuroendocrines (TNE), les taux de réponse varient selon le degré de différenciation, le grade, le site primitif et le profil immunologique, les formes de haut grade avec expression de PD-L1 et TMB élevé étant les plus réactives.
Ces données soutiennent l’hypothèse selon laquelle l’immunogénicité tumorale pourrait prédire la réponse aux ICI. Ainsi, le développement de biomarqueurs et d’essais cliniques randomisés demeure crucial pour optimiser l’usage de l’immunothérapie dans les tumeurs endocrines.
{"title":"Mécanismes et efficacité des traitements des tumeurs endocrines en 2025 : immunothérapie","authors":"A. Jannin Dr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101816","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101816","url":null,"abstract":"<div><div>L’immunothérapie, en particulier via les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (ICI) ciblant PD-1, PD-L1 et CTLA-4, a profondément modifié la prise en charge de nombreux cancers. Toutefois, son application dans les tumeurs endocrines demeure restreinte et hétérogène.</div><div>Ces tumeurs, caractérisées par leur rareté, leur grande diversité histologique et leur évolution souvent indolente, présentent des taux de réponse généralement faibles aux ICI. Des réponses cliniquement significatives ont été rapportées dans le carcinome anaplasique de la thyroïde (ATC), notamment en cas de forte expression de PD-L1 ou de charge mutationnelle élevée (TMB), avec des taux de réponse allant jusqu’à 30 % dans certains essais combinant anti-PD-1 et anti-CTLA-4.</div><div>Les carcinomes corticosurrénaliens présentent des réponses modestes (14–23 %), tandis que les phéochromocytomes/paragangliomes, les carcinomes parathyroïdiens et les cancers médullaires de la thyroïde affichent des résultats limités.</div><div>Dans les cancers thyroïdiens différenciés réfractaires à l’iode, les ICI isolés ont montré une efficacité marginale, conduisant à l’exploration de combinaisons avec des inhibiteurs de tyrosine kinase.</div><div>Concernant les tumeurs neuroendocrines (TNE), les taux de réponse varient selon le degré de différenciation, le grade, le site primitif et le profil immunologique, les formes de haut grade avec expression de PD-L1 et TMB élevé étant les plus réactives.</div><div>Ces données soutiennent l’hypothèse selon laquelle l’immunogénicité tumorale pourrait prédire la réponse aux ICI. Ainsi, le développement de biomarqueurs et d’essais cliniques randomisés demeure crucial pour optimiser l’usage de l’immunothérapie dans les tumeurs endocrines.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101816"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145060970","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101832
M. Letard Mme, C. Maladin Mme, A. Proost-Matencio M, E. Desroziers Dr, S. Mhaouty-Kodja Dr
Les populations humaines sont exposées via la pollution environnementale à des mélanges de substances chimiques. Or, l’évaluation du risque pour la santé humaine s’effectue encore substance par substance. Dans ce contexte, l’équipe a contribué au développement d’une nouvelle méthodologie théorique d’évaluation du risque chimique des mélanges de contaminants (Crépet et al., 2022). Cette méthodologie appliquée à l’enquête française ContaLait a suggéré un risque élevé pour le neurodéveloppement et la cognition. Notre étude vise donc à produire des données expérimentales permettant d’établir et d’améliorer cette méthodologie en analysant les effets moteurs et cognitifs de l’exposition au mélange de contaminants de lait maternel humain chez la souris. Des femelles C57BL6/J adultes ont été exposées oralement au mélange de contaminants du lait maternel à la dose environnementale et à des doses 10 et 25 fois plus élevées. Cette exposition a été réalisée deux semaines avant accouplement et pendant la gestation et la lactation. Nos résultats ne montrent pas d’effet de l’exposition au mélange sur le poids des mères, la taille des portées ou la survie des petits. Toutefois, un effet du traitement a été observé sur la croissance corporelle, des marqueurs de développement tels que l’apparition des poils, l’ouverture des yeux et l’âge de la puberté chez les deux sexes. De plus, chez les mâles adultes, il y a eu aussi un effet de l’exposition au mélange sur l’état d’anxiété, la mémoire temporelle et la reconnaissance de nouvel objet. Ces résultats seront comparés avec ceux obtenus chez les femelles en cours d’analyses.
人类通过环境污染接触到化学物质的混合物。然而,对人类健康的风险评估仍在逐个进行。在此背景下,该团队帮助开发了一种评估污染物混合物化学风险的新理论方法(Crepet et al., 2022)。这种方法应用于法国的ContaLait研究表明,它对神经发育和认知有很高的风险。因此,我们的研究旨在产生实验数据,通过分析暴露于混合人类母乳污染物对小鼠的运动和认知影响,建立和改进这一方法。成年雌性C57BL6/J在母乳中以环境剂量和10至25倍的剂量口服混合污染物。这次暴露是在交配前两周、怀孕和哺乳期间进行的。我们的结果显示,接触这种混合物对母亲的体重、幼崽的大小或幼崽的存活率没有影响。然而,治疗已经观察到对身体生长和发育标志的影响,如头发的出现,眼睛的开放和青春期的男女。此外,在成年雄性中,接触这种混合物也会对焦虑状态、时间记忆和对新物体的识别产生影响。这些结果将与在分析过程中从女性身上获得的结果进行比较。
{"title":"Effets neuraux de l’exposition développementale à un mélange de contaminants de lait maternel humain chez la souris","authors":"M. Letard Mme, C. Maladin Mme, A. Proost-Matencio M, E. Desroziers Dr, S. Mhaouty-Kodja Dr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101832","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101832","url":null,"abstract":"<div><div>Les populations humaines sont exposées via la pollution environnementale à des mélanges de substances chimiques. Or, l’évaluation du risque pour la santé humaine s’effectue encore substance par substance. Dans ce contexte, l’équipe a contribué au développement d’une nouvelle méthodologie théorique d’évaluation du risque chimique des mélanges de contaminants (Crépet et al., 2022). Cette méthodologie appliquée à l’enquête française ContaLait a suggéré un risque élevé pour le neurodéveloppement et la cognition. Notre étude vise donc à produire des données expérimentales permettant d’établir et d’améliorer cette méthodologie en analysant les effets moteurs et cognitifs de l’exposition au mélange de contaminants de lait maternel humain chez la souris. Des femelles C57BL6/J adultes ont été exposées oralement au mélange de contaminants du lait maternel à la dose environnementale et à des doses 10 et 25 fois plus élevées. Cette exposition a été réalisée deux semaines avant accouplement et pendant la gestation et la lactation. Nos résultats ne montrent pas d’effet de l’exposition au mélange sur le poids des mères, la taille des portées ou la survie des petits. Toutefois, un effet du traitement a été observé sur la croissance corporelle, des marqueurs de développement tels que l’apparition des poils, l’ouverture des yeux et l’âge de la puberté chez les deux sexes. De plus, chez les mâles adultes, il y a eu aussi un effet de l’exposition au mélange sur l’état d’anxiété, la mémoire temporelle et la reconnaissance de nouvel objet. Ces résultats seront comparés avec ceux obtenus chez les femelles en cours d’analyses.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101832"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145060977","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101821
F. Bonnet (Pr) , J. Zhang (Pr) , Y. He (Dr) , R.-A. Ruiqi An (Dr) , J. Bai (Dr) , J. Gong (Dr) , Y. Zhou (Dr) , Y. Xia (Dr)
Objectif
Le stress psychologique a été impliqué dans le développement des maladies auto-immunes. La relation entre l’anxiété, la dépression et la survenue des pathologies thyroïdiennes a été peu étudiée. Notre objectif était d’analyser la relation longitudinale entre la santé mentale, l’anxiété/dépression et le risque de dysthyroïdie incidente.
Population
Nous avons étudié 418 622 individus sans pathologie thyroïdienne de la cohorte prospective UK Biobank. Le score de santé mentale était mesuré à l’inclusion par le questionnaire PHQ-4. L’incidence cumulative d’hypo et d’hyperthyroïdie a été comparée selon les catégories du score de santé mental à l’inclusion.
Résultats
Au cours d’un suivi médian de 12,3 années, 9419 cas d’hypothyroïdie et 2242 d’hyperthyroïdie ont été colligés. Le score de santé mentale était associé au risque d’incidence de dysthyroïdie au cours du suivi prospectif (HR ajusté, 95 % CI : 1.11, 1.09–1.13, p < 0,001 pour l’hypothyroïdie et 1,13, 1,08–1,18, p < 0,001 pour l’hyperthyroïdie). Les personnes avec un score de souffrance psychique importante avaient un risque augmenté de développer une hyperthyroïdie (HR : 1,70, 95 % CI : 1,09–2,65) et une hypothyroïdie (HR : 1,70, 95 % CI : 1,36–2,12) en comparaison à celles avec un score mental faible. La présence d’une anxiété ou d’une dépression, considérées séparément, était chacune associée avec le risque de survenue de dysthyroïdie.
Conclusion
L’état psychique et en particulier l’anxiété/dépression étaient fortement associés à la survenue d’une dysthyroïdie dans la population générale. Ces résultats incitent à prendre davantage en considération le risque ultérieur de pathologies thyroïdiennes chez des personnes qui ont connu un état de souffrance psychique.
{"title":"Santé mentale, anxiété, dépression et risque de dysthyroïdie","authors":"F. Bonnet (Pr) , J. Zhang (Pr) , Y. He (Dr) , R.-A. Ruiqi An (Dr) , J. Bai (Dr) , J. Gong (Dr) , Y. Zhou (Dr) , Y. Xia (Dr)","doi":"10.1016/j.ando.2025.101821","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101821","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Le stress psychologique a été impliqué dans le développement des maladies auto-immunes. La relation entre l’anxiété, la dépression et la survenue des pathologies thyroïdiennes a été peu étudiée. Notre objectif était d’analyser la relation longitudinale entre la santé mentale, l’anxiété/dépression et le risque de dysthyroïdie incidente.</div></div><div><h3>Population</h3><div>Nous avons étudié 418 622 individus sans pathologie thyroïdienne de la cohorte prospective UK Biobank. Le score de santé mentale était mesuré à l’inclusion par le questionnaire PHQ-4. L’incidence cumulative d’hypo et d’hyperthyroïdie a été comparée selon les catégories du score de santé mental à l’inclusion.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au cours d’un suivi médian de 12,3 années, 9419 cas d’hypothyroïdie et 2242 d’hyperthyroïdie ont été colligés. Le score de santé mentale était associé au risque d’incidence de dysthyroïdie au cours du suivi prospectif (HR ajusté, 95 % CI : 1.11, 1.09–1.13, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001 pour l’hypothyroïdie et 1,13, 1,08–1,18, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001 pour l’hyperthyroïdie). Les personnes avec un score de souffrance psychique importante avaient un risque augmenté de développer une hyperthyroïdie (HR : 1,70, 95 % CI : 1,09–2,65) et une hypothyroïdie (HR : 1,70, 95 % CI : 1,36–2,12) en comparaison à celles avec un score mental faible. La présence d’une anxiété ou d’une dépression, considérées séparément, était chacune associée avec le risque de survenue de dysthyroïdie.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’état psychique et en particulier l’anxiété/dépression étaient fortement associés à la survenue d’une dysthyroïdie dans la population générale. Ces résultats incitent à prendre davantage en considération le risque ultérieur de pathologies thyroïdiennes chez des personnes qui ont connu un état de souffrance psychique.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101821"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061482","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101873
M. Bertolami (Dr), N. Chereau (Dr), S. Gaujoux (Pr), F. Menegaux (Pr)
Objectif
Dans un contexte où la maîtrise des coûts doit se conjuguer avec l’exigence de qualité des soins, cette étude évalue la sécurité, la faisabilité et l’intérêt médico-économique de la thyroïdectomie ambulatoire dans un cadre institutionnel structuré.
Méthodes
Entre mai 2018 et décembre 2024, 3047 patients ont eu une thyroïdectomie ambulatoire dans notre centre. Les interventions réalisées comprenaient 2617 lobectomies, 364 totalisations et 66 isthmectomies. Les critères d’inclusion étaient : un statut ASA I ou II, l’absence de traitement anticoagulant, un domicile situé à moins de deux heures du centre et la présence d’un accompagnant. Un protocole standardisé a été appliqué, incluant l’usage de dispositifs hémostatiques, le neuromonitoring, une surveillance postopératoire de 6 heures un dosage de PTH IO.
Résultats
Le taux global de complications a été de 3,5 % :
– 24 hématomes (0,8 %), dont 18 ont nécessité une réintervention (13 durant la surveillance initiale),
– une hypocalcémie symptomatique dans 1,4 % des totalisations (5/364), dont 2 (0,5 %) hypoparathyroïdies définitives
– une paralysie du nerf laryngé récurrent dans 1,9 % des cas (59/3047), définitive chez 20 (0,7 %) patients.
Le score de satisfaction SF-12 post-opératoire moyen était excellent (94/100). La prise en charge ambulatoire a permis une réduction des coûts estimée à 15 % par rapport à une hospitalisation conventionnelle de 24 heures.
Conclusion
Réalisée dans un cadre rigoureux, la thyroïdectomie ambulatoire est une procédure sûre, efficace et économiquement avantageuse. Elle constitue une alternative à la chirurgie conventionnelle, répondant aux exigences actuelles des systèmes de santé et aux attentes des patients.
{"title":"Thyroïdectomie ambulatoire : un changement de paradigme en matière de sécurité chirurgicale et de soins centrés sur le patient","authors":"M. Bertolami (Dr), N. Chereau (Dr), S. Gaujoux (Pr), F. Menegaux (Pr)","doi":"10.1016/j.ando.2025.101873","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101873","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Dans un contexte où la maîtrise des coûts doit se conjuguer avec l’exigence de qualité des soins, cette étude évalue la sécurité, la faisabilité et l’intérêt médico-économique de la thyroïdectomie ambulatoire dans un cadre institutionnel structuré.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Entre mai 2018 et décembre 2024, 3047 patients ont eu une thyroïdectomie ambulatoire dans notre centre. Les interventions réalisées comprenaient 2617 lobectomies, 364 totalisations et 66 isthmectomies. Les critères d’inclusion étaient : un statut ASA I ou II, l’absence de traitement anticoagulant, un domicile situé à moins de deux heures du centre et la présence d’un accompagnant. Un protocole standardisé a été appliqué, incluant l’usage de dispositifs hémostatiques, le neuromonitoring, une surveillance postopératoire de 6<!--> <!-->heures un dosage de PTH IO.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le taux global de complications a été de 3,5 % :</div><div>– 24 hématomes (0,8 %), dont 18 ont nécessité une réintervention (13 durant la surveillance initiale),</div><div>– une hypocalcémie symptomatique dans 1,4 % des totalisations (5/364), dont 2 (0,5 %) hypoparathyroïdies définitives</div><div>– une paralysie du nerf laryngé récurrent dans 1,9 % des cas (59/3047), définitive chez 20 (0,7 %) patients.</div><div>Le score de satisfaction SF-12 post-opératoire moyen était excellent (94/100). La prise en charge ambulatoire a permis une réduction des coûts estimée à 15 % par rapport à une hospitalisation conventionnelle de 24<!--> <!-->heures.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Réalisée dans un cadre rigoureux, la thyroïdectomie ambulatoire est une procédure sûre, efficace et économiquement avantageuse. Elle constitue une alternative à la chirurgie conventionnelle, répondant aux exigences actuelles des systèmes de santé et aux attentes des patients.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101873"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061450","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101906
F. Lambert (Dr) , E. Guillon , F. Albarel (Dr) , J.B. Bonnet (Dr) , A.L. Borel (Pr) , M.C. Brindisi (Pr) , C. Carette (Pr) , D. Drui (Dr) , C. Fagour (Dr) , N. Farigon (Dr) , B. Gatta-Cherifi (Pr) , F. Illouz (Dr) , R. Jouini-Bouhamri (Dr) , E. Montastier (Pr) , H. Mosbah (Dr) , G. Vitellius (Dr) , O. Ziegler (Pr) , H. Soula (Pr) , C. Poitou (Pr) , P. Faucher (Dr)
Objectif
L’obésité secondaire au craniopharyngiome (oCP) est complexe et difficile à traiter. Les études concernant l’effet pondéral des analogues du GLP1 (aGLP-1) dans cette population sont rares avec des effectifs limités. Notre objectif était d’évaluer l’effet pondéral et la sécurité des aGLP-1 dans une cohorte nationale de patients en situation d’oCP.
Méthodes
Étude rétrospective multicentrique (16 Centres Spécialisés Obésité) chez des adultes en situation d’oCP ayant reçu un ou plusieurs types d’aGLP-1.
Résultats
124 patients inclus dont l’âge et l’IMC moyens étaient respectivement de 44,6 ans et 39,7 kg/m2. 42 % étaient diabétiques et 62 % ont eu un diagnostic de CP > 18 ans. 77 % ont reçu du Sémaglutide, 43 % du Liraglutide, 18 % de l’Exenatide et 14 % du Dulaglutide. La perte pondérale était de −5,0 %, sur 40 mois en moyenne, avec une grande variabilité inter-individuelle. L’effet pondéral était significativement plus marqué après Sémaglutide (−7,3 % sur 21 mois, dose moyenne de 1,2 mg/semaine). 22 patients (17 %) ont présenté une décompensation corticotrope et/ou diabète insipide dont 15 ayant nécessité une hospitalisation. Les autres effets indésirables étaient principalement digestifs (nausées 22 %, vomissements 15 %) entraînant 12 % d’arrêt de traitement.
Discussion
Cette étude en vie réelle montre que les aGLP-1 induisent une perte de poids modérée mais significative chez les adultes présentant une oCP, avec une efficacité moindre que dans l’obésité commune. Un accompagnement des effets digestifs est indispensable pour limiter les arrêts, et une vigilance accrue est nécessaire pour adapter les traitements par Hydrocortisone/Desmopressine.
{"title":"« CRANIO-GLP1 » : efficacité et sécurité des traitements par analogues du GLP1 chez les patients atteints de craniopharyngiomes","authors":"F. Lambert (Dr) , E. Guillon , F. Albarel (Dr) , J.B. Bonnet (Dr) , A.L. Borel (Pr) , M.C. Brindisi (Pr) , C. Carette (Pr) , D. Drui (Dr) , C. Fagour (Dr) , N. Farigon (Dr) , B. Gatta-Cherifi (Pr) , F. Illouz (Dr) , R. Jouini-Bouhamri (Dr) , E. Montastier (Pr) , H. Mosbah (Dr) , G. Vitellius (Dr) , O. Ziegler (Pr) , H. Soula (Pr) , C. Poitou (Pr) , P. Faucher (Dr)","doi":"10.1016/j.ando.2025.101906","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101906","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>L’obésité secondaire au craniopharyngiome (oCP) est complexe et difficile à traiter. Les études concernant l’effet pondéral des analogues du GLP1 (aGLP-1) dans cette population sont rares avec des effectifs limités. Notre objectif était d’évaluer l’effet pondéral et la sécurité des aGLP-1 dans une cohorte nationale de patients en situation d’oCP.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude rétrospective multicentrique (16 Centres Spécialisés Obésité) chez des adultes en situation d’oCP ayant reçu un ou plusieurs types d’aGLP-1.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>124 patients inclus dont l’âge et l’IMC moyens étaient respectivement de 44,6 ans et 39,7 kg/m<sup>2</sup>. 42 % étaient diabétiques et 62 % ont eu un diagnostic de CP<!--> <!-->><!--> <!-->18 ans. 77 % ont reçu du Sémaglutide, 43 % du Liraglutide, 18 % de l’Exenatide et 14 % du Dulaglutide. La perte pondérale était de −5,0 %, sur 40 mois en moyenne, avec une grande variabilité inter-individuelle. L’effet pondéral était significativement plus marqué après Sémaglutide (−7,3 % sur 21 mois, dose moyenne de 1,2 mg/semaine). 22 patients (17 %) ont présenté une décompensation corticotrope et/ou diabète insipide dont 15 ayant nécessité une hospitalisation. Les autres effets indésirables étaient principalement digestifs (nausées 22 %, vomissements 15 %) entraînant 12 % d’arrêt de traitement.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette étude en vie réelle montre que les aGLP-1 induisent une perte de poids modérée mais significative chez les adultes présentant une oCP, avec une efficacité moindre que dans l’obésité commune. Un accompagnement des effets digestifs est indispensable pour limiter les arrêts, et une vigilance accrue est nécessaire pour adapter les traitements par Hydrocortisone/Desmopressine.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101906"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061597","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101866
A. Pierre Dr , L. Benkhaled Mme , N. Wyckens Mme , F. Giton Dr , V. Cluzet Dr , M.-L. Vignaud Mme , V. Fauveau Mme , C. Genestie Dr , A. Leary Pr , C. Guigon Dr
Objectif
Les tumeurs des cellules de la granulosa (TCG) sont des tumeurs endocrines hormono-dépendantes, connues pour leur sensibilité à l’œstradiol et à l’AMH, et pour lesquelles il n’y a pas de thérapie réellement efficace. Leur capacité à produire d’autres hormones, notamment les androgènes, dont la production est assurée par les cellules de la thèque et le tissu interstitiel ovarien, reste peu étudiée. Pourtant, les androgènes ont un effet carcinogène démontré dans divers tissus. Notre étude vise à explorer la synthèse d’androgènes par les TCG et leur sensibilité à ces hormones.
Matériel et méthodes
La concentration de plusieurs androgènes (testostérone, DHT, androstènedione, androstènediol, DHEA) a été mesurée par chromatographie couplée à la spectrométrie de masse dans des TCG murines et humaines, et comparée à des échantillons sains. L’expression des enzymes de la stéroïdogenèse (3βHSD, CYP11, CYP17, CYP19) ainsi que celle du récepteur des androgènes (AR) a été analysée par immunohistochimie et Western blot.
Résultats
La production d’androgènes est significativement augmentée dans les TCG par rapport aux tissus sains. Celle-ci est associée à une surexpression de 3βHSD, CYP11, CYP17 et une diminution de l’aromatase (CYP19), enzyme clé de la conversion des androgènes en œstrogènes. L’AR est exprimé dans toutes les TCG analysées, avec une augmentation progressive selon la croissance tumorale chez la souris.
Discussion
Ces données montrent que les TCG sont capables de produire des androgènes, et suggèrent leur androgéno-dépendance, ouvrant de nouvelles perspectives thérapeutiques ciblant cette voie de signalisation.
{"title":"Production d’androgènes par les tumeurs de la granulosa : vers une nouvelle cible hormonale","authors":"A. Pierre Dr , L. Benkhaled Mme , N. Wyckens Mme , F. Giton Dr , V. Cluzet Dr , M.-L. Vignaud Mme , V. Fauveau Mme , C. Genestie Dr , A. Leary Pr , C. Guigon Dr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101866","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101866","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Les tumeurs des cellules de la granulosa (TCG) sont des tumeurs endocrines hormono-dépendantes, connues pour leur sensibilité à l’œstradiol et à l’AMH, et pour lesquelles il n’y a pas de thérapie réellement efficace. Leur capacité à produire d’autres hormones, notamment les androgènes, dont la production est assurée par les cellules de la thèque et le tissu interstitiel ovarien, reste peu étudiée. Pourtant, les androgènes ont un effet carcinogène démontré dans divers tissus. Notre étude vise à explorer la synthèse d’androgènes par les TCG et leur sensibilité à ces hormones.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>La concentration de plusieurs androgènes (testostérone, DHT, androstènedione, androstènediol, DHEA) a été mesurée par chromatographie couplée à la spectrométrie de masse dans des TCG murines et humaines, et comparée à des échantillons sains. L’expression des enzymes de la stéroïdogenèse (3βHSD, CYP11, CYP17, CYP19) ainsi que celle du récepteur des androgènes (AR) a été analysée par immunohistochimie et Western blot.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La production d’androgènes est significativement augmentée dans les TCG par rapport aux tissus sains. Celle-ci est associée à une surexpression de 3βHSD, CYP11, CYP17 et une diminution de l’aromatase (CYP19), enzyme clé de la conversion des androgènes en œstrogènes. L’AR est exprimé dans toutes les TCG analysées, avec une augmentation progressive selon la croissance tumorale chez la souris.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Ces données montrent que les TCG sont capables de produire des androgènes, et suggèrent leur androgéno-dépendance, ouvrant de nouvelles perspectives thérapeutiques ciblant cette voie de signalisation.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101866"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061538","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}