Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101816
A. Jannin Dr
L’immunothérapie, en particulier via les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (ICI) ciblant PD-1, PD-L1 et CTLA-4, a profondément modifié la prise en charge de nombreux cancers. Toutefois, son application dans les tumeurs endocrines demeure restreinte et hétérogène.
Ces tumeurs, caractérisées par leur rareté, leur grande diversité histologique et leur évolution souvent indolente, présentent des taux de réponse généralement faibles aux ICI. Des réponses cliniquement significatives ont été rapportées dans le carcinome anaplasique de la thyroïde (ATC), notamment en cas de forte expression de PD-L1 ou de charge mutationnelle élevée (TMB), avec des taux de réponse allant jusqu’à 30 % dans certains essais combinant anti-PD-1 et anti-CTLA-4.
Les carcinomes corticosurrénaliens présentent des réponses modestes (14–23 %), tandis que les phéochromocytomes/paragangliomes, les carcinomes parathyroïdiens et les cancers médullaires de la thyroïde affichent des résultats limités.
Dans les cancers thyroïdiens différenciés réfractaires à l’iode, les ICI isolés ont montré une efficacité marginale, conduisant à l’exploration de combinaisons avec des inhibiteurs de tyrosine kinase.
Concernant les tumeurs neuroendocrines (TNE), les taux de réponse varient selon le degré de différenciation, le grade, le site primitif et le profil immunologique, les formes de haut grade avec expression de PD-L1 et TMB élevé étant les plus réactives.
Ces données soutiennent l’hypothèse selon laquelle l’immunogénicité tumorale pourrait prédire la réponse aux ICI. Ainsi, le développement de biomarqueurs et d’essais cliniques randomisés demeure crucial pour optimiser l’usage de l’immunothérapie dans les tumeurs endocrines.
{"title":"Mécanismes et efficacité des traitements des tumeurs endocrines en 2025 : immunothérapie","authors":"A. Jannin Dr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101816","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101816","url":null,"abstract":"<div><div>L’immunothérapie, en particulier via les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (ICI) ciblant PD-1, PD-L1 et CTLA-4, a profondément modifié la prise en charge de nombreux cancers. Toutefois, son application dans les tumeurs endocrines demeure restreinte et hétérogène.</div><div>Ces tumeurs, caractérisées par leur rareté, leur grande diversité histologique et leur évolution souvent indolente, présentent des taux de réponse généralement faibles aux ICI. Des réponses cliniquement significatives ont été rapportées dans le carcinome anaplasique de la thyroïde (ATC), notamment en cas de forte expression de PD-L1 ou de charge mutationnelle élevée (TMB), avec des taux de réponse allant jusqu’à 30 % dans certains essais combinant anti-PD-1 et anti-CTLA-4.</div><div>Les carcinomes corticosurrénaliens présentent des réponses modestes (14–23 %), tandis que les phéochromocytomes/paragangliomes, les carcinomes parathyroïdiens et les cancers médullaires de la thyroïde affichent des résultats limités.</div><div>Dans les cancers thyroïdiens différenciés réfractaires à l’iode, les ICI isolés ont montré une efficacité marginale, conduisant à l’exploration de combinaisons avec des inhibiteurs de tyrosine kinase.</div><div>Concernant les tumeurs neuroendocrines (TNE), les taux de réponse varient selon le degré de différenciation, le grade, le site primitif et le profil immunologique, les formes de haut grade avec expression de PD-L1 et TMB élevé étant les plus réactives.</div><div>Ces données soutiennent l’hypothèse selon laquelle l’immunogénicité tumorale pourrait prédire la réponse aux ICI. Ainsi, le développement de biomarqueurs et d’essais cliniques randomisés demeure crucial pour optimiser l’usage de l’immunothérapie dans les tumeurs endocrines.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101816"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145060970","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101832
M. Letard Mme, C. Maladin Mme, A. Proost-Matencio M, E. Desroziers Dr, S. Mhaouty-Kodja Dr
Les populations humaines sont exposées via la pollution environnementale à des mélanges de substances chimiques. Or, l’évaluation du risque pour la santé humaine s’effectue encore substance par substance. Dans ce contexte, l’équipe a contribué au développement d’une nouvelle méthodologie théorique d’évaluation du risque chimique des mélanges de contaminants (Crépet et al., 2022). Cette méthodologie appliquée à l’enquête française ContaLait a suggéré un risque élevé pour le neurodéveloppement et la cognition. Notre étude vise donc à produire des données expérimentales permettant d’établir et d’améliorer cette méthodologie en analysant les effets moteurs et cognitifs de l’exposition au mélange de contaminants de lait maternel humain chez la souris. Des femelles C57BL6/J adultes ont été exposées oralement au mélange de contaminants du lait maternel à la dose environnementale et à des doses 10 et 25 fois plus élevées. Cette exposition a été réalisée deux semaines avant accouplement et pendant la gestation et la lactation. Nos résultats ne montrent pas d’effet de l’exposition au mélange sur le poids des mères, la taille des portées ou la survie des petits. Toutefois, un effet du traitement a été observé sur la croissance corporelle, des marqueurs de développement tels que l’apparition des poils, l’ouverture des yeux et l’âge de la puberté chez les deux sexes. De plus, chez les mâles adultes, il y a eu aussi un effet de l’exposition au mélange sur l’état d’anxiété, la mémoire temporelle et la reconnaissance de nouvel objet. Ces résultats seront comparés avec ceux obtenus chez les femelles en cours d’analyses.
人类通过环境污染接触到化学物质的混合物。然而,对人类健康的风险评估仍在逐个进行。在此背景下,该团队帮助开发了一种评估污染物混合物化学风险的新理论方法(Crepet et al., 2022)。这种方法应用于法国的ContaLait研究表明,它对神经发育和认知有很高的风险。因此,我们的研究旨在产生实验数据,通过分析暴露于混合人类母乳污染物对小鼠的运动和认知影响,建立和改进这一方法。成年雌性C57BL6/J在母乳中以环境剂量和10至25倍的剂量口服混合污染物。这次暴露是在交配前两周、怀孕和哺乳期间进行的。我们的结果显示,接触这种混合物对母亲的体重、幼崽的大小或幼崽的存活率没有影响。然而,治疗已经观察到对身体生长和发育标志的影响,如头发的出现,眼睛的开放和青春期的男女。此外,在成年雄性中,接触这种混合物也会对焦虑状态、时间记忆和对新物体的识别产生影响。这些结果将与在分析过程中从女性身上获得的结果进行比较。
{"title":"Effets neuraux de l’exposition développementale à un mélange de contaminants de lait maternel humain chez la souris","authors":"M. Letard Mme, C. Maladin Mme, A. Proost-Matencio M, E. Desroziers Dr, S. Mhaouty-Kodja Dr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101832","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101832","url":null,"abstract":"<div><div>Les populations humaines sont exposées via la pollution environnementale à des mélanges de substances chimiques. Or, l’évaluation du risque pour la santé humaine s’effectue encore substance par substance. Dans ce contexte, l’équipe a contribué au développement d’une nouvelle méthodologie théorique d’évaluation du risque chimique des mélanges de contaminants (Crépet et al., 2022). Cette méthodologie appliquée à l’enquête française ContaLait a suggéré un risque élevé pour le neurodéveloppement et la cognition. Notre étude vise donc à produire des données expérimentales permettant d’établir et d’améliorer cette méthodologie en analysant les effets moteurs et cognitifs de l’exposition au mélange de contaminants de lait maternel humain chez la souris. Des femelles C57BL6/J adultes ont été exposées oralement au mélange de contaminants du lait maternel à la dose environnementale et à des doses 10 et 25 fois plus élevées. Cette exposition a été réalisée deux semaines avant accouplement et pendant la gestation et la lactation. Nos résultats ne montrent pas d’effet de l’exposition au mélange sur le poids des mères, la taille des portées ou la survie des petits. Toutefois, un effet du traitement a été observé sur la croissance corporelle, des marqueurs de développement tels que l’apparition des poils, l’ouverture des yeux et l’âge de la puberté chez les deux sexes. De plus, chez les mâles adultes, il y a eu aussi un effet de l’exposition au mélange sur l’état d’anxiété, la mémoire temporelle et la reconnaissance de nouvel objet. Ces résultats seront comparés avec ceux obtenus chez les femelles en cours d’analyses.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101832"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145060977","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101873
M. Bertolami (Dr), N. Chereau (Dr), S. Gaujoux (Pr), F. Menegaux (Pr)
Objectif
Dans un contexte où la maîtrise des coûts doit se conjuguer avec l’exigence de qualité des soins, cette étude évalue la sécurité, la faisabilité et l’intérêt médico-économique de la thyroïdectomie ambulatoire dans un cadre institutionnel structuré.
Méthodes
Entre mai 2018 et décembre 2024, 3047 patients ont eu une thyroïdectomie ambulatoire dans notre centre. Les interventions réalisées comprenaient 2617 lobectomies, 364 totalisations et 66 isthmectomies. Les critères d’inclusion étaient : un statut ASA I ou II, l’absence de traitement anticoagulant, un domicile situé à moins de deux heures du centre et la présence d’un accompagnant. Un protocole standardisé a été appliqué, incluant l’usage de dispositifs hémostatiques, le neuromonitoring, une surveillance postopératoire de 6 heures un dosage de PTH IO.
Résultats
Le taux global de complications a été de 3,5 % :
– 24 hématomes (0,8 %), dont 18 ont nécessité une réintervention (13 durant la surveillance initiale),
– une hypocalcémie symptomatique dans 1,4 % des totalisations (5/364), dont 2 (0,5 %) hypoparathyroïdies définitives
– une paralysie du nerf laryngé récurrent dans 1,9 % des cas (59/3047), définitive chez 20 (0,7 %) patients.
Le score de satisfaction SF-12 post-opératoire moyen était excellent (94/100). La prise en charge ambulatoire a permis une réduction des coûts estimée à 15 % par rapport à une hospitalisation conventionnelle de 24 heures.
Conclusion
Réalisée dans un cadre rigoureux, la thyroïdectomie ambulatoire est une procédure sûre, efficace et économiquement avantageuse. Elle constitue une alternative à la chirurgie conventionnelle, répondant aux exigences actuelles des systèmes de santé et aux attentes des patients.
{"title":"Thyroïdectomie ambulatoire : un changement de paradigme en matière de sécurité chirurgicale et de soins centrés sur le patient","authors":"M. Bertolami (Dr), N. Chereau (Dr), S. Gaujoux (Pr), F. Menegaux (Pr)","doi":"10.1016/j.ando.2025.101873","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101873","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Dans un contexte où la maîtrise des coûts doit se conjuguer avec l’exigence de qualité des soins, cette étude évalue la sécurité, la faisabilité et l’intérêt médico-économique de la thyroïdectomie ambulatoire dans un cadre institutionnel structuré.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Entre mai 2018 et décembre 2024, 3047 patients ont eu une thyroïdectomie ambulatoire dans notre centre. Les interventions réalisées comprenaient 2617 lobectomies, 364 totalisations et 66 isthmectomies. Les critères d’inclusion étaient : un statut ASA I ou II, l’absence de traitement anticoagulant, un domicile situé à moins de deux heures du centre et la présence d’un accompagnant. Un protocole standardisé a été appliqué, incluant l’usage de dispositifs hémostatiques, le neuromonitoring, une surveillance postopératoire de 6<!--> <!-->heures un dosage de PTH IO.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le taux global de complications a été de 3,5 % :</div><div>– 24 hématomes (0,8 %), dont 18 ont nécessité une réintervention (13 durant la surveillance initiale),</div><div>– une hypocalcémie symptomatique dans 1,4 % des totalisations (5/364), dont 2 (0,5 %) hypoparathyroïdies définitives</div><div>– une paralysie du nerf laryngé récurrent dans 1,9 % des cas (59/3047), définitive chez 20 (0,7 %) patients.</div><div>Le score de satisfaction SF-12 post-opératoire moyen était excellent (94/100). La prise en charge ambulatoire a permis une réduction des coûts estimée à 15 % par rapport à une hospitalisation conventionnelle de 24<!--> <!-->heures.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Réalisée dans un cadre rigoureux, la thyroïdectomie ambulatoire est une procédure sûre, efficace et économiquement avantageuse. Elle constitue une alternative à la chirurgie conventionnelle, répondant aux exigences actuelles des systèmes de santé et aux attentes des patients.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101873"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061450","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101821
F. Bonnet (Pr) , J. Zhang (Pr) , Y. He (Dr) , R.-A. Ruiqi An (Dr) , J. Bai (Dr) , J. Gong (Dr) , Y. Zhou (Dr) , Y. Xia (Dr)
Objectif
Le stress psychologique a été impliqué dans le développement des maladies auto-immunes. La relation entre l’anxiété, la dépression et la survenue des pathologies thyroïdiennes a été peu étudiée. Notre objectif était d’analyser la relation longitudinale entre la santé mentale, l’anxiété/dépression et le risque de dysthyroïdie incidente.
Population
Nous avons étudié 418 622 individus sans pathologie thyroïdienne de la cohorte prospective UK Biobank. Le score de santé mentale était mesuré à l’inclusion par le questionnaire PHQ-4. L’incidence cumulative d’hypo et d’hyperthyroïdie a été comparée selon les catégories du score de santé mental à l’inclusion.
Résultats
Au cours d’un suivi médian de 12,3 années, 9419 cas d’hypothyroïdie et 2242 d’hyperthyroïdie ont été colligés. Le score de santé mentale était associé au risque d’incidence de dysthyroïdie au cours du suivi prospectif (HR ajusté, 95 % CI : 1.11, 1.09–1.13, p < 0,001 pour l’hypothyroïdie et 1,13, 1,08–1,18, p < 0,001 pour l’hyperthyroïdie). Les personnes avec un score de souffrance psychique importante avaient un risque augmenté de développer une hyperthyroïdie (HR : 1,70, 95 % CI : 1,09–2,65) et une hypothyroïdie (HR : 1,70, 95 % CI : 1,36–2,12) en comparaison à celles avec un score mental faible. La présence d’une anxiété ou d’une dépression, considérées séparément, était chacune associée avec le risque de survenue de dysthyroïdie.
Conclusion
L’état psychique et en particulier l’anxiété/dépression étaient fortement associés à la survenue d’une dysthyroïdie dans la population générale. Ces résultats incitent à prendre davantage en considération le risque ultérieur de pathologies thyroïdiennes chez des personnes qui ont connu un état de souffrance psychique.
{"title":"Santé mentale, anxiété, dépression et risque de dysthyroïdie","authors":"F. Bonnet (Pr) , J. Zhang (Pr) , Y. He (Dr) , R.-A. Ruiqi An (Dr) , J. Bai (Dr) , J. Gong (Dr) , Y. Zhou (Dr) , Y. Xia (Dr)","doi":"10.1016/j.ando.2025.101821","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101821","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Le stress psychologique a été impliqué dans le développement des maladies auto-immunes. La relation entre l’anxiété, la dépression et la survenue des pathologies thyroïdiennes a été peu étudiée. Notre objectif était d’analyser la relation longitudinale entre la santé mentale, l’anxiété/dépression et le risque de dysthyroïdie incidente.</div></div><div><h3>Population</h3><div>Nous avons étudié 418 622 individus sans pathologie thyroïdienne de la cohorte prospective UK Biobank. Le score de santé mentale était mesuré à l’inclusion par le questionnaire PHQ-4. L’incidence cumulative d’hypo et d’hyperthyroïdie a été comparée selon les catégories du score de santé mental à l’inclusion.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au cours d’un suivi médian de 12,3 années, 9419 cas d’hypothyroïdie et 2242 d’hyperthyroïdie ont été colligés. Le score de santé mentale était associé au risque d’incidence de dysthyroïdie au cours du suivi prospectif (HR ajusté, 95 % CI : 1.11, 1.09–1.13, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001 pour l’hypothyroïdie et 1,13, 1,08–1,18, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001 pour l’hyperthyroïdie). Les personnes avec un score de souffrance psychique importante avaient un risque augmenté de développer une hyperthyroïdie (HR : 1,70, 95 % CI : 1,09–2,65) et une hypothyroïdie (HR : 1,70, 95 % CI : 1,36–2,12) en comparaison à celles avec un score mental faible. La présence d’une anxiété ou d’une dépression, considérées séparément, était chacune associée avec le risque de survenue de dysthyroïdie.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’état psychique et en particulier l’anxiété/dépression étaient fortement associés à la survenue d’une dysthyroïdie dans la population générale. Ces résultats incitent à prendre davantage en considération le risque ultérieur de pathologies thyroïdiennes chez des personnes qui ont connu un état de souffrance psychique.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101821"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061482","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101866
A. Pierre Dr , L. Benkhaled Mme , N. Wyckens Mme , F. Giton Dr , V. Cluzet Dr , M.-L. Vignaud Mme , V. Fauveau Mme , C. Genestie Dr , A. Leary Pr , C. Guigon Dr
Objectif
Les tumeurs des cellules de la granulosa (TCG) sont des tumeurs endocrines hormono-dépendantes, connues pour leur sensibilité à l’œstradiol et à l’AMH, et pour lesquelles il n’y a pas de thérapie réellement efficace. Leur capacité à produire d’autres hormones, notamment les androgènes, dont la production est assurée par les cellules de la thèque et le tissu interstitiel ovarien, reste peu étudiée. Pourtant, les androgènes ont un effet carcinogène démontré dans divers tissus. Notre étude vise à explorer la synthèse d’androgènes par les TCG et leur sensibilité à ces hormones.
Matériel et méthodes
La concentration de plusieurs androgènes (testostérone, DHT, androstènedione, androstènediol, DHEA) a été mesurée par chromatographie couplée à la spectrométrie de masse dans des TCG murines et humaines, et comparée à des échantillons sains. L’expression des enzymes de la stéroïdogenèse (3βHSD, CYP11, CYP17, CYP19) ainsi que celle du récepteur des androgènes (AR) a été analysée par immunohistochimie et Western blot.
Résultats
La production d’androgènes est significativement augmentée dans les TCG par rapport aux tissus sains. Celle-ci est associée à une surexpression de 3βHSD, CYP11, CYP17 et une diminution de l’aromatase (CYP19), enzyme clé de la conversion des androgènes en œstrogènes. L’AR est exprimé dans toutes les TCG analysées, avec une augmentation progressive selon la croissance tumorale chez la souris.
Discussion
Ces données montrent que les TCG sont capables de produire des androgènes, et suggèrent leur androgéno-dépendance, ouvrant de nouvelles perspectives thérapeutiques ciblant cette voie de signalisation.
{"title":"Production d’androgènes par les tumeurs de la granulosa : vers une nouvelle cible hormonale","authors":"A. Pierre Dr , L. Benkhaled Mme , N. Wyckens Mme , F. Giton Dr , V. Cluzet Dr , M.-L. Vignaud Mme , V. Fauveau Mme , C. Genestie Dr , A. Leary Pr , C. Guigon Dr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101866","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101866","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Les tumeurs des cellules de la granulosa (TCG) sont des tumeurs endocrines hormono-dépendantes, connues pour leur sensibilité à l’œstradiol et à l’AMH, et pour lesquelles il n’y a pas de thérapie réellement efficace. Leur capacité à produire d’autres hormones, notamment les androgènes, dont la production est assurée par les cellules de la thèque et le tissu interstitiel ovarien, reste peu étudiée. Pourtant, les androgènes ont un effet carcinogène démontré dans divers tissus. Notre étude vise à explorer la synthèse d’androgènes par les TCG et leur sensibilité à ces hormones.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>La concentration de plusieurs androgènes (testostérone, DHT, androstènedione, androstènediol, DHEA) a été mesurée par chromatographie couplée à la spectrométrie de masse dans des TCG murines et humaines, et comparée à des échantillons sains. L’expression des enzymes de la stéroïdogenèse (3βHSD, CYP11, CYP17, CYP19) ainsi que celle du récepteur des androgènes (AR) a été analysée par immunohistochimie et Western blot.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La production d’androgènes est significativement augmentée dans les TCG par rapport aux tissus sains. Celle-ci est associée à une surexpression de 3βHSD, CYP11, CYP17 et une diminution de l’aromatase (CYP19), enzyme clé de la conversion des androgènes en œstrogènes. L’AR est exprimé dans toutes les TCG analysées, avec une augmentation progressive selon la croissance tumorale chez la souris.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Ces données montrent que les TCG sont capables de produire des androgènes, et suggèrent leur androgéno-dépendance, ouvrant de nouvelles perspectives thérapeutiques ciblant cette voie de signalisation.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101866"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061538","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101869
L. Denis Dr, S. Barbarot Pr, C. Nicol Dr, S. Bobet Mme, S. Hadjadj Pr, D. Drui Dr, A. Lugat Dr, S. Smati Dr
La prévalence du phéochromocytome chez les patients atteints de NF1 est estimée à 5 %. Contrairement à d’autres syndromes génétiques, aucun dépistage systématique de cette tumeur n’est actuellement recommandé. L’objectif principal de cette étude était de caractériser les patients atteints de NF1 avec phéochromocytome, comparés à des patients sans tumeur, afin de mieux cibler le dépistage.
Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique incluant 23 patients NF1 avec phéochromocytome opérés entre 2015 et 2025 au CHU de Nantes, comparés à 42 témoins NF1 sans phéochromocytome, appariés sur l’âge et le sexe. Les données cliniques, biologiques, dermatologiques et anatomopathologiques ont été recueillies.
Le phéochromocytome était découvert fortuitement dans 78,3 % des cas. L’HTA était plus fréquente chez les cas que les témoins (14/23 vs 10/42, p = 0,006), de même que les anomalies du métabolisme du glucose (5/23 vs 1/42, p = 0,025). Les symptômes dominants étaient : céphalées, palpitations, sueurs. Quatre cas étaient bilatéraux, 18,5 % composites, 46,1 % avec un PASS ≥4. Des complications cardiovasculaires ont été retrouvées chez 39 % des patients : HVG (13 %), arythmies (13 %), syndrome de Takotsubo (13 %).
Aucune différence de phénotype dermatologique n’a été montrée. Cette étude, l’une des plus larges sur le sujet, confirme la fréquence élevée de complications cardiovasculaires parfois graves des phéochromocytomes chez les sujets NF1, malgré une présentation silencieuse. Elle n’a pas mis en évidence de phénotype clinique distinct, soulignant les limites du dépistage clinique et renforçant l’intérêt d’une stratégie plus systématique, incluant interrogatoire et examen clinique orientés en dermatologie, un dosage des dérivés méthoxylés tous les 2–3ans et systématiquement avant chirugie.
据估计,在NF1患者中,嗜铬细胞瘤的患病率为5%。与其他遗传综合征不同,目前不建议对这种肿瘤进行常规筛查。本研究的主要目的是对NF1患者与无肿瘤患者进行表征,以便更好地进行筛查。这是一项单中心回访研究,包括2015年至2025年在南特CHU接受手术的23名NF1患者,与42名没有接受手术的NF1对照组进行年龄和性别匹配。收集临床、生物学、皮肤学和解剖病理学数据。在78.3%的病例中偶然发现了嗜铬细胞瘤。HTA在对照组中更常见(14/23 vs 10/42, p = 0.006),葡萄糖代谢异常(5/23 vs 1/42, p = 0.025)。主要症状是头痛、心悸和出汗。4例为双边病例,18.5%为复合病例,46.1% PASS≥4。39%的患者出现心血管并发症:HVG(13%)、心律失常(13%)、Takotsubo综合征(13%)。皮肤表型无差异。这项研究是同类研究中规模最大的研究之一,证实了在NF1受试者中,尽管呈现沉默,但血红细胞切除术有时会导致严重的心血管并发症。它没有显示出单独的临床表型,强调了临床筛查的局限性,并加强了更系统的策略的价值,包括以皮肤科为导向的临床询问和检查,每2 - 3年和术前系统地给药甲氧基衍生物。
{"title":"Analyse rétrospective nantaise des caractéristiques cliniques, biologiques, radiologiques et anatomopathologiques des patients atteints de neurofibromatose de type 1 (NF1) avec phéochromocytome","authors":"L. Denis Dr, S. Barbarot Pr, C. Nicol Dr, S. Bobet Mme, S. Hadjadj Pr, D. Drui Dr, A. Lugat Dr, S. Smati Dr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101869","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101869","url":null,"abstract":"<div><div>La prévalence du phéochromocytome chez les patients atteints de NF1 est estimée à 5 %. Contrairement à d’autres syndromes génétiques, aucun dépistage systématique de cette tumeur n’est actuellement recommandé. L’objectif principal de cette étude était de caractériser les patients atteints de NF1 avec phéochromocytome, comparés à des patients sans tumeur, afin de mieux cibler le dépistage.</div><div>Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique incluant 23 patients NF1 avec phéochromocytome opérés entre 2015 et 2025 au CHU de Nantes, comparés à 42 témoins NF1 sans phéochromocytome, appariés sur l’âge et le sexe. Les données cliniques, biologiques, dermatologiques et anatomopathologiques ont été recueillies.</div><div>Le phéochromocytome était découvert fortuitement dans 78,3 % des cas. L’HTA était plus fréquente chez les cas que les témoins (14/23 vs 10/42, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,006), de même que les anomalies du métabolisme du glucose (5/23 vs 1/42, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,025). Les symptômes dominants étaient : céphalées, palpitations, sueurs. Quatre cas étaient bilatéraux, 18,5 % composites, 46,1 % avec un PASS ≥4. Des complications cardiovasculaires ont été retrouvées chez 39 % des patients : HVG (13 %), arythmies (13 %), syndrome de Takotsubo (13 %).</div><div>Aucune différence de phénotype dermatologique n’a été montrée. Cette étude, l’une des plus larges sur le sujet, confirme la fréquence élevée de complications cardiovasculaires parfois graves des phéochromocytomes chez les sujets NF1, malgré une présentation silencieuse. Elle n’a pas mis en évidence de phénotype clinique distinct, soulignant les limites du dépistage clinique et renforçant l’intérêt d’une stratégie plus systématique, incluant interrogatoire et examen clinique orientés en dermatologie, un dosage des dérivés méthoxylés tous les 2–3<span>ans</span> et systématiquement avant chirugie.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101869"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061541","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101858
U. Okorie Dr , G. Malthankar Dr , E. Forsythe Dr , J. Argente Pr
Objectif
L’altération de la signalisation de la voie leptine-mélanocortines chez les patients atteints d’un BBS peut entraîner une hyperphagie et une obésité sévère. Setmélanotide a démontré des réductions significatives de la faim et du poids.
Ce travail rapporte les trajectoires pondérales stratifiées par catégorie de corpulence des patients atteints d’un BBS après un an de traitement.
Matériel/patients et méthodes
Les patients atteints de BBS ≥2 ans issus de 2 études pivotales évaluant l’efficacité de setmélanotide ont été inclus. Les modifications de l’indice de masse corporelle (IMC) pour les patients adultes ≥18 ans et du pourcentage du 95e percentile de l’IMC (% IMC95) pour les patients pédiatriques entre l’initiation et 1 an ont été évaluées et stratifiées par catégories de corpulence. L’évolution de la faim a également été évaluée.
Résultats
Sur 31 patients analysés, 67,7 % présentaient une obésité sévère à l’initiation. Après 1 an, 14 patients avaient une amélioration de ≥1 catégorie de corpulence (45,2 %). Vingt-huit patients (90,3 %) ont obtenu une amélioration significative de l’IMC ou du % IMC95. Parmi les 28 patients pour lesquels des données sur la faim étaient disponibles, 25 (89,3 %) ont constaté une réduction de la faim.
Discussion
Chez les patients adultes et pédiatriques souffrant d’hyperphagie et d’obésité associées à un BBS, setmélanotide a diminué l’IMC, amélioré la corpulence et réduit la sensation de faim. L’amélioration de la catégorie de corpulence a été associée à une amélioration de la qualité de vie et une réduction de l’incidence des comorbidités, notamment en cas d’initiation précoce.
{"title":"Effet de setmélanotide sur le changement de corpulence des patients ayant une obésité associée à un syndrome de Bardet-Biedl (BBS)","authors":"U. Okorie Dr , G. Malthankar Dr , E. Forsythe Dr , J. Argente Pr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101858","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101858","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>L’altération de la signalisation de la voie leptine-mélanocortines chez les patients atteints d’un BBS peut entraîner une hyperphagie et une obésité sévère. Setmélanotide a démontré des réductions significatives de la faim et du poids.</div><div>Ce travail rapporte les trajectoires pondérales stratifiées par catégorie de corpulence des patients atteints d’un BBS après un an de traitement.</div></div><div><h3>Matériel/patients et méthodes</h3><div>Les patients atteints de BBS ≥2 ans issus de 2 études pivotales évaluant l’efficacité de setmélanotide ont été inclus. Les modifications de l’indice de masse corporelle (IMC) pour les patients adultes ≥18 ans et du pourcentage du 95<sup>e</sup> percentile de l’IMC (% IMC95) pour les patients pédiatriques entre l’initiation et 1 an ont été évaluées et stratifiées par catégories de corpulence. L’évolution de la faim a également été évaluée.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur 31 patients analysés, 67,7 % présentaient une obésité sévère à l’initiation. Après 1 an, 14 patients avaient une amélioration de ≥1 catégorie de corpulence (45,2 %). Vingt-huit patients (90,3 %) ont obtenu une amélioration significative de l’IMC ou du % IMC95. Parmi les 28 patients pour lesquels des données sur la faim étaient disponibles, 25 (89,3 %) ont constaté une réduction de la faim.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Chez les patients adultes et pédiatriques souffrant d’hyperphagie et d’obésité associées à un BBS, setmélanotide a diminué l’IMC, amélioré la corpulence et réduit la sensation de faim. L’amélioration de la catégorie de corpulence a été associée à une amélioration de la qualité de vie et une réduction de l’incidence des comorbidités, notamment en cas d’initiation précoce.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101858"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061587","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101906
F. Lambert (Dr) , E. Guillon , F. Albarel (Dr) , J.B. Bonnet (Dr) , A.L. Borel (Pr) , M.C. Brindisi (Pr) , C. Carette (Pr) , D. Drui (Dr) , C. Fagour (Dr) , N. Farigon (Dr) , B. Gatta-Cherifi (Pr) , F. Illouz (Dr) , R. Jouini-Bouhamri (Dr) , E. Montastier (Pr) , H. Mosbah (Dr) , G. Vitellius (Dr) , O. Ziegler (Pr) , H. Soula (Pr) , C. Poitou (Pr) , P. Faucher (Dr)
Objectif
L’obésité secondaire au craniopharyngiome (oCP) est complexe et difficile à traiter. Les études concernant l’effet pondéral des analogues du GLP1 (aGLP-1) dans cette population sont rares avec des effectifs limités. Notre objectif était d’évaluer l’effet pondéral et la sécurité des aGLP-1 dans une cohorte nationale de patients en situation d’oCP.
Méthodes
Étude rétrospective multicentrique (16 Centres Spécialisés Obésité) chez des adultes en situation d’oCP ayant reçu un ou plusieurs types d’aGLP-1.
Résultats
124 patients inclus dont l’âge et l’IMC moyens étaient respectivement de 44,6 ans et 39,7 kg/m2. 42 % étaient diabétiques et 62 % ont eu un diagnostic de CP > 18 ans. 77 % ont reçu du Sémaglutide, 43 % du Liraglutide, 18 % de l’Exenatide et 14 % du Dulaglutide. La perte pondérale était de −5,0 %, sur 40 mois en moyenne, avec une grande variabilité inter-individuelle. L’effet pondéral était significativement plus marqué après Sémaglutide (−7,3 % sur 21 mois, dose moyenne de 1,2 mg/semaine). 22 patients (17 %) ont présenté une décompensation corticotrope et/ou diabète insipide dont 15 ayant nécessité une hospitalisation. Les autres effets indésirables étaient principalement digestifs (nausées 22 %, vomissements 15 %) entraînant 12 % d’arrêt de traitement.
Discussion
Cette étude en vie réelle montre que les aGLP-1 induisent une perte de poids modérée mais significative chez les adultes présentant une oCP, avec une efficacité moindre que dans l’obésité commune. Un accompagnement des effets digestifs est indispensable pour limiter les arrêts, et une vigilance accrue est nécessaire pour adapter les traitements par Hydrocortisone/Desmopressine.
{"title":"« CRANIO-GLP1 » : efficacité et sécurité des traitements par analogues du GLP1 chez les patients atteints de craniopharyngiomes","authors":"F. Lambert (Dr) , E. Guillon , F. Albarel (Dr) , J.B. Bonnet (Dr) , A.L. Borel (Pr) , M.C. Brindisi (Pr) , C. Carette (Pr) , D. Drui (Dr) , C. Fagour (Dr) , N. Farigon (Dr) , B. Gatta-Cherifi (Pr) , F. Illouz (Dr) , R. Jouini-Bouhamri (Dr) , E. Montastier (Pr) , H. Mosbah (Dr) , G. Vitellius (Dr) , O. Ziegler (Pr) , H. Soula (Pr) , C. Poitou (Pr) , P. Faucher (Dr)","doi":"10.1016/j.ando.2025.101906","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101906","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>L’obésité secondaire au craniopharyngiome (oCP) est complexe et difficile à traiter. Les études concernant l’effet pondéral des analogues du GLP1 (aGLP-1) dans cette population sont rares avec des effectifs limités. Notre objectif était d’évaluer l’effet pondéral et la sécurité des aGLP-1 dans une cohorte nationale de patients en situation d’oCP.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude rétrospective multicentrique (16 Centres Spécialisés Obésité) chez des adultes en situation d’oCP ayant reçu un ou plusieurs types d’aGLP-1.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>124 patients inclus dont l’âge et l’IMC moyens étaient respectivement de 44,6 ans et 39,7 kg/m<sup>2</sup>. 42 % étaient diabétiques et 62 % ont eu un diagnostic de CP<!--> <!-->><!--> <!-->18 ans. 77 % ont reçu du Sémaglutide, 43 % du Liraglutide, 18 % de l’Exenatide et 14 % du Dulaglutide. La perte pondérale était de −5,0 %, sur 40 mois en moyenne, avec une grande variabilité inter-individuelle. L’effet pondéral était significativement plus marqué après Sémaglutide (−7,3 % sur 21 mois, dose moyenne de 1,2 mg/semaine). 22 patients (17 %) ont présenté une décompensation corticotrope et/ou diabète insipide dont 15 ayant nécessité une hospitalisation. Les autres effets indésirables étaient principalement digestifs (nausées 22 %, vomissements 15 %) entraînant 12 % d’arrêt de traitement.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette étude en vie réelle montre que les aGLP-1 induisent une perte de poids modérée mais significative chez les adultes présentant une oCP, avec une efficacité moindre que dans l’obésité commune. Un accompagnement des effets digestifs est indispensable pour limiter les arrêts, et une vigilance accrue est nécessaire pour adapter les traitements par Hydrocortisone/Desmopressine.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101906"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061597","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101849
E. Renard Dr , E. Wilmot Dr , J. Beltrand Pr , B. Guerci Pr , A. Berot Dr , H. Hanaire Pr , E. Bismuth Dr , P. Gillard Pr , M.-B. Saade Dr , M. Joubert Pr , R. Salet Dr , P. Choudhary Pr , R. Reynaud Pr , L. Leelarathna Dr , S. Lablanche Pr , C. Gouillard-Darnaud Dr , S.-M. Ng Pr , P. Lysy Dr , N. Daskas Dr , K. Perge Dr , M. Nicolino Pr
Objectif
Les systèmes d’AID ont démontré une amélioration des résultats glycémiques chez les personnes atteintes de diabète de type 1 (DT1). Cependant, le traitement prévalant pour la plupart des patients demeure les injections multiples quotidiennes (IMQ), avec des résultats glycémiques restant à des niveaux sous-optimaux. Cette étude contrôlée randomisée visait à démontrer l’efficacité et la sécurité du système d’AID Omnipod® 5 par rapport au traitement par IMQ et MCG du DT1.
Matériel et méthodes
Des personnes âgées de 4–70 ans avec un DT1 et un taux d’HbA1c 7,5–11 % (58–97 mmol/mol) actuellement traités par IMQ et MCG ont été recrutés en France, au Royaume-Uni et en Belgique. Les participants ont reçu 14 jours de collecte de données avec IMQ-MCG, puis ont été affectés au hasard (2: 1) dans le groupe expérimental (AID) ou témoin (IMQ-MCG) pendant 13 semaines.
Résultats
Au total, 188 participants ont été affectés au hasard dans le groupe expérimental (n = 125) ou témoin (n = 63). Après 13 semaines, des améliorations de l’HbA1c ont été observées avec l’AID par rapport au groupe témoin : différence moyenne (IC à 95 %) de −0,8 % (−1,0, −0,6) (−9 mmol/mol [−11, −7]), p < 0,0001. Le temps dans la cible (70–180 mg/dL) était supérieur avec l’AID : différence moyenne de 22 % (20, 25), p < 0,0001. Aucun épisode d’hypoglycémie sévère ou d’acidocétose diabétique n’est survenu dans aucun des deux groupes de traitement.
Discussion
Ces résultats démontrent l’efficacité et la sécurité d’une transition directe du traitement par IMQ au traitement par AID chez les personnes n’atteignant pas les cibles glycémiques.
{"title":"Efficacité et sécurité du système d’Administration Automatisé d’Insuline (AID) Omnipod 5 par rapport aux IMQ dans le traitement du diabète de type 1 : un essai contrôlé randomisé multinational (RADIANT)","authors":"E. Renard Dr , E. Wilmot Dr , J. Beltrand Pr , B. Guerci Pr , A. Berot Dr , H. Hanaire Pr , E. Bismuth Dr , P. Gillard Pr , M.-B. Saade Dr , M. Joubert Pr , R. Salet Dr , P. Choudhary Pr , R. Reynaud Pr , L. Leelarathna Dr , S. Lablanche Pr , C. Gouillard-Darnaud Dr , S.-M. Ng Pr , P. Lysy Dr , N. Daskas Dr , K. Perge Dr , M. Nicolino Pr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101849","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101849","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Les systèmes d’AID ont démontré une amélioration des résultats glycémiques chez les personnes atteintes de diabète de type 1 (DT1). Cependant, le traitement prévalant pour la plupart des patients demeure les injections multiples quotidiennes (IMQ), avec des résultats glycémiques restant à des niveaux sous-optimaux. Cette étude contrôlée randomisée visait à démontrer l’efficacité et la sécurité du système d’AID Omnipod® 5 par rapport au traitement par IMQ et MCG du DT1.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Des personnes âgées de 4–70 ans avec un DT1 et un taux d’HbA1c 7,5–11 % (58–97<!--> <!-->mmol/mol) actuellement traités par IMQ et MCG ont été recrutés en France, au Royaume-Uni et en Belgique. Les participants ont reçu 14<!--> <!-->jours de collecte de données avec IMQ-MCG, puis ont été affectés au hasard (2: 1) dans le groupe expérimental (AID) ou témoin (IMQ-MCG) pendant 13 semaines.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 188 participants ont été affectés au hasard dans le groupe expérimental (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->125) ou témoin (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->63). Après 13 semaines, des améliorations de l’HbA1c ont été observées avec l’AID par rapport au groupe témoin : différence moyenne (IC à 95 %) de −0,8 % (−1,0, −0,6) (−9<!--> <!-->mmol/mol [−11, −7]), <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001. Le temps dans la cible (70–180<!--> <!-->mg/dL) était supérieur avec l’AID : différence moyenne de 22 % (20, 25), <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001. Aucun épisode d’hypoglycémie sévère ou d’acidocétose diabétique n’est survenu dans aucun des deux groupes de traitement.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Ces résultats démontrent l’efficacité et la sécurité d’une transition directe du traitement par IMQ au traitement par AID chez les personnes n’atteignant pas les cibles glycémiques.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101849"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061661","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101856
M. Akerib
Contexte
Peu de traitements parviennent à améliorer la capacité fonctionnelle et la qualité de vie (QoL) chez les patients atteints de maladie artérielle périphérique (PAD).
Méthodes
STRIDE est un essai contrôlé, randomisé, en double aveugle de phase 3b réalisé sur 52 semaines, comparant sémaglutide 1 mg vs placebo chez des patients atteints de DT2 et de PAD symptomatique précoce. Le critère principal d’évaluation était le changement de la distance de marche maximale (MWD) à la semaine 52. Les critères secondaires incluaient les changements de MWD à la semaine 57, les scores au questionnaire de Qualité de vie vasculaire-6 et la distance de marche sans douleur à la semaine 52.
Résultats
Au total, 792 participants (âge moyen de 67 ans ; IMC moyen de 29,6 kg/m2) ont été randomisé dans 20 pays. La MWD médiane initiale était de 186 m (intervalle interquartile 137 m) et l’indice de pression systolique cheville-bras moyen était de 0,75 (coefficient de variation 0,3). Le sémaglutide présentait des effets significativement supérieurs à ceux du placebo, avec un ratiode traitement estimé à 1,13 (p < 0,001) et une différence médiane de MWD de 26,4 m à la semaine 52. Le sémaglutide a démontré une supériorité pour les critères secondaires de confirmation. Les résultats de sécurité étaient conformes aux études précédentes sur le sémaglutide.
Discussion
Le sémaglutide améliore significativement la MWD à la semaine 52, suggérant son potentiel en tant que traitement pour améliorer la capacité fonctionnelle et la QoL des patients atteints de T2D et de PAD symptomatique.
{"title":"L’effet du sémaglutide hebdomadaire sur la capacité fonctionnelle chez les patients atteints de diabète de type 2 (DT2) et de maladie artérielle périphérique (PAD) : résultats de l’essai de phase 3b STRIDE","authors":"M. Akerib","doi":"10.1016/j.ando.2025.101856","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101856","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>Peu de traitements parviennent à améliorer la capacité fonctionnelle et la qualité de vie (QoL) chez les patients atteints de maladie artérielle périphérique (PAD).</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>STRIDE est un essai contrôlé, randomisé, en double aveugle de phase 3b réalisé sur 52 semaines, comparant sémaglutide 1<!--> <!-->mg vs placebo chez des patients atteints de DT2 et de PAD symptomatique précoce. Le critère principal d’évaluation était le changement de la distance de marche maximale (MWD) à la semaine 52. Les critères secondaires incluaient les changements de MWD à la semaine 57, les scores au questionnaire de Qualité de vie vasculaire-6 et la distance de marche sans douleur à la semaine 52.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 792 participants (âge moyen de 67 ans ; IMC moyen de 29,6<!--> <!-->kg/m<sup>2</sup>) ont été randomisé dans 20 pays. La MWD médiane initiale était de 186<!--> <!-->m (intervalle interquartile 137<!--> <!-->m) et l’indice de pression systolique cheville-bras moyen était de 0,75 (coefficient de variation 0,3). Le sémaglutide présentait des effets significativement supérieurs à ceux du placebo, avec un ratiode traitement estimé à 1,13 (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et une différence médiane de MWD de 26,4<!--> <!-->m à la semaine 52. Le sémaglutide a démontré une supériorité pour les critères secondaires de confirmation. Les résultats de sécurité étaient conformes aux études précédentes sur le sémaglutide.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Le sémaglutide améliore significativement la MWD à la semaine 52, suggérant son potentiel en tant que traitement pour améliorer la capacité fonctionnelle et la QoL des patients atteints de T2D et de PAD symptomatique.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101856"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145060967","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}