Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101904
E. Keras (Dr) , K. Mention (Dr) , L. Humbert (Dr) , A. Dernis , G. Grolez (Dr) , S. Dequand , D. Dobbelaere (Dr) , K. Dujardin (Pr) , C. Douillard (Dr)
Introduction
La phénylcétonurie (PCU) est une maladie héréditaire dépistée à la naissance depuis 1972, et se caractérise par un excès de phénylalanine, ce qui est neurotoxique. Le traitement repose sur le régime hypoprotidique strict pour assurer le développement neurologique. La prise en charge des adultes actuellement âgés de 18 à 53 ans a varié au cours de l’enfance avec des recommandations de plus en plus exigeantes. Un régime hypoprotidique reste recommandé à l’âge adulte pour limiter les effets neurocognitifs à long terme.
Méthodes 30 patients adultes PCU inclus dans une étude prospective (ID-RCB 2020-A00437-32, Promoteur CHU LILLE).
Objectifs
Étudier le devenir métabolique, neurologique (QI) et nutritionnel, selon la durée du régime dans l’enfance (8 ans versus 10 ans), et selon les objectifs de phénylalanine (120 à 300 μmol/L versus 480 à 720 μmol/L).
Résultats
QI moyen : 94,9 ± 17 (66–134) ; Atteinte neurologique (syndrome cérébelleux modéré essentiellement) : 26,7 % ; Retentissement psychologique : 24,1 % ; Absence de différence des résultats selon les modalités du régime dans l’enfance. Soixante-trois pour cent des patients déclarent suivre un régime hypoprotidique, avec un contrôle métabolique insuffisant (phénylalanine : 1152 μmol/L ± 274 μmol/L (668–1675), objectif < 600 μmol/L).
Parmi eux, 71 % présentent des carences nutritionnelles malgré la supplémentation en mélanges d’acides aminés enrichis en vitamines et oligoéléments, et environ 50 % une déminéralisation osseuse.
Conclusion
Cette étude souligne l’existence d’un retentissement neurologique ou neuropsychologique chez 25 % des patients adultes et leur grande difficulté à maintenir un régime diététique efficient à l’âge adulte.
{"title":"Devenir à l’âge adulte de 30 patients phénylcétonuriques dépistés en période néonatale","authors":"E. Keras (Dr) , K. Mention (Dr) , L. Humbert (Dr) , A. Dernis , G. Grolez (Dr) , S. Dequand , D. Dobbelaere (Dr) , K. Dujardin (Pr) , C. Douillard (Dr)","doi":"10.1016/j.ando.2025.101904","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101904","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La phénylcétonurie (PCU) est une maladie héréditaire dépistée à la naissance depuis 1972, et se caractérise par un excès de phénylalanine, ce qui est neurotoxique. Le traitement repose sur le régime hypoprotidique strict pour assurer le développement neurologique. La prise en charge des adultes actuellement âgés de 18 à 53 ans a varié au cours de l’enfance avec des recommandations de plus en plus exigeantes. Un régime hypoprotidique reste recommandé à l’âge adulte pour limiter les effets neurocognitifs à long terme.</div><div>Méthodes 30 patients adultes PCU inclus dans une étude prospective (ID-RCB 2020-A00437-32, Promoteur CHU LILLE).</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Étudier le devenir métabolique, neurologique (QI) et nutritionnel, selon la durée du régime dans l’enfance (8 ans <em>versus</em> 10 ans), et selon les objectifs de phénylalanine (120 à 300 μmol/L <em>versus</em> 480 à 720 μmol/L).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>QI moyen : 94,9 <!--> <!-->±<!--> <!--> 17 (66–134) ; Atteinte neurologique (syndrome cérébelleux modéré essentiellement) : 26,7 % ; Retentissement psychologique : 24,1 % ; Absence de différence des résultats selon les modalités du régime dans l’enfance. Soixante-trois pour cent des patients déclarent suivre un régime hypoprotidique, avec un contrôle métabolique insuffisant (phénylalanine : 1152 μmol/L <!--> <!-->±<!--> <!--> 274<!--> <!-->μmol/L (668–1675), objectif <!--> <!--><<!--> <!--> 600 μmol/L).</div><div>Parmi eux, 71 % présentent des carences nutritionnelles malgré la supplémentation en mélanges d’acides aminés enrichis en vitamines et oligoéléments, et environ 50 % une déminéralisation osseuse.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude souligne l’existence d’un retentissement neurologique ou neuropsychologique chez 25 % des patients adultes et leur grande difficulté à maintenir un régime diététique efficient à l’âge adulte.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101904"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061595","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101905
M. Hage (Dr) , M. Naja (Dr) , E.B. Kaneza (Dr) , E. Vilaine (Dr) , M. Essig (Pr) , E. Abe (Dr) , J.C. Alvarez (Pr) , S. Ngo (Dr) , M. Bretault (Dr) , R. Zaharia (Dr) , M.L. Raffin-Sanson (Pr) , Z. Massy (Pr)
Objectif
L’obésité est un facteur de risque indépendant de maladie rénale chronique. Une estimation fiable du débit de filtration glomérulaire (DFGe) est essentielle dans cette population. L’European Kidney Function Consortium (EKFC) a récemment proposé une nouvelle équation afin d’améliorer cette estimation dans la population européenne, mais cette formule n’a pas encore été évaluée spécifiquement chez les patients en surpoids ou obésité.
Méthodes
Nous avons évalué la performance de l’équation EKFC non indexée chez 319 participants : 135 en obésité, 95 en surpoids et 89 normopondéraux. Le DFG mesuré (DFGm) a été obtenu par clairance plasmatique de l’iohexol. Les performances de l’équation EKFC ont été comparées à celles de CKD-EPI 2021 et à des modèles d’apprentissage automatique (ML).
Résultats
L’équation EKFC a présenté le biais médian (DFGe – DFGm) le plus élevé (−4,80 mL/min, IC 95 % : − 7,49 à −2,92), en particulier chez les patients en surpoids (−7,81 mL/min, IC 95 % : − 12,87 à −4,80) et en obésité (−4,57 mL/min, IC 95 % : − 8,57 à −1,72), contre −2,50 mL/min (IC 95 % : − 6,85 à 2,23) chez ceux avec un IMC normal. Elle montrait une concordance plus faible avec le DFGm que CKD-EPI 2021 et les modèles ML, ainsi qu’une précision inférieure pour la classification en stades de MRC, notamment en cas d’hyperfiltration.
Discussion
Chez les patients en surcharge pondérale, l’équation EKFC est moins performante que les modèles ML et CKD-EPI 2021, malgré les limites de cette dernière en population européenne. Ces résultats soulignent la nécessité de développer des méthodes d’estimation du DFG mieux adaptées à cette population.
ObjectifL’obésité是慢性肾脏疾病的独立危险因素。可靠的肾小球滤过率(GFGe)估计在这一人群中至关重要。欧洲财团凯德尼功能(EKFC)最近提出了一个新的方程式以改进这一估计欧洲人口中的这一公式,但尚未具体评估患者超重或肥胖。MéthodesNous做绩效评估非索引式EKFC 319家参与者:135 normopondéraux超重肥胖,95年和89年。测量DFG (DFGm)是通过异己醇的等离子体清除得到的。EKFC方程的性能与CKD-EPI 2021和机器学习(ML)模型进行了比较。RésultatsL’équation EKFC介绍了通过(中位DFGe—DFGm)最高(−−4.80 mL / min, 95% ci: 7,49至−29.2),特别是超重的病人当中(−7.81% mL / min, 95% ci:−−4.80 12,87)和肥胖(−4.57 mL / min, 95% ci:−−8.57 1.72%),反对−−2.5 mL / min (95% ci: 68.5 2.23%)与bmi正常的人。与CKD-EPI 2021和ML模型相比,它与DFGm的一致性较低,MRC阶段分类的精度较低,特别是在超滤的情况下。对于超重患者,EKFC方程的表现不如ML和CKD-EPI 2021模型,尽管后者在欧洲人口中存在局限性。这些结果强调了开发更适合这一人群的DFG估计方法的必要性。
{"title":"Obésité et estimation du DFG : l’équation EKFC est-elle adaptée ?","authors":"M. Hage (Dr) , M. Naja (Dr) , E.B. Kaneza (Dr) , E. Vilaine (Dr) , M. Essig (Pr) , E. Abe (Dr) , J.C. Alvarez (Pr) , S. Ngo (Dr) , M. Bretault (Dr) , R. Zaharia (Dr) , M.L. Raffin-Sanson (Pr) , Z. Massy (Pr)","doi":"10.1016/j.ando.2025.101905","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101905","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>L’obésité est un facteur de risque indépendant de maladie rénale chronique. Une estimation fiable du débit de filtration glomérulaire (DFGe) est essentielle dans cette population. L’European Kidney Function Consortium (EKFC) a récemment proposé une nouvelle équation afin d’améliorer cette estimation dans la population européenne, mais cette formule n’a pas encore été évaluée spécifiquement chez les patients en surpoids ou obésité.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons évalué la performance de l’équation EKFC non indexée chez 319 participants : 135 en obésité, 95 en surpoids et 89 normopondéraux. Le DFG mesuré (DFGm) a été obtenu par clairance plasmatique de l’iohexol. Les performances de l’équation EKFC ont été comparées à celles de CKD-EPI 2021 et à des modèles d’apprentissage automatique (ML).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’équation EKFC a présenté le biais médian (DFGe – DFGm) le plus élevé (−4,80 mL/min, IC 95 % : −<!--> <!-->7,49 à −2,92), en particulier chez les patients en surpoids (−7,81 mL/min, IC 95 % : −<!--> <!-->12,87 à −4,80) et en obésité (−4,57 mL/min, IC 95 % : −<!--> <!-->8,57 à −1,72), contre −2,50 mL/min (IC 95 % : −<!--> <!-->6,85 à 2,23) chez ceux avec un IMC normal. Elle montrait une concordance plus faible avec le DFGm que CKD-EPI 2021 et les modèles ML, ainsi qu’une précision inférieure pour la classification en stades de MRC, notamment en cas d’hyperfiltration.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Chez les patients en surcharge pondérale, l’équation EKFC est moins performante que les modèles ML et CKD-EPI 2021, malgré les limites de cette dernière en population européenne. Ces résultats soulignent la nécessité de développer des méthodes d’estimation du DFG mieux adaptées à cette population.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101905"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061596","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101848
P. Vuillaume Mme , C. Vatier Dr , M. Auclair Mme , E. Capel Mme , C. Bellanne-Chantelot Dr , S. Lamothe Dr , C. Vigouroux Pr
Introduction
Les syndromes lipodystrophiques sont des maladies rares associant anomalies anatomiques et fonctionnelles du tissu adipeux et troubles métaboliques souvent sévères. Deux patientes non apparentées avec lipodystrophie partielle et insulino-résistance sévère présentent des variants de l’ADN mitochondrial jusque-là impliqués dans des diabètes mitochondriaux. Notre étude vise à caractériser le rôle de ces variants dans la physiopathologie de la lipodystrophie.
Matériels et méthodes
Nous présentons les données cliniques des patientes ainsi que l’étude in vitro de leurs fibroblastes de peau et de leurs cellules souches adipocytaires (ASC) issues de biopsie de tissu adipeux.
Résultats
Les deux patientes, âgées de 43 et 55 ans, IMC 28 et 25 kg/m2, présentent l’association diabète insulino-résistant, lipodystrophie androïde pseudo-lipomateuse, stéatose hépatique, hypertriglycéridémie et atteinte neuro-musculaire. Les variants retrouvés, m.14709T > C (MT-TE) et m.3243A > G (MT-TL1), précédemment impliqués dans les syndromes diabète-surdité-myopathie ou MELAS, ont une forte hétéroplasmie dans le tissu adipeux.
Par rapport aux témoins, les cellules des patientes présentent une insulino-résistance marquée, une dysfonction mitochondriale, une augmentation majeure de la sénescence et du stress oxydant, et une forte altération de la différenciation adipocytaire des ASC.
Conclusion
La présence de variants pathogènes de l’ADNmt entraîne une dysfonction adipocytaire responsable de syndrome lipodystrophique, élargissant le spectre phénotypique des diabètes mitochondriaux en fonction de l’hétéroplasmie tissulaire. L’analyse génétique conjointe systématique des panels des diabètes insulinorésistants et monogéniques pourrait permettre de mieux dépister ces formes rares de syndromes lipodystrophiques afin d’améliorer leur prise en charge.
脂肪营养不良综合征是一种罕见的疾病,涉及脂肪组织的解剖和功能异常,通常是严重的代谢紊乱。两名不相关的部分脂质营养不良和严重胰岛素抵抗患者出现线粒体DNA变异,此前与线粒体糖尿病有关。我们的研究旨在表征这些变异在脂质营养不良的生理病理学中的作用。材料和方法介绍患者的临床数据,以及从脂肪组织活检中提取的皮肤成纤维细胞和脂肪细胞干细胞(ASCs)的体外研究。两名患者年龄分别为43岁和55岁,体重指数分别为28和25 kg/m2,分别表现为胰岛素抵抗型糖尿病、假脂质体雄激素性脂肪营养不良、肝硬化、高甘油三酯和神经肌肉损伤。这些突变体m.14709T > C (MT-TE)和m.3243A > G (MT-TL1)以前与糖尿病-糖尿病-肌营养不良综合征(MELAS)有关,在脂肪组织中具有很强的异质性。与对照组相比,患者的细胞表现出明显的胰岛素抵抗、线粒体功能障碍、显著的衰老和氧化应激增加,以及CSA的脂肪细胞分化明显改变。结论致病性ADNmt变异的存在导致脂肪细胞功能障碍,导致脂营养不良综合征,根据组织异质性扩大线粒体糖尿病的表型光谱。对胰岛素抵抗型和单源型糖尿病患者进行系统的联合基因分析,可能有助于更好地筛查这些罕见形式的脂质营养不良综合征,以改善对它们的管理。
{"title":"Variants mitochondriaux et lipodystrophies","authors":"P. Vuillaume Mme , C. Vatier Dr , M. Auclair Mme , E. Capel Mme , C. Bellanne-Chantelot Dr , S. Lamothe Dr , C. Vigouroux Pr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101848","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101848","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les syndromes lipodystrophiques sont des maladies rares associant anomalies anatomiques et fonctionnelles du tissu adipeux et troubles métaboliques souvent sévères. Deux patientes non apparentées avec lipodystrophie partielle et insulino-résistance sévère présentent des variants de l’ADN mitochondrial jusque-là impliqués dans des diabètes mitochondriaux. Notre étude vise à caractériser le rôle de ces variants dans la physiopathologie de la lipodystrophie.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous présentons les données cliniques des patientes ainsi que l’étude in vitro de leurs fibroblastes de peau et de leurs cellules souches adipocytaires (ASC) issues de biopsie de tissu adipeux.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les deux patientes, âgées de 43 et 55 ans, IMC 28 et 25<!--> <!-->kg/m<sup>2</sup>, présentent l’association diabète insulino-résistant, lipodystrophie androïde pseudo-lipomateuse, stéatose hépatique, hypertriglycéridémie et atteinte neuro-musculaire. Les variants retrouvés, m.14709T<!--> <!-->><!--> <!-->C (<em>MT-TE</em>) et m.3243A<!--> <!-->><!--> <!-->G (<em>MT-TL1</em>), précédemment impliqués dans les syndromes diabète-surdité-myopathie ou MELAS, ont une forte hétéroplasmie dans le tissu adipeux.</div><div>Par rapport aux témoins, les cellules des patientes présentent une insulino-résistance marquée, une dysfonction mitochondriale, une augmentation majeure de la sénescence et du stress oxydant, et une forte altération de la différenciation adipocytaire des ASC.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La présence de variants pathogènes de l’ADNmt entraîne une dysfonction adipocytaire responsable de syndrome lipodystrophique, élargissant le spectre phénotypique des diabètes mitochondriaux en fonction de l’hétéroplasmie tissulaire. L’analyse génétique conjointe systématique des panels des diabètes insulinorésistants et monogéniques pourrait permettre de mieux dépister ces formes rares de syndromes lipodystrophiques afin d’améliorer leur prise en charge.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101848"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061660","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101893
R. Nait Challal, I. Cavalcante (Dr), O. Roquigny (Dr), A. Quesnoy, L. Sefraoui, A. Vaczlavik (Dr), K. Perlemoine, F. Bonnet-Serrano (Dr), M. Rizk-Rabin (Dr), A. Berthon (Dr), J. Bertherat (Pr), B. Ragazzon (Dr)
Objectif
ARMC5, connu pour être un adaptateur de la Cullin3 pour la dégradation de substrats spécifiques, est le principal gène impliqué dans le développement des Hyperplasies Macronodulaires Bilatérales des Surrénales (HMBS), responsables d’un hypercortisolisme. Nous avons identifié une interaction avec CACUL1 (CDK2-associated and Cullin domain containing protein1), une protéine nucléaire fortement exprimée dans plusieurs types de cancer et décrite comme un acteur régulant la structure de la chromatine et la transcription. Son rôle dans le cortex surrénalien reste inconnu.
Matériels & Méthodes
Des expériences de co-immunoprécipitation, d’immunofluorescence, de mesure d’activité de la voie PKA et des qPCR ont été réalisées après transfection de CACUL1_HA, ARMC5_flag (WT, mutants, fragments) ou des siRNA dans les cellules H295R et HEK293.
Résultats
CACUL1 interagit avec le domaine BTB d’ARMC5 et n’est pas un substrat du complexe ARMC5/Cullin3. ARMC5_WT majoritairement retrouvé au niveau du cytoplasme migre au niveau du noyau suite à son interaction avec CACUL1 alors que des mutants faux-sens de ARMC5 identifiés chez des patients avec HMBS restent cytoplasmiques. L’invalidation de CACUL1 par interférence ARN altère la réponse d’un rapporteur luciférase de la voie PKA (CRE-Luc) et conduit à une augmentation de l’expression des gènes de la stéroïdogenèse.
Discussion
Le complexe ARMC5/CACUL1 semble avoir un rôle important le développement des HMBS en lien avec les altérations d’ARMC5 via l’activité de la voie PKA et le contrôle transcriptionnel de la stéroïdogenèse. La poursuite de la caractérisation du rôle du complexe ARMC5/CACUL1 permettra de mieux appréhender les mécanismes physiopathologiques de l’HMBS.
{"title":"CACUL1, un acteur important pour le rôle nucléaire d’ARMC5 dans l’hyperplasie macronodulaire bilatérale des surrénales","authors":"R. Nait Challal, I. Cavalcante (Dr), O. Roquigny (Dr), A. Quesnoy, L. Sefraoui, A. Vaczlavik (Dr), K. Perlemoine, F. Bonnet-Serrano (Dr), M. Rizk-Rabin (Dr), A. Berthon (Dr), J. Bertherat (Pr), B. Ragazzon (Dr)","doi":"10.1016/j.ando.2025.101893","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101893","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>ARMC5, connu pour être un adaptateur de la Cullin3 pour la dégradation de substrats spécifiques, est le principal gène impliqué dans le développement des Hyperplasies Macronodulaires Bilatérales des Surrénales (HMBS), responsables d’un hypercortisolisme. Nous avons identifié une interaction avec CACUL1 (CDK2-associated and Cullin domain containing protein1), une protéine nucléaire fortement exprimée dans plusieurs types de cancer et décrite comme un acteur régulant la structure de la chromatine et la transcription. Son rôle dans le cortex surrénalien reste inconnu.</div></div><div><h3>Matériels & Méthodes</h3><div>Des expériences de co-immunoprécipitation, d’immunofluorescence, de mesure d’activité de la voie PKA et des qPCR ont été réalisées après transfection de CACUL1_HA, ARMC5_flag (WT, mutants, fragments) ou des siRNA dans les cellules H295R et HEK293.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>CACUL1 interagit avec le domaine BTB d’ARMC5 et n’est pas un substrat du complexe ARMC5/Cullin3. ARMC5_WT majoritairement retrouvé au niveau du cytoplasme migre au niveau du noyau suite à son interaction avec CACUL1 alors que des mutants faux-sens de <em>ARMC5</em> identifiés chez des patients avec HMBS restent cytoplasmiques. L’invalidation de CACUL1 par interférence ARN altère la réponse d’un rapporteur luciférase de la voie PKA (CRE-Luc) et conduit à une augmentation de l’expression des gènes de la stéroïdogenèse.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Le complexe ARMC5/CACUL1 semble avoir un rôle important le développement des HMBS en lien avec les altérations d’ARMC5 <em>via</em> l’activité de la voie PKA et le contrôle transcriptionnel de la stéroïdogenèse. La poursuite de la caractérisation du rôle du complexe ARMC5/CACUL1 permettra de mieux appréhender les mécanismes physiopathologiques de l’HMBS.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101893"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061667","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101894
S. Djellout (Dr) , M. Laulhe (Dr) , J. Perrot , P. Kamenicky (Pr) , S. Viengchareun (Dr) , L. Martinerie (Pr)
Les glucocorticoïdes (GC) sont prescrits chez 1 % de la population mondiale et entraînent des effets indésirables, pour lesquels la grande variabilité inter-individuelle demeure mal comprise. Le variant N363S du gène du récepteur glucocorticoïde (GR, NR3C1) est associé à une augmentation de la sensibilité aux GC. En effet, nous avons montré qu’il augmente l’activité transcriptionnelle du GR dans les cellules HEK 293T (GRWT 93,8 % ± 5,1 vs. GRN363S 142,6 % ± 9,0, n = 38, P < 0,0001). Cependant l’implication de ce variant dans la prédisposition aux effets indésirables cortico-induits n’a pas été démontrée, nous avons donc généré un modèle murin exprimant le variant (GRN63SS).
Les souris étaient traitées par dexaméthasone (DEX), soit ponctuellement par injection intra-péritonéale (25 μg/kg), soit par pompe osmotique pendant 4 semaines (DEX 1 mg/kg/jour). La sécrétion de corticostérone (ELISA) était ensuite analysée.
L’exposition ponctuelle à la DEX entraînait une diminution de la sécrétion de corticostérone par rétrocontrôle négatif, indépendamment du génotype. Après 4 semaines de traitement, le freinage de l’axe corticotrope semblait plus importante chez les souris homozygotes par rapport aux contrôles (corticostérone : 28,5 ng/mL vs. 64,5 ng/mL pour les hétérozygotes et 107,6 ng/mL pour les WT), suggérant une hypersensibilité. Afin de mieux caractériser cette hypersensibilité, nous analyserons également l’expression de gènes cibles du GR dans la surrénale, notamment Star, Cyp11b1 et Mc2r.
Le modèle murin exprimant le GRN63SS, constitue l’un des premiers modèles vivants d’hypersensibilité aux glucocorticoïdes et devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la variabilité inter-individuelle aux GC.
全球1%的人口服用糖皮质激素(GCs),其不良影响对个体间的高度可变性仍未了解。糖皮质激素受体基因(GR, NR3C1)的N363S变异与GC敏感性的增加有关。事实上,我们已经证明它增加了HEK 293T细胞中GR的转录活性(GRWT 93.8%±5.1 vs. GRN363S 142.6%±9.0,n = 38, P < 0.0001)。然而,这种变异在皮质诱导不良反应易感性中的作用尚未得到证实,因此我们生成了一个小鼠模型来表达这种变异(GRN63SS)。对小鼠进行地塞米松(DEX)治疗,要么通过腹膜内注射(25 μg/kg)一次性治疗,要么通过渗透泵治疗4周(DEX 1mg /kg/天)。然后分析皮质激素(ELISA)的分泌。与基因型无关的是,通过逆向控制,局部接触DEX会导致皮质激素分泌减少。治疗4周后,同合子小鼠皮质激素轴的抑制似乎比对照组更明显(异合子小鼠28.5 ng/mL,异合子小鼠64.5 ng/mL, WT小鼠107.6 ng/mL),表明过敏。为了更好地表征这种敏感性,我们还将分析GR靶基因在肾上腺中的表达,特别是Star、Cyp11b1和Mc2r。表达GRN63SS的小鼠模型是第一个活的糖皮质激素敏感性模型之一,应该有助于更好地理解个体间GC变异性的机制。
{"title":"Impact du polymorphisme N363S du gène du récepteur glucocorticoïde (NR3C1) sur la régulation de l’axe corticotrope dans un modèle de souris knock-in","authors":"S. Djellout (Dr) , M. Laulhe (Dr) , J. Perrot , P. Kamenicky (Pr) , S. Viengchareun (Dr) , L. Martinerie (Pr)","doi":"10.1016/j.ando.2025.101894","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101894","url":null,"abstract":"<div><div>Les glucocorticoïdes (GC) sont prescrits chez 1 % de la population mondiale et entraînent des effets indésirables, pour lesquels la grande variabilité inter-individuelle demeure mal comprise. Le variant N363S du gène du récepteur glucocorticoïde (GR, <em>NR3C1</em>) est associé à une augmentation de la sensibilité aux GC. En effet, nous avons montré qu’il augmente l’activité transcriptionnelle du GR dans les cellules HEK 293T (GR<sub>WT</sub> 93,8 %<!--> <!-->±<!--> <!-->5,1 <em>vs.</em> GR<sub>N363S</sub> 142,6 %<!--> <!-->±<!--> <!-->9,0, n<!--> <!-->=<!--> <!-->38, <em>P</em> <!--><<!--> <!-->0,0001). Cependant l’implication de ce variant dans la prédisposition aux effets indésirables cortico-induits n’a pas été démontrée, nous avons donc généré un modèle murin exprimant le variant (GR<sup>N63SS</sup>).</div><div>Les souris étaient traitées par dexaméthasone (DEX), soit ponctuellement par injection intra-péritonéale (25<!--> <!-->μg/kg), soit par pompe osmotique pendant 4 semaines (DEX 1<!--> <!-->mg/kg/jour). La sécrétion de corticostérone (ELISA) était ensuite analysée.</div><div>L’exposition ponctuelle à la DEX entraînait une diminution de la sécrétion de corticostérone par rétrocontrôle négatif, indépendamment du génotype. Après 4 semaines de traitement, le freinage de l’axe corticotrope semblait plus importante chez les souris homozygotes par rapport aux contrôles (corticostérone : 28,5<!--> <!-->ng/mL <em>vs.</em> 64,5<!--> <!-->ng/mL pour les hétérozygotes et 107,6<!--> <!-->ng/mL pour les WT), suggérant une hypersensibilité. Afin de mieux caractériser cette hypersensibilité, nous analyserons également l’expression de gènes cibles du GR dans la surrénale, notamment <em>Star</em>, <em>Cyp11b1</em> et <em>Mc2r</em>.</div><div>Le modèle murin exprimant le GR<sup>N63SS</sup>, constitue l’un des premiers modèles vivants d’hypersensibilité aux glucocorticoïdes et devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la variabilité inter-individuelle aux GC.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101894"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061668","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101903
F. Bonnet-Serrano (Dr) , M.C. Leguy (Dr) , L. Thomeret (Dr) , A. Gouttefarde , M. Noblin , C. Zientek , C. See , L. Guignat (Dr) , R. Libé (Dr) , L. Bricaire (Dr) , L. Bessiène (Dr) , S. Benamoud (Dr) , L. Froehlicher-Bournaud , L. Groussin (Pr) , G. Assié (Pr) , J. Bertherat (Pr) , J. Guibourdenche (Pr)
Objectif
Le seuil de 50 nM pour le cortisol sérique dans le test de freinage minute peut être mis en défaut en cas d’augmentation de la CBG ou du catabolisme de la dexaméthasone. Le dosage de cortisone salivaire permettrait, comme celui du cortisol salivaire, de s’affranchir des biais liés à CBG, tout en étant plus performant. Nous avons évalué l’intérêt de la cortisone salivaire et de la dexaméthasone sérique pour diminuer le nombre de faux positifs à ce test.
Matériels et méthodes
Tous les patients ayant bénéficié d’un test de freinage minute dans le service d’Endocrinologie de l’Hôpital Cochin depuis 2022 avec dosages de cortisol sérique (immunoanalyse), de cortisone salivaire et de dexaméthasone sérique (LC-MS/MS) ont été inclus. Les patients ont été classés en répondeurs (cortisol sérique ≤ 50 nM) et non-répondeurs (cortisol sérique > 50 nM).
Résultats
Sur les 435 patients inclus, 262 étaient répondeurs et 173 non-répondeurs. Le seuil retenu pour la cortisone salivaire (courbe ROC) était de 4,2 nM. Parmi les non-répondeurs, 18 (10 %) avaient une cortisone salivaire < 4,2 nM. Le seuil retenu pour la dexaméthasone (2,5e percentile des taux sériques des répondeurs), était de 1,5 μg/L. Parmi les non-répondeurs, 13 (7,5 %) présentaient un taux de dexaméthasone inférieur < 1,5 μg/L.
Discussion
Les dosages de cortisone salivaire (seuil de 4,2 nM) et de dexaméthasone sérique (seuil de 1,5 μg/L), permettent d’éliminer respectivement 7,5 et 10 % de faux positifs parmi les patients présentant un freinage insuffisant du cortisol sérique au test de freinage minute.
{"title":"Test de freinage minute à la dexaméthasone : intérêt du dosage de cortisone salivaire et de dexaméthasone sérique","authors":"F. Bonnet-Serrano (Dr) , M.C. Leguy (Dr) , L. Thomeret (Dr) , A. Gouttefarde , M. Noblin , C. Zientek , C. See , L. Guignat (Dr) , R. Libé (Dr) , L. Bricaire (Dr) , L. Bessiène (Dr) , S. Benamoud (Dr) , L. Froehlicher-Bournaud , L. Groussin (Pr) , G. Assié (Pr) , J. Bertherat (Pr) , J. Guibourdenche (Pr)","doi":"10.1016/j.ando.2025.101903","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101903","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Le seuil de 50<!--> <!-->nM pour le cortisol sérique dans le test de freinage minute peut être mis en défaut en cas d’augmentation de la CBG ou du catabolisme de la dexaméthasone. Le dosage de cortisone salivaire permettrait, comme celui du cortisol salivaire, de s’affranchir des biais liés à CBG, tout en étant plus performant. Nous avons évalué l’intérêt de la cortisone salivaire et de la dexaméthasone sérique pour diminuer le nombre de faux positifs à ce test.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Tous les patients ayant bénéficié d’un test de freinage minute dans le service d’Endocrinologie de l’Hôpital Cochin depuis 2022 avec dosages de cortisol sérique (immunoanalyse), de cortisone salivaire et de dexaméthasone sérique (LC-MS/MS) ont été inclus. Les patients ont été classés en répondeurs (cortisol sérique ≤ 50<!--> <!-->nM) et non-répondeurs (cortisol sérique<!--> <!-->><!--> <!-->50<!--> <!-->nM).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur les 435 patients inclus, 262 étaient répondeurs et 173 non-répondeurs. Le seuil retenu pour la cortisone salivaire (courbe ROC) était de 4,2<!--> <!-->nM. Parmi les non-répondeurs, 18 (10 %) avaient une cortisone salivaire<!--> <!--><<!--> <!-->4,2<!--> <!-->nM. Le seuil retenu pour la dexaméthasone (2,5<sup>e</sup> percentile des taux sériques des répondeurs), était de 1,5<!--> <!-->μg/L. Parmi les non-répondeurs, 13 (7,5 %) présentaient un taux de dexaméthasone inférieur<!--> <!--><<!--> <!-->1,5<!--> <!-->μg/L.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Les dosages de cortisone salivaire (seuil de 4,2<!--> <!-->nM) et de dexaméthasone sérique (seuil de 1,5<!--> <!-->μg/L), permettent d’éliminer respectivement 7,5 et 10 % de faux positifs parmi les patients présentant un freinage insuffisant du cortisol sérique au test de freinage minute.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101903"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061670","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101839
P. Vaduva Dr , G. Fauchier Dr , G. Raverot Pr , J. Bertherat Pr , L. Fauchier Pr
Objectif
L’incidence de l’insuffisance corticotrope (IC) après corticothérapie systémique et inhalée au long cours est inconnue, d’où l’objectif de l’évaluer ici dans une grande cohorte.
Méthodes
Nous avons inclus les personnes sous corticostéroïdes systémiques ou inhalés à long terme, à partir des dossiers médicaux électroniques des organismes de santé du réseau TriNetx Research Collaborative. Nous avons exclu les personnes ayant des antécédents de causes d’insuffisance surrénalienne primaire et secondaire. Nous avons utilisé un score de propension 1: 1 pour comparer les sujets appariés traités par corticostéroïdes systémiques à long terme (n = 243430) ou inhalés (n = 315237) aux sujets traités par AINS uniquement.
Résultats
L’âge moyen de la population étudiée était de 56,5 ± 18 ans (40 % d’hommes). Sur un suivi moyen de 2,4 ± 1,9 ans, la corticothérapie systémique était associée à un diagnostic plus fréquent d’IC (0,20 % versus 0,04 % par an ; HR = 6,32, 95 % IC [5,50–7,26], p < 0,001) et à plus d’hospitalisations pour IC (0,02 vs 0,008 % par an ; HR = 3,52, 95 % IC [2,57–4,84], p < 0,001), par rapport aux personnes sous AINS. La corticothérapie inhalée était associée à un diagnostic plus fréquent d’IC (0,05 versus 0,04 % par an ; HR = 1,55, 95 % IC [1,34–1,80], p < 0,001), sans augmentation du risque d’hospitalisation pour IC (0,01 % contre 0,01 % par an ; HR = 1,26, 95 % IC [0,91–1,76], p = 0,17) par rapport à un traitement par AINS.
Discussion
La corticothérapie systémique et inhalée est associée à un risque accru d’IS au cours d’un suivi de 2,4 ans dans cette vaste cohorte, soulignant l’importance de prévenir l’apparition d’une insuffisance corticotrope chez ces personnes.
{"title":"Incidence réelle de l’insuffisance surrénalienne après une utilisation à long terme de corticostéroïdes systémiques et inhalés","authors":"P. Vaduva Dr , G. Fauchier Dr , G. Raverot Pr , J. Bertherat Pr , L. Fauchier Pr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101839","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101839","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>L’incidence de l’insuffisance corticotrope (IC) après corticothérapie systémique et inhalée au long cours est inconnue, d’où l’objectif de l’évaluer ici dans une grande cohorte.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons inclus les personnes sous corticostéroïdes systémiques ou inhalés à long terme, à partir des dossiers médicaux électroniques des organismes de santé du réseau TriNetx Research Collaborative. Nous avons exclu les personnes ayant des antécédents de causes d’insuffisance surrénalienne primaire et secondaire. Nous avons utilisé un score de propension 1: 1 pour comparer les sujets appariés traités par corticostéroïdes systémiques à long terme (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->243430) ou inhalés (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->315237) aux sujets traités par AINS uniquement.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’âge moyen de la population étudiée était de 56,5<!--> <!-->±<!--> <!-->18 ans (40 % d’hommes). Sur un suivi moyen de 2,4<!--> <!-->±<!--> <!-->1,9 ans, la corticothérapie systémique était associée à un diagnostic plus fréquent d’IC (0,20 % versus 0,04 % par an ; HR<!--> <!-->=<!--> <!-->6,32, 95 % IC [5,50–7,26], <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et à plus d’hospitalisations pour IC (0,02 vs 0,008 % par an ; HR<!--> <!-->=<!--> <!-->3,52, 95 % IC [2,57–4,84], <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), par rapport aux personnes sous AINS. La corticothérapie inhalée était associée à un diagnostic plus fréquent d’IC (0,05 versus 0,04 % par an ; HR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,55, 95 % IC [1,34–1,80], <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), sans augmentation du risque d’hospitalisation pour IC (0,01 % contre 0,01 % par an ; HR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,26, 95 % IC [0,91–1,76], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,17) par rapport à un traitement par AINS.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>La corticothérapie systémique et inhalée est associée à un risque accru d’IS au cours d’un suivi de 2,4 ans dans cette vaste cohorte, soulignant l’importance de prévenir l’apparition d’une insuffisance corticotrope chez ces personnes.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101839"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061306","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101840
A. Akdim M , R. Boulestreau Dr , J. Gaudissard Mme , J. Lagarrigue Mme , A. Cremer Dr , J. Doublet Dr , J. Brossaud Dr
Contexte
Le cathétérisme des veines surrénaliennes (CVS) est l’examen de référence pour identifier les patients atteints d’hyperaldostéronisme primaire (HAP) susceptibles d’être traités par chirurgie. La concentration de cortisol (C) et le ratio aldostérone (A)/C est classiquement utilisé pour calculer les index de sélectivité (IS) et de latéralisation (IL). Cependant, cette normalisation par le C peut être mise en défaut, notamment en cas de sécrétion autonome ou asymétrique de C, et conduire à une prise en charge inadaptée.
Objectif
Évaluer l’intérêt du dosage de la déhydroépiandrostérone (DHEA) et l’androsténedione (D4) pour le calcul de l’IS et de l’IL.
Méthodes
Un CVS non stimulé a été réalisé chez 50 patients atteints d’HAP. Nous avons évalué l’apport de la DHEA ou la D4 pour le calcul de l’IS et pour le diagnostic de latéralisation (IL A/DHEA ou IL A/D4 vs IL A/C) ainsi que la prévalence dans notre cohorte de la sécrétion asymétrique de C à l’aide de l’IL C/DHEA ou de l’IL C/D4 (cutoff utilisé : IS ≥2, IL ≥4).
Résultats
L’IS calculé avec la DHEA ou la D4 est ≥2 dans plus de 85 % des cas vs 73 % pour le C. Les IL A/DHEA et/ou A/D4 étaient discordants chez 12 % des patients vs l’IL A/C. Au total, 14 % des patients atteints d’HAP présentent une sécrétion autonome et 6 % une sécrétion asymétrique de C.
Conclusion
La DHEA et/ou la D4 est utile pour déterminer la sélectivité et la latéralisation du CVS, en particulier chez les patients présentant une sécrétion autonome ou asymétrique de C.
肾下静脉导管检查(CVS)是一种基线检查,用于识别原发性醛固酮化(HAP)患者,以确定手术治疗。皮质醇浓度(C)和醛固酮(A)/C比通常用于计算选择性指数(IS)和侧化指数(IL)。然而,C的这种标准化可能会失败,特别是在C的自主或不对称分泌的情况下,并导致不适当的支持。目的评估脱氢表雄酮(DHEA)和雄激素二酮(D4)剂量在计算IS和IL中的重要性。方法对50例HAP患者进行了非受刺激的CVS。评估我们摄入的姓氏或D4计算IS和诊断latéralisation(他的姓氏或他/ D4 vs现在流行A / C)以及我们的队列中分泌IL C C对称的救命的姓氏或IL C / D4 (cutoff IS使用:≥2,≥4)。结果:在85%以上的患者中,脱氢表雄酮或D4的IS≥2,C型为73%。在12%的A/C型患者中,A/DHEA和/或A/D4的IL不一致。总的来说,14%的HAP患者有自主分泌,6%有不对称C分泌。结论脱氢表雄酮和/或D4有助于确定CVS的选择性和侧向性,特别是在自主或不对称C分泌的患者中。
{"title":"Intérêt du dosage de la déhydroépiandrostérone ou de l’androsténedione pour le calcul des index de sélectivité et de latéralisation des cathétérismes surrénaliens dans les hyperaldostéronismes primaires","authors":"A. Akdim M , R. Boulestreau Dr , J. Gaudissard Mme , J. Lagarrigue Mme , A. Cremer Dr , J. Doublet Dr , J. Brossaud Dr","doi":"10.1016/j.ando.2025.101840","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101840","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>Le cathétérisme des veines surrénaliennes (CVS) est l’examen de référence pour identifier les patients atteints d’hyperaldostéronisme primaire (HAP) susceptibles d’être traités par chirurgie. La concentration de cortisol (C) et le ratio aldostérone (A)/C est classiquement utilisé pour calculer les index de sélectivité (IS) et de latéralisation (IL). Cependant, cette normalisation par le C peut être mise en défaut, notamment en cas de sécrétion autonome ou asymétrique de C, et conduire à une prise en charge inadaptée.</div></div><div><h3>Objectif</h3><div>Évaluer l’intérêt du dosage de la déhydroépiandrostérone (DHEA) et l’androsténedione (D4) pour le calcul de l’IS et de l’IL.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Un CVS non stimulé a été réalisé chez 50 patients atteints d’HAP. Nous avons évalué l’apport de la DHEA ou la D4 pour le calcul de l’IS et pour le diagnostic de latéralisation (IL A/DHEA ou IL A/D4 vs IL A/C) ainsi que la prévalence dans notre cohorte de la sécrétion asymétrique de C à l’aide de l’IL C/DHEA ou de l’IL C/D4 (cutoff utilisé : IS ≥2, IL ≥4).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’IS calculé avec la DHEA ou la D4 est ≥2 dans plus de 85 % des cas vs 73 % pour le C. Les IL A/DHEA et/ou A/D4 étaient discordants chez 12 % des patients vs l’IL A/C. Au total, 14 % des patients atteints d’HAP présentent une sécrétion autonome et 6 % une sécrétion asymétrique de C.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La DHEA et/ou la D4 est utile pour déterminer la sélectivité et la latéralisation du CVS, en particulier chez les patients présentant une sécrétion autonome ou asymétrique de C.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101840"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061307","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101882
A. Flaus (Dr) , C. Merino , S. Solomon , L. Al Mansour (Dr) , S. Chaib (Dr) , C. Sergeant (Dr) , M. Janier (Pr) , E. Jouanneau (Pr) , G. Raverot (Pr)
Introduction
La maladie de Cushing (MC) est associée à une importante morbi-mortalité. L’IRM hypophysaire est l’examen de référence pour localiser les adénomes corticotropes, mais peut être non concluante ou douteuse jusqu’à 30 % des cas. Cette étude évalue l’intérêt complémentaire de la tomographie par émission de positons au [18F]fluoro-éthyl-tyrosine couplée au scanner ([18F]FET TEP/TDM) durant le bilan initial de la maladie de Cushing.
Méthodes
Étude rétrospective incluant des patients atteints de MC confirmée, porteurs d’un microadénome ou d’une IRM non contributive, explorés par [18F]FET TEP/TDM. Les images, relues par un médecin nucléaire expérimenté pour localiser l’adénome, étaient classées « très probable » ou « douteuse ». En cas de chirurgie, la localisation TEP était comparée à l’histologie.
Résultats
Dix-huit patients (85 % femmes 50 [30–57,8] ans) ont été inclus (11/2023–02/2025). L’IRM était positive pour 7, négative pour 4 et douteuse pour 7. La TEP localisait toujours un possible adénome : 12 cas très probables et 6 cas douteux. Neuf patients ont été opérés : concordance TEPhistologie pour 8/9 cas (89 %) et rémission pour 7/9 cas. Le patient discordant, opéré sur la base d’une IPSS controlatérale à la fixation TEP, n’a pas été guéri. Six patients sont programmés pour une chirurgie (3 concordances IRMTEP, 3 discordances), et trois étaient non opérables.
Conclusion
Le [18F]FET TEP/TDM localise avec précision les adénomes corticotropes, particulièrement lorsque l’IRM est peu ou non contributive, et représente un examen complémentaire prometteur pour optimiser la prise en charge des patients atteints de MC.
{"title":"[18F]FET TEP : un nouvel outil pour localiser les adénomes hypophysaires corticotrope au bilan initial d’une maladie de Cushing","authors":"A. Flaus (Dr) , C. Merino , S. Solomon , L. Al Mansour (Dr) , S. Chaib (Dr) , C. Sergeant (Dr) , M. Janier (Pr) , E. Jouanneau (Pr) , G. Raverot (Pr)","doi":"10.1016/j.ando.2025.101882","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101882","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La maladie de Cushing (MC) est associée à une importante morbi-mortalité. L’IRM hypophysaire est l’examen de référence pour localiser les adénomes corticotropes, mais peut être non concluante ou douteuse jusqu’à 30 % des cas. Cette étude évalue l’intérêt complémentaire de la tomographie par émission de positons au [18F]fluoro-éthyl-tyrosine couplée au scanner ([18F]FET TEP/TDM) durant le bilan initial de la maladie de Cushing.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude rétrospective incluant des patients atteints de MC confirmée, porteurs d’un microadénome ou d’une IRM non contributive, explorés par [18F]FET TEP/TDM. Les images, relues par un médecin nucléaire expérimenté pour localiser l’adénome, étaient classées « très probable » ou « douteuse ». En cas de chirurgie, la localisation TEP était comparée à l’histologie.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dix-huit patients (85 % femmes 50 [30–57,8] ans) ont été inclus (11/2023–02/2025). L’IRM était positive pour 7, négative pour 4 et douteuse pour 7. La TEP localisait toujours un possible adénome : 12 cas très probables et 6 cas douteux. Neuf patients ont été opérés : concordance TEPhistologie pour 8/9 cas (89 %) et rémission pour 7/9 cas. Le patient discordant, opéré sur la base d’une IPSS controlatérale à la fixation TEP, n’a pas été guéri. Six patients sont programmés pour une chirurgie (3 concordances IRMTEP, 3 discordances), et trois étaient non opérables.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le [18F]FET TEP/TDM localise avec précision les adénomes corticotropes, particulièrement lorsque l’IRM est peu ou non contributive, et représente un examen complémentaire prometteur pour optimiser la prise en charge des patients atteints de MC.</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101882"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061334","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-15DOI: 10.1016/j.ando.2025.101885
N. Adam (Dr), M. Letard, V. Grange-Messent (Dr), E. Desroziers (Dr), S. Mhaouty-Kodja (Dr)
Les phtalates sont omniprésents dans l’environnement, en raison de leur utilisation massive comme plastifiants, dans les cosmétiques et comme adjuvants dans les herbicides. Chez l’humain, l’exposition aux phtalates a été associée à des troubles de la fertilité. Nos travaux antérieurs ont montré que l’exposition chronique de femelles adultes au DEHP seul à 5 ou 50 μg/kg/j, ou à un mélange environnemental de phtalates, réduisait le comportement reproducteur des femelles et le nombre de cellules immunoréactives pour le récepteur de la progestérone dans la région cérébrale régulant le comportement sexuel femelle : l’hypothalamus ventromédian (VMH) (Adam et al., 2021). Cette étude approfondit l’identification des cibles cellulaires et moléculaires de l’exposition aux phtalates dans le VMH des souris femelles. Une analyse protéomique du VMH a permis de trouver 341 protéines différentiellement exprimées entre les femelles contrôles et celles exposés aux phtalates. Nous avons identifié des changements pour des protéines impliquées dans des fonctions cellulaires comme la neuroplasticité, la neuroinflammation et le métabolisme cellulaire. En accord avec ces résultats, l’exposition aux phtalates a diminué la densité des épines dendritiques et l’expression de marqueurs de neuroplasticité structurale. Les analyses immunohistochimiques ont montré une augmentation de l’immunoréactivité de la GFAP dans les astrocytes, mais pas d’Iba-1 dans les microglies chez les femelles exposées aux phtalates. Enfin, les analyses protéomique et moléculaire ont révélé des modifications dans la voie kynurénine de métabolisme du tryptophane. Ces données seront présentées et discutées en comparaison avec les résultats obtenus chez les mâles (Ducroq et al., 2023).
邻苯二甲酸盐在环境中无处不在,因为它们被广泛用作增塑剂、化妆品和除草剂的佐剂。在人类中,接触邻苯二甲酸盐与生育障碍有关。我们前期工作表明,慢性接触成年雌性的DEHP只有5岁或50μg / kg / d,邻苯二甲酸盐的混合物或环境,降低雌性生殖行为的人数为孕激素受体的细胞在下丘脑调节雌性的性行为的大脑区域:ventromédian VMH (Adam et al ., 2011)。本研究进一步鉴定了雌性小鼠VMH中邻苯二甲酸盐暴露的细胞和分子靶点。对VMH的蛋白质组学分析发现,对照组和接触邻苯二甲酸盐的雌性之间有341种不同的蛋白质表达。我们已经确定了参与细胞功能的蛋白质的变化,如神经可塑性、神经炎症和细胞代谢。与这些结果一致,邻苯二甲酸盐暴露降低了树突密度和结构神经可塑性标记物的表达。免疫组织化学分析显示,在接触邻苯二甲酸盐的雌性小胶质细胞中,GFAP的免疫活性增加,但Iba-1的免疫活性没有增加。最后,蛋白质组学和分子分析显示色氨酸代谢的kynurenine途径发生了变化。这些数据将与在男性身上获得的结果进行比较和讨论(Ducroq等人,2023年)。
{"title":"Mécanismes cellulaires et moléculaires sous-jacents à la perturbation du comportement sexuel chez les souris femelles exposées à des doses environnementales de phtalates","authors":"N. Adam (Dr), M. Letard, V. Grange-Messent (Dr), E. Desroziers (Dr), S. Mhaouty-Kodja (Dr)","doi":"10.1016/j.ando.2025.101885","DOIUrl":"10.1016/j.ando.2025.101885","url":null,"abstract":"<div><div>Les phtalates sont omniprésents dans l’environnement, en raison de leur utilisation massive comme plastifiants, dans les cosmétiques et comme adjuvants dans les herbicides. Chez l’humain, l’exposition aux phtalates a été associée à des troubles de la fertilité. Nos travaux antérieurs ont montré que l’exposition chronique de femelles adultes au DEHP seul à 5 ou 50<!--> <!-->μg/kg/j, ou à un mélange environnemental de phtalates, réduisait le comportement reproducteur des femelles et le nombre de cellules immunoréactives pour le récepteur de la progestérone dans la région cérébrale régulant le comportement sexuel femelle : l’hypothalamus ventromédian (VMH) (Adam <em>et al.</em>, 2021). Cette étude approfondit l’identification des cibles cellulaires et moléculaires de l’exposition aux phtalates dans le VMH des souris femelles. Une analyse protéomique du VMH a permis de trouver 341 protéines différentiellement exprimées entre les femelles contrôles et celles exposés aux phtalates. Nous avons identifié des changements pour des protéines impliquées dans des fonctions cellulaires comme la neuroplasticité, la neuroinflammation et le métabolisme cellulaire. En accord avec ces résultats, l’exposition aux phtalates a diminué la densité des épines dendritiques et l’expression de marqueurs de neuroplasticité structurale. Les analyses immunohistochimiques ont montré une augmentation de l’immunoréactivité de la GFAP dans les astrocytes, mais pas d’Iba-1 dans les microglies chez les femelles exposées aux phtalates. Enfin, les analyses protéomique et moléculaire ont révélé des modifications dans la voie kynurénine de métabolisme du tryptophane. Ces données seront présentées et discutées en comparaison avec les résultats obtenus chez les mâles (Ducroq <em>et al.</em>, 2023).</div></div>","PeriodicalId":7917,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"86 6","pages":"Article 101885"},"PeriodicalIF":2.9,"publicationDate":"2025-09-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145061336","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":3,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}