Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.224
S. Nahali, S. Ayari, A. Souissi, M. Tabka, F. Alaoui, Y. Mansour, C. Ben Slama, H. Slimane, M. Mokni
L’atteinte des phanères dans les dysthyroïdies est fréquente. Elle peut représenter la circonstance de découverte de la maladie. Décrire et évaluer la prévalence des manifestations phanèriennes au cours des dysthyroïdies. Étude transversale sur six mois incluant des patients aux antécédents de dysthyroïdie. Une anamnèse et un examen dermatologique complet étaient réalisés. Nous rapportons ici les manifestations phanèriennes observées dans une série de patients atteints de dysthyroïdie. Quatre-vingt-trois patients étaient inclus. Cinquante et un patients avaient une hypothyroïdie (61 %) et trente-deux avaient une hyperthyroïdie (39 %). L’âge médian était de 49 ans. La prédominance féminine était nette (F/H = 9,3). Les atteintes phanèriennes observées chez les patients atteints d’une hypothyroïdie étaient comme suit : une croissance ralentie des cheveux (4 %), des cheveux cassants (22 %), une alopécie diffuse du cuir chevelu (8 %), le signe de la queue des sourcils (22 %), une dépilation axillaire (10 %) ou pubienne (4 %), une croissance ralentie des ongles (4 %), des ongles cassants (16 %), des stries transversales (6 %) et longitudinales (30 %). Chez les patients atteints d’une hyperthyroïdie, on notait une atteinte unguéale (28 %) : ongles brillants (22 %), ongles amincis (3 %), onycholyse distale (6 %). Une alopécie du cuir chevelu était observée (13 %). Les manifestations phanèriennes des dysthyroïdies peuvent être secondaires soit à l’action directe des hormones thyroïdiennes sur les phanères, soit en rapport avec des dermatoses auto-immunes associées. Elles ne sont pas spécifiques. Ces atteintes phanèriennes peuvent avoir un retentissement sur la qualité de vie des patients. L’examen des phanères doit être systématique devant tout patient atteint de dysthyroïdie.
{"title":"Atteinte phanèrienne au cours des dysthyroïdies","authors":"S. Nahali, S. Ayari, A. Souissi, M. Tabka, F. Alaoui, Y. Mansour, C. Ben Slama, H. Slimane, M. Mokni","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.224","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.224","url":null,"abstract":"L’atteinte des phanères dans les dysthyroïdies est fréquente. Elle peut représenter la circonstance de découverte de la maladie. Décrire et évaluer la prévalence des manifestations phanèriennes au cours des dysthyroïdies. Étude transversale sur six mois incluant des patients aux antécédents de dysthyroïdie. Une anamnèse et un examen dermatologique complet étaient réalisés. Nous rapportons ici les manifestations phanèriennes observées dans une série de patients atteints de dysthyroïdie. Quatre-vingt-trois patients étaient inclus. Cinquante et un patients avaient une hypothyroïdie (61 %) et trente-deux avaient une hyperthyroïdie (39 %). L’âge médian était de 49 ans. La prédominance féminine était nette (F/H = 9,3). Les atteintes phanèriennes observées chez les patients atteints d’une hypothyroïdie étaient comme suit : une croissance ralentie des cheveux (4 %), des cheveux cassants (22 %), une alopécie diffuse du cuir chevelu (8 %), le signe de la queue des sourcils (22 %), une dépilation axillaire (10 %) ou pubienne (4 %), une croissance ralentie des ongles (4 %), des ongles cassants (16 %), des stries transversales (6 %) et longitudinales (30 %). Chez les patients atteints d’une hyperthyroïdie, on notait une atteinte unguéale (28 %) : ongles brillants (22 %), ongles amincis (3 %), onycholyse distale (6 %). Une alopécie du cuir chevelu était observée (13 %). Les manifestations phanèriennes des dysthyroïdies peuvent être secondaires soit à l’action directe des hormones thyroïdiennes sur les phanères, soit en rapport avec des dermatoses auto-immunes associées. Elles ne sont pas spécifiques. Ces atteintes phanèriennes peuvent avoir un retentissement sur la qualité de vie des patients. L’examen des phanères doit être systématique devant tout patient atteint de dysthyroïdie.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"1 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135275055","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.135
A. Jannin, A.F. Dessein, S. Dabo, A. Descat, M.C. Vantyghem, B. Chevalier, C. Cardot-Bauters, M. El Amrani, S. Dominguez, C. Marciniak, I. Van Seuningen, C. Do Cao, N. Jonckheere, L. Coppin
Metabolic flexibility is one of the key hallmarks of cancer and metabolites are the final products of this adaptation, reflecting the tumors’ aberrant changes. However, the metabolic plasticity of pancreatic neuroendocrine tumors (pNET) is still unknown. pNETs are heterogeneous which makes their diagnosis and therapeutic management difficult. We aimed to assess the metabolomic profile of pNETs patients to understand metabolic deregulation and identify novel biomarkers. Plasma samples from 45 pNETs and 10 controls were profiled by LC−MS/MS and FIA-MS/MS targeted metabolomics analysis (Biocrates AbsoluteIDQp180kit). Explanatory multivariate statistical and unsupervised learning analysis were performed to evaluate metabolomic profiles. Finally, nonparametric comparison analysis was performed to select metabolites biomarker. As compared to controls we identified an increase of sugars, phosphatidylcholine and a decrease of carnitine levels in pNETs. An increase in phosphatidylcholine, phenylalanine, glutamine and a decrease of carnitine levels was observed for pNETs patients with MEN1 mutation as compared with MEN1 WT patients. Similarly, metastatic pNETs patients had an increased in glutamine, proline, ornithine aa, PC, glucogenic aa, spermine, putrescine and a decrease in PUFA/SFA and carnitine levels as compared to patients without metastasis. Regarding patients with pNETs G2 as compared to G1, an increase in phenylalanine, ornithine, proline aa, carnitine, sphingomyeline and spermidine was observed. For the first time, a precise comprehensive metabolic profile of pNET patients was established and different metabolic plasmatic signatures were defined depending on patient characteristics. This will be confirmed in a validation cohort currently being recruited.
{"title":"Metabolite biomarker discovery for pancreatic neuroendocrine tumors using metabolomic approach","authors":"A. Jannin, A.F. Dessein, S. Dabo, A. Descat, M.C. Vantyghem, B. Chevalier, C. Cardot-Bauters, M. El Amrani, S. Dominguez, C. Marciniak, I. Van Seuningen, C. Do Cao, N. Jonckheere, L. Coppin","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.135","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.135","url":null,"abstract":"Metabolic flexibility is one of the key hallmarks of cancer and metabolites are the final products of this adaptation, reflecting the tumors’ aberrant changes. However, the metabolic plasticity of pancreatic neuroendocrine tumors (pNET) is still unknown. pNETs are heterogeneous which makes their diagnosis and therapeutic management difficult. We aimed to assess the metabolomic profile of pNETs patients to understand metabolic deregulation and identify novel biomarkers. Plasma samples from 45 pNETs and 10 controls were profiled by LC−MS/MS and FIA-MS/MS targeted metabolomics analysis (Biocrates AbsoluteIDQp180kit). Explanatory multivariate statistical and unsupervised learning analysis were performed to evaluate metabolomic profiles. Finally, nonparametric comparison analysis was performed to select metabolites biomarker. As compared to controls we identified an increase of sugars, phosphatidylcholine and a decrease of carnitine levels in pNETs. An increase in phosphatidylcholine, phenylalanine, glutamine and a decrease of carnitine levels was observed for pNETs patients with MEN1 mutation as compared with MEN1 WT patients. Similarly, metastatic pNETs patients had an increased in glutamine, proline, ornithine aa, PC, glucogenic aa, spermine, putrescine and a decrease in PUFA/SFA and carnitine levels as compared to patients without metastasis. Regarding patients with pNETs G2 as compared to G1, an increase in phenylalanine, ornithine, proline aa, carnitine, sphingomyeline and spermidine was observed. For the first time, a precise comprehensive metabolic profile of pNET patients was established and different metabolic plasmatic signatures were defined depending on patient characteristics. This will be confirmed in a validation cohort currently being recruited.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"145 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135275068","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.136
A. Jouinot, F. Violon, T. Lazard, B. Terris, M. Sibony, J. Bertherat, G. Assie, T. Walter
Les corticosurrénalomes sont des cancers agressifs de pronostic hétérogène. La classification moléculaire “C1A” (signature stéroïde et prolifération) ou “C1B” (signature immune) améliore l’évaluation pronostique. Aujourd’hui ces deux types de corticosurrénalome ne peuvent être distingués que par l’analyse moléculaire mais celle-ci n’est pas encore implémentée en routine. L’objectif de cette étude est de prédire la classification moléculaire des corticosurrénalomes à partir de l’analyse d’images histologiques par deep learning. Nous avons utilisé des algorithmes de deep learning sur des images histologiques numérisées en coloration standard dans 2 cohortes indépendantes de patients - Cochin (n = 70, HES) et TCGA (n = 54, HE) – annotées pour la classification moléculaire. La performance des algorithmes a été évaluée par validation croisée à différents grossissements de 2,5x à 40x. Les régions des images les plus associées à la classification moléculaire ont été extraites et examinées par des pathologistes experts en pathologie surrénalienne. L’analyse d’images histologiques par deep learning prédit la classification moléculaire avec une aire sous la courbe ROC de 0,74 dans la cohorte Cochin et de 0,80 dans la cohorte TCGA, et permet d’identifier des aspects morphologiques associés à “C1A” et “C1B”. Dans les deux cohortes, la classification basée sur le deep learning s’associe à la survie sans récidive (Logrank p = 0,04 et p = 0,002) et à la survie globale (Logrank p = 0,007 et p = 0,0002). La classification moléculaire pronostique des corticosurrénalomes peut être prédite sur des images histologiques en coloration standard. La découverte de critères morphologiques associés à cette classification pourrait améliorer l’évaluation histopronostique.
皮质肾上腺瘤是预后不同的侵袭性癌症。分子分类“C1A”(类固醇特征和增殖)或“C1B”(免疫特征)可改善预后评估。今天,这两种类型的皮质肾上腺瘤只能通过分子分析来区分,但这还没有成为常规。本研究的目的是利用深度学习的组织学图像分析预测皮质肾上腺瘤的分子分类。我们在Cochin (n = 70, HES)和TCGA (n = 54, HE)两组独立患者的标准彩色扫描组织学图像上使用深度学习算法进行分子分类。在2.5倍到40倍的不同放大倍数下,通过交叉验证评估算法的性能。与分子分类最相关的图像区域被肾上腺病理学家提取并检查。深度学习组织学图像分析预测Cochin队列的分子分类,ROC曲线下面积为0.74,TCGA队列为0.80,并识别与“C1A”和“C1B”相关的形态方面。在两个队列中,深度学习分类与无复发生存(Logrank p = 0.04和p = 0.002)和总生存(Logrank p = 0.007和p = 0.0002)有关。皮质肾上腺瘤的预后分子分类可通过标准染色组织学图像进行预测。与这种分类相关的形态学标准的发现可以改善组织预后评估。
{"title":"Analyse d’images histologiques par intelligence artificielle (deep learning) pour l’évaluation pronostique des corticosurrénalomes","authors":"A. Jouinot, F. Violon, T. Lazard, B. Terris, M. Sibony, J. Bertherat, G. Assie, T. Walter","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.136","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.136","url":null,"abstract":"Les corticosurrénalomes sont des cancers agressifs de pronostic hétérogène. La classification moléculaire “C1A” (signature stéroïde et prolifération) ou “C1B” (signature immune) améliore l’évaluation pronostique. Aujourd’hui ces deux types de corticosurrénalome ne peuvent être distingués que par l’analyse moléculaire mais celle-ci n’est pas encore implémentée en routine. L’objectif de cette étude est de prédire la classification moléculaire des corticosurrénalomes à partir de l’analyse d’images histologiques par deep learning. Nous avons utilisé des algorithmes de deep learning sur des images histologiques numérisées en coloration standard dans 2 cohortes indépendantes de patients - Cochin (n = 70, HES) et TCGA (n = 54, HE) – annotées pour la classification moléculaire. La performance des algorithmes a été évaluée par validation croisée à différents grossissements de 2,5x à 40x. Les régions des images les plus associées à la classification moléculaire ont été extraites et examinées par des pathologistes experts en pathologie surrénalienne. L’analyse d’images histologiques par deep learning prédit la classification moléculaire avec une aire sous la courbe ROC de 0,74 dans la cohorte Cochin et de 0,80 dans la cohorte TCGA, et permet d’identifier des aspects morphologiques associés à “C1A” et “C1B”. Dans les deux cohortes, la classification basée sur le deep learning s’associe à la survie sans récidive (Logrank p = 0,04 et p = 0,002) et à la survie globale (Logrank p = 0,007 et p = 0,0002). La classification moléculaire pronostique des corticosurrénalomes peut être prédite sur des images histologiques en coloration standard. La découverte de critères morphologiques associés à cette classification pourrait améliorer l’évaluation histopronostique.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"62 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135275074","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.404
C. Hachichi
Les relations entre stéatose et diabète ne sont pas bien connues. Le diabète apparaît comme facteur de gravité de la stéatose, prédictif d’évolution vers la stéatohépatite et la fibrose. Apprécier la prévalence de la stéatose chez le diabétique de plus de 65 ans. C’est une étude qui a porté sur 300 patients diabétiques de type 2 âgés de 65 ans. Un examen clinique et un bilan biologique ont été réalisés. Une échographie abdominale a été pratiquée. Le diagnostic est retenu devant un aspect hyperéchogène du foie et des transaminases élevées. L’obésité est estimée à 32,7 %, 70 % de nos patients sont soit en surpoids ou obèses. La dyslipidémie est notée chez 69 % des cas. L’HbA1b > 8 % est constatée chez 87,88 %. Une augmentation des transaminases a été retrouvée chez 10,9 %. À l’échographie, 46 de nos patients présentent une stéatose hépatique. Hickman montre que 28 % des diabétiques de type 2 présentent une anomalie du bilan hépatique avec pour 65 % d’entre eux une stéatose. Une étude tunisienne retrouve une stéatose hépatique chez 30 % des patients diabétiques de type 2. La stéatose hépatique doit être recherchée et bien surveillée chez les diabétiques de type 2 en particulier devant une d’obésité androïde et un taux de transaminases élevé.
{"title":"Stéatose et diabète du sujet âgé","authors":"C. Hachichi","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.404","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.404","url":null,"abstract":"Les relations entre stéatose et diabète ne sont pas bien connues. Le diabète apparaît comme facteur de gravité de la stéatose, prédictif d’évolution vers la stéatohépatite et la fibrose. Apprécier la prévalence de la stéatose chez le diabétique de plus de 65 ans. C’est une étude qui a porté sur 300 patients diabétiques de type 2 âgés de 65 ans. Un examen clinique et un bilan biologique ont été réalisés. Une échographie abdominale a été pratiquée. Le diagnostic est retenu devant un aspect hyperéchogène du foie et des transaminases élevées. L’obésité est estimée à 32,7 %, 70 % de nos patients sont soit en surpoids ou obèses. La dyslipidémie est notée chez 69 % des cas. L’HbA1b > 8 % est constatée chez 87,88 %. Une augmentation des transaminases a été retrouvée chez 10,9 %. À l’échographie, 46 de nos patients présentent une stéatose hépatique. Hickman montre que 28 % des diabétiques de type 2 présentent une anomalie du bilan hépatique avec pour 65 % d’entre eux une stéatose. Une étude tunisienne retrouve une stéatose hépatique chez 30 % des patients diabétiques de type 2. La stéatose hépatique doit être recherchée et bien surveillée chez les diabétiques de type 2 en particulier devant une d’obésité androïde et un taux de transaminases élevé.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"119 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135275200","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.415
S. Habibi, Y. Lammini, H. Aynaou, H. Salhi, H. El Ouahabi
Les diabétique type 1 (DT1) peuvent également développer d’autres maladies auto-immunes entrant dans le cadre des troubles polyendocriniens auto-immuns (PEA). Étude rétrospective, descriptive menée au service d’endocrinologie du CHU Hassan II de Fès entre 2009 et 2022. Nos patients bénéficiaient d’un bilan de dépistage des endocrinopathies auto-immunes liées au diabète permettant le diagnostic de PEA. Déterminer la fréquence et les caractéristiques des PEA au cours du DT1. Nous avons colligé 436 DT1, âge moyen était de 27,98 + 9,7 ans, sex-ratio de (H/F) de 0,51. L’âge moyen à la découverte du diabète type 1 de 22,4 ans. La prévalence des PEA était de 8,94 %. Aucun patient n’avait PEA-1 ou le syndrome IPEX, tous présentaient une PEA-2 : – DT1 et thyroïdite d’Hashimoto chez 16 patients, DT1 et insuffisance surrénalienne primitive chez 9 patients, DT1 associé à une maladie d’Addison et thyroïdite d’Hashimoto chez 4 patients ; – DT1 associé à une insuffisance surrénalienne et maladie cœliaque chez 3 patients. 4 patients avaient un diabète de type 1 et une maladie cœliaque. Association DT1, thyroïdite d’Hashimoto et anémie de biermer chez un seul patient, insuffisance surrénalienne avec une anémie de biermer en association avec DT 1 chez 1 seul cas. Grâce à cette étude, nous avons mis en évidence les propriétés distinctes du PEA dans le diabète de type 1. Le PEA-2 est le type le plus courant et la maladie thyroïdienne auto-immune est le trouble endocrinien le plus courant associé au diabète de type 1.
{"title":"Les poly-endocrinopathies auto-immunes chez les diabétiques type 1","authors":"S. Habibi, Y. Lammini, H. Aynaou, H. Salhi, H. El Ouahabi","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.415","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.415","url":null,"abstract":"Les diabétique type 1 (DT1) peuvent également développer d’autres maladies auto-immunes entrant dans le cadre des troubles polyendocriniens auto-immuns (PEA). Étude rétrospective, descriptive menée au service d’endocrinologie du CHU Hassan II de Fès entre 2009 et 2022. Nos patients bénéficiaient d’un bilan de dépistage des endocrinopathies auto-immunes liées au diabète permettant le diagnostic de PEA. Déterminer la fréquence et les caractéristiques des PEA au cours du DT1. Nous avons colligé 436 DT1, âge moyen était de 27,98 + 9,7 ans, sex-ratio de (H/F) de 0,51. L’âge moyen à la découverte du diabète type 1 de 22,4 ans. La prévalence des PEA était de 8,94 %. Aucun patient n’avait PEA-1 ou le syndrome IPEX, tous présentaient une PEA-2 : – DT1 et thyroïdite d’Hashimoto chez 16 patients, DT1 et insuffisance surrénalienne primitive chez 9 patients, DT1 associé à une maladie d’Addison et thyroïdite d’Hashimoto chez 4 patients ; – DT1 associé à une insuffisance surrénalienne et maladie cœliaque chez 3 patients. 4 patients avaient un diabète de type 1 et une maladie cœliaque. Association DT1, thyroïdite d’Hashimoto et anémie de biermer chez un seul patient, insuffisance surrénalienne avec une anémie de biermer en association avec DT 1 chez 1 seul cas. Grâce à cette étude, nous avons mis en évidence les propriétés distinctes du PEA dans le diabète de type 1. Le PEA-2 est le type le plus courant et la maladie thyroïdienne auto-immune est le trouble endocrinien le plus courant associé au diabète de type 1.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"2012 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135275205","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.412
A. Ghachem, G. Saad, S. Saad, T. Ach, N. Ben Hadj Slama, H. Farid, A. Ben Abdelkrim, A. Maaroufi, K. Ach, M. Denguezli, M. Chadli
L’acitrétine est utilisé dans la prise en charge des dermatoses liées à des troubles de la kératinisation notamment l’ichtyose congénitale. Chez le diabétique, il peut améliorer ou aggraver la tolérance au glucose. Mais son rôle dans l’induction du diabète n’a pas été bien rapporté. Nous rapportons le cas d’une patiente traitée par acitrétine et qui a présenté une cétose diabétique inaugurale. Il s’agit d’une patiente âgée de 21 ans, aux antécédents familiaux de vitiligo, de diabète sur 3 générations, suivie en dermato pour ichtyose congénitale sous acitrétine 25 mg/j depuis 3 ans, qui se présente aux urgences dans un tableau de cétose diabétique. À l’examen, son IMC était à 26,6 kg/m2 et son examen physique était sans particularités hormis une alopécie des cils, des sourcils et du vertex avec des lésions kératosiques desquamantes des paumes des mains. Pas de foyer infectieux évident. Son bilan montrait une HbA1c à 11 % avec un bilan lipidique sans anomalies. Les anticorps anti-GAD, Anti-IA2 et anti-ZnT8 négatifs. Les études ont montré que l’administration chronique de l’acitrétine peut provoquer une altération transitoire de la sensibilité à l’insuline en augmentant la sécrétion d’insuline et donc l’indice de HOMA-IR. Cette altération peut être expliquée par les effets des rétinoïdes sur la fonction adipocytaire, en particulier sur la production de résistine et d’adiponectine impliquées dans l’obésité et la résistance à l’insuline.
{"title":"Cétose inaugurale chez une patiente sous acitrétine : un lien ?","authors":"A. Ghachem, G. Saad, S. Saad, T. Ach, N. Ben Hadj Slama, H. Farid, A. Ben Abdelkrim, A. Maaroufi, K. Ach, M. Denguezli, M. Chadli","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.412","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.412","url":null,"abstract":"L’acitrétine est utilisé dans la prise en charge des dermatoses liées à des troubles de la kératinisation notamment l’ichtyose congénitale. Chez le diabétique, il peut améliorer ou aggraver la tolérance au glucose. Mais son rôle dans l’induction du diabète n’a pas été bien rapporté. Nous rapportons le cas d’une patiente traitée par acitrétine et qui a présenté une cétose diabétique inaugurale. Il s’agit d’une patiente âgée de 21 ans, aux antécédents familiaux de vitiligo, de diabète sur 3 générations, suivie en dermato pour ichtyose congénitale sous acitrétine 25 mg/j depuis 3 ans, qui se présente aux urgences dans un tableau de cétose diabétique. À l’examen, son IMC était à 26,6 kg/m2 et son examen physique était sans particularités hormis une alopécie des cils, des sourcils et du vertex avec des lésions kératosiques desquamantes des paumes des mains. Pas de foyer infectieux évident. Son bilan montrait une HbA1c à 11 % avec un bilan lipidique sans anomalies. Les anticorps anti-GAD, Anti-IA2 et anti-ZnT8 négatifs. Les études ont montré que l’administration chronique de l’acitrétine peut provoquer une altération transitoire de la sensibilité à l’insuline en augmentant la sécrétion d’insuline et donc l’indice de HOMA-IR. Cette altération peut être expliquée par les effets des rétinoïdes sur la fonction adipocytaire, en particulier sur la production de résistine et d’adiponectine impliquées dans l’obésité et la résistance à l’insuline.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"74 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135275337","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.292
F. Cherchir, I. Oueslati, M. Mabrouk, C. Chehaider, F. Chaker, M. Yazidi, M. Chihaoui
Déterminer la prévalence et les facteurs associés à l’atteinte osseuse au cours de l’hyperparathyroïdie primaire (HPTP). Il s’agit d’une étude rétrospective ayant inclus 88 patients atteints d’HPTP. Les données clinicobiologiques et les résultats de l’ostéodensitométrie ont été relevés à partir des dossiers médicaux. La population étudiée était composée de 75 femmes et de 13 hommes, âgés en moyenne de 58,5 ± 12,8 ans. Les douleurs osseuses, les fractures pathologiques et les tumeurs brunes ont été retrouvées dans respectivement 10 %, 8 % et 6 % des cas. Le T-score moyen était de –1,9 ± 1,3 DS au site fémoral et de –2,7 ± 1,3 DS au site vertébral. Le T-score fémoral était négativement corrélé avec l’âge (r = –0,251 ; p = 0,040), la calcémie corrigée (r = –0,383 ; p = 0,011) et la PTH (r = –0,274 ; p = 0,027) et positivement corrélé avec le poids (r = 0,322 ; p = 0,010). Le T-score au site vertébral était positivement corrélé avec le poids (r = 0,342 ; p = 0,005). La prévalence de l’ostéopénie était de 25 % et celle de l’ostéoporose était de 60 %. Le genre féminin était positivement associé à l’ostéoporose (OR = 4,08 ; intervalle de confiance à 95 % : 1,12–14,85 ; p = 0,025). L’âge, le tabagisme, l’indice de masse corporelle, la calcémie, la phosphorémie, le taux de PTH et le statut vitaminique D n’étaient pas associés à l’atteinte osseuse. Nos résultats ont montré une fréquence élevée de l’ostéoporose au cours de l’HPTP en particulier chez la femme. Le T-score était négativement corrélé avec les taux de la calcémie et de la PTH.
{"title":"L’atteinte osseuse au cours de l’hyperparathyroïdie primaire : Prévalence et facteurs associés","authors":"F. Cherchir, I. Oueslati, M. Mabrouk, C. Chehaider, F. Chaker, M. Yazidi, M. Chihaoui","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.292","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.292","url":null,"abstract":"Déterminer la prévalence et les facteurs associés à l’atteinte osseuse au cours de l’hyperparathyroïdie primaire (HPTP). Il s’agit d’une étude rétrospective ayant inclus 88 patients atteints d’HPTP. Les données clinicobiologiques et les résultats de l’ostéodensitométrie ont été relevés à partir des dossiers médicaux. La population étudiée était composée de 75 femmes et de 13 hommes, âgés en moyenne de 58,5 ± 12,8 ans. Les douleurs osseuses, les fractures pathologiques et les tumeurs brunes ont été retrouvées dans respectivement 10 %, 8 % et 6 % des cas. Le T-score moyen était de –1,9 ± 1,3 DS au site fémoral et de –2,7 ± 1,3 DS au site vertébral. Le T-score fémoral était négativement corrélé avec l’âge (r = –0,251 ; p = 0,040), la calcémie corrigée (r = –0,383 ; p = 0,011) et la PTH (r = –0,274 ; p = 0,027) et positivement corrélé avec le poids (r = 0,322 ; p = 0,010). Le T-score au site vertébral était positivement corrélé avec le poids (r = 0,342 ; p = 0,005). La prévalence de l’ostéopénie était de 25 % et celle de l’ostéoporose était de 60 %. Le genre féminin était positivement associé à l’ostéoporose (OR = 4,08 ; intervalle de confiance à 95 % : 1,12–14,85 ; p = 0,025). L’âge, le tabagisme, l’indice de masse corporelle, la calcémie, la phosphorémie, le taux de PTH et le statut vitaminique D n’étaient pas associés à l’atteinte osseuse. Nos résultats ont montré une fréquence élevée de l’ostéoporose au cours de l’HPTP en particulier chez la femme. Le T-score était négativement corrélé avec les taux de la calcémie et de la PTH.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"13 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135275352","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.247
S. Mohsen, R. Msaâd, E. Mziou, D. Ben Salem, A. Mehrez, O. Berriche, H. Khiari
Le cancer de la thyroïde est de plus en plus fréquent du fait de l’évolution des moyens de dépistage et de diagnostic. Étudier le taux de prévalence et de mortalité du cancer de la thyroïde chez les adultes pendant les 3 dernières décennies en Tunisie. Étude descriptive rétrospective incluant les adultes âgés de 20 à 65 ans. La source de données était la database « Heath Metrics » pendant une période de 30 ans (1990–2019) en Tunisie. Nous avons effectué une standardisation directe des taux de prévalence et de mortalité selon les tranches d’âge et calculé le changement annuel moyen en pourcentage (CAMP). L’analyse de la tendance a été faite via le « JoinPoint software ». La prévalence du cancer de la thyroïde a augmenté de 56,6 % pendant la période (1990–2019) avec un CAMP de + 2,7 % (p = 0,008), l’augmentation la plus marquée était pour la tranche d’âge [25–30] au cours de la période (1999–2004) ; p < 10^3. Une diminution statistiquement significative des taux de la mortalité a été observée chez les adultes âgés entre 30 et 55 ans, avec un maximum de baisse chez la tranche de [50–54 ans] de –12,1 % pour toute la période ; p = 0,001. Néanmoins ce taux a augmenté pour les tranches d’âges [55–60] et [60–65] respectivement de 1,65 % et 1,73 %. Ces résultats sont compatibles avec une véritable augmentation de la fréquence du cancer de la thyroïde en Tunisie mais la baisse du taux de mortalité n’est pas encore rassurante.
{"title":"Tendance de la prévalence et de la mortalité du cancer de la thyroïde en Tunisie","authors":"S. Mohsen, R. Msaâd, E. Mziou, D. Ben Salem, A. Mehrez, O. Berriche, H. Khiari","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.247","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.247","url":null,"abstract":"Le cancer de la thyroïde est de plus en plus fréquent du fait de l’évolution des moyens de dépistage et de diagnostic. Étudier le taux de prévalence et de mortalité du cancer de la thyroïde chez les adultes pendant les 3 dernières décennies en Tunisie. Étude descriptive rétrospective incluant les adultes âgés de 20 à 65 ans. La source de données était la database « Heath Metrics » pendant une période de 30 ans (1990–2019) en Tunisie. Nous avons effectué une standardisation directe des taux de prévalence et de mortalité selon les tranches d’âge et calculé le changement annuel moyen en pourcentage (CAMP). L’analyse de la tendance a été faite via le « JoinPoint software ». La prévalence du cancer de la thyroïde a augmenté de 56,6 % pendant la période (1990–2019) avec un CAMP de + 2,7 % (p = 0,008), l’augmentation la plus marquée était pour la tranche d’âge [25–30] au cours de la période (1999–2004) ; p < 10^3. Une diminution statistiquement significative des taux de la mortalité a été observée chez les adultes âgés entre 30 et 55 ans, avec un maximum de baisse chez la tranche de [50–54 ans] de –12,1 % pour toute la période ; p = 0,001. Néanmoins ce taux a augmenté pour les tranches d’âges [55–60] et [60–65] respectivement de 1,65 % et 1,73 %. Ces résultats sont compatibles avec une véritable augmentation de la fréquence du cancer de la thyroïde en Tunisie mais la baisse du taux de mortalité n’est pas encore rassurante.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"51 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135275360","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.507
S. Abadlia, F. Mahjoub, S. Trabelsi, H. Jamoussi
L’addiction alimentaire (AA) est définie par une consommation anormale de certains aliments particuliers et en quantités exagérées. Son diagnostic repose sur le questionnaire Yale Food Addiction Scale (YFAS) 2.0. L’objectif de notre étude était de déterminer la prévalence de l’AA dans une population de patients obèses et le phénotype clinique du patient obèse ayant une AA. Étude descriptive transversale menée à l’unité d’obésité de l’institut national de nutrition de Tunis entre janvier et avril 2022. Cinquante patients obèses étaient inclus, en remplissant le questionnaire YFAS avec une fiche d’information préétablie. Quatre-vingt pour cent des participants étaient des femmes. L’âge moyen était de 50,72 ± 13,4. L’indice de masse corporelle (IMC) moyen était de 37,02 ± 5,6 kg/m2. L’AA était trouvée chez 42 % des patients ; 24 % sévère, 10 % modérée et 8 % légère. Soixante-seize pour cent des participants ayant AA étaient des femmes, mais la différence n’était pas significative (p = 0,72). Il n’y avait aucune relation significative entre l’AA et les autres facteurs sociodémographiques. L’AA touchait d’avantage les patients ayant un IMC plus important ; 19 % des patients présentant une AA avaient un obésité classe I, 28 % obésité classe II et 53 % obésité classe III. La présence d’une complication de l’obésité (diabète, hypertension artérielle, infarctus du myocarde, dyslipidémie, dépression, syndrome d’apnée du sommeil, arthrose et stéatose hépatique) n’était pas significativement associée à l’AA (p = 0,25). Notre étude a montré que près de 42 % des patients obèses inclus rapportaient une AA. Cependant, l’AA n’était pas associée aux complications de l’obésité.
{"title":"L’addiction alimentaire chez les patients obèses","authors":"S. Abadlia, F. Mahjoub, S. Trabelsi, H. Jamoussi","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.507","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.507","url":null,"abstract":"L’addiction alimentaire (AA) est définie par une consommation anormale de certains aliments particuliers et en quantités exagérées. Son diagnostic repose sur le questionnaire Yale Food Addiction Scale (YFAS) 2.0. L’objectif de notre étude était de déterminer la prévalence de l’AA dans une population de patients obèses et le phénotype clinique du patient obèse ayant une AA. Étude descriptive transversale menée à l’unité d’obésité de l’institut national de nutrition de Tunis entre janvier et avril 2022. Cinquante patients obèses étaient inclus, en remplissant le questionnaire YFAS avec une fiche d’information préétablie. Quatre-vingt pour cent des participants étaient des femmes. L’âge moyen était de 50,72 ± 13,4. L’indice de masse corporelle (IMC) moyen était de 37,02 ± 5,6 kg/m2. L’AA était trouvée chez 42 % des patients ; 24 % sévère, 10 % modérée et 8 % légère. Soixante-seize pour cent des participants ayant AA étaient des femmes, mais la différence n’était pas significative (p = 0,72). Il n’y avait aucune relation significative entre l’AA et les autres facteurs sociodémographiques. L’AA touchait d’avantage les patients ayant un IMC plus important ; 19 % des patients présentant une AA avaient un obésité classe I, 28 % obésité classe II et 53 % obésité classe III. La présence d’une complication de l’obésité (diabète, hypertension artérielle, infarctus du myocarde, dyslipidémie, dépression, syndrome d’apnée du sommeil, arthrose et stéatose hépatique) n’était pas significativement associée à l’AA (p = 0,25). Notre étude a montré que près de 42 % des patients obèses inclus rapportaient une AA. Cependant, l’AA n’était pas associée aux complications de l’obésité.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"25 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135275366","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.539
F. Mathieu, D. Gozlan, M. Mathieu, S. De Montgolfier, B. Demaret, P. Carole, C. Aubert Fourmy, D. Lamarche, F. Koulikoff, F. Nowak, J.M. Zucker, J.P. Malen, L. Morillon, F. Avram, M. Panchal, M. Lanta, M.F. Prouvost, M. Maizeroi, V. Tronel
La reconnaissance des organismes publics du rôle essentiel des patients dans la gestion éthique des protocoles de recherche ou des parcours de soin les concernant s’est développée depuis les années 1990. Pourtant, des progrès restent à faire pour répondre à la demande sociétale de favoriser l’autonomie des personnes concernées dans leur décision de participer à une recherche ou faire un examen. (1) Décrire cette émancipation et ses conséquences sur l’évolution de la recherche et (2) présenter NOTICEInfoBox®, un outil innovant et gratuit pour les cliniciens et les investigateurs, permettant de créer facilement des notices d’information adaptées aux personnes concernées. Formation des membres d’association et mise en place de méthodologies et de groupes de travail collaboratifs et multidisciplinaires. Les comités de relecture de projets de recherches, associatifs ou institutionnels assoient la légitimité des usagers pour comprendre et évaluer les documents de la recherche et ont conduit à leur reconnaissance progressive comme l’un des acteurs incontournables de la mise en place d’une recherche par les promoteurs. Le développement d’un outil innovant, évalué et validé, permettra aux professionnels du soin et de la recherche de délivrer une information adaptée au niveau de compréhension de la personne concernée. Cela contribuera à donner plus de visibilité, de transparence et de confiance dans la recherche et dans le système de soin à l’ensemble de la société civile.
{"title":"L’apport des patients dans la relecture des projets de recherche clinique et présentation de NOTICEInfoBox®, un outil d’aide à la rédaction de notices d’information dans le cadre du soin ou de la recherche","authors":"F. Mathieu, D. Gozlan, M. Mathieu, S. De Montgolfier, B. Demaret, P. Carole, C. Aubert Fourmy, D. Lamarche, F. Koulikoff, F. Nowak, J.M. Zucker, J.P. Malen, L. Morillon, F. Avram, M. Panchal, M. Lanta, M.F. Prouvost, M. Maizeroi, V. Tronel","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.539","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.539","url":null,"abstract":"La reconnaissance des organismes publics du rôle essentiel des patients dans la gestion éthique des protocoles de recherche ou des parcours de soin les concernant s’est développée depuis les années 1990. Pourtant, des progrès restent à faire pour répondre à la demande sociétale de favoriser l’autonomie des personnes concernées dans leur décision de participer à une recherche ou faire un examen. (1) Décrire cette émancipation et ses conséquences sur l’évolution de la recherche et (2) présenter NOTICEInfoBox®, un outil innovant et gratuit pour les cliniciens et les investigateurs, permettant de créer facilement des notices d’information adaptées aux personnes concernées. Formation des membres d’association et mise en place de méthodologies et de groupes de travail collaboratifs et multidisciplinaires. Les comités de relecture de projets de recherches, associatifs ou institutionnels assoient la légitimité des usagers pour comprendre et évaluer les documents de la recherche et ont conduit à leur reconnaissance progressive comme l’un des acteurs incontournables de la mise en place d’une recherche par les promoteurs. Le développement d’un outil innovant, évalué et validé, permettra aux professionnels du soin et de la recherche de délivrer une information adaptée au niveau de compréhension de la personne concernée. Cela contribuera à donner plus de visibilité, de transparence et de confiance dans la recherche et dans le système de soin à l’ensemble de la société civile.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"112 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135275373","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}