Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.02.002
Bernard de Geofroy , Alexandre Sabaté-Ferris , Camille Choufani
Les traumatismes musculosquelettiques (TMS) représentent un enjeu majeur pour les forces armées, en raison des exigences physiques intenses et des environnements opérationnels rigoureux. Ces blessures, principalement localisées aux membres inférieurs (cheville et genou), sont courantes et augmentent considérablement le risque de pathologies dégénératives telles que l’arthrose précoce. Cette dernière, plus fréquente et plus rapide dans la population militaire que dans la population civile, constitue une menace majeure pour la santé à long terme et la carrière des militaires. Les TMS impactent significativement la capacité opérationnelle des soldats, entraînant des limitations fonctionnelles, des réformes médicales et des difficultés de reconversion professionnelle. Malgré les avancées en prévention, prise en charge et réhabilitation, des défis importants subsistent, notamment pour optimiser le retour à la pleine capacité physique et prévenir les complications chroniques. Cet article met en lumière la nécessité d’une approche multidisciplinaire, intégrant prévention, détection précoce et suivi à long terme. Une stratégie globale et individualisée est indispensable pour minimiser les impacts de ces blessures, non seulement sur les individus, mais également sur l’efficacité opérationnelle des forces armées. En agissant sur ces leviers, il est possible d’améliorer la qualité de vie des militaires tout en réduisant les coûts humains et stratégiques associés aux TMS.
Musculoskeletal injuries (MSIs) represent a major challenge for military forces due to the intense physical demands and rigorous operational environments. These injuries, predominantly affecting the lower limbs (ankle and knee), are highly prevalent and significantly increase the risk of degenerative conditions such as early-onset osteoarthritis. This condition, more frequent and rapidly progressing in military personnel compared to the general population, poses a serious threat to long-term health and military careers. MSIs severely affect soldiers operational capacity, leading to functional limitations, medical discharges, and challenges in professional reintegration. Despite advancements in prevention, treatment, and rehabilitation, significant challenges remain, particularly in optimizing return to full physical capacity and preventing chronic complications. This article highlights the necessity of a multidisciplinary approach involving prevention, early detection, and long-term follow-up. A comprehensive and individualized strategy is essential to mitigate the impact of these injuries, not only on individuals but also on the operational effectiveness of military forces. By addressing these issues, it is possible to improve the quality of life of military personnel while reducing the human and strategic costs associated with MSIs.
{"title":"Des contraintes physiques extrêmes à l’arthrose : le grand défi de la traumatologie sportive chez les militaires","authors":"Bernard de Geofroy , Alexandre Sabaté-Ferris , Camille Choufani","doi":"10.1016/j.jts.2025.02.002","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.02.002","url":null,"abstract":"<div><div>Les traumatismes musculosquelettiques (TMS) représentent un enjeu majeur pour les forces armées, en raison des exigences physiques intenses et des environnements opérationnels rigoureux. Ces blessures, principalement localisées aux membres inférieurs (cheville et genou), sont courantes et augmentent considérablement le risque de pathologies dégénératives telles que l’arthrose précoce. Cette dernière, plus fréquente et plus rapide dans la population militaire que dans la population civile, constitue une menace majeure pour la santé à long terme et la carrière des militaires. Les TMS impactent significativement la capacité opérationnelle des soldats, entraînant des limitations fonctionnelles, des réformes médicales et des difficultés de reconversion professionnelle. Malgré les avancées en prévention, prise en charge et réhabilitation, des défis importants subsistent, notamment pour optimiser le retour à la pleine capacité physique et prévenir les complications chroniques. Cet article met en lumière la nécessité d’une approche multidisciplinaire, intégrant prévention, détection précoce et suivi à long terme. Une stratégie globale et individualisée est indispensable pour minimiser les impacts de ces blessures, non seulement sur les individus, mais également sur l’efficacité opérationnelle des forces armées. En agissant sur ces leviers, il est possible d’améliorer la qualité de vie des militaires tout en réduisant les coûts humains et stratégiques associés aux TMS.</div></div><div><div>Musculoskeletal injuries (MSIs) represent a major challenge for military forces due to the intense physical demands and rigorous operational environments. These injuries, predominantly affecting the lower limbs (ankle and knee), are highly prevalent and significantly increase the risk of degenerative conditions such as early-onset osteoarthritis. This condition, more frequent and rapidly progressing in military personnel compared to the general population, poses a serious threat to long-term health and military careers. MSIs severely affect soldiers operational capacity, leading to functional limitations, medical discharges, and challenges in professional reintegration. Despite advancements in prevention, treatment, and rehabilitation, significant challenges remain, particularly in optimizing return to full physical capacity and preventing chronic complications. This article highlights the necessity of a multidisciplinary approach involving prevention, early detection, and long-term follow-up. A comprehensive and individualized strategy is essential to mitigate the impact of these injuries, not only on individuals but also on the operational effectiveness of military forces. By addressing these issues, it is possible to improve the quality of life of military personnel while reducing the human and strategic costs associated with MSIs.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 2","pages":"Pages 181-190"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144231600","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.03.005
Camille Tooth , Félix Croteau
L’arthroplastie de l’épaule est une intervention courante, mais la reprise du sport après une prothèse reste un défi. Cette étude analyse les données de la littérature ainsi que les pratiques des chirurgiens concernant le retour au sport après une hémi-arthroplastie, une prothèse anatomique totale ou une prothèse inversée. Alors que la plupart des chirurgiens autorisent une reprise sportive, les recommandations semblent varier selon le type de prothèse et le sport pratiqué. Les activités à faible impact, comme le golf et le cyclisme, sont privilégiées, tandis que les sports de contact ou sollicitant fortement l’épaule sont plus souvent déconseillés. Cependant, les critères de retour sont à l’heure actuelle très hétérogènes et reposent principalement sur des éléments subjectifs, comme l’absence de douleur et la récupération de l’amplitude articulaire, sans recours systématique à des tests fonctionnels ou à des évaluations psychologiques. Cette variabilité souligne le besoin de protocoles standardisés intégrant des critères objectifs pour sécuriser la reprise sportive. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour affiner les recommandations et optimiser la prise en charge des patients sportifs après une arthroplastie de l’épaule.
Shoulder arthroplasty is a common procedure, but returning to sports after a prosthesis remains a challenge. This study analyzes available data as well as practices in a sample of surgeons regarding the return to sports after hemiarthroplasty, total arthroplasty or reverse arthroplasty. While most surgeons allow return to sports, recommendations appear to vary depending on the type of prosthesis and the sport practiced. Low-impact activities, such as golf and cycling, are preferred, whereas contact sports or those that place high demands on the shoulder are more often discouraged. However, current return-to-sport criteria are highly heterogeneous and mainly based on subjective factors, such as the absence of pain and recovery of joint range of motion, without systematic use of functional tests or psychological assessments. This variability highlights the need for standardized protocols incorporating objective criteria to ensure a safe return to sports. Further research is necessary to refine recommendations and optimize the management of athletic patients after shoulder arthroplasty.
{"title":"Retour au sport après une arthroplastie d’épaule : état des lieux et perspectives","authors":"Camille Tooth , Félix Croteau","doi":"10.1016/j.jts.2025.03.005","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.03.005","url":null,"abstract":"<div><div>L’arthroplastie de l’épaule est une intervention courante, mais la reprise du sport après une prothèse reste un défi. Cette étude analyse les données de la littérature ainsi que les pratiques des chirurgiens concernant le retour au sport après une hémi-arthroplastie, une prothèse anatomique totale ou une prothèse inversée. Alors que la plupart des chirurgiens autorisent une reprise sportive, les recommandations semblent varier selon le type de prothèse et le sport pratiqué. Les activités à faible impact, comme le golf et le cyclisme, sont privilégiées, tandis que les sports de contact ou sollicitant fortement l’épaule sont plus souvent déconseillés. Cependant, les critères de retour sont à l’heure actuelle très hétérogènes et reposent principalement sur des éléments subjectifs, comme l’absence de douleur et la récupération de l’amplitude articulaire, sans recours systématique à des tests fonctionnels ou à des évaluations psychologiques. Cette variabilité souligne le besoin de protocoles standardisés intégrant des critères objectifs pour sécuriser la reprise sportive. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour affiner les recommandations et optimiser la prise en charge des patients sportifs après une arthroplastie de l’épaule.</div></div><div><div>Shoulder arthroplasty is a common procedure, but returning to sports after a prosthesis remains a challenge. This study analyzes available data as well as practices in a sample of surgeons regarding the return to sports after hemiarthroplasty, total arthroplasty or reverse arthroplasty. While most surgeons allow return to sports, recommendations appear to vary depending on the type of prosthesis and the sport practiced. Low-impact activities, such as golf and cycling, are preferred, whereas contact sports or those that place high demands on the shoulder are more often discouraged. However, current return-to-sport criteria are highly heterogeneous and mainly based on subjective factors, such as the absence of pain and recovery of joint range of motion, without systematic use of functional tests or psychological assessments. This variability highlights the need for standardized protocols incorporating objective criteria to ensure a safe return to sports. Further research is necessary to refine recommendations and optimize the management of athletic patients after shoulder arthroplasty.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 2","pages":"Pages 200-206"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144231605","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.03.013
Andrea Fernandez
{"title":"Dans les coulisses de la conception prothétique : le regard d’un ingénieur","authors":"Andrea Fernandez","doi":"10.1016/j.jts.2025.03.013","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.03.013","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 2","pages":"Pages 207-208"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144231606","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.04.001
Morgan Gauthier , Philippe Tscholl , Patricia Thoreux , Didier Hannouche
Le conflit fémoro-acétabulaire de type came est une source fréquente de douleur antérieure de hanche. Ce conflit se retrouve plus souvent chez les hommes et les athlètes. Sa prévalence augmente avec l’âge. La came primaire se développe lors de la fermeture de la physe pendant la période de l’adolescence lors d’activités sportives soutenues et répétées. La came secondaire peut survenir suite à une épiphysiolyse de la tête fémorale, la maladie de Legg-Calvé-Perthes ou des traumatismes. Le bilan radiographique (bassin et hanche), l’arthro-IRM de hanche et la coxométrie scanographique permettent d’évaluer la localisation et la sévérité de la came. L’augmentation de l’angle alpha et la diminution de l’offset cervico-céphalique antérieur sont les deux principaux paramètres radiologiques associés à une came. Le traitement est conservateur en première intention, incluant l’adaptation des activités, la rééducation fonctionnelle et les infiltrations. En cas d’échec, une chirurgie par arthroscopie de hanche ou une chirurgie à ciel ouvert avec luxation chirurgicale de la hanche permettent la correction de la came, afin de lever le conflit. Les résultats sur la symptomatologie et le retour au sport sont bons. En revanche, il n’est pas encore établi si sa résection permet de diminuer le risque de dégénérescence arthrosique à long terme.
Cam-type femoro-acetabular impingement (FAI) is a frequent cause of anterior hip pain. It is more common in athletes and men. Its prevalence increases with age. Primary cam develops at physeal closure in adolescence, during sustained and repeated sporting activities. Secondary cam can occur following slipped capital femoral epiphysis, Legg-Calvé-Perthes disease or trauma. Standard radiographs of the pelvis, hip arthro-MRI and CT coxometry are used to assess the location and intensity of cam. Increased alpha angle and decreased head-neck offset are the two main radiological parameters associated with cam. Treatment is conservative in the first instance, including modification of activities, physical therapy and infiltrations. If conservative treatment fails, hip arthroscopy or hip dislocation surgery can be used to correct the cam. The results in terms of symptomatology and return to sport are good. However, it has not yet been established whether resection of the cam reduces the risk of hip osteoarthritis in the long term.
{"title":"La déformation de type came dans le conflit fémoro-acétabulaire – un facteur de risque arthrosique. Et si on la résèque ?","authors":"Morgan Gauthier , Philippe Tscholl , Patricia Thoreux , Didier Hannouche","doi":"10.1016/j.jts.2025.04.001","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.04.001","url":null,"abstract":"<div><div>Le conflit fémoro-acétabulaire de type came est une source fréquente de douleur antérieure de hanche. Ce conflit se retrouve plus souvent chez les hommes et les athlètes. Sa prévalence augmente avec l’âge. La came primaire se développe lors de la fermeture de la physe pendant la période de l’adolescence lors d’activités sportives soutenues et répétées. La came secondaire peut survenir suite à une épiphysiolyse de la tête fémorale, la maladie de Legg-Calvé-Perthes ou des traumatismes. Le bilan radiographique (bassin et hanche), l’arthro-IRM de hanche et la coxométrie scanographique permettent d’évaluer la localisation et la sévérité de la came. L’augmentation de l’angle alpha et la diminution de l’offset cervico-céphalique antérieur sont les deux principaux paramètres radiologiques associés à une came. Le traitement est conservateur en première intention, incluant l’adaptation des activités, la rééducation fonctionnelle et les infiltrations. En cas d’échec, une chirurgie par arthroscopie de hanche ou une chirurgie à ciel ouvert avec luxation chirurgicale de la hanche permettent la correction de la came, afin de lever le conflit. Les résultats sur la symptomatologie et le retour au sport sont bons. En revanche, il n’est pas encore établi si sa résection permet de diminuer le risque de dégénérescence arthrosique à long terme.</div></div><div><div>Cam-type femoro-acetabular impingement (FAI) is a frequent cause of anterior hip pain. It is more common in athletes and men. Its prevalence increases with age. Primary cam develops at physeal closure in adolescence, during sustained and repeated sporting activities. Secondary cam can occur following slipped capital femoral epiphysis, Legg-Calvé-Perthes disease or trauma. Standard radiographs of the pelvis, hip arthro-MRI and CT coxometry are used to assess the location and intensity of cam. Increased alpha angle and decreased head-neck offset are the two main radiological parameters associated with cam. Treatment is conservative in the first instance, including modification of activities, physical therapy and infiltrations. If conservative treatment fails, hip arthroscopy or hip dislocation surgery can be used to correct the cam. The results in terms of symptomatology and return to sport are good. However, it has not yet been established whether resection of the cam reduces the risk of hip osteoarthritis in the long term.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 2","pages":"Pages 158-167"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144231752","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.03.004
B. De Geofroy , A. Sabaté-Ferris , C. Choufani
{"title":"Infographie — Des contraintes physiques extrêmes à l’arthrose : le grand défi de la traumatologie sportive chez les militaires","authors":"B. De Geofroy , A. Sabaté-Ferris , C. Choufani","doi":"10.1016/j.jts.2025.03.004","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.03.004","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 2","pages":"Pages 191-192"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144231601","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.03.010
Lisa Peduzzi , Joseph Jacquet , Andrea Fernandez , François Sirveaux
Le geste sportif de lancer impose de fortes contraintes biomécaniques sur le coude, générant des lésions spécifiques : stress médial en tension (LCU), compression latérale (radiocapital) et cisaillement postérieur (olécrâne). L’instabilité en valgus favorise les atteintes cartilagineuses et ostéophytiques. Le diagnostic repose sur l’examen clinique (tests de stress, Arm bar test) et l’imagerie (radiographies, scanner 3D, IRM). Le traitement est d’abord conservateur (repos, rééducation, correction du geste). En cas d’échec, une arthroscopie plus ou moins associée à une reconstruction ligamentaire est envisagée. La rééducation postopératoire nécessite un retour progressif au lancer, avec de bons résultats fonctionnels et un taux de satisfaction élevé.
The throwing motion in sports places significant biomechanical stress on the elbow, leading to specific injuries: medial tensile stress (UCL), lateral compression (radiocapitellar joint), and posterior shear (olecranon). Valgus instability promotes cartilage damage and osteophyte formation. Diagnosis relies on clinical examination (stress tests, Arm Bar Test) and imaging (X-rays, 3D CT scan, MRI). Initial treatment is conservative, including rest, rehabilitation, and technique correction. If unsuccessful, arthroscopy, possibly combined with ligament reconstruction, may be considered. Postoperative rehabilitation requires a gradual return to throwing, with good functional outcomes and a high satisfaction rate.
{"title":"Le coude du lanceur : biomécanique, pathologies et prise en charge","authors":"Lisa Peduzzi , Joseph Jacquet , Andrea Fernandez , François Sirveaux","doi":"10.1016/j.jts.2025.03.010","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.03.010","url":null,"abstract":"<div><div>Le geste sportif de lancer impose de fortes contraintes biomécaniques sur le coude, générant des lésions spécifiques : stress médial en tension (LCU), compression latérale (radiocapital) et cisaillement postérieur (olécrâne). L’instabilité en valgus favorise les atteintes cartilagineuses et ostéophytiques. Le diagnostic repose sur l’examen clinique (tests de stress, Arm bar test) et l’imagerie (radiographies, scanner 3D, IRM). Le traitement est d’abord conservateur (repos, rééducation, correction du geste). En cas d’échec, une arthroscopie plus ou moins associée à une reconstruction ligamentaire est envisagée. La rééducation postopératoire nécessite un retour progressif au lancer, avec de bons résultats fonctionnels et un taux de satisfaction élevé.</div></div><div><div>The throwing motion in sports places significant biomechanical stress on the elbow, leading to specific injuries: medial tensile stress (UCL), lateral compression (radiocapitellar joint), and posterior shear (olecranon). Valgus instability promotes cartilage damage and osteophyte formation. Diagnosis relies on clinical examination (stress tests, Arm Bar Test) and imaging (X-rays, 3D CT scan, MRI). Initial treatment is conservative, including rest, rehabilitation, and technique correction. If unsuccessful, arthroscopy, possibly combined with ligament reconstruction, may be considered. Postoperative rehabilitation requires a gradual return to throwing, with good functional outcomes and a high satisfaction rate.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 2","pages":"Pages 146-148"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144231749","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.04.002
Alexandra Bwenge , Pierre Messier , Nicolas Sauvé
Le hockey sur glace est associé à un risque élevé d’arthrose précoce, principalement aux hanches et aux genoux, en raison des impacts répétés et des contraintes biomécaniques spécifiques à ce sport. Le conflit fémoro-acétabulaire (CFA) en particulier, une condition anatomique fréquente chez les hockeyeurs, peut mener à l’arthrose précoce de la hanche. En évoluant vers un jeu plus physique, le hockey féminin pourrait également voir des risques similaires augmenter. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre l’évolution de l’arthrose chez les hockeyeurs.euses et affiner les stratégies préventives adaptées.
Ice hockey is associated with a high risk of early osteoarthritis, particularly in the hips and knees, due to repeated impacts and biomechanical stresses specific to the sport. Femoroacetabular impingement (FAI), a common anatomical condition among hockey players, can lead to early hip osteoarthritis. As women's hockey evolves towards a more physical game, similar risks may also increase. Further research is needed to better understand the progression of osteoarthritis in hockey players and refine appropriate preventive strategies.
{"title":"Le risque d’arthrose précoce chez les athlètes au hockey sur glace : perspectives pour la médecine du sport","authors":"Alexandra Bwenge , Pierre Messier , Nicolas Sauvé","doi":"10.1016/j.jts.2025.04.002","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.04.002","url":null,"abstract":"<div><div>Le hockey sur glace est associé à un risque élevé d’arthrose précoce, principalement aux hanches et aux genoux, en raison des impacts répétés et des contraintes biomécaniques spécifiques à ce sport. Le conflit fémoro-acétabulaire (CFA) en particulier, une condition anatomique fréquente chez les hockeyeurs, peut mener à l’arthrose précoce de la hanche. En évoluant vers un jeu plus physique, le hockey féminin pourrait également voir des risques similaires augmenter. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre l’évolution de l’arthrose chez les hockeyeurs.euses et affiner les stratégies préventives adaptées.</div></div><div><div>Ice hockey is associated with a high risk of early osteoarthritis, particularly in the hips and knees, due to repeated impacts and biomechanical stresses specific to the sport. Femoroacetabular impingement (FAI), a common anatomical condition among hockey players, can lead to early hip osteoarthritis. As women's hockey evolves towards a more physical game, similar risks may also increase. Further research is needed to better understand the progression of osteoarthritis in hockey players and refine appropriate preventive strategies.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 2","pages":"Pages 136-141"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144231747","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.03.006
Camille Tooth , Andréa Fernandez , Philippe Tscholl
{"title":"Sport et arthrose : allié ou ennemi de nos articulations ?","authors":"Camille Tooth , Andréa Fernandez , Philippe Tscholl","doi":"10.1016/j.jts.2025.03.006","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.03.006","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 2","pages":"Pages 119-120"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144231744","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.03.003
Josiane Roberge , Gabrielle Ostiguy
L’arthrose du genou, en forte progression en raison du vieillissement de la population, représente un défi majeur pour la santé publique. Cet article se concentre sur la prise en charge des patients actifs de plus de 50 ans , avec un accent particulier sur les approches non chirurgicales. À travers un cas clinique, celui de David, un informaticien âgé de 60 ans souffrant d’arthrose légère, l’article explore l’impact de l’exercice physique dans le traitement conservateur de cette pathologie. Bien que David cherche à reprendre la course à pied pour améliorer sa condition physique et participer à une course de 10 km, il s’inquiète des effets potentiellement nuisibles de la course sur son genou. Les traitements conservateurs de l’arthrose du genou incluent l’éducation, le renforcement musculaire, la gestion du poids et l’exercice physique. Des études récentes montrent que la pratique régulière d’activités aérobiques et de renforcement musculaire améliore la fonction, réduit la douleur et prévient les comorbidités. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la course à pied n’aggrave pas l’arthrose et peut même réduire le risque de chirurgie du genou. L’article recommande ainsi un programme d’exercices progressifs, en privilégiant des sorties courtes et une cadence élevée lors de la course. Un renforcement musculaire régulier est également conseillé pour améliorer la force et soutenir la stabilité du genou. La prise en charge personnalisée de David, adaptée à ses objectifs, repose sur une écoute attentive de ses symptômes et une progression adaptée de ses activités.
Osteoarthritis of the knee, which is on the rise due to the ageing of the population, represents a major challenge for public health. This article focuses on the management of active patients over 50 years of age, with a particular focus on non-surgical approaches. Through a clinical case, that of David, a 60-year-old computer scientist suffering from mild osteoarthritis, the article explores the impact of physical exercise in the conservative treatment of this pathology. Although David is looking to get back into running to improve his fitness and participate in a 10K race, he is concerned about the potentially harmful effects of running on his knee. Conservative treatments for osteoarthritis of the knee include education, muscle strengthening, weight management, and exercise. Recent studies show that regular aerobic and muscle-strengthening activities improve function, reduce pain, and prevent comorbidities. Contrary to what you might think, running does not aggravate osteoarthritis and can even reduce the risk of knee surgery. The article recommends a progressive exercise program, favoring short outings and a high cadence when running. Regular muscle strengthening is also advised to improve strength and support knee stability. David's personalized care, adapted to his goals, is based on attentive listening to his symptoms and an adapted progres
{"title":"Prise en charge de l’arthrose du genou et course à pied : état des lieux en 2025","authors":"Josiane Roberge , Gabrielle Ostiguy","doi":"10.1016/j.jts.2025.03.003","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.03.003","url":null,"abstract":"<div><div>L’arthrose du genou, en forte progression en raison du vieillissement de la population, représente un défi majeur pour la santé publique. Cet article se concentre sur la prise en charge des patients actifs de plus de 50 ans , avec un accent particulier sur les approches non chirurgicales. À travers un cas clinique, celui de David, un informaticien âgé de 60 ans souffrant d’arthrose légère, l’article explore l’impact de l’exercice physique dans le traitement conservateur de cette pathologie. Bien que David cherche à reprendre la course à pied pour améliorer sa condition physique et participer à une course de 10<!--> <!-->km, il s’inquiète des effets potentiellement nuisibles de la course sur son genou. Les traitements conservateurs de l’arthrose du genou incluent l’éducation, le renforcement musculaire, la gestion du poids et l’exercice physique. Des études récentes montrent que la pratique régulière d’activités aérobiques et de renforcement musculaire améliore la fonction, réduit la douleur et prévient les comorbidités. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la course à pied n’aggrave pas l’arthrose et peut même réduire le risque de chirurgie du genou. L’article recommande ainsi un programme d’exercices progressifs, en privilégiant des sorties courtes et une cadence élevée lors de la course. Un renforcement musculaire régulier est également conseillé pour améliorer la force et soutenir la stabilité du genou. La prise en charge personnalisée de David, adaptée à ses objectifs, repose sur une écoute attentive de ses symptômes et une progression adaptée de ses activités.</div></div><div><div>Osteoarthritis of the knee, which is on the rise due to the ageing of the population, represents a major challenge for public health. This article focuses on the management of active patients over 50 years of age, with a particular focus on non-surgical approaches. Through a clinical case, that of David, a 60-year-old computer scientist suffering from mild osteoarthritis, the article explores the impact of physical exercise in the conservative treatment of this pathology. Although David is looking to get back into running to improve his fitness and participate in a 10K race, he is concerned about the potentially harmful effects of running on his knee. Conservative treatments for osteoarthritis of the knee include education, muscle strengthening, weight management, and exercise. Recent studies show that regular aerobic and muscle-strengthening activities improve function, reduce pain, and prevent comorbidities. Contrary to what you might think, running does not aggravate osteoarthritis and can even reduce the risk of knee surgery. The article recommends a progressive exercise program, favoring short outings and a high cadence when running. Regular muscle strengthening is also advised to improve strength and support knee stability. David's personalized care, adapted to his goals, is based on attentive listening to his symptoms and an adapted progres","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 2","pages":"Pages 121-124"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144231745","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.03.012
Marc-Antoine Démaret
Le rugby est un sport de contact exposant le rachis cervical à des contraintes biomécaniques importantes, en particulier lors de la mêlée et du plaquage. Cette exposition répétée, tant sous forme de microtraumatismes que de traumatismes aigus, favorise l’apparition précoce d’une cervicarthrose chez les joueurs, notamment ceux de première ligne. Cette revue propose une analyse des mécanismes à l’origine de cette dégénérescence, des facteurs de risque identifiés, et des altérations morphologiques observées, y compris chez des joueurs asymptomatiques. L’intérêt des techniques d’imagerie, les conséquences cliniques à long terme et la problématique de la sténose canalaire asymptomatique y sont discutés. Enfin, les stratégies de dépistage, de prévention et de prise en charge (conservatrice et chirurgicale) sont détaillées, en tenant compte des recommandations spécifiques au rugby professionnel. L’objectif est de mieux comprendre les enjeux sanitaires liés à la cervicarthrose du joueur et de la joueuse de rugby, et d’optimiser les décisions de suivi médical et de reprise du sport.
Rugby is a contact sport that subjects the cervical spine to important biomechanical stress, especially during scrummaging and tackling. Repeated exposure to such forces, whether as microtrauma or acute injuries, accelerates cervical degeneration, leading to early-onset cervical osteoarthritis, particularly in front-row players. This review explores the underlying mechanisms, epidemiological risk factors and imaging findings, including those observed in asymptomatic players. The value of MRI, long-term clinical outcomes, and the debated vulnerability associated with asymptomatic cervical canal stenosis are discussed. Specific screening, prevention, and treatment strategies (both conservative and surgical) are outlined, based on current recommendations for professional rugby. The aim is to improve understanding of cervical osteoarthritis in rugby players and support informed decision-making in medical monitoring and return-to-play protocols.
{"title":"Arthrose cervicale et rugby : mécanismes, risques et prise en charge","authors":"Marc-Antoine Démaret","doi":"10.1016/j.jts.2025.03.012","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.03.012","url":null,"abstract":"<div><div>Le rugby est un sport de contact exposant le rachis cervical à des contraintes biomécaniques importantes, en particulier lors de la mêlée et du plaquage. Cette exposition répétée, tant sous forme de microtraumatismes que de traumatismes aigus, favorise l’apparition précoce d’une cervicarthrose chez les joueurs, notamment ceux de première ligne. Cette revue propose une analyse des mécanismes à l’origine de cette dégénérescence, des facteurs de risque identifiés, et des altérations morphologiques observées, y compris chez des joueurs asymptomatiques. L’intérêt des techniques d’imagerie, les conséquences cliniques à long terme et la problématique de la sténose canalaire asymptomatique y sont discutés. Enfin, les stratégies de dépistage, de prévention et de prise en charge (conservatrice et chirurgicale) sont détaillées, en tenant compte des recommandations spécifiques au rugby professionnel. L’objectif est de mieux comprendre les enjeux sanitaires liés à la cervicarthrose du joueur et de la joueuse de rugby, et d’optimiser les décisions de suivi médical et de reprise du sport.</div></div><div><div>Rugby is a contact sport that subjects the cervical spine to important biomechanical stress, especially during scrummaging and tackling. Repeated exposure to such forces, whether as microtrauma or acute injuries, accelerates cervical degeneration, leading to early-onset cervical osteoarthritis, particularly in front-row players. This review explores the underlying mechanisms, epidemiological risk factors and imaging findings, including those observed in asymptomatic players. The value of MRI, long-term clinical outcomes, and the debated vulnerability associated with asymptomatic cervical canal stenosis are discussed. Specific screening, prevention, and treatment strategies (both conservative and surgical) are outlined, based on current recommendations for professional rugby. The aim is to improve understanding of cervical osteoarthritis in rugby players and support informed decision-making in medical monitoring and return-to-play protocols.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 2","pages":"Pages 149-157"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144231751","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}