Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.jts.2024.11.006
A. Radafy , C. Kassasseya , E. Servien , R. Heymann , C. Detymowski
Introduction
Le neurotracker, test visuo-spatial en 3D permettant l’évaluation de plusieurs fonctions cognitives, a montré dans de récents travaux son intérêt prédictif dans la prise en charge des commotions cérébrales. Notre objectif était de comparer les résultats obtenus au neurotracker lors d’une consultation de reprise post-commotion à ceux obtenus 48–72 h après une deuxième commotion.
Méthodes
De 2017 à 2024, nous avons donc réalisé une étude rétrospective, recensé les cas de récidive et comparé les résultats au neurotracker réalisés en consultation lors du retour au jeu avec ceux effectués à 48–72 h post-récidive de commotion, ainsi qu’avec ceux à 48–72 h post-première commotion.
Résultats
Dans cette étude, 14 patients ont été inclus. Les résultats au neurotracker étaient significativement meilleurs lors de la reprise sportive (1,2 ; IQR [1,1–1,5]) qu’à 48–72 h post-récidive de commotion (0,8 ; IQR [0,5–0,9]) (p = 0,0047) et post-première commotion (0,8 ; IQR [0,4–0,9]) (p = 0,032).
Conclusion
En prenant en compte les limites de ce travail, cette étude permet d’apporter de nouveaux éléments pour soutenir l’intérêt du neurotracker dans la prise en charge des commotions cérébrales.
Introduction
The neurotracker, a 3D visuo-spatial test that allows the assessment of several cognitive functions, has shown in recent work its predictive interest in the management of concussions. Our objective was to compare the neurotracker results during a post-concussion recovery consultation with those 48–72 hours after a second concussion.
Methods
From 2017 to 2024, we conducted a retrospective study and identified cases of recurrence, and compared the neurotracker results with the test performed in consultation during return to play with those 48–72 hours post-recurrence of concussion, as well as with those 48–72 hours post-first concussion.
Results
In this study, 14 patients were included. Neurotracker results were significantly better at the return to play consultation (1.2; IQR [1.1–1.5]) than at 48–72 hours post-second concussion (0.8 with P = 0.0047; IQR [0.5–0.9]) and post-first concussion (0.8 with P = 0.032; IQR [0.4–0.9]).
Conclusion
Taking into account the limits of this work, this study provides new elements to support the interest of the neurotracker in the management of concussions.
{"title":"Neurotracker : comparaison entre le retour au jeu post-commotion et la récidive","authors":"A. Radafy , C. Kassasseya , E. Servien , R. Heymann , C. Detymowski","doi":"10.1016/j.jts.2024.11.006","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.11.006","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le neurotracker, test visuo-spatial en 3D permettant l’évaluation de plusieurs fonctions cognitives, a montré dans de récents travaux son intérêt prédictif dans la prise en charge des commotions cérébrales. Notre objectif était de comparer les résultats obtenus au neurotracker lors d’une consultation de reprise post-commotion à ceux obtenus 48–72<!--> <!-->h après une deuxième commotion.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>De 2017 à 2024, nous avons donc réalisé une étude rétrospective, recensé les cas de récidive et comparé les résultats au neurotracker réalisés en consultation lors du retour au jeu avec ceux effectués à 48–72<!--> <!-->h post-récidive de commotion, ainsi qu’avec ceux à 48–72<!--> <!-->h post-première commotion.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dans cette étude, 14 patients ont été inclus. Les résultats au neurotracker étaient significativement meilleurs lors de la reprise sportive (1,2 ; IQR [1,1–1,5]) qu’à 48–72<!--> <!-->h post-récidive de commotion (0,8 ; IQR [0,5–0,9]) (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0047) et post-première commotion (0,8 ; IQR [0,4–0,9]) (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,032).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>En prenant en compte les limites de ce travail, cette étude permet d’apporter de nouveaux éléments pour soutenir l’intérêt du neurotracker dans la prise en charge des commotions cérébrales.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>The neurotracker, a 3D visuo-spatial test that allows the assessment of several cognitive functions, has shown in recent work its predictive interest in the management of concussions. Our objective was to compare the neurotracker results during a post-concussion recovery consultation with those 48–72<!--> <!-->hours after a second concussion.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>From 2017 to 2024, we conducted a retrospective study and identified cases of recurrence, and compared the neurotracker results with the test performed in consultation during return to play with those 48–72<!--> <!-->hours post-recurrence of concussion, as well as with those 48–72<!--> <!-->hours post-first concussion.</div></div><div><h3>Results</h3><div>In this study, 14 patients were included. Neurotracker results were significantly better at the return to play consultation (1.2; IQR [1.1–1.5]) than at 48–72<!--> <!-->hours post-second concussion (0.8 with <em>P</em> <!-->=<!--> <!-->0.0047; IQR [0.5–0.9]) and post-first concussion (0.8 with <em>P</em> <!-->=<!--> <!-->0.032; IQR [0.4–0.9]).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Taking into account the limits of this work, this study provides new elements to support the interest of the neurotracker in the management of concussions.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 3","pages":"Pages 315-319"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145046653","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.03.014
Emilie Frère , Benjamin Roehrig , Benoît Calvot , Gauthier Léonard , Jean-Christophe Engels , Hélène Cador , Jean-Guillaume Meusnier , Amélie de Carvalho , Thomas Colleony
Introduction
Les troupes de montagne constituent un corps spécialisé de l’Armée de terre française, formé au combat en milieu montagnard. Le brevet de ski militaire (BSM) est un stage d’acculturation à la montagne hivernale permettant aux chasseurs alpins d’acquérir des bases en ski de randonnée et en ski alpin. Cette étude a décrit les accidents survenus au cours du BSM et analysé leur impact professionnel.
Matériels et méthodes
Il s’agissait d’une étude prospective et multicentrique, portant sur l’ensemble des consultations dans une antenne médicale pour un accident survenu au BSM entre le 1er décembre 2023 et le 1er mai 2024.
Résultats
L’incidence des accidents au BSM était de 6,72 pour 1000 journées-skieurs, avec 5,14 en ski de randonnée et 7,77 en ski alpin. Les débutants représentaient 52 % des blessés. Le membre inférieur était la région la plus touchée (70 % des blessures) avec une prédominance des atteintes du genou (54 % des cas). Un accident entraînait en moyenne 25,8 jours d’arrêt de travail et 28,4 jours de restrictions professionnelles.
Conclusion
Les blessures étaient près de trois fois plus fréquentes au BSM que chez les skieurs civils et entraînaient des durées d’indisponibilité prolongée. La mise en place d’un programme de prévention des entorses du genou apparaît donc essentielle pour réduire l’accidentologie.
Introduction
The mountain troops are a specialized corps of the French Army, trained for mountain warfare. The military ski certificate (BSM) is an introductory course to winter mountain conditions, allowing alpine soldiers to acquire basic skills in ski touring and alpine skiing. This study described the accidents occurring during the BSM and analyzed their professional impact.
Materials and methods
This was a prospective, multicenter study, including all medical consultations related to an accident occurring during the BSM between December 1, 2023, and May 1, 2024.
Results
The incidence of accidents during the BSM was 6.72 per 1000 skier-days, with 5.14 in ski touring and 7.77 in alpine skiing. Beginners accounted for 52% of injured individuals. The lower limb was the most affected region (70% of injuries) with knee injuries being the most frequent (54% of all cases). Each accident resulted in an average of 25.8 days of work leave and 28.46 days of restricted duties.
Conclusion
Injuries were nearly three times more frequent in the BSM compared to civilian skiers and led to prolonged unavailability. The implementation of a knee sprain prevention program appears essential to reduce accident rates.
{"title":"Accidentologie au brevet de ski militaire : quelles leçons tirer des blessures des chasseurs alpins ?","authors":"Emilie Frère , Benjamin Roehrig , Benoît Calvot , Gauthier Léonard , Jean-Christophe Engels , Hélène Cador , Jean-Guillaume Meusnier , Amélie de Carvalho , Thomas Colleony","doi":"10.1016/j.jts.2025.03.014","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.03.014","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les troupes de montagne constituent un corps spécialisé de l’Armée de terre française, formé au combat en milieu montagnard. Le brevet de ski militaire (BSM) est un stage d’acculturation à la montagne hivernale permettant aux chasseurs alpins d’acquérir des bases en ski de randonnée et en ski alpin. Cette étude a décrit les accidents survenus au cours du BSM et analysé leur impact professionnel.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Il s’agissait d’une étude prospective et multicentrique, portant sur l’ensemble des consultations dans une antenne médicale pour un accident survenu au BSM entre le 1<sup>er</sup> décembre 2023 et le 1<sup>er</sup> mai 2024.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’incidence des accidents au BSM était de 6,72 pour 1000 journées-skieurs, avec 5,14 en ski de randonnée et 7,77 en ski alpin. Les débutants représentaient 52 % des blessés. Le membre inférieur était la région la plus touchée (70 % des blessures) avec une prédominance des atteintes du genou (54 % des cas). Un accident entraînait en moyenne 25,8<!--> <!-->jours d’arrêt de travail et 28,4<!--> <!-->jours de restrictions professionnelles.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les blessures étaient près de trois fois plus fréquentes au BSM que chez les skieurs civils et entraînaient des durées d’indisponibilité prolongée. La mise en place d’un programme de prévention des entorses du genou apparaît donc essentielle pour réduire l’accidentologie.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>The mountain troops are a specialized corps of the French Army, trained for mountain warfare. The military ski certificate (BSM) is an introductory course to winter mountain conditions, allowing alpine soldiers to acquire basic skills in ski touring and alpine skiing. This study described the accidents occurring during the BSM and analyzed their professional impact.</div></div><div><h3>Materials and methods</h3><div>This was a prospective, multicenter study, including all medical consultations related to an accident occurring during the BSM between December 1, 2023, and May 1, 2024.</div></div><div><h3>Results</h3><div>The incidence of accidents during the BSM was 6.72 per 1000 skier-days, with 5.14 in ski touring and 7.77 in alpine skiing. Beginners accounted for 52% of injured individuals. The lower limb was the most affected region (70% of injuries) with knee injuries being the most frequent (54% of all cases). Each accident resulted in an average of 25.8 days of work leave and 28.46 days of restricted duties.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Injuries were nearly three times more frequent in the BSM compared to civilian skiers and led to prolonged unavailability. The implementation of a knee sprain prevention program appears essential to reduce accident rates.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 3","pages":"Pages 306-314"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145050430","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.jts.2024.11.004
A. Lecler , A. Millet , J.-B. Hardouin , T. Daney , D. Chadefaux , V. Guillard , P. Thoreux
<div><h3>Objectifs</h3><div>Identifier les facteurs de risque de blessures au padel.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude transversale via un questionnaire en ligne distribué sur les réseaux sociaux et dans les clubs par la Fédération française de tennis de mars à mai 2023. Nous avons recueilli les caractéristiques des joueurs et leur pratique du padel, ainsi que les blessures et douleurs survenues au cours des 12 derniers mois. Les facteurs de risque ont été analysés par régression logistique.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Six-cent-quarante-cinq joueurs (84 % hommes, 16 % femmes), âgés de 39 (±<!--> <!-->11) ans, ont été inclus dans cette étude. Un total de 480 blessures a été rapporté par 338 joueurs (52 %) sur les 12 derniers mois. Cela représentait un taux d’incidence de 5,4 blessures pour 1000<!--> <!-->heures de jeu (IC 95 % 4,7 à 6,1). Les régions les plus touchées étaient le complexe mollet-tendon d’Achille (18,8 %) et le coude (18,5 %), tandis que les douleurs étaient le plus souvent au bas du dos. Le risque de blessure augmentait avec l’âge (><!--> <!-->40 ans, OR<!--> <!-->=<!--> <!-->4,09, IC 95 % 2,54 à 6,59), le niveau de jeu (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,56, IC 95 % 1,08 à 2,25) et un volume élevé de pratique hebdomadaire (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,44, IC 95 % 0,99 à 2,07).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le padel présente un taux de blessure élevé qui, au vu des résultats de notre étude comparés à ceux d’autres études, serait supérieur au taux de blessure des autres sports de raquette. L’identification des facteurs de risque de blessure pourrait permettre de développer des stratégies de prévention pour diminuer le risque de blessure.</div></div><div><h3>Objectives</h3><div>To identify risk factors for padel injuries.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>We conducted a cross-sectional study via an online questionnaire distributed on social networks and in clubs by the French Tennis Federation from March to May 2023. We collected the characteristics of the players and their padel practice, as well as the injuries and pains that occurred in the last 12 months. Risk factors were analyzed by logistic regression.</div></div><div><h3>Results</h3><div>Six hundred and forty-five players (84% men, 16% women), aged 39 (±<!--> <!-->11) years, were included in this study. A total of 480 injuries were reported by 338 players (52%) over the last 12 months. This represented an incidence rate of 5.4 injuries per 1,000<!--> <!-->hours of play (95% CI 4.7 to 6.1). The most affected regions were the calf-Achilles tendon complex (18.8%) and the elbow (18.5%), while pain was most common in the lower back. The risk of injury increased with age (><!--> <!-->40 years, OR<!--> <!-->=<!--> <!-->4.09, 95% CI 2.54 to 6.59), level of play (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->1.56, 95% CI 1.08 to 2.25), and a high volume of weekly practice (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->1.44, 95% CI 0.99 to 2.07).</div></div><div><h3>Conclusion<
目的确定桨损伤的危险因素。方法:我们通过法国网球联合会于2023年3月至5月在社交网络和俱乐部上发布的在线问卷进行了一项横向研究。我们收集了球员的特点和他们的球拍练习,以及在过去12个月里发生的伤害和疼痛。通过物流回归分析了风险因素。结果,645名年龄在39岁(±11岁)的球员(84%的男性,16%的女性)被纳入了这项研究。在过去的12个月里,338名球员(52%)总共报告了480次受伤。这意味着每1000小时游戏中有5.4人受伤(95% CI 4.7 - 6.1)。受影响最严重的部位是阿喀琉斯小腿肌腱复合体(18.8%)和肘部(18.5%),而疼痛最常见的是下背部。受伤风险随着年龄(40岁OR = 4.09, 95% CI 2.54 - 6.59)、游戏水平(OR = 1.56, 95% CI 1.08 - 2.25)和每周练习量(OR = 1.44, 95% CI 0.99 - 2.07)的增加而增加。根据我们的研究结果与其他研究的比较,球拍的损伤率高于其他球拍运动的损伤率。确定伤害风险因素可能有助于制定预防策略,以减少伤害风险。目的:识别划痕损伤的危险因素。方法:我们于2023年3月至5月通过法国网球联合会在社交网络和俱乐部上分发的在线问卷进行了交叉部分研究。我们收集了球员的特点和他们的球拍练习,以及在过去12个月里发生的受伤和疼痛。通过物流回归分析风险因素。结果:645名39岁(±11岁)的球员(84%为男性,16%为女性)参加了这项研究。在过去的12个月里,338名球员(52%)总共报告了480次受伤。这代表了每1000小时游戏中5.4次受伤的发生率(95% CI 4.7 - 6.1)。受影响最严重的区域是小腿跟腱复合体(18.8%)和肘部(18.5%),而疼痛最常见的是下背部。受伤风险随年龄(40岁,OR = 4.09, 95% CI 2.54至6.59)、比赛水平(OR = 1.56, 95% CI 1.08至2.25)和每周高量训练(OR = 1.44, 95% CI 0.99至2.07)而增加。结论:球拍的损伤率很高,根据我们的研究结果,与其他研究相比,这将高于其他球拍运动的损伤率。确定伤害风险因素可以使制定预防战略以减少伤害风险成为可能。
{"title":"Facteurs de risque de blessures au padel : étude transversale auprès de 645 joueurs français","authors":"A. Lecler , A. Millet , J.-B. Hardouin , T. Daney , D. Chadefaux , V. Guillard , P. Thoreux","doi":"10.1016/j.jts.2024.11.004","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.11.004","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectifs</h3><div>Identifier les facteurs de risque de blessures au padel.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude transversale via un questionnaire en ligne distribué sur les réseaux sociaux et dans les clubs par la Fédération française de tennis de mars à mai 2023. Nous avons recueilli les caractéristiques des joueurs et leur pratique du padel, ainsi que les blessures et douleurs survenues au cours des 12 derniers mois. Les facteurs de risque ont été analysés par régression logistique.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Six-cent-quarante-cinq joueurs (84 % hommes, 16 % femmes), âgés de 39 (±<!--> <!-->11) ans, ont été inclus dans cette étude. Un total de 480 blessures a été rapporté par 338 joueurs (52 %) sur les 12 derniers mois. Cela représentait un taux d’incidence de 5,4 blessures pour 1000<!--> <!-->heures de jeu (IC 95 % 4,7 à 6,1). Les régions les plus touchées étaient le complexe mollet-tendon d’Achille (18,8 %) et le coude (18,5 %), tandis que les douleurs étaient le plus souvent au bas du dos. Le risque de blessure augmentait avec l’âge (><!--> <!-->40 ans, OR<!--> <!-->=<!--> <!-->4,09, IC 95 % 2,54 à 6,59), le niveau de jeu (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,56, IC 95 % 1,08 à 2,25) et un volume élevé de pratique hebdomadaire (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,44, IC 95 % 0,99 à 2,07).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le padel présente un taux de blessure élevé qui, au vu des résultats de notre étude comparés à ceux d’autres études, serait supérieur au taux de blessure des autres sports de raquette. L’identification des facteurs de risque de blessure pourrait permettre de développer des stratégies de prévention pour diminuer le risque de blessure.</div></div><div><h3>Objectives</h3><div>To identify risk factors for padel injuries.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>We conducted a cross-sectional study via an online questionnaire distributed on social networks and in clubs by the French Tennis Federation from March to May 2023. We collected the characteristics of the players and their padel practice, as well as the injuries and pains that occurred in the last 12 months. Risk factors were analyzed by logistic regression.</div></div><div><h3>Results</h3><div>Six hundred and forty-five players (84% men, 16% women), aged 39 (±<!--> <!-->11) years, were included in this study. A total of 480 injuries were reported by 338 players (52%) over the last 12 months. This represented an incidence rate of 5.4 injuries per 1,000<!--> <!-->hours of play (95% CI 4.7 to 6.1). The most affected regions were the calf-Achilles tendon complex (18.8%) and the elbow (18.5%), while pain was most common in the lower back. The risk of injury increased with age (><!--> <!-->40 years, OR<!--> <!-->=<!--> <!-->4.09, 95% CI 2.54 to 6.59), level of play (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->1.56, 95% CI 1.08 to 2.25), and a high volume of weekly practice (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->1.44, 95% CI 0.99 to 2.07).</div></div><div><h3>Conclusion<","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 3","pages":"Pages 292-305"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145050429","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.03.002
Axel Leplat , Jérémie Mattatia , Thomas Apard
Les neuropathies du complexe articulaire du coude sont relativement méconnues et parfois difficiles à mettre en évidence. Il arrive assez fréquemment que ces dernières miment une atteinte compressive au niveau cervical et/ou soient associées à des conflits nerveux en regard des poignets. Les auteurs présentent le cas d’une femme sportive âgée de 49 ans avec une symptomatologie douloureuse laissant initialement penser à des douleurs radiculaires cervicales. Après plusieurs semaines d’investigations et l’apparition de nouveaux symptômes, un diagnostic de syndrome du lacertus est établi. Le syndrome du lacertus est une compression du nerf médian au coude sous le lacertus fibrosus, un prolongement aponévrotique du biceps brachial. Le syndrome du lacertus est par définition une triade associant : (1) la perte de force contre résistance des muscles cibles du nerf médian au coude (long fléchisseur du pouce, fléchisseur profond commun de l’index et fléchisseur radial du carpe) ; (2) la douleur à la pression du lacertus fibrosus ; (3) le scratch collapse test positif au lacertus fibrosus. Un bilan d’imagerie permet d'exclure toute alternative étiologique telle qu'une tumeur ou une anomalie morphologique du nerf. Pour cette patiente, la libération chirurgicale du nerf médian au coude a permis une guérison complète des symptômes et des cervicalgies.
Neuropathies of the elbow joint complex remain relatively underrecognized and can present diagnostic challenges. These neuropathies may clinically mimic cervical radiculopathy and/or coexist with distal median nerve entrapments, such as at the wrist. This article presents the case of a 49-year-old female patient who initially exhibited symptoms suggestive of cervical radiculopathy. Following several weeks of clinical evaluation and the development of additional symptoms, a diagnosis of Lacertus syndrome was established. Lacertus syndrome is characterized by compression of the median nerve at the level of the elbow joint complex, specifically by the lacertus fibrosus, a fascial extension of the biceps brachii muscle. Diagnosis is primarily clinical and is based on a characteristic triad : (1) paresis of the median nerve – innervated muscles at the elbow, including the flexor pollicis longus, the flexor digitorum profundus of the index finger, and the flexor carpi radialis ; (2) localized tenderness over the lacertus fibrosus on palpation ; (3) a positive scratch collapse test at the level of the lacertus fibrosus. Diagnostic imaging may be employed to exclude alternative etiologies such as mass lesions or structural abnormalities of the nerve. In this case, surgical neurolysis resulted in complete resolution of the patient's symptoms, including cervical pain.
{"title":"Quand une cervicalgie chronique est améliorée par le traitement du syndrome du lacertus. À propos d’un cas","authors":"Axel Leplat , Jérémie Mattatia , Thomas Apard","doi":"10.1016/j.jts.2025.03.002","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.03.002","url":null,"abstract":"<div><div>Les neuropathies du complexe articulaire du coude sont relativement méconnues et parfois difficiles à mettre en évidence. Il arrive assez fréquemment que ces dernières miment une atteinte compressive au niveau cervical et/ou soient associées à des conflits nerveux en regard des poignets. Les auteurs présentent le cas d’une femme sportive âgée de 49 ans avec une symptomatologie douloureuse laissant initialement penser à des douleurs radiculaires cervicales. Après plusieurs semaines d’investigations et l’apparition de nouveaux symptômes, un diagnostic de syndrome du lacertus est établi. Le syndrome du lacertus est une compression du nerf médian au coude sous le lacertus fibrosus, un prolongement aponévrotique du biceps brachial. Le syndrome du lacertus est par définition une triade associant : (1) la perte de force contre résistance des muscles cibles du nerf médian au coude (long fléchisseur du pouce, fléchisseur profond commun de l’index et fléchisseur radial du carpe) ; (2) la douleur à la pression du lacertus fibrosus ; (3) le scratch collapse test positif au lacertus fibrosus. Un bilan d’imagerie permet d'exclure toute alternative étiologique telle qu'une tumeur ou une anomalie morphologique du nerf. Pour cette patiente, la libération chirurgicale du nerf médian au coude a permis une guérison complète des symptômes et des cervicalgies.</div></div><div><div>Neuropathies of the elbow joint complex remain relatively underrecognized and can present diagnostic challenges. These neuropathies may clinically mimic cervical radiculopathy and/or coexist with distal median nerve entrapments, such as at the wrist. This article presents the case of a 49-year-old female patient who initially exhibited symptoms suggestive of cervical radiculopathy. Following several weeks of clinical evaluation and the development of additional symptoms, a diagnosis of Lacertus syndrome was established. Lacertus syndrome is characterized by compression of the median nerve at the level of the elbow joint complex, specifically by the lacertus fibrosus, a fascial extension of the biceps brachii muscle. Diagnosis is primarily clinical and is based on a characteristic triad : (1) paresis of the median nerve – innervated muscles at the elbow, including the flexor pollicis longus, the flexor digitorum profundus of the index finger, and the flexor carpi radialis ; (2) localized tenderness over the lacertus fibrosus on palpation ; (3) a positive scratch collapse test at the level of the lacertus fibrosus. Diagnostic imaging may be employed to exclude alternative etiologies such as mass lesions or structural abnormalities of the nerve. In this case, surgical neurolysis resulted in complete resolution of the patient's symptoms, including cervical pain.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 3","pages":"Pages 328-333"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145046659","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.06.002
Matthieu Bellakehal , Arthur Lallier , John Refait , Dimitri Camus
Nous avons rapporté un cas de lésion SLAP (de l’anglais Superior Labrum Anterior to Posterior) chez un militaire. Les lésions de type SLAP correspondent à une atteinte du bourrelet glénoïdien supérieur, zone du labrum où s’insère le tendon du long biceps. Elles sont rares et controversées. Elles sont retrouvées de façon préférentielle chez les hommes sportifs pratiquant un sport de lancer mais surviennent aussi lors de traumatismes aigus ou chez des patients souffrant d’instabilité d’épaule. L’examen clinique est souvent peu spécifique mais l’association de certains tests permettra de conforter le diagnostic de lésion SLAP : l’association d’un test d’O’Brien et de Crank positif est sensible dans environ 26 % des cas et celle du test de Yergason et du test de glissement antérieur est spécifique dans environ 98 % des cas. L’IRM est l’examen de première intention mais l’arthro-IRM est l’examen de référence, plus sensible et spécifique, permettant aussi de classifier les lésions SLAP. Le traitement conservateur axé sur la kinésithérapie spécifique (étirement de la capsule postérieure, correction de la chaîne cinétique de l’articulation scapulo-thoracique) pendant six mois est souvent efficace. En cas d’échec, un traitement chirurgical peut être proposé, généralement une ténodèse du long biceps.
We report a case of Superior Labrum Anterior to Posterior (SLAP) lesion in a military man. SLAP lesions involve the superior glenoid bulge, the area of the labrum where the long biceps tendon inserts. They are rare and controversial. They are found preferentially in men, in throwing sports, but also in acute trauma or in patients suffering from shoulder instability, for example. The clinical examination is often not very specific, but the combination of certain tests can confirm the diagnosis of a SLAP lesion: the combination of a positive O’Brien and Crank test is sensitive in around 26% of cases, and the Yergason test and the anterior sliding test are specific in around 98% of cases. MRI is the first-line examination, but arthro-MRI is the more sensitive and specific reference examination, also enabling SLAP lesions to be classified. Conservative treatment based on specific physiotherapy (stretching of the posterior capsule, correction of the kinetic chain of the scapulothoracic joint) for six months is often effective. If this fails, surgical treatment may be proposed, generally involving tenodesis of the long biceps.
我们报告了一名军人的上唇前后损伤(SLAP)病例。SLAP型病变对应于上臀小肌的损伤,这是肱二头肌长肌腱插入的区域。它们很罕见,也很有争议。它们主要发生在从事投掷运动的男性运动员中,但也发生在急性创伤或肩膀不稳定的患者中。具体体检时间通常很少但协会的一些病变的诊断测试,才能巩固SLAP协会:一个很敏感的奥布莱恩和克兰柯测试呈阳性的约26%的案例与滑移Yergason和测试,而测试以前是在约98%的具体情况。MRI是一种一线检查,但关节MRI是一种更敏感、更具体的参考检查,可以对SLAP病变进行分类。以特定的物理治疗(拉伸后囊,矫正肩胛骨-胸骨关节的动能链)为重点的保守治疗通常有效6个月。如果不成功,可以进行手术治疗,通常是长二头肌肌腱套。我们报告了一名军人上唇前后(SLAP)受伤的病例。这是一个很好的例子。它们很罕见,也很有争议。它们主要出现在男性、投掷运动中,但也出现在急性创伤或肩膀不稳定的患者中。is The clinical examination)的母亲不特定的堡垒,以一定的组合》adc检测证实用电of a SLAP lesion): The组合的正面of a . o ' brien盒子and test is sensitive in执刑克兰柯26% of, and The Yergason test and The anterior sliding are in搜寻特定的测试of方格的98%。MRI是一种更敏感、更具体的参考检查,也可以对SLAP损伤进行分类。基于特定物理疗法(拉伸后胶囊,矫正肩胛骨关节的动力学链)的保守治疗通常有效6个月。如果这不起作用,可以建议手术治疗,通常涉及长二头肌肌腱套。
{"title":"Un diagnostic rare d’omalgie : les lésions SLAP. À propos d’un cas","authors":"Matthieu Bellakehal , Arthur Lallier , John Refait , Dimitri Camus","doi":"10.1016/j.jts.2025.06.002","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.06.002","url":null,"abstract":"<div><div>Nous avons rapporté un cas de lésion SLAP (de l’anglais <em>Superior Labrum Anterior to Posterior</em>) chez un militaire. Les lésions de type SLAP correspondent à une atteinte du bourrelet glénoïdien supérieur, zone du labrum où s’insère le tendon du long biceps. Elles sont rares et controversées. Elles sont retrouvées de façon préférentielle chez les hommes sportifs pratiquant un sport de lancer mais surviennent aussi lors de traumatismes aigus ou chez des patients souffrant d’instabilité d’épaule. L’examen clinique est souvent peu spécifique mais l’association de certains tests permettra de conforter le diagnostic de lésion SLAP : l’association d’un test d’O’Brien et de Crank positif est sensible dans environ 26 % des cas et celle du test de Yergason et du test de glissement antérieur est spécifique dans environ 98 % des cas. L’IRM est l’examen de première intention mais l’arthro-IRM est l’examen de référence, plus sensible et spécifique, permettant aussi de classifier les lésions SLAP. Le traitement conservateur axé sur la kinésithérapie spécifique (étirement de la capsule postérieure, correction de la chaîne cinétique de l’articulation scapulo-thoracique) pendant six mois est souvent efficace. En cas d’échec, un traitement chirurgical peut être proposé, généralement une ténodèse du long biceps.</div></div><div><div>We report a case of Superior Labrum Anterior to Posterior (SLAP) lesion in a military man. SLAP lesions involve the superior glenoid bulge, the area of the labrum where the long biceps tendon inserts. They are rare and controversial. They are found preferentially in men, in throwing sports, but also in acute trauma or in patients suffering from shoulder instability, for example. The clinical examination is often not very specific, but the combination of certain tests can confirm the diagnosis of a SLAP lesion: the combination of a positive O’Brien and Crank test is sensitive in around 26% of cases, and the Yergason test and the anterior sliding test are specific in around 98% of cases. MRI is the first-line examination, but arthro-MRI is the more sensitive and specific reference examination, also enabling SLAP lesions to be classified. Conservative treatment based on specific physiotherapy (stretching of the posterior capsule, correction of the kinetic chain of the scapulothoracic joint) for six months is often effective. If this fails, surgical treatment may be proposed, generally involving tenodesis of the long biceps.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 3","pages":"Pages 334-339"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145046660","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.jts.2024.09.016
A. Joubert, N. Ciais
<div><h3>Introduction</h3><div>La commotion cérébrale représente la blessure la plus fréquente lors de la pratique du VTT de descente (VTT DH). Mal prise en charge, elle expose à un risque de troubles neurologiques séquellaires affectant la mémoire, les fonctions exécutives et l’humeur. En 2021, l’Union cycliste internationale (UCI) détaillait à la suite de la conférence de consensus de Harrogate ses recommandations de prise en charge des commotions dans le cyclisme.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>L’objectif de notre étude était d’évaluer l’application de ces recommandations, d’estimer l’incidence des commotions dans le VTT DH et d’évaluer les connaissances des pratiquants.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons réalisé une étude observationnelle quantitative sur questionnaire élaboré sur Google Forms et diffusé de juin à septembre 2023 auprès de sportifs pratiquant le VTT DH via les réseaux sociaux de deux descendeurs de haut niveau.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les réponses de 146 descendeurs âgés de 21 ans en moyenne (±8) ont été analysées. Soixante-deux pour cent participaient à des courses nationales ou internationales. Quarante-deux descendeurs (29 %) ont été victimes d’au moins une commotion cérébrale en compétition lors de la saison 2022 et seulement 6 (14 %) ont été pris en charge selon les recommandations de l’UCI. Au total, 165 commotions à l’entraînement ou en compétition ont été déclarées. Quatre-vingt-onze pour cent des descendeurs n’avaient jamais entendu parler des recommandations de l’UCI. Plus de 50 % des descendeurs jugeaient mauvaise la gestion médicale des commotions cérébrales dans leur sport.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La commotion cérébrale était sous-diagnostiquée dans le VTT DH et les recommandations de l’UCI ne semblaient pas être appliquées en pratique courante y compris lors des courses de haut niveau. Une modification réglementaire lors des compétitions est nécessaire afin d’intégrer un protocole de gestion des commotions spécifique à cette discipline. Afin de mieux dépister les descendeurs ayant été victimes de commotions à l’entraînement, une modification du suivi médical réglementaire semble également pertinente.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Concussions represent the most frequent injury in Downhill mountain biking (DH MTB). If poorly managed, they pose a risk of long-term neurological issues affecting memory, executive functions, and mood. In 2021, the Union Cycliste International (UCI) outlined its recommendations for concussion management in cycling, following the Harrogate consensus conference.</div></div><div><h3>Objectives</h3><div>The aim of our study was to assess the application of these recommendations, estimate the incidence of concussions in DH MTB, and evaluate the knowledge of the athletes.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>We conducted a quantitative observational study using a questionnaire created on Google Forms, distributed from June to Se
{"title":"Application des recommandations de l’Union cycliste internationale pour la gestion des commotions cérébrales dans le VTT de descente","authors":"A. Joubert, N. Ciais","doi":"10.1016/j.jts.2024.09.016","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.09.016","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La commotion cérébrale représente la blessure la plus fréquente lors de la pratique du VTT de descente (VTT DH). Mal prise en charge, elle expose à un risque de troubles neurologiques séquellaires affectant la mémoire, les fonctions exécutives et l’humeur. En 2021, l’Union cycliste internationale (UCI) détaillait à la suite de la conférence de consensus de Harrogate ses recommandations de prise en charge des commotions dans le cyclisme.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>L’objectif de notre étude était d’évaluer l’application de ces recommandations, d’estimer l’incidence des commotions dans le VTT DH et d’évaluer les connaissances des pratiquants.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons réalisé une étude observationnelle quantitative sur questionnaire élaboré sur Google Forms et diffusé de juin à septembre 2023 auprès de sportifs pratiquant le VTT DH via les réseaux sociaux de deux descendeurs de haut niveau.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les réponses de 146 descendeurs âgés de 21 ans en moyenne (±8) ont été analysées. Soixante-deux pour cent participaient à des courses nationales ou internationales. Quarante-deux descendeurs (29 %) ont été victimes d’au moins une commotion cérébrale en compétition lors de la saison 2022 et seulement 6 (14 %) ont été pris en charge selon les recommandations de l’UCI. Au total, 165 commotions à l’entraînement ou en compétition ont été déclarées. Quatre-vingt-onze pour cent des descendeurs n’avaient jamais entendu parler des recommandations de l’UCI. Plus de 50 % des descendeurs jugeaient mauvaise la gestion médicale des commotions cérébrales dans leur sport.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La commotion cérébrale était sous-diagnostiquée dans le VTT DH et les recommandations de l’UCI ne semblaient pas être appliquées en pratique courante y compris lors des courses de haut niveau. Une modification réglementaire lors des compétitions est nécessaire afin d’intégrer un protocole de gestion des commotions spécifique à cette discipline. Afin de mieux dépister les descendeurs ayant été victimes de commotions à l’entraînement, une modification du suivi médical réglementaire semble également pertinente.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Concussions represent the most frequent injury in Downhill mountain biking (DH MTB). If poorly managed, they pose a risk of long-term neurological issues affecting memory, executive functions, and mood. In 2021, the Union Cycliste International (UCI) outlined its recommendations for concussion management in cycling, following the Harrogate consensus conference.</div></div><div><h3>Objectives</h3><div>The aim of our study was to assess the application of these recommendations, estimate the incidence of concussions in DH MTB, and evaluate the knowledge of the athletes.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>We conducted a quantitative observational study using a questionnaire created on Google Forms, distributed from June to Se","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 3","pages":"Pages 284-291"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145050428","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
La périostite tibiale, aussi appelée syndrome de stress tibial médial (SSTM), est une pathologie très fréquente chez les coureurs. Chaque année, entre 4 et 35 % d’entre eux en souffrent. Malgré cela, sa physiopathologie demeure mal comprise. Sans compréhension approfondie de ce qui amène au SSTM, il est évidemment fort difficile de le prévenir de façon adéquate et de le traiter. L’objectif de cette revue narrative de la littérature est donc de faire un état des connaissances actuelles portant sur la physiopathologie de ce syndrome, sa prise en charge, sa prévention et son évolution. Une recherche par mots clés sur PubMed a été réalisée, permettant la sélection finale de 176 articles, dont les informations ont été utilisées pour rédiger cette revue narrative. Concernant la physiopathologie, un remodelage osseux inadéquat causé par une surcharge mécanique semble être la théorie qui est mise en avant par de plus en plus de preuves scientifiques, bien que d’autres études demeurent nécessaires. En ce qui concerne la prise en charge, le port de semelles plantaires ainsi que la réalisation d’ondes de choc sembleraient favoriser la guérison. Enfin, concernant la prévention du SSTM, le port de semelles plantaires pourrait être efficace, mais plus d’études sont nécessaires.
Shin splints, also known as medial tibial stress syndrome (MTSS), are a very common condition among runners. Each year, between 4 and 35% of them suffer from it. Despite this, its pathophysiology remains poorly understood. Without a thorough understanding of what leads to MTSS, it is obviously very difficult to adequately prevent and treat it. The objective of this narrative review of the literature is therefore to provide an overview of current knowledge on the pathophysiology of this syndrome, its management, prevention, and progression. A keyword search on PubMed was conducted, allowing the final selection of 176 articles, the information from which was used to write this narrative review. Regarding pathophysiology, inadequate bone remodeling caused by mechanical overload seems to be the theory put forward by increasing scientific evidence, although further studies are still needed. Regarding the management, wearing plantar orthosis and shock wave therapy appear to help healing. Finally, regarding the prevention of SSTM, wearing plantar orthosis could be effective, but more studies are needed.
{"title":"Périostite tibiale ou syndrome de stress tibial médial : revue narrative de la littérature","authors":"Marie-Hélène Lavallée-Bourget , Richard Gauffroy , Constance Mosser , Pascal Edouard","doi":"10.1016/j.jts.2025.07.004","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.07.004","url":null,"abstract":"<div><div>La périostite tibiale, aussi appelée syndrome de stress tibial médial (SSTM), est une pathologie très fréquente chez les coureurs. Chaque année, entre 4 et 35 % d’entre eux en souffrent. Malgré cela, sa physiopathologie demeure mal comprise. Sans compréhension approfondie de ce qui amène au SSTM, il est évidemment fort difficile de le prévenir de façon adéquate et de le traiter. L’objectif de cette revue narrative de la littérature est donc de faire un état des connaissances actuelles portant sur la physiopathologie de ce syndrome, sa prise en charge, sa prévention et son évolution. Une recherche par mots clés sur PubMed a été réalisée, permettant la sélection finale de 176 articles, dont les informations ont été utilisées pour rédiger cette revue narrative. Concernant la physiopathologie, un remodelage osseux inadéquat causé par une surcharge mécanique semble être la théorie qui est mise en avant par de plus en plus de preuves scientifiques, bien que d’autres études demeurent nécessaires. En ce qui concerne la prise en charge, le port de semelles plantaires ainsi que la réalisation d’ondes de choc sembleraient favoriser la guérison. Enfin, concernant la prévention du SSTM, le port de semelles plantaires pourrait être efficace, mais plus d’études sont nécessaires.</div></div><div><div>Shin splints, also known as medial tibial stress syndrome (MTSS), are a very common condition among runners. Each year, between 4 and 35% of them suffer from it. Despite this, its pathophysiology remains poorly understood. Without a thorough understanding of what leads to MTSS, it is obviously very difficult to adequately prevent and treat it. The objective of this narrative review of the literature is therefore to provide an overview of current knowledge on the pathophysiology of this syndrome, its management, prevention, and progression. A keyword search on PubMed was conducted, allowing the final selection of 176 articles, the information from which was used to write this narrative review. Regarding pathophysiology, inadequate bone remodeling caused by mechanical overload seems to be the theory put forward by increasing scientific evidence, although further studies are still needed. Regarding the management, wearing plantar orthosis and shock wave therapy appear to help healing. Finally, regarding the prevention of SSTM, wearing plantar orthosis could be effective, but more studies are needed.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 3","pages":"Pages 223-233"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145046664","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.02.003
Loanne Gallais , Armelle Jean-Etienne
Le dry needling est une technique invasive de plus en plus utilisée dans le traitement des points trigger myofasciaux, particulièrement chez les sportifs. Cette revue de littérature narrative explore l’efficacité du dry needling dans la gestion des douleurs, l’amélioration de la performance et l’augmentation de l’amplitude de mouvement. Une recherche systématique a été menée à travers la base de données PubMed en utilisant des mots-clés spécifiques liés au dry needling et aux trigger points. Les articles sélectionnés répondaient à des critères d’inclusion précis : études publiées en anglais ou en français, ciblant des populations sportives et évaluant les effets du dry needling sur les trigger points. Les résultats montrent que le dry needling offre des bénéfices significatifs à court et moyen termes, notamment chez les jeunes athlètes actifs. Cependant, l’efficacité varie selon les groupes musculaires ciblés, la méthodologie des interventions et les populations étudiées. Malgré des données prometteuses, les études disponibles présentent des limites, notamment des échantillons réduits et des protocoles hétérogènes. Des recherches futures, standardisées et longitudinales, sont nécessaires pour évaluer pleinement l’impact du dry needling sur la réhabilitation et la performance des sportifs. Néanmoins, le dry needling apparaît comme un complément utile et sûr dans les programmes de soins des athlètes.
Dry needling is an increasingly used invasive technique for the treatment of myofascial trigger points, particularly among athletes. This narrative literature review explores the effectiveness of dry needling in pain management, performance improvement, and increasing range of motion. A systematic search was conducted using the PubMed database with specific keywords related to dry needling and trigger points. The selected articles met specific inclusion criteria: studies published in English or French, focusing on athletic populations, and evaluating the effects of dry needling on trigger points. The results demonstrate that dry needling provides significant short- and medium-term benefits, especially among young and active athletes. However, its effectiveness varies depending on the targeted muscle groups, intervention methodologies, and studied populations. Despite promising findings, the available studies have several limitations, including small sample sizes and heterogeneous protocols. Future research, with standardized and longitudinal designs, is needed to fully assess the impact of dry needling on athletic rehabilitation and performance. Nonetheless, dry needling stands out as a safe and effective complement to athletic care programs.
{"title":"Efficacité du dry needling sur les trigger points des sportifs : une revue de la littérature narrative","authors":"Loanne Gallais , Armelle Jean-Etienne","doi":"10.1016/j.jts.2025.02.003","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.02.003","url":null,"abstract":"<div><div>Le <em>dry needling</em> est une technique invasive de plus en plus utilisée dans le traitement des <em>points trigger</em> myofasciaux, particulièrement chez les sportifs. Cette revue de littérature narrative explore l’efficacité du <em>dry needling</em> dans la gestion des douleurs, l’amélioration de la performance et l’augmentation de l’amplitude de mouvement. Une recherche systématique a été menée à travers la base de données PubMed en utilisant des mots-clés spécifiques liés au <em>dry needling</em> et aux <em>trigger points</em>. Les articles sélectionnés répondaient à des critères d’inclusion précis : études publiées en anglais ou en français, ciblant des populations sportives et évaluant les effets du <em>dry needling</em> sur les <em>trigger points</em>. Les résultats montrent que le <em>dry needling</em> offre des bénéfices significatifs à court et moyen termes, notamment chez les jeunes athlètes actifs. Cependant, l’efficacité varie selon les groupes musculaires ciblés, la méthodologie des interventions et les populations étudiées. Malgré des données prometteuses, les études disponibles présentent des limites, notamment des échantillons réduits et des protocoles hétérogènes. Des recherches futures, standardisées et longitudinales, sont nécessaires pour évaluer pleinement l’impact du <em>dry needling</em> sur la réhabilitation et la performance des sportifs. Néanmoins, le <em>dry needling</em> apparaît comme un complément utile et sûr dans les programmes de soins des athlètes.</div></div><div><div>Dry needling is an increasingly used invasive technique for the treatment of myofascial trigger points, particularly among athletes. This narrative literature review explores the effectiveness of dry needling in pain management, performance improvement, and increasing range of motion. A systematic search was conducted using the PubMed database with specific keywords related to dry needling and trigger points. The selected articles met specific inclusion criteria: studies published in English or French, focusing on athletic populations, and evaluating the effects of dry needling on trigger points. The results demonstrate that dry needling provides significant short- and medium-term benefits, especially among young and active athletes. However, its effectiveness varies depending on the targeted muscle groups, intervention methodologies, and studied populations. Despite promising findings, the available studies have several limitations, including small sample sizes and heterogeneous protocols. Future research, with standardized and longitudinal designs, is needed to fully assess the impact of dry needling on athletic rehabilitation and performance. Nonetheless, dry needling stands out as a safe and effective complement to athletic care programs.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 3","pages":"Pages 251-263"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145046726","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.jts.2024.01.004
R. Leroy , T. Thirion , J.-F. Kaux , X. Dunand , J.-L. Croisier , J. Dellatte , F. Delvaux
<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome de conflit fémoro-acétabulaire (CFA) serait responsable de plus de 50 % des cas d’arthrose secondaire de hanche. Dès lors, sa prise en charge adéquate se révèle primordiale. À cet égard, deux grandes attitudes thérapeutiques sont envisageables : l’approche chirurgicale visant à corriger le conflit biomécanique et l’approche conservatrice. Cet article vise plus particulièrement à la synthèse des données probantes présentes dans la littérature s’intéressant à la description et la comparaison des différentes options thérapeutiques, tant chirurgicales que conservatrices ainsi qu’aux grands axes de prise en charge d’un syndrome de CFA.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Les recherches ont été effectuées dans la base de données « Pubmed ». Les termes « femoroacetabular impingement and treatment » ont été appliqués dans le moteur de recherche afin de cibler la problématique étudiée. Seules les revues systématiques et méta-analyses ont été retenues, celles-ci correspondant au plus haut degré de valeur scientifique.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La recherche a permis d’identifier 181 revues systématiques et méta-analyses en lien avec le traitement des syndromes de CFA. Neuf d’entre elles ont été retenues pour répondre à notre objectif. Concernant l’approche chirurgicale, les techniques développées afin de traiter le syndrome de CFA sont nombreuses et ont évolué très rapidement. La chirurgie arthroscopique est devenue largement prévalente et s’avère être l’option interventionnelle de choix. En contrepartie, l’approche conservatrice (renforcement, mobilité, soulagement de la douleur, éducation) a mis plus de temps à se développer, bien qu’elle offre à l’heure actuelle des résultats très encourageants. Actuellement, la chirurgie arthroscopique semble montrer de meilleurs résultats par rapport à l’approche conservatrice lorsque l’on compare les scores obtenus aux questionnaires iHOT-33 et EQ-5D-5L index.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les deux approches de traitement (conservatrice et chirurgicale) montrent des améliorations intéressantes chez les patients souffrant d’un syndrome de CFA. À l’avenir, il serait pertinent de les combiner plutôt que de les affronter, étant donné qu’elles s’intéressent à des axes de traitements différents qui ne sont nullement en opposition.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>The femoroacetabular impingement syndrome (FAIS) is responsible for over 50% of cases of secondary hip osteoarthritis. Appropriate management is therefore essential. In that sense, two main therapeutic approaches are conceivable: the surgical approach aimed at correcting the biomechanical conflict, and the conservative approach. The purpose of this article is to summarise the evidence available in the literature on the description and comparison of the various treatment options, both surgical and conservative, as well as the main lines of management of FAIS.</div></div><div><h3
股骨-行骨冲突综合征(CFA)被认为是50%以上继发性髋关节关节炎病例的原因。因此,对它的适当管理是至关重要的。在这方面,有两种主要的治疗方法:旨在纠正生物力学冲突的外科方法和保守方法。本文的主要目的是综合与描述和比较不同的治疗方案有关的文献中的证据,包括手术和保守的,以及CFA综合征的主要管理轴。在“Pubmed”数据库中进行了搜索。话说«femoroacetabular impingement和治疗»已应用在搜索引擎,以便针对问题的研究。只选择了具有最高科学价值的系统综述和荟萃分析。结果:本研究确定了181篇与CFA综合征治疗相关的系统综述和荟萃分析。为了实现我们的目标,我们选择了其中9个。在手术方法方面,为治疗CFA综合征而开发的技术多种多样,发展非常迅速。关节镜手术已被广泛接受,并已被证明是首选的干预选择。相比之下,保守的方法(加强、行动、减轻疼痛、教育)需要更长的时间来发展,尽管它现在提供了非常令人鼓舞的结果。目前,与iHOT-33问卷和EQ-5D-5L指数的得分相比,关节镜手术似乎显示出比保守方法更好的结果。两种治疗方法(保守和手术)在CFA患者中都显示出有趣的改善。在未来,明智的做法是将它们结合起来,而不是相互对抗,因为它们涉及不同的治疗方法,而这些方法并不相互冲突。介绍股骨缩缩综合征(FAIS)是50%以上继发性髋关节骨关节炎病例的原因。因此,适当的管理至关重要。从这个意义上说,两种主要的治疗方法是可以想象的:旨在纠正生物力学冲突的外科方法和保守方法。本文的目的是总结文献中关于各种治疗方案的描述和比较的证据,包括手术和保守治疗,以及FAIS管理的主要路线。材料和方法搜索在“Pubmed”数据库中进行。The术语“femoroacetabular impingement和治疗”were applied in The search engine in order to target The problematic studied。只有系统综述和元分析被保留,因为这些对应于最高水平的科学价值。结果:该研究确定了181项与FAIS治疗相关的系统综述和元分析。其中9个被选中来满足我们的目标。在手术方法方面,已经开发了许多治疗FAIS的技术,并且发展迅速。关节镜手术已变得广泛流行,并已被证明是干预的选择。相比之下,保守的方法(加强、流动、减轻疼痛、教育)发展缓慢,尽管它现在提供了非常令人鼓舞的结果。目前,在比较iHOT-33和EQ-5D-5L指数问卷的得分时,关节镜手术似乎比保守方法提供了更好的结果。结论两种治疗方法(保守和外科)在FAIS患者中都显示出有趣的改善。在未来,将它们结合起来而不是面对它们将是有意义的,因为它们处理的是不以任何方式相互冲突的不同治疗轴。
{"title":"Conflits fémoro-acétabulaires, options de traitement et rééducation : une revue narrative (partie 2)","authors":"R. Leroy , T. Thirion , J.-F. Kaux , X. Dunand , J.-L. Croisier , J. Dellatte , F. Delvaux","doi":"10.1016/j.jts.2024.01.004","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.01.004","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome de conflit fémoro-acétabulaire (CFA) serait responsable de plus de 50 % des cas d’arthrose secondaire de hanche. Dès lors, sa prise en charge adéquate se révèle primordiale. À cet égard, deux grandes attitudes thérapeutiques sont envisageables : l’approche chirurgicale visant à corriger le conflit biomécanique et l’approche conservatrice. Cet article vise plus particulièrement à la synthèse des données probantes présentes dans la littérature s’intéressant à la description et la comparaison des différentes options thérapeutiques, tant chirurgicales que conservatrices ainsi qu’aux grands axes de prise en charge d’un syndrome de CFA.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Les recherches ont été effectuées dans la base de données « Pubmed ». Les termes « femoroacetabular impingement and treatment » ont été appliqués dans le moteur de recherche afin de cibler la problématique étudiée. Seules les revues systématiques et méta-analyses ont été retenues, celles-ci correspondant au plus haut degré de valeur scientifique.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La recherche a permis d’identifier 181 revues systématiques et méta-analyses en lien avec le traitement des syndromes de CFA. Neuf d’entre elles ont été retenues pour répondre à notre objectif. Concernant l’approche chirurgicale, les techniques développées afin de traiter le syndrome de CFA sont nombreuses et ont évolué très rapidement. La chirurgie arthroscopique est devenue largement prévalente et s’avère être l’option interventionnelle de choix. En contrepartie, l’approche conservatrice (renforcement, mobilité, soulagement de la douleur, éducation) a mis plus de temps à se développer, bien qu’elle offre à l’heure actuelle des résultats très encourageants. Actuellement, la chirurgie arthroscopique semble montrer de meilleurs résultats par rapport à l’approche conservatrice lorsque l’on compare les scores obtenus aux questionnaires iHOT-33 et EQ-5D-5L index.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les deux approches de traitement (conservatrice et chirurgicale) montrent des améliorations intéressantes chez les patients souffrant d’un syndrome de CFA. À l’avenir, il serait pertinent de les combiner plutôt que de les affronter, étant donné qu’elles s’intéressent à des axes de traitements différents qui ne sont nullement en opposition.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>The femoroacetabular impingement syndrome (FAIS) is responsible for over 50% of cases of secondary hip osteoarthritis. Appropriate management is therefore essential. In that sense, two main therapeutic approaches are conceivable: the surgical approach aimed at correcting the biomechanical conflict, and the conservative approach. The purpose of this article is to summarise the evidence available in the literature on the description and comparison of the various treatment options, both surgical and conservative, as well as the main lines of management of FAIS.</div></div><div><h3","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 3","pages":"Pages 234-240"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"140468945","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}