Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.04.003
Philippe M. Tscholl , Morgan Gauthier , Andrea Fernandez , Romain Seil
La rupture du ligament croisé antérieur (LCA) est l’une des causes les plus fréquentes d’une arthrose post-traumatique, avec un risque relatif de 3,84 fois plus élevé au cours des dix premières années par rapport au côté non blessé. Les causes de l’arthrose post-traumatique suite à une rupture du LCA sont multiples. Le facteur primaire étant l’instabilité rotatoire plus que l’instabilité translatoire antérieure, la méniscectomie partielle, l’obésité et des facteurs en lien avec la rééducation et l’inflammation post-traumatique et postopératoire. Il existe des preuves dans la littérature scientifique que la reconstruction du LCA réduit le taux de lésions secondaires méniscales et cartilagineuses, chez l’enfant comme chez l’adulte. Cependant, d’après les revues systématiques les plus récentes, il semble que cette chirurgie n’ait pas d’effet sur la progression arthrosique à 10 ans ou plus. Il reste à démontrer, par de futures études de haute qualité, que les nouvelles procédures chirurgicales résultant à une meilleure stabilité postopératoire, moins de ré-rupture et en préservant au maximum l’intégrité méniscale, amènent aussi à une réduction de l’arthrose post-traumatique.
The rupture of the anterior cruciate ligament (ACL) is one of the most common causes of post-traumatic osteoarthritis oft he knee, with a relative risk of 3.84 times higher in the first ten years compared to the uninjured knee. The causes of post-traumatic osteoarthritis following an ACL rupture are multiple. The primary factor is rotational instability rather than anterior translational instability, partial meniscectomy, obesity, and factors related to rehabilitation, as well as post-traumatic and postoperative inflammation. There is strong evidence in the literature that ACL reconstruction reduces the rate of secondary meniscal and cartilage injuries in both children and adults. However, it seems that this surgery does not affect the progression of osteoarthritis at 10 years or more, according to the most recent systematic reviews. It remains to be demonstrated, through high-quality research, that the improved surgical techniques which show better postoperative stability, fewer re-ruptures, and maximum preservation of meniscal integrity, will result in a reduction of post-traumatic osteoarthritis.
{"title":"Est-ce que la reconstruction du ligament croisé antérieur réduit le risque de l’arthrose ?","authors":"Philippe M. Tscholl , Morgan Gauthier , Andrea Fernandez , Romain Seil","doi":"10.1016/j.jts.2025.04.003","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.04.003","url":null,"abstract":"<div><div>La rupture du ligament croisé antérieur (LCA) est l’une des causes les plus fréquentes d’une arthrose post-traumatique, avec un risque relatif de 3,84 fois plus élevé au cours des dix premières années par rapport au côté non blessé. Les causes de l’arthrose post-traumatique suite à une rupture du LCA sont multiples. Le facteur primaire étant l’instabilité rotatoire plus que l’instabilité translatoire antérieure, la méniscectomie partielle, l’obésité et des facteurs en lien avec la rééducation et l’inflammation post-traumatique et postopératoire. Il existe des preuves dans la littérature scientifique que la reconstruction du LCA réduit le taux de lésions secondaires méniscales et cartilagineuses, chez l’enfant comme chez l’adulte. Cependant, d’après les revues systématiques les plus récentes, il semble que cette chirurgie n’ait pas d’effet sur la progression arthrosique à 10 ans ou plus. Il reste à démontrer, par de futures études de haute qualité, que les nouvelles procédures chirurgicales résultant à une meilleure stabilité postopératoire, moins de ré-rupture et en préservant au maximum l’intégrité méniscale, amènent aussi à une réduction de l’arthrose post-traumatique.</div></div><div><div>The rupture of the anterior cruciate ligament (ACL) is one of the most common causes of post-traumatic osteoarthritis oft he knee, with a relative risk of 3.84 times higher in the first ten years compared to the uninjured knee. The causes of post-traumatic osteoarthritis following an ACL rupture are multiple. The primary factor is rotational instability rather than anterior translational instability, partial meniscectomy, obesity, and factors related to rehabilitation, as well as post-traumatic and postoperative inflammation. There is strong evidence in the literature that ACL reconstruction reduces the rate of secondary meniscal and cartilage injuries in both children and adults. However, it seems that this surgery does not affect the progression of osteoarthritis at 10 years or more, according to the most recent systematic reviews. It remains to be demonstrated, through high-quality research, that the improved surgical techniques which show better postoperative stability, fewer re-ruptures, and maximum preservation of meniscal integrity, will result in a reduction of post-traumatic osteoarthritis.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 2","pages":"Pages 193-199"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144231602","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/S0762-915X(25)00057-9
{"title":"Sommaire","authors":"","doi":"10.1016/S0762-915X(25)00057-9","DOIUrl":"10.1016/S0762-915X(25)00057-9","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 2","pages":"Page iii"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144231743","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.03.011
Martin Lamontagne , Jean-François Kaux , Naomie Maltais
<div><div>L’arthrose, fréquente chez les athlètes, diminue la qualité de vie et peut mener à une fin de carrière prématurée. Elle se caractérise par une perte d’intégrité du cartilage, ainsi qu’une activation de cytokines pro-inflammatoires et d’enzymes dégradant la matrice extracellulaire. Le traitement est principalement symptomatique et inclus : approches non pharmacologiques, analgésies, injections intra-articulaires et chirurgies. Les injections sont utilisées pour le soulagement des symptômes mais pourraient avoir un potentiel régénérateur. L’objectif de cette revue est d’explorer si les injections intra-articulaires d’acide hyaluronique (AH), de plasma riche en plaquettes (PRP), de cellules souches mésenchymateuses (CSM), d’exosomes (EXO), de dextrose hypertonique (DH) et de toxine botulinique A (TBA) sont associées à des changements structuraux positifs. L’AH inhibe certaines enzymes qui dégradent le cartilage, mais l’impact sur le cartilage demeure mitigé. Le PRP pourrait avoir un effet chondroprotecteur, mais son effet régénérateur est controversé. Les CSM et les EXO montrent des résultats prometteurs pour la croissance du cartilage, malgré des études contradictoires. Le DH et la TBA ont peu été étudiés dans le traitement de l’arthrose, mais les études sont encourageantes. Les injections intra-articulaires d’AH, de PRP, de CSM, d’EXO, de DH et de TBA semblent induire des effets structuraux positifs et un effet anti-inflammatoire. Bien que les études soient contradictoires quant à leur impact sur le cartilage, elles suggèrent un effet chondroprotecteur, particulièrement le PRP, les CSM et les EXO. Dans le futur, des études avec imagerie plus précises seront nécessaires afin de mieux évaluer l’impact de ces injections sur le cartilage.</div></div><div><div>Osteoarthritis, which is common among athletes, has a negative impact on quality of life and may lead to premature retirement from sports. It is characterized by a loss of articular cartilage integrity, as well as an activation of several pro-inflammatory cytokines and enzymes degrading the extracellular matrix. Treatment is primarily symptomatic and includes non-pharmacological approaches, analgesics, intra-articular injections and ultimately, surgery. Intra-articular infiltrations are used for symptom relief but may have a regenerative potential. The objective of this review is to explore whether intra-articular injections of hyaluronic acid (HA), platelet rich plasma (PRP), mesenchymal stem cells (MSC), exosomes (EXO), hypertonic dextrose (HD), and botulinum toxin A (BTA) are associated with positive structural changes in the joint. HA injections inhibit certain enzymes that degrade cartilage, but the impact on cartilage remains mixed. PRP appears to be chondroprotective, although its regenerative effect is controversial. MSC and EXO show promising results for cartilage growth, despite contradictory studies. HD and BTA have been little studied in the treatment of osteoarthritis, but
{"title":"Les infiltrations : un traitement modificateur de l’arthrose ou simplement un soulagement momentané ?","authors":"Martin Lamontagne , Jean-François Kaux , Naomie Maltais","doi":"10.1016/j.jts.2025.03.011","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.03.011","url":null,"abstract":"<div><div>L’arthrose, fréquente chez les athlètes, diminue la qualité de vie et peut mener à une fin de carrière prématurée. Elle se caractérise par une perte d’intégrité du cartilage, ainsi qu’une activation de cytokines pro-inflammatoires et d’enzymes dégradant la matrice extracellulaire. Le traitement est principalement symptomatique et inclus : approches non pharmacologiques, analgésies, injections intra-articulaires et chirurgies. Les injections sont utilisées pour le soulagement des symptômes mais pourraient avoir un potentiel régénérateur. L’objectif de cette revue est d’explorer si les injections intra-articulaires d’acide hyaluronique (AH), de plasma riche en plaquettes (PRP), de cellules souches mésenchymateuses (CSM), d’exosomes (EXO), de dextrose hypertonique (DH) et de toxine botulinique A (TBA) sont associées à des changements structuraux positifs. L’AH inhibe certaines enzymes qui dégradent le cartilage, mais l’impact sur le cartilage demeure mitigé. Le PRP pourrait avoir un effet chondroprotecteur, mais son effet régénérateur est controversé. Les CSM et les EXO montrent des résultats prometteurs pour la croissance du cartilage, malgré des études contradictoires. Le DH et la TBA ont peu été étudiés dans le traitement de l’arthrose, mais les études sont encourageantes. Les injections intra-articulaires d’AH, de PRP, de CSM, d’EXO, de DH et de TBA semblent induire des effets structuraux positifs et un effet anti-inflammatoire. Bien que les études soient contradictoires quant à leur impact sur le cartilage, elles suggèrent un effet chondroprotecteur, particulièrement le PRP, les CSM et les EXO. Dans le futur, des études avec imagerie plus précises seront nécessaires afin de mieux évaluer l’impact de ces injections sur le cartilage.</div></div><div><div>Osteoarthritis, which is common among athletes, has a negative impact on quality of life and may lead to premature retirement from sports. It is characterized by a loss of articular cartilage integrity, as well as an activation of several pro-inflammatory cytokines and enzymes degrading the extracellular matrix. Treatment is primarily symptomatic and includes non-pharmacological approaches, analgesics, intra-articular injections and ultimately, surgery. Intra-articular infiltrations are used for symptom relief but may have a regenerative potential. The objective of this review is to explore whether intra-articular injections of hyaluronic acid (HA), platelet rich plasma (PRP), mesenchymal stem cells (MSC), exosomes (EXO), hypertonic dextrose (HD), and botulinum toxin A (BTA) are associated with positive structural changes in the joint. HA injections inhibit certain enzymes that degrade cartilage, but the impact on cartilage remains mixed. PRP appears to be chondroprotective, although its regenerative effect is controversial. MSC and EXO show promising results for cartilage growth, despite contradictory studies. HD and BTA have been little studied in the treatment of osteoarthritis, but ","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 2","pages":"Pages 125-135"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144231746","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.03.009
Lisa Peduzzi , Joseph Jacquet , Andrea Fernandez , François Sirveaux
L’instabilité médiale du coude touche les sportifs pratiquant des lancers répétés (tennis, baseball, volleyball). Le ligament collatéral médial (LCM) subit des contraintes excessives, entraînant douleurs, instabilité et lésions articulaires. Le diagnostic repose sur l’examen clinique (tests de stress en valgus) et l’imagerie (IRM, arthroscanner). Le traitement initial est conservateur (repos, rééducation, correction du geste). En cas d’échec, une chirurgie reconstructrice est indiquée. La rééducation postopératoire dure 12 à 18 mois, avec un retour au sport dès un an. Plus de 80 % des athlètes retrouvent leur niveau compétitif après l’intervention.
Medial elbow instability affects athletes engaged in repetitive throwing motions (tennis, baseball, volleyball). The medial collateral ligament (MCL) is subjected to excessive stress, leading to pain, instability, and joint damage. Diagnosis is based on clinical examination (valgus stress tests) and imaging (MRI, CT arthrography). Initial treatment is conservative, including rest, rehabilitation, and correction of technique. If this approach fails, reconstructive surgery is indicated. Postoperative rehabilitation lasts 12 to 18vmonths, with return to sport possible after one year. Over 80% of athletes regain their competitive level following surgery.
{"title":"Instabilité médiale du coude chez le sportif","authors":"Lisa Peduzzi , Joseph Jacquet , Andrea Fernandez , François Sirveaux","doi":"10.1016/j.jts.2025.03.009","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.03.009","url":null,"abstract":"<div><div>L’instabilité médiale du coude touche les sportifs pratiquant des lancers répétés (tennis, baseball, volleyball). Le ligament collatéral médial (LCM) subit des contraintes excessives, entraînant douleurs, instabilité et lésions articulaires. Le diagnostic repose sur l’examen clinique (tests de stress en valgus) et l’imagerie (IRM, arthroscanner). Le traitement initial est conservateur (repos, rééducation, correction du geste). En cas d’échec, une chirurgie reconstructrice est indiquée. La rééducation postopératoire dure 12 à 18 mois, avec un retour au sport dès un an. Plus de 80 % des athlètes retrouvent leur niveau compétitif après l’intervention.</div></div><div><div>Medial elbow instability affects athletes engaged in repetitive throwing motions (tennis, baseball, volleyball). The medial collateral ligament (MCL) is subjected to excessive stress, leading to pain, instability, and joint damage. Diagnosis is based on clinical examination (valgus stress tests) and imaging (MRI, CT arthrography). Initial treatment is conservative, including rest, rehabilitation, and correction of technique. If this approach fails, reconstructive surgery is indicated. Postoperative rehabilitation lasts 12 to 18vmonths, with return to sport possible after one year. Over 80% of athletes regain their competitive level following surgery.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 2","pages":"Pages 142-145"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144231748","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.jts.2023.10.004
B. de Geofroy , A. Ghabi , T. Cucurulo , A. Sbihi , S. Chaouche
<div><h3>Introduction</h3><div>Le traitement des lésions méniscales dégénératives (LMD) a fait l’objet de nombreuses publications récentes. La méniscectomie partielle arthroscopique (MPA) est l’une des procédures orthopédiques les plus pratiquées dans le monde malgré son risque arthrosique connu. Les études récentes ne montrent pas de supériorité de la MPA par rapport au traitement médical. Le concept de préservation méniscale est aujourd’hui validé. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’efficacité de l’infiltration de corticoïdes dans le mur méniscal sous échographie dans les LMD.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons donc réalisé un étude rétrospective monocentrique de 2014 à 2017 sur des patients de plus de 40 ans présentant une LMD chronique symptomatique, sans blocage mécanique, documentée par des radiographies et l’IRM et ayant bénéficié d’une infiltration de corticoïdes sous échographie dans le mur méniscal. L’infiltration était considérée comme efficace quand le patient rapportait une sédation totale/partielle de la douleur et reprise totale/partielle des activités de la vie quotidienne (groupe « bons répondeurs »). Les objectifs secondaires étaient d’évaluer l’efficacité à plus long terme, la survenue d’effets indésirables, la satisfaction globale du patient et enfin les facteurs favorisant la bonne réponse à l’infiltration.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 82 patients ont été analysés, il y avait 38 (46,3 %) hommes et 44 femmes (53,7 %), l’âge moyen était de 59 ans (40–87), l’IMC moyen de 26,3 (18,2–39,2). Au 3<sup>e</sup> mois, 70 patients étaient retrouvés dans le groupe « bons répondeurs » (85,4 %) versus 12 dans le groupe « mauvais répondeurs » (14,6 %). À 21 mois de recul moyen, il y avait 64 « bons répondeurs » (78,1 %) versus 18 « mauvais répondeurs » (21,9 %). Cinquante-huit patients (71 %) étaient satisfaits ou très satisfaits de la prise en charge par infiltration. La douleur initiale, le stade d’arthrose initial et le type de lésion méniscale étaient des facteurs influençant des résultats fonctionnels au dernier recul.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La prise en charge des LMD symptomatiques par l’infiltration de corticoïdes sous échographie dans le mur méniscal était efficace et présentait peu d’effets secondaires. Au regard de nos résultats, ce traitement non chirurgical semble être une bonne option dans l’arsenal thérapeutique pour la prise en charge des LMD.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV, étude rétrospective analytique.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>The treatment of degenerative meniscal lesions (DML) has been the subject of numerous recent publications. Arthroscopic partial meniscectomy (APM) is one of the most commonly performed orthopedic procedures worldwide despite its known osteoarthritic risk. Recent studies do not show superiority of APM compared to medical treatment. The concept of meniscal preservation is now validated.
{"title":"Résultats fonctionnels et morbidité après infiltrations du mur méniscal par corticoïdes sous échographie dans les lésions méniscales dégénératives","authors":"B. de Geofroy , A. Ghabi , T. Cucurulo , A. Sbihi , S. Chaouche","doi":"10.1016/j.jts.2023.10.004","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2023.10.004","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le traitement des lésions méniscales dégénératives (LMD) a fait l’objet de nombreuses publications récentes. La méniscectomie partielle arthroscopique (MPA) est l’une des procédures orthopédiques les plus pratiquées dans le monde malgré son risque arthrosique connu. Les études récentes ne montrent pas de supériorité de la MPA par rapport au traitement médical. Le concept de préservation méniscale est aujourd’hui validé. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’efficacité de l’infiltration de corticoïdes dans le mur méniscal sous échographie dans les LMD.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons donc réalisé un étude rétrospective monocentrique de 2014 à 2017 sur des patients de plus de 40 ans présentant une LMD chronique symptomatique, sans blocage mécanique, documentée par des radiographies et l’IRM et ayant bénéficié d’une infiltration de corticoïdes sous échographie dans le mur méniscal. L’infiltration était considérée comme efficace quand le patient rapportait une sédation totale/partielle de la douleur et reprise totale/partielle des activités de la vie quotidienne (groupe « bons répondeurs »). Les objectifs secondaires étaient d’évaluer l’efficacité à plus long terme, la survenue d’effets indésirables, la satisfaction globale du patient et enfin les facteurs favorisant la bonne réponse à l’infiltration.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 82 patients ont été analysés, il y avait 38 (46,3 %) hommes et 44 femmes (53,7 %), l’âge moyen était de 59 ans (40–87), l’IMC moyen de 26,3 (18,2–39,2). Au 3<sup>e</sup> mois, 70 patients étaient retrouvés dans le groupe « bons répondeurs » (85,4 %) versus 12 dans le groupe « mauvais répondeurs » (14,6 %). À 21 mois de recul moyen, il y avait 64 « bons répondeurs » (78,1 %) versus 18 « mauvais répondeurs » (21,9 %). Cinquante-huit patients (71 %) étaient satisfaits ou très satisfaits de la prise en charge par infiltration. La douleur initiale, le stade d’arthrose initial et le type de lésion méniscale étaient des facteurs influençant des résultats fonctionnels au dernier recul.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La prise en charge des LMD symptomatiques par l’infiltration de corticoïdes sous échographie dans le mur méniscal était efficace et présentait peu d’effets secondaires. Au regard de nos résultats, ce traitement non chirurgical semble être une bonne option dans l’arsenal thérapeutique pour la prise en charge des LMD.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV, étude rétrospective analytique.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>The treatment of degenerative meniscal lesions (DML) has been the subject of numerous recent publications. Arthroscopic partial meniscectomy (APM) is one of the most commonly performed orthopedic procedures worldwide despite its known osteoarthritic risk. Recent studies do not show superiority of APM compared to medical treatment. The concept of meniscal preservation is now validated.","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 1","pages":"Pages 62-70"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"138609171","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.01.001
P. Edouard
<div><div>Les fractures de fatigue sont des pathologies microtraumatiques de l’appareil locomoteur touchant le tissu osseux que l’on rencontre fréquemment en traumatologie du sport. Récemment, il a été souligné que toutes les blessures osseuses de contrainte, terme général traitant des pathologies osseuses microtraumatiques en lien avec une activité représentant une incapacité d’un os, généralement normal, à supporter une charge répétitive entraînant une faiblesse et des douleurs osseuses localisées, n’étaient pas toutes des fractures de fatigue. Dans ce contexte, cet article vise à présenter la nouvelle terminologie proposée des blessures osseuses de contrainte et l’actualité des recommandations concernant la prise en charge diagnostique et thérapeutique des blessures osseuses de contrainte. Les fractures de fatigue/stress (en anglais « stress fractures ») correspondent à des lésions osseuses dues aux contraintes/stress avec une sclérose ou une ligne de fracture visible à la radiographie. Les blessures osseuses de contrainte/stress (en anglais « bone stress injuries ») correspondent à une défaillance focale du tissu osseux due à une charge répétée qui entraîne une douleur localisée et/ou un risque augmenté de fracture osseuse complète due à des charges généralement tolérables. Cette terminologie devrait maintenant être utilisée. Le diagnostic est établi sur la base de l’interrogatoire et de l’examen physique, l’imagerie (IRM) étant utilisée pour confirmer et évaluer la blessure et guider la prise en charge. La prise en charge thérapeutique doit être globale prenant en compte l’ensemble des facteurs de risque physiques, psychiques et sociaux, et guidé par le site de localisation de la blessure, pour permettre un retour au sport doux et progressif en respectant la non-douleur, et en ayant pris en compte l’adaptation de la charge générale et les facteurs de risque de blessures osseuses de contrainte.</div></div><div><div>Stress fractures are micro-traumatic pathologies of the musculoskeletal system affecting bone tissue that are frequently encountered in sports traumatology. Recently, it has been highlighted that not all stress bone injuries, a general term for micro-traumatic bone pathologies related to an activity representing an inability of a generally normal bone to support a repetitive load resulting in weakness and localized bone pain, are stress fractures. In this context, this article aims to present the new proposed terminology of stress bone injuries and the current recommendations regarding the diagnostic and therapeutic management of stress bone injuries. Stress fractures correspond to bone injuries due to stress with sclerosis or a fracture line visible on radiography. Bone stress injuries (BSIs) are focal failure of bone tissue due to repeated loading that results in localized pain and/or an increased risk of complete bone fracture due to generally tolerable loads. This terminology should now be used. Diagnosis is based on history an
疲劳性骨折是一种影响骨骼组织的运动系统微创伤性疾病,在运动创伤学中很常见。近日,据强调,所有应力骨创伤处理microtraumatiques骨骼病症的总称,链接到一个一个骨头无法代表活动,一般在正常承受重复导致虚弱和局部性的骨痛,不是所有的疲劳骨折。在此背景下,本文旨在介绍拟议的骨损伤新术语,以及与骨损伤的诊断和治疗管理有关的最新建议。应力性骨折(英语:Stress - frectures)是指由于应力/应力引起的骨损伤,伴有硬化症或x光片上可见的断层线。骨应力损伤是指由于反复负荷而导致的骨组织局域故障,导致局部疼痛和/或由于一般可忍受的负荷而增加骨折的风险。现在应该使用这个术语。诊断是在询问和身体检查的基础上做出的,成像(MRI)用于确认和评估损伤,并指导治疗。承担治疗必须全面考虑所有的身体、心理和社会风险因素,并遵循本土化的伤口,使网站在甜并逐渐回归体育在遵从non-douleur,并同时考虑到商务总负荷的适应和应力骨受伤的风险因素。在运动创伤学中,应力性骨折是一种影响骨组织的肌肉骨骼系统的微创伤性疾病。最近,人们强调,并非所有的应力性骨损伤都是应力性骨折。应力性骨损伤是一个通用术语,指的是与一项活动有关的微创伤性骨病理,该活动代表着一般正常的骨无法支持重复负荷,导致虚弱和局部骨疼痛。在此背景下,本文旨在介绍新提出的应力性骨损伤术语,以及目前关于应力性骨损伤诊断和治疗管理的建议。骨损伤是一种由硬化症引起的损伤,在x光片上可以看到骨折线。骨应激损伤(BSI)是由于反复负重而导致的骨组织局部性故障,导致局部疼痛和/或由于一般可容忍的负重而增加的完全骨骨折的风险。这个术语现在应该使用了。诊断是基于历史和物理检查,使用成像(MRI)来确认和评估损伤和指导管理。治疗机构应当具备综合管理的过程中,一切物理、心理和社会风险因素,and of the受伤网站一切后果,要塞的体育的温柔逐步and return to a while respecting painlessness;而且,在这个过程中调整负载and risk factors for the general bone压力的伤害。
{"title":"Blessures osseuses de contrainte (« bone stress injuries ») : actualité sur la terminologie et la prise en charge diagnostique et thérapeutique des « fractures de fatigue »","authors":"P. Edouard","doi":"10.1016/j.jts.2025.01.001","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.01.001","url":null,"abstract":"<div><div>Les fractures de fatigue sont des pathologies microtraumatiques de l’appareil locomoteur touchant le tissu osseux que l’on rencontre fréquemment en traumatologie du sport. Récemment, il a été souligné que toutes les blessures osseuses de contrainte, terme général traitant des pathologies osseuses microtraumatiques en lien avec une activité représentant une incapacité d’un os, généralement normal, à supporter une charge répétitive entraînant une faiblesse et des douleurs osseuses localisées, n’étaient pas toutes des fractures de fatigue. Dans ce contexte, cet article vise à présenter la nouvelle terminologie proposée des blessures osseuses de contrainte et l’actualité des recommandations concernant la prise en charge diagnostique et thérapeutique des blessures osseuses de contrainte. Les fractures de fatigue/stress (en anglais « stress fractures ») correspondent à des lésions osseuses dues aux contraintes/stress avec une sclérose ou une ligne de fracture visible à la radiographie. Les blessures osseuses de contrainte/stress (en anglais « bone stress injuries ») correspondent à une défaillance focale du tissu osseux due à une charge répétée qui entraîne une douleur localisée et/ou un risque augmenté de fracture osseuse complète due à des charges généralement tolérables. Cette terminologie devrait maintenant être utilisée. Le diagnostic est établi sur la base de l’interrogatoire et de l’examen physique, l’imagerie (IRM) étant utilisée pour confirmer et évaluer la blessure et guider la prise en charge. La prise en charge thérapeutique doit être globale prenant en compte l’ensemble des facteurs de risque physiques, psychiques et sociaux, et guidé par le site de localisation de la blessure, pour permettre un retour au sport doux et progressif en respectant la non-douleur, et en ayant pris en compte l’adaptation de la charge générale et les facteurs de risque de blessures osseuses de contrainte.</div></div><div><div>Stress fractures are micro-traumatic pathologies of the musculoskeletal system affecting bone tissue that are frequently encountered in sports traumatology. Recently, it has been highlighted that not all stress bone injuries, a general term for micro-traumatic bone pathologies related to an activity representing an inability of a generally normal bone to support a repetitive load resulting in weakness and localized bone pain, are stress fractures. In this context, this article aims to present the new proposed terminology of stress bone injuries and the current recommendations regarding the diagnostic and therapeutic management of stress bone injuries. Stress fractures correspond to bone injuries due to stress with sclerosis or a fracture line visible on radiography. Bone stress injuries (BSIs) are focal failure of bone tissue due to repeated loading that results in localized pain and/or an increased risk of complete bone fracture due to generally tolerable loads. This terminology should now be used. Diagnosis is based on history an","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 1","pages":"Pages 37-42"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143552454","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Pascal Edouard
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Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.jts.2024.12.004
Pascal Edouard
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