Pub Date : 2025-03-01Epub Date: 2024-07-31DOI: 10.1016/j.jts.2024.06.005
J. Parisis , F. Delvaux , J.-F. Kaux , C. Demoulin
<div><h3>Introduction</h3><div>La course à pied est une pratique sportive très populaire. Bien que les recommandations de bonne pratique préconisent les activités physiques en cas de lombalgie, des idées préconçues persistent quant aux risques de la course à pied sur le rachis lombaire.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Cette revue de la littérature a examiné l’épidémiologie et les facteurs de risque de la lombalgie chez les coureurs à pied ainsi que les effets biomécaniques (sur le disque intervertébral) et cliniques (sur le statut algo-fonctionnel des patients souffrant de lombalgie) de la course à pied.</div></div><div><h3>Méthodologie</h3><div>Une revue narrative de la littérature a été réalisée à partir des bases de données MedLine® et Google Scholar.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La prévalence et l’incidence des lombalgies chez les coureurs étaient plus faibles que dans la population générale. Les facteurs de risque de lombalgie incluaient des facteurs intrinsèques (blessure antérieure, moins d’expérience en course à pied) et extrinsèques (absence d’échauffement, présence d’une fatigue). La course à pied semble avoir des effets bénéfiques sur le disque intervertébral engendrant notamment une meilleure hydratation et hypertrophie. Les effets de la course à pied sur la douleur d’un patient lombalgique varient d’une personne à l’autre, une majorité (73 %) décrivant néanmoins l’absence d’exacerbation des symptômes ou une amélioration de ceux-ci.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La course à pied semble offrir des avantages pour la santé du rachis lombaire et le bien-être global, contredisant les idées reçues sur sa nocivité. Des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et explorer davantage les mécanismes sous-jacents à ces bienfaits.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Running is a very popular sport. Although good practice guidelines recommend physical activity in cases of low back pain, preconceived ideas persist as to the risks of running on the lumbar spine.</div></div><div><h3>Objectives</h3><div>This review of the literature examined the epidemiology and risk factors of low back pain in runners, as well as the biomechanical (on the intervertebral disc) and clinical (on the algo-functional status of patients suffering from low back pain) effects of running.</div></div><div><h3>Methodology</h3><div>A narrative review of the literature was carried out using the MedLine® and Google Scholar databases.</div></div><div><h3>Results</h3><div>The prevalence and incidence of low back pain in runners were lower than in the general population. Risk factors for low back pain included intrinsic factors (previous injury, less running experience) and extrinsic factors (lack of warm-up, presence of fatigue). Running appears to have beneficial effects on the intervertebral disc, resulting in better hydration and hypertrophy. The effects of running on the pain of a patient with low back pain varied from
{"title":"Course à pied et lombalgie : revue narrative de la littérature","authors":"J. Parisis , F. Delvaux , J.-F. Kaux , C. Demoulin","doi":"10.1016/j.jts.2024.06.005","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.06.005","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La course à pied est une pratique sportive très populaire. Bien que les recommandations de bonne pratique préconisent les activités physiques en cas de lombalgie, des idées préconçues persistent quant aux risques de la course à pied sur le rachis lombaire.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Cette revue de la littérature a examiné l’épidémiologie et les facteurs de risque de la lombalgie chez les coureurs à pied ainsi que les effets biomécaniques (sur le disque intervertébral) et cliniques (sur le statut algo-fonctionnel des patients souffrant de lombalgie) de la course à pied.</div></div><div><h3>Méthodologie</h3><div>Une revue narrative de la littérature a été réalisée à partir des bases de données MedLine® et Google Scholar.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La prévalence et l’incidence des lombalgies chez les coureurs étaient plus faibles que dans la population générale. Les facteurs de risque de lombalgie incluaient des facteurs intrinsèques (blessure antérieure, moins d’expérience en course à pied) et extrinsèques (absence d’échauffement, présence d’une fatigue). La course à pied semble avoir des effets bénéfiques sur le disque intervertébral engendrant notamment une meilleure hydratation et hypertrophie. Les effets de la course à pied sur la douleur d’un patient lombalgique varient d’une personne à l’autre, une majorité (73 %) décrivant néanmoins l’absence d’exacerbation des symptômes ou une amélioration de ceux-ci.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La course à pied semble offrir des avantages pour la santé du rachis lombaire et le bien-être global, contredisant les idées reçues sur sa nocivité. Des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et explorer davantage les mécanismes sous-jacents à ces bienfaits.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Running is a very popular sport. Although good practice guidelines recommend physical activity in cases of low back pain, preconceived ideas persist as to the risks of running on the lumbar spine.</div></div><div><h3>Objectives</h3><div>This review of the literature examined the epidemiology and risk factors of low back pain in runners, as well as the biomechanical (on the intervertebral disc) and clinical (on the algo-functional status of patients suffering from low back pain) effects of running.</div></div><div><h3>Methodology</h3><div>A narrative review of the literature was carried out using the MedLine® and Google Scholar databases.</div></div><div><h3>Results</h3><div>The prevalence and incidence of low back pain in runners were lower than in the general population. Risk factors for low back pain included intrinsic factors (previous injury, less running experience) and extrinsic factors (lack of warm-up, presence of fatigue). Running appears to have beneficial effects on the intervertebral disc, resulting in better hydration and hypertrophy. The effects of running on the pain of a patient with low back pain varied from ","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 1","pages":"Pages 21-27"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143552542","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01Epub Date: 2024-09-25DOI: 10.1016/j.jts.2024.06.014
C. Eubelen , B. Daenen , P.-J. Bruyère , R. Hanssen , J.-F. Kaux , A.-C. Courtois
Nous avons rapporté un cas de rupture traumatique du tendon grand pectoral chez un gymnaste élite de 20 ans. Les lésions du muscle pectoral sont rares et souvent sous-diagnostiquées. Elles sont retrouvées préférentiellement chez des sportifs soumis à d’importantes contraintes excentriques contre résistance en abduction et rotation externe de l’épaule. L’examen clinique comprend notamment la position de « la prière » qui met en évidence un amincissement du creux axillaire. L’échographie et l’IRM centrée sont les examens de choix. Le traitement chirurgical est préconisé pour les ruptures totales ou subtotales et est recommandé endéans six semaines. Le traitement conservateur est indiqué pour les lésions proximales et du corps musculaire, les déchirures incomplètes et pour les patients âgés. La mobilisation est autorisée passivement à deux semaines, activement à six semaines et contre résistance dès trois mois. La récupération fonctionnelle complète est atteinte à six mois postopératoire.
We reported a case of traumatic rupture of the pectoralis major tendon in a 20-year-old male elite gymnast. Pectoralis injuries are rare and often under-diagnosed. They are most commonly found in athletes subjected to high eccentric stresses against resistance in shoulder abduction and external rotation. Clinical examination includes the “prayer” position, which reveals thinning of the axillary fossa. Ultrasound and focused MRI are the examinations of choice. Surgical treatment is recommended for total or subtotal ruptures, within six weeks. Conservative treatment is indicated for proximal and muscular body lesions, incomplete tears and elderly patients. Passive mobilization is permitted at two weeks, active mobilization at six weeks and against resistance from three months. Full functional recovery is achieved at six months postoperatively.
{"title":"Désinsertion tendineuse du grand pectoral chez un gymnaste élite de 20 ans","authors":"C. Eubelen , B. Daenen , P.-J. Bruyère , R. Hanssen , J.-F. Kaux , A.-C. Courtois","doi":"10.1016/j.jts.2024.06.014","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.06.014","url":null,"abstract":"<div><div>Nous avons rapporté un cas de rupture traumatique du tendon grand pectoral chez un gymnaste élite de 20 ans. Les lésions du muscle pectoral sont rares et souvent sous-diagnostiquées. Elles sont retrouvées préférentiellement chez des sportifs soumis à d’importantes contraintes excentriques contre résistance en abduction et rotation externe de l’épaule. L’examen clinique comprend notamment la position de « la prière » qui met en évidence un amincissement du creux axillaire. L’échographie et l’IRM centrée sont les examens de choix. Le traitement chirurgical est préconisé pour les ruptures totales ou subtotales et est recommandé endéans six semaines. Le traitement conservateur est indiqué pour les lésions proximales et du corps musculaire, les déchirures incomplètes et pour les patients âgés. La mobilisation est autorisée passivement à deux semaines, activement à six semaines et contre résistance dès trois mois. La récupération fonctionnelle complète est atteinte à six mois postopératoire.</div></div><div><div>We reported a case of traumatic rupture of the pectoralis major tendon in a 20-year-old male elite gymnast. Pectoralis injuries are rare and often under-diagnosed. They are most commonly found in athletes subjected to high eccentric stresses against resistance in shoulder abduction and external rotation. Clinical examination includes the “prayer” position, which reveals thinning of the axillary fossa. Ultrasound and focused MRI are the examinations of choice. Surgical treatment is recommended for total or subtotal ruptures, within six weeks. Conservative treatment is indicated for proximal and muscular body lesions, incomplete tears and elderly patients. Passive mobilization is permitted at two weeks, active mobilization at six weeks and against resistance from three months. Full functional recovery is achieved at six months postoperatively.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 1","pages":"Pages 94-99"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143552541","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-12-01Epub Date: 2024-10-18DOI: 10.1016/j.jts.2024.09.009
F. Delvaux , J.-F. Kaux , J.-L. Croisier
Bien que leur efficacité sur la réduction du risque de blessures en sport ait été démontrée, les programmes de prévention des blessures « clé en main », comme par exemple le programme FIFA 11+ for injury prevention, ne sont finalement que très peu utilisés par les acteurs de terrain. Aux yeux de ces derniers, ces programmes sont en effet souvent vus comme ennuyeux, répétitifs, trop peu spécifiques à la discipline sportive pratiquée, trop peu en lien avec les objectifs de performance, chronophages, et/ou peu amusants. Pour optimiser l’adhérence à des programmes préventifs et ainsi espérer une réelle efficacité sur la réduction du risque de blessures en sport, plusieurs pistes de réflexion peuvent être envisagées : associer les sportifs et leurs entraîneurs au développement du programme ; encourager ces intervenants à modifier le programme original afin de les rendre plus adaptés à leur propre contexte de pratique sportive et permettre de varier les exercices ; éduquer les entraîneurs aux stratégies préventives ; adapter la dénomination du programme d’exercices selon une orientation intégrant plutôt la notion de recherche de performance que la notion de prévention de blessures ; veiller au plaisir des sportifs à réaliser les exercices via des situations ludiques et amusantes.
Although they have been shown to be effective in reducing the incidence of sports injuries, “turnkey” injury prevention programmes, such as the FIFA 11+ for injury prevention programmes, are rarely used by end-users (athletes and their coaches). In their eyes, these programmes are often seen as boring, repetitive, not enough specific to the sport in question, not sufficiently linked to performance objectives, time-consuming and/or not much fun. To optimise adherence to preventive programmes and thus hope for real effectiveness in reducing the incidence of injury, a number of points could be considered: involving athletes and their coaches in the development of the programme; encouraging them to modify the original programme to make it more suited to their own sporting context and to vary the exercises; educating trainers about preventive strategies; adapting the name of the exercise programme to focus more on performance than on injury prevention; ensuring that athletes enjoy doing the exercises by using fun and amusing situations.
{"title":"Favoriser l’adhérence aux programmes de prévention lésionnelle : sortir du cadre pour une meilleure efficacité","authors":"F. Delvaux , J.-F. Kaux , J.-L. Croisier","doi":"10.1016/j.jts.2024.09.009","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.09.009","url":null,"abstract":"<div><div>Bien que leur efficacité sur la réduction du risque de blessures en sport ait été démontrée, les programmes de prévention des blessures « clé en main », comme par exemple le programme <em>FIFA 11+ for injury prevention</em>, ne sont finalement que très peu utilisés par les acteurs de terrain. Aux yeux de ces derniers, ces programmes sont en effet souvent vus comme ennuyeux, répétitifs, trop peu spécifiques à la discipline sportive pratiquée, trop peu en lien avec les objectifs de performance, chronophages, et/ou peu amusants. Pour optimiser l’adhérence à des programmes préventifs et ainsi espérer une réelle efficacité sur la réduction du risque de blessures en sport, plusieurs pistes de réflexion peuvent être envisagées : associer les sportifs et leurs entraîneurs au développement du programme ; encourager ces intervenants à modifier le programme original afin de les rendre plus adaptés à leur propre contexte de pratique sportive et permettre de varier les exercices ; éduquer les entraîneurs aux stratégies préventives ; adapter la dénomination du programme d’exercices selon une orientation intégrant plutôt la notion de recherche de performance que la notion de prévention de blessures ; veiller au plaisir des sportifs à réaliser les exercices via des situations ludiques et amusantes.</div></div><div><div>Although they have been shown to be effective in reducing the incidence of sports injuries, “turnkey” injury prevention programmes, such as the <em>FIFA 11+ for injury prevention programmes</em>, are rarely used by end-users (athletes and their coaches). In their eyes, these programmes are often seen as boring, repetitive, not enough specific to the sport in question, not sufficiently linked to performance objectives, time-consuming and/or not much fun. To optimise adherence to preventive programmes and thus hope for real effectiveness in reducing the incidence of injury, a number of points could be considered: involving athletes and their coaches in the development of the programme; encouraging them to modify the original programme to make it more suited to their own sporting context and to vary the exercises; educating trainers about preventive strategies; adapting the name of the exercise programme to focus more on performance than on injury prevention; ensuring that athletes enjoy doing the exercises by using fun and amusing situations.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"41 4","pages":"Pages 395-398"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142698854","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-12-01Epub Date: 2024-10-15DOI: 10.1016/j.jts.2024.09.004
C. Tooth , S. Le Garrec
{"title":"Sébastien Le Garrec : l’aventure humaine d’un médecin généraliste qui s’est mis au service des sportifs","authors":"C. Tooth , S. Le Garrec","doi":"10.1016/j.jts.2024.09.004","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.09.004","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"41 4","pages":"Pages 415-417"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142698852","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-12-01Epub Date: 2024-10-21DOI: 10.1016/j.jts.2024.09.008
S. Le Garrec
À l’occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance) a été choisi par de nombreuses équipes olympiques et paralympiques françaises pour être « Camp de base », afin de préparer cette compétition majeure dans les meilleures conditions possibles. L’Insep est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP), créé en 1975, et placé sous la tutelle du ministère des Sports, des Jeux Olympiques et Paralympiques (https://www.insep.fr/fr). L’Insep est doté d’un pôle médical (https://www.insep.fr/fr/medical) comptant 80 personnes. Il gère un centre de santé orienté vers la médecine du sport et ouvert au public extérieur. Y travaillent médecins, masseurs-kinésithérapeutes, infirmières, podologues, psychologues cliniciens, chirurgiens-dentistes, assistantes dentaires, ainsi que du personnel administratif. Du 8 juillet au 8 septembre 2024, l’accès à l’Insep a été restreint par le décret Grand Évènement pour pouvoir devenir le camp de base des équipes de France. Pour les Jeux Olympiques, 16 fédérations, soit 26 disciplines, ont souhaité venir. Pour les Jeux Paralympiques, 7 fédérations, soit 13 disciplines, se sont également manifestées. Durant cette période, ont été accueillis les athlètes olympiques et paralympiques, les partenaires d’entraînement, ainsi que les staffs médicaux et techniques les encadrant.
On the occasion of the Paris 2024 Olympic and Paralympic Games, INSEP (National Institute of Sport, Expertise and Performance) was chosen by many French Olympic and Paralympic teams to be their “Base Camp” to prepare for this major competition in the best possible conditions. INSEP is a public scientific, cultural and professional institution (EPSCP), created in 1975, and placed under the supervision of the Ministry of Sports, the Olympic and Paralympic Games (https://www.insep.fr/fr). INSEP has a medical center (https://www.insep.fr/fr/medical) with 80 people. It manages a health center focused on sports medicine and open to the public. Doctors, physiotherapists, nurses, podiatrists, clinical psychologists, dental surgeons, dental assistants, as well as administrative staff work there. From July 8 to September 8, 2024, access to INSEP was restricted by the Grand Évènement decree in order to become the base camp for the French teams. For the Olympic Games, 16 federations, or 26 disciplines, wanted to come. For the Paralympic Games, 7 federations, or 13 disciplines, also came forward. During this period, Olympic and Paralympic athletes, training partners, as well as the medical and technical staff supervising them were welcomed.
{"title":"Insep : médicalisation du camp de base des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024","authors":"S. Le Garrec","doi":"10.1016/j.jts.2024.09.008","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.09.008","url":null,"abstract":"<div><div>À l’occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, l’Insep (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance) a été choisi par de nombreuses équipes olympiques et paralympiques françaises pour être « Camp de base », afin de préparer cette compétition majeure dans les meilleures conditions possibles. L’Insep est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP), créé en 1975, et placé sous la tutelle du ministère des Sports, des Jeux Olympiques et Paralympiques (<span><span>https://www.insep.fr/fr</span><svg><path></path></svg></span>). L’Insep est doté d’un pôle médical (<span><span>https://www.insep.fr/fr/medical</span><svg><path></path></svg></span>) comptant 80 personnes. Il gère un centre de santé orienté vers la médecine du sport et ouvert au public extérieur. Y travaillent médecins, masseurs-kinésithérapeutes, infirmières, podologues, psychologues cliniciens, chirurgiens-dentistes, assistantes dentaires, ainsi que du personnel administratif. Du 8 juillet au 8 septembre 2024, l’accès à l’Insep a été restreint par le décret Grand Évènement pour pouvoir devenir le camp de base des équipes de France. Pour les Jeux Olympiques, 16 fédérations, soit 26 disciplines, ont souhaité venir. Pour les Jeux Paralympiques, 7 fédérations, soit 13 disciplines, se sont également manifestées. Durant cette période, ont été accueillis les athlètes olympiques et paralympiques, les partenaires d’entraînement, ainsi que les staffs médicaux et techniques les encadrant.</div></div><div><div>On the occasion of the Paris 2024 Olympic and Paralympic Games, INSEP (National Institute of Sport, Expertise and Performance) was chosen by many French Olympic and Paralympic teams to be their “Base Camp” to prepare for this major competition in the best possible conditions. INSEP is a public scientific, cultural and professional institution (EPSCP), created in 1975, and placed under the supervision of the Ministry of Sports, the Olympic and Paralympic Games (<span><span>https://www.insep.fr/fr</span><svg><path></path></svg></span>). INSEP has a medical center (<span><span>https://www.insep.fr/fr/medical</span><svg><path></path></svg></span>) with 80 people. It manages a health center focused on sports medicine and open to the public. Doctors, physiotherapists, nurses, podiatrists, clinical psychologists, dental surgeons, dental assistants, as well as administrative staff work there. From July 8 to September 8, 2024, access to INSEP was restricted by the Grand Évènement decree in order to become the base camp for the French teams. For the Olympic Games, 16 federations, or 26 disciplines, wanted to come. For the Paralympic Games, 7 federations, or 13 disciplines, also came forward. During this period, Olympic and Paralympic athletes, training partners, as well as the medical and technical staff supervising them were welcomed.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"41 4","pages":"Pages 320-322"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142698975","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-12-01Epub Date: 2024-08-05DOI: 10.1016/j.jts.2024.05.005
C. Tooth , J. Cabri , P. Tscholl , F. Bieuzen , M.-A. Démaret , F. Petrot , P. Edouard
{"title":"Méthodes d’enregistrement et de recueil des données épidémiologiques sur les blessures et les maladies dans le tennis : synthèse ReFORM de la position de consensus du Comité international olympique","authors":"C. Tooth , J. Cabri , P. Tscholl , F. Bieuzen , M.-A. Démaret , F. Petrot , P. Edouard","doi":"10.1016/j.jts.2024.05.005","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.05.005","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"41 4","pages":"Pages 405-408"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142698857","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-12-01Epub Date: 2024-10-21DOI: 10.1016/j.jts.2024.09.010
J. Laffond
Devant le développement croissant de la pratique du volleyball en France, il est intéressant de se pencher sur ses particularités traumatologiques. En effet, ce sport pivot sans contact basé sur une succession de sauts, s’avère être pourvoyeur de traumatismes aigus mais aussi plus souvent chroniques. L’analyse du temps d’indisponibilité de chaque blessure au volleyball conclut à ce que ce sport est relativement peu dangereux (3,8 blessures entraînant un arrêt de sport pour 1000 h de jeu). Les principales études ainsi que nos 11 années d’expérience comme médecin de volleyeurs (amateurs et professionnels) confirment que l’entorse de cheville est la pathologie aiguë la plus fréquente (1/3 des blessures). En revanche, sur le plan chronique, la pathologie microtraumatique la plus fréquente est la tendinopathie patellaire du genou, plus communément appelée « Jumper Knee ». Les douleurs de genou concernent presque un volleyeur sur deux. Certains gestes spécifiques de ce sport comme le service ou l’attaque en suspension entraînent des pathologies rachidiennes chroniques ou des tendinopathies de la coiffe à l’épaule. Enfin, les doigts sont des éléments à protéger, notamment des contacts directs avec le ballon. En conclusion, la prise en compte de cette traumatologie spécifique peut aider les soignants dans leur prise en charge et dans la mise en place de protocoles préventifs.
Faced with the growing development of the practice of volleyball in France, it is interesting to look at its traumatological particularities. This non-contact pivotal sport, based on a succession of jumps, is a source of acute injuries and some more chronic trauma. The analysis of the unavailability time of each volleyball injury concludes that this sport is relatively not dangerous (3.8 timeloss injuries per 1000 h of play). The main studies and our 11 years of experience as doctor for volleyball players and professionals confirm that ankle sprains are the most common acute pathology (1/3 of injuries). On the other hand, for the chronic injuries, the most common microtraumatic pathology is patellar tendinopathy of the knee, more commonly called Jumper Knee. Knee pain affects almost one in two volleyball players. Certain specific actions of this sport, suspensions serve and attack, give chronic spinal pathologies or tendinopathy of the shoulder cuff. Finally, the fingers are elements to be protected, particularly from direct contact with the ball. In conclusion, taking into account these specific injury patterns can help medical staff in their care and in creations of preventive protocols.
{"title":"Les blessures au volleyball : revue de la littérature et 11 ans d’expérience en équipes de France","authors":"J. Laffond","doi":"10.1016/j.jts.2024.09.010","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.09.010","url":null,"abstract":"<div><div>Devant le développement croissant de la pratique du volleyball en France, il est intéressant de se pencher sur ses particularités traumatologiques. En effet, ce sport pivot sans contact basé sur une succession de sauts, s’avère être pourvoyeur de traumatismes aigus mais aussi plus souvent chroniques. L’analyse du temps d’indisponibilité de chaque blessure au volleyball conclut à ce que ce sport est relativement peu dangereux (3,8 blessures entraînant un arrêt de sport pour 1000<!--> <!-->h de jeu). Les principales études ainsi que nos 11 années d’expérience comme médecin de volleyeurs (amateurs et professionnels) confirment que l’entorse de cheville est la pathologie aiguë la plus fréquente (1/3 des blessures). En revanche, sur le plan chronique, la pathologie microtraumatique la plus fréquente est la tendinopathie patellaire du genou, plus communément appelée « Jumper Knee ». Les douleurs de genou concernent presque un volleyeur sur deux. Certains gestes spécifiques de ce sport comme le service ou l’attaque en suspension entraînent des pathologies rachidiennes chroniques ou des tendinopathies de la coiffe à l’épaule. Enfin, les doigts sont des éléments à protéger, notamment des contacts directs avec le ballon. En conclusion, la prise en compte de cette traumatologie spécifique peut aider les soignants dans leur prise en charge et dans la mise en place de protocoles préventifs.</div></div><div><div>Faced with the growing development of the practice of volleyball in France, it is interesting to look at its traumatological particularities. This non-contact pivotal sport, based on a succession of jumps, is a source of acute injuries and some more chronic trauma. The analysis of the unavailability time of each volleyball injury concludes that this sport is relatively not dangerous (3.8 timeloss injuries per 1000<!--> <!-->h of play). The main studies and our 11<!--> <!-->years of experience as doctor for volleyball players and professionals confirm that ankle sprains are the most common acute pathology (1/3 of injuries). On the other hand, for the chronic injuries, the most common microtraumatic pathology is patellar tendinopathy of the knee, more commonly called Jumper Knee. Knee pain affects almost one in two volleyball players. Certain specific actions of this sport, suspensions serve and attack, give chronic spinal pathologies or tendinopathy of the shoulder cuff. Finally, the fingers are elements to be protected, particularly from direct contact with the ball. In conclusion, taking into account these specific injury patterns can help medical staff in their care and in creations of preventive protocols.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"41 4","pages":"Pages 337-342"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142698858","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-12-01Epub Date: 2024-11-06DOI: 10.1016/j.jts.2024.09.015
C. Giroux , P. Edouard , C. Fornasier-Santos , J.-L. Genisson , C. Hanon , B. Luvison , R. Macchi , H. Maciejewski , A. Morales-Artacho , J.-B. Morin , L. Navaro , A. Nordez , G. Rabita , J. Robineau , A. Ruffault , J. Slawinski , G. Guilhem
<div><div>Lors des Jeux Olympiques, la course à vitesse maximale est le geste le plus régulièrement exécuté par les sportif.ve.s, le 100<!--> <!-->m étant considéré comme l’épreuve reine. Cependant, l’atteinte de telles vitesses de course en sprint demande à la fois des qualités physiques extrêmement développées, ainsi qu’un système musculosquelettique robuste, afin de ne pas être trop exposé au risque de blessure. En effet, la blessure musculaire des membres inférieurs, particulièrement sollicités en sprint, est la première cause d’interruption de l’entraînement ou de la compétition sur la scène internationale. Dans ce contexte, la France présente la particularité d’être historiquement performante dans les sports de vitesse et d’être reconnue pour ses travaux de recherche en sciences du sport appliquées à la compréhension de la performance en sprint. Dans ce contexte, le projet FULGUR poursuit trois objectifs principaux : (1) décrire la mécanique du sprint au niveau du centre de masse et des segments articulaires, afin de quantifier la charge d’entraînement spécifique au sprint, à ces échelles, en conditions réelles d’entraînement, voire de compétition (lot de tâche 1) ; (2) déterminer le profil musculosquelettique de chaque athlète de très haut niveau en vue de proposer des programmes d’entraînement « taillés sur-mesure » visant à optimiser l’efficacité de la propulsion en sprint (lot de tâche 2) ; (3) estimer le niveau de risque de blessure et suggérer des stratégies de prévention individualisées basées sur une approche multifactorielle incluant l’environnement (nutrition, sommeil) et le comportement des athlètes (lot de tâche 3). Ces objectifs sont soutenus par des tâches transversales visant à améliorer l’analyse d’imagerie musculosquelettique et du geste sportif à l’aide des techniques d’échographie et de <em>machine learning</em>.</div></div><div><div>At the Olympic Games, maximal speed running is the most frequently performed action by athletes, with the 100<!--> <!-->m being considered the flagship event. However, achieving such sprinting speeds requires not only highly developed physical abilities but also a robust musculoskeletal system to avoid excessive injury risk. Indeed, lower limb muscle injuries, which are heavily solicited during sprinting, are the leading cause of training or competition interruptions on the international stage. France stands out historically for its excellence in speed sports and is recognized for its research in sports science applied to understanding sprint performance. Within this context, the FULGUR project pursues three main objectives: (1) to describe sprint mechanics at the center of mass and joint segment levels, in order to quantify sprint-specific training loads at these scales, under real-world training or even competition conditions (Work Package 1); (2) to determine the musculoskeletal profile of each elite athlete with the aim of offering “tailor-made” training programs to optimize sprint propul
{"title":"Vers une planification individualisée de la charge d’entraînement adaptée aux propriétés musculaires pour réduire l’incidence des blessures en sprint (projet ANR FULGUR)","authors":"C. Giroux , P. Edouard , C. Fornasier-Santos , J.-L. Genisson , C. Hanon , B. Luvison , R. Macchi , H. Maciejewski , A. Morales-Artacho , J.-B. Morin , L. Navaro , A. Nordez , G. Rabita , J. Robineau , A. Ruffault , J. Slawinski , G. Guilhem","doi":"10.1016/j.jts.2024.09.015","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.09.015","url":null,"abstract":"<div><div>Lors des Jeux Olympiques, la course à vitesse maximale est le geste le plus régulièrement exécuté par les sportif.ve.s, le 100<!--> <!-->m étant considéré comme l’épreuve reine. Cependant, l’atteinte de telles vitesses de course en sprint demande à la fois des qualités physiques extrêmement développées, ainsi qu’un système musculosquelettique robuste, afin de ne pas être trop exposé au risque de blessure. En effet, la blessure musculaire des membres inférieurs, particulièrement sollicités en sprint, est la première cause d’interruption de l’entraînement ou de la compétition sur la scène internationale. Dans ce contexte, la France présente la particularité d’être historiquement performante dans les sports de vitesse et d’être reconnue pour ses travaux de recherche en sciences du sport appliquées à la compréhension de la performance en sprint. Dans ce contexte, le projet FULGUR poursuit trois objectifs principaux : (1) décrire la mécanique du sprint au niveau du centre de masse et des segments articulaires, afin de quantifier la charge d’entraînement spécifique au sprint, à ces échelles, en conditions réelles d’entraînement, voire de compétition (lot de tâche 1) ; (2) déterminer le profil musculosquelettique de chaque athlète de très haut niveau en vue de proposer des programmes d’entraînement « taillés sur-mesure » visant à optimiser l’efficacité de la propulsion en sprint (lot de tâche 2) ; (3) estimer le niveau de risque de blessure et suggérer des stratégies de prévention individualisées basées sur une approche multifactorielle incluant l’environnement (nutrition, sommeil) et le comportement des athlètes (lot de tâche 3). Ces objectifs sont soutenus par des tâches transversales visant à améliorer l’analyse d’imagerie musculosquelettique et du geste sportif à l’aide des techniques d’échographie et de <em>machine learning</em>.</div></div><div><div>At the Olympic Games, maximal speed running is the most frequently performed action by athletes, with the 100<!--> <!-->m being considered the flagship event. However, achieving such sprinting speeds requires not only highly developed physical abilities but also a robust musculoskeletal system to avoid excessive injury risk. Indeed, lower limb muscle injuries, which are heavily solicited during sprinting, are the leading cause of training or competition interruptions on the international stage. France stands out historically for its excellence in speed sports and is recognized for its research in sports science applied to understanding sprint performance. Within this context, the FULGUR project pursues three main objectives: (1) to describe sprint mechanics at the center of mass and joint segment levels, in order to quantify sprint-specific training loads at these scales, under real-world training or even competition conditions (Work Package 1); (2) to determine the musculoskeletal profile of each elite athlete with the aim of offering “tailor-made” training programs to optimize sprint propul","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"41 4","pages":"Pages 380-387"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142698859","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}