Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.jts.2024.01.002
R. Mourtialon , B. de Geofroy , R. Rassat , A. Caubère , A. Ghabi , E. Soucany de Landevoisin
Introduction
La stabilisation antérieure dynamique (DAS) est une technique chirurgicale méconnue dans le domaine sportif du fait de la nouveauté de cette technique, et des controverses liées à l’idée de stabiliser l’articulation scapulo-humérale par transfert du tendon du long biceps. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats fonctionnels et le retour au sport chez les patients sportifs présentant une instabilité antérieure de l’épaule ayant bénéficié d’une DAS.
Matériel et méthode
Il s’agissait d’une analyse rétrospective des données recueillies de manière prospective et multicentrique. Quinze patients ayant bénéficié d’une DAS pour une instabilité scapulo-humérale antérieure entre juin 2020 et juin 2022 ont été inclus dans cette étude. Les critères d’inclusion étaient la présence d’au moins une luxation scapulo-humérale antérieure vraie avec perte de substance osseuse glénoïdienne < 20 % et encoche humérale absente ou non engageante. L’évaluation fonctionnelle a été réalisée avec les scores de Constant et de Rowe, ainsi que les amplitudes articulaires au dernier recul. Le taux de récidive a également été analysé.
Résultats
À un an de recul, une amélioration significative du score de Constant de 29,3 points (p < 0,01) et du score de Rowe de 28,2 points (p < 0,01) a été retrouvée comparativement à la période préopératoire. Aucune récidive d’instabilité n’a été rapportée. Trois complications ont été observées chez trois patients différents : une lésion du nerf supra-scapulaire résolutive, une tendinopathie chronique du biceps (> 6 mois) et une capsulite rétractile résolutive. Soixante-sept pour cent des patients ont repris leur activité sportive initiale.
Conclusion
Une amélioration des scores fonctionnels en postopératoire par rapport aux valeurs préopératoires a été retrouvée à la suite d’une stabilisation d’épaule par DAS sans épisode de récidive. Cette technique est une option possible dans les instabilités scapulo-humérales mais nécessite des études comparatives complémentaires pour préciser son indication réelle, comparativement à la réparation de Bankart et la butée coracoïdienne selon Latarjet.
Introduction
Dynamic anterior stabilization (DAS) is a little-known surgical technique in sports, due to its novelty and the controversy surrounding the idea of stabilizing the scapulohumeral joint by transferring the long biceps tendon. The aim of this study was to assess functional results and return to sport in sports patients with anterior shoulder instability who had undergone DAS.
Material and method
This was a retrospective analysis of prospectively collected, multicenter data. Fifteen patients who underwent DAS for anterior scapulohumeral instability between June 2020 and June 20
{"title":"Résultats fonctionnels et retour au sport après stabilisation antérieure dynamique arthroscopique au long biceps dans l’instabilité scapulo-humérale antérieure","authors":"R. Mourtialon , B. de Geofroy , R. Rassat , A. Caubère , A. Ghabi , E. Soucany de Landevoisin","doi":"10.1016/j.jts.2024.01.002","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.01.002","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La stabilisation antérieure dynamique (DAS) est une technique chirurgicale méconnue dans le domaine sportif du fait de la nouveauté de cette technique, et des controverses liées à l’idée de stabiliser l’articulation scapulo-humérale par transfert du tendon du long biceps. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats fonctionnels et le retour au sport chez les patients sportifs présentant une instabilité antérieure de l’épaule ayant bénéficié d’une DAS.</div></div><div><h3>Matériel et méthode</h3><div>Il s’agissait d’une analyse rétrospective des données recueillies de manière prospective et multicentrique. Quinze patients ayant bénéficié d’une DAS pour une instabilité scapulo-humérale antérieure entre juin 2020 et juin 2022 ont été inclus dans cette étude. Les critères d’inclusion étaient la présence d’au moins une luxation scapulo-humérale antérieure vraie avec perte de substance osseuse glénoïdienne<!--> <!--><<!--> <!-->20 % et encoche humérale absente ou non engageante. L’évaluation fonctionnelle a été réalisée avec les scores de Constant et de Rowe, ainsi que les amplitudes articulaires au dernier recul. Le taux de récidive a également été analysé.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>À un an de recul, une amélioration significative du score de Constant de 29,3 points (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) et du score de Rowe de 28,2 points (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) a été retrouvée comparativement à la période préopératoire. Aucune récidive d’instabilité n’a été rapportée. Trois complications ont été observées chez trois patients différents : une lésion du nerf supra-scapulaire résolutive, une tendinopathie chronique du biceps (><!--> <!-->6 mois) et une capsulite rétractile résolutive. Soixante-sept pour cent des patients ont repris leur activité sportive initiale.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Une amélioration des scores fonctionnels en postopératoire par rapport aux valeurs préopératoires a été retrouvée à la suite d’une stabilisation d’épaule par DAS sans épisode de récidive. Cette technique est une option possible dans les instabilités scapulo-humérales mais nécessite des études comparatives complémentaires pour préciser son indication réelle, comparativement à la réparation de Bankart et la butée coracoïdienne selon Latarjet.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Dynamic anterior stabilization (DAS) is a little-known surgical technique in sports, due to its novelty and the controversy surrounding the idea of stabilizing the scapulohumeral joint by transferring the long biceps tendon. The aim of this study was to assess functional results and return to sport in sports patients with anterior shoulder instability who had undergone DAS.</div></div><div><h3>Material and method</h3><div>This was a retrospective analysis of prospectively collected, multicenter data. Fifteen patients who underwent DAS for anterior scapulohumeral instability between June 2020 and June 20","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 1","pages":"Pages 71-78"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"139966245","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.jts.2024.05.002
O.K. Muluem , A. Ateufack , L. Fonkoue , F. Mebouinz , R.J. Nyekel , I. Farikou , D. Handy Eoné
Introduction
L’objectif de ce travail était de rapporter les résultats de la butée osseuse à ciel ouvert selon Bristow-Latarjet dans un environnement où l’arthroscopie est peu développée.
Matériel et méthode
Nous avons réalisé une étude prospective sur trois années sur une série de 20 sportifs présentant une luxation récidivante de l’épaule et opérés par la technique de Bristow-Latarjet à ciel ouvert.
Résultats
Il y avait une prédominance masculine avec un sex-ratio de 4. La prise en charge de la luxation initiale était inadaptée dans 100 % des cas. Le délai moyen de prise en charge des formes récidivantes était de 54,8 mois. Le score ISIS était - supérieur à 6 dans 75 % des cas. La butée était affleurante et sous-équatoriale dans 85 % des cas. Nous avons recensé un seul cas d’infection du site opératoire, un cas de lyse de la butée avec démontage de vis associé. Les scores fonctionnels de Rowe et Constant qui étaient mauvais en préopératoire sont devenus bons à excellents après chirurgie. Nous n’avons enregistré aucune récidive après un recul de 3 ans. Au total, 95 % des patients ont été satisfaits de leur intervention avec un taux de reprise sportive de 80 %.
Conclusion
La technique de Bristow-Latarjet à ciel ouvert reste une méthode efficace de traitement des luxations récidivantes de l’épaule dans les pays en voie de développement où l’arthroscopie est peu développée.
Introduction
The aim of this study was to report on the results of open Bristow-Latarjet bone block surgery in an environment where arthroscopy is underdeveloped.
Material and method
We carried out a prospective study over three years on a series of 20 athletes with recurrent shoulder dislocation who underwent open Bristow-Latarjet surgery.
Results
The patients were predominantly male, with a sex-ratio of 4. Management of the initial dislocation was inadequate in 100% of cases. The mean time to management of recurrent forms was 54.8 months. The ISIS score was greater than 6 in 75% of cases. The bone block was flush and subequatorial in 85% of cases. There was only one case of surgical site infection, and one case of lysis of the bone block with associated disassembly. Rowe and Constant functional scores, which were poor preoperatively, became good to excellent after surgery. There were no recurrences after 3 years. Overall, 95% of patients were satisfied with their operation, with a sports recovery rate of 80%.
Conclusion
The open Bristow-Latarjet technique remains an effective method of treating recurrent shoulder dislocations in developing countries where arthroscopy is underdeveloped.
{"title":"Résultats du traitement des instabilités antérieures récidivantes de l’épaule par la technique de Bristow-Latarjet à ciel ouvert chez les sportifs camerounais","authors":"O.K. Muluem , A. Ateufack , L. Fonkoue , F. Mebouinz , R.J. Nyekel , I. Farikou , D. Handy Eoné","doi":"10.1016/j.jts.2024.05.002","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.05.002","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’objectif de ce travail était de rapporter les résultats de la butée osseuse à ciel ouvert selon Bristow-Latarjet dans un environnement où l’arthroscopie est peu développée.</div></div><div><h3>Matériel et méthode</h3><div>Nous avons réalisé une étude prospective sur trois années sur une série de 20 sportifs présentant une luxation récidivante de l’épaule et opérés par la technique de Bristow-Latarjet à ciel ouvert.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Il y avait une prédominance masculine avec un sex-ratio de 4. La prise en charge de la luxation initiale était inadaptée dans 100 % des cas. Le délai moyen de prise en charge des formes récidivantes était de 54,8 mois. Le score ISIS était - supérieur à 6 dans 75 % des cas. La butée était affleurante et sous-équatoriale dans 85 % des cas. Nous avons recensé un seul cas d’infection du site opératoire, un cas de lyse de la butée avec démontage de vis associé. Les scores fonctionnels de Rowe et Constant qui étaient mauvais en préopératoire sont devenus bons à excellents après chirurgie. Nous n’avons enregistré aucune récidive après un recul de 3 ans. Au total, 95 % des patients ont été satisfaits de leur intervention avec un taux de reprise sportive de 80 %.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La technique de Bristow-Latarjet à ciel ouvert reste une méthode efficace de traitement des luxations récidivantes de l’épaule dans les pays en voie de développement où l’arthroscopie est peu développée.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>The aim of this study was to report on the results of open Bristow-Latarjet bone block surgery in an environment where arthroscopy is underdeveloped.</div></div><div><h3>Material and method</h3><div>We carried out a prospective study over three years on a series of 20 athletes with recurrent shoulder dislocation who underwent open Bristow-Latarjet surgery.</div></div><div><h3>Results</h3><div>The patients were predominantly male, with a sex-ratio of 4. Management of the initial dislocation was inadequate in 100% of cases. The mean time to management of recurrent forms was 54.8 months. The ISIS score was greater than 6 in 75% of cases. The bone block was flush and subequatorial in 85% of cases. There was only one case of surgical site infection, and one case of lysis of the bone block with associated disassembly. Rowe and Constant functional scores, which were poor preoperatively, became good to excellent after surgery. There were no recurrences after 3 years. Overall, 95% of patients were satisfied with their operation, with a sports recovery rate of 80%.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>The open Bristow-Latarjet technique remains an effective method of treating recurrent shoulder dislocations in developing countries where arthroscopy is underdeveloped.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 1","pages":"Pages 79-83"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143552535","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.jts.2024.09.002
C. Rumin , M. Coudurier , A. Courvoisier
La scoliose idiopathique est la déformation orthopédique la plus fréquente de l’enfant, affectant 1 à 6 % de la population générale, majoritairement les filles. Elle est source de souffrance psychologique sur son impact esthétique, de difficultés respiratoires et parfois elle est responsable de douleurs. Cependant, elle est peu explorée dans les services de médecine du sport en France. Après une revue narrative de la littérature sur la scoliose idiopathique, nous avons présenté dans cet article les principaux éléments retrouvés à l’épreuve d’effort en cas de scoliose idiopathique légère, modérée ou sévère. Dans un second temps, dans un objectif de dépister en préopératoire une éventuelle part de déconditionnement musculaire chez des enfants atteints de scoliose idiopathique sévère avec une indication d’arthrodèse, nous avons réalisé des épreuves d’effort chez 6 enfants dans le service. Ces épreuves d’effort retrouvaient effectivement un déconditionnement musculaire et des restrictions ventilatoires permettant d’argumenter l’intérêt de mettre en place, en amont d’une intervention chirurgicale, un programme de préhabilitation.
Background
Idiopathic scoliosis can cause impairment of the respiratory system and cessation of exercise. Traditional pulmonary function tests only examine patients under static conditions. The aim of our study was to investigate the exercise tolerance of children suffering from severe idiopathic scoliosis and propose exercise rehabilitation if needed before surgery.
Methods
Six patients with severe idiopathic scoliosis and formal indication for surgical correction were included from November 2022 to July 2023. These patients underwent full radiographic assessment of deformity, pulmonary function testing, and cardiopulmonary bicycle ergometer testing.
Results
Six female patients with a median age of 16.5 years (range, 11 to 22 years) and median coronal thoracic curvature of 62° (range, 45° to 80°) were included. Two-third of patients had a low breathing reserve at maximal exercise and high respiratory rate, and all of them had a low tidal volume. Half of the patients had significantly reduced exercise capacity. Pulmonary dysfunction and deconditionning were the major contributor to exercise intolerance. The litterature of the last few years is concordant with our results.
Conclusions
Idiopathic scoliosis is an orthopedic disorder that can lead to restrictive pulmonary dysfunction, which reduces the tidal volume and forces patients to accelerate respiratory rate during exercise. Prehabilitation interventions that include exercise, nutrition, and psychosocial components could therefore be applied before surgery to strengthen physiological reserve and enhance functional capacity.
{"title":"La scoliose idiopathique de l’enfant et ses répercussions à l’effort : revue narrative et série de cas cliniques","authors":"C. Rumin , M. Coudurier , A. Courvoisier","doi":"10.1016/j.jts.2024.09.002","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.09.002","url":null,"abstract":"<div><div>La scoliose idiopathique est la déformation orthopédique la plus fréquente de l’enfant, affectant 1 à 6 % de la population générale, majoritairement les filles. Elle est source de souffrance psychologique sur son impact esthétique, de difficultés respiratoires et parfois elle est responsable de douleurs. Cependant, elle est peu explorée dans les services de médecine du sport en France. Après une revue narrative de la littérature sur la scoliose idiopathique, nous avons présenté dans cet article les principaux éléments retrouvés à l’épreuve d’effort en cas de scoliose idiopathique légère, modérée ou sévère. Dans un second temps, dans un objectif de dépister en préopératoire une éventuelle part de déconditionnement musculaire chez des enfants atteints de scoliose idiopathique sévère avec une indication d’arthrodèse, nous avons réalisé des épreuves d’effort chez 6 enfants dans le service. Ces épreuves d’effort retrouvaient effectivement un déconditionnement musculaire et des restrictions ventilatoires permettant d’argumenter l’intérêt de mettre en place, en amont d’une intervention chirurgicale, un programme de préhabilitation.</div></div><div><h3>Background</h3><div>Idiopathic scoliosis can cause impairment of the respiratory system and cessation of exercise. Traditional pulmonary function tests only examine patients under static conditions. The aim of our study was to investigate the exercise tolerance of children suffering from severe idiopathic scoliosis and propose exercise rehabilitation if needed before surgery.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>Six patients with severe idiopathic scoliosis and formal indication for surgical correction were included from November 2022 to July 2023. These patients underwent full radiographic assessment of deformity, pulmonary function testing, and cardiopulmonary bicycle ergometer testing.</div></div><div><h3>Results</h3><div>Six female patients with a median age of 16.5 years (range, 11 to 22 years) and median coronal thoracic curvature of 62° (range, 45° to 80°) were included. Two-third of patients had a low breathing reserve at maximal exercise and high respiratory rate, and all of them had a low tidal volume. Half of the patients had significantly reduced exercise capacity. Pulmonary dysfunction and deconditionning were the major contributor to exercise intolerance. The litterature of the last few years is concordant with our results.</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>Idiopathic scoliosis is an orthopedic disorder that can lead to restrictive pulmonary dysfunction, which reduces the tidal volume and forces patients to accelerate respiratory rate during exercise. Prehabilitation interventions that include exercise, nutrition, and psychosocial components could therefore be applied before surgery to strengthen physiological reserve and enhance functional capacity.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 1","pages":"Pages 28-36"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143552548","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.jts.2024.08.005
L. Regennass , L. Joseph , F. Craighero , C. Jadia , S. Lustig , E. Servien
<div><h3>Objectif</h3><div>Les déchirures méniscales sont considérées comme les blessures orthopédiques les plus courantes. Elles peuvent avoir un impact significatif sur la fonction et prédisposer le genou à une arthrose précoce. Pendant de nombreuses années, l’arthroscopie a été considérée comme le « gold standard » en matière de prise en charge chirurgicale. Cependant, pour les déchirures méniscales chroniques, de nouvelles stratégies thérapeutiques non chirurgicales sont en cours de recherche. À travers cette étude, nous visons à évaluer l’efficacité de l’injection intraméniscale de plasma riche en plaquettes (PRP) sur les déchirures méniscales stables de grade II et III.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Tous les patients ayant subi une injection intraméniscale guidée par échographie pour le traitement d’une pathologie méniscale dans notre centre, entre novembre 2017 et juin 2019, ont été pris en compte pour l’étude. Les patients de plus de 18 ans présentant des lésions méniscales isolées de grade II de Stoller ou de grade III stables ayant maintenu un suivi minimum de deux ans avec une évaluation clinique (score IKDC, échelle visuelle analogique [EVA] de la douleur, amplitudes articulaires) et paraclinique (IRM) ont été inclus.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Trente-six patients étaient finalement éligibles pour l’étude. À 6 mois, le score IKDC moyen était de 71,5<!--> <!-->±<!--> <!-->16,8 [33 ; 97] contre 61,3<!--> <!-->±<!--> <!-->16,8 [31 ; 91] avant injection (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,012). L’EVA moyenne à 6 mois était de 1<!--> <!-->±<!--> <!-->1 [0 ; 5] alors qu’elle était de 6<!--> <!-->±<!--> <!-->1 [2 ; 8] avant injection de PRP (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). La flexion du genou s’est améliorée de 135<!--> <!-->±<!--> <!-->7° [120 ; 145] avant injection vers 140<!--> <!-->±<!--> <!-->6° [125 ; 150] à 6 mois (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0026). Ces observations sont restées stables jusqu’au suivi final. Les IRM ont montré une diminution du grade de la déchirure méniscale dans 5 % des cas et 65 % ont montré une cicatrisation méniscale au dernier recul.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Notre étude a montré que l’injection intraméniscale de PRP guidée par échographie pour les lésions méniscales dégénératives de grade II et III avait non seulement amélioré les scores fonctionnels des patients, notamment l’IKDC et les scores de douleur, mais avait également conduit à l’apparition d’une cicatrisation méniscale à l’IRM. Ces résultats semblent encore plus marqués pour les lésions de grade II. Nous pensons que cette technique peut être proposée en thérapeutique de première intention devant certaines lésions méniscales dégénératives, avant le traitement chirurgical par arthroscopie qui reste un dernier recours utile.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>Niveau III (étude cas-témoins rétrospective).</div></div><div><h3>Objective</h3><div>Meniscal tears are considered the most common orthopedic injurie
{"title":"Injection intraméniscale guidée par échographie de plasma riche en plaquettes (PRP) chez des patients présentant une lésion méniscale chronique stable : amélioration des résultats fonctionnels et signes de cicatrisation en IRM avec un suivi minimum de 2 ans","authors":"L. Regennass , L. Joseph , F. Craighero , C. Jadia , S. Lustig , E. Servien","doi":"10.1016/j.jts.2024.08.005","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.08.005","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Les déchirures méniscales sont considérées comme les blessures orthopédiques les plus courantes. Elles peuvent avoir un impact significatif sur la fonction et prédisposer le genou à une arthrose précoce. Pendant de nombreuses années, l’arthroscopie a été considérée comme le « gold standard » en matière de prise en charge chirurgicale. Cependant, pour les déchirures méniscales chroniques, de nouvelles stratégies thérapeutiques non chirurgicales sont en cours de recherche. À travers cette étude, nous visons à évaluer l’efficacité de l’injection intraméniscale de plasma riche en plaquettes (PRP) sur les déchirures méniscales stables de grade II et III.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Tous les patients ayant subi une injection intraméniscale guidée par échographie pour le traitement d’une pathologie méniscale dans notre centre, entre novembre 2017 et juin 2019, ont été pris en compte pour l’étude. Les patients de plus de 18 ans présentant des lésions méniscales isolées de grade II de Stoller ou de grade III stables ayant maintenu un suivi minimum de deux ans avec une évaluation clinique (score IKDC, échelle visuelle analogique [EVA] de la douleur, amplitudes articulaires) et paraclinique (IRM) ont été inclus.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Trente-six patients étaient finalement éligibles pour l’étude. À 6 mois, le score IKDC moyen était de 71,5<!--> <!-->±<!--> <!-->16,8 [33 ; 97] contre 61,3<!--> <!-->±<!--> <!-->16,8 [31 ; 91] avant injection (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,012). L’EVA moyenne à 6 mois était de 1<!--> <!-->±<!--> <!-->1 [0 ; 5] alors qu’elle était de 6<!--> <!-->±<!--> <!-->1 [2 ; 8] avant injection de PRP (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). La flexion du genou s’est améliorée de 135<!--> <!-->±<!--> <!-->7° [120 ; 145] avant injection vers 140<!--> <!-->±<!--> <!-->6° [125 ; 150] à 6 mois (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0026). Ces observations sont restées stables jusqu’au suivi final. Les IRM ont montré une diminution du grade de la déchirure méniscale dans 5 % des cas et 65 % ont montré une cicatrisation méniscale au dernier recul.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Notre étude a montré que l’injection intraméniscale de PRP guidée par échographie pour les lésions méniscales dégénératives de grade II et III avait non seulement amélioré les scores fonctionnels des patients, notamment l’IKDC et les scores de douleur, mais avait également conduit à l’apparition d’une cicatrisation méniscale à l’IRM. Ces résultats semblent encore plus marqués pour les lésions de grade II. Nous pensons que cette technique peut être proposée en thérapeutique de première intention devant certaines lésions méniscales dégénératives, avant le traitement chirurgical par arthroscopie qui reste un dernier recours utile.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>Niveau III (étude cas-témoins rétrospective).</div></div><div><h3>Objective</h3><div>Meniscal tears are considered the most common orthopedic injurie","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 1","pages":"Pages 43-50"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143552549","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.jts.2025.01.002
Lior Laver , Giuseppe Filardo , Mikel Sanchez , Jeremy Magalon , Thomas Tischer , Ferran Abat , Ricardo Bastos , Ramon Cugat , Michael Iosifidis , Baris Kocaoglu , Elizaveta Kon , Rodica Marinescu , Marko Ostojic , Philippe Beaufils , Laura de Girolamo , Groupe ESSKA-ORBIT
<div><h3>Objectifs</h3><div>L’objectif du consensus European Society of Sports Traumatology, Knee Surgery and Arthroscopy (ESSKA) est de fournir des recommandations basées sur des preuves et des avis d’experts pour améliorer les indications, la prise de décision et les aspects liés à l’administration lors de l’utilisation de produits orthobiologiques dérivés du sang (pour des raisons de simplicité, indiqué comme le plasma riche en plaquettes (PRP, le PRP étant le produit le plus courant) pour la prise en charge de l’arthrose du genou.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Des cliniciens et scientifiques experts européens de premier plan ont été répartis en un groupe de pilotage, un groupe d’évaluation et un groupe d’examen par des pairs. Le groupe de pilotage a préparé 28 ensembles de questions-énoncés divisés en trois sections : justification et indications du PRP, préparation et caractérisation du PRP et protocole du PRP. La qualité des déclarations a reçu des notes de recommandation allant de A (soutien scientifique de haut niveau) à B (présomption scientifique), C (soutien scientifique de faible niveau) ou D (avis d’experts). L’ensemble de questions et d’énoncés a ensuite été évalué par le groupe d’évaluation et les énoncés ont été notés de 1 à 9 en fonction de leur degré d’accord avec les énoncés produits par le groupe de pilotage. Une fois qu’un consensus général a été atteint entre les groupes de pilotage et d’évaluation, le document a été soumis au groupe d’examen par les pairs qui a évalué l’adaptabilité géographique et a approuvé le document. Une dernière réunion conjointe de tous les membres du consensus a eu lieu pour aboutir au document officiel.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’analyse de la littérature sur l’utilisation de produits dérivés du sang pour le traitement de l’arthrose du genou a révélé que 9 des 28 questions/affirmations bénéficiaient du soutien d’experts de haut niveau, tandis que les 19 autres étaient soutenues par une qualité scientifique moyenne à faible. Trois des 28 recommandations étaient des recommandations de grade A : (1) il existe suffisamment de preuves précliniques et cliniques pour soutenir l’utilisation du PRP dans l’arthrose du genou. Cette recommandation a été jugée appropriée avec un fort consensus (moyenne : 8) ; (2) des preuves cliniques ont montré l’efficacité du PRP chez les patients souffrant d’arthrose du genou légère à modérée (KL ≤ 3). Cette recommandation a été jugée appropriée avec un fort consensus (moyenne : 8,1) et (3) il a été démontré que les injections de PRP produisent un effet plus long par rapport à l’effet à court terme des injections de corticoïdes. Elles semblent également offrir un profil d’utilisation plus sûr avec moins de complications. Cette recommandation a été jugée appropriée avec un consensus très fort (moyenne : 8,7). Six énoncés étaient des recommandations de grade B, 7 de grade C et 12 de grade D. Le score moyen était de 8,2<!--> <!-->±<!--> <!-->0,3.</div></di
{"title":"Utilisation de produits orthobiologiques injectables pour l’arthrose du genou : un consensus européen ESSKA-ORBIT. Partie 1 – produits dérivés du sang (plasma riche en plaquettes)","authors":"Lior Laver , Giuseppe Filardo , Mikel Sanchez , Jeremy Magalon , Thomas Tischer , Ferran Abat , Ricardo Bastos , Ramon Cugat , Michael Iosifidis , Baris Kocaoglu , Elizaveta Kon , Rodica Marinescu , Marko Ostojic , Philippe Beaufils , Laura de Girolamo , Groupe ESSKA-ORBIT","doi":"10.1016/j.jts.2025.01.002","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2025.01.002","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectifs</h3><div>L’objectif du consensus European Society of Sports Traumatology, Knee Surgery and Arthroscopy (ESSKA) est de fournir des recommandations basées sur des preuves et des avis d’experts pour améliorer les indications, la prise de décision et les aspects liés à l’administration lors de l’utilisation de produits orthobiologiques dérivés du sang (pour des raisons de simplicité, indiqué comme le plasma riche en plaquettes (PRP, le PRP étant le produit le plus courant) pour la prise en charge de l’arthrose du genou.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Des cliniciens et scientifiques experts européens de premier plan ont été répartis en un groupe de pilotage, un groupe d’évaluation et un groupe d’examen par des pairs. Le groupe de pilotage a préparé 28 ensembles de questions-énoncés divisés en trois sections : justification et indications du PRP, préparation et caractérisation du PRP et protocole du PRP. La qualité des déclarations a reçu des notes de recommandation allant de A (soutien scientifique de haut niveau) à B (présomption scientifique), C (soutien scientifique de faible niveau) ou D (avis d’experts). L’ensemble de questions et d’énoncés a ensuite été évalué par le groupe d’évaluation et les énoncés ont été notés de 1 à 9 en fonction de leur degré d’accord avec les énoncés produits par le groupe de pilotage. Une fois qu’un consensus général a été atteint entre les groupes de pilotage et d’évaluation, le document a été soumis au groupe d’examen par les pairs qui a évalué l’adaptabilité géographique et a approuvé le document. Une dernière réunion conjointe de tous les membres du consensus a eu lieu pour aboutir au document officiel.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’analyse de la littérature sur l’utilisation de produits dérivés du sang pour le traitement de l’arthrose du genou a révélé que 9 des 28 questions/affirmations bénéficiaient du soutien d’experts de haut niveau, tandis que les 19 autres étaient soutenues par une qualité scientifique moyenne à faible. Trois des 28 recommandations étaient des recommandations de grade A : (1) il existe suffisamment de preuves précliniques et cliniques pour soutenir l’utilisation du PRP dans l’arthrose du genou. Cette recommandation a été jugée appropriée avec un fort consensus (moyenne : 8) ; (2) des preuves cliniques ont montré l’efficacité du PRP chez les patients souffrant d’arthrose du genou légère à modérée (KL ≤ 3). Cette recommandation a été jugée appropriée avec un fort consensus (moyenne : 8,1) et (3) il a été démontré que les injections de PRP produisent un effet plus long par rapport à l’effet à court terme des injections de corticoïdes. Elles semblent également offrir un profil d’utilisation plus sûr avec moins de complications. Cette recommandation a été jugée appropriée avec un consensus très fort (moyenne : 8,7). Six énoncés étaient des recommandations de grade B, 7 de grade C et 12 de grade D. Le score moyen était de 8,2<!--> <!-->±<!--> <!-->0,3.</div></di","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 1","pages":"Pages 7-20"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143552534","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/S0762-915X(25)00013-0
{"title":"Calendrier des congres","authors":"","doi":"10.1016/S0762-915X(25)00013-0","DOIUrl":"10.1016/S0762-915X(25)00013-0","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 1","pages":"Page 117"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143552539","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.jts.2024.11.002
A. Bargoin , M. Lafont , C. Lambert , M. Abbot
<div><h3>Contexte</h3><div>Dans la société actuelle, l’arthrose représente un problème majeur de santé publique concernant un patient sur dix, avec une localisation fréquente au genou, et pouvant induire une limitation importante dans la pratique sportive. Au cours des dernières années, de nombreux traitements conservateurs ont donc rejoint l’arsenal thérapeutique, tels que les injections intra-articulaires d’acide hyaluronique ou de plasma riche en plaquettes (PRP). L’objectif de cette étude était donc de comparer l’efficacité du PRP et de l’acide hyaluronique sous la forme d’une injection intra-articulaire unique au niveau du genou, dans la chondropathie et la méniscopathie, sur les douleurs et la fonction, à distance de l’injection.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Cette étude prospective non interventionnelle, réalisée de juin 2021 à mai 2022, visait à comparer l’efficacité de l’injection intra-articulaire d’acide hyaluronique et du PRP sous la forme d’une injection unique. Les critères de jugement choisis étaient l’évaluation de la douleur par échelle numérique et l’évaluation du retentissement fonctionnel par questionnaire Knee injury and Osteoarthritis Outcome Score (KOOS), recueillies à un, trois et six mois de l’injection.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 36 patients souffrant d’une chondropathie ont pu être inclus dans cette étude, dont 19 avaient bénéficié d’une injection de PRP et 17 d’une injection d’acide hyaluronique. Une diminution statistiquement significative de la douleur et de la qualité de vie à trois et six mois post-injection était constatée, quel que soit le traitement réalisé. La comparaison des thérapeutiques retrouvait uniquement une diminution plus importante de la douleur à six mois post-injection avec l’acide hyaluronique plutôt qu’avec le PRP.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’acide hyaluronique et le PRP semblent actuellement être des thérapeutiques intéressantes dans la prise en charge conservatrice de la gonarthrose. Des études plus approfondies pourraient néanmoins permettre de préciser davantage l’efficacité de ces traitements et de les comparer de manière pertinente.</div></div><div><h3>Background</h3><div>In today's society, osteoarthritis (OA) is a major public health problem, affecting one in ten patients, often affecting the knee, and can significantly restrict sporting activities. In recent years, a number of conservative treatments have been added to the therapeutic arsenal, such as intra-articular injections of hyaluronic acid or platelet-rich plasma (PRP). The aim of this study was therefore to compare the effectiveness of PRP and hyaluronic acid in the form of a single intra-articular injection at the knee, in chondropathy and meniscopathy, on pain and function, at a distance from the injection.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>This non-interventional study, conducted from June 2021 to May 2022, aimed to prospectively compare the efficacy of hyaluronic acid and PRP in
{"title":"Injection intra-articulaire de plasma riche en plaquettes versus injection intra-articulaire d’acide hyaluronique dans la gonarthrose et les pathologies méniscales : étude prospective incluant 36 patients sur 11 mois","authors":"A. Bargoin , M. Lafont , C. Lambert , M. Abbot","doi":"10.1016/j.jts.2024.11.002","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.11.002","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>Dans la société actuelle, l’arthrose représente un problème majeur de santé publique concernant un patient sur dix, avec une localisation fréquente au genou, et pouvant induire une limitation importante dans la pratique sportive. Au cours des dernières années, de nombreux traitements conservateurs ont donc rejoint l’arsenal thérapeutique, tels que les injections intra-articulaires d’acide hyaluronique ou de plasma riche en plaquettes (PRP). L’objectif de cette étude était donc de comparer l’efficacité du PRP et de l’acide hyaluronique sous la forme d’une injection intra-articulaire unique au niveau du genou, dans la chondropathie et la méniscopathie, sur les douleurs et la fonction, à distance de l’injection.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Cette étude prospective non interventionnelle, réalisée de juin 2021 à mai 2022, visait à comparer l’efficacité de l’injection intra-articulaire d’acide hyaluronique et du PRP sous la forme d’une injection unique. Les critères de jugement choisis étaient l’évaluation de la douleur par échelle numérique et l’évaluation du retentissement fonctionnel par questionnaire Knee injury and Osteoarthritis Outcome Score (KOOS), recueillies à un, trois et six mois de l’injection.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 36 patients souffrant d’une chondropathie ont pu être inclus dans cette étude, dont 19 avaient bénéficié d’une injection de PRP et 17 d’une injection d’acide hyaluronique. Une diminution statistiquement significative de la douleur et de la qualité de vie à trois et six mois post-injection était constatée, quel que soit le traitement réalisé. La comparaison des thérapeutiques retrouvait uniquement une diminution plus importante de la douleur à six mois post-injection avec l’acide hyaluronique plutôt qu’avec le PRP.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’acide hyaluronique et le PRP semblent actuellement être des thérapeutiques intéressantes dans la prise en charge conservatrice de la gonarthrose. Des études plus approfondies pourraient néanmoins permettre de préciser davantage l’efficacité de ces traitements et de les comparer de manière pertinente.</div></div><div><h3>Background</h3><div>In today's society, osteoarthritis (OA) is a major public health problem, affecting one in ten patients, often affecting the knee, and can significantly restrict sporting activities. In recent years, a number of conservative treatments have been added to the therapeutic arsenal, such as intra-articular injections of hyaluronic acid or platelet-rich plasma (PRP). The aim of this study was therefore to compare the effectiveness of PRP and hyaluronic acid in the form of a single intra-articular injection at the knee, in chondropathy and meniscopathy, on pain and function, at a distance from the injection.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>This non-interventional study, conducted from June 2021 to May 2022, aimed to prospectively compare the efficacy of hyaluronic acid and PRP in ","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 1","pages":"Pages 51-61"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143548412","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.jts.2024.10.005
J. Pruvost , C. Vanbrugghe
Nous présentons ici le cas d’un jeune athlète qui aura fait les « frais » de cet examen du canal inguinal non ou imparfaitement réalisé, et qui peut être à l’origine d’une errance diagnostique, voire d’un défaut de prise en charge si le patient n’est pas confié rapidement à un médecin spécialisé dans le domaine, voire à un chirurgien viscéral spécialisé dans la prise en charge de ce type de pathologie. Il s’agit d’un patient, grand espoir du demi-fond français. Sa saison estivale 2022 est perturbée par des douleurs à l’aine gauche et des irradiations diffuses qu’il localise à l’hémi-bassin gauche, à la racine de la cuisse et aux adducteurs gauches. Après une prise en charge rééducative et deux infiltrations intra-articulaires de corticoïdes dans la symphyse pubienne, les douleurs pubiennes sont toujours présentes. Un examen clinique plus détaillé de la région inguinale permet de préciser le diagnostic et d’orienter les choix thérapeutiques. Ce cas clinique illustre une situation malheureusement bien trop fréquente en médecine du sport. L’errance diagnostique à laquelle cet athlète a été confrontée est le reflet d’un examen clinique souvent insuffisant par pudeur ou par méconnaissance.
We present here the case of a young athlete who will have borne the “cost” of this examination of the inguinal canal not or imperfectly carried out, and which may be the cause of diagnostic error or even a lack of treatment if the patient is not quickly entrusted to a doctor specialized in the field or even to a visceral surgeon specialized in the management of this type of pathology. This is a patient great hope of the French middle distance. His 2022 summer season is disrupted by pain in the left groin and diffuse radiation, which is localized in the left hemi-pelvis, at the root of the thigh and in the left adductors. After rehabilitative treatment and two intra-articular infiltrations of corticosteroids into the pubic symphysis, pubic pain is still present. A more detailed clinical examination of the inguinal region helps clarify the diagnosis and guide therapeutic choices. This clinical case illustrates a situation that is unfortunately all too common in sports medicine. The diagnostic wandering that this athlete faced reflects a clinical examination that is often insufficient due to modesty or lack of knowledge.
{"title":"L’examen clinique du canal inguinal : pierre angulaire dans la prise en charge de la pubalgie pariétale","authors":"J. Pruvost , C. Vanbrugghe","doi":"10.1016/j.jts.2024.10.005","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.10.005","url":null,"abstract":"<div><div>Nous présentons ici le cas d’un jeune athlète qui aura fait les « frais » de cet examen du canal inguinal non ou imparfaitement réalisé, et qui peut être à l’origine d’une errance diagnostique, voire d’un défaut de prise en charge si le patient n’est pas confié rapidement à un médecin spécialisé dans le domaine, voire à un chirurgien viscéral spécialisé dans la prise en charge de ce type de pathologie. Il s’agit d’un patient, grand espoir du demi-fond français. Sa saison estivale 2022 est perturbée par des douleurs à l’aine gauche et des irradiations diffuses qu’il localise à l’hémi-bassin gauche, à la racine de la cuisse et aux adducteurs gauches. Après une prise en charge rééducative et deux infiltrations intra-articulaires de corticoïdes dans la symphyse pubienne, les douleurs pubiennes sont toujours présentes. Un examen clinique plus détaillé de la région inguinale permet de préciser le diagnostic et d’orienter les choix thérapeutiques. Ce cas clinique illustre une situation malheureusement bien trop fréquente en médecine du sport. L’errance diagnostique à laquelle cet athlète a été confrontée est le reflet d’un examen clinique souvent insuffisant par pudeur ou par méconnaissance.</div></div><div><div>We present here the case of a young athlete who will have borne the “cost” of this examination of the inguinal canal not or imperfectly carried out, and which may be the cause of diagnostic error or even a lack of treatment if the patient is not quickly entrusted to a doctor specialized in the field or even to a visceral surgeon specialized in the management of this type of pathology. This is a patient great hope of the French middle distance. His 2022 summer season is disrupted by pain in the left groin and diffuse radiation, which is localized in the left hemi-pelvis, at the root of the thigh and in the left adductors. After rehabilitative treatment and two intra-articular infiltrations of corticosteroids into the pubic symphysis, pubic pain is still present. A more detailed clinical examination of the inguinal region helps clarify the diagnosis and guide therapeutic choices. This clinical case illustrates a situation that is unfortunately all too common in sports medicine. The diagnostic wandering that this athlete faced reflects a clinical examination that is often insufficient due to modesty or lack of knowledge.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 1","pages":"Pages 100-105"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143552536","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.jts.2024.02.003
O. Eladaoui, Y. Sbihi, M. Laffani, O. Fadili, Y. Elandaloussi, A.R. Haddoun, D. Benouna, M. Fadili
Cet article met en évidence la rareté des fractures-luxations combinées du membre supérieur liées à des accidents de sport, en exposant le cas exceptionnel d’un skateur ayant développé une combinaison inhabituelle de fracture-luxation périlunaire, de fracture diaphysaire du radius, et d’une entorse du ligament latéral interne du coude. Malgré une évolution favorable, cette situation a conduit le patient à mettre fin à la pratique de son sport préféré. Cette rareté, couplée au contexte sportif, souligne la complexité de la prise en charge médicale de telles situations, mettant en relief la nécessité d’une approche multidisciplinaire.
This article highlights the rarity of combined fractures and dislocations of the upper limb related to sports accidents, presenting the exceptional case of a skateboarder who developed an unusual combination of perilunate fracture-dislocation, diaphyseal fracture of the radius, and an elbow medial collateral ligament sprain. Despite a favorable outcome, this situation led the patient to end his engagement in his favorite sport. This rarity, coupled with the sports context, emphasizes the complexity of the medical management of such situations, underscoring the necessity of a multidisciplinary approach.
{"title":"Observation rare d’une triple lésion du membre supérieur chez un skateur : fracture-luxation périlunaire, fracture diaphysaire du radius, et entorse du ligament latéral interne du coude","authors":"O. Eladaoui, Y. Sbihi, M. Laffani, O. Fadili, Y. Elandaloussi, A.R. Haddoun, D. Benouna, M. Fadili","doi":"10.1016/j.jts.2024.02.003","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.02.003","url":null,"abstract":"<div><div>Cet article met en évidence la rareté des fractures-luxations combinées du membre supérieur liées à des accidents de sport, en exposant le cas exceptionnel d’un skateur ayant développé une combinaison inhabituelle de fracture-luxation périlunaire, de fracture diaphysaire du radius, et d’une entorse du ligament latéral interne du coude. Malgré une évolution favorable, cette situation a conduit le patient à mettre fin à la pratique de son sport préféré. Cette rareté, couplée au contexte sportif, souligne la complexité de la prise en charge médicale de telles situations, mettant en relief la nécessité d’une approche multidisciplinaire.</div></div><div><div>This article highlights the rarity of combined fractures and dislocations of the upper limb related to sports accidents, presenting the exceptional case of a skateboarder who developed an unusual combination of perilunate fracture-dislocation, diaphyseal fracture of the radius, and an elbow medial collateral ligament sprain. Despite a favorable outcome, this situation led the patient to end his engagement in his favorite sport. This rarity, coupled with the sports context, emphasizes the complexity of the medical management of such situations, underscoring the necessity of a multidisciplinary approach.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 1","pages":"Pages 88-93"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"140277431","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.jts.2024.05.004
S. Comes , O. Camus
Un militaire, âgé de 51 ans, participe à un challenge multisport (natation, parcours d’obstacles, port de charges lourdes). Sur une épreuve, il s’est violemment réceptionné sur le thorax. Le traumatisme a déclenché une douleur thoracique inhibant fortement sa respiration de sorte que le patient n’a pas pu continuer l’activité. Les symptômes ne cédant pas, il s’est présenté au service médical trois heures après le début de l’épisode. Il rapportait une asthénie persistante depuis le traumatisme associée à des palpitations. Le tracé ECG retrouvait un flutter auriculaire commun bien toléré sans anomalie de la repolarisation. Le patient présentait également des fractures costales bilatérales. Après avis du cardiologue, le patient est resté sous surveillance. Il est passé spontanément en ACFA 1 h 30 plus tard, qui s’est réduite spontanément à 6 h 30 du traumatisme. Ce cas clinique mêle la traumatologie du sport et la cardiologie. Il rappelle que la prise en charge du patient doit être globale, et que derrière/autour de l’appareil musculosquelettique il y a d’autres structures qui peuvent aussi être lésées. Il est donc le reflet de nos prises en charge de terrain où le sportif est à évaluer dans sa globalité.
A 51-year-old soldier participated at a multisport challenge (swimming, obstacle courses, carrying heavy loads). He landed violently on the chest. The trauma triggered chest pain that severely inhibited his breathing so that the patient was unable to continue the activity. The symptoms did not subside, he presented himself to the medical service three hours after the start of the episode. He reported persistent asthenia since the accident and palpitations. The ECG tracing revealed a well-tolerated common atrial flutter without repolarization abnormality. The patient also had bilateral rib fractures. After advice from the HIA Percy on-call cardiologist, the patient was monitored at the camp's French medical center. It spontaneously passed into ACFA an hour and a half later and subsided spontaneously at H+6:30. The biological assessment on admission was normal but that carried out on day 1 showed a decrease in hemoglobin. The injected thoraco-abdominal scan did not reveal any bleeding. This clinical case combines sports traumatology and cardiology. He reminds that the patient's care must be global, and that behind/around the musculoskeletal system there are other structures which can also be injured. It is therefore a reflection of our field support where the athlete must be evaluated as a whole.
{"title":"La contusion myocardique, une entité à ne pas négliger lors de tout traumatisme thoracique. À propos d’un cas","authors":"S. Comes , O. Camus","doi":"10.1016/j.jts.2024.05.004","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.05.004","url":null,"abstract":"<div><div>Un militaire, âgé de 51 ans, participe à un challenge multisport (natation, parcours d’obstacles, port de charges lourdes). Sur une épreuve, il s’est violemment réceptionné sur le thorax. Le traumatisme a déclenché une douleur thoracique inhibant fortement sa respiration de sorte que le patient n’a pas pu continuer l’activité. Les symptômes ne cédant pas, il s’est présenté au service médical trois heures après le début de l’épisode. Il rapportait une asthénie persistante depuis le traumatisme associée à des palpitations. Le tracé ECG retrouvait un flutter auriculaire commun bien toléré sans anomalie de la repolarisation. Le patient présentait également des fractures costales bilatérales. Après avis du cardiologue, le patient est resté sous surveillance. Il est passé spontanément en ACFA 1<!--> <!-->h<!--> <!-->30 plus tard, qui s’est réduite spontanément à 6<!--> <!-->h<!--> <!-->30 du traumatisme. Ce cas clinique mêle la traumatologie du sport et la cardiologie. Il rappelle que la prise en charge du patient doit être globale, et que derrière/autour de l’appareil musculosquelettique il y a d’autres structures qui peuvent aussi être lésées. Il est donc le reflet de nos prises en charge de terrain où le sportif est à évaluer dans sa globalité.</div></div><div><div>A 51-year-old soldier participated at a multisport challenge (swimming, obstacle courses, carrying heavy loads). He landed violently on the chest. The trauma triggered chest pain that severely inhibited his breathing so that the patient was unable to continue the activity. The symptoms did not subside, he presented himself to the medical service three hours after the start of the episode. He reported persistent asthenia since the accident and palpitations. The ECG tracing revealed a well-tolerated common atrial flutter without repolarization abnormality. The patient also had bilateral rib fractures. After advice from the HIA Percy on-call cardiologist, the patient was monitored at the camp's French medical center. It spontaneously passed into ACFA an hour and a half later and subsided spontaneously at H+6:30. The biological assessment on admission was normal but that carried out on day 1 showed a decrease in hemoglobin. The injected thoraco-abdominal scan did not reveal any bleeding. This clinical case combines sports traumatology and cardiology. He reminds that the patient's care must be global, and that behind/around the musculoskeletal system there are other structures which can also be injured. It is therefore a reflection of our field support where the athlete must be evaluated as a whole.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 1","pages":"Pages 84-87"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143552540","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}