Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.mednuc.2025.01.164
L. Djaileb , F. Andrea , I.I. Rauscher , W.P. Fendler , B. Hadaschik , K. Herrmann , L.B. Solnes , M.R. Benz , E. Matthias , A. Gafita
Introduction
To investigate the prognostic value of changes in tumor uptake on PSMA-PET/CT during [177Lu]Lu-PSMA (Lu-PSMA) radioligand therapy in metastatic castration-resistant prostate cancer.
Method
This multicenter retrospective study included men who received Lu-PSMA between 2014 and 2019. PSMA PET/CT images performed at baseline and after 2 cycles were evaluated by nuclear medicine specialists for changes in tumor SUVmax at a region-based level and occurrence of new lesions (NL). Whole-body tumor SUVmax, SUVmean, and total tumor volume (ΔTTV) were calculated using qPSMA software. Region-based analysis was stratified as bone, lymph node and visceral disease. Primary outcomes were the associations of ΔSUVmax, ΔSUVmean, ΔTTV, and NL with PSA progression-free survival (PSA-PFS) and overall survival (OS).
Results
124 men (median age, 73 years [IQR, 67–76 years]) were included. ΔTTV and NL were significantly associated with PSA-PFS (P < 0.001) and OS (P < 0.001). In patient-based analysis, ΔSUVmax and ΔSUVmean,were not associated with outcome. In region-based analysis, only ΔSUVmax in visceral lesion was significantly associated with PSA-PFS (P = 0.007) but not with OS.
Conclusion
ΔTTV and NL provide significant prognostic value and should be considered when evaluating treatment response. In contrast, changes in tumor uptake on interim PSMA-PET imaging during 177Lu-PSMA radioligand therapy were not associated with survival outcome.
{"title":"Clinical impact of changes in tumor uptake on PSMA-PET/CT during [177Lu]Lu-PSMA in metastatic castration-resistant prostate cancer","authors":"L. Djaileb , F. Andrea , I.I. Rauscher , W.P. Fendler , B. Hadaschik , K. Herrmann , L.B. Solnes , M.R. Benz , E. Matthias , A. Gafita","doi":"10.1016/j.mednuc.2025.01.164","DOIUrl":"10.1016/j.mednuc.2025.01.164","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>To investigate the prognostic value of changes in tumor uptake on PSMA-PET/CT during [177Lu]Lu-PSMA (Lu-PSMA) radioligand therapy in metastatic castration-resistant prostate cancer.</div></div><div><h3>Method</h3><div>This multicenter retrospective study included men who received Lu-PSMA between 2014 and 2019. PSMA PET/CT images performed at baseline and after 2 cycles were evaluated by nuclear medicine specialists for changes in tumor SUVmax at a region-based level and occurrence of new lesions (NL). Whole-body tumor SUVmax, SUVmean, and total tumor volume (ΔTTV) were calculated using qPSMA software. Region-based analysis was stratified as bone, lymph node and visceral disease. Primary outcomes were the associations of ΔSUVmax, ΔSUVmean, ΔTTV, and NL with PSA progression-free survival (PSA-PFS) and overall survival (OS).</div></div><div><h3>Results</h3><div>124 men (median age, 73 years [IQR, 67–76 years]) were included. ΔTTV and NL were significantly associated with PSA-PFS (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001) and OS (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001). In patient-based analysis, ΔSUVmax and ΔSUVmean,were not associated with outcome. In region-based analysis, only ΔSUVmax in visceral lesion was significantly associated with PSA-PFS (<em>P</em> <!-->=<!--> <!-->0.007) but not with OS.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>ΔTTV and NL provide significant prognostic value and should be considered when evaluating treatment response. In contrast, changes in tumor uptake on interim PSMA-PET imaging during 177Lu-PSMA radioligand therapy were not associated with survival outcome.</div></div>","PeriodicalId":49841,"journal":{"name":"Medecine Nucleaire-Imagerie Fonctionnelle et Metabolique","volume":"49 2","pages":"Page 100"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143521171","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.mednuc.2025.01.033
H. Tabiti , A.A. Gbadamassi , K. Bendahhou , A. Guensi
Introduction
Le cancer de la thyroïde est la tumeur maligne endocrinienne la plus répandue dans le monde. Les progrès diagnostiques et les stratégies thérapeutiques des cancers différenciés de la thyroïde d’origine folliculaire ont abouti à des pronostics favorables et à de faibles taux de mortalité. Malgré le faible taux de mortalité des cancers différenciés de la thyroïde d’origine folliculaire, il est nécessaire de comprendre les causes de décès parmi les survivants à long terme.
Méthodologie
Il s’agit d’une cohorte rétrospective d’une période de 10 ans, qui a porté sur les patients marocains suivis pour un CTDF au service de médecine nucléaire de l’hôpital Ibn Rochd de Casablanca pendant la période de 2004 à 2012.
Résultats
Un total de 1043 patients a été inclus dans l’étude, répartit comme suit : 88,2 % étaient de sexe féminin et 11,8 % étaient de sexe masculin avec un sexe-ratio de 7,5. L’âge moyen au moment du diagnostic était de 44 ans, avec des extrêmes allant de 14 à 85 ans. Nous avons enregistré un taux de décès de 9,7 %. Le délai moyen entre le diagnostic et le décès était de 4 ans. Les patients de sexe masculin avaient plus de risque de décès (26 %) par rapport aux femmes (7 %). Un âge supérieur ou égal à 55 ans était associé à un risque élevé de mortalité (32,7 %). À l’histologie, on ne notait aucun décès chez les patients diagnostiqués de cancer de la thyroïde de type oncocytaire, cependant les patients qui avaient un carcinome folliculaire avaient un taux de décès plus élevé (26,2 %). Tous les patients qui présentaient des métastases et un stade III et IV au moment du diagnostic étaient décédés au cours des 10 ans de suivi. L’âge, le stade avancé, le haut risque de rechute de la maladie, les métastases à distance au moment du diagnostic avec quelques différences entre les types histologiques sont liés à une mortalité plus élevée.
Conclusion
Nos résultats ont révélé un taux de mortalité plus élevé que celle de la littérature. La mortalité liée au DTC est rare, mais persiste. L’âge, le stade avancé, le haut risque de rechute de la maladie, les métastases à distance au moment du diagnostic avec quelques différences entre les types histologiques étaient liés à une mortalité plus élevée.
{"title":"La mortalité chez les patients marocains atteints de cancers différenciés de la thyroïde d’origine folliculaire","authors":"H. Tabiti , A.A. Gbadamassi , K. Bendahhou , A. Guensi","doi":"10.1016/j.mednuc.2025.01.033","DOIUrl":"10.1016/j.mednuc.2025.01.033","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le cancer de la thyroïde est la tumeur maligne endocrinienne la plus répandue dans le monde. Les progrès diagnostiques et les stratégies thérapeutiques des cancers différenciés de la thyroïde d’origine folliculaire ont abouti à des pronostics favorables et à de faibles taux de mortalité. Malgré le faible taux de mortalité des cancers différenciés de la thyroïde d’origine folliculaire, il est nécessaire de comprendre les causes de décès parmi les survivants à long terme.</div></div><div><h3>Méthodologie</h3><div>Il s’agit d’une cohorte rétrospective d’une période de 10 ans, qui a porté sur les patients marocains suivis pour un CTDF au service de médecine nucléaire de l’hôpital Ibn Rochd de Casablanca pendant la période de 2004 à 2012.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Un total de 1043 patients a été inclus dans l’étude, répartit comme suit : 88,2 % étaient de sexe féminin et 11,8 % étaient de sexe masculin avec un sexe-ratio de 7,5. L’âge moyen au moment du diagnostic était de 44 ans, avec des extrêmes allant de 14 à 85 ans. Nous avons enregistré un taux de décès de 9,7 %. Le délai moyen entre le diagnostic et le décès était de 4 ans. Les patients de sexe masculin avaient plus de risque de décès (26 %) par rapport aux femmes (7 %). Un âge supérieur ou égal à 55 ans était associé à un risque élevé de mortalité (32,7 %). À l’histologie, on ne notait aucun décès chez les patients diagnostiqués de cancer de la thyroïde de type oncocytaire, cependant les patients qui avaient un carcinome folliculaire avaient un taux de décès plus élevé (26,2 %). Tous les patients qui présentaient des métastases et un stade III et IV au moment du diagnostic étaient décédés au cours des 10 ans de suivi. L’âge, le stade avancé, le haut risque de rechute de la maladie, les métastases à distance au moment du diagnostic avec quelques différences entre les types histologiques sont liés à une mortalité plus élevée.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Nos résultats ont révélé un taux de mortalité plus élevé que celle de la littérature. La mortalité liée au DTC est rare, mais persiste. L’âge, le stade avancé, le haut risque de rechute de la maladie, les métastases à distance au moment du diagnostic avec quelques différences entre les types histologiques étaient liés à une mortalité plus élevée.</div></div>","PeriodicalId":49841,"journal":{"name":"Medecine Nucleaire-Imagerie Fonctionnelle et Metabolique","volume":"49 2","pages":"Page 134"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143520984","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.mednuc.2025.01.032
A. Miqdadi , S. Ayach , H. Boulmane , M. Çaoui
Differentiated thyroid cancers are typically iodine-avid and can be effectively treated with radioiodine. In most patients, radioiodine treatment is done for ablation of residual tissue. Differentiated thyroid carcinoma is usually asymptomatic, and frequently appears as a solitary thyroid nodule but few show cervical lymphadenopathy or metastasis. The main purpose of this work is to study the characteristics of differentiated thyroid cancer in the male population and to compare our results with literature. A prospective study covering a period of 14 months, from January 2023 to March 2024, concerned 14 male patients presenting differentiated cancer of the thyroid gland. They received 100 mCi of Iode 131. This study was conducted in Nuclear Medicine Department in Cheikh Khalifa University Hospital, Casablanca, Morocco. A total of 14 male patients presenting differentiated thyroid carcinoma were identified and hospitalized. The average age of our patients was 50.78 years. In all, 35.71% of our patients presented vesicular variant of papillary carcinoma on anatomopathological examination. A total of 42.85% of our population had a capsular effraction while 28.57% had vascular emboli. The check-up carried out one week before hospitalization showed (average levels): – TSH at 59.96 microUI/mL – thyroglobulin at 246.10 ng/mL They received a median of 100 mCi of 131I. Post-iratherapy full-body scan identified a single cervical lesion in 50% of cases and multiple cervical lesions in the rest of the cases. Two patients presented metastasis. Research has showed that thyroid cancer occurs two to three times more often in women than men with a peak age at diagnosis of about 50 to 54 years of age in women and 65 to 69 years of age in men which was not the case of most of our patients. Fernandes et al reported that thyroid carcinoma occurs more often in women with mortality rates higher for men probably at the time of diagnosis. The literature is not robust in the description of this treatment in male population. Certainly larger cohorts and longer follow-up are needed to assess the long-term efficacy and to allow a better understanding of the prognostic factors of the disease.
{"title":"Radioiodine treatment for males with differentiated thyroid carcinoma","authors":"A. Miqdadi , S. Ayach , H. Boulmane , M. Çaoui","doi":"10.1016/j.mednuc.2025.01.032","DOIUrl":"10.1016/j.mednuc.2025.01.032","url":null,"abstract":"<div><div>Differentiated thyroid cancers are typically iodine-avid and can be effectively treated with radioiodine. In most patients, radioiodine treatment is done for ablation of residual tissue. Differentiated thyroid carcinoma is usually asymptomatic, and frequently appears as a solitary thyroid nodule but few show cervical lymphadenopathy or metastasis. The main purpose of this work is to study the characteristics of differentiated thyroid cancer in the male population and to compare our results with literature. A prospective study covering a period of 14 months, from January 2023 to March 2024, concerned 14 male patients presenting differentiated cancer of the thyroid gland. They received 100 mCi of Iode 131. This study was conducted in Nuclear Medicine Department in Cheikh Khalifa University Hospital, Casablanca, Morocco. A total of 14 male patients presenting differentiated thyroid carcinoma were identified and hospitalized. The average age of our patients was 50.78 years. In all, 35.71% of our patients presented vesicular variant of papillary carcinoma on anatomopathological examination. A total of 42.85% of our population had a capsular effraction while 28.57% had vascular emboli. The check-up carried out one week before hospitalization showed (average levels): – TSH at 59.96 microUI/mL – thyroglobulin at 246.10<!--> <!-->ng/mL They received a median of 100 mCi of 131I. Post-iratherapy full-body scan identified a single cervical lesion in 50% of cases and multiple cervical lesions in the rest of the cases. Two patients presented metastasis. Research has showed that thyroid cancer occurs two to three times more often in women than men with a peak age at diagnosis of about 50 to 54 years of age in women and 65 to 69 years of age in men which was not the case of most of our patients. Fernandes et al reported that thyroid carcinoma occurs more often in women with mortality rates higher for men probably at the time of diagnosis. The literature is not robust in the description of this treatment in male population. Certainly larger cohorts and longer follow-up are needed to assess the long-term efficacy and to allow a better understanding of the prognostic factors of the disease.</div></div>","PeriodicalId":49841,"journal":{"name":"Medecine Nucleaire-Imagerie Fonctionnelle et Metabolique","volume":"49 2","pages":"Page 134"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143520983","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.mednuc.2025.01.131
M. Longo , A. Coccarelli , T. Henry , T. Kamoun , S. Morbelli , L. Lamartina , S. Moog , J. Hadoux , E. Baudin , D. Deandreis
Objectif
La TEP/TDM à la 18F-DOPA est un examen diagnostique performant pour évaluer la charge tumorale dans les tumeurs neuroendocrines de l’intestin moyen (TNE). La TEP/TDM au 68Ga-DOTATOC est nécessaire pour la sélection des patients à traiter par PRRT. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de la charge tumorale visualisée sur la TEP/TDM à la 18F-DOPA versus 68Ga-DOTATOC chez les patients traités par PRRT.
Matériels et méthodes
Les patients atteints d’une TNE de l’intestin moyen ayant effectué une TEP à la 18F-DOPA et au 68Ga-DOTATOC dans l’année précédant le traitement par 177Lu-DOTATATE ont été évalués rétrospectivement. La charge tumorale sur les deux imageries a été comparée visuellement et les patients ont été classés en 2 groupes : Groupe 1 (G1) : DOPA ≥ DOTATOC, Groupe 2 (G2) : DOPA < DOTATOC. La réponse après PRRT a été définie selon RECIST1.1 après C2 (n = 20/25 patients) et après C4 (n = 15/25). La durée de suivi a été calculée à partir du C1 du traitement.
Résultats
Parmi les 154 patients évalués, 25 patients traités entre 2015 et 2023 ont rempli les critères d’inclusion et ont été analysés. Dans 88 % des cas, la 18FDOPA était égale ou supérieure au 68Ga-DOTATOC (n = 22/25, IC95 [68,8−97,5], p < 0,001). Dans le groupe 1 : 6/20 (30 %), 12/20 (60 %) et 2/20 (10 %) présentaient une réponse partielle (RP), une maladie stable (SD) et une maladie progressive (PD), respectivement, après C2 de Lutathera. Dans le Groupe 2, il y avait un patient dans chaque catégorie de réponse (1/3 dans RP, 1/3 SD et 1/3 PD). Après C4, on retrouvait dans le G1 3/13 RP, 8/13 SD et 2/13 PD, tandis que dans le Groupe 2 on avait que 2 patients, 1 en PD et 1 en SD. Aucune association n’a été trouvée entre les résultats DOPA et la survie (p = 0,1), ni entre la SUVmax à la TEP/TDM au 68Ga-DOTATOC de la lésion la plus intense et la survie (p = 0,85).
Conclusion
La TEP/TDM à la 18FDOPA était supérieure au 68Ga-DOTATOC pour la cartographie des lésions chez la majorité des patients atteints d’une TNE métastatique de l’intestin moyen traités par PRRT. Dans cette analyse préliminaire, la supériorité de la 18FDOPA n’était pas associée à une réponse ou à un résultat de survie. Néanmoins, 60 % des patients avec une 18F DOPA supérieure à la TEP DOTATOC ont présenté une stabilité de la maladie après C2. Des études sur une plus large échelle sont nécessaires pour mieux évaluer la valeur pronostique potentielle de la TEP 18FDOPA et l’impact des lésions discordantes sur ces deux examens.
{"title":"Comparaison de la TEP/TDM à la 18F-DOPA et au 68Ga- DOTATOC et l’impact sur la réponse au Lutathéra dans les tumeurs neuroendocrines de l’intestin moyen","authors":"M. Longo , A. Coccarelli , T. Henry , T. Kamoun , S. Morbelli , L. Lamartina , S. Moog , J. Hadoux , E. Baudin , D. Deandreis","doi":"10.1016/j.mednuc.2025.01.131","DOIUrl":"10.1016/j.mednuc.2025.01.131","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>La TEP/TDM à la 18F-DOPA est un examen diagnostique performant pour évaluer la charge tumorale dans les tumeurs neuroendocrines de l’intestin moyen (TNE). La TEP/TDM au 68Ga-DOTATOC est nécessaire pour la sélection des patients à traiter par PRRT. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de la charge tumorale visualisée sur la TEP/TDM à la 18F-DOPA versus 68Ga-DOTATOC chez les patients traités par PRRT.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Les patients atteints d’une TNE de l’intestin moyen ayant effectué une TEP à la 18F-DOPA et au 68Ga-DOTATOC dans l’année précédant le traitement par 177Lu-DOTATATE ont été évalués rétrospectivement. La charge tumorale sur les deux imageries a été comparée visuellement et les patients ont été classés en 2 groupes : Groupe 1 (G1) : DOPA ≥ DOTATOC, Groupe 2 (G2) : DOPA<!--> <!--><<!--> <!-->DOTATOC. La réponse après PRRT a été définie selon RECIST1.1 après C2 (n<!--> <!-->=<!--> <!-->20/25 patients) et après C4 (n<!--> <!-->=<!--> <!-->15/25). La durée de suivi a été calculée à partir du C1 du traitement.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 154 patients évalués, 25 patients traités entre 2015 et 2023 ont rempli les critères d’inclusion et ont été analysés. Dans 88 % des cas, la 18FDOPA était égale ou supérieure au 68Ga-DOTATOC (n<!--> <!-->=<!--> <!-->22/25, IC95 [68,8−97,5], <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Dans le groupe 1 : 6/20 (30 %), 12/20 (60 %) et 2/20 (10 %) présentaient une réponse partielle (RP), une maladie stable (SD) et une maladie progressive (PD), respectivement, après C2 de Lutathera. Dans le Groupe 2, il y avait un patient dans chaque catégorie de réponse (1/3 dans RP, 1/3 SD et 1/3 PD). Après C4, on retrouvait dans le G1 3/13 RP, 8/13 SD et 2/13 PD, tandis que dans le Groupe 2 on avait que 2 patients, 1 en PD et 1 en SD. Aucune association n’a été trouvée entre les résultats DOPA et la survie (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,1), ni entre la SUVmax à la TEP/TDM au 68Ga-DOTATOC de la lésion la plus intense et la survie (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,85).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La TEP/TDM à la 18FDOPA était supérieure au 68Ga-DOTATOC pour la cartographie des lésions chez la majorité des patients atteints d’une TNE métastatique de l’intestin moyen traités par PRRT. Dans cette analyse préliminaire, la supériorité de la 18FDOPA n’était pas associée à une réponse ou à un résultat de survie. Néanmoins, 60 % des patients avec une 18F DOPA supérieure à la TEP DOTATOC ont présenté une stabilité de la maladie après C2. Des études sur une plus large échelle sont nécessaires pour mieux évaluer la valeur pronostique potentielle de la TEP 18FDOPA et l’impact des lésions discordantes sur ces deux examens.</div></div>","PeriodicalId":49841,"journal":{"name":"Medecine Nucleaire-Imagerie Fonctionnelle et Metabolique","volume":"49 2","pages":"Page 119"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143520406","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.mednuc.2025.01.183
E. Quak , B. Clarisse , A. Lasne Cardon , M. Cavarec , F. Jegoux , C. Guery , J.M. Grellard , G. Thomas , L. Nadin , C. Berchi
Introduction
L’étude randomisée multicentrique de phase 3 APACH2 a montré que la TEP/TDM à la F18-choline (FCH1) en 1ère intention est supérieure au TEMP/TDM au Tc99m-sestaMIBI (MIBI1) pour orienter les patients atteints d’hyperparathyroïdie primaire (pHPT) vers une parathyroïdectomie mini-invasive (MIP) efficace (PMID 38900416). Nous présentons ici les résultats de l’évaluation médicoéconomique, 1er objectif secondaire de l’étude, consistant en une analyse coût-efficacité comparant les deux stratégies diagnostiques.
Méthodes
Le critère d’efficacité de la stratégie d’imagerie est le taux de normalisation de la calcémie à un mois post-MIP guidée correctement par l’imagerie de 1ère ligne. L’analyse médicoéconomique, menée du point de vue de l’assurance maladie, a intégré les coûts directs hospitaliers, incluant les coûts de diagnostic, de chirurgie selon les GHM (groupes homogènes de malades) et des complications éventuelles ainsi que les coûts de transports. Le résultat de l’analyse coût-efficacité se présente sous la forme d’un ratio coût-efficacité différentiel établissant le coût moyen nécessaire pour guérir une personne supplémentaire en passant de la stratégie usuelle MIBI1 à la nouvelle stratégie FCH1. Elle est complétée d’une analyse de sensibilité portant sur les paramètres incertains du modèle pour tester la robustesse du ratio coût-efficacité.
Résultats
Entre les stratégies FCH1 et MIBI1, le coût différentiel est de 136,5€ (coût moyen FCH1 3843,5€ (IC95 % : 3442,5–4244,5) vs MIBI1 3707,0€ (IC95 % : 3606,9–3807,6), p = 0,53), avec une efficacité différentielle de 29 % (efficacité moyenne FCH1 85 % (IC95 % : 0,71–0,99) vs MIBI1 56 % (IC95 % : 0,36–0,76), p = 0,037). Le ratio coût-efficacité de la FCH1 comparée à MIBI1 est de 471€ pour orienter à bon escient vers une MIP et obtenir une normocalcémie pour un patient supplémentaire. Aucune différence de coût de transport n’est observée (FCH1 : 178€ ; MIBI1 : 135€). L’analyse de sensibilité déterministe montre un ratio coût-efficacité variant de –567 à 1507€. L’analyse de sensibilité probabiliste (méthode du bootstrap) montre que la stratégie FCH1 est légèrement plus coûteuse mais aussi plus efficace que la stratégie MIBI1.
Conclusion
Remplacer la MIBI TEMP par la FCH TEP en première intention dans la prise en charge chirurgicale de pHPT permet d’orienter davantage de patients vers la chirurgie ambulatoire à un coût supplémentaire modéré du point de vue de l’assurance maladie.
{"title":"TEP/TDM à la F18-choline ou TEMP/TDM au Tc99m-sestaMIBI en première intention dans l’hyperparathyroïdie primaire : analyse coût-efficacité","authors":"E. Quak , B. Clarisse , A. Lasne Cardon , M. Cavarec , F. Jegoux , C. Guery , J.M. Grellard , G. Thomas , L. Nadin , C. Berchi","doi":"10.1016/j.mednuc.2025.01.183","DOIUrl":"10.1016/j.mednuc.2025.01.183","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’étude randomisée multicentrique de phase 3 APACH2 a montré que la TEP/TDM à la F18-choline (FCH1) en 1ère intention est supérieure au TEMP/TDM au Tc99m-sestaMIBI (MIBI1) pour orienter les patients atteints d’hyperparathyroïdie primaire (pHPT) vers une parathyroïdectomie mini-invasive (MIP) efficace (PMID 38900416). Nous présentons ici les résultats de l’évaluation médicoéconomique, 1<sup>er</sup> objectif secondaire de l’étude, consistant en une analyse coût-efficacité comparant les deux stratégies diagnostiques.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Le critère d’efficacité de la stratégie d’imagerie est le taux de normalisation de la calcémie à un mois post-MIP guidée correctement par l’imagerie de 1ère ligne. L’analyse médicoéconomique, menée du point de vue de l’assurance maladie, a intégré les coûts directs hospitaliers, incluant les coûts de diagnostic, de chirurgie selon les GHM (groupes homogènes de malades) et des complications éventuelles ainsi que les coûts de transports. Le résultat de l’analyse coût-efficacité se présente sous la forme d’un ratio coût-efficacité différentiel établissant le coût moyen nécessaire pour guérir une personne supplémentaire en passant de la stratégie usuelle MIBI1 à la nouvelle stratégie FCH1. Elle est complétée d’une analyse de sensibilité portant sur les paramètres incertains du modèle pour tester la robustesse du ratio coût-efficacité.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Entre les stratégies FCH1 et MIBI1, le coût différentiel est de 136,5€ (coût moyen FCH1 3843,5€ (IC95 % : 3442,5–4244,5) vs MIBI1 3707,0€ (IC95 % : 3606,9–3807,6), <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,53), avec une efficacité différentielle de 29 % (efficacité moyenne FCH1 85 % (IC95 % : 0,71–0,99) vs MIBI1 56 % (IC95 % : 0,36–0,76), <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,037). Le ratio coût-efficacité de la FCH1 comparée à MIBI1 est de 471€ pour orienter à bon escient vers une MIP et obtenir une normocalcémie pour un patient supplémentaire. Aucune différence de coût de transport n’est observée (FCH1 : 178€ ; MIBI1 : 135€). L’analyse de sensibilité déterministe montre un ratio coût-efficacité variant de –567 à 1507€. L’analyse de sensibilité probabiliste (méthode du bootstrap) montre que la stratégie FCH1 est légèrement plus coûteuse mais aussi plus efficace que la stratégie MIBI1.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Remplacer la MIBI TEMP par la FCH TEP en première intention dans la prise en charge chirurgicale de pHPT permet d’orienter davantage de patients vers la chirurgie ambulatoire à un coût supplémentaire modéré du point de vue de l’assurance maladie.</div></div>","PeriodicalId":49841,"journal":{"name":"Medecine Nucleaire-Imagerie Fonctionnelle et Metabolique","volume":"49 2","pages":"Page 109"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143520532","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.mednuc.2025.01.172
L. Djaileb , L. Unterrainer , N. De Leiris , M. Unterrainer , H. Ilhan , K. Kiraz , M. Laramas , C.J. Paller , L.B. Solnes , A. Gafita
Introduction
To assess the prognostic value of post-therapy [177Lu]Lu-PSMA (LuPSMA)-SPECT/CT by visual RECIP 1.0 during LuPSMA radioligand therapy and to develop an evidence-based clinical protocol to monitor efficacy to LuPSMA.
Methods
Patients who received LuPSMA between April 2019 and November 2023 and who underwent at least two LuPSMA-SPECT/CT (SPECT) were included. Three independent readers interpreted pairs of baseline and interim LuPSMA-SPECT/CT after 2 cycles of therapy for visual Response Evaluation Criteria In PSMA-imaging (RECIP) 1.0. The primary outcome was the prognostic value of post-therapeutic SPECT by RECIP 1.0 for overall survival after LuPSMA. The secondary outcome was the agreement between SPECT and PSMA-PET/CT (PET) performed after 2 cycles of LuPSMA.
Results
In total, 105 patients were included. In SPECT PD was associated with shorter OS compared to SD (HR = 2.51 ; 95 % ; CI : 1.19–5.28 ; p = 0.015) and to PR (HR = 6.48 ; 95 % ; CI : 2.67–15.70 ; p < 0.001). 73/105(69.5 %) had a PET after 2 cycles. 7/73(10 %), 30/73(41 %), 22/73(30 %), and 30/73(41 %) patients had a tumor progression by SPECT, PET, SPECT + PSA, and PET + PSA, respectively. All 7/73(10 %) patients with PD by SPECT had PD by PET. The C-index for SPECT was inferior to the one of SPECT + PSA(0.54 vs. 0.62 ; p = 0.03) and PET(0.54 vs. 0.66 ; p < 0.001) while SPECT + PSA did not differ significantly from PET(0.62 vs. 0.66 ; p = 0.07).
Conclusion
Post-therapeutic SPECT/CT by RECIP 1.0 after 2 cycles of LuPSMA therapy is prognostic for overall survival and can be used for treatment response evaluation purposes. PSMA-PET/CT identified significantly higher number of patients with progressive disease compared to LuPSMA-SPECT/CT. A composite classification system of LuPSMA-SPECT/CT + PSA was not significantly different from interim PSMA-PET/CT for response evaluation to LuPSMA.
{"title":"Clinical protocols to monitor efficacy of [177Lu]Lu-PSMA radiopharmaceutical therapy in metastatic castration-resistant prostate cancer","authors":"L. Djaileb , L. Unterrainer , N. De Leiris , M. Unterrainer , H. Ilhan , K. Kiraz , M. Laramas , C.J. Paller , L.B. Solnes , A. Gafita","doi":"10.1016/j.mednuc.2025.01.172","DOIUrl":"10.1016/j.mednuc.2025.01.172","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>To assess the prognostic value of post-therapy [177Lu]Lu-PSMA (LuPSMA)-SPECT/CT by visual RECIP 1.0 during LuPSMA radioligand therapy and to develop an evidence-based clinical protocol to monitor efficacy to LuPSMA.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>Patients who received LuPSMA between April 2019 and November 2023 and who underwent at least two LuPSMA-SPECT/CT (SPECT) were included. Three independent readers interpreted pairs of baseline and interim LuPSMA-SPECT/CT after 2 cycles of therapy for visual Response Evaluation Criteria In PSMA-imaging (RECIP) 1.0. The primary outcome was the prognostic value of post-therapeutic SPECT by RECIP 1.0 for overall survival after LuPSMA. The secondary outcome was the agreement between SPECT and PSMA-PET/CT (PET) performed after 2 cycles of LuPSMA.</div></div><div><h3>Results</h3><div>In total, 105 patients were included. In SPECT PD was associated with shorter OS compared to SD (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->2.51 ; 95 % ; CI : 1.19–5.28 ; p<!--> <!-->=<!--> <!-->0.015) and to PR (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->6.48 ; 95 % ; CI : 2.67–15.70 ; p<!--> <!--><<!--> <!-->0.001). 73/105(69.5 %) had a PET after 2 cycles. 7/73(10 %), 30/73(41 %), 22/73(30 %), and 30/73(41 %) patients had a tumor progression by SPECT, PET, SPECT<!--> <!-->+<!--> <!-->PSA, and PET<!--> <!-->+<!--> <!-->PSA, respectively. All 7/73(10 %) patients with PD by SPECT had PD by PET. The C-index for SPECT was inferior to the one of SPECT<!--> <!-->+<!--> <!-->PSA(0.54 vs. 0.62 ; p<!--> <!-->=<!--> <!-->0.03) and PET(0.54 vs. 0.66 ; p<!--> <!--><<!--> <!-->0.001) while SPECT<!--> <!-->+<!--> <!-->PSA did not differ significantly from PET(0.62 vs. 0.66 ; p<!--> <!-->=<!--> <!-->0.07).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Post-therapeutic SPECT/CT by RECIP 1.0 after 2 cycles of LuPSMA therapy is prognostic for overall survival and can be used for treatment response evaluation purposes. PSMA-PET/CT identified significantly higher number of patients with progressive disease compared to LuPSMA-SPECT/CT. A composite classification system of LuPSMA-SPECT/CT<!--> <!-->+<!--> <!-->PSA was not significantly different from interim PSMA-PET/CT for response evaluation to LuPSMA.</div></div>","PeriodicalId":49841,"journal":{"name":"Medecine Nucleaire-Imagerie Fonctionnelle et Metabolique","volume":"49 2","pages":"Page 104"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143521068","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.mednuc.2025.01.136
C. Morgat , C. Bailly
Introduction
L’essai ZIRCON a validé l’utilisation de la TEP/TDM au 89Zr-girentuximab chez les patients présentant des masses rénales d’origine indéterminée. Le 89Zr est un radionucléide de plus en plus utilisé en imagerie ; toutefois, les procédures de sécurité pour les professionnels de santé le manipulant ne sont pas encore bien établies. Nous avons effectué des mesures quantitatives du débit de dose de rayonnement (DDR) émanant du flacon, de la seringue et des patients afin d’évaluer le risque d’irradiation et les procédures de contrôle nécessaires.
Matériels et Méthodes
Un site français ayant participé à l’essai ZIRCON a mesuré les DDR à partir d’un flacon et d’une seringue de 12 mL contenant du 89Zr-girentuximab, avec et sans blindage. Les DDR ont été mesurés à 1 mètre de distance de 28 patients inclus dans l’essai à J0, à 1 heure, 2 heures et le jour de l’imagerie (3 à 7 jours après l’injection, médiane 5 jours). Les DDR ont aussi été mesurés pendant la chirurgie au niveau des mains, des yeux et du corps entier de l’assistant chirurgical (distance 0,8 mètre).
Résultats
Les DDR à partir du flacon à 0 et 1 mètre étaient, respectivement, de 15,6 et 0,32 μSv/h/MBq sans blindage, et 4,2 et 0,05 μSv/h/MBq avec blindage. La seringue présentait à 0 et 0,3 mètre un DDR de 111,11 et 2,74 μSv/h/MBq, respectivement, sans blindage, et de 11,28 et 1,79 μSv/h/MBq avec blindage. Le DDR moyen (écart type) des patients était de 11,7 (3,6) μSv/h à J0, de 10,0 (2,4) μSv/h après 1 heure, de 10,3 (3,4) μSv/h après 2 heures et de 3,9 (1,2) μSv/h le jour de l’imagerie. Les DDR mesurés aux mains, aux yeux et au corps entier de l’assistant chirurgical étaient, respectivement, de 21, 3 et 5 μSv/h. Les chirurgies ont eu lieu entre 5 et 89 jours après l’injection (moyenne 14,2 jours : médiane 6 jours), la chirurgie des patients dans l’étude ZIRCON ayant eu lieu 20,5 ± 20,1 jours (moyenne ± écart type) après l’administration.
Conclusions
Les niveaux d’exposition aux rayonnements associés à l’administration du 89Zr-girentuximab, à l’imagerie et à la chirurgie subséquente étaient faibles. Compte tenu du court délai observé entre l’administration de 89Zr-girentuximab et la chirurgie, nos mesures représentent la limite supérieure de la plage de doses attendues pour le personnel. Avec l’intégration attendue du 89Zr-girentuximab dans la pratique clinique des procédures appropriées de radioprotection sont nécessaires. Les DDR présentés ici peuvent guider le développement de bonnes pratiques.
{"title":"Considérations sur la radioprotection basée sur l’expérience de la TEP/TDM au [89Zr]Zr-girentuximab en France","authors":"C. Morgat , C. Bailly","doi":"10.1016/j.mednuc.2025.01.136","DOIUrl":"10.1016/j.mednuc.2025.01.136","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’essai ZIRCON a validé l’utilisation de la TEP/TDM au 89Zr-girentuximab chez les patients présentant des masses rénales d’origine indéterminée. Le 89Zr est un radionucléide de plus en plus utilisé en imagerie ; toutefois, les procédures de sécurité pour les professionnels de santé le manipulant ne sont pas encore bien établies. Nous avons effectué des mesures quantitatives du débit de dose de rayonnement (DDR) émanant du flacon, de la seringue et des patients afin d’évaluer le risque d’irradiation et les procédures de contrôle nécessaires.</div></div><div><h3>Matériels et Méthodes</h3><div>Un site français ayant participé à l’essai ZIRCON a mesuré les DDR à partir d’un flacon et d’une seringue de 12<!--> <!-->mL contenant du 89Zr-girentuximab, avec et sans blindage. Les DDR ont été mesurés à 1 mètre de distance de 28 patients inclus dans l’essai à J0, à 1 heure, 2<!--> <!-->heures et le jour de l’imagerie (3 à 7<!--> <!-->jours après l’injection, médiane 5<!--> <!-->jours). Les DDR ont aussi été mesurés pendant la chirurgie au niveau des mains, des yeux et du corps entier de l’assistant chirurgical (distance 0,8 mètre).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les DDR à partir du flacon à 0 et 1 mètre étaient, respectivement, de 15,6 et 0,32<!--> <!-->μSv/h/MBq sans blindage, et 4,2 et 0,05<!--> <!-->μSv/h/MBq avec blindage. La seringue présentait à 0 et 0,3 mètre un DDR de 111,11 et 2,74<!--> <!-->μSv/h/MBq, respectivement, sans blindage, et de 11,28 et 1,79<!--> <!-->μSv/h/MBq avec blindage. Le DDR moyen (écart type) des patients était de 11,7 (3,6) μSv/h à J0, de 10,0 (2,4) μSv/h après 1 heure, de 10,3 (3,4) μSv/h après 2<!--> <!-->heures et de 3,9 (1,2) μSv/h le jour de l’imagerie. Les DDR mesurés aux mains, aux yeux et au corps entier de l’assistant chirurgical étaient, respectivement, de 21, 3 et 5<!--> <!-->μSv/h. Les chirurgies ont eu lieu entre 5 et 89<!--> <!-->jours après l’injection (moyenne 14,2<!--> <!-->jours : médiane 6<!--> <!-->jours), la chirurgie des patients dans l’étude ZIRCON ayant eu lieu 20,5<!--> <!-->±<!--> <!-->20,1<!--> <!-->jours (moyenne<!--> <!-->±<!--> <!-->écart type) après l’administration.</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>Les niveaux d’exposition aux rayonnements associés à l’administration du 89Zr-girentuximab, à l’imagerie et à la chirurgie subséquente étaient faibles. Compte tenu du court délai observé entre l’administration de 89Zr-girentuximab et la chirurgie, nos mesures représentent la limite supérieure de la plage de doses attendues pour le personnel. Avec l’intégration attendue du 89Zr-girentuximab dans la pratique clinique des procédures appropriées de radioprotection sont nécessaires. Les DDR présentés ici peuvent guider le développement de bonnes pratiques.</div></div>","PeriodicalId":49841,"journal":{"name":"Medecine Nucleaire-Imagerie Fonctionnelle et Metabolique","volume":"49 2","pages":"Page 121"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143520366","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.mednuc.2025.01.170
E. Quak , J. Frenkiel , B. Roux , J. Vadel , A. Tricotel , D. Collet , C. Wiart , Q. Dardonville , F. Schlürmann , D. Maillet
Introduction
L’avènement récent de la RIV pour le traitement du CPRCm nécessite des compétences et des infrastructures de médecine nucléaire spécifiques. Cette étude vise à faire un état des lieux de l’accès au 177LuPSMA-617 en France, d’évaluer son évolution et de décrire l’adressage des patients traités en 2022 et 2023 sur l’ensemble du territoire.
Méthode
Étude rétrospective conduite à partir des données d’hospitalisation du Programme de Médicalisation des systèmes d’information (PMSI). Le taux d’accès annuel au 177LuPSMA-617 en 2022 et 2023 a été estimé chez les adultes ayant reçu au moins une chimiothérapie pour un cancer de la prostate (CP) entre 2015 et 2023, proxy pour approcher les patients atteints d’un CP métastatique, et ainsi la population éligible à la RIV. Les distances parcourues pour accéder au traitement ont été décrites chez les patients initiateurs de 177LuPSMA-617.
Résultats
Le taux national d’accès au 177LuPSMA-617 (en France métropolitaine) a été estimé à 4,8 % en 2022 (n = 563 patients traités, âge médian : 72 ans) et 9,5 % (n = 1145, 73 ans) en 2023. Cette progression de l’accès est observée dans l’ensemble des régions françaises. Les Pays de la Loire et la Bretagne présentaient les taux d’accès les plus élevés (2022 : 7,5 % et 6,9 %, respectivement ; 2023 : 13,2 % et 14,1 %). Les taux d’accès étaient les plus faibles en Île-de-France (IDF) et Centre Val de Loire (2022 : 2,9 % et 3,5 %, respectivement ; 2023 : 5,7 % et 4,9 %). Les patients traités par 177LuPSMA-617 avaient plus fréquemment reçu leur dernière chimiothérapie dans un centre pratiquant la RIV (33,1 % vs 19,4 % en 2023) et ont plus souvent été traités par cabazitaxel (63,1 % vs 29,7 %) comparés aux patients non traités par 177LuPSMA-617. En 2023, le pourcentage de patients ayant initié du 177LuPSMA-617 dans leur région de résidence a augmenté par rapport à 2022 (91,0 % vs 81,0 %), particulièrement en IDF et en Bretagne. Cependant, les patients parcouraient une distance plus importante pour recevoir la RIV par rapport à leur traitement précédent par chimiothérapie (≥ 150 km depuis leur domicile en 2023 : 11,9 % des patients vs 2,9 %).
Conclusion
L’accès à la RIV reste limité en France avec des disparités subsistant selon les régions. Des investigations supplémentaires sont nécessaires pour comprendre les facteurs influençant l’accès à la RIV afin de faciliter un accès équitable sur l’ensemble du territoire français.
最近用于CPRCM治疗的RIV的出现需要特定的核医学技能和基础设施。本研究旨在评估法国177LuPSMA-617的可及性,评估其发展,并描述法国2022年和2023年接受治疗的患者的治疗情况。方法使用信息系统医疗计划(IMSIP)的住院数据进行回顾性研究。年度177LuPSMA-617准入率在2022年和2023年据估计在成年人中至少受过化疗的前列腺癌(CP)为2015 - 2023年,代理来接近CP转移的患者,以及人口RIV)合格。在177LuPSMA-617患者中描述了获得治疗的距离。结果全国177LuPSMA-617(在法国本土)的普及率估计在2022年为4.8% (n = 563例治疗患者,中位年龄:72岁),2023年为9.5% (n = 1145.73岁)。法国所有地区都看到了这种增长。卢瓦尔大区和布列塔尼大区的通过率最高(2022年分别为7.5%和6.9%;2014年:13.2%,14.1%)。Ile -de-France (IDF)和卢瓦尔中心(Centre Val de Loire)的入学率最低(2022年分别为2.9%和3.5%);(5.7%和4.9%)。与未接受177LuPSMA-617治疗的患者相比,接受177LuPSMA-617治疗的患者更有可能在IVR中心接受最后一次化疗(33.1% vs . 19.4%, 2023年),接受cabazitaxel治疗的患者更有可能(63.1% vs . 29.7%)。2023年,与2022年相比,居住地区开始使用177luPSMA -617的患者比例有所增加(91.0% vs 81.0%),特别是在IDF和布列塔尼。然而,与之前的化疗相比,患者接受RIV的距离更大(2023年离家≥150公里:11.9% vs . 2.9%)。结论:在法国,获得RIV的机会仍然有限,各地区之间的差距仍然存在。需要进行更多的调查,以了解影响获得IV的因素,以便在法国各地促进公平获得IV。
{"title":"Accès à la radiothérapie interne vectorisée (RIV) dans le cancer de la prostate résistant à la castration métastatique (CPRCm) : une étude PMSI en vie réelle","authors":"E. Quak , J. Frenkiel , B. Roux , J. Vadel , A. Tricotel , D. Collet , C. Wiart , Q. Dardonville , F. Schlürmann , D. Maillet","doi":"10.1016/j.mednuc.2025.01.170","DOIUrl":"10.1016/j.mednuc.2025.01.170","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’avènement récent de la RIV pour le traitement du CPRCm nécessite des compétences et des infrastructures de médecine nucléaire spécifiques. Cette étude vise à faire un état des lieux de l’accès au 177LuPSMA-617 en France, d’évaluer son évolution et de décrire l’adressage des patients traités en 2022 et 2023 sur l’ensemble du territoire.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Étude rétrospective conduite à partir des données d’hospitalisation du Programme de Médicalisation des systèmes d’information (PMSI). Le taux d’accès annuel au 177LuPSMA-617 en 2022 et 2023 a été estimé chez les adultes ayant reçu au moins une chimiothérapie pour un cancer de la prostate (CP) entre 2015 et 2023, proxy pour approcher les patients atteints d’un CP métastatique, et ainsi la population éligible à la RIV. Les distances parcourues pour accéder au traitement ont été décrites chez les patients initiateurs de 177LuPSMA-617.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le taux national d’accès au 177LuPSMA-617 (en France métropolitaine) a été estimé à 4,8 % en 2022 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->563 patients traités, âge médian : 72<!--> <!-->ans) et 9,5 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1145, 73<!--> <!-->ans) en 2023. Cette progression de l’accès est observée dans l’ensemble des régions françaises. Les Pays de la Loire et la Bretagne présentaient les taux d’accès les plus élevés (2022 : 7,5 % et 6,9 %, respectivement ; 2023 : 13,2 % et 14,1 %). Les taux d’accès étaient les plus faibles en Île-de-France (IDF) et Centre Val de Loire (2022 : 2,9 % et 3,5 %, respectivement ; 2023 : 5,7 % et 4,9 %). Les patients traités par 177LuPSMA-617 avaient plus fréquemment reçu leur dernière chimiothérapie dans un centre pratiquant la RIV (33,1 % vs 19,4 % en 2023) et ont plus souvent été traités par cabazitaxel (63,1 % vs 29,7 %) comparés aux patients non traités par 177LuPSMA-617. En 2023, le pourcentage de patients ayant initié du 177LuPSMA-617 dans leur région de résidence a augmenté par rapport à 2022 (91,0 % vs 81,0 %), particulièrement en IDF et en Bretagne. Cependant, les patients parcouraient une distance plus importante pour recevoir la RIV par rapport à leur traitement précédent par chimiothérapie (≥<!--> <!-->150<!--> <!-->km depuis leur domicile en 2023 : 11,9 % des patients vs 2,9 %).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’accès à la RIV reste limité en France avec des disparités subsistant selon les régions. Des investigations supplémentaires sont nécessaires pour comprendre les facteurs influençant l’accès à la RIV afin de faciliter un accès équitable sur l’ensemble du territoire français.</div></div>","PeriodicalId":49841,"journal":{"name":"Medecine Nucleaire-Imagerie Fonctionnelle et Metabolique","volume":"49 2","pages":"Page 103"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143520539","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.mednuc.2025.01.144
V. Bernardeau , M. Chanchou , J. Amat , F. Cachin , S. Mathieu , A. Leclerc , I. Molnar
Contexte
La pseudo-polyarthrite rhizomélique (PPR), rhumatisme inflammatoire touchant principalement les personnes de plus de 50 ans, se manifeste par des arthromyalgies. En l’absence de critères diagnostiques validés, le diagnostic est établi sur une combinaison d’éléments cliniques, biologiques et d’imagerie notamment par TEP-FDG.
Introduction
L’objectif principal de l’étude était de déterminer les critères quantitatifs de TEP-FDG du genou obtenant les meilleures performances diagnostiques pour distinguer la PPR de la polyarthrite rhumatoïde (PR).
Méthodes
48 TEP-FDG avec acquisition jusqu’aux genoux ont été sélectionnées rétrospectivement sur les 223 TEP-FDG réalisées dans le cadre de bilans de pathologies rhumatismales, vascularites, néoplasies ou d’explorations de syndromes inflammatoires inexpliqués à Clermont-Ferrand, entre avril 2011 et décembre 2015. La lecture a été effectuée en ciblant 5 structures par genou : bourse supra-patellaire (BSP), récessus subpoplité (RS), bourse du muscle semi-membraneux (BSM), ligament collatéral tibial (LCT) et ligament collatéral fibulaire (LCF). Chaque structure a été évaluée indépendamment par deux lecteurs, avec mesure du SUVmax, en aveugle de l’indication et du diagnostic retenu dans le dossier médical du patient.
Résultats
12 TEP-FDG ont été effectuées chez des patients atteints de PPR et 11 chez des patients atteints de PR. Un seuil de SUVmax à 1,96 pour la BSP droite obtenait une sensibilité de 64 %, une spécificité de 83 % et une AUC égale à 0,75 (p = 0,049) pour distinguer PPR et PR. Un seuil de SUVmax à 3,26 pour le LCF gauche obtenait une sensibilité de 45 %, une spécificité de 100 % et une AUC égale à 0,71 (p = 0,091) pour distinguer PPR et PR.
Conclusion
L’analyse quantitative des genoux en TEP-FDG aide au diagnostic différentiel entre PPR et PR. Des études prospectives sur des effectifs plus importants sont nécessaires pour confirmer la reproductibilité des seuils.
{"title":"Intérêt de l’étude du genou en TEP-TDM au 18F-FDG dans les rhumatismes inflammatoires : étude rétrospective","authors":"V. Bernardeau , M. Chanchou , J. Amat , F. Cachin , S. Mathieu , A. Leclerc , I. Molnar","doi":"10.1016/j.mednuc.2025.01.144","DOIUrl":"10.1016/j.mednuc.2025.01.144","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>La pseudo-polyarthrite rhizomélique (PPR), rhumatisme inflammatoire touchant principalement les personnes de plus de 50 ans, se manifeste par des arthromyalgies. En l’absence de critères diagnostiques validés, le diagnostic est établi sur une combinaison d’éléments cliniques, biologiques et d’imagerie notamment par TEP-FDG.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>L’objectif principal de l’étude était de déterminer les critères quantitatifs de TEP-FDG du genou obtenant les meilleures performances diagnostiques pour distinguer la PPR de la polyarthrite rhumatoïde (PR).</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>48 TEP-FDG avec acquisition jusqu’aux genoux ont été sélectionnées rétrospectivement sur les 223 TEP-FDG réalisées dans le cadre de bilans de pathologies rhumatismales, vascularites, néoplasies ou d’explorations de syndromes inflammatoires inexpliqués à Clermont-Ferrand, entre avril 2011 et décembre 2015. La lecture a été effectuée en ciblant 5 structures par genou : bourse supra-patellaire (BSP), récessus subpoplité (RS), bourse du muscle semi-membraneux (BSM), ligament collatéral tibial (LCT) et ligament collatéral fibulaire (LCF). Chaque structure a été évaluée indépendamment par deux lecteurs, avec mesure du SUVmax, en aveugle de l’indication et du diagnostic retenu dans le dossier médical du patient.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>12 TEP-FDG ont été effectuées chez des patients atteints de PPR et 11 chez des patients atteints de PR. Un seuil de SUVmax à 1,96 pour la BSP droite obtenait une sensibilité de 64 %, une spécificité de 83 % et une AUC égale à 0,75 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,049) pour distinguer PPR et PR. Un seuil de SUVmax à 3,26 pour le LCF gauche obtenait une sensibilité de 45 %, une spécificité de 100 % et une AUC égale à 0,71 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,091) pour distinguer PPR et PR.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’analyse quantitative des genoux en TEP-FDG aide au diagnostic différentiel entre PPR et PR. Des études prospectives sur des effectifs plus importants sont nécessaires pour confirmer la reproductibilité des seuils.</div></div>","PeriodicalId":49841,"journal":{"name":"Medecine Nucleaire-Imagerie Fonctionnelle et Metabolique","volume":"49 2","pages":"Page 114"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143521284","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}