Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/j.praneu.2025.04.004
Julien Gallard , Nicolas Pageot
Le nerf médian est sans doute le nerf le plus exploré en électroneuromyographie, étant donné la fréquence de son atteinte au canal carpien. Après un rappel des points clés de l’anatomie du nerf médian, nous présentons les techniques d’exploration du syndrome du canal carpien ainsi que la problématique des variations anatomiques, indispensables à garder à l’esprit dans toute exploration du nerf médian. L’étude des atteintes plus proximales du nerf médian nécessite de bien connaître l’anatomie et le trajet du nerf médian, pour identifier le lieu de la lésion par la clinique et l’ENMG. Enfin, bien rédiger le compte rendu d’un électromyogramme explorant le nerf médian est fondamental compte tenu des enjeux thérapeutiques, notamment chirurgicaux, qui en découlent.
The median nerve is undoubtedly the most frequently examined nerve in electromyography due to the high prevalence of its entrapment at the carpal tunnel. In this article, we make a short review of the key points of its anatomy, we present the techniques for investigating carpal tunnel syndrome, as well as the issue of anatomical variations, which must always be considered during any median nerve exploration. Identifying lesions of the median nerve at locations proximal to the carpal tunnel, requires good understanding of median nerve anatomy, in order to localize the site of injury, using clinical and electrophysiological markers. Finally, drafting a well-structured electromyography report on median nerve assessment is essential, given the therapeutic implications, particularly surgical ones, that may arise.
{"title":"Étude électroneuromyographique du nerf médian : explorer le canal carpien sans s’égarer en chemin","authors":"Julien Gallard , Nicolas Pageot","doi":"10.1016/j.praneu.2025.04.004","DOIUrl":"10.1016/j.praneu.2025.04.004","url":null,"abstract":"<div><div>Le nerf médian est sans doute le nerf le plus exploré en électroneuromyographie, étant donné la fréquence de son atteinte au canal carpien. Après un rappel des points clés de l’anatomie du nerf médian, nous présentons les techniques d’exploration du syndrome du canal carpien ainsi que la problématique des variations anatomiques, indispensables à garder à l’esprit dans toute exploration du nerf médian. L’étude des atteintes plus proximales du nerf médian nécessite de bien connaître l’anatomie et le trajet du nerf médian, pour identifier le lieu de la lésion par la clinique et l’ENMG. Enfin, bien rédiger le compte rendu d’un électromyogramme explorant le nerf médian est fondamental compte tenu des enjeux thérapeutiques, notamment chirurgicaux, qui en découlent.</div></div><div><div>The median nerve is undoubtedly the most frequently examined nerve in electromyography due to the high prevalence of its entrapment at the carpal tunnel. In this article, we make a short review of the key points of its anatomy, we present the techniques for investigating carpal tunnel syndrome, as well as the issue of anatomical variations, which must always be considered during any median nerve exploration. Identifying lesions of the median nerve at locations proximal to the carpal tunnel, requires good understanding of median nerve anatomy, in order to localize the site of injury, using clinical and electrophysiological markers. Finally, drafting a well-structured electromyography report on median nerve assessment is essential, given the therapeutic implications, particularly surgical ones, that may arise.</div></div>","PeriodicalId":53613,"journal":{"name":"Pratique Neurologique - FMC","volume":"16 2","pages":"Pages 113-122"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144242076","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/j.praneu.2025.04.013
{"title":"Réseau international de neurologie narrative – appel à participation","authors":"","doi":"10.1016/j.praneu.2025.04.013","DOIUrl":"10.1016/j.praneu.2025.04.013","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":53613,"journal":{"name":"Pratique Neurologique - FMC","volume":"16 2","pages":"Pages 158-160"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144242272","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/j.praneu.2025.04.005
F. Tison
Il existe des points de convergence dans le champ des humanités médicales entre la médecine et la neurologie narrative et la méditation de pleine conscience. Ces deux pratiques ont montré un effet vertueux sur la détresse psychologique, le stress perçu, la prévention du burnout et la promotion de l’empathie chez les étudiants en santé et les soignants. La combinaison des approches de méditation de pleine conscience et de médecine narrative repose sur le postulat de leur potentialisation et sur une intention commune qui est une pratique de soi en lien avec les autres, dans le monde du soin. En particulier, la pratique de la pleine conscience vient soutenir la triade pratique de la médecine narrative : attention-représentation-affiliation. Cet article discute quelques données neuroscientifiques et neuro-phénoménologiques venant soutenir la combinaison et la potentialisation de ces deux pratiques en particulier en lien avec les processus attentionnels, la régulation émotionnelle ou de processus plus complexes comme la créativité ou l’intuition.
There is some convergence in the field of medical humanities between narrative medicine and neurology and mindfulness meditation. These two practices showed a positive effect on psychological distress, perceived stress, burnout prevention and the promotion of empathy among health students and caregivers. The combination of mindfulness meditation and narrative medicine approaches is based on the postulate of their potentiation and on a common intention, which is a practice of oneself in connection with others in the world of care. In particular, the practice of mindfulness supports the practical triad of narrative medicine: attention-representation-affiliation. This article discusses some neuroscientific and neuro-phenomenological data supporting the combination and enhancement of these two practices, particularly in relation to attentional processes, emotional regulation or more complex processes such as creativity or intuition.
{"title":"Méditation, narrativité et neurosciences","authors":"F. Tison","doi":"10.1016/j.praneu.2025.04.005","DOIUrl":"10.1016/j.praneu.2025.04.005","url":null,"abstract":"<div><div>Il existe des points de convergence dans le champ des humanités médicales entre la médecine et la neurologie narrative et la méditation de pleine conscience. Ces deux pratiques ont montré un effet vertueux sur la détresse psychologique, le stress perçu, la prévention du <em>burnout</em> et la promotion de l’empathie chez les étudiants en santé et les soignants. La combinaison des approches de méditation de pleine conscience et de médecine narrative repose sur le postulat de leur potentialisation et sur une intention commune qui est une pratique de soi en lien avec les autres, dans le monde du soin. En particulier, la pratique de la pleine conscience vient soutenir la triade pratique de la médecine narrative : attention-représentation-affiliation. Cet article discute quelques données neuroscientifiques et neuro-phénoménologiques venant soutenir la combinaison et la potentialisation de ces deux pratiques en particulier en lien avec les processus attentionnels, la régulation émotionnelle ou de processus plus complexes comme la créativité ou l’intuition.</div></div><div><div>There is some convergence in the field of medical humanities between narrative medicine and neurology and mindfulness meditation. These two practices showed a positive effect on psychological distress, perceived stress, burnout prevention and the promotion of empathy among health students and caregivers. The combination of mindfulness meditation and narrative medicine approaches is based on the postulate of their potentiation and on a common intention, which is a practice of oneself in connection with others in the world of care. In particular, the practice of mindfulness supports the practical triad of narrative medicine: attention-representation-affiliation. This article discusses some neuroscientific and neuro-phenomenological data supporting the combination and enhancement of these two practices, particularly in relation to attentional processes, emotional regulation or more complex processes such as creativity or intuition.</div></div>","PeriodicalId":53613,"journal":{"name":"Pratique Neurologique - FMC","volume":"16 2","pages":"Pages 130-135"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144242257","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Le traitement du cancer du sein repose sur la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, les thérapies ciblées et/ou l’hormonothérapie. Les avancées dans la prise en charge thérapeutique du cancer et les taux de survie élevés amènent à se questionner sur l’impact du cancer et de ses traitements sur la qualité de vie à moyen et long terme. Compte tenu de sa fréquence (58 500 nouveaux cas par an), de sa survenue chez des femmes jeunes (22 % sont âgées de moins de 50 ans au diagnostic) et de son fort taux de survie (87 % de survie à 5 ans), le retentissement cognitif a été particulièrement étudié chez les patientes atteintes de cancer du sein. Les déficits observés portent préférentiellement sur la mémoire et la fluence verbale. Néanmoins, la perception subjective des troubles par le patient n’est le plus souvent pas corrélée aux performances psychométriques aux tests neuropsychologiques qui restent en général dans la norme. Ces troubles subjectifs ont cependant un net effet négatif sur la qualité de vie des patientes, avec possible perte de confiance en soi, dévalorisation et moindre performance. Une implication directe des thérapeutiques sur la cognition semble se préciser : les effets de la chimiothérapie conventionnelle et de l’hormonothérapie sont à ce jour les plus documentés. À côté de cela, l’impact propre du cancer (asthénie, douleur…) et des facteurs psychosociaux (annonce, accompagnement…) doit également être pris en compte. Le terme cancer related cognitive impairment (CRCI) est donc désormais préféré à celui de Chemobrain afin de tenir compte de ces différentes composantes. La prise en charge doit être proportionnelle au retentissement. Celle-ci peut se limiter à de simples recommandations écologiques visant à alléger la charge cognitive ou à l’inverse consister en une prise en charge pluridisciplinaire au sein d’un parcours de soin intégré. L’information délivrée aux patientes sur le CRCI permet tout d’abord de légitimer leur plainte. Les interventions centrées sur la cognition et l’activité physique aérobie présentent à ce jour le meilleur niveau de preuve, qui reste toutefois modeste. Une meilleure compréhension de l’impact cognitif du cancer et de ses traitements apparaît essentielle pour apprécier le retentissement sur le fonctionnement et la qualité de vie des survivantes du cancer du sein, toujours plus nombreuses et avec une espérance de vie en constante progression.
Breast cancer treatment is based on surgery, radiotherapy, chemotherapy, targeted therapies and/or hormonal therapy. Advances in cancer treatment and high survival rates raise questions about the impact of cancer and its treatment on quality of life in the medium and long term. Given its frequency (58,500 new cases per year), its occurrence in young women (22% are under 50 at diagnosis) and its high survival rate (87% survival at 5 years), cognitive impact has been particularly studied in breast cancer patients.
{"title":"Impact cognitif du cancer du sein et de ses traitements et modalités de prise en soins","authors":"Florent Potier , Lucie Lepiller , Elise-Marie Minoc , Virginie Desestret","doi":"10.1016/j.praneu.2025.04.001","DOIUrl":"10.1016/j.praneu.2025.04.001","url":null,"abstract":"<div><div>Le traitement du cancer du sein repose sur la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, les thérapies ciblées et/ou l’hormonothérapie. Les avancées dans la prise en charge thérapeutique du cancer et les taux de survie élevés amènent à se questionner sur l’impact du cancer et de ses traitements sur la qualité de vie à moyen et long terme. Compte tenu de sa fréquence (58 500 nouveaux cas par an), de sa survenue chez des femmes jeunes (22 % sont âgées de moins de 50 ans au diagnostic) et de son fort taux de survie (87 % de survie à 5 ans), le retentissement cognitif a été particulièrement étudié chez les patientes atteintes de cancer du sein. Les déficits observés portent préférentiellement sur la mémoire et la fluence verbale. Néanmoins, la perception subjective des troubles par le patient n’est le plus souvent pas corrélée aux performances psychométriques aux tests neuropsychologiques qui restent en général dans la norme. Ces troubles subjectifs ont cependant un net effet négatif sur la qualité de vie des patientes, avec possible perte de confiance en soi, dévalorisation et moindre performance. Une implication directe des thérapeutiques sur la cognition semble se préciser : les effets de la chimiothérapie conventionnelle et de l’hormonothérapie sont à ce jour les plus documentés. À côté de cela, l’impact propre du cancer (asthénie, douleur…) et des facteurs psychosociaux (annonce, accompagnement…) doit également être pris en compte. Le terme <em>cancer related cognitive impairment</em> (CRCI) est donc désormais préféré à celui de <em>Chemobrain</em> afin de tenir compte de ces différentes composantes. La prise en charge doit être proportionnelle au retentissement. Celle-ci peut se limiter à de simples recommandations écologiques visant à alléger la charge cognitive ou à l’inverse consister en une prise en charge pluridisciplinaire au sein d’un parcours de soin intégré. L’information délivrée aux patientes sur le CRCI permet tout d’abord de légitimer leur plainte. Les interventions centrées sur la cognition et l’activité physique aérobie présentent à ce jour le meilleur niveau de preuve, qui reste toutefois modeste. Une meilleure compréhension de l’impact cognitif du cancer et de ses traitements apparaît essentielle pour apprécier le retentissement sur le fonctionnement et la qualité de vie des survivantes du cancer du sein, toujours plus nombreuses et avec une espérance de vie en constante progression.</div></div><div><div>Breast cancer treatment is based on surgery, radiotherapy, chemotherapy, targeted therapies and/or hormonal therapy. Advances in cancer treatment and high survival rates raise questions about the impact of cancer and its treatment on quality of life in the medium and long term. Given its frequency (58,500 new cases per year), its occurrence in young women (22% are under 50 at diagnosis) and its high survival rate (87% survival at 5 years), cognitive impact has been particularly studied in breast cancer patients. ","PeriodicalId":53613,"journal":{"name":"Pratique Neurologique - FMC","volume":"16 2","pages":"Pages 97-105"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144242276","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01DOI: 10.1016/j.praneu.2025.04.003
Y. Péréon , T. Maisonobe
L’exploration ENMG d’une atteinte radiculaire du membre supérieur est une situation banale et généralement simple, et l’électrophysiologie est souvent peu contributive en cas de névralgie cervico-brachiale. Il en va différemment en cas de suspicion d’atteinte du plexus brachial : toutes deux partagent les mêmes symptômes, avec douleurs, paresthésies, déficit moteur, mais les données cliniques et ENMG, s’appuyant sur une bonne connaissance de l’anatomie radiculo-plexique, doivent permettre de réaliser la systématisation neurologique qui va les différencier et aidera à orienter l’enquête étiologique. Les objectifs de cet article sont de rappeler les différentes techniques ENMG à utiliser ; de présenter le mode de raisonnement permettant de s’y retrouver sans trop de difficultés ; de fournir les clés pour l’identification des différents tableaux rencontrés ; de rappeler les examens complémentaires à considérer en plus de l’ENMG ; enfin, de préciser les principales étiologies des plexopathies. Le propos est illustré par 2 vignettes cliniques démonstratives.
Electrodiagnostic (EDX) of cervical root lesion is a common and simple situation. Still, EDX is rarely helpful in banal cervicobrachial neuralgia. On the other hand, brachial plexus lesions are rare but EDX diagnosis is more complicated. Both root and plexus lesions share similar neurological symptoms, such as pain, paraesthesia and motor weakness. Making the difference may be difficult, but clinical and EDX findings are quite helpful as long as the neurologist has a good knowledge of the anatomy of the region. The aim of this paper is to: (i) present the different useful EDX techniques; (ii) provide the clues for the reasoning, letting the neurologist recognize the different patterns of plexus lesions; (iii) remind the additional imagery exams useful for the diagnosis; (iv) and finally list the main causes of brachial plexus lesions. 2 short clinical cases are also presented for illustration.
{"title":"Suspicion d’atteinte radiculaire ou du plexus brachial : comment s’y retrouver ?","authors":"Y. Péréon , T. Maisonobe","doi":"10.1016/j.praneu.2025.04.003","DOIUrl":"10.1016/j.praneu.2025.04.003","url":null,"abstract":"<div><div>L’exploration ENMG d’une atteinte radiculaire du membre supérieur est une situation banale et généralement simple, et l’électrophysiologie est souvent peu contributive en cas de névralgie cervico-brachiale. Il en va différemment en cas de suspicion d’atteinte du plexus brachial : toutes deux partagent les mêmes symptômes, avec douleurs, paresthésies, déficit moteur, mais les données cliniques et ENMG, s’appuyant sur une bonne connaissance de l’anatomie radiculo-plexique, doivent permettre de réaliser la systématisation neurologique qui va les différencier et aidera à orienter l’enquête étiologique. Les objectifs de cet article sont de rappeler les différentes techniques ENMG à utiliser ; de présenter le mode de raisonnement permettant de s’y retrouver sans trop de difficultés ; de fournir les clés pour l’identification des différents tableaux rencontrés ; de rappeler les examens complémentaires à considérer en plus de l’ENMG ; enfin, de préciser les principales étiologies des plexopathies. Le propos est illustré par 2 vignettes cliniques démonstratives.</div></div><div><div>Electrodiagnostic (EDX) of cervical root lesion is a common and simple situation. Still, EDX is rarely helpful in banal cervicobrachial neuralgia. On the other hand, brachial plexus lesions are rare but EDX diagnosis is more complicated. Both root and plexus lesions share similar neurological symptoms, such as pain, paraesthesia and motor weakness. Making the difference may be difficult, but clinical and EDX findings are quite helpful as long as the neurologist has a good knowledge of the anatomy of the region. The aim of this paper is to: (i) present the different useful EDX techniques; (ii) provide the clues for the reasoning, letting the neurologist recognize the different patterns of plexus lesions; (iii) remind the additional imagery exams useful for the diagnosis; (iv) and finally list the main causes of brachial plexus lesions. 2 short clinical cases are also presented for illustration.</div></div>","PeriodicalId":53613,"journal":{"name":"Pratique Neurologique - FMC","volume":"16 2","pages":"Pages 123-129"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144242077","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.praneu.2025.01.009
W.G. Meissner
Des études épidémiologiques suggèrent un lien entre le diabète et le risque de développer une maladie de Parkinson (MP). Ce risque est réduit chez les patients diabétiques prenant des agonistes du récepteur du glucagon like peptide-1 (GLP-1R). De plus, l’évolution de la MP en cas de diabète concomitant est plus sévère et la signalisation des récepteurs à l’insuline est dysfonctionnelle dans les régions impliquées dans le processus neurodégénératif chez les patients MP. Enfin, des études reposant sur des modèles précliniques ont rapporté des effets bénéfiques des agonistes du GLP-1R. Les agonistes du récepteur GLP-1R sont commercialisés comme traitement antidiabétique depuis de nombreuses années. Compte tenu de leur mécanisme d’action, ils n’induisent pas d’hypoglycémie, ce qui permet leur utilisation en dehors du diabète. L’efficacité et la tolérance de plusieurs agonistes du GLP-1R ont été évalués dans des essais de phase II et III chez des patients MP. Après l’enthousiasme généré par les résultats positifs des essais de phase II avec l’exénatide, les résultats récents sont plus hétérogènes et seul le lixisénatide a démontré un effet bénéfique sur la progression des signes moteurs dans un essai multicentrique.
Epidemiological studies suggest a link between diabetes and the risk of developing Parkinson's disease (PD). This risk is reduced in diabetic patients taking glucagon like peptide-1 (GLP-1R) agonists. Furthermore, the progression of PD in concomitant diabetes is more severe and insulin receptor signalling is impaired in regions involved in the neurodegenerative process in PD. Finally, studies based on preclinical models of PD have reported beneficial effects of GLP-1R agonists. GLP-1R agonists have been marketed as anti-diabetic treatments for many years. Because of their mechanism of action, they do not induce hypoglycaemia, which makes them suitable for using outside the context of diabetes. The efficacy and safety of several GLP-1R agonists have been evaluated in phase II and III trials in PD patients. After the enthusiasm generated by the positive results of phase II trials with exenatide, recent results are more mixed, and only lixisenatide has demonstrated a beneficial effect on the progression of motor signs in a multi-centre trial.
{"title":"Vers un traitement neuroprotecteur dans la MPI ? La cible GLP-1","authors":"W.G. Meissner","doi":"10.1016/j.praneu.2025.01.009","DOIUrl":"10.1016/j.praneu.2025.01.009","url":null,"abstract":"<div><div>Des études épidémiologiques suggèrent un lien entre le diabète et le risque de développer une maladie de Parkinson (MP). Ce risque est réduit chez les patients diabétiques prenant des agonistes du récepteur du <em>glucagon like peptide-1</em> (GLP-1R). De plus, l’évolution de la MP en cas de diabète concomitant est plus sévère et la signalisation des récepteurs à l’insuline est dysfonctionnelle dans les régions impliquées dans le processus neurodégénératif chez les patients MP. Enfin, des études reposant sur des modèles précliniques ont rapporté des effets bénéfiques des agonistes du GLP-1R. Les agonistes du récepteur GLP-1R sont commercialisés comme traitement antidiabétique depuis de nombreuses années. Compte tenu de leur mécanisme d’action, ils n’induisent pas d’hypoglycémie, ce qui permet leur utilisation en dehors du diabète. L’efficacité et la tolérance de plusieurs agonistes du GLP-1R ont été évalués dans des essais de phase II et III chez des patients MP. Après l’enthousiasme généré par les résultats positifs des essais de phase II avec l’exénatide, les résultats récents sont plus hétérogènes et seul le lixisénatide a démontré un effet bénéfique sur la progression des signes moteurs dans un essai multicentrique.</div></div><div><div>Epidemiological studies suggest a link between diabetes and the risk of developing Parkinson's disease (PD). This risk is reduced in diabetic patients taking glucagon like peptide-1 (GLP-1R) agonists. Furthermore, the progression of PD in concomitant diabetes is more severe and insulin receptor signalling is impaired in regions involved in the neurodegenerative process in PD. Finally, studies based on preclinical models of PD have reported beneficial effects of GLP-1R agonists. GLP-1R agonists have been marketed as anti-diabetic treatments for many years. Because of their mechanism of action, they do not induce hypoglycaemia, which makes them suitable for using outside the context of diabetes. The efficacy and safety of several GLP-1R agonists have been evaluated in phase II and III trials in PD patients. After the enthusiasm generated by the positive results of phase II trials with exenatide, recent results are more mixed, and only lixisenatide has demonstrated a beneficial effect on the progression of motor signs in a multi-centre trial.</div></div>","PeriodicalId":53613,"journal":{"name":"Pratique Neurologique - FMC","volume":"16 1","pages":"Pages 75-79"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143592114","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.praneu.2025.01.001
C. Tard, N. Dochez
La polyradiculonévrite inflammatoire chronique (PIDC) est un syndrome neurologique caractérisé par une atteinte sensitivomotrice, une aréflexie et des signes de démyélinisation. Les avancées scientifiques ont permis de mieux comprendre ses mécanismes auto-immuns, notamment grâce à la découverte d’auto-anticorps spécifiques et de modèles animaux. Les PIDC présentent une grande hétérogénéité clinique et biologique, suggérant des mécanismes physiopathologiques distincts. Ces découvertes orientent vers des traitements personnalisés, bien que les approches standards (IgIV, corticoïdes) restent centrales. Les nouvelles thérapies ciblant le complément ou les IgG offrent des perspectives pour les cas réfractaires.
Chronic inflammatory demyelinating polyneuropathy (CIDP) is a neurological syndrome characterized by sensorimotor impairment, areflexia, and signs of demyelination. Scientific advancements have provided a better understanding of its autoimmune mechanisms, particularly through the discovery of specific autoantibodies and animal models. CIDP exhibits significant clinical and biological heterogeneity, suggesting distinct pathophysiological mechanisms. These discoveries pave the way for personalized treatments, although standard approaches (IVIg, corticosteroids) remain central. Emerging therapies targeting the complement system or IgG offer promising prospects for refractory cases.
{"title":"Polyradiculoneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique : qu’avons-nous appris de la physiopathologie et du traitement ?","authors":"C. Tard, N. Dochez","doi":"10.1016/j.praneu.2025.01.001","DOIUrl":"10.1016/j.praneu.2025.01.001","url":null,"abstract":"<div><div>La polyradiculonévrite inflammatoire chronique (PIDC) est un syndrome neurologique caractérisé par une atteinte sensitivomotrice, une aréflexie et des signes de démyélinisation. Les avancées scientifiques ont permis de mieux comprendre ses mécanismes auto-immuns, notamment grâce à la découverte d’auto-anticorps spécifiques et de modèles animaux. Les PIDC présentent une grande hétérogénéité clinique et biologique, suggérant des mécanismes physiopathologiques distincts. Ces découvertes orientent vers des traitements personnalisés, bien que les approches standards (IgIV, corticoïdes) restent centrales. Les nouvelles thérapies ciblant le complément ou les IgG offrent des perspectives pour les cas réfractaires.</div></div><div><div>Chronic inflammatory demyelinating polyneuropathy (CIDP) is a neurological syndrome characterized by sensorimotor impairment, areflexia, and signs of demyelination. Scientific advancements have provided a better understanding of its autoimmune mechanisms, particularly through the discovery of specific autoantibodies and animal models. CIDP exhibits significant clinical and biological heterogeneity, suggesting distinct pathophysiological mechanisms. These discoveries pave the way for personalized treatments, although standard approaches (IVIg, corticosteroids) remain central. Emerging therapies targeting the complement system or IgG offer promising prospects for refractory cases.</div></div>","PeriodicalId":53613,"journal":{"name":"Pratique Neurologique - FMC","volume":"16 1","pages":"Pages 32-38"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143592219","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.praneu.2025.01.014
T. Maisonobe
Une neuropathie périphérique peut révéler une vascularite systémique, primitive ou secondaire ou une vascularite restreinte au nerf périphérique. Dans les deux cas, cela représente une urgence thérapeutique, et le diagnostic doit être le plus précoce possible. La vascularite doit être évoquée devant une mononeuropathie unique ou multiple surtout douloureuse et d’installation rapide ou une polyneuropathie symétrique évolutive sans cause retrouvée. Un bilan assez simple permet de rechercher une maladie source, en particulier par les anticorps. En cas de négativité de ce bilan, une biopsie neuromusculaire doit être réalisée rapidement pour mettre en place le traitement.
Peripheral neuropathy may reveal systemic, primary or secondary vasculitis or vasculitis restricted to the peripheral nerve. In both cases, this represents a therapeutic emergency and the diagnosis must be made as early as possible. Vasculitis should be considered in the presence of a single or multiple mononeuropathy that is especially painful and develops rapidly or a progressive symmetrical polyneuropathy with no identified cause. A fairly simple assessment can be used to look for a source disease, particularly by searching for antibodies. If this assessment is negative, a neuromuscular biopsy must be performed quickly to establish treatment.
{"title":"Vascularite : entre médecine interne et neurologie, cela reste une urgence !","authors":"T. Maisonobe","doi":"10.1016/j.praneu.2025.01.014","DOIUrl":"10.1016/j.praneu.2025.01.014","url":null,"abstract":"<div><div>Une neuropathie périphérique peut révéler une vascularite systémique, primitive ou secondaire ou une vascularite restreinte au nerf périphérique. Dans les deux cas, cela représente une urgence thérapeutique, et le diagnostic doit être le plus précoce possible. La vascularite doit être évoquée devant une mononeuropathie unique ou multiple surtout douloureuse et d’installation rapide ou une polyneuropathie symétrique évolutive sans cause retrouvée. Un bilan assez simple permet de rechercher une maladie source, en particulier par les anticorps. En cas de négativité de ce bilan, une biopsie neuromusculaire doit être réalisée rapidement pour mettre en place le traitement.</div></div><div><div>Peripheral neuropathy may reveal systemic, primary or secondary vasculitis or vasculitis restricted to the peripheral nerve. In both cases, this represents a therapeutic emergency and the diagnosis must be made as early as possible. Vasculitis should be considered in the presence of a single or multiple mononeuropathy that is especially painful and develops rapidly or a progressive symmetrical polyneuropathy with no identified cause. A fairly simple assessment can be used to look for a source disease, particularly by searching for antibodies. If this assessment is negative, a neuromuscular biopsy must be performed quickly to establish treatment.</div></div>","PeriodicalId":53613,"journal":{"name":"Pratique Neurologique - FMC","volume":"16 1","pages":"Pages 39-46"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143592220","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}