Pub Date : 2025-09-01Epub Date: 2025-08-12DOI: 10.1016/j.praneu.2025.05.001
B. Laurens , C. Bonnet , M. Bonnet , G. Dupont , M. Fabbri , P. Prin , J. Ruggeri , P. Damier
La maladie de Parkinson est, tout au long de son évolution, à l’origine de multiples incapacités et déficiences (motrices, cognitives, psychiatriques, dysautonomie…) qui peuvent avoir un impact direct sur l’aptitude à la conduite automobile. Cette aptitude doit être régulièrement évaluée. Depuis l’arrêté ministériel du 28 mars 2022, les troubles neurologiques de la maladie de Parkinson sont susceptibles d’entraîner une incompatibilité à la conduite automobile et de nécessiter une validation du permis par un médecin agréé. À partir d’une revue de la littérature et d’avis d’experts, nous avons proposé une méthode simple d’évaluation pour les médecins spécialistes en neurologie ou gériatrie. Le risque à la conduite a été catégorisé selon 3 niveaux : « feu vert » (risque minime), « feu orange » (risque modéré qui nécessite une évaluation plus détaillée, idéalement avec un test de conduite en conditions réelles), et « feu rouge » (risque majeur devant faire cesser la conduite). La restriction ou l’interdiction de la conduite a souvent un impact majeur pour les malades et leurs aidants sur le plan psychologique et celui de l’autonomie. Toute restriction de la conduite automobile doit être accompagnée de conseils et d’accompagnement vers d’autres formes de mobilité.
All along its progression, Parkinson's disease (PD) causes many disabilities (e.g. motor, cognitive, psychiatric or dysautonomia), which could impact driving ability. Thus, driving ability must be regularly assessed. In France, since the 28 March 2022 ministerial decree, parkinsonian symptoms must be considered as having a potential impact on driving capacity and might need the renewal of the driving license to be validated. Based on the review of published articles on the subject and on experts’ opinion, we have proposed a simple method of assessment to be used by neurologists or geriatricians. We have defined a 3-level risk gradation: “green light” (mild risk of car accident), “orange light” (moderate risk, thus requiring a more detailed evaluation – ideally with a real-world driving test), and “red light” (high risk that leads to recommend driving cessation). Restriction or cessation of driving has for patients and caregivers a major impact on autonomy and psychological well-being. Any imposed driving restriction should be accompanied by advice and support towards other forms of mobility.
{"title":"Recommandations pour l’accompagnement et l’orientation vis-à-vis de la conduite automobile des personnes atteintes de maladie de Parkinson ou d’un syndrome parkinsonien : un consensus de la Société francophone des mouvements anormaux (SOFMA)","authors":"B. Laurens , C. Bonnet , M. Bonnet , G. Dupont , M. Fabbri , P. Prin , J. Ruggeri , P. Damier","doi":"10.1016/j.praneu.2025.05.001","DOIUrl":"10.1016/j.praneu.2025.05.001","url":null,"abstract":"<div><div>La maladie de Parkinson est, tout au long de son évolution, à l’origine de multiples incapacités et déficiences (motrices, cognitives, psychiatriques, dysautonomie…) qui peuvent avoir un impact direct sur l’aptitude à la conduite automobile. Cette aptitude doit être régulièrement évaluée. Depuis l’arrêté ministériel du 28 mars 2022, les troubles neurologiques de la maladie de Parkinson sont susceptibles d’entraîner une incompatibilité à la conduite automobile et de nécessiter une validation du permis par un médecin agréé. À partir d’une revue de la littérature et d’avis d’experts, nous avons proposé une méthode simple d’évaluation pour les médecins spécialistes en neurologie ou gériatrie. Le risque à la conduite a été catégorisé selon 3 niveaux : « feu vert » (risque minime), « feu orange » (risque modéré qui nécessite une évaluation plus détaillée, idéalement avec un test de conduite en conditions réelles), et « feu rouge » (risque majeur devant faire cesser la conduite). La restriction ou l’interdiction de la conduite a souvent un impact majeur pour les malades et leurs aidants sur le plan psychologique et celui de l’autonomie. Toute restriction de la conduite automobile doit être accompagnée de conseils et d’accompagnement vers d’autres formes de mobilité.</div></div><div><div>All along its progression, Parkinson's disease (PD) causes many disabilities (e.g. motor, cognitive, psychiatric or dysautonomia), which could impact driving ability. Thus, driving ability must be regularly assessed. In France, since the 28 March 2022 ministerial decree, parkinsonian symptoms must be considered as having a potential impact on driving capacity and might need the renewal of the driving license to be validated. Based on the review of published articles on the subject and on experts’ opinion, we have proposed a simple method of assessment to be used by neurologists or geriatricians. We have defined a 3-level risk gradation: “green light” (mild risk of car accident), “orange light” (moderate risk, thus requiring a more detailed evaluation – ideally with a real-world driving test), and “red light” (high risk that leads to recommend driving cessation). Restriction or cessation of driving has for patients and caregivers a major impact on autonomy and psychological well-being. Any imposed driving restriction should be accompanied by advice and support towards other forms of mobility.</div></div>","PeriodicalId":53613,"journal":{"name":"Pratique Neurologique - FMC","volume":"16 3","pages":"Pages 163-177"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144932481","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01Epub Date: 2025-08-11DOI: 10.1016/j.praneu.2025.07.009
A. Demas
<div><div>La neuroculture est un concept qui explore les liens réciproques entre le cerveau humain et les productions culturelles. Il s’agit de comprendre comment notre activité cérébrale façonne la culture, les récits, les images, les gestes, et comment, en retour, la culture transforme notre façon de percevoir, de penser et de ressentir. La culture n’est donc pas seulement un produit social ou artistique, elle est aussi une expression du fonctionnement du cerveau. Ce champ d’étude croise les neurosciences et les sciences humaines. Il permet d’analyser les phénomènes culturels comme des prolongements naturels de l’activité cérébrale, mais aussi comme des éléments capables de modifier le cerveau. Les artistes, les rituels, les symboles sont autant de formes qui, consciemment ou non, agissent sur notre mémoire, notre attention ou nos émotions. La neuroculture donne ainsi au neurologue un regard nouveau sur le monde : celui d’un observateur des comportements, des symboles et des récits qui influencent la santé mentale et cognitive. Elle permet aussi de mieux comprendre certaines évolutions récentes de notre société, comme la dépendance aux écrans ou les nouvelles formes de fatigue mentale liées aux réseaux sociaux et aux technologies numériques. Cette pratique ouvre aussi des perspectives en art et en médecine. Des œuvres anciennes peuvent révéler des signes médicaux passés inaperçus, à travers l’iconodiagnostic et la sémiophorie. Elle invite aussi à repenser la façon dont certaines pratiques culturelles, comme les rituels ou les chants, influencent les états de conscience et la régulation émotionnelle. En somme, la neuroculture propose de mieux comprendre le dialogue permanent entre notre cerveau et le monde que nous créons. Elle offre aux neurologues, mais aussi aux chercheurs et aux cliniciens, une nouvelle manière d’aborder les comportements humains et les enjeux de société à travers le prisme des neurosciences.</div></div><div><div>Neuroculture is a concept that explores the reciprocal links between the human brain and cultural productions. It aims to understand how our brain activity shapes culture, stories, images, and gestures, and how, in turn, culture transforms our way of perceiving, thinking, and feeling. Therefore, culture is not only a social or artistic product; it is also an expression of how the brain functions. This field of study intersects neuroscience and the human sciences. It allows for the analysis of cultural phenomena as natural extensions of brain activity, but also as elements capable of modifying the brain. Artists, rituals, and symbols are all forms that, consciously or unconsciously, influence our memory, attention, and emotions. Neuroculture thus provides neurologists with a new perspective on the world: that of an observer of behaviors, symbols, and narratives that influence mental and cognitive health. It also helps to better understand certain recent developments in our society, such as screen addiction or new for
{"title":"Neuroculture : quand la neurologie pense le monde","authors":"A. Demas","doi":"10.1016/j.praneu.2025.07.009","DOIUrl":"10.1016/j.praneu.2025.07.009","url":null,"abstract":"<div><div>La neuroculture est un concept qui explore les liens réciproques entre le cerveau humain et les productions culturelles. Il s’agit de comprendre comment notre activité cérébrale façonne la culture, les récits, les images, les gestes, et comment, en retour, la culture transforme notre façon de percevoir, de penser et de ressentir. La culture n’est donc pas seulement un produit social ou artistique, elle est aussi une expression du fonctionnement du cerveau. Ce champ d’étude croise les neurosciences et les sciences humaines. Il permet d’analyser les phénomènes culturels comme des prolongements naturels de l’activité cérébrale, mais aussi comme des éléments capables de modifier le cerveau. Les artistes, les rituels, les symboles sont autant de formes qui, consciemment ou non, agissent sur notre mémoire, notre attention ou nos émotions. La neuroculture donne ainsi au neurologue un regard nouveau sur le monde : celui d’un observateur des comportements, des symboles et des récits qui influencent la santé mentale et cognitive. Elle permet aussi de mieux comprendre certaines évolutions récentes de notre société, comme la dépendance aux écrans ou les nouvelles formes de fatigue mentale liées aux réseaux sociaux et aux technologies numériques. Cette pratique ouvre aussi des perspectives en art et en médecine. Des œuvres anciennes peuvent révéler des signes médicaux passés inaperçus, à travers l’iconodiagnostic et la sémiophorie. Elle invite aussi à repenser la façon dont certaines pratiques culturelles, comme les rituels ou les chants, influencent les états de conscience et la régulation émotionnelle. En somme, la neuroculture propose de mieux comprendre le dialogue permanent entre notre cerveau et le monde que nous créons. Elle offre aux neurologues, mais aussi aux chercheurs et aux cliniciens, une nouvelle manière d’aborder les comportements humains et les enjeux de société à travers le prisme des neurosciences.</div></div><div><div>Neuroculture is a concept that explores the reciprocal links between the human brain and cultural productions. It aims to understand how our brain activity shapes culture, stories, images, and gestures, and how, in turn, culture transforms our way of perceiving, thinking, and feeling. Therefore, culture is not only a social or artistic product; it is also an expression of how the brain functions. This field of study intersects neuroscience and the human sciences. It allows for the analysis of cultural phenomena as natural extensions of brain activity, but also as elements capable of modifying the brain. Artists, rituals, and symbols are all forms that, consciously or unconsciously, influence our memory, attention, and emotions. Neuroculture thus provides neurologists with a new perspective on the world: that of an observer of behaviors, symbols, and narratives that influence mental and cognitive health. It also helps to better understand certain recent developments in our society, such as screen addiction or new for","PeriodicalId":53613,"journal":{"name":"Pratique Neurologique - FMC","volume":"16 3","pages":"Pages 222-229"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144932490","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01Epub Date: 2025-08-11DOI: 10.1016/j.praneu.2025.07.010
A. Magot , P. Devic , F. Bouhour
L’exploration ENMG de la face et de la sphère bulbaire permet d’analyser divers troubles neurologiques, incluant paralysies faciales, spasmes hémifaciaux, troubles de la déglutition et de la phonation. La neurographie des nerfs crâniens (VII, XI, XII) évalue le fonctionnement tronculaire, tandis que le réflexe de clignement permet d’explorer les nerfs trijumeau et facial ainsi que le fonctionnement du tronc cérébral. L’exploration électrophysiologique joue un rôle clé dans le diagnostic des neuropathies des nerfs crâniens, de la myasthénie et des pathologies motoneuronales, dont la SLA. L’ENMG aide à différencier les troubles de la jonction neuromusculaire des neuropathies démyélinisantes. Enfin, dans le spasme hémifacial, l’ENMG met en évidence une hyperexcitabilité du nerf facial, facilitant le diagnostic et l’orientation thérapeutique.
Facial and bulbar ENMG exploration is crucial for assessing various neurological disorders, including facial paralysis, hemifacial spasms, swallowing, and speech disorders. Cranial nerve neurography (VII, XI, XII) evaluates nerve conduction, while the blink reflex test assesses the cranial nerves. Electrophysiological testing plays a key role in diagnosing trigeminal or facial neuropathies, myasthenia gravis, and motor neuron diseases such as ALS. ENMG helps distinguish neuromuscular junction disorders from demyelinating neuropathies. Finally, in hemifacial spasm, ENMG reveals facial nerve hyperexcitability, aiding diagnosis and therapeutic guidance.
{"title":"Exploration ENMG de la face et de la sphère bulbaire","authors":"A. Magot , P. Devic , F. Bouhour","doi":"10.1016/j.praneu.2025.07.010","DOIUrl":"10.1016/j.praneu.2025.07.010","url":null,"abstract":"<div><div>L’exploration ENMG de la face et de la sphère bulbaire permet d’analyser divers troubles neurologiques, incluant paralysies faciales, spasmes hémifaciaux, troubles de la déglutition et de la phonation. La neurographie des nerfs crâniens (VII, XI, XII) évalue le fonctionnement tronculaire, tandis que le réflexe de clignement permet d’explorer les nerfs trijumeau et facial ainsi que le fonctionnement du tronc cérébral. L’exploration électrophysiologique joue un rôle clé dans le diagnostic des neuropathies des nerfs crâniens, de la myasthénie et des pathologies motoneuronales, dont la SLA. L’ENMG aide à différencier les troubles de la jonction neuromusculaire des neuropathies démyélinisantes. Enfin, dans le spasme hémifacial, l’ENMG met en évidence une hyperexcitabilité du nerf facial, facilitant le diagnostic et l’orientation thérapeutique.</div></div><div><div>Facial and bulbar ENMG exploration is crucial for assessing various neurological disorders, including facial paralysis, hemifacial spasms, swallowing, and speech disorders. Cranial nerve neurography (VII, XI, XII) evaluates nerve conduction, while the blink reflex test assesses the cranial nerves. Electrophysiological testing plays a key role in diagnosing trigeminal or facial neuropathies, myasthenia gravis, and motor neuron diseases such as ALS. ENMG helps distinguish neuromuscular junction disorders from demyelinating neuropathies. Finally, in hemifacial spasm, ENMG reveals facial nerve hyperexcitability, aiding diagnosis and therapeutic guidance.</div></div>","PeriodicalId":53613,"journal":{"name":"Pratique Neurologique - FMC","volume":"16 3","pages":"Pages 200-210"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144932484","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01Epub Date: 2025-08-26DOI: 10.1016/j.praneu.2025.07.001
M. Mallaret , J. Bas , L. Jomir
Une atteinte du nerf ulnaire est une situation clinique fréquente en pratique neurologique. Dans les cas sévères, cette atteinte peut entraîner un déficit moteur avec amyotrophie de la main, des troubles sensitifs et des douleurs neuropathiques avec un retentissement fonctionnel important. Le neurologue doit faire préciser par l’interrogatoire les facteurs favorisants (traumatisme, gestes ou position à risque) et évaluer lors de l’examen clinique le degré de sévérité de l’atteinte. L’électroneuromyogramme permet le plus souvent de localiser le niveau de la compression nerveuse et rechercher notamment un syndrome du nerf ulnaire au coude, cause la plus fréquente d’atteinte du nerf ulnaire. Une prise en charge chirurgicale est préconisée dans les formes sévères d’emblée ou résistantes à un traitement conservateur. D’autres sites d’atteinte sont plus rares par atteinte proximale ou distale au poignet ou à la main dans le cadre traumatique ou de compression locale. L’échographie du nerf est un outil complémentaire de l’électroneuromyogramme.
Ulnar nerve involvement is a common clinical situation in neurological practice. In severe cases, this involvement can lead to motor deficit with hand muscle atrophy, sensory disturbances and neuropathic pain with significant functional impact. The neurologist should clarify the contributing factors (trauma, or trigger positions) and assess the severity of the involvement during the clinical examination. Electroneuromyogram allows a topographic diagnosis to look for cubital tunnel syndrome, the most common cause of ulnar nerve involvement, and assess the severity electrophysiologically. Surgical management is recommended in severe forms or those resistant to conservative treatment. Other sites of involvement are rarer, involving proximal or distal involvement of the wrist or hand in the context of trauma or local compression. Nerve ultrasound imaging is a complementary tool to the electroneuromyogram.
{"title":"Atteinte du nerf ulnaire : au coude et ailleurs","authors":"M. Mallaret , J. Bas , L. Jomir","doi":"10.1016/j.praneu.2025.07.001","DOIUrl":"10.1016/j.praneu.2025.07.001","url":null,"abstract":"<div><div>Une atteinte du nerf ulnaire est une situation clinique fréquente en pratique neurologique. Dans les cas sévères, cette atteinte peut entraîner un déficit moteur avec amyotrophie de la main, des troubles sensitifs et des douleurs neuropathiques avec un retentissement fonctionnel important. Le neurologue doit faire préciser par l’interrogatoire les facteurs favorisants (traumatisme, gestes ou position à risque) et évaluer lors de l’examen clinique le degré de sévérité de l’atteinte. L’électroneuromyogramme permet le plus souvent de localiser le niveau de la compression nerveuse et rechercher notamment un syndrome du nerf ulnaire au coude, cause la plus fréquente d’atteinte du nerf ulnaire. Une prise en charge chirurgicale est préconisée dans les formes sévères d’emblée ou résistantes à un traitement conservateur. D’autres sites d’atteinte sont plus rares par atteinte proximale ou distale au poignet ou à la main dans le cadre traumatique ou de compression locale. L’échographie du nerf est un outil complémentaire de l’électroneuromyogramme.</div></div><div><div>Ulnar nerve involvement is a common clinical situation in neurological practice. In severe cases, this involvement can lead to motor deficit with hand muscle atrophy, sensory disturbances and neuropathic pain with significant functional impact. The neurologist should clarify the contributing factors (trauma, or trigger positions) and assess the severity of the involvement during the clinical examination. Electroneuromyogram allows a topographic diagnosis to look for cubital tunnel syndrome, the most common cause of ulnar nerve involvement, and assess the severity electrophysiologically. Surgical management is recommended in severe forms or those resistant to conservative treatment. Other sites of involvement are rarer, involving proximal or distal involvement of the wrist or hand in the context of trauma or local compression. Nerve ultrasound imaging is a complementary tool to the electroneuromyogram.</div></div>","PeriodicalId":53613,"journal":{"name":"Pratique Neurologique - FMC","volume":"16 3","pages":"Pages 178-184"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144932482","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01Epub Date: 2025-08-11DOI: 10.1016/j.praneu.2025.07.004
O. Walusinski
Parmi d’autres éponymes gardant le souvenir de Maurice Klippel (1858–1942), le syndrome de Klippel-Feil et le syndrome de Klippel-Trénaunay sont toujours d’usage. Médecin interniste à orientation neurologique et psychiatrique, Klippel est un auteur prolixe entouré de nombreux élèves dévoués. Il s’est beaucoup investi dans l’étude des atteintes syphilitiques du système nerveux tout en étant un des derniers à considérer la paralysie générale comme un syndrome pouvant être causé par la syphilis, la tuberculose ou l’athérome, et en s’obstinant dans cette erreur médicale. Parmi ses multiples recherches, remarquons ses vues originales sur les neuropathies périphériques au cours des cancers qu’il attribue à une auto-toxicité, notion qui évoluera, après lui, en syndromes paranéoplasiques et en auto-immunité.
Among other eponyms in memory of Maurice Klippel (1858–1942), Klippel-Feil syndrome and Klippel-Trénaunay syndrome are still in use. A neurologically and psychiatrically oriented internist, Klippel was a prolific author with many devoted students. He was deeply involved in the study of syphilitic disorders of the nervous system, and was one of the last to consider general paralysis as a syndrome that could be caused by syphilis, tuberculosis or atheroma, and persisting with this medical error. Among his many researches, his original views on peripheral neuropathies during cancer are noteworthy, which he attributed to auto-toxicity, a notion that would later evolve into paraneoplastic syndromes and autoimmunity.
{"title":"Maurice Klippel (1858–1942) au-delà des syndromes","authors":"O. Walusinski","doi":"10.1016/j.praneu.2025.07.004","DOIUrl":"10.1016/j.praneu.2025.07.004","url":null,"abstract":"<div><div>Parmi d’autres éponymes gardant le souvenir de Maurice Klippel (1858–1942), le syndrome de Klippel-Feil et le syndrome de Klippel-Trénaunay sont toujours d’usage. Médecin interniste à orientation neurologique et psychiatrique, Klippel est un auteur prolixe entouré de nombreux élèves dévoués. Il s’est beaucoup investi dans l’étude des atteintes syphilitiques du système nerveux tout en étant un des derniers à considérer la paralysie générale comme un syndrome pouvant être causé par la syphilis, la tuberculose ou l’athérome, et en s’obstinant dans cette erreur médicale. Parmi ses multiples recherches, remarquons ses vues originales sur les neuropathies périphériques au cours des cancers qu’il attribue à une auto-toxicité, notion qui évoluera, après lui, en syndromes paranéoplasiques et en auto-immunité.</div></div><div><div>Among other eponyms in memory of Maurice Klippel (1858–1942), Klippel-Feil syndrome and Klippel-Trénaunay syndrome are still in use. A neurologically and psychiatrically oriented internist, Klippel was a prolific author with many devoted students. He was deeply involved in the study of syphilitic disorders of the nervous system, and was one of the last to consider general paralysis as a syndrome that could be caused by syphilis, tuberculosis or atheroma, and persisting with this medical error. Among his many researches, his original views on peripheral neuropathies during cancer are noteworthy, which he attributed to auto-toxicity, a notion that would later evolve into paraneoplastic syndromes and autoimmunity.</div></div>","PeriodicalId":53613,"journal":{"name":"Pratique Neurologique - FMC","volume":"16 3","pages":"Pages 230-236"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144932485","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01Epub Date: 2025-04-22DOI: 10.1016/j.praneu.2025.04.006
A. Dib , A. Bohic
{"title":"Cause inattendue d’atrophie musculaire chez un jeune patient : au-delà de la neurologie","authors":"A. Dib , A. Bohic","doi":"10.1016/j.praneu.2025.04.006","DOIUrl":"10.1016/j.praneu.2025.04.006","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":53613,"journal":{"name":"Pratique Neurologique - FMC","volume":"16 2","pages":"Pages 143-145"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144242265","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01Epub Date: 2025-05-13DOI: 10.1016/j.praneu.2025.04.009
P. Petiot , J. Bénaim
Les indications de l’examen électroneuromyographique de l’épaule sont nombreuses (pathologies traumatiques, mono- ou multineuropathies inflammatoires, infiltrations néoplasiques, complications de la radiothérapie, etc.). Cependant, l’étude des conductions des troncs nerveux et/ou des racines de l’épaule ou l’analyse électromyographique des muscles périscapulaires sont parfois délicates, car il s’agit d’une région anatomique assez complexe. Il est donc très important de bien connaître les différentes techniques utilisables en pratique quotidienne afin de préciser au mieux le diagnostic topographique et le pronostic des processus lésionnels neuromusculaires le plus souvent impliqués au niveau de l’épaule.
The indications of electroneuromyographic exploration of shoulder are frequent (traumatic diseases, inflammatory mono- or multineuropathy, malignant invasion, radiation- induced brachial plexopathy...). Conduction studies or electromyography of muscles around scapula are often difficult because this anatomical region is complex. It is very important to know the different electromyographical techniques used near scapula for an optimal analysis of topographical diagnosis and to define the prognosis of neuromuscular lesions encountered in this anatomical region.
{"title":"L’examen électroneuromyographique de l’épaule","authors":"P. Petiot , J. Bénaim","doi":"10.1016/j.praneu.2025.04.009","DOIUrl":"10.1016/j.praneu.2025.04.009","url":null,"abstract":"<div><div>Les indications de l’examen électroneuromyographique de l’épaule sont nombreuses (pathologies traumatiques, mono- ou multineuropathies inflammatoires, infiltrations néoplasiques, complications de la radiothérapie, etc.). Cependant, l’étude des conductions des troncs nerveux et/ou des racines de l’épaule ou l’analyse électromyographique des muscles périscapulaires sont parfois délicates, car il s’agit d’une région anatomique assez complexe. Il est donc très important de bien connaître les différentes techniques utilisables en pratique quotidienne afin de préciser au mieux le diagnostic topographique et le pronostic des processus lésionnels neuromusculaires le plus souvent impliqués au niveau de l’épaule.</div></div><div><div>The indications of electroneuromyographic exploration of shoulder are frequent (traumatic diseases, inflammatory mono- or multineuropathy, malignant invasion, radiation- induced brachial plexopathy...). Conduction studies or electromyography of muscles around scapula are often difficult because this anatomical region is complex. It is very important to know the different electromyographical techniques used near scapula for an optimal analysis of topographical diagnosis and to define the prognosis of neuromuscular lesions encountered in this anatomical region.</div></div>","PeriodicalId":53613,"journal":{"name":"Pratique Neurologique - FMC","volume":"16 2","pages":"Pages 106-112"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144242075","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}