Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.036
V. Pillot , S. Tocquet , J.L. Charuel , S. Tansley , S. Boussouar , P.Y. Brillet , D. Vellas , S. Léonard-Louis , Y. Uzunhan , A. Belle , P. Cohen , P. Ghilani , M. Miyara , M. Hie , G. Foulon , N. Gambier , J.F. Boitiaux , P. Fuzibet , B. Crestani , L. Baudelet , Y. Allenbach
Introduction
Le syndrome des antisynthétases (ASyS) est une maladie auto-immune systémique qui touche principalement les poumons, les articulations et les muscles, et qui est associé dans plus de 90 % des cas aux anticorps anti-Jo-1, anti-PL7 ou anti-PL12. Le syndrome des antisynthétases n’est pas associé à un risque accru de cancer. Le sous-groupe des patients ASyS porteurs d’anticorps anti-OJ est mal caractérisé, car il s’agit d’un anticorps rare et les tests commerciaux manquent de fiabilité.
Patients et méthodes
Nous avons mené une étude rétrospective de cohorte comparative de patients anti-OJ positifs. La présence d’anti-OJ a été identifiée par immunoprécipitation. Les données cliniques, biologiques, radiologiques et anatomopathologiques ont été recueillies. Les patients ASyS OJ-négatifs porteurs d’anticorps anti-Jo-1, anti-PL7 ou anti-PL12 ont servi de groupe contrôle. L’incidence des cancers a été comparée à celle de la population générale appariée sur l’âge et le sexe à l’aide de ratios d’incidence standardisés. Une revue systématique de la littérature concernant les patients anti-OJ positifs a également été réalisée à des fins de comparaison descriptive.
Résultats
Les patients anti-OJ (n = 22) étaient plus âgés au moment du diagnostic (69 ans [51,5–75], p < 0,01) et présentaient moins fréquemment d’atteintes musculaires (54,5 %, p < 0,01) et articulaires (26,7 %, p < 0,01) que les patients ASyS OJ-négatifs (n = 158), tandis que la pneumopathie interstitielle demeurait une manifestation prédominante dans les deux groupes. L’incidence des cancers était nettement augmentée chez les patients anti-OJ (SIR = 3,23 [IC 95 % : 1,21–8,62]) par rapport à la population générale, contrairement aux patients anti-Jo-1 et anti-PL7/12, chez qui aucune différence significative n’a été observée. La revue de la littérature portant sur les patients OJ positifs (n = 106) a montré des résultats concordants avec ceux de notre cohorte.
Conclusion
Le syndrome des antisynthétases anti-OJ définit un sous-groupe clinique distinct au sein du spectre des ASyS, caractérisé par un risque accru et unique de cancer. Ces résultats plaident en faveur d’un renforcement du dépistage oncologique et du recours à des tests sérologiques dédiés dans ce sous-groupe rare.
{"title":"Caractéristiques cliniques et risque de cancer du syndrome des antisynthétases anti-OJ : étude de cohorte comparative rétrospective et revue systématique de la littérature","authors":"V. Pillot , S. Tocquet , J.L. Charuel , S. Tansley , S. Boussouar , P.Y. Brillet , D. Vellas , S. Léonard-Louis , Y. Uzunhan , A. Belle , P. Cohen , P. Ghilani , M. Miyara , M. Hie , G. Foulon , N. Gambier , J.F. Boitiaux , P. Fuzibet , B. Crestani , L. Baudelet , Y. Allenbach","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.036","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.036","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome des antisynthétases (ASyS) est une maladie auto-immune systémique qui touche principalement les poumons, les articulations et les muscles, et qui est associé dans plus de 90 % des cas aux anticorps anti-Jo-1, anti-PL7 ou anti-PL12. Le syndrome des antisynthétases n’est pas associé à un risque accru de cancer. Le sous-groupe des patients ASyS porteurs d’anticorps anti-OJ est mal caractérisé, car il s’agit d’un anticorps rare et les tests commerciaux manquent de fiabilité.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude rétrospective de cohorte comparative de patients anti-OJ positifs. La présence d’anti-OJ a été identifiée par immunoprécipitation. Les données cliniques, biologiques, radiologiques et anatomopathologiques ont été recueillies. Les patients ASyS OJ-négatifs porteurs d’anticorps anti-Jo-1, anti-PL7 ou anti-PL12 ont servi de groupe contrôle. L’incidence des cancers a été comparée à celle de la population générale appariée sur l’âge et le sexe à l’aide de ratios d’incidence standardisés. Une revue systématique de la littérature concernant les patients anti-OJ positifs a également été réalisée à des fins de comparaison descriptive.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les patients anti-OJ (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->22) étaient plus âgés au moment du diagnostic (69 ans [51,5–75], <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) et présentaient moins fréquemment d’atteintes musculaires (54,5 %, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) et articulaires (26,7 %, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) que les patients ASyS OJ-négatifs (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->158), tandis que la pneumopathie interstitielle demeurait une manifestation prédominante dans les deux groupes. L’incidence des cancers était nettement augmentée chez les patients anti-OJ (SIR<!--> <!-->=<!--> <!-->3,23 [IC 95 % : 1,21–8,62]) par rapport à la population générale, contrairement aux patients anti-Jo-1 et anti-PL7/12, chez qui aucune différence significative n’a été observée. La revue de la littérature portant sur les patients OJ positifs (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->106) a montré des résultats concordants avec ceux de notre cohorte.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le syndrome des antisynthétases anti-OJ définit un sous-groupe clinique distinct au sein du spectre des ASyS, caractérisé par un risque accru et unique de cancer. Ces résultats plaident en faveur d’un renforcement du dépistage oncologique et du recours à des tests sérologiques dédiés dans ce sous-groupe rare.</div></div>","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A358-A359"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145595036","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.079
C.A. Dallevet, J. Dal Cin, B. Tendrel, O. Benveniste, Y. Allenbach
<div><h3>Introduction</h3><div>Les myosites auto-immunes sont un groupe hétérogène de myopathies acquises engageant le pronostic fonctionnel. Elles sont divisées en 5 sous-groupes de pathologies différentes : les dermatomyosites (DM), le syndrome des anti-synthétases (ASYS), les myosites à inclusions (IBM), les myosites nécrosantes auto-immunes (IMNM) et les myosites secondaires aux inhibiteurs de checkpoint (ICI), ayant chacune leurs caractéristiques phénotypiques mais aussi transcriptomiques. Ces signatures transcriptomiques semblent cependant être principalement portées par les cellules immunitaires ce qui ne rend pas compte de l’ensemble de leur physiopathologie. En effet, il existe une importante discordance entre la sévérité du déficit musculaire et la rareté des lésions des fibres musculaires. Ainsi, il existe probablement des modifications fonctionnelles des fibres d’aspect “normal” médiées par le micro-environnement inflammatoire. Notre objectif est donc de décrire les modifications de l’état des fibres musculaires au sein du micro-environnement inflammatoire au cours des myosites auto-immunes.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous avons réalisé des analyses de transcriptomique spatiale sur des biopsies musculaires afin de corréler les informations spatiales et celles de RNAseq. Celles-ci sont obtenues à partir de l’information transcriptomique contenue au sein de puits/spots de 50<!--> <!-->μm (pouvant contenir entre 1 et 10 cellules), répartis sur l’ensemble du tissu.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Pour cette étude, 30 patients ont été inclus afin de représenter les différents sous-groupes de myosites, ainsi que 7 sujets sains. Les données de transcriptomique spatiale ont retrouvé les signatures des principaux types cellulaires présents physiologiquement dans le tissu musculaire dont les fibres musculaires rapides (MYH1+ ou MYH2+) et lentes (MYH7+) mais aussi les types cellulaires non musculaires constituant le micro-environnement inflammatoire (fibroblastes, macrophages, lymphocytes) dont la composition variait selon le sous-groupe. L’analyse spatiale des marqueurs physiologiques musculaires (MYH1, MYH2, MYH7) a révélé une modification de l’expression de ces marqueurs en fonction de leur localisation au sein ou à proximité des clusters inflammatoires. D’autre part, l’analyse a également retrouvé la présence de fibres musculaires “stressées” ou “non homéostatiques” caractérisées par l’expression de marqueurs de stress cellulaire (ex : ANKRD1, ANKRD2, XIRP1, XIRP2, FOS/JUN), dont la répartition dépendait du type de myosites. De plus, il existait une organisation spatiale de ces fibres “non homéostatiques” qui dépendait de celle du micro-environnement inflammatoire. Par exemple, au cours des myosites secondaires aux ICI, on pouvait décrire la présence d’infiltrats de macrophages pathologiques SPP1+ au contact de fibres en régénération (MYH3<!--> <!-->+<!--> <!-->), elles-mêmes au contact de manière excentrique a
{"title":"Étude transcriptomique des modifications de la fibre musculaire au cours des myosites auto-immunes","authors":"C.A. Dallevet, J. Dal Cin, B. Tendrel, O. Benveniste, Y. Allenbach","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.079","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.079","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les myosites auto-immunes sont un groupe hétérogène de myopathies acquises engageant le pronostic fonctionnel. Elles sont divisées en 5 sous-groupes de pathologies différentes : les dermatomyosites (DM), le syndrome des anti-synthétases (ASYS), les myosites à inclusions (IBM), les myosites nécrosantes auto-immunes (IMNM) et les myosites secondaires aux inhibiteurs de checkpoint (ICI), ayant chacune leurs caractéristiques phénotypiques mais aussi transcriptomiques. Ces signatures transcriptomiques semblent cependant être principalement portées par les cellules immunitaires ce qui ne rend pas compte de l’ensemble de leur physiopathologie. En effet, il existe une importante discordance entre la sévérité du déficit musculaire et la rareté des lésions des fibres musculaires. Ainsi, il existe probablement des modifications fonctionnelles des fibres d’aspect “normal” médiées par le micro-environnement inflammatoire. Notre objectif est donc de décrire les modifications de l’état des fibres musculaires au sein du micro-environnement inflammatoire au cours des myosites auto-immunes.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous avons réalisé des analyses de transcriptomique spatiale sur des biopsies musculaires afin de corréler les informations spatiales et celles de RNAseq. Celles-ci sont obtenues à partir de l’information transcriptomique contenue au sein de puits/spots de 50<!--> <!-->μm (pouvant contenir entre 1 et 10 cellules), répartis sur l’ensemble du tissu.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Pour cette étude, 30 patients ont été inclus afin de représenter les différents sous-groupes de myosites, ainsi que 7 sujets sains. Les données de transcriptomique spatiale ont retrouvé les signatures des principaux types cellulaires présents physiologiquement dans le tissu musculaire dont les fibres musculaires rapides (MYH1+ ou MYH2+) et lentes (MYH7+) mais aussi les types cellulaires non musculaires constituant le micro-environnement inflammatoire (fibroblastes, macrophages, lymphocytes) dont la composition variait selon le sous-groupe. L’analyse spatiale des marqueurs physiologiques musculaires (MYH1, MYH2, MYH7) a révélé une modification de l’expression de ces marqueurs en fonction de leur localisation au sein ou à proximité des clusters inflammatoires. D’autre part, l’analyse a également retrouvé la présence de fibres musculaires “stressées” ou “non homéostatiques” caractérisées par l’expression de marqueurs de stress cellulaire (ex : ANKRD1, ANKRD2, XIRP1, XIRP2, FOS/JUN), dont la répartition dépendait du type de myosites. De plus, il existait une organisation spatiale de ces fibres “non homéostatiques” qui dépendait de celle du micro-environnement inflammatoire. Par exemple, au cours des myosites secondaires aux ICI, on pouvait décrire la présence d’infiltrats de macrophages pathologiques SPP1+ au contact de fibres en régénération (MYH3<!--> <!-->+<!--> <!-->), elles-mêmes au contact de manière excentrique a","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Page A393"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594465","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.034
A. Rooy , C. Saint-Pastou , A. Bertolotti
<div><h3>Introduction</h3><div>La dermatomyosite (DM) est une maladie auto-immune rare des muscles et de la peau, appartenant aux myopathies inflammatoires idiopathiques. Sa prévalence varie selon les régions et peut suivre un gradient Nord-Sud. Plusieurs facteurs de risque de mortalité ont été identifiés : anticorps anti-MDA5, atteinte pulmonaire interstitielle, âge avancé, cancer, sexe masculin, ferritine ou LDH élevées, dysphagie et atteinte cardiaque. Des différences ethniques influencent la prévalence, la présentation clinique et le pronostic. La Réunion, territoire à forte diversité ethnique, n’a encore fait l’objet d’aucune étude épidémiologique sur la DM. Cette étude vise à établir une cohorte réunionnaise afin d’évaluer l’incidence et la prévalence de la DM, de décrire ses caractéristiques cliniques et évolutives, et d’identifier les facteurs de mortalité propres à cette population pour améliorer la prise en charge.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Cette étude rétrospective, multicentrique, a inclus des patients atteints de dermatomyosite dans les cinq hôpitaux de La Réunion entre 2010 et 2022. Les patients de plus de 15 ans répondant aux critères ENMC 2019 et EULAR 2017 ont été inclus. La dermatomyosite juvénile, les autres myopathies inflammatoires et les dossiers trop incomplets ont été exclus. Les patients ont été identifiés via le codage CIM-10 ou par sérologie positive aux anticorps myositaires. Les données cliniques et biologiques ont été extraites des dossiers médicaux. L’incidence et la prévalence ont été calculées selon les données de l’INSEE. Les analyses statistiques incluaient des tests univariés et multivariés, avec régressions logistiques et analyses ROC. Les paramètres significatifs sans données manquantes ont été inclus dans les modèles finaux. L’étude suivait les recommandations éthiques françaises et la méthodologie MR-004 de la CNIL. Aucun avis de comité d’éthique n’était requis.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur 243 dossiers analysés à La Réunion entre 2010 et 2022, 61 patients atteints de DM ont été inclus. La prévalence moyenne était de 2,75/100 000 habitants et l’incidence annuelle de 4,71/million. L’âge moyen de début des symptômes était de 51 ans, avec un délai diagnostique moyen de 5,5 mois. Une atteinte musculaire était présente chez 85 %, et 36 % avaient une atteinte pulmonaire, dont 18 % une PID rapidement progressive. Le profil anti-MDA5 prédominait (21 %), associé à une peau foncée (phototype médian 5), plus de PID-RP, d’atteinte articulaire et une mortalité élevée. Le taux de rémission complète était de 29 %, alors que 29 % des patients sont décédés, surtout d’infections ou de complications pulmonaires. Le taux de survie à 5 ans était de 60,5 % (64,7 % hors cancer). En multivarié, l’âge élevé, les ulcères, la PID et un taux de lymphocytes <<!--> <!-->1000/mm<sup>3</sup> étaient associés à la mortalité. Ce seuil lymphocytaire avait une sensibilité de 88 % et spécificité de 78
{"title":"Dermatomyosite à La Réunion : étude épidémiologique, analyse descriptive et évaluation des facteurs pronostiques","authors":"A. Rooy , C. Saint-Pastou , A. Bertolotti","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.034","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.034","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La dermatomyosite (DM) est une maladie auto-immune rare des muscles et de la peau, appartenant aux myopathies inflammatoires idiopathiques. Sa prévalence varie selon les régions et peut suivre un gradient Nord-Sud. Plusieurs facteurs de risque de mortalité ont été identifiés : anticorps anti-MDA5, atteinte pulmonaire interstitielle, âge avancé, cancer, sexe masculin, ferritine ou LDH élevées, dysphagie et atteinte cardiaque. Des différences ethniques influencent la prévalence, la présentation clinique et le pronostic. La Réunion, territoire à forte diversité ethnique, n’a encore fait l’objet d’aucune étude épidémiologique sur la DM. Cette étude vise à établir une cohorte réunionnaise afin d’évaluer l’incidence et la prévalence de la DM, de décrire ses caractéristiques cliniques et évolutives, et d’identifier les facteurs de mortalité propres à cette population pour améliorer la prise en charge.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Cette étude rétrospective, multicentrique, a inclus des patients atteints de dermatomyosite dans les cinq hôpitaux de La Réunion entre 2010 et 2022. Les patients de plus de 15 ans répondant aux critères ENMC 2019 et EULAR 2017 ont été inclus. La dermatomyosite juvénile, les autres myopathies inflammatoires et les dossiers trop incomplets ont été exclus. Les patients ont été identifiés via le codage CIM-10 ou par sérologie positive aux anticorps myositaires. Les données cliniques et biologiques ont été extraites des dossiers médicaux. L’incidence et la prévalence ont été calculées selon les données de l’INSEE. Les analyses statistiques incluaient des tests univariés et multivariés, avec régressions logistiques et analyses ROC. Les paramètres significatifs sans données manquantes ont été inclus dans les modèles finaux. L’étude suivait les recommandations éthiques françaises et la méthodologie MR-004 de la CNIL. Aucun avis de comité d’éthique n’était requis.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur 243 dossiers analysés à La Réunion entre 2010 et 2022, 61 patients atteints de DM ont été inclus. La prévalence moyenne était de 2,75/100 000 habitants et l’incidence annuelle de 4,71/million. L’âge moyen de début des symptômes était de 51 ans, avec un délai diagnostique moyen de 5,5 mois. Une atteinte musculaire était présente chez 85 %, et 36 % avaient une atteinte pulmonaire, dont 18 % une PID rapidement progressive. Le profil anti-MDA5 prédominait (21 %), associé à une peau foncée (phototype médian 5), plus de PID-RP, d’atteinte articulaire et une mortalité élevée. Le taux de rémission complète était de 29 %, alors que 29 % des patients sont décédés, surtout d’infections ou de complications pulmonaires. Le taux de survie à 5 ans était de 60,5 % (64,7 % hors cancer). En multivarié, l’âge élevé, les ulcères, la PID et un taux de lymphocytes <<!--> <!-->1000/mm<sup>3</sup> étaient associés à la mortalité. Ce seuil lymphocytaire avait une sensibilité de 88 % et spécificité de 78 ","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Page A357"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594474","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.046
S. Audia , D.J. Kuter , L. Zhang , Y. Miyakawa , H.A. Liebman , Y. Hu , D. Gömez-Almaguer , W. Homenda , C.W. Tan , M. Cordoba , M. Wardecki , H. Krenz , A. Daak , W. Ghanima
<div><h3>Introduction</h3><div>Le rilzabrutinib, un inhibiteur oral de la tyrosine kinase de Bruton (BTKi) qui agit par modulation multi-immune, a montré des réponses plaquettaires rapides et durables, une amélioration des scores de fatigue physique et de saignement, et un profil de sécurité favorable dans l’étude de phase 2, ainsi que dans les périodes en double aveugle (vs placebo) et en ouvert de l’étude de phase 3 LUNA3 chez des patients adultes atteints de PTI persistant/chronique (<span><span>NCT04562766</span><svg><path></path></svg></span>, 2020-002063-60). Nous rapportons ici les résultats d’efficacité et de tolérance du rilzabrutinib pendant la période d’extension à long terme (LTE) de LUNA3.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Les patients étaient éligibles pour entrer dans la LTE si, au cours des 8 dernières semaines de la période en ouvert de 28 semaines, les plaquettes étaient ≥<!--> <!-->50<!--> <!-->×<!--> <!-->10<sup>9</sup>/L ou ≥<!--> <!-->30<!--> <!-->×<!--> <!-->10<sup>9</sup>/L avec doublement de la valeur initiale lors de ≥<!--> <!-->50 % des visites, sans recours à une thérapie de sauvetage. Le rilzabrutinib oral (400<!--> <!-->mg, deux fois/jour) était administré jusqu’à une perte de réponse lors de 2 visites consécutives ou intolérance. L’utilisation concomitante de corticoïdes (CS) et/ou d’agonistes du récepteur de la thrombopoïétine (AR-TPO) à doses stables était autorisée, ainsi que les réductions de dose et l’arrêt du traitement.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au 15 octobre 2024, 69 patients éligibles sont entrés dans la LTE. Ces patients représentaient 34 % des 202 patients initialement randomisés durant la période en double aveugle (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->48 rilzabrutinib, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->21 placebo) et 38 % des 180 patients ayant reçu le rilzabrutinib durant la période en ouvert. Actuellement, 61 patients poursuivent la LTE. A l’inclusion, ces 69 patients présentaient un âge médian de 52 ans (18–80 ans), 72 % étaient des femmes. La durée médiane du PTI était de 9,6 ans (0,3–42,7 ans). La médiane des traitements antérieurs était de 4 (1–9), 26 % des patients étaient splénéctomisés. La numération plaquettaire initiale médiane était de 18<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L (2–54<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L). La numération plaquettaire médiane à l’entrée dans la LTE était de 113<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L (intervalle : 20–877<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L), et comprise entre 84–136<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L au cours des 12 premiers mois de la LTE. Les numérations plaquettaires ≥<!--> <!-->50<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L, ou entre 30 et 50<!--> <!-->×<!--> <!-->109/l avec un doublement par rapport à la référence ont été maintenues pendant une moyenne de 76 % (ET :38 %) des semaines sur la base des évaluations disponibles sur 12 mois. Une réponse complète (plaquettes ≥<!--> <!-->100<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L) a été obtenue chez 37 (54 %) patients. Parmi les 19 patients recevant un AR-TP
{"title":"Essai de phase 3 LUNA3 : premier rapport d’efficacité/sécurité d’emploi de la période d’extension à long terme avec le rilzabrutinib chez des adultes atteints de thrombopenie immunologique persistante/chronique (PTI)","authors":"S. Audia , D.J. Kuter , L. Zhang , Y. Miyakawa , H.A. Liebman , Y. Hu , D. Gömez-Almaguer , W. Homenda , C.W. Tan , M. Cordoba , M. Wardecki , H. Krenz , A. Daak , W. Ghanima","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.046","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.046","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le rilzabrutinib, un inhibiteur oral de la tyrosine kinase de Bruton (BTKi) qui agit par modulation multi-immune, a montré des réponses plaquettaires rapides et durables, une amélioration des scores de fatigue physique et de saignement, et un profil de sécurité favorable dans l’étude de phase 2, ainsi que dans les périodes en double aveugle (vs placebo) et en ouvert de l’étude de phase 3 LUNA3 chez des patients adultes atteints de PTI persistant/chronique (<span><span>NCT04562766</span><svg><path></path></svg></span>, 2020-002063-60). Nous rapportons ici les résultats d’efficacité et de tolérance du rilzabrutinib pendant la période d’extension à long terme (LTE) de LUNA3.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Les patients étaient éligibles pour entrer dans la LTE si, au cours des 8 dernières semaines de la période en ouvert de 28 semaines, les plaquettes étaient ≥<!--> <!-->50<!--> <!-->×<!--> <!-->10<sup>9</sup>/L ou ≥<!--> <!-->30<!--> <!-->×<!--> <!-->10<sup>9</sup>/L avec doublement de la valeur initiale lors de ≥<!--> <!-->50 % des visites, sans recours à une thérapie de sauvetage. Le rilzabrutinib oral (400<!--> <!-->mg, deux fois/jour) était administré jusqu’à une perte de réponse lors de 2 visites consécutives ou intolérance. L’utilisation concomitante de corticoïdes (CS) et/ou d’agonistes du récepteur de la thrombopoïétine (AR-TPO) à doses stables était autorisée, ainsi que les réductions de dose et l’arrêt du traitement.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au 15 octobre 2024, 69 patients éligibles sont entrés dans la LTE. Ces patients représentaient 34 % des 202 patients initialement randomisés durant la période en double aveugle (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->48 rilzabrutinib, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->21 placebo) et 38 % des 180 patients ayant reçu le rilzabrutinib durant la période en ouvert. Actuellement, 61 patients poursuivent la LTE. A l’inclusion, ces 69 patients présentaient un âge médian de 52 ans (18–80 ans), 72 % étaient des femmes. La durée médiane du PTI était de 9,6 ans (0,3–42,7 ans). La médiane des traitements antérieurs était de 4 (1–9), 26 % des patients étaient splénéctomisés. La numération plaquettaire initiale médiane était de 18<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L (2–54<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L). La numération plaquettaire médiane à l’entrée dans la LTE était de 113<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L (intervalle : 20–877<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L), et comprise entre 84–136<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L au cours des 12 premiers mois de la LTE. Les numérations plaquettaires ≥<!--> <!-->50<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L, ou entre 30 et 50<!--> <!-->×<!--> <!-->109/l avec un doublement par rapport à la référence ont été maintenues pendant une moyenne de 76 % (ET :38 %) des semaines sur la base des évaluations disponibles sur 12 mois. Une réponse complète (plaquettes ≥<!--> <!-->100<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L) a été obtenue chez 37 (54 %) patients. Parmi les 19 patients recevant un AR-TP","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A367-A368"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594475","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.049
Y. Benhamou , P. Coppo , M. Yoshitaka , F. Peyvandi , C. Shruti , K. Paul , M. Gabriela , L. Marine , Y. Jiao , G. Sriya , L. Julie , P. Katerina , S. Cataland , E.M.C. Maria , M. Masanori , A.V. Linus , S. Marie , B. Paul
<div><h3>Introduction</h3><div>Le caplacizumab associé à un traitement par échanges plasmatiques (EP) et par immunosuppresseurs (IS) est indiqué dans la prise en charge du purpura thrombocytopénique thrombotique à médiation immunitaire (PTTi). Bien que l’EP soit depuis longtemps un pilier de la prise en charge du PTTi, il s’agit d’une procédure lourde et invasive avec des morbidités importantes. La présente étude visait à évaluer l’efficacité et la sécurité d’emploi du caplacizumab conjointement à l’IS sans recourir aux EP en première intention chez les adultes atteints de PTTi.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>MAYARI (<span><span>NCT05468320</span><svg><path></path></svg></span>), une étude multicentrique de phase 3, en ouvert, à bras unique, internationale, incluait des adultes ayant reçu un diagnostic clinique de PTTi (initial/récurrent) et un French score de 1 ou 2. L’inclusion était limitée aux centres capables de confirmer le diagnostic de PTTi par le dosage de l’activité ADAMTS13 dans les 48<!--> <!-->heures suivant la présentation. Les patients étaient exclus s’ils présentaient des troubles neurologiques sévères (par ex. coma, crises convulsives, GCS<!--> <!-->≤<!--> <!-->8) ou des atteintes cardiaques (à la discrétion de l’investigateur ou cTnI<!--> <!-->><!--> <!-->5<!--> <!-->×<!--> <!-->LSN), au cas où le taux de créatinine sérique était<!--> <!-->><!--> <!-->2,26<!--> <!-->mg/dL et le taux de plaquettes était<!--> <!-->><!--> <!-->30<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L, ou avaient des causes alternatives connues de thrombocytopénie. La durée maximale du traitement par caplacizumab était de 12 semaines avec une période de suivi de 12 semaines. Le critère d’évaluation principal était la proportion de patients obtenant une rémission ; clinique ou biologique (ADAMTS13), sans recours aux EP. Les critères d’évaluation secondaires étaient le délai jusqu’à la réponse plaquettaire, la proportion de patients nécessitant la mise en place des EP, la rémission indépendamment de la mise en place des EP, la maladie réfractaire, la récidive du PTTi et la sécurité d’emploi. L’efficacité a été évaluée dans la population en intention de traiter modifiée (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->46), comprenant tous les patients inclus ayant reçu au moins une dose de caplacizumab et ayant une activité ADAMTS13<!--> <!--><<!--> <!-->10 % à l’inclusion.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur les 51 patients inclus, neuf (17,6 %) ont été recrutés en France dans quatre centres différents. Au total, 93,5 % des patients (43/46) ont atteint le critère d’évaluation principal de rémission sans recours aux EP. Le délai médian de réponse plaquettaire [IC à 95 %] était de 4 [3 ;5] jours. La réponse clinique (définie comme une numération plaquettaire maintenue à ≥<!--> <!-->150<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L et une lactate déshydrogénase [LDH]<!--> <!--><<!--> <!-->1,5<!--> <!-->×<!--> <!-->limite supérieure de la normale [LSN] et aucun signe clinique de
{"title":"Caplacizumab et immunosuppression sans recours aux échanges plasmatiques dans le Purpura Thrombocytopénique Thrombotique : résultats de l’étude MAYARI","authors":"Y. Benhamou , P. Coppo , M. Yoshitaka , F. Peyvandi , C. Shruti , K. Paul , M. Gabriela , L. Marine , Y. Jiao , G. Sriya , L. Julie , P. Katerina , S. Cataland , E.M.C. Maria , M. Masanori , A.V. Linus , S. Marie , B. Paul","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.049","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.049","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le caplacizumab associé à un traitement par échanges plasmatiques (EP) et par immunosuppresseurs (IS) est indiqué dans la prise en charge du purpura thrombocytopénique thrombotique à médiation immunitaire (PTTi). Bien que l’EP soit depuis longtemps un pilier de la prise en charge du PTTi, il s’agit d’une procédure lourde et invasive avec des morbidités importantes. La présente étude visait à évaluer l’efficacité et la sécurité d’emploi du caplacizumab conjointement à l’IS sans recourir aux EP en première intention chez les adultes atteints de PTTi.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>MAYARI (<span><span>NCT05468320</span><svg><path></path></svg></span>), une étude multicentrique de phase 3, en ouvert, à bras unique, internationale, incluait des adultes ayant reçu un diagnostic clinique de PTTi (initial/récurrent) et un French score de 1 ou 2. L’inclusion était limitée aux centres capables de confirmer le diagnostic de PTTi par le dosage de l’activité ADAMTS13 dans les 48<!--> <!-->heures suivant la présentation. Les patients étaient exclus s’ils présentaient des troubles neurologiques sévères (par ex. coma, crises convulsives, GCS<!--> <!-->≤<!--> <!-->8) ou des atteintes cardiaques (à la discrétion de l’investigateur ou cTnI<!--> <!-->><!--> <!-->5<!--> <!-->×<!--> <!-->LSN), au cas où le taux de créatinine sérique était<!--> <!-->><!--> <!-->2,26<!--> <!-->mg/dL et le taux de plaquettes était<!--> <!-->><!--> <!-->30<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L, ou avaient des causes alternatives connues de thrombocytopénie. La durée maximale du traitement par caplacizumab était de 12 semaines avec une période de suivi de 12 semaines. Le critère d’évaluation principal était la proportion de patients obtenant une rémission ; clinique ou biologique (ADAMTS13), sans recours aux EP. Les critères d’évaluation secondaires étaient le délai jusqu’à la réponse plaquettaire, la proportion de patients nécessitant la mise en place des EP, la rémission indépendamment de la mise en place des EP, la maladie réfractaire, la récidive du PTTi et la sécurité d’emploi. L’efficacité a été évaluée dans la population en intention de traiter modifiée (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->46), comprenant tous les patients inclus ayant reçu au moins une dose de caplacizumab et ayant une activité ADAMTS13<!--> <!--><<!--> <!-->10 % à l’inclusion.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur les 51 patients inclus, neuf (17,6 %) ont été recrutés en France dans quatre centres différents. Au total, 93,5 % des patients (43/46) ont atteint le critère d’évaluation principal de rémission sans recours aux EP. Le délai médian de réponse plaquettaire [IC à 95 %] était de 4 [3 ;5] jours. La réponse clinique (définie comme une numération plaquettaire maintenue à ≥<!--> <!-->150<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L et une lactate déshydrogénase [LDH]<!--> <!--><<!--> <!-->1,5<!--> <!-->×<!--> <!-->limite supérieure de la normale [LSN] et aucun signe clinique de","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A370-A371"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594478","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.021
D. Bouzid , D. Rouzaud , J. Rio , R. Borie , C. Choquet , G. Ducrocq , J.F. Alexandra , A. Dossier , T. Papo , A. Mageau , K. Sacre
<div><h3>Introduction</h3><div>La plupart des patients atteints de syndrome des antiphospholipides (SAPL) sont diagnostiqués avant 50 ans. La thrombose veineuse, souvent inaugurale, est la plus fréquente manifestation du SAPL. De nouveaux critères de classification ACR/EULAR du SAPL ont été publiés en 2023. Bien que les critères de classification ne soient pas des critères diagnostiques, nous avons cherché à tester la performance des nouveaux critères ACR/EULAR 2023 pour le diagnostic de SAPL chez des patients de moins de 50 ans hospitalisés pour une embolie pulmonaire (EP).</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Pendant 5 ans (2017, 2018, 2019, 2022, 2023), tous les dossiers médicaux électroniques des patients de moins de 50 <span>ans</span> admis dans 4 services médicaux (médecine interne, cardiologie, pneumologie et urgences de court séjour) de notre hôpital avec un diagnostic de EP ont été analysés rétrospectivement. Les admissions en 2020 et 2021 n’ont pas été considérées afin d’éviter un biais dû à la pandémie de COVID-19. Les codes de la 10e révision de la classification internationale des maladies ont été utilisés pour identifier les patients à partir des bases de données du PMSI. Les données démographiques, les antécédents médicaux, les données cliniques et biologiques ont été extraites à l’aide d’un formulaire standardisé. Le diagnostic de SAPL était basé sur le jugement des cliniciens en contexte des soins.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur une période de 5 ans, 166 patients de moins de 50 ans (43 % de femmes, âge médian 38 [33 ;45] ans) ont été admis pour une EP. L’EP était le premier événement thrombotique chez 122 patients (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->122/166, 75 %). Au moins un test aPL (à savoir l’anticoagulant lupique - ACC, l’anticardiolipine IgG/IgM – aCL et/ou les anticorps IgG/IgM anti-β2glycoprotéine-1–aβ2gp-1) a été réalisé au moment du diagnostic d’EP chez 135 patients (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->135/166, 81 %) et s’est avéré positif chez 39 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->39/135, 29 %). Au total, le diagnostic de SAPL était retenu chez 11 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->11/135, 8 %) patients en raison de la positivité persistante (au moins 12 semaines d’intervalle) de ACC (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10) et/ou aCL IgG à titre élevé (><!--> <!-->80U sur ELISa) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1) et/ou aCL IgG à titre modéré (49–79U) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->6) et/ou aβ2gp-1 IgG à titre élevé (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3) et/ou aβ2gp-1 IgG/IgM à titre modéré (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2). Huit patients SAPL sur 11 étaient doublement (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5) ou triplement (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3) positifs pour les aPL. Les critères ACR/EULAR 2023 ont été appliqués aux 11 patients SAPL. Alors que les critères biologiques étaient satisfaits dans tous les cas (score médian de 9 [5 ;11]), les critères cliniques ne l’étaient que chez 5 patients (score médian de 1 [1 ;3]). Dans tous les cas, la
{"title":"Performance des nouveaux critères de classification 2023 ACR/EULAR du syndrome des antiphospholipides chez les patients de moins de 50 ans admis pour une embolie pulmonaire","authors":"D. Bouzid , D. Rouzaud , J. Rio , R. Borie , C. Choquet , G. Ducrocq , J.F. Alexandra , A. Dossier , T. Papo , A. Mageau , K. Sacre","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.021","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.021","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La plupart des patients atteints de syndrome des antiphospholipides (SAPL) sont diagnostiqués avant 50 ans. La thrombose veineuse, souvent inaugurale, est la plus fréquente manifestation du SAPL. De nouveaux critères de classification ACR/EULAR du SAPL ont été publiés en 2023. Bien que les critères de classification ne soient pas des critères diagnostiques, nous avons cherché à tester la performance des nouveaux critères ACR/EULAR 2023 pour le diagnostic de SAPL chez des patients de moins de 50 ans hospitalisés pour une embolie pulmonaire (EP).</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Pendant 5 ans (2017, 2018, 2019, 2022, 2023), tous les dossiers médicaux électroniques des patients de moins de 50 <span>ans</span> admis dans 4 services médicaux (médecine interne, cardiologie, pneumologie et urgences de court séjour) de notre hôpital avec un diagnostic de EP ont été analysés rétrospectivement. Les admissions en 2020 et 2021 n’ont pas été considérées afin d’éviter un biais dû à la pandémie de COVID-19. Les codes de la 10e révision de la classification internationale des maladies ont été utilisés pour identifier les patients à partir des bases de données du PMSI. Les données démographiques, les antécédents médicaux, les données cliniques et biologiques ont été extraites à l’aide d’un formulaire standardisé. Le diagnostic de SAPL était basé sur le jugement des cliniciens en contexte des soins.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur une période de 5 ans, 166 patients de moins de 50 ans (43 % de femmes, âge médian 38 [33 ;45] ans) ont été admis pour une EP. L’EP était le premier événement thrombotique chez 122 patients (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->122/166, 75 %). Au moins un test aPL (à savoir l’anticoagulant lupique - ACC, l’anticardiolipine IgG/IgM – aCL et/ou les anticorps IgG/IgM anti-β2glycoprotéine-1–aβ2gp-1) a été réalisé au moment du diagnostic d’EP chez 135 patients (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->135/166, 81 %) et s’est avéré positif chez 39 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->39/135, 29 %). Au total, le diagnostic de SAPL était retenu chez 11 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->11/135, 8 %) patients en raison de la positivité persistante (au moins 12 semaines d’intervalle) de ACC (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10) et/ou aCL IgG à titre élevé (><!--> <!-->80U sur ELISa) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1) et/ou aCL IgG à titre modéré (49–79U) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->6) et/ou aβ2gp-1 IgG à titre élevé (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3) et/ou aβ2gp-1 IgG/IgM à titre modéré (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2). Huit patients SAPL sur 11 étaient doublement (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5) ou triplement (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3) positifs pour les aPL. Les critères ACR/EULAR 2023 ont été appliqués aux 11 patients SAPL. Alors que les critères biologiques étaient satisfaits dans tous les cas (score médian de 9 [5 ;11]), les critères cliniques ne l’étaient que chez 5 patients (score médian de 1 [1 ;3]). Dans tous les cas, la ","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Page A349"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594764","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.023
J. Galland , M. Antheaume , T. Rogier , A. Bour , F. Dhelft , E. Forestier , A. Gbessemehlan
<div><h3>Introduction</h3><div>Les hôpitaux français représentent 8 % des émissions de carbone, dont une part importante est liée au transport des patients. La médecine interne, par la diversité de ses prises en charge, génère une activité logistique dense, souvent peu mesurée sur le plan environnemental. La téléconsultation (TLC) pourrait constituer une alternative décarbonée pour certains parcours de soins, mais son bénéfice environnemental en contexte réel reste mal quantifié. Aucune recommandation n’existe dans notre spécialité quant à son utilisation optimale en pratique clinique. De plus, aucune étude n’a évalué l’impact carbone des consultations en médecine interne en France. Cette étude vise à quantifier les émissions de CO<sub>2</sub> liées aux déplacements des patients vus en consultation hospitalière, et à estimer le gain théorique lié à l’intégration de TLC dans des parcours de soins pertinents.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude descriptive monocentrique, conduite entre mars et mai 2025 au sein du service de consultations de médecine interne du CH de Bourg-en-Bresse. Tous les patients vus en consultation sur cette période étaient inclus après information et non-opposition. Un cahier d’observation papier était renseigné en deux temps : par le patient (mode de transport utilisé pour venir en consultation, nombre d’accompagnateurs, acceptabilité de la téléconsultation, possibilité technique d’avoir recours à la TLC à domicile), puis par le médecin dans un second temps (motif de consultation, durée de la consultation, délivrance ou non d’ordonnance, éligibilité à une téléconsultation selon des critères cliniques d’éligibilité inhérent au service). La distance aller-retour était calculée via Mappy® en recueillant l’adresse sur le dossier patient informatisé, et l’émission de CO<sub>2</sub> estimée selon les caractéristiques du véhicule (case V7 de la carte grise ou estimateur d’émission de CO2 en ligne Carbon Footprint®). Pour les consultations jugées éligibles à une TLC, l’empreinte carbone théorique de la visioconférence était calculée selon les données de Sillcox et al. <span><span>[1]</span></span> (64,5<!--> <!-->gCO<sub>2</sub>/min<!--> <!-->+<!--> <!-->50<!--> <!-->gCO<sub>2</sub> pour l’envoi d’ordonnance par mail). L’objectif principal était de quantifier les émissions totales de CO<sub>2</sub> liées au transport. Les objectifs secondaires incluaient : la proportion de consultations éligibles à la téléconsultation, les motifs de consultation les plus compatibles, et l’économie théorique de CO<sub>2</sub> réalisée avec un programme de TLC. Les analyses statistiques ont été réalisées sous R (tests bilatéraux, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur une période de deux mois, 238 patients ont répondu au questionnaire, soit un taux de participation de 79,1 % sur 301 consultations réalisées. L’âge moyen des patients était de 58,5<!--> <!-->±<!--> <!-->18
{"title":"Réduire l’impact carbone de la médecine interne : la téléconsultation est-elle la clé ?","authors":"J. Galland , M. Antheaume , T. Rogier , A. Bour , F. Dhelft , E. Forestier , A. Gbessemehlan","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.023","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.023","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les hôpitaux français représentent 8 % des émissions de carbone, dont une part importante est liée au transport des patients. La médecine interne, par la diversité de ses prises en charge, génère une activité logistique dense, souvent peu mesurée sur le plan environnemental. La téléconsultation (TLC) pourrait constituer une alternative décarbonée pour certains parcours de soins, mais son bénéfice environnemental en contexte réel reste mal quantifié. Aucune recommandation n’existe dans notre spécialité quant à son utilisation optimale en pratique clinique. De plus, aucune étude n’a évalué l’impact carbone des consultations en médecine interne en France. Cette étude vise à quantifier les émissions de CO<sub>2</sub> liées aux déplacements des patients vus en consultation hospitalière, et à estimer le gain théorique lié à l’intégration de TLC dans des parcours de soins pertinents.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude descriptive monocentrique, conduite entre mars et mai 2025 au sein du service de consultations de médecine interne du CH de Bourg-en-Bresse. Tous les patients vus en consultation sur cette période étaient inclus après information et non-opposition. Un cahier d’observation papier était renseigné en deux temps : par le patient (mode de transport utilisé pour venir en consultation, nombre d’accompagnateurs, acceptabilité de la téléconsultation, possibilité technique d’avoir recours à la TLC à domicile), puis par le médecin dans un second temps (motif de consultation, durée de la consultation, délivrance ou non d’ordonnance, éligibilité à une téléconsultation selon des critères cliniques d’éligibilité inhérent au service). La distance aller-retour était calculée via Mappy® en recueillant l’adresse sur le dossier patient informatisé, et l’émission de CO<sub>2</sub> estimée selon les caractéristiques du véhicule (case V7 de la carte grise ou estimateur d’émission de CO2 en ligne Carbon Footprint®). Pour les consultations jugées éligibles à une TLC, l’empreinte carbone théorique de la visioconférence était calculée selon les données de Sillcox et al. <span><span>[1]</span></span> (64,5<!--> <!-->gCO<sub>2</sub>/min<!--> <!-->+<!--> <!-->50<!--> <!-->gCO<sub>2</sub> pour l’envoi d’ordonnance par mail). L’objectif principal était de quantifier les émissions totales de CO<sub>2</sub> liées au transport. Les objectifs secondaires incluaient : la proportion de consultations éligibles à la téléconsultation, les motifs de consultation les plus compatibles, et l’économie théorique de CO<sub>2</sub> réalisée avec un programme de TLC. Les analyses statistiques ont été réalisées sous R (tests bilatéraux, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur une période de deux mois, 238 patients ont répondu au questionnaire, soit un taux de participation de 79,1 % sur 301 consultations réalisées. L’âge moyen des patients était de 58,5<!--> <!-->±<!--> <!-->18","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Page A350"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594766","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.093
E. Riviere , O. Mansier , A. Guy , J.B. Corcuff , P. Rivière , A. Contis , P. Duffau , C. Le Moal , C. Médiavilla , I. Sibon , E. Lazaro , C. James , J.F. Viallard
Introduction
La polyglobulie est une situation fréquente en médecine interne et la polyglobulie de Vaquez (PV), une néoplasie myéloproliférative associée aux mutations de JAK2, doit être systématiquement recherchée. Les contraintes financières et le coût environnemental des examens complémentaires nous ont incités à développer un score prédictif de PV pour guider la décision de dépister les mutations JAK2.
Patients et méthodes
Nous avons rétrospectivement collecté les données cliniques et biologiques de patients atteints de PV et d’érythrocytose non-PV qui avaient de faibles taux d’érythropoïétine en 2024 dans notre hôpital (cohorte de dérivation). Les données ont été analysées à l’aide de méthodes de régression univariable et multivariable pour développer le score TRAKJAK, qui a ensuite été validé dans une cohorte distincte de patients référés à notre centre en 2025 pour explorer une polyglobulie.
Résultats
Nous avons inclus 134 patients dans la cohorte de dérivation (96 [72 %] atteints de PV et 38 [28 %] non atteints) et 65 dans la cohorte de validation (33 [51 %] atteints de PV et 32 [49 %] non atteints). Le score TRAKJAK exigeait au moins un paramètre positif parmi un nombre de globules rouges ≥ 6,57 T/L, un nombre de basophiles ≥ 0,1 G/L et un nombre de plaquettes ≥ 300 G/L. Dans la cohorte de validation, la valeur prédictive négative (VPN) était de 96 %, la sensibilité de 97 %, la valeur prédictive positive (VPP) de 82 % et la spécificité de 78 %. Dans la cohorte globale, la sensibilité était de 98 %, la spécificité de 89 %, la VPP de 94 % et la VPN de 95 %, avec un taux de faux négatifs de 1,5 % et un taux de faux positifs de 4,0 %.
Conclusion
L’utilisation du score TRAKJAK aurait pu éviter un dépistage inutile de la mutation JAK2 chez 62 patients sur 70 (88 %) qui n’avaient finalement pas de PV. Ceci est particulièrement pertinent dans le contexte de ressources financières limitées et de réchauffement climatique, étant donné le coût environnemental des tests biologiques répétés. Cependant, comme tous les outils de prédiction, TRAKJAK doit être considéré comme une aide pour réduire la sur-prescription d’examens complémentaires et ne doit pas remplacer le jugement clinique.
{"title":"TRAKJAK : un score simple pour prédire la présence d’une polyglobulie de Vaquez à partir de l’hémogramme lors du bilan diagnostique initial pour optimiser les coûts financiers et écologiques de la recherche de mutations des néoplasies myéloprolifératives","authors":"E. Riviere , O. Mansier , A. Guy , J.B. Corcuff , P. Rivière , A. Contis , P. Duffau , C. Le Moal , C. Médiavilla , I. Sibon , E. Lazaro , C. James , J.F. Viallard","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.093","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.093","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La polyglobulie est une situation fréquente en médecine interne et la polyglobulie de Vaquez (PV), une néoplasie myéloproliférative associée aux mutations de JAK2, doit être systématiquement recherchée. Les contraintes financières et le coût environnemental des examens complémentaires nous ont incités à développer un score prédictif de PV pour guider la décision de dépister les mutations JAK2.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons rétrospectivement collecté les données cliniques et biologiques de patients atteints de PV et d’érythrocytose non-PV qui avaient de faibles taux d’érythropoïétine en 2024 dans notre hôpital (cohorte de dérivation). Les données ont été analysées à l’aide de méthodes de régression univariable et multivariable pour développer le score TRAKJAK, qui a ensuite été validé dans une cohorte distincte de patients référés à notre centre en 2025 pour explorer une polyglobulie.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous avons inclus 134 patients dans la cohorte de dérivation (96 [72 %] atteints de PV et 38 [28 %] non atteints) et 65 dans la cohorte de validation (33 [51 %] atteints de PV et 32 [49 %] non atteints). Le score TRAKJAK exigeait au moins un paramètre positif parmi un nombre de globules rouges ≥<!--> <!-->6,57<!--> <!-->T/L, un nombre de basophiles ≥<!--> <!-->0,1<!--> <!-->G/L et un nombre de plaquettes ≥<!--> <!-->300<!--> <!-->G/L. Dans la cohorte de validation, la valeur prédictive négative (VPN) était de 96 %, la sensibilité de 97 %, la valeur prédictive positive (VPP) de 82 % et la spécificité de 78 %. Dans la cohorte globale, la sensibilité était de 98 %, la spécificité de 89 %, la VPP de 94 % et la VPN de 95 %, avec un taux de faux négatifs de 1,5 % et un taux de faux positifs de 4,0 %.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’utilisation du score TRAKJAK aurait pu éviter un dépistage inutile de la mutation JAK2 chez 62 patients sur 70 (88 %) qui n’avaient finalement pas de PV. Ceci est particulièrement pertinent dans le contexte de ressources financières limitées et de réchauffement climatique, étant donné le coût environnemental des tests biologiques répétés. Cependant, comme tous les outils de prédiction, TRAKJAK doit être considéré comme une aide pour réduire la sur-prescription d’examens complémentaires et ne doit pas remplacer le jugement clinique.</div></div>","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Page A403"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145595013","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.092
S. Villard , C.A. Hobson , L. Khider , A. Mageau , J. Mesnier , B. Oules , Y. Nguyen , M. Sanchez , S. Voicu , N. Burnichon , A. Faye , T. Mirault , A. Pellat , D. Bouzid , M. Thy , N. Peiffer-Smadja
<div><h3>Introduction</h3><div>L’Examen Clinique Objectif et Structuré (ECOS) permet l’évaluation des aptitudes cliniques et relationnelles des étudiants en santé. Sa place dans le cursus médical s’est développée lors de la réforme du deuxième cycle des études de médecine en 2021 mobilisant de nombreux enseignants et du temps dans la rédaction de stations. En parallèle, l’utilisation de l’intelligence artificielle en pédagogie se démocratise et permet de communiquer avec des patients standardisés virtuels ou de rédiger des scénarios de simulations authentiques afin d’entraîner les soignants à l’annonce de mauvaises nouvelles. La rédaction de stations d’ECOS pourrait donc être facilitée grâce à ces outils permettant aux enseignants un gain de temps.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>À l’aide de la version 4o de chatGPT (<span><span>https://chat.openai.com/</span><svg><path></path></svg></span>) et des recommandations du vademecum national ECOS, nous avons réalisé un outil d’aide à la rédaction de stations d’ECOS comportant 3 modules dit “prompts” :</div><div>– Génération de la vignette clinique de l’étudiant,</div><div>– Génération de grille d’évaluation standardisée,</div><div>– Génération du script du patient ou du professionnel de santé standardisé.</div><div>L’enseignant reste maître du contenu des stations en renseignant la situation de départ, le domaine d’apprentissage, les recommandations médicales en vigueur et les caractéristiques du participant standardisé. Dix des « stations GPT » rédigées via cet outil ont été évaluées de façon standardisée. Le temps nécessaire pour réaliser chaque station a été mesuré. Les 10 stations conçues à l’aide de ChatGPT ont été soumises à un panel d’enseignants universitaires experts des ECOS en même temps que 10 stations écrites par des enseignants. Chaque station a été évaluée concernant sa qualité, son originalité, son caractère formateur et sa nécessité d’être remaniée. Une fois corrigées et validées, les stations ont été utilisées pour la formation et l’évaluation des étudiants de 2ème cycle lors d’ECOS hospitaliers entre septembre 2024 et juin 2025. La satisfaction des étudiants ainsi que le retour des participants standardisés et des examinateurs ont été recueillis et comparés entre « stations GPT » et « stations standards ». Toutes les évaluations sont en aveugle du mode d’écriture des stations.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les résultats de 7 « stations GPT » et « stations standards » ont été comparés. L’outil d’aide à la rédaction d’ECOS permet de diviser par deux le temps de préparation d’une station (rédaction et relecture) : médiane de 38<!--> <!-->min pour les « stations GPT » et de 74<!--> <!-->min pour les « stations standards » (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,005). Le panel d’enseignants n’arrive pas à détecter dans un cas sur deux les stations rédigées à l’aide de l’intelligence artificielle. Les critères de qualité ne semblent pas dégradés par l’utilisation de l
{"title":"ChatGPT4o peut-il assister les enseignants dans la rédaction de stations d’Examens Cliniques Objectifs et Structurés (ECOS) ?","authors":"S. Villard , C.A. Hobson , L. Khider , A. Mageau , J. Mesnier , B. Oules , Y. Nguyen , M. Sanchez , S. Voicu , N. Burnichon , A. Faye , T. Mirault , A. Pellat , D. Bouzid , M. Thy , N. Peiffer-Smadja","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.092","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.092","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’Examen Clinique Objectif et Structuré (ECOS) permet l’évaluation des aptitudes cliniques et relationnelles des étudiants en santé. Sa place dans le cursus médical s’est développée lors de la réforme du deuxième cycle des études de médecine en 2021 mobilisant de nombreux enseignants et du temps dans la rédaction de stations. En parallèle, l’utilisation de l’intelligence artificielle en pédagogie se démocratise et permet de communiquer avec des patients standardisés virtuels ou de rédiger des scénarios de simulations authentiques afin d’entraîner les soignants à l’annonce de mauvaises nouvelles. La rédaction de stations d’ECOS pourrait donc être facilitée grâce à ces outils permettant aux enseignants un gain de temps.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>À l’aide de la version 4o de chatGPT (<span><span>https://chat.openai.com/</span><svg><path></path></svg></span>) et des recommandations du vademecum national ECOS, nous avons réalisé un outil d’aide à la rédaction de stations d’ECOS comportant 3 modules dit “prompts” :</div><div>– Génération de la vignette clinique de l’étudiant,</div><div>– Génération de grille d’évaluation standardisée,</div><div>– Génération du script du patient ou du professionnel de santé standardisé.</div><div>L’enseignant reste maître du contenu des stations en renseignant la situation de départ, le domaine d’apprentissage, les recommandations médicales en vigueur et les caractéristiques du participant standardisé. Dix des « stations GPT » rédigées via cet outil ont été évaluées de façon standardisée. Le temps nécessaire pour réaliser chaque station a été mesuré. Les 10 stations conçues à l’aide de ChatGPT ont été soumises à un panel d’enseignants universitaires experts des ECOS en même temps que 10 stations écrites par des enseignants. Chaque station a été évaluée concernant sa qualité, son originalité, son caractère formateur et sa nécessité d’être remaniée. Une fois corrigées et validées, les stations ont été utilisées pour la formation et l’évaluation des étudiants de 2ème cycle lors d’ECOS hospitaliers entre septembre 2024 et juin 2025. La satisfaction des étudiants ainsi que le retour des participants standardisés et des examinateurs ont été recueillis et comparés entre « stations GPT » et « stations standards ». Toutes les évaluations sont en aveugle du mode d’écriture des stations.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les résultats de 7 « stations GPT » et « stations standards » ont été comparés. L’outil d’aide à la rédaction d’ECOS permet de diviser par deux le temps de préparation d’une station (rédaction et relecture) : médiane de 38<!--> <!-->min pour les « stations GPT » et de 74<!--> <!-->min pour les « stations standards » (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,005). Le panel d’enseignants n’arrive pas à détecter dans un cas sur deux les stations rédigées à l’aide de l’intelligence artificielle. Les critères de qualité ne semblent pas dégradés par l’utilisation de l","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A402-A403"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145595014","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.078
A. Hankard , P.A. Castan , E. Barsac , L. Gonzalez , R. Lemoine , C. Paget , A. Audemard-Verger
<div><h3>Introduction</h3><div>La vascularite à IgA (IgAV) touche les petits vaisseaux et survient souvent après une infection muqueuse. Les patients atteints d’IgAV présentent un purpura associé à une atteinte articulaire, gastro-intestinale et rénale. Le diagnostic repose sur des procédures invasives telles que des biopsies des tissus lésés. Les lymphocytes T non conventionnelles (LTNC) représentent une famille hétérogène de cellules T caractérisées par des propriétés hybrides d’immunité innée et adaptative. Elles comprennent trois lignées principales, à savoir les lymphocytes T invariantes associées aux muqueuses (MAIT), les lymphocytes T naturelles invariante (iNKT) et certains sous-ensembles de lymphocytes T γδ (γδT). Le rôle des LTNC dans le domaine des maladies auto-immunes a déjà été confirmé par de nombreuses études expérimentales et cliniques. Cependant, leur implication dans la physiopathologie des vascularites, et plus particulièrement dans la vascularite à IgA, a été peu étudiée.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Afin d’étudier l’implication potentielle de ces cellules, nous avons examiné les cellules mononuclées du sang périphérique (PBMC) de patients adultes de l’hôpital universitaire de Tours (France) présentant une vascularite à IgA confirmée par examen histologique avant tout traitement par corticostéroïdes. Des patients témoins atteints de vascularite associée aux ANCA (AAV) et d’artérite à cellules géantes (ACG), ainsi que des donneurs sains (HC), ont également été inclus dans l’étude.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Vingt et un patients atteints d’IgAV ont été inclus, dont la moitié étaient des femmes (57 %) avec un âge médian de 62 ans. En ce qui concerne les fréquences des LTNC circulantes, aucune différence n’a été observée dans les cellules iNKT, tandis que la fréquence des cellules γδT et MAIT était significativement réduite chez les patients atteints d’IgAV. Il est intéressant de noter que les cellules MAIT des patients atteints d’IgAV présentaient un phénotype clair de cellules activées, avec une franche augmentation de l’expression de CD69 et PD-1. Une tendance à la baisse de la fréquence des cellules MAIT au cours de deux autres vascularites, l’ACG et la vascularite associée aux ANCA, a également été observée. Parmi un large panel d’intégrines et/ou de récepteurs de chimiokines potentiellement exprimés par les MAIT, une diminution de l’expression de CCR6 sur les MAIT circulantes chez les patients atteints d’IgAV par rapport aux témoins sains a été observée. Les cellules MAIT des patients atteints d’IgAV étaient également plus enclines à produire de l’interféron-γ et de l’IL-17 que celles des témoins sains. En parallèle, aucune différence n’a été observée en ce qui concerne la sécrétion d’IL-4. Enfin, nous avons observé, un mois après le diagnostic de vascularite, une tendance à l’augmentation du pourcentage de cellules MAIT circulantes.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Nous avons décrit
{"title":"Altération phénotypique et fonctionnelle des lymphocytes T non conventionnels dans la vascularite IgA chez l’adulte","authors":"A. Hankard , P.A. Castan , E. Barsac , L. Gonzalez , R. Lemoine , C. Paget , A. Audemard-Verger","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.078","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.078","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La vascularite à IgA (IgAV) touche les petits vaisseaux et survient souvent après une infection muqueuse. Les patients atteints d’IgAV présentent un purpura associé à une atteinte articulaire, gastro-intestinale et rénale. Le diagnostic repose sur des procédures invasives telles que des biopsies des tissus lésés. Les lymphocytes T non conventionnelles (LTNC) représentent une famille hétérogène de cellules T caractérisées par des propriétés hybrides d’immunité innée et adaptative. Elles comprennent trois lignées principales, à savoir les lymphocytes T invariantes associées aux muqueuses (MAIT), les lymphocytes T naturelles invariante (iNKT) et certains sous-ensembles de lymphocytes T γδ (γδT). Le rôle des LTNC dans le domaine des maladies auto-immunes a déjà été confirmé par de nombreuses études expérimentales et cliniques. Cependant, leur implication dans la physiopathologie des vascularites, et plus particulièrement dans la vascularite à IgA, a été peu étudiée.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Afin d’étudier l’implication potentielle de ces cellules, nous avons examiné les cellules mononuclées du sang périphérique (PBMC) de patients adultes de l’hôpital universitaire de Tours (France) présentant une vascularite à IgA confirmée par examen histologique avant tout traitement par corticostéroïdes. Des patients témoins atteints de vascularite associée aux ANCA (AAV) et d’artérite à cellules géantes (ACG), ainsi que des donneurs sains (HC), ont également été inclus dans l’étude.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Vingt et un patients atteints d’IgAV ont été inclus, dont la moitié étaient des femmes (57 %) avec un âge médian de 62 ans. En ce qui concerne les fréquences des LTNC circulantes, aucune différence n’a été observée dans les cellules iNKT, tandis que la fréquence des cellules γδT et MAIT était significativement réduite chez les patients atteints d’IgAV. Il est intéressant de noter que les cellules MAIT des patients atteints d’IgAV présentaient un phénotype clair de cellules activées, avec une franche augmentation de l’expression de CD69 et PD-1. Une tendance à la baisse de la fréquence des cellules MAIT au cours de deux autres vascularites, l’ACG et la vascularite associée aux ANCA, a également été observée. Parmi un large panel d’intégrines et/ou de récepteurs de chimiokines potentiellement exprimés par les MAIT, une diminution de l’expression de CCR6 sur les MAIT circulantes chez les patients atteints d’IgAV par rapport aux témoins sains a été observée. Les cellules MAIT des patients atteints d’IgAV étaient également plus enclines à produire de l’interféron-γ et de l’IL-17 que celles des témoins sains. En parallèle, aucune différence n’a été observée en ce qui concerne la sécrétion d’IL-4. Enfin, nous avons observé, un mois après le diagnostic de vascularite, une tendance à l’augmentation du pourcentage de cellules MAIT circulantes.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Nous avons décrit ","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A392-A393"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145595017","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}