Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.087
C. Cadiou, B. Andre, B. Faucher, L. Swiader, C. Dol, C. Fontenaille, F. Mariette, S. Bellaiche, E. Jean, M. Saïr, E. Lafon, M. Ebbo, V. Veit, N. Schleinitz, B. De Sainte-Marie
<div><h3>Introduction</h3><div>Le juste soin fait l’objet de définitions scientifiques internationales : il renvoie à la balance bénéfice/risque, à ce qui est approprié, adapté aux besoins et préférences des patients, conforme aux recommandations de bonnes pratiques et aux meilleurs standards cliniques. Les actes redondants, le surdiagnostic et le surtraitement sont des problématiques écologiques et de santé publique. Ils entraînent de la iatrogénie évitable, des dépenses sans valeur ajoutée pour la santé et une pollution inutile ayant elle-même un impact sur la santé des individus. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’impact d’un protocole de sensibilisation sur la juste prescription d’examens biologiques dans un service de médecine interne en CHU. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer les impacts économiques, écologiques et médicaux.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Il s’agissait d’une étude unicentrique historico-prospective dans un département de médecine interne comprenant 3 unités d’hospitalisation. Elle comparait une période sans intervention (janvier à juin 2024) et une période avec (janvier à juin 2025). L’intervention consistait en une sensibilisation aux médecins (seniors et internes) à la juste prescription d’examens biologiques de manière multimodale avec 1. des recommandations de bonne pratique (principes généraux et focus sur des examens de biologie) affichées dans les bureaux médicaux et près des postes informatiques 2. une formation des internes avec 2 cours de 30<!--> <!-->min 3. des feedbacks bi-mensuels alternant mails (rappelant les principes et l’évolution des prescriptions) et textos portant sur des examens spécifiques : urée, albumine, NTproBNP. Le critère de jugement principal était l’évolution du nombre d’actes biologiques par séjour d’hospitalisation (actes/séjour) de façon globale et pour les actes ciblés. Les critères de jugements secondaires étaient : l’impact financier en €, une estimation de l’impact carbone pour les examens avec données disponibles dans la littérature et l’impact sur la durée moyenne de séjour (DMS), la mortalité et le nombre de transferts en réanimation/soins continus.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le nombre d’actes/séjour est passé de 49,1 à 41,0 entre les 2 périodes (−16,4 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03). Cette baisse était variable en fonction des unités : 1. 39,5 à 37,6 (−4,9 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,6) 2. 52,5 à 52,4 (−0,02 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,9) 3. 57 à 34,2 (−40 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03). Pour les examens ciblés : urée 2,1 à 1,3 actes/séjour (–38,5 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03), NTproBNP 0,25 à 0,19 (–25 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,1), albumine 0,70 à 0,83 (+18,7 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,07). Concernant l’impact financier, le coût/séjour est passé de 394 €/séjour à 375 €/séjour (–4,8 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,4) pour un coût total de 745 000 € en 2024 vs 700 000 € en 20
{"title":"Impacts médicaux, économiques et écologiques d’un protocole de sensibilisation sur la juste prescription d’examens de biologie dans un service de médecine interne en CHU","authors":"C. Cadiou, B. Andre, B. Faucher, L. Swiader, C. Dol, C. Fontenaille, F. Mariette, S. Bellaiche, E. Jean, M. Saïr, E. Lafon, M. Ebbo, V. Veit, N. Schleinitz, B. De Sainte-Marie","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.087","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.087","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le juste soin fait l’objet de définitions scientifiques internationales : il renvoie à la balance bénéfice/risque, à ce qui est approprié, adapté aux besoins et préférences des patients, conforme aux recommandations de bonnes pratiques et aux meilleurs standards cliniques. Les actes redondants, le surdiagnostic et le surtraitement sont des problématiques écologiques et de santé publique. Ils entraînent de la iatrogénie évitable, des dépenses sans valeur ajoutée pour la santé et une pollution inutile ayant elle-même un impact sur la santé des individus. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’impact d’un protocole de sensibilisation sur la juste prescription d’examens biologiques dans un service de médecine interne en CHU. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer les impacts économiques, écologiques et médicaux.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Il s’agissait d’une étude unicentrique historico-prospective dans un département de médecine interne comprenant 3 unités d’hospitalisation. Elle comparait une période sans intervention (janvier à juin 2024) et une période avec (janvier à juin 2025). L’intervention consistait en une sensibilisation aux médecins (seniors et internes) à la juste prescription d’examens biologiques de manière multimodale avec 1. des recommandations de bonne pratique (principes généraux et focus sur des examens de biologie) affichées dans les bureaux médicaux et près des postes informatiques 2. une formation des internes avec 2 cours de 30<!--> <!-->min 3. des feedbacks bi-mensuels alternant mails (rappelant les principes et l’évolution des prescriptions) et textos portant sur des examens spécifiques : urée, albumine, NTproBNP. Le critère de jugement principal était l’évolution du nombre d’actes biologiques par séjour d’hospitalisation (actes/séjour) de façon globale et pour les actes ciblés. Les critères de jugements secondaires étaient : l’impact financier en €, une estimation de l’impact carbone pour les examens avec données disponibles dans la littérature et l’impact sur la durée moyenne de séjour (DMS), la mortalité et le nombre de transferts en réanimation/soins continus.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le nombre d’actes/séjour est passé de 49,1 à 41,0 entre les 2 périodes (−16,4 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03). Cette baisse était variable en fonction des unités : 1. 39,5 à 37,6 (−4,9 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,6) 2. 52,5 à 52,4 (−0,02 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,9) 3. 57 à 34,2 (−40 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03). Pour les examens ciblés : urée 2,1 à 1,3 actes/séjour (–38,5 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03), NTproBNP 0,25 à 0,19 (–25 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,1), albumine 0,70 à 0,83 (+18,7 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,07). Concernant l’impact financier, le coût/séjour est passé de 394 €/séjour à 375 €/séjour (–4,8 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,4) pour un coût total de 745 000 € en 2024 vs 700 000 € en 20","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Page A399"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594950","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.030
T. Goulenok , M. Carvalho , A. Mageau , B. Terrier , E. Hachulla , T. Papo , K. Sacre
<div><h3>Introduction</h3><div>Les patients atteints de maladies inflammatoires à médiation immunitaire (MIMI) recevant un traitement immunosuppresseur ont un risque accru de zona. Conformément aux recommandations internationales, les autorités sanitaires françaises ont actualisé la stratégie de vaccination contre le virus varicelle-zona (VZV) en mars 2024 et recommandent désormais que les personnes immunodéprimées âgées de 18 ans et plus soient vaccinées avec le vaccin recombinant contre le VZV. Nous avons cherché à évaluer l’acceptabilité de la vaccination contre le VZV chez les patients atteints d’une MIMI.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Un questionnaire en ligne conçu à l’aide d’un processus anonyme pour la collecte et le traitement des données a été proposé aux patients adultes ayant un diagnostic auto déclaré de MIMI. L’enquête a été menée entre le 1er juillet et le 31 octobre 2024 et a été distribuée aux patients lors des visites médicales ou via les listes de diffusion de 3 centres universitaires tertiaires en France. L’adressage a été optimisé par le Réseau français des maladies auto-immunes et auto-inflammatoires (FAI2R) et les principales associations françaises de patient MIMI. Les caractéristiques épidémiologiques, l’acceptation du vaccin contre le VZV, ainsi que les préoccupations concernant la vaccination contre le VZV ont été évaluées. Les questionnaires partiellement remplis (<<!--> <!-->60 %) et les questionnaires de patients qui n’ont pas déclaré un diagnostic de MIMI ont été exclus de l’analyse. Les variables jugées a priori cliniquement pertinentes incluant le sexe, l’âge, le type de MIMI, le traitement reçu, les antécédents de zona et le statut vaccinal contre la grippe et le COVID-19, ont été utilisées dans un modèle de régression logistique pour identifier celles indépendamment associées à l’acceptation de la vaccination contre le VZV.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 756 patients adultes ont été inclus. Les questionnaires partiellement remplis (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10) ou les questionnaires remplis par des patients n’ayant pas déclaré de MIMI (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->23) ont été exclus, et 723 questionnaires ont été analysés. La plupart des patients (70 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->508/723) avaient moins de 65 ans et 80 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->579/723) étaient des femmes. Les vascularites systémiques, le lupus systémique, le syndrome de Sjögren, la sclerodermie systémique, les myosites inflammatoires et la sarcoïdose représentaient 82 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->592/723) des MIMI déclarées. Un antécédent de zona était signalé par 26 % des patients (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->187/723). Deux cent soixante-dix patients (40 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->270/682) ne savaient pas que le zona est plus fréquent chez les patients recevant un traitement immunosuppresseur. Quatre cent trente-deux patients (63 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->432/682) et 218 (32 %, <em>n</e
{"title":"Dispositions et obstacles à la vaccination contre le virus de la varicelle et du zona chez les patients atteints de maladies inflammatoires à médiation immunitaire","authors":"T. Goulenok , M. Carvalho , A. Mageau , B. Terrier , E. Hachulla , T. Papo , K. Sacre","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.030","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.030","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les patients atteints de maladies inflammatoires à médiation immunitaire (MIMI) recevant un traitement immunosuppresseur ont un risque accru de zona. Conformément aux recommandations internationales, les autorités sanitaires françaises ont actualisé la stratégie de vaccination contre le virus varicelle-zona (VZV) en mars 2024 et recommandent désormais que les personnes immunodéprimées âgées de 18 ans et plus soient vaccinées avec le vaccin recombinant contre le VZV. Nous avons cherché à évaluer l’acceptabilité de la vaccination contre le VZV chez les patients atteints d’une MIMI.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Un questionnaire en ligne conçu à l’aide d’un processus anonyme pour la collecte et le traitement des données a été proposé aux patients adultes ayant un diagnostic auto déclaré de MIMI. L’enquête a été menée entre le 1er juillet et le 31 octobre 2024 et a été distribuée aux patients lors des visites médicales ou via les listes de diffusion de 3 centres universitaires tertiaires en France. L’adressage a été optimisé par le Réseau français des maladies auto-immunes et auto-inflammatoires (FAI2R) et les principales associations françaises de patient MIMI. Les caractéristiques épidémiologiques, l’acceptation du vaccin contre le VZV, ainsi que les préoccupations concernant la vaccination contre le VZV ont été évaluées. Les questionnaires partiellement remplis (<<!--> <!-->60 %) et les questionnaires de patients qui n’ont pas déclaré un diagnostic de MIMI ont été exclus de l’analyse. Les variables jugées a priori cliniquement pertinentes incluant le sexe, l’âge, le type de MIMI, le traitement reçu, les antécédents de zona et le statut vaccinal contre la grippe et le COVID-19, ont été utilisées dans un modèle de régression logistique pour identifier celles indépendamment associées à l’acceptation de la vaccination contre le VZV.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 756 patients adultes ont été inclus. Les questionnaires partiellement remplis (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10) ou les questionnaires remplis par des patients n’ayant pas déclaré de MIMI (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->23) ont été exclus, et 723 questionnaires ont été analysés. La plupart des patients (70 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->508/723) avaient moins de 65 ans et 80 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->579/723) étaient des femmes. Les vascularites systémiques, le lupus systémique, le syndrome de Sjögren, la sclerodermie systémique, les myosites inflammatoires et la sarcoïdose représentaient 82 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->592/723) des MIMI déclarées. Un antécédent de zona était signalé par 26 % des patients (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->187/723). Deux cent soixante-dix patients (40 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->270/682) ne savaient pas que le zona est plus fréquent chez les patients recevant un traitement immunosuppresseur. Quatre cent trente-deux patients (63 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->432/682) et 218 (32 %, <em>n</e","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A354-A355"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594954","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.091
J. Hadjadj , C. Laurent , B. Emmanuel , L. Basmaciyan , L. Karila , C. Bonneau , J.D. Bouaziz , N. Costedoat-Chalumeau , N. De Prost , J.P. Fournier , F. Jeny , J. Laure , D. Legallois , P.U. Milliez , C. Neuzillet , A. Rouland , P. Vergne-Salle , N. Noël , D. Roux , F. Cohen Aubart
<div><h3>Introduction</h3><div>Le passage des épreuves classantes nationales (ECN) aux épreuves dématérialisées nationales (EDN), secondaire à la réforme du deuxième cycle des études médicales (R2C), a modifié les modalités d’évaluation en diversifiant la docimologie. Les contours du programme ont été également remaniés, en ajoutant notamment une hiérarchisation des connaissances et une liste de situations de départ. Cette étude avait pour objectif d’évaluer les caractéristiques et les performances de la docimologie au cours d’une épreuve type EDN d’entraînement inter-facultaires.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous avons inclus les questions des EDN d’entraînement organisées en avril 2024 dans 12 facultés françaises, à l’exception de celles de lecture critique d’article. Les données collectées pour chaque question comprenaient : contexte et type docimologique de questions, thème, spécialité, niveau de taxonomie Bloom (correspondant à une classification des objectifs pédagogiques d’apprentissage en fonction du niveau de complexité et de spécificité), rang de connaissance, taux de réussite, et indice de discrimination. Il s’agissait d’une étude pédagogique sur données, nous avons uniquement utilisé des données agrégées, et non des données individuelles.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur les 324 questions des épreuves mixtes posées aux étudiants, 304 ont été analysées, dont 167 (55 %) appartenant à des dossiers progressifs, 119 (39 %) correspondant à des questions isolées, et 18 (6 %) appartenant à des Key Feature Problems (KFP). Les questions à réponses multiples (QRM) représentaient 48 % des questions, suivies des questions à réponse unique (QRU) (17 %) et des questions à réponses ouvertes courtes QROC (13 %). Les QZONE représentaient seulement 2 % des questions. Les spécialités médicales étaient les plus représentées (82 %), et la majorité des questions concernait des connaissances de rang A (65 %), des questions de diagnostic positif (28 %) et de prise en charge (23 %), et questions du niveau 2 de taxonomie de Bloom (53 %). Le pourcentage de réussite global était de 44 % [IQR 24–65] et la note globale médiane de 11,5/20 [9,5–13,0]. Par comparaison aux QRM (31 % [18–51]), les QRP (55 % [37–67]), les QRU (72 % [51–84]) et les QROC (54 % [37–70]) étaient significativement mieux réussis (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). Le pourcentage de réussite était plus important pour les questions de taxonomie Bloom de niveaux 3 et 2 par rapport aux questions de niveau 1 (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). Il n’y avait pas de différence significative de réussite entre les questions de rang A ou rang B. Pour les QRM plus spécifiquement, le nombre de propositions correctes était associé au pourcentage de réussite, avec un pourcentage de réussite plus bas pour les QRM ayant cinq propositions correctes (9 % [5–22 %]) par rapport à ceux ayant une seule proposition correcte (44 % [17–79 %], <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05) Le
{"title":"Analyse des caractéristiques et de la performance de la nouvelle docimologie au cours des épreuves dématérialisées nationales d’entraînement inter-facultaires du 2e cycle des études médicales","authors":"J. Hadjadj , C. Laurent , B. Emmanuel , L. Basmaciyan , L. Karila , C. Bonneau , J.D. Bouaziz , N. Costedoat-Chalumeau , N. De Prost , J.P. Fournier , F. Jeny , J. Laure , D. Legallois , P.U. Milliez , C. Neuzillet , A. Rouland , P. Vergne-Salle , N. Noël , D. Roux , F. Cohen Aubart","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.091","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.091","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le passage des épreuves classantes nationales (ECN) aux épreuves dématérialisées nationales (EDN), secondaire à la réforme du deuxième cycle des études médicales (R2C), a modifié les modalités d’évaluation en diversifiant la docimologie. Les contours du programme ont été également remaniés, en ajoutant notamment une hiérarchisation des connaissances et une liste de situations de départ. Cette étude avait pour objectif d’évaluer les caractéristiques et les performances de la docimologie au cours d’une épreuve type EDN d’entraînement inter-facultaires.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous avons inclus les questions des EDN d’entraînement organisées en avril 2024 dans 12 facultés françaises, à l’exception de celles de lecture critique d’article. Les données collectées pour chaque question comprenaient : contexte et type docimologique de questions, thème, spécialité, niveau de taxonomie Bloom (correspondant à une classification des objectifs pédagogiques d’apprentissage en fonction du niveau de complexité et de spécificité), rang de connaissance, taux de réussite, et indice de discrimination. Il s’agissait d’une étude pédagogique sur données, nous avons uniquement utilisé des données agrégées, et non des données individuelles.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur les 324 questions des épreuves mixtes posées aux étudiants, 304 ont été analysées, dont 167 (55 %) appartenant à des dossiers progressifs, 119 (39 %) correspondant à des questions isolées, et 18 (6 %) appartenant à des Key Feature Problems (KFP). Les questions à réponses multiples (QRM) représentaient 48 % des questions, suivies des questions à réponse unique (QRU) (17 %) et des questions à réponses ouvertes courtes QROC (13 %). Les QZONE représentaient seulement 2 % des questions. Les spécialités médicales étaient les plus représentées (82 %), et la majorité des questions concernait des connaissances de rang A (65 %), des questions de diagnostic positif (28 %) et de prise en charge (23 %), et questions du niveau 2 de taxonomie de Bloom (53 %). Le pourcentage de réussite global était de 44 % [IQR 24–65] et la note globale médiane de 11,5/20 [9,5–13,0]. Par comparaison aux QRM (31 % [18–51]), les QRP (55 % [37–67]), les QRU (72 % [51–84]) et les QROC (54 % [37–70]) étaient significativement mieux réussis (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). Le pourcentage de réussite était plus important pour les questions de taxonomie Bloom de niveaux 3 et 2 par rapport aux questions de niveau 1 (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). Il n’y avait pas de différence significative de réussite entre les questions de rang A ou rang B. Pour les QRM plus spécifiquement, le nombre de propositions correctes était associé au pourcentage de réussite, avec un pourcentage de réussite plus bas pour les QRM ayant cinq propositions correctes (9 % [5–22 %]) par rapport à ceux ayant une seule proposition correcte (44 % [17–79 %], <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05) Le","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A401-A402"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145595005","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.090
D. Vellas , A. Berges , S. Pl , A. Rozes , Y. De Rycke , T. Mathieu , S. Dubucquoi , C. Contin-Bordes , V. Thierry , J. Alexandre , N. Fabien , F. Coutant , D. Lakomy , B. Nespola , N. Bardin , D. Bertin , F. Jouen , O. Boyer , P. Ghillani-Dalbin , J.L. Charuel , Y. Allenbach
<div><h3>Introduction</h3><div>Les myosites sont des maladies auto-immunes comprenant quatre entités, dont trois d’entre elles sont définies par la présence d’auto-anticorps spécifiques (MSAs) : la dermatomyosite, le syndrome des anti-synthétases, et la myopathie nécrosante auto-immune. La myosite à inclusion est un groupe à part (mode d’installation et physiopathologie). En plus des signes musculaires, elles sont fréquemment associées à une atteinte pulmonaire interstitielle. Les causes restent imprécises et poly-factorielles. Elles associent des déterminants génétiques et des facteurs environnementaux. Les infections, notamment virales respiratoires, pourraient être impliquées. En effet, les dermatomyosites avec atteinte thoracique (anti-MDA5+) sont saisonnières <span><span>[1]</span></span>. De plus, les infections virales induisent une activation de la voie IFN similaire à celle observées dans certains sous-groupes de myosite <span><span>[2]</span></span>. L’apparition brutale de la pandémie de SARS-CoV-2 en 2019 offre un cadre quasi-expérimental pour estimer l’impact des infections virales respiratoires dans le déclenchement des myosites.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous avons effectué une étude écologique (01/01/2018–31/12/2022) au sein du Système National des Données de Santé (SNDS) et d’une base de données sérologiques multicentrique en France, modélisant le nombre de cas incidents mensuels de myosite. Au sein du SNDS, les cas incidents de myosite étaient définis par les codes CIM-10 des hospitalisations. La codification CIM-10 ne permettant pas d’identifier les sous-groupes de myosites, nous avons constitué une base sérologique (centres ; <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->14) pour estimer les cas incidents de dermatomyosite, de syndrome des anti-synthétases, et de myopathie nécrosante auto-immune. Dans la base sérologique, les cas incidents de myosite étaient définis par le premier test positif de détection de MSAs. Afin de diminuer le risque d’inclusion de faux positifs, seuls les résultats de dot-myosite positifs forts (+++) ont été considérés comme positifs. Après réduction du bruit par Locally WEighted Scatterplot Smoothing, les ruptures étaient identifiées par étude d’une fonction de coût pénalisée. Leur significativité était confirmée par un test de Chow. De plus, un test de Student comparait le nombre moyen de cas incidents mensuels avant et après la rupture.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dans le SNDS, 5526 cas incidents de myosite ont été identifiés sur la période (92,1/mois en moyenne). Les patients étaient majoritairement des femmes (59 %) et 44 % étaient âgés de 60 à 80 ans au diagnostic. Parmi les quatre ruptures identifiées dans la série temporelle des myosites incidentes, une est survenue après le début de la pandémie de SARS-CoV-2 (11/2020) avec une augmentation de 5 % de cas incident au décours. Cette rupture a été identifiée uniquement chez les hommes. La base sérologique comprenait les résultat
{"title":"Risque de myopathies inflammatoires idiopathiques en lien avec l’infection par le SARS-CoV-2 : analyse de series temporelles issues de données sérologiques et médico-administratives en France","authors":"D. Vellas , A. Berges , S. Pl , A. Rozes , Y. De Rycke , T. Mathieu , S. Dubucquoi , C. Contin-Bordes , V. Thierry , J. Alexandre , N. Fabien , F. Coutant , D. Lakomy , B. Nespola , N. Bardin , D. Bertin , F. Jouen , O. Boyer , P. Ghillani-Dalbin , J.L. Charuel , Y. Allenbach","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.090","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.090","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les myosites sont des maladies auto-immunes comprenant quatre entités, dont trois d’entre elles sont définies par la présence d’auto-anticorps spécifiques (MSAs) : la dermatomyosite, le syndrome des anti-synthétases, et la myopathie nécrosante auto-immune. La myosite à inclusion est un groupe à part (mode d’installation et physiopathologie). En plus des signes musculaires, elles sont fréquemment associées à une atteinte pulmonaire interstitielle. Les causes restent imprécises et poly-factorielles. Elles associent des déterminants génétiques et des facteurs environnementaux. Les infections, notamment virales respiratoires, pourraient être impliquées. En effet, les dermatomyosites avec atteinte thoracique (anti-MDA5+) sont saisonnières <span><span>[1]</span></span>. De plus, les infections virales induisent une activation de la voie IFN similaire à celle observées dans certains sous-groupes de myosite <span><span>[2]</span></span>. L’apparition brutale de la pandémie de SARS-CoV-2 en 2019 offre un cadre quasi-expérimental pour estimer l’impact des infections virales respiratoires dans le déclenchement des myosites.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous avons effectué une étude écologique (01/01/2018–31/12/2022) au sein du Système National des Données de Santé (SNDS) et d’une base de données sérologiques multicentrique en France, modélisant le nombre de cas incidents mensuels de myosite. Au sein du SNDS, les cas incidents de myosite étaient définis par les codes CIM-10 des hospitalisations. La codification CIM-10 ne permettant pas d’identifier les sous-groupes de myosites, nous avons constitué une base sérologique (centres ; <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->14) pour estimer les cas incidents de dermatomyosite, de syndrome des anti-synthétases, et de myopathie nécrosante auto-immune. Dans la base sérologique, les cas incidents de myosite étaient définis par le premier test positif de détection de MSAs. Afin de diminuer le risque d’inclusion de faux positifs, seuls les résultats de dot-myosite positifs forts (+++) ont été considérés comme positifs. Après réduction du bruit par Locally WEighted Scatterplot Smoothing, les ruptures étaient identifiées par étude d’une fonction de coût pénalisée. Leur significativité était confirmée par un test de Chow. De plus, un test de Student comparait le nombre moyen de cas incidents mensuels avant et après la rupture.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dans le SNDS, 5526 cas incidents de myosite ont été identifiés sur la période (92,1/mois en moyenne). Les patients étaient majoritairement des femmes (59 %) et 44 % étaient âgés de 60 à 80 ans au diagnostic. Parmi les quatre ruptures identifiées dans la série temporelle des myosites incidentes, une est survenue après le début de la pandémie de SARS-CoV-2 (11/2020) avec une augmentation de 5 % de cas incident au décours. Cette rupture a été identifiée uniquement chez les hommes. La base sérologique comprenait les résultat","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A400-A401"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145595067","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.039
E. Lazaro , T. Dörner , N. Shen , T. Grader-Beck , C. Walter , C. Wioland , P. Schmutz , S. Riek , W. Hueber , C. Sips , S. Oliver , C. Lau , C. Bonal , I. Isnardi
<div><h3>Introduction</h3><div>Le ianalumab, un anticorps monoclonal afucosylé, déplète les lymphocytes B via une cytotoxicité cellulaire dépendante des anticorps accrue avec un blocage simultané des signaux médiés par le facteur d’activation des lymphocytes B (BAFF) et son récepteur (BAFF-R) <span><span>[1]</span></span>. Il est actuellement à l’étude pour le traitement des maladies auto-immunes. Compte tenu de son nouveau mécanisme d’action, il est crucial d’évaluer les effets du ianalumab sur les anticorps préexistants contre les antigènes vaccinaux. Cette étude a évalué l’impact du traitement par ianalumab versus placebo sur les taux d’anticorps préexistants dirigés contre 7 agents pathogènes chez des patients atteints de la maladie de Sjögren (MSj) et de lupus érythémateux systémique (LES).</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Une analyse rétrospective a été réalisée sur des échantillons de sérum issus de 2 études de phase 2 randomisées, en double aveugle et contrôlées versus placebo chez des patients atteints de MSj (<span><span>NCT02962895</span><svg><path></path></svg></span>) ou de LES (<span><span>NCT03656562</span><svg><path></path></svg></span>). Les patients ont reçu soit un placebo, soit du ianalumab 300<!--> <!-->mg par voie sous-cutanée tous les mois pendant 24 semaines (79 patients atteints de MSj) ou pendant 28 semaines (40 patients atteints de LES). Dans l’étude MSj, les patients recevant le ianalumab 300<!--> <!-->mg à la semaine 24 (S24) ont été rerandomisés pour recevoir en double aveugle soit le ianalumab 300<!--> <!-->mg soit le placebo jusqu’à S52. Les patients sous placebo à S24 ont ensuite reçu une dose plus faible de ianalumab et n’ont pas alors fait l’objet d’analyse complémentaire dans cette analyse. Dans l’étude LES, tous les patients ont reçus le ianalumab en ouvert de S28 à S52. Les anticorps (isotypes IgG) dirigés contre les antigènes vaccinaux et les auto-anticorps ont été mesurés à la baseline, à S24 (MSj) ou S28 (LES) et à S52. Les variations des taux d’anticorps par rapport à la baseline et les proportions de patients maintenant des niveaux de protection à S52 ont été évalués. Au total, 3 patients (2 MSj et 1 LES) sous traitement par ianalumab ont reçu des doses de rappel contre la diphtérie et le tétanos.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La proportion de patients atteints de MSj et de LES maintenant des niveaux protecteurs d’anticorps contre le tétanos, la rougeole, les oreillons, la varicelle, la rubéole, la diphtérie et la grippe est restée stable après traitement par ianalumab jusqu’à 52 semaines. Chez les patients atteints de MSj, les variations des taux d’anticorps par rapport à la baseline à S24 étaient <<!--> <!-->6 % pour tous les antigènes chez les patients traités par ianalumab ou placebo. Chez les patients atteints de LES, les variations des taux d’anticorps par rapport à la baseline à S28 étaient <<!--> <!-->10 % chez les patients traités par ianalumab ou placebo pour tou
{"title":"Les anticorps préexistants contre les antigènes vaccinaux sont conservés chez des patients atteints de la maladie de Sjögren et de lupus érythémateux systémique lors du traitement par ianalumab, alors que les auto-anticorps diminuent","authors":"E. Lazaro , T. Dörner , N. Shen , T. Grader-Beck , C. Walter , C. Wioland , P. Schmutz , S. Riek , W. Hueber , C. Sips , S. Oliver , C. Lau , C. Bonal , I. Isnardi","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.039","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.039","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le ianalumab, un anticorps monoclonal afucosylé, déplète les lymphocytes B via une cytotoxicité cellulaire dépendante des anticorps accrue avec un blocage simultané des signaux médiés par le facteur d’activation des lymphocytes B (BAFF) et son récepteur (BAFF-R) <span><span>[1]</span></span>. Il est actuellement à l’étude pour le traitement des maladies auto-immunes. Compte tenu de son nouveau mécanisme d’action, il est crucial d’évaluer les effets du ianalumab sur les anticorps préexistants contre les antigènes vaccinaux. Cette étude a évalué l’impact du traitement par ianalumab versus placebo sur les taux d’anticorps préexistants dirigés contre 7 agents pathogènes chez des patients atteints de la maladie de Sjögren (MSj) et de lupus érythémateux systémique (LES).</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Une analyse rétrospective a été réalisée sur des échantillons de sérum issus de 2 études de phase 2 randomisées, en double aveugle et contrôlées versus placebo chez des patients atteints de MSj (<span><span>NCT02962895</span><svg><path></path></svg></span>) ou de LES (<span><span>NCT03656562</span><svg><path></path></svg></span>). Les patients ont reçu soit un placebo, soit du ianalumab 300<!--> <!-->mg par voie sous-cutanée tous les mois pendant 24 semaines (79 patients atteints de MSj) ou pendant 28 semaines (40 patients atteints de LES). Dans l’étude MSj, les patients recevant le ianalumab 300<!--> <!-->mg à la semaine 24 (S24) ont été rerandomisés pour recevoir en double aveugle soit le ianalumab 300<!--> <!-->mg soit le placebo jusqu’à S52. Les patients sous placebo à S24 ont ensuite reçu une dose plus faible de ianalumab et n’ont pas alors fait l’objet d’analyse complémentaire dans cette analyse. Dans l’étude LES, tous les patients ont reçus le ianalumab en ouvert de S28 à S52. Les anticorps (isotypes IgG) dirigés contre les antigènes vaccinaux et les auto-anticorps ont été mesurés à la baseline, à S24 (MSj) ou S28 (LES) et à S52. Les variations des taux d’anticorps par rapport à la baseline et les proportions de patients maintenant des niveaux de protection à S52 ont été évalués. Au total, 3 patients (2 MSj et 1 LES) sous traitement par ianalumab ont reçu des doses de rappel contre la diphtérie et le tétanos.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La proportion de patients atteints de MSj et de LES maintenant des niveaux protecteurs d’anticorps contre le tétanos, la rougeole, les oreillons, la varicelle, la rubéole, la diphtérie et la grippe est restée stable après traitement par ianalumab jusqu’à 52 semaines. Chez les patients atteints de MSj, les variations des taux d’anticorps par rapport à la baseline à S24 étaient <<!--> <!-->6 % pour tous les antigènes chez les patients traités par ianalumab ou placebo. Chez les patients atteints de LES, les variations des taux d’anticorps par rapport à la baseline à S28 étaient <<!--> <!-->10 % chez les patients traités par ianalumab ou placebo pour tou","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Page A361"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145595072","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.060
A. Hankard , V. Maisons , A. Hocevar , E. Pillebout , H. Jean-Michel , B. Sautenet , C. Barbet , N. Jourde-Chiche , A. Karras , A. Jean-François , X. Puéchal , S. Faguer , C. Lavigne , K. Baud , A. Archambeaud , H. De Boysson , A. Aouba , F. Maillot , B. Terrier , Y. Nguyen , A. Audemard-Verger
<div><h3>Introduction</h3><div>La vascularite à IgA (IgAV) est une vascularite des petits vaisseaux qui touche la peau, les articulations, le tractus gastro-intestinal et les reins. La diversité des présentations cliniques et des résultats nécessite l’identification de groupes présentant un phénotype distinct pour une prise en charge et un suivi efficaces.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>La base de données rétrospective française IGAVAS (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->260) comprend des données cliniques, pathologiques, de laboratoire, de traitement et de suivi de vascularite à IgA de l’adulte. Une clusterisation hiérarchique agglomérative a été réalisée, en utilisant la méthode de Ward et le carré de la distance euclidienne, sur la base de 7 paramètres (sexe, âge, symptômes généraux, nécrose cutanée, atteinte articulaire et digestive, anomalie de la fonction rénale). Ces résultats ont été validés sur une cohorte indépendante de patients slovènes. Les risques de rechute et d’insuffisance rénale chronique ont été comparés entre les clusters.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur les 260 patients atteints d’IgAV, 3 clusters ont été identifiés. Le cluster 1 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->114, 44) comprenait une majorité d’hommes (68 %), d’âge jeune (médiane 42 ans), avec une atteinte gastro-intestinale (100 %) et articulaire (77 %) et un faible taux d’insuffisance rénale (7 %). Le cluster 2 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->96, 37 %) comprenait 56 % d’hommes, avec un âge moyen de 49 ans, avec une atteinte articulaire (59 %) mais sans atteinte gastro-intestinale, et 4 % d’insuffisance rénale. Le cluster 3 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->50, 19 %, 66 % d’hommes) comprenait des patients plus âgés (âge moyen 70 ans), avec une nécrose cutanée (52 %), et une fonction rénale anormale (90 %). Le cluster 2 présentait un niveau d’inflammation systémique moins imoortant que les deux autres clusters avec une CRP médiane à 27<!--> <!-->mg/L. En revanche le cluster 3 présentait des taux d’IgA plus élevé avec un taux médian à 4,7<!--> <!-->g/L. Des clusters similaires ont été trouvés chez les patients slovènes. Sur les 143 biopsies rénales disponibles, le cluster 3 présentait plus de lésions tubulo-interstitielles alors qu’il n’y avait pas de différence significative de prolifération extracapillaire. En ce qui concerne l’évolution, les clusters 1 et 2 avaient tendance à avoir plus de rechutes (20 et 25 %) et le cluster 3 avait plus d’insuffisance rénale chronique résiduelle (79 %).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude de clustering, validée dans une cohorte indépendante, a permis de dégager trois groupes très distincts dans l’IgAV de l’adulte, avec des présentations et des résultats très clairs. Ces groupes comprennent de jeunes patients avec des atteintes gastro-intestinales et articulaires récurrentes mais une atteinte rénale minime, des patients d’âge moyen avec une atteinte cutanée et et articulaire et sans atteinte digestive et peu d’
IntroductionLa vascularite IgA (IgAV)是一种小血管的vascularite触及皮肤、关节、胃肠道和肾脏。临床表现和结果的多样性要求识别具有独特表型的群体,以便进行有效的管理和随访。硬件和méthodesLa法兰西回顾展IGAVAS数据库(n = 260),包括病理、临床数据、实验室、治疗和随访vascularite IgA的成年人。使用Ward方法和欧几里得距离平方,根据7个参数(性别、年龄、一般症状、皮肤坏死、关节和消化损伤、肾功能异常)进行了分层聚类。这些结果在斯洛文尼亚的一组独立患者中得到了验证。复发风险和慢性肾衰竭的集群之间进行了比较。d’IgAV 260名患者能够得到解决,已发现3集群。第1组(n = 114,44)以男性为主(68%),年龄较年轻(中位42岁),有胃肠道(100%)和关节(77%)病变,肾衰竭发生率较低(7%)。. 96 cluster n = 2(37%),其中56%的男性,平均年龄49岁,与对关节(59%),但不影响肠胃、4%和肾衰竭。第三组(n = 50,男子占19%、66)的人包括老年患者(平均年龄70岁),与一个皮肤坏死(52%),和肾功能异常(90%)。2集群有一个全身炎症水平不如另外两个集群的中间有CRP值为27毫克/升。相比之下该集群3 iga率中位数最高税率至4.7 g / L。集群都发现了类似的患者中,斯洛文尼亚人。关于现有143肾活检,第三组有病变多tubulo-interstitielles虽然extracapillaire扩散方面没有显著差异。进化而言,1和2个集群往往有复发多(20%和25%)和第三组剩余多了慢性肾功能不全(79%)。ConclusionCette集群队列中的一个独立验证,研究确定了三组不同成人票、演示文稿和l’IgAV中非常明确的结果。。这些群体包括年轻患者与患者的关节和肠胃复发,而是一种中老年患者的肾功能损害极小,对皮肤和关节和有无影响消化和肾脏受累,不久与皮肤损害了老年患者的抗癌活性和肾衰竭。起初这种方法可以提出个性化的评价和监测中。
{"title":"Identification de phénotypes cliniques et de pronostics distincts dans la vascularite à IgA de l’adulte à l’aide d’une analyse en clusters non supervisée","authors":"A. Hankard , V. Maisons , A. Hocevar , E. Pillebout , H. Jean-Michel , B. Sautenet , C. Barbet , N. Jourde-Chiche , A. Karras , A. Jean-François , X. Puéchal , S. Faguer , C. Lavigne , K. Baud , A. Archambeaud , H. De Boysson , A. Aouba , F. Maillot , B. Terrier , Y. Nguyen , A. Audemard-Verger","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.060","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.060","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La vascularite à IgA (IgAV) est une vascularite des petits vaisseaux qui touche la peau, les articulations, le tractus gastro-intestinal et les reins. La diversité des présentations cliniques et des résultats nécessite l’identification de groupes présentant un phénotype distinct pour une prise en charge et un suivi efficaces.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>La base de données rétrospective française IGAVAS (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->260) comprend des données cliniques, pathologiques, de laboratoire, de traitement et de suivi de vascularite à IgA de l’adulte. Une clusterisation hiérarchique agglomérative a été réalisée, en utilisant la méthode de Ward et le carré de la distance euclidienne, sur la base de 7 paramètres (sexe, âge, symptômes généraux, nécrose cutanée, atteinte articulaire et digestive, anomalie de la fonction rénale). Ces résultats ont été validés sur une cohorte indépendante de patients slovènes. Les risques de rechute et d’insuffisance rénale chronique ont été comparés entre les clusters.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur les 260 patients atteints d’IgAV, 3 clusters ont été identifiés. Le cluster 1 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->114, 44) comprenait une majorité d’hommes (68 %), d’âge jeune (médiane 42 ans), avec une atteinte gastro-intestinale (100 %) et articulaire (77 %) et un faible taux d’insuffisance rénale (7 %). Le cluster 2 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->96, 37 %) comprenait 56 % d’hommes, avec un âge moyen de 49 ans, avec une atteinte articulaire (59 %) mais sans atteinte gastro-intestinale, et 4 % d’insuffisance rénale. Le cluster 3 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->50, 19 %, 66 % d’hommes) comprenait des patients plus âgés (âge moyen 70 ans), avec une nécrose cutanée (52 %), et une fonction rénale anormale (90 %). Le cluster 2 présentait un niveau d’inflammation systémique moins imoortant que les deux autres clusters avec une CRP médiane à 27<!--> <!-->mg/L. En revanche le cluster 3 présentait des taux d’IgA plus élevé avec un taux médian à 4,7<!--> <!-->g/L. Des clusters similaires ont été trouvés chez les patients slovènes. Sur les 143 biopsies rénales disponibles, le cluster 3 présentait plus de lésions tubulo-interstitielles alors qu’il n’y avait pas de différence significative de prolifération extracapillaire. En ce qui concerne l’évolution, les clusters 1 et 2 avaient tendance à avoir plus de rechutes (20 et 25 %) et le cluster 3 avait plus d’insuffisance rénale chronique résiduelle (79 %).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude de clustering, validée dans une cohorte indépendante, a permis de dégager trois groupes très distincts dans l’IgAV de l’adulte, avec des présentations et des résultats très clairs. Ces groupes comprennent de jeunes patients avec des atteintes gastro-intestinales et articulaires récurrentes mais une atteinte rénale minime, des patients d’âge moyen avec une atteinte cutanée et et articulaire et sans atteinte digestive et peu d’","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A378-A379"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145595024","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.081
J. Boussier , A. Karras , P. Getten , E. Flamarion , A. Hummel , L. Dionet , P. Breillat , K. Chevalier , F. Delestre , A. Dupré , B. Sorin , D. Eshagh , J. Tennenbaum , C. Lheure , N. Dupin , A. Moores , M. Saint-Blancat , H. Kardaoui , A. Régent , X. Puéchal , B. Terrier
<div><h3>Introduction</h3><div>Les vascularites systémiques regroupent des maladies hétérogènes impliquant des voies inflammatoires distinctes mais partiellement chevauchantes. Elles incluent les vascularites de gros vaisseaux (artérite à cellules géantes, ACG), de moyen calibre (périartérite noueuse, PAN) et de petit calibre (vascularites associées aux ANCA : granulomatose avec polyangéite, GPA, et polyangéite microscopique, PAM ; ou à dépôts immuns : cryoglobulinémique, IgA). Ces entités reposent sur des interactions complexes entre immunité innée, immunité adaptative, remodelage vasculaire et réponses stromales. Les signatures circulantes permettant de différencier ces mécanismes restent mal définies. Nous avons cherché à caractériser les réseaux protéiques sériques propres à chaque vascularite par une approche protéomique multiplexe ultra-sensible, afin d’identifier des clusters mécanistiques et de potentiels biomarqueurs.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Des échantillons sériques de 205 patients atteints de vascularites (ACG, PAN, GPA, MPA, vascularite cryoglobulinémique, vascularite à IgA) et de 20 témoins sains ont été analysés par la technique NULISA, permettant le dosage simultané et ultrasensible de 245 protéines. L’analyse différentielle de l’expression protéique par rapport aux témoins a permis un clustering non supervisé des analytes.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Huit modules fonctionnels ont été identifiés : 1) réponse de phase aiguë (IL-6, CRP, CCL28), 2) chimiokines Th1/Tfh induites par l’IFN-γ (CXCL9, CXCL11, MICB), 3) remodelage/angiogenèse (VEGFA, MMP/TIMP) et recrutement neutrophilique (CCL7, CXCL2), 4) alarmines épithéliales/immunité de type 2 (TSLP, IL-33), 5) interactions myéloïdes–cellules stromales et résolution de l’inflammation (TREM1, TREM2, PDFGB, TGFB3, OSM), 6) co-stimulation cellules endothéliales–lymphocytes T (CD40, CD83, ANGPT2, FURIN), 7) checkpoints immunitaires et régulation des lymphocytes T (IL-10, CTLA-4, PD-1, TNFRSF9, TNFRSF13<!--> <!-->C), et 8) présentation antigénique et priming des lymphocytes B et T (CD70, CD80, GZMA, LAG3). Bien que le module 1 révélait une “signature protéique” commune (inflammation systémique), chaque vascularite présentait un profil distinct. L’ACG surexprimait les modules 1, 2 et 3 (inflammation systémique, axe Th1, remodelage vasculaire). La PAN se limitait aux modules 1 et 2, traduisant une inflammation nécrosante sans remodelage marqué. La GPA combinait les modules 1, 2, 3 et le module 4, enrichi en alarmines épithéliales. La PAM présentait la signature la plus large (modules 1 à 7), incluant inflammation, co-stimulation T et remodelage fibrotique. La vascularite cryoglobulinémique surexprimait surtout les modules 2, 7 et 8, centrés sur l’axe Th1/Tfh, les checkpoints immunitaires et la présentation antigénique et priming des lymphocytes B et T. La vascularite à IgA ne montrait pas de signature spécifique.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’a
{"title":"Cartographie protéomique sérique des vascularites systémiques : identification de clusters mécanistiques spécifiques à chaque type de vascularite","authors":"J. Boussier , A. Karras , P. Getten , E. Flamarion , A. Hummel , L. Dionet , P. Breillat , K. Chevalier , F. Delestre , A. Dupré , B. Sorin , D. Eshagh , J. Tennenbaum , C. Lheure , N. Dupin , A. Moores , M. Saint-Blancat , H. Kardaoui , A. Régent , X. Puéchal , B. Terrier","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.081","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.081","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les vascularites systémiques regroupent des maladies hétérogènes impliquant des voies inflammatoires distinctes mais partiellement chevauchantes. Elles incluent les vascularites de gros vaisseaux (artérite à cellules géantes, ACG), de moyen calibre (périartérite noueuse, PAN) et de petit calibre (vascularites associées aux ANCA : granulomatose avec polyangéite, GPA, et polyangéite microscopique, PAM ; ou à dépôts immuns : cryoglobulinémique, IgA). Ces entités reposent sur des interactions complexes entre immunité innée, immunité adaptative, remodelage vasculaire et réponses stromales. Les signatures circulantes permettant de différencier ces mécanismes restent mal définies. Nous avons cherché à caractériser les réseaux protéiques sériques propres à chaque vascularite par une approche protéomique multiplexe ultra-sensible, afin d’identifier des clusters mécanistiques et de potentiels biomarqueurs.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Des échantillons sériques de 205 patients atteints de vascularites (ACG, PAN, GPA, MPA, vascularite cryoglobulinémique, vascularite à IgA) et de 20 témoins sains ont été analysés par la technique NULISA, permettant le dosage simultané et ultrasensible de 245 protéines. L’analyse différentielle de l’expression protéique par rapport aux témoins a permis un clustering non supervisé des analytes.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Huit modules fonctionnels ont été identifiés : 1) réponse de phase aiguë (IL-6, CRP, CCL28), 2) chimiokines Th1/Tfh induites par l’IFN-γ (CXCL9, CXCL11, MICB), 3) remodelage/angiogenèse (VEGFA, MMP/TIMP) et recrutement neutrophilique (CCL7, CXCL2), 4) alarmines épithéliales/immunité de type 2 (TSLP, IL-33), 5) interactions myéloïdes–cellules stromales et résolution de l’inflammation (TREM1, TREM2, PDFGB, TGFB3, OSM), 6) co-stimulation cellules endothéliales–lymphocytes T (CD40, CD83, ANGPT2, FURIN), 7) checkpoints immunitaires et régulation des lymphocytes T (IL-10, CTLA-4, PD-1, TNFRSF9, TNFRSF13<!--> <!-->C), et 8) présentation antigénique et priming des lymphocytes B et T (CD70, CD80, GZMA, LAG3). Bien que le module 1 révélait une “signature protéique” commune (inflammation systémique), chaque vascularite présentait un profil distinct. L’ACG surexprimait les modules 1, 2 et 3 (inflammation systémique, axe Th1, remodelage vasculaire). La PAN se limitait aux modules 1 et 2, traduisant une inflammation nécrosante sans remodelage marqué. La GPA combinait les modules 1, 2, 3 et le module 4, enrichi en alarmines épithéliales. La PAM présentait la signature la plus large (modules 1 à 7), incluant inflammation, co-stimulation T et remodelage fibrotique. La vascularite cryoglobulinémique surexprimait surtout les modules 2, 7 et 8, centrés sur l’axe Th1/Tfh, les checkpoints immunitaires et la présentation antigénique et priming des lymphocytes B et T. La vascularite à IgA ne montrait pas de signature spécifique.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’a","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A394-A395"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594446","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.056
D. Sène , N. Belfeki , S. Humbert , G. Fayet , K. Champion , A. Depond , B. Amador Borrero , V. Pagis , F. Truffinet , R. Bollart , A. Lopes , R. Burlacu , V. Bourdin , C. Comarmond , J.P. Lefaucheur , S. Mouly
<div><h3>Introduction</h3><div>La neuropathie des petites fibres (NPF) se caractérise par des douleurs neuropathiques et/ou des manifestations dysautonomiques, entraînant une altération majeure de la qualité de vie. Les maladies dysimmunes représentent 20 à 30 % des étiologies de NPF, incluant le syndrome de Sjögren primitif (SSp), la sarcoïdose et, plus récemment, des formes associées aux anticorps anti-FGFR3, anti-TS-HDS ou anti-plexine D1. Les patients réfractaires aux traitements antalgiques conventionnels disposent de peu d’alternatives thérapeutiques. Le traitement par immunoglobulines intraveineuses (IGIV) a démontré son efficacité dans d’autres neuropathies immuno-médiées, telles que les polyradiculonévrites chroniques inflammatoires, et des données préliminaires suggèrent un intérêt potentiel dans les NPF dysimmunes. L’objectif de cette étude était d’évaluer rétrospectivement l’efficacité et la tolérance d’un traitement de six mois par IGIV sur la douleur et la qualité de vie de patients atteints de NPF associée à une maladie dysimmune.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Trente-trois patients consécutifs présentant une NPF confirmée et une pathologie dysimmune sous-jacente, réfractaires à un traitement analgésique optimisé (NRS ≥<!--> <!-->5/10 depuis ≥<!--> <!-->6 mois), ont reçu des perfusions mensuelles d’IGIV (2<!--> <!-->g/kg répartis sur 4 à 5<!--> <!-->jours consécutifs) pendant six mois. L’intensité de la douleur a été évaluée à l’aide de l’échelle numérique (NRS) à l’inclusion (M0), à 3 mois (M3) et à 6 mois (M6). La qualité de vie a été mesurée par le questionnaire SF-36, incluant le Score Combiné Physique (SCP) et le Score Combiné Mental (SCM), enregistrés à M0 et M6. Le critère principal de jugement était une réduction cliniquement significative de la douleur à M6, définie par une diminution ≥<!--> <!-->30 % du score NRS. Les critères secondaires comprenaient la réponse analgésique à M3, l’évolution des sous-scores du SF-36 et la tolérance du traitement.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La cohorte comprenait 24 femmes (73 %). Les pathologies sous-jacentes étaient : SSp (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->24 ; 73 %), anticorps anti-FGFR3 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5 ; 15 %), spondylarthrite ankylosante (SpA, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2 ; 6 %), sarcoïdose (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1 ; 3 %) et syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1 ; 3 %). L’âge médian au diagnostic de NPF était de 49 ans (IC 95 % : 46–51), le délai médian de diagnostic de 5 ans (IC 95 % : 3–7), et le délai médian entre le début des symptômes et l’instauration des IGIV de 5,8 ans (IC 95 % : 4,5–9). Le score NRS médian a diminué de 8 (7,5–8) à M0 à 3,5 (3–5) à M3 et 3 (2–4) à M6 (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,00001). Le critère principal (réduction ≥<!--> <!-->30 % du NRS à M6) a été atteint par 26 patients (79 %) : SSp 19/24 (79 %), anti-FGFR3 3/5 (60 %), SpA 2/2, sarcoïdose 1/1, POTS 1/1. Une
{"title":"Évaluation de l’impact du traitement par immunoglobulines intraveineuses sur la douleur et la qualité de vie des patients ayant une neuropathie des petites fibres dysimmune à partir d’une série multicentrique de 33 patients","authors":"D. Sène , N. Belfeki , S. Humbert , G. Fayet , K. Champion , A. Depond , B. Amador Borrero , V. Pagis , F. Truffinet , R. Bollart , A. Lopes , R. Burlacu , V. Bourdin , C. Comarmond , J.P. Lefaucheur , S. Mouly","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.056","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.056","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La neuropathie des petites fibres (NPF) se caractérise par des douleurs neuropathiques et/ou des manifestations dysautonomiques, entraînant une altération majeure de la qualité de vie. Les maladies dysimmunes représentent 20 à 30 % des étiologies de NPF, incluant le syndrome de Sjögren primitif (SSp), la sarcoïdose et, plus récemment, des formes associées aux anticorps anti-FGFR3, anti-TS-HDS ou anti-plexine D1. Les patients réfractaires aux traitements antalgiques conventionnels disposent de peu d’alternatives thérapeutiques. Le traitement par immunoglobulines intraveineuses (IGIV) a démontré son efficacité dans d’autres neuropathies immuno-médiées, telles que les polyradiculonévrites chroniques inflammatoires, et des données préliminaires suggèrent un intérêt potentiel dans les NPF dysimmunes. L’objectif de cette étude était d’évaluer rétrospectivement l’efficacité et la tolérance d’un traitement de six mois par IGIV sur la douleur et la qualité de vie de patients atteints de NPF associée à une maladie dysimmune.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Trente-trois patients consécutifs présentant une NPF confirmée et une pathologie dysimmune sous-jacente, réfractaires à un traitement analgésique optimisé (NRS ≥<!--> <!-->5/10 depuis ≥<!--> <!-->6 mois), ont reçu des perfusions mensuelles d’IGIV (2<!--> <!-->g/kg répartis sur 4 à 5<!--> <!-->jours consécutifs) pendant six mois. L’intensité de la douleur a été évaluée à l’aide de l’échelle numérique (NRS) à l’inclusion (M0), à 3 mois (M3) et à 6 mois (M6). La qualité de vie a été mesurée par le questionnaire SF-36, incluant le Score Combiné Physique (SCP) et le Score Combiné Mental (SCM), enregistrés à M0 et M6. Le critère principal de jugement était une réduction cliniquement significative de la douleur à M6, définie par une diminution ≥<!--> <!-->30 % du score NRS. Les critères secondaires comprenaient la réponse analgésique à M3, l’évolution des sous-scores du SF-36 et la tolérance du traitement.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La cohorte comprenait 24 femmes (73 %). Les pathologies sous-jacentes étaient : SSp (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->24 ; 73 %), anticorps anti-FGFR3 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5 ; 15 %), spondylarthrite ankylosante (SpA, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2 ; 6 %), sarcoïdose (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1 ; 3 %) et syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1 ; 3 %). L’âge médian au diagnostic de NPF était de 49 ans (IC 95 % : 46–51), le délai médian de diagnostic de 5 ans (IC 95 % : 3–7), et le délai médian entre le début des symptômes et l’instauration des IGIV de 5,8 ans (IC 95 % : 4,5–9). Le score NRS médian a diminué de 8 (7,5–8) à M0 à 3,5 (3–5) à M3 et 3 (2–4) à M6 (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,00001). Le critère principal (réduction ≥<!--> <!-->30 % du NRS à M6) a été atteint par 26 patients (79 %) : SSp 19/24 (79 %), anti-FGFR3 3/5 (60 %), SpA 2/2, sarcoïdose 1/1, POTS 1/1. Une","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Page A376"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594722","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.065
M. Guerini , P. Novikov , R. Padoan , G. Espigol-Frigolé , V. Grobost , L. Guilleminault , J.W. Schroder , B. Hellmich , J. Martins Martinho , C. Ribi , M. Groh , V. Cottin , J.W. Cohen Tervaert , P. Smets , B. Terrier , French Vasculitis Study Group, European EGPA Study Group
<div><h3>Introduction</h3><div>La granulomatose éosinophilique avec polyangéite (GEPA) est une vascularite des petits vaisseaux caractérisée par de l’asthme, des manifestations ORL, une éosinophilie sanguine et tissulaire, et une atteinte systémique. Malgré l’utilisation de thérapies ciblant l’interleukine (IL)-5 ou son récepteur (IL-5R), l’asthme ou les symptômes ORL peuvent persister. Le dupilumab (anticorps monoclonal anti-IL-4Rα) est approuvé pour le traitement de l’asthme sévère et la rhinosinusite chronique, mais son utilisation a été associée à une éosinophilie induite et des rechutes de GEPA. Étant donné leurs mécanismes complémentaires, l’association d’un anti-IL-5/IL-5R et du dupilumab pourrait améliorer le contrôle de la GEPA sans risque d’éosinophilie induite ou de rechute. Nous rapportons ici les données d’efficacité et de tolérance de cette association dans les formes réfractaires ou en rechute de GEPA.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Cette étude rétrospective, multicentrique et européenne, a inclus des patients atteints de GEPA répondant aux critères de classification ACR/EULAR 2022, traités par anti-IL-5/IL-5R en association avec du dupilumab pour une maladie réfractaire ou en rechute. La réponse complète (RC) était définie par un BVAS<!--> <!-->=<!--> <!-->0 et une dose de prednisone (PDN) ≤<!--> <!-->4<!--> <!-->mg/jour. La réponse partielle (RP) était définie par un BVAS<!--> <!-->=<!--> <!-->0 et une dose de PDN >4<!--> <!-->mg/jour. L’échec thérapeutique était défini par l’impossibilité de réduire la PDN <<!--> <!-->7,5<!--> <!-->mg/jour en raison d’une activité persistante de la maladie, la survenue d’une rechute de vascularite ou la recrudescence d’un asthme ou de symptômes ORL, nécessitant une intensification thérapeutique.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dix-neuf patients ont bénéficié d’un traitement combiné, associant le mépolizumab dans 10 cas et le benralizumab dans 9. Quatorze patients (74 %) ont reçu l’ajout du dupilumab à un traitement anti-IL-5/IL-5R en cours, 7 pour des symptômes ORL non contrôlés, 6 pour des symptômes ORL et asthmatiques non contrôlés, et 1 pour un asthme non contrôlé. Les cinq autres patients (26 %) ont eu l’ajout d’un anti-IL-5/IL-5R au dupilumab en raison d’une éosinophilie induite par le traitement, dont 3 ayant une rechute de vascularite et 4 ayant des symptômes ORL/asthmatiques non contrôlés. Seize patients ayant un suivi ><!--> <!-->3 mois ont été analysés pour l’efficacité (suivi médian 6 mois). Parmi les 10 patients sous PDN au début de l’association thérapeutique, la dose médiane de PDN était de 10<!--> <!-->mg/jour (6–14) à l’inclusion, 5<!--> <!-->mg/jour (5–10) à 3 mois et à 4,4<!--> <!-->mg/jour (3,75–5) à 6 mois. Chez les patients présentant une éosinophilie induite par le dupilumab, l’ajout d’un anti-IL-5/IL-5R a permis de réduire le nombre d’éosinophiles de 1600/μL (1082–4000) à 170/μL (90–465) à 3 mois, valeur qui est restée stable à 6 mois (1
{"title":"Traitement combiné par anticorps anti-IL-5/IL-5R et dupilumab dans la granulomatose éosinophilique avec polyangéite","authors":"M. Guerini , P. Novikov , R. Padoan , G. Espigol-Frigolé , V. Grobost , L. Guilleminault , J.W. Schroder , B. Hellmich , J. Martins Martinho , C. Ribi , M. Groh , V. Cottin , J.W. Cohen Tervaert , P. Smets , B. Terrier , French Vasculitis Study Group, European EGPA Study Group","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.065","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.065","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La granulomatose éosinophilique avec polyangéite (GEPA) est une vascularite des petits vaisseaux caractérisée par de l’asthme, des manifestations ORL, une éosinophilie sanguine et tissulaire, et une atteinte systémique. Malgré l’utilisation de thérapies ciblant l’interleukine (IL)-5 ou son récepteur (IL-5R), l’asthme ou les symptômes ORL peuvent persister. Le dupilumab (anticorps monoclonal anti-IL-4Rα) est approuvé pour le traitement de l’asthme sévère et la rhinosinusite chronique, mais son utilisation a été associée à une éosinophilie induite et des rechutes de GEPA. Étant donné leurs mécanismes complémentaires, l’association d’un anti-IL-5/IL-5R et du dupilumab pourrait améliorer le contrôle de la GEPA sans risque d’éosinophilie induite ou de rechute. Nous rapportons ici les données d’efficacité et de tolérance de cette association dans les formes réfractaires ou en rechute de GEPA.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Cette étude rétrospective, multicentrique et européenne, a inclus des patients atteints de GEPA répondant aux critères de classification ACR/EULAR 2022, traités par anti-IL-5/IL-5R en association avec du dupilumab pour une maladie réfractaire ou en rechute. La réponse complète (RC) était définie par un BVAS<!--> <!-->=<!--> <!-->0 et une dose de prednisone (PDN) ≤<!--> <!-->4<!--> <!-->mg/jour. La réponse partielle (RP) était définie par un BVAS<!--> <!-->=<!--> <!-->0 et une dose de PDN >4<!--> <!-->mg/jour. L’échec thérapeutique était défini par l’impossibilité de réduire la PDN <<!--> <!-->7,5<!--> <!-->mg/jour en raison d’une activité persistante de la maladie, la survenue d’une rechute de vascularite ou la recrudescence d’un asthme ou de symptômes ORL, nécessitant une intensification thérapeutique.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dix-neuf patients ont bénéficié d’un traitement combiné, associant le mépolizumab dans 10 cas et le benralizumab dans 9. Quatorze patients (74 %) ont reçu l’ajout du dupilumab à un traitement anti-IL-5/IL-5R en cours, 7 pour des symptômes ORL non contrôlés, 6 pour des symptômes ORL et asthmatiques non contrôlés, et 1 pour un asthme non contrôlé. Les cinq autres patients (26 %) ont eu l’ajout d’un anti-IL-5/IL-5R au dupilumab en raison d’une éosinophilie induite par le traitement, dont 3 ayant une rechute de vascularite et 4 ayant des symptômes ORL/asthmatiques non contrôlés. Seize patients ayant un suivi ><!--> <!-->3 mois ont été analysés pour l’efficacité (suivi médian 6 mois). Parmi les 10 patients sous PDN au début de l’association thérapeutique, la dose médiane de PDN était de 10<!--> <!-->mg/jour (6–14) à l’inclusion, 5<!--> <!-->mg/jour (5–10) à 3 mois et à 4,4<!--> <!-->mg/jour (3,75–5) à 6 mois. Chez les patients présentant une éosinophilie induite par le dupilumab, l’ajout d’un anti-IL-5/IL-5R a permis de réduire le nombre d’éosinophiles de 1600/μL (1082–4000) à 170/μL (90–465) à 3 mois, valeur qui est restée stable à 6 mois (1","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A382-A383"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594752","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.062
M. Vignac , S. Nagle , Y. Nguyen , M.J. Guerry , T. Quéméneur , D. Titeca-Beauport , T. Crépin , R. Mesbah , I. Boudhabhay , G. Pugnet , C. Lebas , A. Néel , A. Karras , E. Hachulla , J. Woessner , V. Pestre , R. Borie , S. Vinzio , J.B. Gouin , S. Melboucy Belhkir , B. Terrier
<div><h3>Introduction</h3><div>L’administration de bolus intraveineux de méthylprednisolone est fréquemment utilisée dans le traitement d’induction des vascularites associées aux ANCA (VAA). Si ce schéma thérapeutique vise à potentialiser l’effet anti-inflammatoire initial, son bénéfice clinique demeure mal établi, tandis que ses effets indésirables dose-dépendants sont bien documentés <span><span>[1]</span></span>. À ce jour et à notre connaissance, aucun essai contrôlé randomisé n’a évalué directement l’efficacité des bolus de méthylprednisolone dans les VAA. De même que dans d’autres vascularites comme celles de l’artérite à cellules géantes, les recommandations reposent sur des données rétrospectives sans preuve concluante de supériorité par rapport à la corticothérapie orale exclusive <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>. Dans ce contexte, cette étude visait à évaluer l’efficacité et le profil de tolérance des bolus de méthylprednisolone dans le traitement d’induction des granulomatoses avec polyangéite (GPA) et polyangéites microscopiques (PAM).</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons réalisé une étude rétrospective observationnelle multicentrique sur 20 sites, à partir d’appel à observation, chez les patients atteints de GPA et de PAM en poussée considérée sévère entre janvier 2018 et avril 2022. Les patients recevaient ou non des bolus de méthylprednisolone suivis d’une corticothérapie orale, en association à un traitement immunosuppresseur. Le critère de jugement principal, composite et censuré à un an, associait décès, insuffisance rénale terminale, progression avant rémission et rechute mineure ou majeure. Des critères secondaires d’efficacité et de tolérance étaient également analysés. Les rares données manquantes ont été imputées par appariement prédictif des moyennes. Un score de propension a été construit par apprentissage supervisé et ses performances ont été évaluées. L’évaluation des critères de jugement a été réalisée par modèle de Cox après deux méthodes de prise en compte de la propension à recevoir les bolus : par appariement des patients, et par pondération par l’inverse de la probabilité de traitement avec approche dite doublement robuste.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 234 patients ont été inclus, dont 169 (72,2 %) ont reçu des bolus de méthylprednisolone. L’âge moyen était de 60,5<!--> <!-->±<!--> <!-->17,5 ans, avec 48,7 % de femmes, sans différence significative selon l’exposition aux bolus. Les patients ayant reçu des bolus tendaient à présenter plus souvent des ANCA de spécificité anti-MPO et à être moins souvent en rechute. Les scores BVAS et <em>Five Factor Score</em> moyens étaient significativement supérieurs (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) chez les patients recevant des bolus, sans différence de fréquence de signes généraux. Les patients avec bolus présentaient moins souvent une atteinte ORL (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), mais plus so
{"title":"Évaluation de l’effet des bolus de méthylprednisolone au cours du traitement d’induction des vascularites associées aux ANCA : émulation d’un essai cible","authors":"M. Vignac , S. Nagle , Y. Nguyen , M.J. Guerry , T. Quéméneur , D. Titeca-Beauport , T. Crépin , R. Mesbah , I. Boudhabhay , G. Pugnet , C. Lebas , A. Néel , A. Karras , E. Hachulla , J. Woessner , V. Pestre , R. Borie , S. Vinzio , J.B. Gouin , S. Melboucy Belhkir , B. Terrier","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.062","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.062","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’administration de bolus intraveineux de méthylprednisolone est fréquemment utilisée dans le traitement d’induction des vascularites associées aux ANCA (VAA). Si ce schéma thérapeutique vise à potentialiser l’effet anti-inflammatoire initial, son bénéfice clinique demeure mal établi, tandis que ses effets indésirables dose-dépendants sont bien documentés <span><span>[1]</span></span>. À ce jour et à notre connaissance, aucun essai contrôlé randomisé n’a évalué directement l’efficacité des bolus de méthylprednisolone dans les VAA. De même que dans d’autres vascularites comme celles de l’artérite à cellules géantes, les recommandations reposent sur des données rétrospectives sans preuve concluante de supériorité par rapport à la corticothérapie orale exclusive <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>. Dans ce contexte, cette étude visait à évaluer l’efficacité et le profil de tolérance des bolus de méthylprednisolone dans le traitement d’induction des granulomatoses avec polyangéite (GPA) et polyangéites microscopiques (PAM).</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons réalisé une étude rétrospective observationnelle multicentrique sur 20 sites, à partir d’appel à observation, chez les patients atteints de GPA et de PAM en poussée considérée sévère entre janvier 2018 et avril 2022. Les patients recevaient ou non des bolus de méthylprednisolone suivis d’une corticothérapie orale, en association à un traitement immunosuppresseur. Le critère de jugement principal, composite et censuré à un an, associait décès, insuffisance rénale terminale, progression avant rémission et rechute mineure ou majeure. Des critères secondaires d’efficacité et de tolérance étaient également analysés. Les rares données manquantes ont été imputées par appariement prédictif des moyennes. Un score de propension a été construit par apprentissage supervisé et ses performances ont été évaluées. L’évaluation des critères de jugement a été réalisée par modèle de Cox après deux méthodes de prise en compte de la propension à recevoir les bolus : par appariement des patients, et par pondération par l’inverse de la probabilité de traitement avec approche dite doublement robuste.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 234 patients ont été inclus, dont 169 (72,2 %) ont reçu des bolus de méthylprednisolone. L’âge moyen était de 60,5<!--> <!-->±<!--> <!-->17,5 ans, avec 48,7 % de femmes, sans différence significative selon l’exposition aux bolus. Les patients ayant reçu des bolus tendaient à présenter plus souvent des ANCA de spécificité anti-MPO et à être moins souvent en rechute. Les scores BVAS et <em>Five Factor Score</em> moyens étaient significativement supérieurs (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) chez les patients recevant des bolus, sans différence de fréquence de signes généraux. Les patients avec bolus présentaient moins souvent une atteinte ORL (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), mais plus so","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A379-A380"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594759","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}