Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.048
A. Legal , M. Mahevas , T. Comont , J.F. Viallard , S. Audia , S. Cheze , M. Carreiro , M. Ebbo , N. Brun , J. Thomazeau , D. Gobert , C. Gouguechon , J. Faldlallah , S. Khatibi , Y. Leveneur , S. Madaule , Q. Reynaud , E. Riviere , A. Robbins , M. Roumier , G. Moulis
Introduction
Le traitement de première ligne du PTI primaire repose actuellement sur la dexaméthasone (DEX) ou la prednisone (PDN), associé ou non aux immunoglobulines intraveineuses (IgIV) selon les manifestations hémorragiques. Il n’existe pas de données comparatives de l’efficacité et de la sécurité de ces traitements chez le sujet âgé, alors même que l’âge médian au diagnostic de PTI est de 60 ans. Par ailleurs, aucune étude n’a évalué l’efficacité de la DEX à la posologie de 20 mg/j pendant 4 jours dans le PTI. L’objectif de cette étude était de comparer l’efficacité et la sécurité de la DEX et de la PDN dans le traitement initial du PTI primaire chez le sujet âgé.
Patients et méthodes
Nous avons réalisé un essai émulé dans le registre CARMEN-France. La population d’étude avait un âge ≥ 65 ans, un diagnostic de PTI primaire récent naïf de traitement entre 2013 et 2023, une numération plaquettaire < 30 × 109/L, un myélogramme en faveur d’une thrombopénie périphérique et aucun saignement menaçant le pronostic vital. Les patients étaient traités par DEX 40 ou 20 mg/jour pendant 4 jours ± nouvelle cure entre J10 et J21, et appariés 1 :1 à des patients traités par PDN 1 mg/kg/j au maximum 6 semaines, sur l’âge, la présence d’antiagrégant plaquettaire ou d’anticoagulation, d’une exposition concomitante aux IgIV, de saignement et de diabète. Les critères de jugement d’efficacité étaient la réponse (numération plaquettaire ≥ 30 × 109/L sans nouveau traitement) à J5 ± 2 jours, J28 ± 1 semaine, M6 ± 1 mois et M12 ± 1 mois. Les effets indésirables liés à la corticothérapie ont été décrits.
Résultats
Au total, 70 patients ont été inclus (35 dans chaque bras). La fréquence des patients répondeurs était similaire entre les groupes DEX et PDN à J5 (70,6 % et 77,1 %, respectivement). À J28, il y avait moins de patients répondeurs dans le bras DEX (34,3 % versus 57,1 %). Cependant, 10 patients répondeurs à un premier cycle de DEX ont rechuté entre J10 et J21 et ont reçu un traitement de maintenance ou de la PDN au lieu d’un deuxième cycle de DEX, et ont donc été classés non répondeurs à J28 dans cette analyse. En considérant une réponse à un deuxième cycle de DEX, les deux groupes apparaissent similaires (62,9 % versus 57,1 %, respectivement). Il y avait moins de répondeurs sous DEX à M6 (22,9 % versus 40,0 %) et M12 (20,0 % versus 37,1 %). La fréquence d’effets indésirables était similaire entre les deux groupes. Les proportions de diabète et d’infection bactériennes étaient supérieures dans le bras DEX. Sous réserve des effectifs limités, la posologie de 20 mg/j de DEX (n = 9) était aussi
{"title":"Efficacité et sécurité du traitement de première ligne par Dexaméthasone versus Prednisone dans le PTI du sujet âgé. Essai émulé dans le registre CARMEN-France","authors":"A. Legal , M. Mahevas , T. Comont , J.F. Viallard , S. Audia , S. Cheze , M. Carreiro , M. Ebbo , N. Brun , J. Thomazeau , D. Gobert , C. Gouguechon , J. Faldlallah , S. Khatibi , Y. Leveneur , S. Madaule , Q. Reynaud , E. Riviere , A. Robbins , M. Roumier , G. Moulis","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.048","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.048","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le traitement de première ligne du PTI primaire repose actuellement sur la dexaméthasone (DEX) ou la prednisone (PDN), associé ou non aux immunoglobulines intraveineuses (IgIV) selon les manifestations hémorragiques. Il n’existe pas de données comparatives de l’efficacité et de la sécurité de ces traitements chez le sujet âgé, alors même que l’âge médian au diagnostic de PTI est de 60 ans. Par ailleurs, aucune étude n’a évalué l’efficacité de la DEX à la posologie de 20<!--> <!-->mg/j pendant 4<!--> <!-->jours dans le PTI. L’objectif de cette étude était de comparer l’efficacité et la sécurité de la DEX et de la PDN dans le traitement initial du PTI primaire chez le sujet âgé.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons réalisé un essai émulé dans le registre CARMEN-France. La population d’étude avait un âge ≥<!--> <!-->65 ans, un diagnostic de PTI primaire récent naïf de traitement entre 2013 et 2023, une numération plaquettaire<!--> <!--><<!--> <!-->30<!--> <!-->×<!--> <!-->10<sup>9</sup>/L, un myélogramme en faveur d’une thrombopénie périphérique et aucun saignement menaçant le pronostic vital. Les patients étaient traités par DEX 40 ou 20<!--> <!-->mg/jour pendant 4<!--> <!-->jours<!--> <!-->±<!--> <!-->nouvelle cure entre J10 et J21, et appariés 1 :1 à des patients traités par PDN 1<!--> <!-->mg/kg/j au maximum 6 semaines, sur l’âge, la présence d’antiagrégant plaquettaire ou d’anticoagulation, d’une exposition concomitante aux IgIV, de saignement et de diabète. Les critères de jugement d’efficacité étaient la réponse (numération plaquettaire ≥<!--> <!-->30<!--> <!-->×<!--> <!-->10<sup>9</sup>/L sans nouveau traitement) à J5<!--> <!-->±<!--> <!-->2<!--> <!-->jours, J28<!--> <!-->±<!--> <!-->1 semaine, M6<!--> <!-->±<!--> <!-->1 mois et M12<!--> <!-->±<!--> <!-->1 mois. Les effets indésirables liés à la corticothérapie ont été décrits.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 70 patients ont été inclus (35 dans chaque bras). La fréquence des patients répondeurs était similaire entre les groupes DEX et PDN à J5 (70,6 % et 77,1 %, respectivement). À J28, il y avait moins de patients répondeurs dans le bras DEX (34,3 % versus 57,1 %). Cependant, 10 patients répondeurs à un premier cycle de DEX ont rechuté entre J10 et J21 et ont reçu un traitement de maintenance ou de la PDN au lieu d’un deuxième cycle de DEX, et ont donc été classés non répondeurs à J28 dans cette analyse. En considérant une réponse à un deuxième cycle de DEX, les deux groupes apparaissent similaires (62,9 % versus 57,1 %, respectivement). Il y avait moins de répondeurs sous DEX à M6 (22,9 % versus 40,0 %) et M12 (20,0 % versus 37,1 %). La fréquence d’effets indésirables était similaire entre les deux groupes. Les proportions de diabète et d’infection bactériennes étaient supérieures dans le bras DEX. Sous réserve des effectifs limités, la posologie de 20<!--> <!-->mg/j de DEX (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->9) était aussi","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A369-A370"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594477","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.053
C. Gros , J. Rohmer , G. Lefèvre , J. Bardol , Q. Bodard , S. Chebrek , S. Faguer , P. Guilpain , M. Heiblig , E. Jalaber , B. Le Calvez , R.M. Martin Rojas , D. Rizzo , A. Theron , C. Thomas , J.E. Kahn , M. Groh
Introduction
Les syndromes hyperéosinophiliques (SHE) peuvent parfois se compliquer d’atteintes d’organes pouvant engager le pronostic vital (ex : myocardite, accident vasculaire cérébral, thromboses artérielles ou veineuses). Bien qu’habituellement sensibles à la corticothérapie, certaines de ces atteintes peuvent s’avérer réfractaires et relever au cas par cas de traitements de sauvetage (ex : imatinib, hydroxycarbamide, biothérapies ciblant la voie de l’interleukine (IL)-5), parfois de manière séquentielle et probabiliste. Les inhibiteurs de Janus Kinase (iJAK) sont utilisés dans de nombreuses pathologies systémiques et syndromes myéloprolifératifs. Au cours des SHE, des mutations gain de fonction de la voie JAK/STAT ont été rapportées (tant au cours des variants lymphoïdes que myéloïdes), et des cas de rémission hématologique ont été rapportés sous iJAK. L’intérêt potentiel de cette classe thérapeutique est également renforcé par la double inhibition à la fois de l’axe JAK2/STAT5 (correspondant à la voie de signalisation de l’IL-5, principale éosinophilopoïétine), mais également de l’axe JAK1/STAT6 qui est impliqué dans la polarisation des lymphocytes innés ou adaptatifs vers l’inflammation de type 2. D’après le PNDS SHE, l’utilisation d’iJAK peut se discuter au cas pas cas chez les patients présentant un SHE grave réfractaire.
Patients et méthodes
Étude rétrospective multicentrique rapportant l’utilisation hors AMM du ruxolitinib chez des patients ayant présenté un SHE avec atteinte d’organe sévère menaçant le pronostic vital et réfractaires à une corticothérapie systémique (définie comme la persistance d’un taux de PNE supérieur à 500/mm3 malgré au moins 1 mg/kg/j d’équivalent prednisone pendant au moins 3 jours). Les réponses hématologiques complètes et partielles étaient définies respectivement par un taux de polynucléaires éosinophiles (PNE) inférieur à 0,5 × 109/L ou diminuant d’au moins 50 % mais restant supérieur à 0,5 × 109/L.
Résultats
13 patients ont été inclus dans l’étude, dont 4 (31 %) femmes et 3 (23 %) cas pédiatriques. Les SHE étaient idiopathiques, clonaux, réactionnels et lymphoïdes dans respectivement 7 (54 %), 3 (23 % dont 2 liés à des mutations de JAK1 et un à des mutations de JAK2 et de STAT5B), 2 (15 %) et 1 (8 %) cas. Les atteintes d’organes justifiant la mise sous iJAK étaient des manifestations cardiaques dans 92 % (12/13) des cas (myocardite (5/13), choc cardiogénique (2/13), thrombus intra-cavitaires (4/13) et valvulopathie (1/13)), neurologiques dans 69 % (9/13) des cas (dont 5 patients présentaient des AVC jonctionnels bilatéraux) ou thrombotiques veineuses ou artérielles (8 %, 1/13 patient chacun). Avant le recours au ruxolitinib (posologie variant entre 20 et 40 mg pour les patients adultes et entre 10 et 20 mg pour les cas
{"title":"Traitement par ruxolitinib pour le traitement des syndromes hyperéosinophiliques graves réfractaires à la corticothérapie","authors":"C. Gros , J. Rohmer , G. Lefèvre , J. Bardol , Q. Bodard , S. Chebrek , S. Faguer , P. Guilpain , M. Heiblig , E. Jalaber , B. Le Calvez , R.M. Martin Rojas , D. Rizzo , A. Theron , C. Thomas , J.E. Kahn , M. Groh","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.053","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.053","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les syndromes hyperéosinophiliques (SHE) peuvent parfois se compliquer d’atteintes d’organes pouvant engager le pronostic vital (ex : myocardite, accident vasculaire cérébral, thromboses artérielles ou veineuses). Bien qu’habituellement sensibles à la corticothérapie, certaines de ces atteintes peuvent s’avérer réfractaires et relever au cas par cas de traitements de sauvetage (ex : imatinib, hydroxycarbamide, biothérapies ciblant la voie de l’interleukine (IL)-5), parfois de manière séquentielle et probabiliste. Les inhibiteurs de Janus Kinase (iJAK) sont utilisés dans de nombreuses pathologies systémiques et syndromes myéloprolifératifs. Au cours des SHE, des mutations gain de fonction de la voie JAK/STAT ont été rapportées (tant au cours des variants lymphoïdes que myéloïdes), et des cas de rémission hématologique ont été rapportés sous iJAK. L’intérêt potentiel de cette classe thérapeutique est également renforcé par la double inhibition à la fois de l’axe JAK2/STAT5 (correspondant à la voie de signalisation de l’IL-5, principale éosinophilopoïétine), mais également de l’axe JAK1/STAT6 qui est impliqué dans la polarisation des lymphocytes innés ou adaptatifs vers l’inflammation de type 2. D’après le PNDS SHE, l’utilisation d’iJAK peut se discuter au cas pas cas chez les patients présentant un SHE grave réfractaire.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Étude rétrospective multicentrique rapportant l’utilisation hors AMM du ruxolitinib chez des patients ayant présenté un SHE avec atteinte d’organe sévère menaçant le pronostic vital et réfractaires à une corticothérapie systémique (définie comme la persistance d’un taux de PNE supérieur à 500/mm<sup>3</sup> malgré au moins 1<!--> <!-->mg/kg/j d’équivalent prednisone pendant au moins 3<!--> <!-->jours). Les réponses hématologiques complètes et partielles étaient définies respectivement par un taux de polynucléaires éosinophiles (PNE) inférieur à 0,5<!--> <!-->×<!--> <!-->10<sup>9</sup>/L ou diminuant d’au moins 50 % mais restant supérieur à 0,5<!--> <!-->×<!--> <!-->10<sup>9</sup>/L.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>13 patients ont été inclus dans l’étude, dont 4 (31 %) femmes et 3 (23 %) cas pédiatriques. Les SHE étaient idiopathiques, clonaux, réactionnels et lymphoïdes dans respectivement 7 (54 %), 3 (23 % dont 2 liés à des mutations de JAK1 et un à des mutations de JAK2 et de STAT5B), 2 (15 %) et 1 (8 %) cas. Les atteintes d’organes justifiant la mise sous iJAK étaient des manifestations cardiaques dans 92 % (12/13) des cas (myocardite (5/13), choc cardiogénique (2/13), thrombus intra-cavitaires (4/13) et valvulopathie (1/13)), neurologiques dans 69 % (9/13) des cas (dont 5 patients présentaient des AVC jonctionnels bilatéraux) ou thrombotiques veineuses ou artérielles (8 %, 1/13 patient chacun). Avant le recours au ruxolitinib (posologie variant entre 20 et 40<!--> <!-->mg pour les patients adultes et entre 10 et 20<!--> <!-->mg pour les cas ","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A373-A374"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594686","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.083
L. Dionet , F. Pallotti , M. Poux , A. Majdi , Q. Delcros , N. Yatim , B. Soong , P. Breillat , K. Chevalier , C. Cladiere , P. Bruneval , B. Terris , A. Régent , X. Puéchal , L. Mouthon , M. Merad , O. Lenoir , P.L. Tharaux , M. Samson , B. Terrier
Introduction
L’artérite à cellules géantes (ACG) est une vascularite des gros vaisseaux touchant les individus de plus de 50 ans. Les modèles actuels impliquent une susceptibilité génétique, l’immunosénescence, l’activation des cellules dendritiques vasculaires et le recrutement de lymphocytes T CD4+ conduisant à l’inflammation via l’IFN-γ et l’IL-17. Ces cytokines stimulent les cellules résidentes de la paroi vasculaire et recrutent les monocytes, qui se différencient en macrophages. Bien que les macrophages soient systématiquement présents dans les lésions d’ACG, leur hétérogénéité phénotypique et leurs déterminants moléculaires restent mal caractérisés. Nous avons étudié le paysage et l’hétérogénéité des macrophages présents dans les biopsies d’artère temporale (BAT) de patients ACG afin d’identifier des régulateurs clés de la réponse myéloïde.
Matériels et méthodes
Nous avons analysé le sang et les BAT de patients avec une ACG prouvée histologiquement et de témoins appariés sur l’âge. Les méthodes d’analyses spatiales GeoMx et Visium HD ont été réalisées sur les BAT de sujets atteints d’ACG et de sujets contrôles. L’expression protéique de TREM-1 et TREM-2 a été évaluée par immunofluorescence multiplexe. Nous avons étudié par cytométrie en flux l’expression membranaires de TREM-1 et TREM-2 sur les monocytes circulants, et mesurer leurs formes solubles sTREM-1 et sTREM-2 dans le sérum des patients par ELISA. Des analyses fonctionnelles in vitro ont été réalisées sur des cellules THP-1 et des macrophages dérivés de THP-1 ainsi qu’un test d’inhibition de TREM-1 par le nangibote.
Résultats
Nous avons montré par analyse transcriptomique spatiale que la signalisation TREM-1 figurait parmi les voies les plus surexprimées dans les macrophages CD68+ infiltrant la média des lésions d’ACG, aux côtés des voies Th1, IL-6 et interféron. L’IFN-γ et l’activation des TLR étaient identifiée comme des régulateurs majeurs d’amont. L’analyse de l’intima retrouvait une surexpression des gènes liés aux myofibroblastes, avec une activation prédite de TREM-2. L’analyse transcriptomique spatiale par Visium HD a identifié des macrophages inflammatoires SPP1+ TREM1+ dans la média et des macrophages MERTK+ FOLR2+ GPNMB+ TREM2+ en proximité des myofibroblastes. L’immunofluorescence a confirmé l’expression protéique de TREM-1 par la majorité des macrophages CD68+ infiltrant la média, tandis qu’un sous-groupe plus restreint exprimait TREM-2. Dans le sang périphérique, les monocytes circulants exprimaient fortement TREM-1 et faiblement TREM-2 chez les patients et les témoins. En revanche, les taux sériques de sTREM-1 et sTREM-2 étaient significativement plus élevés chez les patients ACG (sTREM-1 : 419,3 ± 30,5 vs 224,9 ± 17,1 pg/mL, p <<
IntroductionL’artérite巨型细胞(ACG)是一个大型舰艇的vascularite依个人50多岁。当前的模式意味着遗传易感性、l’immunosénescence树突状细胞的激活CD4 + T淋巴细胞、血管及招聘导致炎症和l’IL-17通过nfs -γ。这些细胞因子刺激血管壁内的细胞并招募单核细胞,单核细胞分化为巨噬细胞。虽然巨噬细胞系统地存在于ACG病变中,但其表型异质性和分子决定因素仍未明确。我们研究了ACG患者颞动脉活检(TAT)中巨噬细胞的景观和异质性,以确定髓鞘反应的关键调控因子。我们分析了组织学上已证实的CAG患者的血液和BAT,并对年龄进行了匹配。GeoMx和Visium HD空间分析方法在ACG和对照组受试者的BAT上进行。TREM-1和TREM-2的蛋白质表达已通过多重免疫荧光进行评估。我们通过流细胞法研究了循环单核细胞上TREM-1和TREM-2的膜表达,并通过ELISA测量了患者血清中TREM-1和sTREM-2的可溶性形式。在体外对THP-1细胞和THP-1衍生的巨噬细胞进行了功能分析,并对南白蚁进行了TREM-1抑制试验。结果:我们通过空间转录分析表明,TREM-1信号通路与Th1、IL-6和干扰素通路一起,是CD68+巨噬细胞浸润ACG病变介质中表达最过度的通路之一。IFN-γ和TLR激活被确定为主要的上游调控因子。肠内分析发现与肌成纤维细胞相关的基因过度表达,并预测TREM-2的激活。Visium HD的空间转录组分析在介质中发现炎症巨噬细胞SPP1+ TREM1+,在肌成纤维细胞附近发现MERTK+ FOLR2+ GPNMB+ TREM2+巨噬细胞。免疫荧光证实了TREM-1在大多数CD68+巨噬细胞中表达,而较小的亚群表达TREM-2。在患者和对照组的外周血中,循环单核细胞TREM-1表达高,TREM-2表达低。相比之下,ACG患者sTREM-1和sTREM-2的血清水平明显更高(sTREM-1: 419.3±30.5 vs 224.9±17.1 pg/mL, p < . 0.0001; sTREM-2: 829.2±106.4 vs 284.7±26.6 pg/mL, p < . 0.0001)。sTREM-1提倡与< CRP (r = 0.55, p 0.001)和(r = 0.58 l’IL-6 <, p 0.001);在体外,IFN-γ/LPS在THP-1衍生的巨噬细胞中增加了促炎基因和TREM1,而IL-4/IL-13与抗炎和解决前表型相结合,诱导TREM1和TREM2,表明TREM-2具有稳态作用。最后,南芥肽降低了THP-1单核细胞迁移和极化巨噬细胞IFN-γ/LPS中的NFκB活化,表明TREM-1在巨噬细胞招募和活化中的作用。结论TREM-1和TREM-2在CAG中定义了不同的巨噬细胞亚群。TREM-1与炎症和单核细胞招募有关,而TREM-2可能具有稳态功能。这些结果使TREM-1成为一个有前途的治疗靶点。
{"title":"Caractérisation de l’hétérogénéité des sous-populations macrophagiques dans l’artérite à cellules géantes","authors":"L. Dionet , F. Pallotti , M. Poux , A. Majdi , Q. Delcros , N. Yatim , B. Soong , P. Breillat , K. Chevalier , C. Cladiere , P. Bruneval , B. Terris , A. Régent , X. Puéchal , L. Mouthon , M. Merad , O. Lenoir , P.L. Tharaux , M. Samson , B. Terrier","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.083","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.083","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’artérite à cellules géantes (ACG) est une vascularite des gros vaisseaux touchant les individus de plus de 50 ans. Les modèles actuels impliquent une susceptibilité génétique, l’immunosénescence, l’activation des cellules dendritiques vasculaires et le recrutement de lymphocytes T CD4<sup>+</sup> conduisant à l’inflammation via l’IFN-γ et l’IL-17. Ces cytokines stimulent les cellules résidentes de la paroi vasculaire et recrutent les monocytes, qui se différencient en macrophages. Bien que les macrophages soient systématiquement présents dans les lésions d’ACG, leur hétérogénéité phénotypique et leurs déterminants moléculaires restent mal caractérisés. Nous avons étudié le paysage et l’hétérogénéité des macrophages présents dans les biopsies d’artère temporale (BAT) de patients ACG afin d’identifier des régulateurs clés de la réponse myéloïde.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous avons analysé le sang et les BAT de patients avec une ACG prouvée histologiquement et de témoins appariés sur l’âge. Les méthodes d’analyses spatiales GeoMx et Visium HD ont été réalisées sur les BAT de sujets atteints d’ACG et de sujets contrôles. L’expression protéique de TREM-1 et TREM-2 a été évaluée par immunofluorescence multiplexe. Nous avons étudié par cytométrie en flux l’expression membranaires de TREM-1 et TREM-2 sur les monocytes circulants, et mesurer leurs formes solubles sTREM-1 et sTREM-2 dans le sérum des patients par ELISA. Des analyses fonctionnelles in vitro ont été réalisées sur des cellules THP-1 et des macrophages dérivés de THP-1 ainsi qu’un test d’inhibition de TREM-1 par le nangibote.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous avons montré par analyse transcriptomique spatiale que la signalisation TREM-1 figurait parmi les voies les plus surexprimées dans les macrophages CD68<sup>+</sup> infiltrant la média des lésions d’ACG, aux côtés des voies Th1, IL-6 et interféron. L’IFN-γ et l’activation des TLR étaient identifiée comme des régulateurs majeurs d’amont. L’analyse de l’intima retrouvait une surexpression des gènes liés aux myofibroblastes, avec une activation prédite de TREM-2. L’analyse transcriptomique spatiale par Visium HD a identifié des macrophages inflammatoires SPP1<sup>+</sup> TREM1<sup>+</sup> dans la média et des macrophages MERTK<sup>+</sup> FOLR2<sup>+</sup> GPNMB<sup>+</sup> TREM2<sup>+</sup> en proximité des myofibroblastes. L’immunofluorescence a confirmé l’expression protéique de TREM-1 par la majorité des macrophages CD68<sup>+</sup> infiltrant la média, tandis qu’un sous-groupe plus restreint exprimait TREM-2. Dans le sang périphérique, les monocytes circulants exprimaient fortement TREM-1 et faiblement TREM-2 chez les patients et les témoins. En revanche, les taux sériques de sTREM-1 et sTREM-2 étaient significativement plus élevés chez les patients ACG (sTREM-1 : 419,3<!--> <!-->±<!--> <!-->30,5 vs 224,9<!--> <!-->±<!--> <!-->17,1<!--> <!-->pg/mL, <em>p</em> <!--><<","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Page A396"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145595081","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.082
D. Cornec , R. Hillenbrand , P. Hemon , D. Saldana Miranda , M. Le Rochais , A. Santos Da Costa , M. Frutoso , C. Iperi , U. Sommer , A. Uguen , C. Jamin , P. Baley , C. Denis , D. Guellec , A. Tison , D. Strasser , S. Jousse-Joulin , S. Chen , N. Giglioli , C. Sips , C. Bonal
Introduction
Le ianalumab est un AcM IgG1 entièrement humain, modifié par glycoingénierie, dirigé contre le récepteur du facteur d’activation des cellules B (BAFF-R). Il cible les lymphocytes B (LB) et leur fonction via un double mécanisme d’action : une déplétion des LB grâce à une cytotoxicité à médiation cellulaire dépendante des anticorps (ADCC) accrue et un blocage de la voie de signalisation BAFF :BAFF-R. L’objectif de cette étude est de mieux comprendre le double mécanisme d’action de ianalumab dans le sang et le tissu des glandes salivaires (GS) labiales de patients atteints de la maladie de Sjögren (SjD).
Patients et méthodes
Il s’agit d’une étude mécanistique (NCT05124925) de phase 2 ouverte, monocentrique, non randomisée, avec une période de sélection de 5 semaines, une période de traitement de 6 mois et une période de suivi pouvant allant jusqu’à 2 ans après la dernière dose. Les patients éligibles devaient répondre aux critères de classification ACR/EULAR 2016 de SjD, présenter des auto-Ac anti-Ro/SSA, avoir un score ESSPRI (EULAR Sjögren's Syndrome Patient Reported Index) ≥ 5, un focus score (FS) des GS labiales ≥ 0,3/4 mm2 et un ratio LB/LB + LT) ≥ 0,2 lors du screening. Cette analyse intermédiaire présente les résultats des patients ayant terminé la période de traitement de 24 semaines (S) (ianalumab 300 mg en injection s.c mensuelle). Le critère principal était le changement du ratio LB(LB + LT) à la S25 par rapport à la baseline (J0). Les autres critères comprenaient l’évaluation par cytométrie de masse et séquençage d’ARN unicellulaire des cellules immunitaires circulantes, les biomarqueurs de l’activation des LB, les paramètres histologiques des glandes salivaires labiales, ainsi que l’évaluation clinique, l’innocuité et la tolérance.
Résultats
Chez les 21 patients évaluables pour l’innocuité, le ianalumab était bien toléré, avec un seul évènement indésirable (EI) ayant entraîné l’arrêt du traitement et aucun EI grave lié au traitement observé. Au total, 17 patients ont terminé la période de traitement (S24) et avaient une biopsie des GS disponible à S25. Les paramètres cliniques et les biomarqueurs d’hyperactivité des LB se sont améliorés numériquement. Le nombre total de LB CD19+ dans le sang a diminué de 99 % par rapport à J0. La plupart des sous-populations de LB ont été déplétées, notamment les LB naïfs, mais dans une moindre mesure les LB mémoires doubles négatifs (89,5 %) et les plasmablastes (69,5 % ; Fig. 1a). La médiane de la déplétion était significativement corrélée à la médiane de l’expression du BAFF-R dans ces sous-populations à J0 (p = 0,008 ; Fig. 1b). L’analyse de l’expression génique a révélé une down régulatio
{"title":"Évaluation du double mécanisme d’action de ianalumab (VAY736) dans le sang et les glandes salivaires des patients atteints de la maladie de Sjögren : résultats d’une étude mécanistique de phase 2","authors":"D. Cornec , R. Hillenbrand , P. Hemon , D. Saldana Miranda , M. Le Rochais , A. Santos Da Costa , M. Frutoso , C. Iperi , U. Sommer , A. Uguen , C. Jamin , P. Baley , C. Denis , D. Guellec , A. Tison , D. Strasser , S. Jousse-Joulin , S. Chen , N. Giglioli , C. Sips , C. Bonal","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.082","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.082","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le ianalumab est un AcM IgG1 entièrement humain, modifié par glycoingénierie, dirigé contre le récepteur du facteur d’activation des cellules B (BAFF-R). Il cible les lymphocytes B (LB) et leur fonction via un double mécanisme d’action : une déplétion des LB grâce à une cytotoxicité à médiation cellulaire dépendante des anticorps (ADCC) accrue et un blocage de la voie de signalisation BAFF :BAFF-R. L’objectif de cette étude est de mieux comprendre le double mécanisme d’action de ianalumab dans le sang et le tissu des glandes salivaires (GS) labiales de patients atteints de la maladie de Sjögren (SjD).</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude mécanistique (<span><span>NCT05124925</span><svg><path></path></svg></span>) de phase 2 ouverte, monocentrique, non randomisée, avec une période de sélection de 5 semaines, une période de traitement de 6 mois et une période de suivi pouvant allant jusqu’à 2 ans après la dernière dose. Les patients éligibles devaient répondre aux critères de classification ACR/EULAR 2016 de SjD, présenter des auto-Ac anti-Ro/SSA, avoir un score ESSPRI (EULAR Sjögren's Syndrome Patient Reported Index) ≥<!--> <!-->5, un focus score (FS) des GS labiales ≥<!--> <!-->0,3/4<!--> <!-->mm<sup>2</sup> et un ratio LB/LB<!--> <!-->+<!--> <!-->LT) ≥<!--> <!-->0,2 lors du screening. Cette analyse intermédiaire présente les résultats des patients ayant terminé la période de traitement de 24 semaines (S) (ianalumab 300<!--> <!-->mg en injection s.c mensuelle). Le critère principal était le changement du ratio LB(LB<!--> <!-->+<!--> <!-->LT) à la S25 par rapport à la baseline (J0). Les autres critères comprenaient l’évaluation par cytométrie de masse et séquençage d’ARN unicellulaire des cellules immunitaires circulantes, les biomarqueurs de l’activation des LB, les paramètres histologiques des glandes salivaires labiales, ainsi que l’évaluation clinique, l’innocuité et la tolérance.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Chez les 21 patients évaluables pour l’innocuité, le ianalumab était bien toléré, avec un seul évènement indésirable (EI) ayant entraîné l’arrêt du traitement et aucun EI grave lié au traitement observé. Au total, 17 patients ont terminé la période de traitement (S24) et avaient une biopsie des GS disponible à S25. Les paramètres cliniques et les biomarqueurs d’hyperactivité des LB se sont améliorés numériquement. Le nombre total de LB CD19+ dans le sang a diminué de 99 % par rapport à J0. La plupart des sous-populations de LB ont été déplétées, notamment les LB naïfs, mais dans une moindre mesure les LB mémoires doubles négatifs (89,5 %) et les plasmablastes (69,5 % ; <span><span>Fig. 1</span></span>a). La médiane de la déplétion était significativement corrélée à la médiane de l’expression du BAFF-R dans ces sous-populations à J0 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,008 ; <span><span>Fig. 1</span></span>b). L’analyse de l’expression génique a révélé une down régulatio","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A395-A396"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145595082","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.080
L. Dionet , L. Alexandre , P. Breillat , Q. Delcros , F. Pallotti , M. Poux , P. Isnard , L. Arthur , X. Puéchal , A. Karras , J.P. Duong Van Huyen , O. Lenoir , P.L. Tharaux , B. Terrier
Introduction
Les vascularites associées aux anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles (ANCA) sont des pathologies inflammatoires systémiques affectant les petits vaisseaux et entrainant notamment des complications rénales. Les neutrophiles et macrophages jouent un rôle prépondérant dans l’initiation et le maintien de l’inflammation, ainsi que dans les mécanismes de fibrose intervenant lors de la réparation tissulaire. Le récepteur TREM-1 (Triggering Receptor Expressed on Myeloid Cells-1) est un récepteur clé exprimé à la surface des neutrophiles, des monocytes et des macrophages, régulant ainsi l’inflammation. Dans cette étude, nous avons étudié son rôle au cours de la glomérulonéphrite des vascularites associées aux ANCA (VAA), en modulant son action sur les cellules myéloïdes, notamment les neutrophiles et macrophages.
Matériels et méthodes
Nous avons analysé des échantillons de sang et des biopsies rénales issues de patients atteints de VAA. L’expression de TREM-1 à la surface des neutrophiles et monocytes du sang périphérique de patients atteints de VAA et de contrôles a été évaluée par cytométrie en flux, ainsi que sa concentration sérique par ELISA. Le rôle de TREM-1 a été étudié in vivo à l’aide d’un modèle murin de glomérulonéphrite induit par l’injection d’anticorps anti-MPO (myélopéroxidase) chez des souris sauvages et déficientes pour Trem1.
Résultats
Chez l’homme, l’analyse de données publiques de transcriptomiques issues de biopsies rénales microdisséquées de patients atteints de VAA et des contrôles a montré une augmentation de l’expression de TREM1 dans le compartiment glomérulaire des VAA. Dans le sang périphérique, l’expression de TREM-1 à la surface des neutrophiles et des monocytes était identique entre les patients VAA et les contrôles, avec une intensité de fluorescence plus élevée pour sur les neutrophiles des malades avec VAA. Le taux sérique de TREM-1 (sTREM-1) était significativement plus élevé chez les patients VAA comparativement aux contrôles (608,9 ± 386,3 vs 209,2 ± 87,2 pg/mL, p < 0,0001), en particulier chez les patients présentant une atteinte rénale. Les taux de sTREM-1 étaient corrélé positivement à la CRP (r = 0,30, p = 0,045), à la la créatininémie (r = 0,61, p = 0,009) et au score BVAS (r = 0,39, p = 0,01).
Chez la souris, en utilisant le modèle murin reproduisant la maladie humaine au niveau rénal comparativement à des souris non traitées, l’analyse des cellules immunitaires CD45+ infiltrant le rein montrait le rôle majeur des neutrophiles exprimant TREM1. Pour étudier le rôle de TREM-1 in vivo, nous avons induit la glomérulonéphrite par les anticorps anti-MPO chez des souris sauvages et défici
IntroductionLes vascularites anti-cytoplasme抗体相关的多核中性粒细胞(安卡)是一种炎性疾病,影响全身的小血管,导致包括肾脏并发症。中性粒细胞和巨噬细胞中发挥主导作用,启蒙和维护,以及炎症纤维化的机制中组织维修时发生。TREM-1受体(Triggering Receptor Expressed据Myeloid Cells-1)是一个表面受体表达关键是中性粒细胞、单核细胞和巨噬细胞,从而调节炎症。在这项研究中,我们调查了他的角色在肾小球肾炎的vascularites安卡(相关试验装置),通过调整其行动对骨髓细胞(包括中性粒细胞和巨噬细胞。我们分析了VAA患者的血液样本和肾脏活检。表面表达TREM-1患者的外周血中性粒细胞和单核细胞的试验装置和控制流,年已由流式评估以及其通过ELISA血清浓度。TREM-1作用的体外模型,研究了鼠抗体注射anti-MPO所引起的肾小球肾炎(myélopéroxidase)为Trem1野生和缺陷的小鼠。RésultatsChez人权、公共数据分析中的transcriptomiques microdisséquées肾活检检查患者的试验装置和显示增加了表达TREM1肾小球舱内的试验装置。外周血中的表达TREM-1水面病人之间的中性粒细胞和单核细胞是相同的试验装置和控制与荧光强度更高,以中性粒细胞与患者的试验装置上。TREM-1 sTREM-1(血清)率明显较高的患者检查相比,试验装置(608.9±vs 2.092亿±8,720 pg / mL, p < 0.0001),特别是具有肾功能损害的患者。人民代表院sTREM-1率均呈正相关(r = 0.30, p = 0.045)、(r = créatininémie 0.61, p = 0.009 BVAS得分)和(r = 0.39, p = 0.01)。小鼠,利用该模型鼠肾一级复制人类的疾病未经处理的小鼠相比,免疫细胞分析CD45 +渗透有请肾脏的主要作用是中性粒细胞TREM1表示。为了研究体内TREM-1作用,导致我们的肾小球肾炎anti-MPO抗体的小鼠和野生Trem1来说不够。为Trem1存在缺陷小鼠肾损害越来越严厉,与组织学少glomérulaires肾小球的优势和组织学有益健康。中性粒细胞L’infiltrat是可显著降低这些动物的家。分析介绍Trem1碱基对时只小鼠骨髓细胞中里同样减少损伤。接收机ConclusionLe TREM-1似乎肾小球肾炎的病理中发挥安卡anti-MPO相关联。与轻重及其行驶速度corrèle vascularite和损伤。鼠模型证实TREM-1作用,主要通过其表面表达中性粒细胞。这些结果表明,接收器TREM-1治疗目标可能是在安卡vascularites待遇挂钩的。
{"title":"Rôle du récepteur myéloïde TREM-1 dans la physiopathologie de l’atteinte rénale des vascularites associées aux ANCA","authors":"L. Dionet , L. Alexandre , P. Breillat , Q. Delcros , F. Pallotti , M. Poux , P. Isnard , L. Arthur , X. Puéchal , A. Karras , J.P. Duong Van Huyen , O. Lenoir , P.L. Tharaux , B. Terrier","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.080","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.080","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les vascularites associées aux anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles (ANCA) sont des pathologies inflammatoires systémiques affectant les petits vaisseaux et entrainant notamment des complications rénales. Les neutrophiles et macrophages jouent un rôle prépondérant dans l’initiation et le maintien de l’inflammation, ainsi que dans les mécanismes de fibrose intervenant lors de la réparation tissulaire. Le récepteur TREM-1 (<em>Triggering Receptor Expressed on Myeloid Cells-1</em>) est un récepteur clé exprimé à la surface des neutrophiles, des monocytes et des macrophages, régulant ainsi l’inflammation. Dans cette étude, nous avons étudié son rôle au cours de la glomérulonéphrite des vascularites associées aux ANCA (VAA), en modulant son action sur les cellules myéloïdes, notamment les neutrophiles et macrophages.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous avons analysé des échantillons de sang et des biopsies rénales issues de patients atteints de VAA. L’expression de TREM-1 à la surface des neutrophiles et monocytes du sang périphérique de patients atteints de VAA et de contrôles a été évaluée par cytométrie en flux, ainsi que sa concentration sérique par ELISA. Le rôle de TREM-1 a été étudié in vivo à l’aide d’un modèle murin de glomérulonéphrite induit par l’injection d’anticorps anti-MPO (myélopéroxidase) chez des souris sauvages et déficientes pour Trem1.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Chez l’homme, l’analyse de données publiques de transcriptomiques issues de biopsies rénales microdisséquées de patients atteints de VAA et des contrôles a montré une augmentation de l’expression de TREM1 dans le compartiment glomérulaire des VAA. Dans le sang périphérique, l’expression de TREM-1 à la surface des neutrophiles et des monocytes était identique entre les patients VAA et les contrôles, avec une intensité de fluorescence plus élevée pour sur les neutrophiles des malades avec VAA. Le taux sérique de TREM-1 (sTREM-1) était significativement plus élevé chez les patients VAA comparativement aux contrôles (608,9<!--> <!-->±<!--> <!-->386,3 vs 209,2<!--> <!-->±<!--> <!-->87,2<!--> <!-->pg/mL, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001), en particulier chez les patients présentant une atteinte rénale. Les taux de sTREM-1 étaient corrélé positivement à la CRP (r<!--> <!-->=<!--> <!-->0,30, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,045), à la la créatininémie (r<!--> <!-->=<!--> <!-->0,61, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,009) et au score BVAS (r<!--> <!-->=<!--> <!-->0,39, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01).</div><div>Chez la souris, en utilisant le modèle murin reproduisant la maladie humaine au niveau rénal comparativement à des souris non traitées, l’analyse des cellules immunitaires CD45+ infiltrant le rein montrait le rôle majeur des neutrophiles exprimant TREM1. Pour étudier le rôle de TREM-1 in vivo, nous avons induit la glomérulonéphrite par les anticorps anti-MPO chez des souris sauvages et défici","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Page A394"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594464","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.094
J. Broner , A. Erik , D. Cyril , M. Fantone , R. Najjari , R. Baury , G. Padern , R. Goulabchand
Introduction
Afin de répondre aux demandes de soins « non programmés » de médecine de ville, notre service a mis en place en novembre 2020 la filière RAPIDO, pour « Réseau d’Aide à la PrIse en charge Diagnostique et d’Orientation ». Notre service propose ainsi des consultations spécialisées de médecine interne dans un délai de moins de 15 jours afin d’aider les médecins généralistes – et par extension les médecins libéraux, urgentistes, voire spécialistes hospitaliers – pour des problématiques complexes ou nécessitant un avis rapide sans nécessité d’hospitalisation. Le médecin demandeur contacte directement, sur une ligne téléphonique dédiée, un praticien senior de médecine interne. Des éléments organisationnels indispensables ont été mis en place afin d’assurer la fluidité de ce parcours : (i) temps médical dédié à la réponse séniorisée aux sollicitations téléphoniques ; (ii) temps médical dédié aux consultations qui en découlent ; (iii) temps d’infirmier (bilan, coordination de la prise en charge et suivi des éventuels examens complémentaires, (iv) et temps d’assistant médico-administratif (organisation des rendez-vous, rendu immédiat des courriers au décours de la consultation). Les données à 5 ans sont ici présentées.
Patients et méthodes
Ont été inclus tous les patients vus en consultation entre le 2 novembre 2020 et le 1er septembre 2025 via RAPIDO. Une lettre d’information et de non opposition à la collecte de données à des fins de recherche a été donnée à tous les patients. Les données ont été recueillies de manière prospective lors de la consultation, sur un formulaire informatisé anonymisé.
Résultats
1260 patients ont été inclus en 5 ans. Les patients étaient adressés pour 56 % d’entre eux (n = 705) par un médecin généraliste, 16 % (n = 201) par les urgences, 15,9 % (n = 200) par un spécialiste du CHU, 8,7 %(n = 109) par un spécialiste libéral et 3,6 %(n = 45) par d’autres médecins (famille, amis). Le motif d’appel était dans 46,6 % (n = 587) des cas pour une suspicion de maladie systémique, 16,9 % (n = 213) pour un syndrome inflammatoire prolongé inexpliqué, 9 % (n = 114) pour une altération de l’état général, 9 % (n = 113) pour une prise en charge complexe de pathologies intriquées, 4,8 % (n = 60) pour une anémie, 4,4 % (n = 56) pour une fièvre nue, 2,7 % (n = 34) pour un acrosyndrome, 0,8 % (n = 10), 18,3 % (n = 231) pour un motif autre. Il est important de noter que les demandes concernant des anémies ferriprives n’ont pas été comptabilisées et relevaient d’un parcours dédié en Hospitalisation de Jour (HJ). Au terme de
{"title":"Bilan à 5 ans de la filière RAPIDO de consultations rapides en médecine interne","authors":"J. Broner , A. Erik , D. Cyril , M. Fantone , R. Najjari , R. Baury , G. Padern , R. Goulabchand","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.094","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.094","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Afin de répondre aux demandes de soins « non programmés » de médecine de ville, notre service a mis en place en novembre 2020 la filière RAPIDO, pour « Réseau d’Aide à la PrIse en charge Diagnostique et d’Orientation ». Notre service propose ainsi des consultations spécialisées de médecine interne dans un délai de moins de 15<!--> <!-->jours afin d’aider les médecins généralistes – et par extension les médecins libéraux, urgentistes, voire spécialistes hospitaliers – pour des problématiques complexes ou nécessitant un avis rapide sans nécessité d’hospitalisation. Le médecin demandeur contacte directement, sur une ligne téléphonique dédiée, un praticien senior de médecine interne. Des éléments organisationnels indispensables ont été mis en place afin d’assurer la fluidité de ce parcours : (i) temps médical dédié à la réponse séniorisée aux sollicitations téléphoniques ; (ii) temps médical dédié aux consultations qui en découlent ; (iii) temps d’infirmier (bilan, coordination de la prise en charge et suivi des éventuels examens complémentaires, (iv) et temps d’assistant médico-administratif (organisation des rendez-vous, rendu immédiat des courriers au décours de la consultation). Les données à 5 ans sont ici présentées.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Ont été inclus tous les patients vus en consultation entre le 2 novembre 2020 et le 1er septembre 2025 via RAPIDO. Une lettre d’information et de non opposition à la collecte de données à des fins de recherche a été donnée à tous les patients. Les données ont été recueillies de manière prospective lors de la consultation, sur un formulaire informatisé anonymisé.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>1260 patients ont été inclus en 5 ans. Les patients étaient adressés pour 56 % d’entre eux (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->705) par un médecin généraliste, 16 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->201) par les urgences, 15,9 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->200) par un spécialiste du CHU, 8,7 %(<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->109) par un spécialiste libéral et 3,6 %(<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->45) par d’autres médecins (famille, amis). Le motif d’appel était dans 46,6 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->587) des cas pour une suspicion de maladie systémique, 16,9 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->213) pour un syndrome inflammatoire prolongé inexpliqué, 9 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->114) pour une altération de l’état général, 9 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->113) pour une prise en charge complexe de pathologies intriquées, 4,8 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->60) pour une anémie, 4,4 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->56) pour une fièvre nue, 2,7 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->34) pour un acrosyndrome, 0,8 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10), 18,3 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->231) pour un motif autre. Il est important de noter que les demandes concernant des anémies ferriprives n’ont pas été comptabilisées et relevaient d’un parcours dédié en Hospitalisation de Jour (HJ). Au terme de","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A403-A404"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594999","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.022
A. Sere , N. Costedoat-Chalumeau , S. Fabien , T. Le Scornet , Z. Amoura , C. Agard , S. Audia , B. Faucher , B. Gombert , P. Sève , P.Y. Jeandel , J. Goutte , D. Rouzaud , A. Deroux , M. Suleiman , M. Martin
Introduction
Décrire les caractéristiques cliniques, immunologiques et radiologiques des patients ayant présenté une atteinte surrénalienne liée au syndrome des antiphospholipides, ainsi que leur évolution clinique et la mortalité précoce associée.
Matériels et méthodes
Les patients répondant aux critères de classification ACR/EULAR 2023 du SAPL et présentant une atteinte surrénalienne en imagerie et/ou une insuffisance surrénalienne biologique ont été inclus à travers un appel à cas national.
Résultats
Un total de 64 patients ont été inclus. Le sex-ratio était de 1,1, avec un âge médian de 43 [34–50] ans. Le SAPL était primaire dans 72 % des cas, le lupus érythémateux systématique étant la principale pathologie associée aux formes secondaires. La présentation clinique était dominée par les douleurs abdominales (80,3 %) et les nausées/vomissements (29,5 %). Le délai diagnostique médian de l’atteinte surrénalienne était de 7 [2,8–16,6] jours. La principale anomalie radiologique rapportée était une nécrose hémorragique des surrénales (58,7 %). L’atteinte était bilatérale dans 55,2 % des cas. Un anticoagulant circulant de type lupique était rapporté dans 90,3 % des cas et une triple positivité antiphospholipides dans 53,1 % des cas. Un syndrome catastrophique des anti-phospholipides concernait 76,6 % des patients, l’atteinte surrénalienne représentant la manifestation initiale dans un tiers des cas. Un traitement substitutif hormonal au long cours était nécessaire chez 60,3 % des patients. Aucun décès à un mois n’a été rapporté.
Conclusion
L’atteinte surrénalienne s’intègre le plus souvent dans un syndrome catastrophique des anti-phospholipides et avec la présence quasi constante d’un anticoagulant lupique. Sa présentation clinique peu spécifique contribue au retard diagnostique. Des analyses sont en cours pour identifier des facteurs prédictifs de récupartion de l’insuffisance surrénalienne secondaire.
{"title":"Syndrome des anti-phospholipides et atteinte surrénalienne, SAPAS, étude descriptive multicentrique","authors":"A. Sere , N. Costedoat-Chalumeau , S. Fabien , T. Le Scornet , Z. Amoura , C. Agard , S. Audia , B. Faucher , B. Gombert , P. Sève , P.Y. Jeandel , J. Goutte , D. Rouzaud , A. Deroux , M. Suleiman , M. Martin","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.022","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.022","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Décrire les caractéristiques cliniques, immunologiques et radiologiques des patients ayant présenté une atteinte surrénalienne liée au syndrome des antiphospholipides, ainsi que leur évolution clinique et la mortalité précoce associée.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Les patients répondant aux critères de classification ACR/EULAR 2023 du SAPL et présentant une atteinte surrénalienne en imagerie et/ou une insuffisance surrénalienne biologique ont été inclus à travers un appel à cas national.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Un total de 64 patients ont été inclus. Le sex-ratio était de 1,1, avec un âge médian de 43 [34–50] ans. Le SAPL était primaire dans 72 % des cas, le lupus érythémateux systématique étant la principale pathologie associée aux formes secondaires. La présentation clinique était dominée par les douleurs abdominales (80,3 %) et les nausées/vomissements (29,5 %). Le délai diagnostique médian de l’atteinte surrénalienne était de 7 [2,8–16,6] jours. La principale anomalie radiologique rapportée était une nécrose hémorragique des surrénales (58,7 %). L’atteinte était bilatérale dans 55,2 % des cas. Un anticoagulant circulant de type lupique était rapporté dans 90,3 % des cas et une triple positivité antiphospholipides dans 53,1 % des cas. Un syndrome catastrophique des anti-phospholipides concernait 76,6 % des patients, l’atteinte surrénalienne représentant la manifestation initiale dans un tiers des cas. Un traitement substitutif hormonal au long cours était nécessaire chez 60,3 % des patients. Aucun décès à un mois n’a été rapporté.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’atteinte surrénalienne s’intègre le plus souvent dans un syndrome catastrophique des anti-phospholipides et avec la présence quasi constante d’un anticoagulant lupique. Sa présentation clinique peu spécifique contribue au retard diagnostique. Des analyses sont en cours pour identifier des facteurs prédictifs de récupartion de l’insuffisance surrénalienne secondaire.</div></div>","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A349-A350"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594765","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.100
A. Delafosse , Y. Nguyen , J. Hadjadj , C. Mettler , P. Cohen , A. Régent , B. Dunogué , N. Costedoat-Chalumeau , A. Brézin , L. Mouthon , P. Blanche , J. Guibourdenche , B. Terrier
Introduction
L’évaluation de l’activité de la sarcoïdose est déterminante pour le suivi des patients, mais reste difficile en l’absence de critères formels d’activité et de biomarqueur fiable. L’hydroxylation extrarénale de la 25-hydroxyvitamine D (25(OH)D) par les macrophages des granulomes entraîne une augmentation de la 1,25-dihydroxyvitamine D (1,25(OH)2D) sérique qui pourrait refléter l’activité granulomateuse. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’intérêt du dosage du rapport 1,25(OH)2D/25(OH)D comme marqueur d’activité de la sarcoïdose.
Patients et méthodes
Nous avons conduit une étude rétrospective, monocentrique, incluant les patients ayant un diagnostic de sarcoïdose possible, probable ou certain selon le Sarcoidosis Disease Score (SDS-biopsy et SDS-clinical), et ayant bénéficié d’un dosage concomitant de 1,25(OH)2D et de 25(OH)D entre septembre 2021 et juillet 2024 dans le cadre du bilan de leur sarcoïdose. La maladie était classée comme active ou inactive au moment du dosage selon la conclusion du clinicien au terme de l’évaluation du patient. Les scores d’activité ePOST et SDAI ont été calculés a posteriori à partir des données cliniques, biologiques et radiologiques.
Résultats
210 patients ont été inclus, chez lesquels 344 dosages du rapport 1,25(OH)2D/25(OH)D étaient disponibles, dont 21 % réalisés au diagnostic et 79 % au cours du suivi. Cent dix-neuf patients (57 %) avaient un diagnostic de sarcoïdose certain, 33 % une sarcoïdose probable et 10 % une sarcoïdose possible. Les principales atteintes étaient : ganglionnaires (80 %), oculaires (68 %), pulmonaires (59 %), articulaires (27 %), cutanées (24 %) et neurologiques (20 %). La sarcoïdose était considérée comme active au moment du dosage pour 40 % (139/344 ; SDAI médian = 11 [9–15] ; ePOST médian = 5 [3-7]), et inactive pour 60 % (205/344). Le délai médian entre le diagnostic et le dosage était de 6 mois [0–42] chez les patients actifs, et de 35 mois [16,8–91,2] chez les inactifs. Quarante-neuf pourcent des patients recevaient un traitement systémique au moment du dosage (33 % des actifs vs 60 % des inactifs), dont en majorité des corticoïdes ou du méthotrexate. Le rapport 1,25(OH)2D/25(OH)D était significativement plus élevé chez les patients actifs que chez les patients inactifs (4,25 [3,11–6,52] versus 3,13 [2,02–4,94] ; p < 0,001). Une corrélation positive était observée entre le rapport 1,25(OH)2D/25(OH)D et les scores d’activité SDAI (R = 0,23 ; p < 0,001) et ePOST (R = 0,21 ; p < 0,001), et avec le dosage de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (R = 0,16 ; p = 0,007). Un seuil de 2,36 prédisait l’activité de la sarcoïdose avec une sensibilité de 92 % et une spécificité de 36 %
{"title":"Intérêt du rapport 1,25(OH)/25(OH) vitamine D sérique dans l’évaluation de l’activité de la sarcoïdose","authors":"A. Delafosse , Y. Nguyen , J. Hadjadj , C. Mettler , P. Cohen , A. Régent , B. Dunogué , N. Costedoat-Chalumeau , A. Brézin , L. Mouthon , P. Blanche , J. Guibourdenche , B. Terrier","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.100","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.100","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’évaluation de l’activité de la sarcoïdose est déterminante pour le suivi des patients, mais reste difficile en l’absence de critères formels d’activité et de biomarqueur fiable. L’hydroxylation extrarénale de la 25-hydroxyvitamine D (25(OH)D) par les macrophages des granulomes entraîne une augmentation de la 1,25-dihydroxyvitamine D (1,25(OH)2D) sérique qui pourrait refléter l’activité granulomateuse. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’intérêt du dosage du rapport 1,25(OH)2D/25(OH)D comme marqueur d’activité de la sarcoïdose.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons conduit une étude rétrospective, monocentrique, incluant les patients ayant un diagnostic de sarcoïdose possible, probable ou certain selon le Sarcoidosis Disease Score (SDS-biopsy et SDS-clinical), et ayant bénéficié d’un dosage concomitant de 1,25(OH)2D et de 25(OH)D entre septembre 2021 et juillet 2024 dans le cadre du bilan de leur sarcoïdose. La maladie était classée comme active ou inactive au moment du dosage selon la conclusion du clinicien au terme de l’évaluation du patient. Les scores d’activité ePOST et SDAI ont été calculés a posteriori à partir des données cliniques, biologiques et radiologiques.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>210 patients ont été inclus, chez lesquels 344 dosages du rapport 1,25(OH)2D/25(OH)D étaient disponibles, dont 21 % réalisés au diagnostic et 79 % au cours du suivi. Cent dix-neuf patients (57 %) avaient un diagnostic de sarcoïdose certain, 33 % une sarcoïdose probable et 10 % une sarcoïdose possible. Les principales atteintes étaient : ganglionnaires (80 %), oculaires (68 %), pulmonaires (59 %), articulaires (27 %), cutanées (24 %) et neurologiques (20 %). La sarcoïdose était considérée comme active au moment du dosage pour 40 % (139/344 ; SDAI <em>médian</em> <!-->=<!--> <!-->11 [9–15] ; ePOST média<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5 [3-7]), et inactive pour 60 % (205/344). Le délai médian entre le diagnostic et le dosage était de 6 mois [0–42] chez les patients actifs, et de 35 mois [16,8–91,2] chez les inactifs. Quarante-neuf pourcent des patients recevaient un traitement systémique au moment du dosage (33 % des actifs vs 60 % des inactifs), dont en majorité des corticoïdes ou du méthotrexate. Le rapport 1,25(OH)2D/25(OH)D était significativement plus élevé chez les patients actifs que chez les patients inactifs (4,25 [3,11–6,52] versus 3,13 [2,02–4,94] ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Une corrélation positive était observée entre le rapport 1,25(OH)2D/25(OH)D et les scores d’activité SDAI (R<!--> <!-->=<!--> <!-->0,23 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et ePOST (R<!--> <!-->=<!--> <!-->0,21 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), et avec le dosage de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (R<!--> <!-->=<!--> <!-->0,16 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,007). Un seuil de 2,36 prédisait l’activité de la sarcoïdose avec une sensibilité de 92 % et une spécificité de 36 % ","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A407-A408"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594862","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.016
K. El Ouazzani , N. Morel , D. Beghin , G. Guettrot-Imbert , N. Jourde-Chiche , A. Deroux , F. Sarrot-Reynauld , L. Couzi , V. Langlois , E. Lazaro , P. Orquevaux , B. De Sainte-Marie , K. Deve , C. Deligny , N. Ferreira-Maldent , B. Godeau , V. Le Guern , R. Meunier , E. Pasquier , V. Queyrel , C. Richez
Introduction
Le lupus érythémateux systémique (LES) est une maladie rare associée à un surrisque de complications durant la grossesse, notamment si la maladie est active. Le bélimumab peut participer au contrôle de l’activité mais les données de sécurité sur son utilisation pendant la grossesse demeurent limitées [1]. L’objectif de cette étude est d’évaluer les issues maternelles, embryo-fœtales et néonatales chez des patientes atteintes de LES exposées au bélimumab durant l’année précédant la grossesse, en fonction de la poursuite (beli+) ou non (beli−) du traitement au moment de la conception.
Matériels et méthodes
Les données provenaient : (1) de l’étude GR2, cohorte prospective française de grossesses chez des patientes atteintes de maladies auto-immunes regroupant 76 centres, (2) du Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT) et (3) d’un appel national à observations via le Club rhumatismes et inflammations (CRI). Les critères d’inclusion étaient des femmes enceintes âgées de ≥ 18 ans, atteintes de LES selon les critères SLICC 2012 et traitées par bélimumab dans l’année précédant la conception. Les complications obstétricales, les issues défavorables embryo-fœtales et néonatales et l’activité maternelle du LES ont été décrites dans les groupes beli+ et beli−.
Résultats
Au total, 32 grossesses chez 31 patientes ont été incluses entre mars 2016 et décembre 2024 dans 19 centres français (n = 19 issues du GR2, n = 8 du CRAT et n = 5 du CRI), comprenant 18 grossesses dans le groupe beli+ et 14 dans le groupe beli−. Leurs caractéristiques sont présentées dans la Fig. 1 et leur exposition au bélimumab dans la Fig. 2. Les 32 grossesses ont abouti à 26 naissances vivantes (14 beli+ et 12 beli-, dont une grossesse gémellaire) et 7 pertes fœtales (4 beli+, 3 beli−), principalement des fausses couches spontanées. Des complications obstétricales ont été observées pour 13 grossesses (9 beli+, 4 beli−), incluant : 3 infections maternelles (2 beli+, 1 beli−), 2 prééclampsies (1 beli+, 1 beli−), 2 retards de croissance intra-utérins (1 beli+, 1 beli−), 1 petit poids de naissance pour l’âge gestationnel (beli+), 1 hématome rétro-placentaire (beli−), 1 diabète gestationnel (beli+), 1 hémorragie du post-partum (beli+) et/ou 7 accouchements prématurés (5 beli+, 2 beli−). Aucune malformation congénitale n’a été rapportée. Une poussée modérée de lupus est survenue au cours de 8 grossesses (25 %, 4 beli+, 4 beli−) à un âge gestationnel médian de 10 semaines d’aménorrhées [5–21], et au cours de l’année suivant l’accouchement dans 6 cas (2 beli+, 4 beli−). Parmi les 26 naissances vivantes, 18 nouveau-nés (72 %, 1 donnée manquante) présentaient des scores d’Apgar normaux. Trois nouveau-nés (beli+) ont nécessité une hospitalisa
{"title":"Issues maternelles, embryo-fœtales et néonatales après exposition au bélimumab pendant la grossesse chez des patientes atteintes de lupus érythémateux systémique","authors":"K. El Ouazzani , N. Morel , D. Beghin , G. Guettrot-Imbert , N. Jourde-Chiche , A. Deroux , F. Sarrot-Reynauld , L. Couzi , V. Langlois , E. Lazaro , P. Orquevaux , B. De Sainte-Marie , K. Deve , C. Deligny , N. Ferreira-Maldent , B. Godeau , V. Le Guern , R. Meunier , E. Pasquier , V. Queyrel , C. Richez","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.016","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.016","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le lupus érythémateux systémique (LES) est une maladie rare associée à un surrisque de complications durant la grossesse, notamment si la maladie est active. Le bélimumab peut participer au contrôle de l’activité mais les données de sécurité sur son utilisation pendant la grossesse demeurent limitées <span><span>[1]</span></span>. L’objectif de cette étude est d’évaluer les issues maternelles, embryo-fœtales et néonatales chez des patientes atteintes de LES exposées au bélimumab durant l’année précédant la grossesse, en fonction de la poursuite (beli+) ou non (beli−) du traitement au moment de la conception.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Les données provenaient : (1) de l’étude GR2, cohorte prospective française de grossesses chez des patientes atteintes de maladies auto-immunes regroupant 76 centres, (2) du Centre de référence sur les agents tératogènes (CRAT) et (3) d’un appel national à observations via le Club rhumatismes et inflammations (CRI). Les critères d’inclusion étaient des femmes enceintes âgées de ≥<!--> <!-->18 ans, atteintes de LES selon les critères SLICC 2012 et traitées par bélimumab dans l’année précédant la conception. Les complications obstétricales, les issues défavorables embryo-fœtales et néonatales et l’activité maternelle du LES ont été décrites dans les groupes beli+ et beli−.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 32 grossesses chez 31 patientes ont été incluses entre mars 2016 et décembre 2024 dans 19 centres français (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->19 issues du GR2, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->8 du CRAT et <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5 du CRI), comprenant 18 grossesses dans le groupe beli+ et 14 dans le groupe beli−. Leurs caractéristiques sont présentées dans la <span><span>Fig. 1</span></span> et leur exposition au bélimumab dans la <span><span>Fig. 2</span></span>. Les 32 grossesses ont abouti à 26 naissances vivantes (14 beli+ et 12 beli-, dont une grossesse gémellaire) et 7 pertes fœtales (4 beli+, 3 beli−), principalement des fausses couches spontanées. Des complications obstétricales ont été observées pour 13 grossesses (9 beli+, 4 beli−), incluant : 3 infections maternelles (2 beli+, 1 beli−), 2 prééclampsies (1 beli+, 1 beli−), 2 retards de croissance intra-utérins (1 beli+, 1 beli−), 1 petit poids de naissance pour l’âge gestationnel (beli+), 1 hématome rétro-placentaire (beli−), 1 diabète gestationnel (beli+), 1 hémorragie du post-partum (beli+) et/ou 7 accouchements prématurés (5 beli+, 2 beli−). Aucune malformation congénitale n’a été rapportée. Une poussée modérée de lupus est survenue au cours de 8 grossesses (25 %, 4 beli+, 4 beli−) à un âge gestationnel médian de 10 semaines d’aménorrhées [5–21], et au cours de l’année suivant l’accouchement dans 6 cas (2 beli+, 4 beli−). Parmi les 26 naissances vivantes, 18 nouveau-nés (72 %, 1 donnée manquante) présentaient des scores d’Apgar normaux. Trois nouveau-nés (beli+) ont nécessité une hospitalisa","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A344-A345"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594894","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.074
Y. Moutapam Ngamby Adriaansen , L. Beele , T. Kervarrec , A. Audemard-Verger
Introduction
Le syndrome de Sweet (SS) est une dermatose neutrophilique caractérisée par un infiltrat dermique de polynucléaires neutrophiles, des lésions cutanées érythémateuses douloureuses, de la fièvre et un syndrome inflammatoire. Le SS peut être idiopathique ou secondaire à une hémopathie, un cancer solide, une maladie dysimmunitaire, une infection, un médicament ou une grossesse. Le syndrome VEXAS, décrit en 2020, constitue une nouvelle étiologie dont la prévalence dans les SS est méconnue. Les cohortes sur les SS sont soit d’effectif réduit soit antérieure à la description du syndrome VEXAS [1], [2]. L’objectif de cette étude était de décrire la répartition des étiologies du SS, depuis la description du syndrome de VEXAS et leurs caractéristiques clinico-biologiques.
Matériels et méthodes
Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique. Tous les cas de SS identifiés histologiquement entre mai 1995 et juin 2025 ont été extraits des bases de données via le codage diagnostic ADICAP (OT0419) spécifique du SS. Les patients sans données cliniques/biologiques ont été exclus. Les analyses statistiques ont été réalisées avec le logiciel JASP (version 0.19.3 ; 2025). Les analyses univariées quantitatives ont été réalisée avec un test non paramétrique de Mann-Whitney et une analyse multivariée a été réalisée avec une régression logistique (le seuil de significativité retenu est p < 0,05). Pour les variables qualitatives un test du Chi2 a été réalisé. Les variables quantitatives sont présentées en médiane [Q1–Q3].
Résultats
Parmi 140 prélèvements, 113 patients ont été retenus (âge médian 64 ans [3–91], 57 % de femmes). À la NFS initiale, on pouvait retrouver chez les patients une anémie (55 %), une thrombopénie (29 %), une neutropénie (15 %), une neutrophilie (31 %), une macrocytose (20 %) ou une pancytopénie (14 %). Les lésions cutanées étaient diffuses dans 61 % des cas, sinon localisée aux membres inférieurs (12 %) aux membres supérieurs (11 %) des cas au tronc (8 %) des cas, le reste des lésions étaient localisées au visage ou dans d’autres localisations. La localisation cutanée n’était corrélée à aucune étiologie en particulier (p > 0,99 en analyse multivariée). Sur 102 patients avec des données cliniques disponibles, 32 (31 %) avaient un SS idiopathique (dont 24 diagnostiqués avant 2020), 31 (31 %) un SS associé à un cancer (27 hémopathies, 4 solides), 17 (17 %) une maladie dysimmunitaire, 12 (12 %) un contexte infectieux, 6 (6 %) un médicament imputable et 1 une grossesse. Sept patients présentaient un SS associé à un syndrome VEXAS soit 7 % de la cohorte mais cela représentait 19 % des cas diagnostiqués depuis 2021. En analyses comparatives, les patients VEXAS avaient un âge plus élevé (74 vs 58 ans ; p = 0,006), une hém
Sweet综合征(SS)是一种中性粒细胞性皮肤病,其特征是中性粒细胞多核的真皮浸润、疼痛的红斑皮肤病变、发热和炎症综合征。SS可能是特发性的,也可能是继发性的血液病、实体癌症、免疫缺陷疾病、感染、药物或怀孕。VEXAS综合征于2020年被描述,是一种新的病因,其在SS中的患病率未知。SS队列要么数量较少,要么早于VEXAS综合征的描述[1],[2]。本研究的目的是描述SS病因的分布,从描述VEXAS综合征及其临床生物学特征。材料和方法我们进行了一项单中心回顾性研究。1995年5月至2025年6月期间,所有组织学上确定的SS病例均使用特定于SS的ADICAP诊断代码(OT0419)从数据库中提取,没有临床/生物学数据的患者除外。统计分析使用JASP软件(版本0.19.3;2025)进行。采用非参数Mann-Whitney检验进行定量单变量分析,采用逻辑回归(显著性阈值为0.05)进行多元分析。对定性变量进行了Chi2测试。定量变量以中间值[Q1 - Q3]表示。结果在140例样本中,113例患者(中位年龄64岁[3 - 91],57%为女性)。在最初的NFS中,患者可能表现为贫血(55%)、血小板减少(29%)、中性粒细胞减少(15%)、中性粒细胞减少(31%)、巨细胞增多症(20%)或胰腺减少(14%)。皮肤病变分布在61%的病例中,如果不是局部分布在下肢(12%)到上肢(11%)到躯干(8%),其余的分布在面部或其他部位。皮肤位置与任何特定的病因无关(多元分析p >; 0.99)。102与患者的临床数据,32人(31%),2020年之前有SS诊断特发性(其中24),第31(31%)参加一个SS固体得了血液病,27(4)17、(17%)dysimmunitaire的一种疾病,感染性的气氛(12%)、6 - 12和1项(6%),一种药物由于怀孕。7例VEXAS相关SS患者占队列的7%,但这占2021年以来确诊病例的19%。VEXAS比较分析,病人有较高的年龄(74名58岁;p = 0.006) vs(10.0、血红蛋白较低[115]820—1190 vs[137] 970—g / dL; p = 0,034)、血小板率较低(129[88—174][140]—316 vs 220 g / L, p = 0.023)和更高的VGM(97.0[92—92 [101]vs 88.9—95.8 fL]; p = 0.045)。在多变量分析中,血液病相关的SS与较高的年龄(72 vs 59岁;p = 0.029)和较低的血红蛋白(9.5 vs 12.8 g/dL; p = 0.007)相关。这个法国113 SS队列是继Marcoval等人(2016,n = 138)[3]之后发表的第二大队列。特发性和血液学副肿瘤占主导地位。VEXAS在过去的病例中没有出现,但在最近的SS病例中占6%,几乎占五分之一,使VEXAS成为2025年SS的主要病因之一。高龄、贫血、血小板减少色素沉着和面前标志物的简单,就一个底层hémopathie VEXAS或报警,实现myélogramme的理由。n’orientait皮肤病变位置,朝向任何病因。最年轻的患者中,缺少NFS异常并引导dysimmunitaires idiopathiques形式或疾病。ConclusionLe病因诊断的SS依然复杂并需要提高警惕,面对血液病患者中,与一个年长的贫血。卷入综合症VEXAS 1:5的党卫军最近发生的主要原因是提及老年人特别是NFS存在异常。通过Sweet综合征对VEXAS的早期识别可能有助于改善这些患者的治疗管理。
{"title":"Étiologies du Syndrome de Sweet revisitées après la description du syndrome de VEXAS : Etude française rétrospective monocentrique incluant 113 patients","authors":"Y. Moutapam Ngamby Adriaansen , L. Beele , T. Kervarrec , A. Audemard-Verger","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.074","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.074","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome de Sweet (SS) est une dermatose neutrophilique caractérisée par un infiltrat dermique de polynucléaires neutrophiles, des lésions cutanées érythémateuses douloureuses, de la fièvre et un syndrome inflammatoire. Le SS peut être idiopathique ou secondaire à une hémopathie, un cancer solide, une maladie dysimmunitaire, une infection, un médicament ou une grossesse. Le syndrome VEXAS, décrit en 2020, constitue une nouvelle étiologie dont la prévalence dans les SS est méconnue. Les cohortes sur les SS sont soit d’effectif réduit soit antérieure à la description du syndrome VEXAS <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>. L’objectif de cette étude était de décrire la répartition des étiologies du SS, depuis la description du syndrome de VEXAS et leurs caractéristiques clinico-biologiques.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique. Tous les cas de SS identifiés histologiquement entre mai 1995 et juin 2025 ont été extraits des bases de données via le codage diagnostic ADICAP (OT0419) spécifique du SS. Les patients sans données cliniques/biologiques ont été exclus. Les analyses statistiques ont été réalisées avec le logiciel JASP (version 0.19.3 ; 2025). Les analyses univariées quantitatives ont été réalisée avec un test non paramétrique de Mann-Whitney et une analyse multivariée a été réalisée avec une régression logistique (le seuil de significativité retenu est <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). Pour les variables qualitatives un test du Chi<sup>2</sup> a été réalisé. Les variables quantitatives sont présentées en médiane [Q1–Q3].</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi 140 prélèvements, 113 patients ont été retenus (âge médian 64 ans [3–91], 57 % de femmes). À la NFS initiale, on pouvait retrouver chez les patients une anémie (55 %), une thrombopénie (29 %), une neutropénie (15 %), une neutrophilie (31 %), une macrocytose (20 %) ou une pancytopénie (14 %). Les lésions cutanées étaient diffuses dans 61 % des cas, sinon localisée aux membres inférieurs (12 %) aux membres supérieurs (11 %) des cas au tronc (8 %) des cas, le reste des lésions étaient localisées au visage ou dans d’autres localisations. La localisation cutanée n’était corrélée à aucune étiologie en particulier (<em>p</em> <!-->><!--> <!-->0,99 en analyse multivariée). Sur 102 patients avec des données cliniques disponibles, 32 (31 %) avaient un SS idiopathique (dont 24 diagnostiqués avant 2020), 31 (31 %) un SS associé à un cancer (27 hémopathies, 4 solides), 17 (17 %) une maladie dysimmunitaire, 12 (12 %) un contexte infectieux, 6 (6 %) un médicament imputable et 1 une grossesse. Sept patients présentaient un SS associé à un syndrome VEXAS soit 7 % de la cohorte mais cela représentait 19 % des cas diagnostiqués depuis 2021. En analyses comparatives, les patients VEXAS avaient un âge plus élevé (74 vs 58 ans ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,006), une hém","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A389-A390"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594646","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}