Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.084
P. Breillat , S. Magaziner , S. Camus , L. Dionet , D.V.D.M. B , P. Sohier , A. Majdi , Q. Delcros , F. Pallotti , N. Rivet , K. Chevalier , M. Poux , P.L. Tharaux , O. Lenoir , A. Zoued , O. Kosmider , D. Beck , B. Terrier
<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome VEXAS (Vacuoles, Enzyme E1, lié à l’X, Auto-inflammatoire, Somatique) est une maladie systémique sévère, secondaire à des mutations somatiques acquises du gène <em>UBA1</em> (<em>Ubiquitin-activating Enzyme 1</em>). Ces mutations entraînent une perte de fonction d’UBA1 dans les cellules souches hématopoïétiques et les cellules myéloïdes circulantes, en particulier les monocytes. Le VEXAS se caractérise par une inflammation chronique, une monocytopénie et un risque élevé d’infections sévères. Néanmoins, les mécanismes reliant les mutations d’UBA1 à ces manifestations demeurent imparfaitement compris. Dans ce contexte, nous avons étudié les conséquences fonctionnelles de l’inactivation d’UBA1 dans les monocytes et macrophages au cours du VEXAS.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>En utilisant le système CRISPR-Cas9, nous avons généré une lignée monocytaire humaines THP-1 présentant une des mutations canoniques associée au syndrome VEXAS (UBA1 M41V). Nous avons étudié la mort cellulaire spontanée et induite par le TNF-α par cytométrie en flux, Western blot et imagerie cellulaire en temps réel. Les voies de mort cellulaire régulées ont également été étudiées dans des biopsies cutanées et sur des monocytes triés de patients VEXAS. Nous avons étudié la capacité de réponse contre les agents pathogènes en mesurant la production de cytokines après stimulation par des agonistes des Toll-like récepteurs (TLR), à la fois dans le sang total des patients et dans les lignées cellulaires monocytaires THP-1 sauvages (WT, Wild-type) UBA1WT ou mutées pour UBA1M41V. Les macrophages dérivés de cellules THP-1 ont été caractérisés en termes de différenciation, polarisation, production de cytokines (Luminex), transcriptome et capacité d’efférocytose (cytométrie en flux, Western blot et immunofluorescence).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les cellules THP-1 UBA1M41V présentaient un défaut de poly-ubiquitination, des vacuoles et un profil transcriptionnel inflammatoire reproduisant les grandes caractéristiques du syndrome VEXAS. Ces cellules étaient particulièrement sensibles à la mort cellulaire induite par le TNF-α via l’activation de RIPK1. Cette mort cellulaire était réversible après l’utilisation d’inhibiteurs spécifique de RIPK1 ou des voies de mort sous sa dépendance. L’activation des voies de mort dépendante de RIPK1 était confirmée dans les monocytes CD14<sup>+</sup> issues du sang périphérique de patients, ainsi que dans les macrophages CD68<sup>+</sup> au sein de biopsies cutanées de patients atteints de VEXAS. Après stimulation par des agonistes des TLR, la production de cytokines pro-inflammatoires était déficiente à la fois dans le sang total des patients VEXAS et dans les cellules THP-1 mutées UBA1M41V. Ce défaut de réponse était lié à une altération de la signalisation NF-κB en aval des TLR et non à un défaut d’expression de ces molécules. Enfin, l’étude des macrophages dérivés de cellules TH
{"title":"Rôle de la mort cellulaire médiée par RIPK1 et défaut de réponse aux signaux de danger au cours du syndrome VEXAS","authors":"P. Breillat , S. Magaziner , S. Camus , L. Dionet , D.V.D.M. B , P. Sohier , A. Majdi , Q. Delcros , F. Pallotti , N. Rivet , K. Chevalier , M. Poux , P.L. Tharaux , O. Lenoir , A. Zoued , O. Kosmider , D. Beck , B. Terrier","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.084","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.084","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome VEXAS (Vacuoles, Enzyme E1, lié à l’X, Auto-inflammatoire, Somatique) est une maladie systémique sévère, secondaire à des mutations somatiques acquises du gène <em>UBA1</em> (<em>Ubiquitin-activating Enzyme 1</em>). Ces mutations entraînent une perte de fonction d’UBA1 dans les cellules souches hématopoïétiques et les cellules myéloïdes circulantes, en particulier les monocytes. Le VEXAS se caractérise par une inflammation chronique, une monocytopénie et un risque élevé d’infections sévères. Néanmoins, les mécanismes reliant les mutations d’UBA1 à ces manifestations demeurent imparfaitement compris. Dans ce contexte, nous avons étudié les conséquences fonctionnelles de l’inactivation d’UBA1 dans les monocytes et macrophages au cours du VEXAS.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>En utilisant le système CRISPR-Cas9, nous avons généré une lignée monocytaire humaines THP-1 présentant une des mutations canoniques associée au syndrome VEXAS (UBA1 M41V). Nous avons étudié la mort cellulaire spontanée et induite par le TNF-α par cytométrie en flux, Western blot et imagerie cellulaire en temps réel. Les voies de mort cellulaire régulées ont également été étudiées dans des biopsies cutanées et sur des monocytes triés de patients VEXAS. Nous avons étudié la capacité de réponse contre les agents pathogènes en mesurant la production de cytokines après stimulation par des agonistes des Toll-like récepteurs (TLR), à la fois dans le sang total des patients et dans les lignées cellulaires monocytaires THP-1 sauvages (WT, Wild-type) UBA1WT ou mutées pour UBA1M41V. Les macrophages dérivés de cellules THP-1 ont été caractérisés en termes de différenciation, polarisation, production de cytokines (Luminex), transcriptome et capacité d’efférocytose (cytométrie en flux, Western blot et immunofluorescence).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les cellules THP-1 UBA1M41V présentaient un défaut de poly-ubiquitination, des vacuoles et un profil transcriptionnel inflammatoire reproduisant les grandes caractéristiques du syndrome VEXAS. Ces cellules étaient particulièrement sensibles à la mort cellulaire induite par le TNF-α via l’activation de RIPK1. Cette mort cellulaire était réversible après l’utilisation d’inhibiteurs spécifique de RIPK1 ou des voies de mort sous sa dépendance. L’activation des voies de mort dépendante de RIPK1 était confirmée dans les monocytes CD14<sup>+</sup> issues du sang périphérique de patients, ainsi que dans les macrophages CD68<sup>+</sup> au sein de biopsies cutanées de patients atteints de VEXAS. Après stimulation par des agonistes des TLR, la production de cytokines pro-inflammatoires était déficiente à la fois dans le sang total des patients VEXAS et dans les cellules THP-1 mutées UBA1M41V. Ce défaut de réponse était lié à une altération de la signalisation NF-κB en aval des TLR et non à un défaut d’expression de ces molécules. Enfin, l’étude des macrophages dérivés de cellules TH","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A396-A397"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145595019","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.071
C. David , A. De Becdelièvre , C. Louvrier , M. Tusseau , C. Masson , L. Seabra , C. Kannengiesser , I. Ba , M. Brennan , A. Belot , N. Nathan , H. Maillard , H. Reumaux , J. Sellam , J. Cadranel , Y. Hatchuel , L. Weiss , S. De Almeida Chaves , M. Wislez , C. Vigier , M.L. Frémond
<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome COPA est une interféronopathie de type I causée par des mutations hétérozygotes du gène COPA, perturbant le transport rétrograde de STING, une protéine clé de la voie de signalisation des interférons de type 1. Dans certaines familles, des cas de pénétrance incomplète ont été décrits. Du fait du rôle prépondérant de STING dans la physiopathologie du syndrome COPA, Simchoni et al. ont étudié le rôle de l’haplotype HAQ de STING et ont suggéré que cet haplotype conférait une protection complète contre le développement de manifestations cliniques chez des individus porteurs de mutations pathogènes de COPA. Compte tenu de l’impact potentiel de cette observation sur la prise en charge des patients, nous avons étudié l’haplotype de STING dans une cohorte indépendante.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons étudié 21 individus issus de 12 familles européennes porteurs de mutations de COPA et pour lesquels nous avions accès données d’haplotype de STING. Les individus ont tous bénéficié d’une évaluation clinique associée à un TDM thoracique, des EFR et une recherche de protéinurie. La signature interféron était disponible chez certains individus. Les individus étaient classés comme symptomatiques, asymptomatiques ou au statut incertain.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur les 21 individus, 14 (66 %) étaient cliniquement symptomatiques dont 13 avaient des atteintes pulmonaires (92 %), articulaires (69 %) et rénales (15 %), ayant débuté à un âge médian de 4 (0–14) ans. Le dernier patient symptomatique a présenté à l’âge de 50 ans une glomérulonéphrite extra-membraneuse. Six individus (29 %) étaient asymptomatiques avec un âge médian de dernière évaluation de 40,5 (30–50) ans. Contrairement à Simchoni et al., parmi ces 6 individus asymptomatiques, nous avons identifié quatre individus asymptomatiques ne portant pas l’haplotype HAQ de STING, remettant en question l’hypothèse suggérée par les auteurs. De plus, le patient qui a présenté à l’âge de 50 ans une glomérulonéphrite extra-membraneuse avec immunofluorescence lupique probablement liée à la mutation COPA R233H était lui porteur de l’haplotype HAQ de STING. Un individu porteur de l’haplotype HAQ et présentant uniquement un vitiligo n’a pas été considéré dans l’analyse du fait du statut clinique incertain. Aucune différence de fréquence de l’allèle 232R de STING, le second haplotype de STING, n’a été observée entre les groupes symptomatiques et asymptomatiques.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Nos résultats contredisent l’hypothèse d’un lien binaire entre le statut HAQ de STING et la pénétrance clinique dans le syndrome COPA. D’autres facteurs génétiques, épigénétiques ou environnementaux pourraient moduler l’expression clinique. L’analyse d’environ 500 autres gènes impliqués dans la voie des interférons de type 1 n’a pas révélé d’autres variants explicatifs. Aucun facteur environnemental ou infectieux n’a été identifié de manièr
IntroductionLe COPA综合症是一种interféronopathie I型基因的杂合子突变所致COPA STING逆行,扰乱交通,一键蛋白1型干扰素信号的通道。在有些家庭,pénétrance完整描述了案件。由于STING的主导作用在COPA、Simchoni综合征的病理作用等人研究了STING l’haplotype HAQ和表示,该单倍型的临床表现进行全面保护发展赋予的个体中COPA致病突变的携带者。鉴于潜在影响这一点上照顾病人,我们研究了l’haplotype STING在一个独立的队列。已经研究了病人和méthodesNous 21个人,来自12个欧洲家庭COPA突变携带者和STING d’haplotype对于我们获取数据。人们都得益于加上胸腔ct的临床评估,oru)和一个研究的蛋白尿。签署某些个体干扰素是可用的。人们被列为地位不确定,无症状或症状。解决21人、14人(66%)是临床上肺部感染的症状,其中13人(92%)、关节(69%)和一开始的(15%)、肾(0—14),平均年龄4岁。最后一个病人症状,时年50岁,提交了一份肾炎extra-membraneuse。六个人(29%),是无症状带,平均年龄40.5(30—50岁的估值。Simchoni等人不同的是,这6个人当中确定无症状,我们四个人症状不记载l’haplotype HAQ STING,质疑者提出的假说。的病人多,时年50岁,提交了一份肾炎extra-membraneuse与ifa lupique COPA R233H突变可能与他持单人l’haplotype HAQ的毒刺。某人l’haplotype HAQ和载波仅具有vitiligo没有临床地位的分析中被认为是不确定。任何232R等位基因的频率差的毒刺,第二个单倍型的毒刺,未发现症状群之间并无症状。DiscussionNos假说相矛盾,结果一个二元关系地位和STING HAQ pénétrance在COPA综合征临床。其他基因、遗传或环境因素可以改变临床表现。约500名分析基因1型干扰素的道路没有透露其他解释变异。没有环境或感染性因素被证明的方式确定,并表达基因的monoallélique COPA尚未得到证明。因此,我们的研究对HAQ单倍型在COPA综合征不完全渗透中的独特作用提出了质疑。无症状的个体存在的没有一个人的单倍型HAQ和阳性症状HAQ建议对该病的病因因素临床pénétrance少见。这些数据表明必须设立机制,以更好地理解国际财团在COPA综合征的临床表现与其他决定性auto-inflammatoires罕见疾病。
{"title":"L’haplotype HAQ de STING n’explique pas à lui seul la pénétrance incomplète du syndrome COPA","authors":"C. David , A. De Becdelièvre , C. Louvrier , M. Tusseau , C. Masson , L. Seabra , C. Kannengiesser , I. Ba , M. Brennan , A. Belot , N. Nathan , H. Maillard , H. Reumaux , J. Sellam , J. Cadranel , Y. Hatchuel , L. Weiss , S. De Almeida Chaves , M. Wislez , C. Vigier , M.L. Frémond","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.071","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.071","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome COPA est une interféronopathie de type I causée par des mutations hétérozygotes du gène COPA, perturbant le transport rétrograde de STING, une protéine clé de la voie de signalisation des interférons de type 1. Dans certaines familles, des cas de pénétrance incomplète ont été décrits. Du fait du rôle prépondérant de STING dans la physiopathologie du syndrome COPA, Simchoni et al. ont étudié le rôle de l’haplotype HAQ de STING et ont suggéré que cet haplotype conférait une protection complète contre le développement de manifestations cliniques chez des individus porteurs de mutations pathogènes de COPA. Compte tenu de l’impact potentiel de cette observation sur la prise en charge des patients, nous avons étudié l’haplotype de STING dans une cohorte indépendante.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons étudié 21 individus issus de 12 familles européennes porteurs de mutations de COPA et pour lesquels nous avions accès données d’haplotype de STING. Les individus ont tous bénéficié d’une évaluation clinique associée à un TDM thoracique, des EFR et une recherche de protéinurie. La signature interféron était disponible chez certains individus. Les individus étaient classés comme symptomatiques, asymptomatiques ou au statut incertain.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur les 21 individus, 14 (66 %) étaient cliniquement symptomatiques dont 13 avaient des atteintes pulmonaires (92 %), articulaires (69 %) et rénales (15 %), ayant débuté à un âge médian de 4 (0–14) ans. Le dernier patient symptomatique a présenté à l’âge de 50 ans une glomérulonéphrite extra-membraneuse. Six individus (29 %) étaient asymptomatiques avec un âge médian de dernière évaluation de 40,5 (30–50) ans. Contrairement à Simchoni et al., parmi ces 6 individus asymptomatiques, nous avons identifié quatre individus asymptomatiques ne portant pas l’haplotype HAQ de STING, remettant en question l’hypothèse suggérée par les auteurs. De plus, le patient qui a présenté à l’âge de 50 ans une glomérulonéphrite extra-membraneuse avec immunofluorescence lupique probablement liée à la mutation COPA R233H était lui porteur de l’haplotype HAQ de STING. Un individu porteur de l’haplotype HAQ et présentant uniquement un vitiligo n’a pas été considéré dans l’analyse du fait du statut clinique incertain. Aucune différence de fréquence de l’allèle 232R de STING, le second haplotype de STING, n’a été observée entre les groupes symptomatiques et asymptomatiques.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Nos résultats contredisent l’hypothèse d’un lien binaire entre le statut HAQ de STING et la pénétrance clinique dans le syndrome COPA. D’autres facteurs génétiques, épigénétiques ou environnementaux pourraient moduler l’expression clinique. L’analyse d’environ 500 autres gènes impliqués dans la voie des interférons de type 1 n’a pas révélé d’autres variants explicatifs. Aucun facteur environnemental ou infectieux n’a été identifié de manièr","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A387-A388"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145595021","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.050
M.Y. Khitri , P. Gougis , K. Bihan , B. Lebrun-Vignes , Y. Allenbach
<div><h3>Introduction</h3><div>La myotoxicité médicamenteuse est un spectre de complications pouvant aller d’une simple élévation de la créatine kinase (CK) à une rhabdomyolyse sévère, engageant le pronostic vital. Trés largement étudiée en cardiologie, cette complication reste peu ou pas étudiée dans les autres disciplines. Quelles molécules sont à risque et quelle est la nature de ce risque ? Le développement des nouvelles thérapies en oncologie a rappelé l’importance de ces enjeux avec la myotoxicité induite par l’immunothérapie. L’objectif de cette étude est de (i) décrire les principales classes médicamenteuses associées à myotoxicité classée selon leur gravité clinique et (ii) décrire les caractéristiques, la sévérité et les facteurs associés à la myotoxicité induite par les agents anticancéreux et immunomodulateurs.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Étude observationnelle et rétrospective de pharmacovigilance, menée à partir des rapports individuels de pharmacovigilance (Individual Case Safety Reports, ICSRs) collectés dans VigiBase, la base mondiale de pharmacovigilance de l’OMS, sur la période 1971–2024. Ont été inclus tous les rapports de myotoxicité suspectée, puis un focus a été fait sur les rapports liés à un traitement anticancéreux ou immunomodulateur, classés selon la nomenclature Anatomical Therapeutic Chemical (ATC). La myotoxicité a été définie selon trois phenotypes : biologique (élévation isolée et asymptomatique des CK), clinique (présence de symptômes musculaires) et menacante (complication engageant le pronostic vital). Des analyses de disproportionnalité utilisant l’Information Component (IC) ont permis d’identifier les associations spécifiques à un médicament ou à une classe thérapeutique. Une régression logistique multivariée a été utilisée pour déterminer les facteurs de risque indépendants de mortalité.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 40 593 689 ICRS contenus dans Vigibase au moment de l’étude, 87 331 rapports de myotoxicité ont été identifies répartis en 44 093, 22 664 et 20 574 rapports de myotoxicité biologique, clinique et menacante respectivement. Ces rapports concernaient 4 475 molécules distinctes. Les trois classes medicamenteuses les plus rapportés étaient les agents hypolipémiants, les neuroleptiques et les anti-infectieux. Les anticancéreux et immunomodulateurs arrivaient en quatrième position. Parmi l’ensemble des mécaments identifiés, 366 avaient une association significative avec la myotoxicité. Les signaux les plus forts ont été observés pour les hypolipémiants avec cerivastatine (IC 7,4), gemfibrozil (IC 6,4), bezafibrate (IC 5,8), fluvastatine (IC 5,6). Les anti-infectieux étaient surtout représentés par la daptomycine (IC 6,1) et l’acide fusidique (IC 3,8). Les principaux neuroleptiques étaient la loxapine (IC 4,4), la cyamémazine (IC 4) et le zuclopenthixol (IC 3,5). Parmi les anticancéreux, les inhibiteurs de MEK (selumetinib IC 5,3, cobimetinib IC 4,1), ALK (brigat
IntroductionLa myotoxicité并发症的药物是一个幽灵,可简单的肌酸激酶(CK)升高导致横纹肌溶解、严厉敦促预后至关重要。心脏科很广泛研究,这种并发症仍然很少或没有在其他学科进行研究。哪些分子,这个风险和高风险的性质是什么?开发新疗法在肿瘤学中回顾了这些挑战的重要性与myotoxicité诱导的免疫治疗。这项研究的目的是(i)描述类药物与临床myotoxicité分类根据罪行的严重性和(二)描述、严重程度和特点myotoxicité相关因子诱导的抗癌药物和免疫调节剂。患者进行回顾性观察性和méthodesÉtude和警戒,个别报告起警戒(Safety Reports ICSRs包厢)在收集个人警戒VigiBase基地、世界卫生组织、2024年—1971年期间。还包括了所有报告的疑似myotoxicité,然后做了一个焦点或immunomodulateur抗癌治疗有关的报告,按解剖治疗Chemical (ATC)命名。根据三个phenotypes myotoxicité被定义为:生物(CK)的孤立和无症状的升高,临床症状(肌肉)和menacante受累,承诺预后至关重要)。分析不相称,利用信息元件(IC)帮助确定了协会特有的一种药物或治疗类别。一个多变量逻辑回归了用于确定死亡的独立危险因素。RésultatsParmi中的40 593 689 ICRS Vigibase研究时,识别了8700 331份myotoxicité分成44、093 664 574份20和22、临床和生物myotoxicitémenacante分别。这些报告涉及4 475个分子分开。三类medicamenteuses最为报道是hypolipémiants剂、抗精神病药物和抗感染。癌症和免疫调节剂位居第四位。确定的所有mécaments当中,与myotoxicité366个很大的联系。最强的信号对于观测到了hypolipémiants cerivastatin与IC(7.4%)、gemfibrozil IC(6.4%)、bezafibrate IC(5.8%)、fluvastatine IC(5,6)。抗感染的主要派daptomycine(6.1%)和IC fusidique酸(IC / 380)。主要的抗精神病药物被IC loxapine(4.4%)、氰胺(IC)和4 . zuclopenthixol IC(3.5%)。当中,MEK抑制剂抗癌(selumetinib IC 530 cobimetinib IC 410)、军(brigatinib IC 4.8%, alectinib IC(3,4)和BRAF dabrafenib IC、encorafenib IC 3.1 3.3%)已发出了最强壮。还有见面的免疫检查点抑制剂,和常规化疗(nelarabine)。当中的免疫调节剂,准是最重的秋水仙碱(IC / 390)抑制剂、calcineurine ciclosporine IC (2), (JAK baricitinib IC(1.9)和mTOR sirolimus IC 1.5)。具有癌症患者(n = 10 - 287),大多数病例发生在建立后的第一个月治疗。myotoxicité严重是最常见的老年患者和相关的死亡率为31%。查明死亡的独立危险因素是:暴露于anti-PD1(黄金调整2,18;95% ci 1.70—2.79%)临床并发症的发生,严厉(黄金调整3.62;2.82—4.62%),以及是否存在代谢异常(2.72%;调整黄金2.20—2.36)。相反,MEK抑制剂,靶向治疗(BRAF, ALK)轻度至中度结合的主要形式。ConclusionLa myotoxicité是异质的不良反应可能涉及许多班级其他药物。肿瘤科在靶向治疗,而最常参与的异常温和的生物免疫治疗、早期暴露在风险中、重度myotoxicité和具体。这些结果突出表明,需要加强监测、早期诊断和护理战略调整,特别是对于诱导肌病的免疫治疗。
{"title":"Étude mondiale de pharmacovigilance sur la toxicité musculaire : le rôle des anti-cancéreux et immunomodulateurs","authors":"M.Y. Khitri , P. Gougis , K. Bihan , B. Lebrun-Vignes , Y. Allenbach","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.050","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.050","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La myotoxicité médicamenteuse est un spectre de complications pouvant aller d’une simple élévation de la créatine kinase (CK) à une rhabdomyolyse sévère, engageant le pronostic vital. Trés largement étudiée en cardiologie, cette complication reste peu ou pas étudiée dans les autres disciplines. Quelles molécules sont à risque et quelle est la nature de ce risque ? Le développement des nouvelles thérapies en oncologie a rappelé l’importance de ces enjeux avec la myotoxicité induite par l’immunothérapie. L’objectif de cette étude est de (i) décrire les principales classes médicamenteuses associées à myotoxicité classée selon leur gravité clinique et (ii) décrire les caractéristiques, la sévérité et les facteurs associés à la myotoxicité induite par les agents anticancéreux et immunomodulateurs.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Étude observationnelle et rétrospective de pharmacovigilance, menée à partir des rapports individuels de pharmacovigilance (Individual Case Safety Reports, ICSRs) collectés dans VigiBase, la base mondiale de pharmacovigilance de l’OMS, sur la période 1971–2024. Ont été inclus tous les rapports de myotoxicité suspectée, puis un focus a été fait sur les rapports liés à un traitement anticancéreux ou immunomodulateur, classés selon la nomenclature Anatomical Therapeutic Chemical (ATC). La myotoxicité a été définie selon trois phenotypes : biologique (élévation isolée et asymptomatique des CK), clinique (présence de symptômes musculaires) et menacante (complication engageant le pronostic vital). Des analyses de disproportionnalité utilisant l’Information Component (IC) ont permis d’identifier les associations spécifiques à un médicament ou à une classe thérapeutique. Une régression logistique multivariée a été utilisée pour déterminer les facteurs de risque indépendants de mortalité.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 40 593 689 ICRS contenus dans Vigibase au moment de l’étude, 87 331 rapports de myotoxicité ont été identifies répartis en 44 093, 22 664 et 20 574 rapports de myotoxicité biologique, clinique et menacante respectivement. Ces rapports concernaient 4 475 molécules distinctes. Les trois classes medicamenteuses les plus rapportés étaient les agents hypolipémiants, les neuroleptiques et les anti-infectieux. Les anticancéreux et immunomodulateurs arrivaient en quatrième position. Parmi l’ensemble des mécaments identifiés, 366 avaient une association significative avec la myotoxicité. Les signaux les plus forts ont été observés pour les hypolipémiants avec cerivastatine (IC 7,4), gemfibrozil (IC 6,4), bezafibrate (IC 5,8), fluvastatine (IC 5,6). Les anti-infectieux étaient surtout représentés par la daptomycine (IC 6,1) et l’acide fusidique (IC 3,8). Les principaux neuroleptiques étaient la loxapine (IC 4,4), la cyamémazine (IC 4) et le zuclopenthixol (IC 3,5). Parmi les anticancéreux, les inhibiteurs de MEK (selumetinib IC 5,3, cobimetinib IC 4,1), ALK (brigat","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Page A371"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594479","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.052
M. Ruyer-Thompson , M. Beydon , E. Zakine , L.P. Zhao , R. Stammler , A. Le Pogam , C. Etienne , T. Comont , V. Grobost , M. Devaux , H. Monjanel , J. Woessner , A. Maria , J. Campagne , D. Lariviere , P. Lebreton , B. Clément , T. Louis , J.S. Allain , K. Guerin Soulier , V. Jachiet
<div><h3>Introduction</h3><div>Les manifestations dysimmunitaires (MAI) concernent 10 à 30 % des patients atteints de syndrome myélodysplasiques (SMD) ou de leucémie myélomonocytaire chronique (LMMC). Leur prise en charge reste mal codifiée, marquée par une corticodépendance fréquente et une faible efficacité des immunosuppresseurs et biothérapies. L’azacitidine (AZA), agent hypométhylant, a montré un intérêt dans un essai prospectif de faible effectif incluant des patients VEXAS (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->12) et non-VEXAS (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->18). L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité et la tolérance à long terme de l’AZA dans une cohorte plus large de patients SMD/LMMC avec MAI non-VEXAS et avec données moléculaires disponibles.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Étude rétrospective multicentrique au sein du réseau MINHEMON, ayant inclus des patients SMD/LMMC avec MAI non-VEXAS (sans mutation UBA1) et NGS myéloïde disponible, ayant reçu ≥<!--> <!-->1 cycle complet d’AZA entre 12/2014 et 12/2024. La réponse inflammatoire était définie comme : complète (RC : rémission clinique, CRP <<!--> <!-->10<!--> <!-->mg/L et corticothérapie<!--> <!--><<!--> <!-->10<!--> <!-->mg/j), partielle (RP : rémission clinique, réduction ≥50 % de la CRP et de la corticothérapie) ou absente (NR).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Cinquante-cinq patients (âge médian 70 ans [33–87], 41 % de femmes) ont été inclus : 32 SMD (58 %) et 23 LMMC (42 %), avec une majorité (59 %) d’hémopathies de faible risque évolutif (IPSS-R<!--> <!-->≤<!--> <!-->3,5). Une mutation somatique a été identifiée par NGS myéloïde chez 88 % des patients (médiane 3 par patient), le plus souvent dans les gènes TET2 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->25), SRSF2 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->19), ASXL1 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->18), DNMT3A (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->8) et ZRSR2 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->8). Les principales atteintes des MAI étaient des signes généraux (67 %), cutanés (59 %), rhumatologiques (59 %), digestifs (14 %) et pulmonaires (17 %) avec un taux médian de CRP en poussée de 70 (0–450) mg/L. Avant l’AZA, 86 % des patients recevaient une corticothérapie (dose médiane 30<!--> <!-->mg/j, plus faible chez les LMMC que chez les SMD) et 49 % avaient reçu un immunosuppresseur ou une biothérapie. La réponse inflammatoire globale (RP<!--> <!-->+<!--> <!-->RC) était de 45 % à 6 mois (RC 29 % et RP 16 %) et de 38 % à 12 mois (RC 21 % et RP 14 %). Après un suivi médian de 17,4 mois (1-68), 30 patients (52 %) ont obtenu une réponse globale, dont 76 % dès M6. En analyse univariée, la réponse inflammatoire était moins bonne en cas de SMD que de LMMC (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,27 ; IC95 % : 0,08–0,082 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,024), de signes généraux (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,18 ; IC95 % : 0,05–0,58 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,006) ou d’une atteinte rhumatologique (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,14 ; IC95 % : 0,04–0,44 ; <em>p</em> <!-->
{"title":"Efficacité et tolérance de l’azacitidine au cours des manifestations dysimmunitaires associées aux SMD et LMMC non-VEXAS : une étude rétrospective multicentrique","authors":"M. Ruyer-Thompson , M. Beydon , E. Zakine , L.P. Zhao , R. Stammler , A. Le Pogam , C. Etienne , T. Comont , V. Grobost , M. Devaux , H. Monjanel , J. Woessner , A. Maria , J. Campagne , D. Lariviere , P. Lebreton , B. Clément , T. Louis , J.S. Allain , K. Guerin Soulier , V. Jachiet","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.052","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.052","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les manifestations dysimmunitaires (MAI) concernent 10 à 30 % des patients atteints de syndrome myélodysplasiques (SMD) ou de leucémie myélomonocytaire chronique (LMMC). Leur prise en charge reste mal codifiée, marquée par une corticodépendance fréquente et une faible efficacité des immunosuppresseurs et biothérapies. L’azacitidine (AZA), agent hypométhylant, a montré un intérêt dans un essai prospectif de faible effectif incluant des patients VEXAS (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->12) et non-VEXAS (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->18). L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité et la tolérance à long terme de l’AZA dans une cohorte plus large de patients SMD/LMMC avec MAI non-VEXAS et avec données moléculaires disponibles.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Étude rétrospective multicentrique au sein du réseau MINHEMON, ayant inclus des patients SMD/LMMC avec MAI non-VEXAS (sans mutation UBA1) et NGS myéloïde disponible, ayant reçu ≥<!--> <!-->1 cycle complet d’AZA entre 12/2014 et 12/2024. La réponse inflammatoire était définie comme : complète (RC : rémission clinique, CRP <<!--> <!-->10<!--> <!-->mg/L et corticothérapie<!--> <!--><<!--> <!-->10<!--> <!-->mg/j), partielle (RP : rémission clinique, réduction ≥50 % de la CRP et de la corticothérapie) ou absente (NR).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Cinquante-cinq patients (âge médian 70 ans [33–87], 41 % de femmes) ont été inclus : 32 SMD (58 %) et 23 LMMC (42 %), avec une majorité (59 %) d’hémopathies de faible risque évolutif (IPSS-R<!--> <!-->≤<!--> <!-->3,5). Une mutation somatique a été identifiée par NGS myéloïde chez 88 % des patients (médiane 3 par patient), le plus souvent dans les gènes TET2 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->25), SRSF2 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->19), ASXL1 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->18), DNMT3A (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->8) et ZRSR2 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->8). Les principales atteintes des MAI étaient des signes généraux (67 %), cutanés (59 %), rhumatologiques (59 %), digestifs (14 %) et pulmonaires (17 %) avec un taux médian de CRP en poussée de 70 (0–450) mg/L. Avant l’AZA, 86 % des patients recevaient une corticothérapie (dose médiane 30<!--> <!-->mg/j, plus faible chez les LMMC que chez les SMD) et 49 % avaient reçu un immunosuppresseur ou une biothérapie. La réponse inflammatoire globale (RP<!--> <!-->+<!--> <!-->RC) était de 45 % à 6 mois (RC 29 % et RP 16 %) et de 38 % à 12 mois (RC 21 % et RP 14 %). Après un suivi médian de 17,4 mois (1-68), 30 patients (52 %) ont obtenu une réponse globale, dont 76 % dès M6. En analyse univariée, la réponse inflammatoire était moins bonne en cas de SMD que de LMMC (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,27 ; IC95 % : 0,08–0,082 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,024), de signes généraux (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,18 ; IC95 % : 0,05–0,58 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,006) ou d’une atteinte rhumatologique (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,14 ; IC95 % : 0,04–0,44 ; <em>p</em> <!-->","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A372-A373"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594610","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.070
C. David , N. Nathan , E. Al-Abadi , P. Arkwright , B. Bader-Meunier , A. Belot , M. Brennan , V. Bondet , J. Cadranel , S. De Almeida Chaves , D. Duffy , A. De Becdelièvre , S. El Khalifi-Boulisfane , M. Gattorno , Y. Hatchuel , D. Herdliczko , G. Labouret , R. Manna , H. Maillard , A. Mensa-Vilaro , M.L. Frémond
<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome COPA est une maladie auto-inflammatoire monogénique rare, décrite en 2015, causée par des mutations hétérozygotes du gène COPA. Ces mutations entraînent une activation aberrante de STING, une protéine centrale de la réponse interféron, menant à une activation constitutive des gènes stimulés par l’interféron de type I (ISGs), conférant au syndrome COPA le statut d’interféronopathie de type I. Malgré une trentaine de cas publiés, les données cliniques restent à ce jour limitées. L’objectif de ce travail est de décrire les caractéristiques cliniques, génétiques, immunologiques et thérapeutiques d’une large cohorte européenne de patients atteints de syndrome COPA, afin d’améliorer la description de cette nouvelle maladie auto-inflammatoire monogénique.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude rétrospective multicentrique incluant 38 patients symptomatiques provenant de 29 familles originaires de 8 pays européens différents. Les données cliniques, radiologiques, biologiques et histologiques ont été collectées à partir des dossiers médicaux. L’activation de la voie des interférons de type I a été évaluée par signature interféron et dosage de l’IFN-α dans le sérum. La réponse aux traitements, en particulier aux inhibiteurs de JAK, a été évaluée.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’âge médian de début des symptômes était de 3 (0–50) ans, avec un diagnostic moléculaire posé à l’âge de 13 ans (0,3–57) ans. Toutes les mutations étaient localisées dans le domaine WD40 de la protéine. Nous n’avons pas noté de corrélation génotype-phénotype. Parmi les apparentés testés, 8 patients étaient porteurs d’une mutation du gène COPA sans manifestation clinique (pénétrance clinique à 83 %). Les atteintes d’organes les plus fréquemment retrouvées étaient l’atteinte pulmonaire (89 %), musculo-articulaire (68 %), cutanée (32 %) et rénale (18 %). L’imagerie pulmonaire retrouvait principalement des opacités en verre dépoli, des lésions kystiques et des signes de fibrose pulmonaire. La biopsie pulmonaire retrouvait des signes d’hyperplasie folliculaire chez tous les patients évalués. Sur le plan cutané, les patients présentaient des atteintes principalement d’allure vasculaire (acrosyndrome, lupus-engelures, ulcères digitaux). L’atteinte articulaire était très polymorphe, allant d’arthralgies non spécifiques à des tableaux de polyarthrites destructrices. L’atteinte rénale retrouvée était celle d’une glomérulonéphrite soit pauci-immune soit avec immunofluorescence lupique. D’autres atteintes notamment hépatique, cardiaque et gastro-intestinales ont été mise en évidence. Sur le plan immunologique, tous les patients avaient une signature interféron positive et tous les patients, sauf un, présentaient des auto-anticorps, en particulier AAN et/ou ANCA. Vingt-deux patients ont reçu un inhibiteur de JAK, avec une stabilisation ou une amélioration clinique dans les deux tiers des cas. Malheureusement, la
COPA综合征(英语:COPA syndrome)是一种罕见的单源性自身炎症性疾病,由COPA基因的异合子突变引起。这些突变会导致异常活化的毒刺,一个中央蛋白干扰素反应,导致担保由I型干扰素刺激基因活化(ISGs COPA d’interféronopathie地位赋予综合症),由I型虽有30例临床数据公布,至今仍然有限。这项工作的目的是描述欧洲一大群COPA患者的临床、遗传、免疫学和治疗特征,以改进对这种新的单源性自身炎症疾病的描述。患者与方法这是一项多中心回顾性研究,包括来自8个不同欧洲国家29个家庭的38名有症状患者。从医疗记录中收集临床、放射、生物学和组织学数据。I型干扰素通路的激活是通过干扰素签名和血清中IFN-α的剂量来评估的。对治疗,特别是对JAK抑制剂的反应进行了评估。结果中位发病年龄为3(0 - 50)岁,分子诊断为13岁(0.3 - 57),所有突变均位于蛋白质的WD40区。我们没有注意到基因型和表型之间的相关性。在被检测的亲属中,有8名患者携带COPA基因突变,但没有临床表现(83%的临床渗透率)。最常见的器官损伤是肺(89%)、肌肉关节(68%)、皮肤(32%)和肾脏(18%)。肺影像学主要显示磨砂玻璃不透明、囊性病变和肺纤维化的迹象。肺活检在所有评估患者中发现毛囊增生的迹象。在皮肤方面,患者主要表现为血管样病变(肢端综合征、狼疮-冻疮、指溃疡)。关节病变是高度多态性的,从非特异性关节炎到破坏性的多关节关节炎。肾病是一种低免疫或狼疮免疫荧光肾小球肾炎。其他疾病包括肝脏、心脏和胃肠道。在免疫学上,所有患者均具有干扰素阳性特征,除一人外,所有患者均表现出自身抗体,特别是AAN和/或ANCA。22例患者接受了JAK抑制剂治疗,其中三分之二的病例得到了稳定或临床改善。不幸的是,尽管进行了免疫抑制治疗,一些患者的病情仍在恶化,2例患者需要肺移植,2例患者需要肾脏移植。这项工作汇集了世界上有史以来最大的COPA患者群体。我们确认肺、关节和肾脏疾病是最重要的,但我们已经确定了新的临床表现,进一步扩大了该疾病的临床范围。JAK抑制剂是最常用的治疗方法,但其效果只是部分的。治疗使用新科技专门针对1型干扰素、道路等l’anifrolumab、被评估。但physiopathologique疾病机制的更好理解,尤其是肺损害,仍需改善病人的治疗。
{"title":"Étude d’une cohorte européenne multicentrique de 38 patients atteints d’une maladie auto-inflammatoire rare, le syndrome COPA","authors":"C. David , N. Nathan , E. Al-Abadi , P. Arkwright , B. Bader-Meunier , A. Belot , M. Brennan , V. Bondet , J. Cadranel , S. De Almeida Chaves , D. Duffy , A. De Becdelièvre , S. El Khalifi-Boulisfane , M. Gattorno , Y. Hatchuel , D. Herdliczko , G. Labouret , R. Manna , H. Maillard , A. Mensa-Vilaro , M.L. Frémond","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.070","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.070","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome COPA est une maladie auto-inflammatoire monogénique rare, décrite en 2015, causée par des mutations hétérozygotes du gène COPA. Ces mutations entraînent une activation aberrante de STING, une protéine centrale de la réponse interféron, menant à une activation constitutive des gènes stimulés par l’interféron de type I (ISGs), conférant au syndrome COPA le statut d’interféronopathie de type I. Malgré une trentaine de cas publiés, les données cliniques restent à ce jour limitées. L’objectif de ce travail est de décrire les caractéristiques cliniques, génétiques, immunologiques et thérapeutiques d’une large cohorte européenne de patients atteints de syndrome COPA, afin d’améliorer la description de cette nouvelle maladie auto-inflammatoire monogénique.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude rétrospective multicentrique incluant 38 patients symptomatiques provenant de 29 familles originaires de 8 pays européens différents. Les données cliniques, radiologiques, biologiques et histologiques ont été collectées à partir des dossiers médicaux. L’activation de la voie des interférons de type I a été évaluée par signature interféron et dosage de l’IFN-α dans le sérum. La réponse aux traitements, en particulier aux inhibiteurs de JAK, a été évaluée.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’âge médian de début des symptômes était de 3 (0–50) ans, avec un diagnostic moléculaire posé à l’âge de 13 ans (0,3–57) ans. Toutes les mutations étaient localisées dans le domaine WD40 de la protéine. Nous n’avons pas noté de corrélation génotype-phénotype. Parmi les apparentés testés, 8 patients étaient porteurs d’une mutation du gène COPA sans manifestation clinique (pénétrance clinique à 83 %). Les atteintes d’organes les plus fréquemment retrouvées étaient l’atteinte pulmonaire (89 %), musculo-articulaire (68 %), cutanée (32 %) et rénale (18 %). L’imagerie pulmonaire retrouvait principalement des opacités en verre dépoli, des lésions kystiques et des signes de fibrose pulmonaire. La biopsie pulmonaire retrouvait des signes d’hyperplasie folliculaire chez tous les patients évalués. Sur le plan cutané, les patients présentaient des atteintes principalement d’allure vasculaire (acrosyndrome, lupus-engelures, ulcères digitaux). L’atteinte articulaire était très polymorphe, allant d’arthralgies non spécifiques à des tableaux de polyarthrites destructrices. L’atteinte rénale retrouvée était celle d’une glomérulonéphrite soit pauci-immune soit avec immunofluorescence lupique. D’autres atteintes notamment hépatique, cardiaque et gastro-intestinales ont été mise en évidence. Sur le plan immunologique, tous les patients avaient une signature interféron positive et tous les patients, sauf un, présentaient des auto-anticorps, en particulier AAN et/ou ANCA. Vingt-deux patients ont reçu un inhibiteur de JAK, avec une stabilisation ou une amélioration clinique dans les deux tiers des cas. Malheureusement, la ","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A386-A387"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594685","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.018
Z. Amoura , E. Morand , R. Kandane-Rathnayake , J. Cortes-Hernandez , J. Weinmann-Menke , B. Maurer , C. Richez , E. Forcade , S. Finzel , J.M. Alvaro-Gracia , A.S. Korganow , A. Hoi , Y.D. Muller , O. Fischer , B. Kovacs , F. Chaperon , D. Pearson , A. Lefeber , C.Y. Sean Lee , M. Fernandes , P. Gergely
<div><h3>Introduction</h3><div>Les patients atteints de lupus érythémateux systémique sévère réfractaire (LESsr) répondent mal aux traitements standrads, ce qui entraine des lésions organiques progressives et une morbi-mortalité. Des données récentes suggèrent que la déplétion des lymphocytes B par CAR-T (chimeric antigen receptor T-cell) dirigées contre le CD19 peut induire des améliorations cliniques significatives chez les patients atteints LESsr <span><span>[1]</span></span>. Le rapcabtagene autoleucel (YTB323) est une nouvelle thérapie CAR-T autologue dirigée contre le CD19 et de fabrication rapide, qui a démontré un rapport risque/bénéfice favorable dans les hémopathies malignes <span><span>[2]</span></span>. Nous rapportons ici les résultats jusqu’à 12 mois d’une étude ouverte de phase 1/2 évaluant l’YTB323 chez des patients atteints de LESsr et dont le recrutement est terminé <span><span>[3]</span></span>.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>CCette étude de phase 1/2 (<span><span>NCT05798117</span><svg><path></path></svg></span>) ouverte, multicentrique, mono-bras évalue la tolérance, l’efficacité et la cinétique cellulaire de l’YTB323 chez des patients atteints de LESsr (SLEDAI-2K<!--> <!-->≥<!--> <!-->8 avec atteinte d’organe, n’ayant pas répondu à ≥<!--> <!-->2 traitements immunosuppresseurs standard et ≥<!--> <!-->1 agent biologique). Le traitement par YTB323 a été administré à la dose unique de 12,5<!--> <!-->×<!--> <!-->106 cellules CAR-T après lymphodepletion par cyclophosphamide/fludarabine. L’efficacité était évaluée par le SLEDAI-2K. La cinétique cellulaire a été évaluée par PCR quantitative et cytométrie de flux; les évaluations des biomarqueurs comprenaient les taux d’ADNdb, du C3 et du C4.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’étude a inclus 21 patients (âge moyen<!--> <!-->±<!--> <!-->DS: 36,6<!--> <!-->±<!--> <!-->10,6 ans, 19 femmes, 12 néphropathies lupiques, SLEDAI-2<!--> <!-->K moyen<!--> <!-->±<!--> <!-->DS: 14,1<!--> <!-->±<!--> <!-->14,1) traités par YTB323 avec un suivi moyen<!--> <!-->±<!--> <!-->DS de 11,2<!--> <!-->±<!--> <!-->4,5 mois. Une cytopénie transitoire liée à la lymphodéplétion (grade 3/4) a été observée chez tous les patients. Une hypogammaglobulinémie a nécessité un traitement par immunoglobulines intraveineuses chez 4 patients. Un syndrome de relargage des cytokines (CRS) de garde 1/2, résolutif avec (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10) ou sans tocilizumab, a été observé chez 12 patients. Un syndrome de neurotoxicité associé aux cellules immunitaires (ICANS) de grade 2, se manifestant par une ataxie transitoire, a été rapporté chez 1 patient et était résolutif avec un traitement par dexaméthasone. Au total, 9 EIG ont été signalés chez 7 patients (33,3 %), 3 EIG ont été suspectés d’être liés à l’YTB323 (CRS, taux faible d’IgG et pneumonie) et 4 EIG infectieux ont été signalés chez 3 patients. Les données cinétiques cellulaires et pharmacodynamiques ont révélé une expansion maximale des ce
{"title":"Résultats jusqu’à 12 mois d’une étude phase 1/2 évaluant la tolérance, la cinétique cellulaire et l’efficacité du rapcabtagene autoleucel (YTB323) un CAR-T ciblant le CD19 de fabrication rapide chez des patients avec un lupus érythémateux systémique sévère","authors":"Z. Amoura , E. Morand , R. Kandane-Rathnayake , J. Cortes-Hernandez , J. Weinmann-Menke , B. Maurer , C. Richez , E. Forcade , S. Finzel , J.M. Alvaro-Gracia , A.S. Korganow , A. Hoi , Y.D. Muller , O. Fischer , B. Kovacs , F. Chaperon , D. Pearson , A. Lefeber , C.Y. Sean Lee , M. Fernandes , P. Gergely","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.018","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.018","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les patients atteints de lupus érythémateux systémique sévère réfractaire (LESsr) répondent mal aux traitements standrads, ce qui entraine des lésions organiques progressives et une morbi-mortalité. Des données récentes suggèrent que la déplétion des lymphocytes B par CAR-T (chimeric antigen receptor T-cell) dirigées contre le CD19 peut induire des améliorations cliniques significatives chez les patients atteints LESsr <span><span>[1]</span></span>. Le rapcabtagene autoleucel (YTB323) est une nouvelle thérapie CAR-T autologue dirigée contre le CD19 et de fabrication rapide, qui a démontré un rapport risque/bénéfice favorable dans les hémopathies malignes <span><span>[2]</span></span>. Nous rapportons ici les résultats jusqu’à 12 mois d’une étude ouverte de phase 1/2 évaluant l’YTB323 chez des patients atteints de LESsr et dont le recrutement est terminé <span><span>[3]</span></span>.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>CCette étude de phase 1/2 (<span><span>NCT05798117</span><svg><path></path></svg></span>) ouverte, multicentrique, mono-bras évalue la tolérance, l’efficacité et la cinétique cellulaire de l’YTB323 chez des patients atteints de LESsr (SLEDAI-2K<!--> <!-->≥<!--> <!-->8 avec atteinte d’organe, n’ayant pas répondu à ≥<!--> <!-->2 traitements immunosuppresseurs standard et ≥<!--> <!-->1 agent biologique). Le traitement par YTB323 a été administré à la dose unique de 12,5<!--> <!-->×<!--> <!-->106 cellules CAR-T après lymphodepletion par cyclophosphamide/fludarabine. L’efficacité était évaluée par le SLEDAI-2K. La cinétique cellulaire a été évaluée par PCR quantitative et cytométrie de flux; les évaluations des biomarqueurs comprenaient les taux d’ADNdb, du C3 et du C4.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’étude a inclus 21 patients (âge moyen<!--> <!-->±<!--> <!-->DS: 36,6<!--> <!-->±<!--> <!-->10,6 ans, 19 femmes, 12 néphropathies lupiques, SLEDAI-2<!--> <!-->K moyen<!--> <!-->±<!--> <!-->DS: 14,1<!--> <!-->±<!--> <!-->14,1) traités par YTB323 avec un suivi moyen<!--> <!-->±<!--> <!-->DS de 11,2<!--> <!-->±<!--> <!-->4,5 mois. Une cytopénie transitoire liée à la lymphodéplétion (grade 3/4) a été observée chez tous les patients. Une hypogammaglobulinémie a nécessité un traitement par immunoglobulines intraveineuses chez 4 patients. Un syndrome de relargage des cytokines (CRS) de garde 1/2, résolutif avec (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10) ou sans tocilizumab, a été observé chez 12 patients. Un syndrome de neurotoxicité associé aux cellules immunitaires (ICANS) de grade 2, se manifestant par une ataxie transitoire, a été rapporté chez 1 patient et était résolutif avec un traitement par dexaméthasone. Au total, 9 EIG ont été signalés chez 7 patients (33,3 %), 3 EIG ont été suspectés d’être liés à l’YTB323 (CRS, taux faible d’IgG et pneumonie) et 4 EIG infectieux ont été signalés chez 3 patients. Les données cinétiques cellulaires et pharmacodynamiques ont révélé une expansion maximale des ce","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A346-A347"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594761","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.024
T. Goulenok , C. Francois , V.M. Ferré , J.F. Alexandra , M.P. Chauveheid , A. Dossier , A. Mageau , T. Papo , D. Rouzaud , K. Sacre , C. Sierra
<div><h3>Introduction</h3><div>Le papillomavirus humain (HPV) est responsable de plus de 90 % des cancers du col de l’utérus. Les femmes atteintes de maladies inflammatoires à médiation immunitaire (MIMI), en raison notamment des traitements immunosuppresseurs reçus, présentent un risque élevé d’infection chronique à HPV et de cancer du col de l’utérus. Seule une femme sur deux souffrant de MIMI est à jour de dépistage du cancer du col de l’utérus conformément aux recommandations nationales <span><span>[1]</span></span>. Les principales raisons invoquées sont la gêne associée aux frottis cervicaux et la difficulté à trouver un gynécologue <span><span>[2]</span></span>. Nous avons cherché à évaluer l’intérêt de l’auto-prélèvement vaginal (APV) pour le dépistage du cancer du col de l’utérus chez les patientes MIMI.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Un essai clinique prospectif monocentrique (<span><span>NCT06302725</span><svg><path></path></svg></span>–RB Ile de France XI, France ; SI 23.04516.000192) a été mis en place dans un centre hospitalo-universitaire français. Toutes les patientes MIMI âgés de 30 à 65 ans suivies dans notre service et vues en consultation entre mars à novembre 2024, ont été interrogées sur la mise à jour du dépistage du cancer du col de l’utérus conformément aux recommandations nationales. Les patientes non à jour se sont vues proposer un dépistage du cancer du col de l’utérus par APV. Les caractéristiques cliniques des patientes ont été extraites des dossiers médicaux électroniques à l’aide d’un formulaire de collecte de données standardisé. Toutes les participantes ont donné leur consentement éclairé par écrit.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>De mars à novembre 2024, la mise à jour du dépistage du cancer du col de l’utérus était interrogée chez 416 femmes MIMI âgées de 30 à 65 ans vues consécutivement en consultation. Après exclusion des patientes pour lesquelles le dépistage du cancer du col de l’utérus n’était pas indiqué (colpohystérectomie antérieure, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->8 ; jamais eu de rapports sexuels, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->8) ou inapproprié à ce moment-là (grossesse, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3), 397 patientes (âge moyen 47 ans, IQR 40 ;54) étaient candidates au dépistage du cancer du col de l’utérus. Les patientes étaient le plus souvent suivies pour un lupus systémique (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->105/397, 26 %), un syndrome de Sjögren (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->86/397, 22 %), une vascularite systémique (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->55/397, 14 %), une sarcoïdose (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->33/397, 8 %), une connectivite mixte (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->20/397, 5 %) ou une sclérodermie systémique (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->15, 4 %). Le dépistage du cancer du col de l’utérus n’était à jour que chez 173 patientes (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->173/397, 44 %). Sur les 224 patientes qui n’étaient pas à jour, 207 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->207/224, 92 %) ont accepté de prat
90%以上的宫颈癌是由人类乳头瘤病毒(HPV)引起的。患有免疫介导炎症性疾病(IMIMs)的妇女,包括接受免疫抑制治疗的妇女,患慢性HPV感染和宫颈癌的风险较高。根据国家建议[1],只有二分之一的MIMI患者接受了宫颈癌筛查。主要原因是宫颈涂片带来的不便和找妇科医生的困难[2]。我们试图评估阴道自检(VPA)对MIMI患者宫颈癌筛查的价值。一项单中心前瞻性临床试验(NCT06302725 - RB Ile de France XI, France; SI 23.04516.000192)在法国的一家医院-大学中心实施。在2024年3月至11月期间,我们对所有30岁至65岁的MIMI患者进行了跟踪和咨询,并询问了根据国家建议更新宫颈癌筛查的情况。未接受VPA检查的患者可接受子宫颈癌筛查。使用标准化的数据收集表格从电子病历中提取患者的临床特征。所有参与者都给予了知情的书面同意。从2024年3月到11月,对416名年龄在30岁到65岁之间的MIMI女性进行了子宫颈癌筛查更新。为何排斥后的病人癌症筛查宫颈癌并不表示(colpohystérectomie以前,n = 8;黑人性交过或不适当时,n = 8) (n = 3),孕IQR 397名患者(平均年龄47岁,40岁;54)是癌症筛查宫颈癌的妇女候选人。病人往往是遵循系统性红斑狼疮(n = 105/397为26%),Sj综合症(n = o gren 86/397 22%)、全身vascularite (n = 55/397 14%)、一个(n = 33/397结节病,8%)、一个(n = 20/397联合connectivite 5%)或全身sclérodermie (n = 15(4%)。目前只有173例患者(n = 173/ 397,44%)接受了宫颈癌筛查。224名患者尚未更新上,207个(n = 207/224 pva、92%)已同意进行协商后,立即率,从而提高了癌症的筛查宫颈癌的44% (n = 173/397 96%)至(n = < 380/397, p 0.001)。所有的样品都是合格的和可用的,没有报告VPA的不良事件。VPA在45例患者(n = 45/ 207,22%)中发现至少一种高危HPV, 6例(n = 6/ 45,13 %)宫颈细胞学异常。结论:在接受免疫介导炎症性疾病治疗的患者中,阴道自检HPV可提高子宫颈癌的筛查率。
{"title":"Améliorer le dépistage du cancer du col de l’utérus chez les patientes atteintes de maladies inflammatoires à médiation immunitaire : l’auto-prélèvement vaginal pour le dépistage HPV","authors":"T. Goulenok , C. Francois , V.M. Ferré , J.F. Alexandra , M.P. Chauveheid , A. Dossier , A. Mageau , T. Papo , D. Rouzaud , K. Sacre , C. Sierra","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.024","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.024","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le papillomavirus humain (HPV) est responsable de plus de 90 % des cancers du col de l’utérus. Les femmes atteintes de maladies inflammatoires à médiation immunitaire (MIMI), en raison notamment des traitements immunosuppresseurs reçus, présentent un risque élevé d’infection chronique à HPV et de cancer du col de l’utérus. Seule une femme sur deux souffrant de MIMI est à jour de dépistage du cancer du col de l’utérus conformément aux recommandations nationales <span><span>[1]</span></span>. Les principales raisons invoquées sont la gêne associée aux frottis cervicaux et la difficulté à trouver un gynécologue <span><span>[2]</span></span>. Nous avons cherché à évaluer l’intérêt de l’auto-prélèvement vaginal (APV) pour le dépistage du cancer du col de l’utérus chez les patientes MIMI.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Un essai clinique prospectif monocentrique (<span><span>NCT06302725</span><svg><path></path></svg></span>–RB Ile de France XI, France ; SI 23.04516.000192) a été mis en place dans un centre hospitalo-universitaire français. Toutes les patientes MIMI âgés de 30 à 65 ans suivies dans notre service et vues en consultation entre mars à novembre 2024, ont été interrogées sur la mise à jour du dépistage du cancer du col de l’utérus conformément aux recommandations nationales. Les patientes non à jour se sont vues proposer un dépistage du cancer du col de l’utérus par APV. Les caractéristiques cliniques des patientes ont été extraites des dossiers médicaux électroniques à l’aide d’un formulaire de collecte de données standardisé. Toutes les participantes ont donné leur consentement éclairé par écrit.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>De mars à novembre 2024, la mise à jour du dépistage du cancer du col de l’utérus était interrogée chez 416 femmes MIMI âgées de 30 à 65 ans vues consécutivement en consultation. Après exclusion des patientes pour lesquelles le dépistage du cancer du col de l’utérus n’était pas indiqué (colpohystérectomie antérieure, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->8 ; jamais eu de rapports sexuels, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->8) ou inapproprié à ce moment-là (grossesse, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3), 397 patientes (âge moyen 47 ans, IQR 40 ;54) étaient candidates au dépistage du cancer du col de l’utérus. Les patientes étaient le plus souvent suivies pour un lupus systémique (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->105/397, 26 %), un syndrome de Sjögren (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->86/397, 22 %), une vascularite systémique (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->55/397, 14 %), une sarcoïdose (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->33/397, 8 %), une connectivite mixte (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->20/397, 5 %) ou une sclérodermie systémique (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->15, 4 %). Le dépistage du cancer du col de l’utérus n’était à jour que chez 173 patientes (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->173/397, 44 %). Sur les 224 patientes qui n’étaient pas à jour, 207 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->207/224, 92 %) ont accepté de prat","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A350-A351"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594767","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.031
C. Dumas de la Roque , A. Lanusse , J.L. Pellegrin , F. Camou , V. Jouhet , R. Griffier , J.F. Viallard , R. Thiebaut , A. Mirouse
<div><h3>Introduction</h3><div>La pneumocystose est une infection opportuniste grave, dont l’incidence augmente chez les patients atteints de maladies dysimmunitaires systémiques. Les indications de la prophylaxie anti-Pneumocystis dans cette population restent mal définies. L’objectif de ce travail était d’identifier les facteurs de risque de pneumocystose chez les patients atteints de maladies dysimmunitaires systémiques.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>À partir des données de l’entrepôt de données d’un CHU en France, nous avons constitué une cohorte rétrospective de patients dysimmunitaires. Les associations entre caractéristiques clinico-biologiques, thérapeutiques et la survenue d’une pneumocystose ou l’initiation d’une prophylaxie anti-Pneumocystis ont été analysées à l’aide de modèles de Cox.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Un total de 27 731 patients a été inclus, majoritairement des femmes (59,3 %), avec une médiane d’âge de 56 ans [39 ; 70]. La granulomatose avec polyangéite (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->8,93 [7,03 ; 11,25]), la polyangéite microscopique (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->8,69 [6,85 ; 11,01]) et le syndrome de Goodpasture (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->5,12 [3,72 ; 7,05]) étaient associées au risque le plus élevé de pneumocystose ou mise sous prophylaxie. Certaines vascularites, cytopénies auto-immunes, connectivites, la sarcoïdose et la recto-colique hémorragique présentaient également un sur-risque par rapport à la maladie de Crohn. L’atteinte pulmonaire spécifique (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,82 [1,61 ; 2,96]), l’exposition à une corticothérapie par équivalent-prednisone (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->2,56 [2,35 ; 2,78]), la lymphopénie profonde ≤<!--> <!-->0,5<!--> <!-->G/L par rapport à un taux normal (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->2,11 [1,84 ; 2,43]) et l’âge entre 60 et 80 ans versus ≤<!--> <!-->40 ans (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,31 [1,17 ; 1,47]) étaient également significativement associés à ce risque. L’analyse secondaire centrée sur l’évènement « pneumocystose » retrouvait des résultats concordants.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Nos résultats reflètent en partie les pratiques actuelles de prescription de la prophylaxie, notamment pour certaines pathologies déjà reconnues comme à haut risque. Au-delà du diagnostic isolé, un profil type de patients à risque se dessine, associant le type de maladie dysimmunitaire, l’atteinte pulmonaire, la lymphopénie, l’exposition aux corticoïdes et l’âge avancé. La pathologie sous-jacente elle-même apparaît comme le principal déterminant du risque, ce qui plaide pour des recommandations de prophylaxie basées prioritairement sur le type de maladie.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le type de maladie dysimmunitaire, l’existence d’une atteinte pulmonaire spécifique, l’exposition à une corticothérapie, la présence d’une lymphopénie et l’âge avancé apparaissent comme les principaux facteurs de risque qui amènent à considérer une prophylaxie anti-Pneumocystis dès le dia
{"title":"Facteurs associés à la survenue d’une pneumocystose chez les patients atteints de maladie dysimmunitaire systémique non-traités par prophylaxie","authors":"C. Dumas de la Roque , A. Lanusse , J.L. Pellegrin , F. Camou , V. Jouhet , R. Griffier , J.F. Viallard , R. Thiebaut , A. Mirouse","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.031","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.031","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La pneumocystose est une infection opportuniste grave, dont l’incidence augmente chez les patients atteints de maladies dysimmunitaires systémiques. Les indications de la prophylaxie anti-Pneumocystis dans cette population restent mal définies. L’objectif de ce travail était d’identifier les facteurs de risque de pneumocystose chez les patients atteints de maladies dysimmunitaires systémiques.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>À partir des données de l’entrepôt de données d’un CHU en France, nous avons constitué une cohorte rétrospective de patients dysimmunitaires. Les associations entre caractéristiques clinico-biologiques, thérapeutiques et la survenue d’une pneumocystose ou l’initiation d’une prophylaxie anti-Pneumocystis ont été analysées à l’aide de modèles de Cox.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Un total de 27 731 patients a été inclus, majoritairement des femmes (59,3 %), avec une médiane d’âge de 56 ans [39 ; 70]. La granulomatose avec polyangéite (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->8,93 [7,03 ; 11,25]), la polyangéite microscopique (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->8,69 [6,85 ; 11,01]) et le syndrome de Goodpasture (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->5,12 [3,72 ; 7,05]) étaient associées au risque le plus élevé de pneumocystose ou mise sous prophylaxie. Certaines vascularites, cytopénies auto-immunes, connectivites, la sarcoïdose et la recto-colique hémorragique présentaient également un sur-risque par rapport à la maladie de Crohn. L’atteinte pulmonaire spécifique (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,82 [1,61 ; 2,96]), l’exposition à une corticothérapie par équivalent-prednisone (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->2,56 [2,35 ; 2,78]), la lymphopénie profonde ≤<!--> <!-->0,5<!--> <!-->G/L par rapport à un taux normal (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->2,11 [1,84 ; 2,43]) et l’âge entre 60 et 80 ans versus ≤<!--> <!-->40 ans (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,31 [1,17 ; 1,47]) étaient également significativement associés à ce risque. L’analyse secondaire centrée sur l’évènement « pneumocystose » retrouvait des résultats concordants.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Nos résultats reflètent en partie les pratiques actuelles de prescription de la prophylaxie, notamment pour certaines pathologies déjà reconnues comme à haut risque. Au-delà du diagnostic isolé, un profil type de patients à risque se dessine, associant le type de maladie dysimmunitaire, l’atteinte pulmonaire, la lymphopénie, l’exposition aux corticoïdes et l’âge avancé. La pathologie sous-jacente elle-même apparaît comme le principal déterminant du risque, ce qui plaide pour des recommandations de prophylaxie basées prioritairement sur le type de maladie.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le type de maladie dysimmunitaire, l’existence d’une atteinte pulmonaire spécifique, l’exposition à une corticothérapie, la présence d’une lymphopénie et l’âge avancé apparaissent comme les principaux facteurs de risque qui amènent à considérer une prophylaxie anti-Pneumocystis dès le dia","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Page A355"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594770","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.027
J. Besson, A. Bosseray, O. Chol, L. Bouillet, A. Bocquet
<div><h3>Introduction</h3><div>L’arrivée d’une infirmière en pratique avancée (IPA) dans un service de médecine interne est une grande opportunité mais aussi un défi pour identifier sa place dans les parcours de soins. Le service de médecine interne du CHU de Grenoble Alpes (CHUGA) a bénéficié de l’arrivée d’une IPA en 2024. L’équipe médicale a alors travaillé avec elle sur des parcours de soins dont le premier était « les patients sous corticothérapie au long cours ». La corticothérapie systémique au long cours est potentiellement responsable de nombreux effets indésirables (EI). Elle nécessite donc une prise en charge associée de dépistage et de prévention, notamment des EI infectieux, cardiovasculaires et osseux. Une étude réalisée dans le service de Médecine Interne du CHU Grenoble Alpes (CHUGA) en 2021 avait montré que seul 13,5 % des patients sous corticothérapie systémique au long cours avaient une prise en charge optimale de prévention de l’ensemble de ces effets <span><span>[1]</span></span>. Les objectifs de notre étude sont d’évaluer s’il y a eu une amélioration de cette prise en charge à 1 an de la communication des résultats de cette première étude puis de questionner sur le rôle d’un infirmier en pratique avancé (IPA) en tant que moyen d’amélioration du parcours de soin du patient.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>La première partie de l’étude a consisté en une étude monocentrique descriptive rétrospective, au sein du même service, sur 30 patients et selon la même méthodologie que l’étude de 2021 <span><span>[1]</span></span>. La deuxième partie était un questionnaire anonyme à questions ouvertes, remis aux médecins internistes du CHUGA réalisant des suivis de patients sous corticothérapie au long cours et portant sur les défis actuellement rencontrés et la réponse que pourrait apporter l’IPA à ces défis.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Aucune amélioration significative n’a été observée dans la prévention globale des EI de la corticothérapie avec une proportion de 13,3 % dans notre série de patient versus 13,5 % patients dans la série de la cohorte de la précédente étude (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,8). Dans la seconde partie de l’étude, le principal défi rapporté était un temps moyen de consultation de 28<!--> <!-->minutes, jugé insuffisant pour assurer une prévention complète. Tous les médecins interrogés estimaient nécessaire l’intégration d’une consultation IPA dans le parcours de soin du patient. Les attentes portaient sur la prévention et la surveillance des EI, l’évaluation de l’observance et de la tolérance, la coordination des soins, l’éducation thérapeutique et l’amélioration de la littératie en santé. À noter, la possibilité de prescription de traitements par l’IPA ńest ressortie qu’une fois.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Une des raisons de l’insuffisance de prévention des EI chez les patients sous corticothérapie semble être le manque de temps médical. La consultation initiale ne perm
IntroductionL’arrivée前方一名护士实际上在内科病房(api)是一个很大的机会,但也是一个挑战来确定护理路径中的一席之地。内科处(Grenoble阿尔卑斯山CHUGA CHU)受益于2024年抵达一个api。随后,医疗团队与她一起制定了一系列护理方案,其中第一个是“长期皮质治疗患者”。全身corticothérapie终身课程是负责许多潜在的不良反应(EI)。所以她需要承担相关的检测和预防,包括感染性的EI、心血管及骨骼。内科服务中进行的一项研究楚国(Grenoble阿尔卑斯山CHUGA 2021年)已表明,只有13.5%的病人全身corticothérapie终身之下有一个最佳的护理课程,所有这些预防效果[1]。我们的研究目标是评估是否有更好的这种照顾一岁至通信的初步研究结果,然后问问题上扮演一个护士实际上前方(IPA),以此来提升路径的照顾病人。硬件和méthodesLa研究的第一部分是单中心回顾性描述性研究、同样的服务,对30名患者和内按照相同的方法,研究在2021年[1]。匿名问卷第二部分是一个开放性问题,交给医生internistes CHUGA corticothérapie下开展随访患者终身课程和有关目前遇到的挑战和ipa,可以回应这些挑战。RésultatsAucune中没有观察到显著改善防止isis的整体corticothérapie同我们组患者中所占比例达到了13.3% vs 13.5%患者队列前研究丛书》(p = 0.8)。在研究的第二部分,报告的主要挑战是平均28分钟的会诊时间,这被认为不足以提供全面的预防。所有受访的医生认为必须搜索集成的api中照顾病人的历程。期望涉及预防和监测依从EI、评价和宽容,协调治疗护理、教育和提高健康素养。值得一提的可能性所治疗的处方ipańthing是一次。DiscussionUne不足为由EI患者预防医疗corticothérapie似乎缺乏时间下。最初咨询,未必能解决与预防措施。因此,对患者进行IPA随访可以缓解这个问题。ipa的作用是执行任何行动指导、教育、预防、筛查或其认为有关。自治权,其行动也包括适应病人的临床治疗和监测:根据体检、考试成绩、病人的整体环境,其加入治疗水平、应变能力、分析或者治疗的相关风险。ipa凭借技能,协调执行保健组织中发挥关键作用,确保全面和连贯的关怀与所有专业人员参与其中。在这些长期的咨询过程中,他们还可以为患者及其家属提供必要的工具,使他们能够独立管理疾病。献给这个时间还可以提高健康素养,通过食疗适合的教育。ConclusionLa预防corticothérapie相关不良反应的时间不够,可由于缺乏医疗。ipa似乎是一种杠杆,以改善病人护理的历程。自第一次试验以来,其他研究也开始了,特别是巨细胞动脉和免疫血栓形成紫癜。
{"title":"Définir de nouveaux parcours de soins en médecine interne grâce à l’intégration d’une IPA dans un service de médecine interne","authors":"J. Besson, A. Bosseray, O. Chol, L. Bouillet, A. Bocquet","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.027","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.027","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’arrivée d’une infirmière en pratique avancée (IPA) dans un service de médecine interne est une grande opportunité mais aussi un défi pour identifier sa place dans les parcours de soins. Le service de médecine interne du CHU de Grenoble Alpes (CHUGA) a bénéficié de l’arrivée d’une IPA en 2024. L’équipe médicale a alors travaillé avec elle sur des parcours de soins dont le premier était « les patients sous corticothérapie au long cours ». La corticothérapie systémique au long cours est potentiellement responsable de nombreux effets indésirables (EI). Elle nécessite donc une prise en charge associée de dépistage et de prévention, notamment des EI infectieux, cardiovasculaires et osseux. Une étude réalisée dans le service de Médecine Interne du CHU Grenoble Alpes (CHUGA) en 2021 avait montré que seul 13,5 % des patients sous corticothérapie systémique au long cours avaient une prise en charge optimale de prévention de l’ensemble de ces effets <span><span>[1]</span></span>. Les objectifs de notre étude sont d’évaluer s’il y a eu une amélioration de cette prise en charge à 1 an de la communication des résultats de cette première étude puis de questionner sur le rôle d’un infirmier en pratique avancé (IPA) en tant que moyen d’amélioration du parcours de soin du patient.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>La première partie de l’étude a consisté en une étude monocentrique descriptive rétrospective, au sein du même service, sur 30 patients et selon la même méthodologie que l’étude de 2021 <span><span>[1]</span></span>. La deuxième partie était un questionnaire anonyme à questions ouvertes, remis aux médecins internistes du CHUGA réalisant des suivis de patients sous corticothérapie au long cours et portant sur les défis actuellement rencontrés et la réponse que pourrait apporter l’IPA à ces défis.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Aucune amélioration significative n’a été observée dans la prévention globale des EI de la corticothérapie avec une proportion de 13,3 % dans notre série de patient versus 13,5 % patients dans la série de la cohorte de la précédente étude (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,8). Dans la seconde partie de l’étude, le principal défi rapporté était un temps moyen de consultation de 28<!--> <!-->minutes, jugé insuffisant pour assurer une prévention complète. Tous les médecins interrogés estimaient nécessaire l’intégration d’une consultation IPA dans le parcours de soin du patient. Les attentes portaient sur la prévention et la surveillance des EI, l’évaluation de l’observance et de la tolérance, la coordination des soins, l’éducation thérapeutique et l’amélioration de la littératie en santé. À noter, la possibilité de prescription de traitements par l’IPA ńest ressortie qu’une fois.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Une des raisons de l’insuffisance de prévention des EI chez les patients sous corticothérapie semble être le manque de temps médical. La consultation initiale ne perm","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A352-A353"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594890","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.104
M. Beaumeunier , T. Maitre , W. Mauhin , R. Borie , S. Marchand-Adam , T. Villeneuve , D. Montani , V. Cottin , S. Jouneau , A. Guillaumot , R. Dhôte , A. Benattia , F. Hennegrave , V. Valentin , S. Trouillier , L. Savale , S. Le Burel , K. Maley , J. Culerrier , Y. Uzunhan , J. London
<div><h3>Introduction</h3><div>La médiastinite fibrosante (MF) est une pathologie rare mais potentiellement sévère, caractérisée par une infiltration fibro-inflammatoire progressive du médiastin. Elle peut entraîner une compression et/ou un envahissement des structures adjacentes. Sa physiopathologie reste incomplètement élucidée et sa prise en charge demeure hétérogène. L’objectif de l’étude MEDIFIB est de décrire les caractéristiques cliniques, radiologiques, histologiques et évolutives des patients atteints de MF, d’identifier les pathologies associées et de déterminer des facteurs pronostiques.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons réalisé une étude rétrospective observationnelle incluant des patients atteints d’une MF et suivis entre 2000 et 2024. Les critères d’inclusion reposaient sur la disponibilité d’au moins un scanner thoracique évocateur, avec une confirmation du diagnostic par un clinicien ou un radiologue expert. Des tests de Mann Whitney, des tests exacts de Fisher et de Kruskall–Wallis ont été réalisés pour comparer les caractéristiques des patients. Les analyses de survie ont été effectuées grâce à la méthode de Kaplan-Meier, et une analyse en composantes multiples des profils radiologiques a été réalisée. Une régression de Cox multivariée et des modèles de régression logistique multivariée ont été utilisés pour l’identification des variables associées à l’évolution et à la mortalité. Le risque alpha était fixé à 0,05.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>150 patients ont été inclus à partir de 17 centres participants. L’âge moyen des participants était de 55 ans, avec un délai diagnostique médian de 34 mois. La quasi-totalité des patients était symptomatique (97 %), la dyspnée constituant le principal symptôme. L’atteinte scanographique était très hétérogène, avec des formes localisées et d’autres diffuses, engainant fréquemment les structures vasculaires ou bronchiques. Les pathologies les plus fréquemment associées à la MF étaient la tuberculose (43,3 %), la sarcoïdose (26,7 %), les pneumoconioses suspectées ou confirmées – comprenant les expositions environnementales à la silice, au charbon ou à l’amiante (28,7 %), les hémopathies lymphoïdes (8,7 %) et les antécédents de radiothérapie (5,3 %). Un syndrome interstitiel pulmonaire était associé à la médiastinite dans 70,1 % des cas. Le scanner retrouvait une atteinte compressive sur une ou plusieurs structure(s) médiastinale(s) chez 90,7 % des patients. La majorité des participants (86,7 %) présentait au moins une complication clinique, notamment une insuffisance respiratoire (54 %) ou une hypertension pulmonaire (46,7 %). Après un suivi médian de 2 ans, la mortalité globale atteignait 31,2 %. L’espérance de vie au diagnostic a été estimée avec une survie à 5 ans estimée à 83,8 % (IC95 % [76,4-89,1]), et à 10 ans à 74,2 % (IC95 % [64,6–81,5]). L’hypertension pulmonaire et l’insuffisance respiratoire chronique hypercapnique apparaissaient comme des fact
{"title":"Analyse rétrospective multicentrique des caractéristiques cliniques, radiologiques, histologiques, et des profils évolutifs de 150 patients atteints de médiastinite fibrosante : résultats de l’étude MEDIFIB","authors":"M. Beaumeunier , T. Maitre , W. Mauhin , R. Borie , S. Marchand-Adam , T. Villeneuve , D. Montani , V. Cottin , S. Jouneau , A. Guillaumot , R. Dhôte , A. Benattia , F. Hennegrave , V. Valentin , S. Trouillier , L. Savale , S. Le Burel , K. Maley , J. Culerrier , Y. Uzunhan , J. London","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.104","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.104","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La médiastinite fibrosante (MF) est une pathologie rare mais potentiellement sévère, caractérisée par une infiltration fibro-inflammatoire progressive du médiastin. Elle peut entraîner une compression et/ou un envahissement des structures adjacentes. Sa physiopathologie reste incomplètement élucidée et sa prise en charge demeure hétérogène. L’objectif de l’étude MEDIFIB est de décrire les caractéristiques cliniques, radiologiques, histologiques et évolutives des patients atteints de MF, d’identifier les pathologies associées et de déterminer des facteurs pronostiques.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons réalisé une étude rétrospective observationnelle incluant des patients atteints d’une MF et suivis entre 2000 et 2024. Les critères d’inclusion reposaient sur la disponibilité d’au moins un scanner thoracique évocateur, avec une confirmation du diagnostic par un clinicien ou un radiologue expert. Des tests de Mann Whitney, des tests exacts de Fisher et de Kruskall–Wallis ont été réalisés pour comparer les caractéristiques des patients. Les analyses de survie ont été effectuées grâce à la méthode de Kaplan-Meier, et une analyse en composantes multiples des profils radiologiques a été réalisée. Une régression de Cox multivariée et des modèles de régression logistique multivariée ont été utilisés pour l’identification des variables associées à l’évolution et à la mortalité. Le risque alpha était fixé à 0,05.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>150 patients ont été inclus à partir de 17 centres participants. L’âge moyen des participants était de 55 ans, avec un délai diagnostique médian de 34 mois. La quasi-totalité des patients était symptomatique (97 %), la dyspnée constituant le principal symptôme. L’atteinte scanographique était très hétérogène, avec des formes localisées et d’autres diffuses, engainant fréquemment les structures vasculaires ou bronchiques. Les pathologies les plus fréquemment associées à la MF étaient la tuberculose (43,3 %), la sarcoïdose (26,7 %), les pneumoconioses suspectées ou confirmées – comprenant les expositions environnementales à la silice, au charbon ou à l’amiante (28,7 %), les hémopathies lymphoïdes (8,7 %) et les antécédents de radiothérapie (5,3 %). Un syndrome interstitiel pulmonaire était associé à la médiastinite dans 70,1 % des cas. Le scanner retrouvait une atteinte compressive sur une ou plusieurs structure(s) médiastinale(s) chez 90,7 % des patients. La majorité des participants (86,7 %) présentait au moins une complication clinique, notamment une insuffisance respiratoire (54 %) ou une hypertension pulmonaire (46,7 %). Après un suivi médian de 2 ans, la mortalité globale atteignait 31,2 %. L’espérance de vie au diagnostic a été estimée avec une survie à 5 ans estimée à 83,8 % (IC95 % [76,4-89,1]), et à 10 ans à 74,2 % (IC95 % [64,6–81,5]). L’hypertension pulmonaire et l’insuffisance respiratoire chronique hypercapnique apparaissaient comme des fact","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A410-A411"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594928","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}