Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.010
Olivier Lidove , Benjamin Subran , Camille Montardi , Quentin Besset , Clara Mellot , Julien Aki Baba , Chadi Azar , Jonathan London , Philippe Charron , Catherine Caillaud , Foudil Lamari , Olga Azevedo , Wladimir Mauhin
{"title":"Erratum à « Phénotype de la maladie de Fabry au cours des 20 dernières années : analyse d’une cohorte de 107 patients et focus sur le variant F113L » [Rev Med Interne 46 (2025) 571–574]","authors":"Olivier Lidove , Benjamin Subran , Camille Montardi , Quentin Besset , Clara Mellot , Julien Aki Baba , Chadi Azar , Jonathan London , Philippe Charron , Catherine Caillaud , Foudil Lamari , Olga Azevedo , Wladimir Mauhin","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.010","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.010","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 12","pages":"Page 746"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145552454","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.064
M. Poux , M. Groh , A. Nanzerkelly , M. Samson , P. Bonniaud , M. Caminati , S. Sciascia , L. Brussino , C. Caruso , M.C. Besse , P. Delvino , M. Folci , R. Padoan , J.W. Cohen Tervaert , S. Habib Maillard , C. Lacroix , C. Tcherakian , B. Terrier
<div><h3>Introduction</h3><div>La granulomatose éosinophilique avec polyangéite (GEPA) est une vascularite des petits vaisseaux, caractérisée par un asthme sévère, une éosinophilie sanguine et tissulaire, et une atteinte ORL fréquente, avec polypose nasale. D’autres manifestations de vascularite systémique peuvent être associées avec atteinte pulmonaire, cutanée, neurologique, cardiaque, gastro-intestinale et rénale, engageant parfois le pronostic vital. Malgré le traitement d’induction recommandé par glucocorticoides (GC) et immunosuppresseurs conventionnels en cas de forme sévère, des symptômes respiratoires ou ORL persistent chez la majorité des patients, avec une dépendance élevée aux GC. Pour limiter la toxicité et prévenir les rechutes, un traitement d’entretien ciblant spécifiquement la voie inflammatoire Th2 est recommandé. Le mépolizumab, un anticorps monoclonal anti-IL-5, est couramment utilisé en pratique, tandis que le benralizumab, ciblant le récepteur de l’IL-5 (IL-5R), a montré sa non infériorité. En cas d’inefficacité de ces traitements, de nouvelles options thérapeutiques sont nécessaire. Le tezepelumab, un anticorps monoclonal inhibant la liaison de la TSLP (thymic stromal lymphopoietin) à son récepteur, approuvé dans l’asthme sévère, et ayant montré son efficacité dans la rhinosinusite chronique avec polypose nasale, semble être une option thérapeutique prometteuse. Cette étude vise à décrire l’efficacité et la tolérance de l’utilisation hors AMM du tezepelumab dans la GEPA en rechute ou réfractaire.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude rétrospective multicentrique européenne incluant des patients atteints de GEPA, répondant aux critères de classification ACR/EULAR 2022, traités par tezepelumab pour une forme réfractaire ou en rechute. La rechute était définie par la réapparition d’une vascularite active (BVAS<!--> <!-->><!--> <!-->0), une recrudescence de l’asthme ou une aggravation des manifestations ORL nécessitant une augmentation de la dose de GC. La maladie était considérée comme réfractaire en cas d’impossibilité de réduire la prednisone en dessous de 7,5<!--> <!-->mg/j, en raison d’une activité persistante. La réponse complète était définie par un BVAS<!--> <!-->=<!--> <!-->0 et une dose de prednisone ≤<!--> <!-->4<!--> <!-->mg/j, et la réponse partielle par un BVAS<!--> <!-->=<!--> <!-->0 avec une dose ><!--> <!-->4<!--> <!-->mg/j.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Vingt patients ont été inclus (âge médian : 50,9 [39,3–59,5] ans ; 50 % de femmes). Tous avaient reçu des GC, et 90 % avaient été exposés à un traitement anti-IL-5/IL-5R (mepolizumab : 75 %, benralizumab : 70 %). Les indications principales du tezepelumab étaient un asthme non contrôlé (100 %), des manifestations ORL invalidantes (65 %) et une dépendance aux fortes doses de GC (75 %). Le suivi médian après initiation du traitement était de 6,5 mois (5,0–11,3). Tous les patients ont eu un suivi ≥<!--> <!-->3 m
{"title":"Utilisation du tezepelumab dans la granulomatose éosinophilique avec polyangéite réfractaire ou en rechute : une étude rétrospective européenne","authors":"M. Poux , M. Groh , A. Nanzerkelly , M. Samson , P. Bonniaud , M. Caminati , S. Sciascia , L. Brussino , C. Caruso , M.C. Besse , P. Delvino , M. Folci , R. Padoan , J.W. Cohen Tervaert , S. Habib Maillard , C. Lacroix , C. Tcherakian , B. Terrier","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.064","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.064","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La granulomatose éosinophilique avec polyangéite (GEPA) est une vascularite des petits vaisseaux, caractérisée par un asthme sévère, une éosinophilie sanguine et tissulaire, et une atteinte ORL fréquente, avec polypose nasale. D’autres manifestations de vascularite systémique peuvent être associées avec atteinte pulmonaire, cutanée, neurologique, cardiaque, gastro-intestinale et rénale, engageant parfois le pronostic vital. Malgré le traitement d’induction recommandé par glucocorticoides (GC) et immunosuppresseurs conventionnels en cas de forme sévère, des symptômes respiratoires ou ORL persistent chez la majorité des patients, avec une dépendance élevée aux GC. Pour limiter la toxicité et prévenir les rechutes, un traitement d’entretien ciblant spécifiquement la voie inflammatoire Th2 est recommandé. Le mépolizumab, un anticorps monoclonal anti-IL-5, est couramment utilisé en pratique, tandis que le benralizumab, ciblant le récepteur de l’IL-5 (IL-5R), a montré sa non infériorité. En cas d’inefficacité de ces traitements, de nouvelles options thérapeutiques sont nécessaire. Le tezepelumab, un anticorps monoclonal inhibant la liaison de la TSLP (thymic stromal lymphopoietin) à son récepteur, approuvé dans l’asthme sévère, et ayant montré son efficacité dans la rhinosinusite chronique avec polypose nasale, semble être une option thérapeutique prometteuse. Cette étude vise à décrire l’efficacité et la tolérance de l’utilisation hors AMM du tezepelumab dans la GEPA en rechute ou réfractaire.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude rétrospective multicentrique européenne incluant des patients atteints de GEPA, répondant aux critères de classification ACR/EULAR 2022, traités par tezepelumab pour une forme réfractaire ou en rechute. La rechute était définie par la réapparition d’une vascularite active (BVAS<!--> <!-->><!--> <!-->0), une recrudescence de l’asthme ou une aggravation des manifestations ORL nécessitant une augmentation de la dose de GC. La maladie était considérée comme réfractaire en cas d’impossibilité de réduire la prednisone en dessous de 7,5<!--> <!-->mg/j, en raison d’une activité persistante. La réponse complète était définie par un BVAS<!--> <!-->=<!--> <!-->0 et une dose de prednisone ≤<!--> <!-->4<!--> <!-->mg/j, et la réponse partielle par un BVAS<!--> <!-->=<!--> <!-->0 avec une dose ><!--> <!-->4<!--> <!-->mg/j.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Vingt patients ont été inclus (âge médian : 50,9 [39,3–59,5] ans ; 50 % de femmes). Tous avaient reçu des GC, et 90 % avaient été exposés à un traitement anti-IL-5/IL-5R (mepolizumab : 75 %, benralizumab : 70 %). Les indications principales du tezepelumab étaient un asthme non contrôlé (100 %), des manifestations ORL invalidantes (65 %) et une dépendance aux fortes doses de GC (75 %). Le suivi médian après initiation du traitement était de 6,5 mois (5,0–11,3). Tous les patients ont eu un suivi ≥<!--> <!-->3 m","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A381-A382"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594719","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.044
S. Audia , W. Ghanima , Y. Miyakawa , N. Cooper , M.L. Hütter-Krönke , M.C. Pascual-Izquierdo , U. Khan , M.B. Rodriguez , J. Zhao , A. Daak , D.J. Kuter
<div><h3>Introduction</h3><div>La définition de la réponse plaquettaire dans la thrombopénie immunologique (PTI), proposée par le groupe de travail international (International Working Group (IWG)), est cliniquement pertinente car elle associe à la fois un seuil de numération plaquettaire jugé sûr, couramment utilisé en pratique clinique pour guider les décisions thérapeutiques, et la prise en compte des manifestations hémorragiques (Rodeghiero, Blood 2009). Toutefois, cette définition est rarement appliquée dans les essais cliniques. L’objectif de ce travail est d’analyser la réponse durable modifiée selon les critères de l’IWG pour le rilzabrutinib versus placebo dans l’étude de phase 3 LUNA3 (NCT04562766 ; 2020-002063-60).</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Les patients atteints d’un PTI persistant/chronique ont été randomisés (2 :1) pour recevoir du rilzabrutinib oral 400<!--> <!-->mg 2×/j ou un placebo pendant 24 semaines (en double aveugle), suivi du rilzabrutinib pendant la période en ouvert de 28 semaines. Après les 12 premières semaines, les non-répondeurs pouvaient rejoindre la phase en ouvert ou l’interrompre. La réponse durable modifiée a été définie comme l’obtention d’une réponse selon les critères de l’IWG (numération plaquettaire ≥<!--> <!-->30<!--> <!-->×<!--> <!-->109/l avec doublement du chiffre de référence et en l’absence de saignement) pour ≥<!--> <!-->50 % des évaluations pendant les périodes en double aveugle et en ouvert.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Durant la période en double aveugle, 133 patients ont reçu le rilzabrutinib et 69 ont reçu le placebo. À ce jour, 180 patients sont entrés dans la période en ouvert sous rilzabrutinib (affectation initiale en double aveugle : <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->115 sous rilzabrutinib, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->65 sous placebo). Durant la période en double aveugle, 34 % des patients sous rilzabrutinib contre 3 % des patients sous placebo ont présenté une réponse durable modifiée (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001). Parmi les 180 patients, traités en ouvert, recevant du rilzabrutinib, 41 % ont obtenu une réponse durable, sans différence significative selon l’affectation initiale en double aveugle (44 % rilzabrutinib contre 35 % placebo ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,24). Des réponses plus élevées ont été observées avec les groupes rilzabrutinib sur l’ensemble des périodes (50 %), avec une tendance favorable chez les patients ayant reçu moins de traitements antérieurs pour la PTI. Pendant la période en ouvert, la numération plaquettaire médiane est restée stable chez les répondeurs au rilzabrutinib et s’est améliorée chez certains patients non répondeurs durant la période en double aveugle.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La majorité des patients ayant reçu du rilzabrutinib durant les périodes de traitement en double aveugle et en ouvert ont présenté des réponses durables cliniquement significatives selon les critères de l’IWG, y compris parmi ceu
{"title":"Réponse plaquettaire selon les critères du groupe de travail international (IWG) pour le rilzabrutinib versus placebo dans l’étude LUNA3 chez des patients atteints de PTI primaire","authors":"S. Audia , W. Ghanima , Y. Miyakawa , N. Cooper , M.L. Hütter-Krönke , M.C. Pascual-Izquierdo , U. Khan , M.B. Rodriguez , J. Zhao , A. Daak , D.J. Kuter","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.044","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.044","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La définition de la réponse plaquettaire dans la thrombopénie immunologique (PTI), proposée par le groupe de travail international (International Working Group (IWG)), est cliniquement pertinente car elle associe à la fois un seuil de numération plaquettaire jugé sûr, couramment utilisé en pratique clinique pour guider les décisions thérapeutiques, et la prise en compte des manifestations hémorragiques (Rodeghiero, Blood 2009). Toutefois, cette définition est rarement appliquée dans les essais cliniques. L’objectif de ce travail est d’analyser la réponse durable modifiée selon les critères de l’IWG pour le rilzabrutinib versus placebo dans l’étude de phase 3 LUNA3 (NCT04562766 ; 2020-002063-60).</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Les patients atteints d’un PTI persistant/chronique ont été randomisés (2 :1) pour recevoir du rilzabrutinib oral 400<!--> <!-->mg 2×/j ou un placebo pendant 24 semaines (en double aveugle), suivi du rilzabrutinib pendant la période en ouvert de 28 semaines. Après les 12 premières semaines, les non-répondeurs pouvaient rejoindre la phase en ouvert ou l’interrompre. La réponse durable modifiée a été définie comme l’obtention d’une réponse selon les critères de l’IWG (numération plaquettaire ≥<!--> <!-->30<!--> <!-->×<!--> <!-->109/l avec doublement du chiffre de référence et en l’absence de saignement) pour ≥<!--> <!-->50 % des évaluations pendant les périodes en double aveugle et en ouvert.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Durant la période en double aveugle, 133 patients ont reçu le rilzabrutinib et 69 ont reçu le placebo. À ce jour, 180 patients sont entrés dans la période en ouvert sous rilzabrutinib (affectation initiale en double aveugle : <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->115 sous rilzabrutinib, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->65 sous placebo). Durant la période en double aveugle, 34 % des patients sous rilzabrutinib contre 3 % des patients sous placebo ont présenté une réponse durable modifiée (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001). Parmi les 180 patients, traités en ouvert, recevant du rilzabrutinib, 41 % ont obtenu une réponse durable, sans différence significative selon l’affectation initiale en double aveugle (44 % rilzabrutinib contre 35 % placebo ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,24). Des réponses plus élevées ont été observées avec les groupes rilzabrutinib sur l’ensemble des périodes (50 %), avec une tendance favorable chez les patients ayant reçu moins de traitements antérieurs pour la PTI. Pendant la période en ouvert, la numération plaquettaire médiane est restée stable chez les répondeurs au rilzabrutinib et s’est améliorée chez certains patients non répondeurs durant la période en double aveugle.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La majorité des patients ayant reçu du rilzabrutinib durant les périodes de traitement en double aveugle et en ouvert ont présenté des réponses durables cliniquement significatives selon les critères de l’IWG, y compris parmi ceu","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A365-A366"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594757","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.041
S. Dahan , S. Guillet , O. Fain , D. Gobert , S. Cheze , F. Broca , G. Bertand , M. Michel
<div><h3>Introduction</h3><div>La prise en charge du purpura thrombopénique immunologique (PTI) de l’adulte a connu des changements importants ces 15 dernières années, notamment avec l’arrivée des agonistes du récepteur de la thrombopoïétine (AR-TPO) tels que l’eltrombopag (ELT) et le romiplostim (ROMI), qui ont une efficacité élevée (∼75 % de réponse) et un bon profil de tolérance. Contrairement au ROMI, dont la posologie est adaptée au poids, l’ELT est administré à dose fixe, ajustée par paliers et jusqu’à une dose maximale de 75<!--> <!-->mg/j dans le PTI. Dans l’aplasie médullaire ou certains syndromes myélodysplasiques (SMD), des doses allant jusqu’à 150<!--> <!-->mg/j peuvent néanmoins être utilisées. Cette étude évalue l’efficacité et la tolérance de l’ELT utilisé à dose supra-thérapeutique (ST) dans le PTI.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Il s’agissait d’une étude rétrospective observationnelle multicentrique, incluant 4 centres français appartenant au réseau du centre de référence des cytopénies auto-immunes de l’adulte. Les patients inclus étaient âgés de ≥<!--> <!-->18 ans avec un diagnostic de PTI primaire ou secondaire traité par ELT à dose ST (><!--> <!-->75<!--> <!-->mg/j) pendant au moins 4 semaines. La cohorte a été séparée en 2 sous-groupes distincts selon que les patients recevaient (groupe A, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10) ou non (groupe B, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->14) un traitement concomitant du PTI. Les patients du groupe B pouvaient recevoir un traitement de “rescue” (corticoïdes<!--> <!-->±<!--> <!-->immunoglobulines intraveineuses (IgIV) et/ou vincristine) introduits pour une courte période (<<!--> <!-->4 semaines) lors de l’initiation de la dose ST d’ELT et/ou un autre traitement du PTI maintenu à dose stable depuis au moins 3 mois malgré l’absence de réponse plaquettaire. Le premier objectif de l’étude était d’évaluer la tolérance de la dose ST d’ELT dans les deux groupes. Le second objectif était l’évaluation de la réponse globale, définie comme un taux de plaquettes ≥<!--> <!-->30<!--> <!-->G/L avec au moins un doublement du taux initial, sans syndrome hémorragique durant ≥<!--> <!-->4 semaines. Pour éviter un biais d’interprétation lié à la présence de traitements concomitants, l’efficacité a été évaluée uniquement dans le groupe B. Les autres critères d’évaluation comprenaient la proportion de patients obtenant une réponse complète (RC) définie par un taux de plaquettes ≥<!--> <!-->100<!--> <!-->G/L ; le délai médian d’obtention de la réponse ; la durée de la réponse et le taux de rechute sous ELT à la dose ST ou après son arrêt.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total 24 patients (71 % d’hommes) ont été inclus ; l’âge médian au diagnostic du PTI était de 49 ans (IQR ; 21–62,5). Le PTI était chronique (durée médiane d’évolution du PTI de 20,6 mois : IQR ; 8,3–119) dans 67 % des cas et secondaire dans 1/3 des cas. Les patients avaient reçu en médiane 4 lignes antérieures de traite
{"title":"L’eltrombopag à dose supra-thérapeutique comme traitement du purpura thrombopénique immunologique chez l’adulte : une étude de cohorte rétrospective","authors":"S. Dahan , S. Guillet , O. Fain , D. Gobert , S. Cheze , F. Broca , G. Bertand , M. Michel","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.041","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.041","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La prise en charge du purpura thrombopénique immunologique (PTI) de l’adulte a connu des changements importants ces 15 dernières années, notamment avec l’arrivée des agonistes du récepteur de la thrombopoïétine (AR-TPO) tels que l’eltrombopag (ELT) et le romiplostim (ROMI), qui ont une efficacité élevée (∼75 % de réponse) et un bon profil de tolérance. Contrairement au ROMI, dont la posologie est adaptée au poids, l’ELT est administré à dose fixe, ajustée par paliers et jusqu’à une dose maximale de 75<!--> <!-->mg/j dans le PTI. Dans l’aplasie médullaire ou certains syndromes myélodysplasiques (SMD), des doses allant jusqu’à 150<!--> <!-->mg/j peuvent néanmoins être utilisées. Cette étude évalue l’efficacité et la tolérance de l’ELT utilisé à dose supra-thérapeutique (ST) dans le PTI.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Il s’agissait d’une étude rétrospective observationnelle multicentrique, incluant 4 centres français appartenant au réseau du centre de référence des cytopénies auto-immunes de l’adulte. Les patients inclus étaient âgés de ≥<!--> <!-->18 ans avec un diagnostic de PTI primaire ou secondaire traité par ELT à dose ST (><!--> <!-->75<!--> <!-->mg/j) pendant au moins 4 semaines. La cohorte a été séparée en 2 sous-groupes distincts selon que les patients recevaient (groupe A, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10) ou non (groupe B, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->14) un traitement concomitant du PTI. Les patients du groupe B pouvaient recevoir un traitement de “rescue” (corticoïdes<!--> <!-->±<!--> <!-->immunoglobulines intraveineuses (IgIV) et/ou vincristine) introduits pour une courte période (<<!--> <!-->4 semaines) lors de l’initiation de la dose ST d’ELT et/ou un autre traitement du PTI maintenu à dose stable depuis au moins 3 mois malgré l’absence de réponse plaquettaire. Le premier objectif de l’étude était d’évaluer la tolérance de la dose ST d’ELT dans les deux groupes. Le second objectif était l’évaluation de la réponse globale, définie comme un taux de plaquettes ≥<!--> <!-->30<!--> <!-->G/L avec au moins un doublement du taux initial, sans syndrome hémorragique durant ≥<!--> <!-->4 semaines. Pour éviter un biais d’interprétation lié à la présence de traitements concomitants, l’efficacité a été évaluée uniquement dans le groupe B. Les autres critères d’évaluation comprenaient la proportion de patients obtenant une réponse complète (RC) définie par un taux de plaquettes ≥<!--> <!-->100<!--> <!-->G/L ; le délai médian d’obtention de la réponse ; la durée de la réponse et le taux de rechute sous ELT à la dose ST ou après son arrêt.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total 24 patients (71 % d’hommes) ont été inclus ; l’âge médian au diagnostic du PTI était de 49 ans (IQR ; 21–62,5). Le PTI était chronique (durée médiane d’évolution du PTI de 20,6 mois : IQR ; 8,3–119) dans 67 % des cas et secondaire dans 1/3 des cas. Les patients avaient reçu en médiane 4 lignes antérieures de traite","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Page A363"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145595086","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.088
C. Laurent , J. Hadjadj , A. Mekinian , V. Jachiet , O. Fain , E. Guyot
Introduction
La surprescription d’examens biologiques contribue à un surcoût pour les systèmes de santé et à une augmentation de leur empreinte environnementale. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact d’une stratégie de prescription raisonnée des examens biologiques dans un service de médecine interne.
Patients et méthodes
Nous avons mené une étude prospective monocentrique avec une phase initiale sans intervention suivie d’une phase encadrée reposant sur la diffusion de recommandations internes de prescription raisonnée auprès des médecins prescripteurs. Les critères d’évaluation étaient l’évolution du volume et du coût des analyses les plus fréquemment prescrites, ainsi que des indicateurs d’activité hospitalière et de morbi-mortalité.
Résultats
1816 patients ont été admis en hospitalisation traditionnelle entre novembre 2023 et avril 2024. Après mise en œuvre de la stratégie de prescription raisonnée, le volume de prescriptions a diminué de façon significative pour les dix examens biologiques ciblés (NFS, CRP, vitamines B9 et B12, bilan lipidique, EPP, HbA1c, vitamine D, BNP et TSH) avec des réductions allant de −33 à −69 % permettant une économie de 11334€ sur trois mois. Aucune différence significative n’a été observée entre les deux périodes en termes de nombre de séjours, de durée moyenne de séjour, de transferts en soins intensifs ou de mortalité hospitalière.
Conclusion
La mise en œuvre d’une stratégie de prescription raisonnée des examens biologiques en médecine interne a permis de réduire significativement le volume et le coût des analyses. Cette approche simple, reproductible et bien acceptée constitue un levier concret d’optimisation à la fois clinique, économique et environnementale.
{"title":"Rationalisation des examens biologiques dans un service de médecine interne : des bénéfices économiques et écologiques","authors":"C. Laurent , J. Hadjadj , A. Mekinian , V. Jachiet , O. Fain , E. Guyot","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.088","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.088","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La surprescription d’examens biologiques contribue à un surcoût pour les systèmes de santé et à une augmentation de leur empreinte environnementale. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact d’une stratégie de prescription raisonnée des examens biologiques dans un service de médecine interne.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude prospective monocentrique avec une phase initiale sans intervention suivie d’une phase encadrée reposant sur la diffusion de recommandations internes de prescription raisonnée auprès des médecins prescripteurs. Les critères d’évaluation étaient l’évolution du volume et du coût des analyses les plus fréquemment prescrites, ainsi que des indicateurs d’activité hospitalière et de morbi-mortalité.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>1816 patients ont été admis en hospitalisation traditionnelle entre novembre 2023 et avril 2024. Après mise en œuvre de la stratégie de prescription raisonnée, le volume de prescriptions a diminué de façon significative pour les dix examens biologiques ciblés (NFS, CRP, vitamines B9 et B12, bilan lipidique, EPP, HbA1c, vitamine D, BNP et TSH) avec des réductions allant de −33 à −69 % permettant une économie de 11334€ sur trois mois. Aucune différence significative n’a été observée entre les deux périodes en termes de nombre de séjours, de durée moyenne de séjour, de transferts en soins intensifs ou de mortalité hospitalière.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La mise en œuvre d’une stratégie de prescription raisonnée des examens biologiques en médecine interne a permis de réduire significativement le volume et le coût des analyses. Cette approche simple, reproductible et bien acceptée constitue un levier concret d’optimisation à la fois clinique, économique et environnementale.</div></div>","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A399-A400"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145595015","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.058
M. Schwarz , C. Douillard , H. Bakis , D. Chauveau , A. Karras , A. Duval , P. Laforet , D. Guerrot , G. Choukroun , E. Cornec-Legall , B. Knebelmann , I. Boudhabhay
Introduction
Le syndrome MELAS (Mitochondrial Myopathy, Encephalopathy, Lactic Acidosis, and Stroke-like episodes) est une maladie systémique, rare, de transmission maternelle. L’atteinte rénale dans le syndrome MELAS constitue une complication fréquente, potentiellement associée à une augmentation du risque de mortalité. Toutefois, le phénotype précis de la maladie rénale ainsi que son évolution restent largement méconnus.
Patients et méthodes
Nous avons mené une étude rétrospective multicentrique, portant sur des patients présentant une atteinte rénale documentée et porteurs d’une mutation impliquée dans le syndrome MELAS.
Résultats
104 patients ont été inclus. L’âge médian d’apparition du premier symptôme était de 25 ans [IQR : 17,5–36,5], avec un délai médian de 12 ans [IQR : 3,0–22,0] entre le début des symptômes et le diagnostic génétique. La mutation classique m.3243A > G a été retrouvée chez 93 patients (89 %), et 11 patients présentaient une autre mutation. Les premières manifestations rénales ont été diagnostiquées à un âge médian de 41 ans [IQR : 32,0–53,0]. Une protéinurie supérieure à 1 g/24 h a été observée chez 41/87 patients (47,1 %), tandis que des signes de tubulopathie étaient présents chez 15/39 patients (38,5 %). Une biopsie rénale a été réalisée chez 41 patients, révélant une hyalinose segmentaire et focale comme lésion prédominante chez 16 patients (39 %), suivie de lésions vasculaires chez 11 patients (26,8 %) et de lésions tubulo-interstitielles chez 9 patients (22 %). Une insuffisance rénale terminale est survenue chez 47 patients (45,2 %) à un âge médian de 40 ans [IQR : 32–49]. De plus, 23 patients (22,1 %) sont décédés au cours du suivi, à un âge médian de 61,0 ans [IQR : 46,0–65,0]. Les patients présentaient en médiane des symptômes dans 4 organes [IQR : 3–5] en plus du rein. Une mauvaise évolution rénale était significativement associée à l’apparition du premier symptôme mitochondrial avant l’âge de 20 ans, à la présence d’une mutation autre que m.3243A > G ou à une protéinurie supérieure à 1 g/24 h.
Conclusion
Cette étude, la plus large cohorte jamais décrite sur le sujet, met en évidence l’hétérogénéité des atteintes rénales, évoluant fréquemment vers l’insuffisance rénale terminale, et souligne l’importance d’un diagnostic précoce pour optimiser la prise en charge de cette maladie rare.
{"title":"Atteintes rénales dans les syndromes MELAS et apparentés : une étude de cohorte rétrospective multicentrique sur 104 patients","authors":"M. Schwarz , C. Douillard , H. Bakis , D. Chauveau , A. Karras , A. Duval , P. Laforet , D. Guerrot , G. Choukroun , E. Cornec-Legall , B. Knebelmann , I. Boudhabhay","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.058","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.058","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome MELAS (Mitochondrial Myopathy, Encephalopathy, Lactic Acidosis, and Stroke-like episodes) est une maladie systémique, rare, de transmission maternelle. L’atteinte rénale dans le syndrome MELAS constitue une complication fréquente, potentiellement associée à une augmentation du risque de mortalité. Toutefois, le phénotype précis de la maladie rénale ainsi que son évolution restent largement méconnus.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude rétrospective multicentrique, portant sur des patients présentant une atteinte rénale documentée et porteurs d’une mutation impliquée dans le syndrome MELAS.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>104 patients ont été inclus. L’âge médian d’apparition du premier symptôme était de 25 ans [IQR : 17,5–36,5], avec un délai médian de 12 ans [IQR : 3,0–22,0] entre le début des symptômes et le diagnostic génétique. La mutation classique m.3243A<!--> <!-->><!--> <!-->G a été retrouvée chez 93 patients (89 %), et 11 patients présentaient une autre mutation. Les premières manifestations rénales ont été diagnostiquées à un âge médian de 41 ans [IQR : 32,0–53,0]. Une protéinurie supérieure à 1<!--> <!-->g/24<!--> <!-->h a été observée chez 41/87 patients (47,1 %), tandis que des signes de tubulopathie étaient présents chez 15/39 patients (38,5 %). Une biopsie rénale a été réalisée chez 41 patients, révélant une hyalinose segmentaire et focale comme lésion prédominante chez 16 patients (39 %), suivie de lésions vasculaires chez 11 patients (26,8 %) et de lésions tubulo-interstitielles chez 9 patients (22 %). Une insuffisance rénale terminale est survenue chez 47 patients (45,2 %) à un âge médian de 40 ans [IQR : 32–49]. De plus, 23 patients (22,1 %) sont décédés au cours du suivi, à un âge médian de 61,0 ans [IQR : 46,0–65,0]. Les patients présentaient en médiane des symptômes dans 4 organes [IQR : 3–5] en plus du rein. Une mauvaise évolution rénale était significativement associée à l’apparition du premier symptôme mitochondrial avant l’âge de 20 ans, à la présence d’une mutation autre que m.3243A<!--> <!-->><!--> <!-->G ou à une protéinurie supérieure à 1<!--> <!-->g/24<!--> <!-->h.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude, la plus large cohorte jamais décrite sur le sujet, met en évidence l’hétérogénéité des atteintes rénales, évoluant fréquemment vers l’insuffisance rénale terminale, et souligne l’importance d’un diagnostic précoce pour optimiser la prise en charge de cette maladie rare.</div></div>","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A377-A378"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145595022","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.076
I. de Malliard , B. De Valence , M. Delaune , V. Jachiet , V. Lacombe , T. Comont , N. Schleinitz , R. Outh , H. Bezanahary , P. Decker , L. Terriou , M. Heiblig , S. Ardois , G. Denis , E. Corre , A. Aouba , B. Faucher , A. Néel , A. Konaté , C. Bescond , J. Hadjadj
<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome VEXAS (Vacuoles, E1-enzyme, X-linked, Autoinflammatory, Somatic) est une maladie auto-inflammatoire de l’adulte secondaire à l’acquisition de mutations somatiques dans le gène UBA1 porté par le chromosome X et restreintes au compartiment hématopoïétique. Il est responsable d’une inflammation systémique sévère et réfractaire, associée à une insuffisance médullaire progressive. La maladie est souvent fatale, avec une survie à 5 ans estimée à 63 %, principalement liée à un excès d’infections sévères, évoquant un déficit immunitaire acquis, en particulier vis-à-vis de certains pathogènes, notamment des infections fongiques invasives (IFI). L’objectif de cette étude est de décrire les caractéristiques, le pronostic et les facteurs associés aux IFI chez les patients VEXAS.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Étude rétrospective, multicentrique et internationale incluant des patients adultes présentant un diagnostic génétiquement confirmé de syndrome VEXAS, et ayant présenté une IFI selon les critères EORTC/MSGERC, soit dans les 10 ans précédant le diagnostic, soit durant le suivi. Les cas ont été recensés à la suite d’un appel coordonné par le French VEXAS Group avec la participation d’experts internationaux. Les données cliniques, biologiques et thérapeutiques ont été collectées de manière standardisée via un <em>Case Report Form</em> (CRF). La cohorte de patients VEXAS ayant présenté une IFI a été comparée à une cohorte de patients VEXAS dépourvus de complications infectieuses, afin d’identifier d’éventuels facteurs de risque d’IFI.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 41 épisodes d’IFI ont été rapportés chez 40 patients (28 cas français et 12 internationaux) atteints de VEXAS, tous de sexe masculin (âge médian 69 ans [60,5–75,0]) : 13 cas étaient confirmés microbiologiquement (32 %), 23 cas probables (56 %) et 5 cas possibles (12 %). Vingt-six patients (63 %) avaient au moins un antécédent de complication infectieuse, 15 patients (38 %) présentaient au moins une comorbidité à risque infectieux (diabète 24 %, cancer 2 %) et 9 (22 %) avaient une prophylaxie anti-infectieuse (dont 6 patients (15 %) par Bactrim). Cinq patients (12 %) présentaient une neutropénie au moment de la survenue de l’IFI. Les IFI incluaient 22 pneumocystoses (54 %), 7 aspergilloses invasives toutes de localisation pulmonaire (17 %), 5 cryptococcoses (15 %, dont 1 forme neuroméningée, 3 formes pulmonaires et 2 formes disséminées), et 6 autres IFI (14 %). Trente-trois patients (80 %) étaient en poussée inflammatoire du VEXAS au moment de l’IFI. Deux patients (5 %) ont développé une IFI (1 cas de cryptococcose et 1 cas de pneumocystose) malgré l’absence d’immunosuppression ou sous une corticothérapie<!--> <!--><<!--> <!-->10<!--> <!-->mg/j. Deux cas de pneumocystoses (sur les 22 cas au total) sont survenus malgré une prophylaxie par Bactrim ou équivalent. Comparés aux patients VEXAS sans infection (<em>n</em> <
VEXAS综合征(Vacuoles, E1酶,X-linked,自体炎症,躯体炎症)是一种继发的成人自体炎症疾病,由X染色体携带的UBA1基因突变引起,局限于造血室。他负责系统性炎症的严厉和耐火逐渐加上骨髓衰竭。常常是致命的病,估计有存活到5岁至63%,主要与过度积累严重感染、免疫谈到亏空,特别是对一些,包括侵袭性真菌感染的病原体(IFI)。这项研究的目的是描述特征,IFI的预后相关因素的患者中,VEXAS。病人和méthodesÉtude回顾展和成人患者在内的国际多中心,具有VEXAS综合症的基因诊断确诊,并介绍了国际金融机构的划分标准EORTC / MSGERC,在10岁前的诊断,或是在跟进。的病例后,号召French VEXAS Group)负责协调,与国际专家参与。已收集数据、临床治疗和生物通过标准化的方式一个Case Report Form (CRF)。患者队列VEXAS已提交了IFI比作一群病人VEXAS无感染性并发症,以识别潜在风险因素d’IFI。增长,共有41集d’IFI报告了40家国际法语和12例(28)患者(VEXAS,所有男性,平均年龄69岁[60.5%—75.0]):13名确诊病例是微生物可能病例23人(32%)、(56%)和可能5例(12%)。二十六(63%)的患者至少有感染性并发症的疾病史,至少15名患者(38%)有一个感染风险的合并症(糖尿病、癌症24%(2%)和9 anti-infectieuse(22%),有预防由Bactrim),其中6例患者(15%)。五个症患者(12%),具有中性l’IFI时发生的。IFI pneumocystoses 22人(54%),包括7 aspergilloses侵袭性肺定位所有cryptococcoses(17%)、5(15%),其中1种neuroméningée肺形式埋设的形式)和2、3、6和其他国际金融机构(14%)。三十三名患者(80%),待炎症性推力VEXAS l’IFI时。两名患者(5%)开发了一种ifis囊虫cryptococcose和1例(1)尽管没有传染性或下一个corticothérapie <每天10毫克。两例pneumocystoses共对22例()由Bactrim虽有预防发生或同等水平。相比VEXAS无感染的患者(n = 50)介绍,那些更常ifis曾对肺(60%的28%,p vs < 0.005)。没有发现任何明显的差异对于其他临床表现、存在cytopénies症(包括中性突变型)、UBA1 myélodysplasique综合征或协会。治疗,治疗的患者提供了更多的线路(4 2、p vs < 0.001(100%),最常见的一个口头corticothérapie vs 80%, p = 0.002),但没有区别就暴露时间、一个bDMARD 65% (vs - 34%, p = 0.007)或一个JAKi (20% - 50% vs, p = 0.006)。相比之下,接受治疗的患者比例由azacitidine两组之间的差别不显著(vs 45%、20%,p = 0.02)。五位病人(12%)是l’IFI诊断后30天内死亡。囊虫ConclusionLa IFI的频率增加,特别是,患者VEXAS可比人群相比,(vascularites myélodysplasiques综合征),表明该综合征是真菌感染的内在危险因素,尤其是肺部受累情况和重要的免疫。这些要求建立数据系统预防anti-pneumocystose VEXAS患者中。正在进行进一步的研究来比较囊虫介绍患者VEXAS于其他队列,并直面放射方面突发肺囊虫病的典型的图像。
{"title":"Infections fongiques invasives chez les patients suivis pour un syndrome VEXAS : caractéristiques, pronostic et facteurs de risques","authors":"I. de Malliard , B. De Valence , M. Delaune , V. Jachiet , V. Lacombe , T. Comont , N. Schleinitz , R. Outh , H. Bezanahary , P. Decker , L. Terriou , M. Heiblig , S. Ardois , G. Denis , E. Corre , A. Aouba , B. Faucher , A. Néel , A. Konaté , C. Bescond , J. Hadjadj","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.076","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.076","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome VEXAS (Vacuoles, E1-enzyme, X-linked, Autoinflammatory, Somatic) est une maladie auto-inflammatoire de l’adulte secondaire à l’acquisition de mutations somatiques dans le gène UBA1 porté par le chromosome X et restreintes au compartiment hématopoïétique. Il est responsable d’une inflammation systémique sévère et réfractaire, associée à une insuffisance médullaire progressive. La maladie est souvent fatale, avec une survie à 5 ans estimée à 63 %, principalement liée à un excès d’infections sévères, évoquant un déficit immunitaire acquis, en particulier vis-à-vis de certains pathogènes, notamment des infections fongiques invasives (IFI). L’objectif de cette étude est de décrire les caractéristiques, le pronostic et les facteurs associés aux IFI chez les patients VEXAS.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Étude rétrospective, multicentrique et internationale incluant des patients adultes présentant un diagnostic génétiquement confirmé de syndrome VEXAS, et ayant présenté une IFI selon les critères EORTC/MSGERC, soit dans les 10 ans précédant le diagnostic, soit durant le suivi. Les cas ont été recensés à la suite d’un appel coordonné par le French VEXAS Group avec la participation d’experts internationaux. Les données cliniques, biologiques et thérapeutiques ont été collectées de manière standardisée via un <em>Case Report Form</em> (CRF). La cohorte de patients VEXAS ayant présenté une IFI a été comparée à une cohorte de patients VEXAS dépourvus de complications infectieuses, afin d’identifier d’éventuels facteurs de risque d’IFI.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 41 épisodes d’IFI ont été rapportés chez 40 patients (28 cas français et 12 internationaux) atteints de VEXAS, tous de sexe masculin (âge médian 69 ans [60,5–75,0]) : 13 cas étaient confirmés microbiologiquement (32 %), 23 cas probables (56 %) et 5 cas possibles (12 %). Vingt-six patients (63 %) avaient au moins un antécédent de complication infectieuse, 15 patients (38 %) présentaient au moins une comorbidité à risque infectieux (diabète 24 %, cancer 2 %) et 9 (22 %) avaient une prophylaxie anti-infectieuse (dont 6 patients (15 %) par Bactrim). Cinq patients (12 %) présentaient une neutropénie au moment de la survenue de l’IFI. Les IFI incluaient 22 pneumocystoses (54 %), 7 aspergilloses invasives toutes de localisation pulmonaire (17 %), 5 cryptococcoses (15 %, dont 1 forme neuroméningée, 3 formes pulmonaires et 2 formes disséminées), et 6 autres IFI (14 %). Trente-trois patients (80 %) étaient en poussée inflammatoire du VEXAS au moment de l’IFI. Deux patients (5 %) ont développé une IFI (1 cas de cryptococcose et 1 cas de pneumocystose) malgré l’absence d’immunosuppression ou sous une corticothérapie<!--> <!--><<!--> <!-->10<!--> <!-->mg/j. Deux cas de pneumocystoses (sur les 22 cas au total) sont survenus malgré une prophylaxie par Bactrim ou équivalent. Comparés aux patients VEXAS sans infection (<em>n</em> <","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Page A391"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594604","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.051
S. Tayb-Boulahfa , M.C. Bretagne , A. Rigolet , N. Champtiaux , H. Chassepot , F. Fer , S. Malartre , B. Rostom , B. Tendrel , D. Amelin , J. Dal Cin , S. Léonard-Louis , E. Ballot , M.A. Alyanakian , R. Alkouri , O. Benveniste , J.E. Salem , L. Pacoureau , Y. Allenbach
<div><h3>Introduction</h3><div>La myotoxicité est la complication la plus létale des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI). Cependant, le spectre de ses manifestations est hétérogène et son pronostic reste imprévisible. Afin de proposer le plus rapidement possible des traitements adaptés aux pronostics individuels, il est nécessaire : (i) de reconnaître précocement cette complication, (ii) d’identifier des phénotypes et profils évolutifs homogènes pour (iii) définir des facteurs de risques d’évolution péjorative.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique incluant des patients ayant déclaré une myosite secondaire aux ICI entre janvier 2016 et juillet 2024. Le diagnostic était posé devant l’association de (i) un déficit musculaire et/ou de myalgies et/ou une élévation de la créatine kinase (CK) et (ii) d’inflammation musculaire attestée par la biopsie ou l’IRM musculaire. Les données cliniques et paracliniques ont été recueillies. L’évolution péjorative de l’atteinte musculaire a été définie par un critère composite comprenant une perte de l’autonomie motrice (mRS<!--> <!-->≥<!--> <!-->4) associée ou non au recours à un support nutritionnel ou ventilatoire. Une analyse non supervisée (analyse des correspondances multiples et classification hiérarchique) a été réalisée pour identifier des groupes homogènes de patients. Les facteurs associés à la gravité ont été identifiés par des analyses multivariées supervisées.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La cohorte comprenait 107 patients, d’âge médian 74 ans. Les patients (56 % de sexe masculin) étaient principalement exposés à une monothérapie ciblant l’axe PD1-PDL1 (83 %). La présentation clinique était hétérogène. La myotoxicité était révélée par des signes cliniques dans 77 % des cas. Parmi eux, la faiblesse musculaire et la dyspnée étaient les signes plus fréquents (64 % et 51 % respectivement), tandis que 27 % des patients présentait uniquement une élévation biologique des biomarqueurs musculaires et cardiaques. La majorité des patients (54 %) présentait un déficit musculaire proximal, 10 % en distal et 33 % en axial. 43 % des patients présentait une ophtalmoplégie et 47 % une dysphagie et/ou une dysphonie. Les CK étaient élevés dans 95 % des cas (médiane 1495 UI/L). 90 % des patients présentait une biopsie musculaire attestant de nécrose et 98 % d’inflammation. Au cours du suivi, la moitié des patients présentait une aggravation musculaire (critère composite). Les CK se normalisaient rapidement (médiane 18,5<!--> <!-->jours). À distance, les survivants restaient autonomes et ne présentaient ni handicap moteur ni rechute. L’analyse non supervisée permettait d’identifier trois phénotypes distincts. Le premier regroupait les patients les plus âgés et les plus sévèrement atteints, majoritairement des hommes, souvent myalgiques, avec atteinte axiale et retentissement fonctionnel majeur. L’atteinte bulbo-respiratoire y était
肌毒性是免疫检查点抑制剂(ICIs)最致命的并发症。然而,其表现的光谱是异质的,其预测仍然不可预测。为了尽快提供适合个人预后的治疗,有必要:(i)早期识别这种并发症,(ii)识别同质的表型和进化图谱,(iii)定义贬损的进化风险因素。患者与方法我们进行了一项单中心回顾性研究,包括2016年1月至2024年7月在ICI报告继发性肌炎的患者。诊断依据:(i)肌肉缺乏和/或肌痛和/或肌酸激酶(CK)升高,以及(ii)肌肉活检或肌肉MRI检测到的肌肉炎症。收集临床和副临床数据。肌肉损伤的贬损发展是根据综合标准定义的,包括运动自主能力的丧失(mRS≥4),是否与使用营养或通风支持有关。进行了无监督的分析(多重匹配分析和层次分类),以确定同质的患者群体。通过监测的多元分析确定了与重力相关的因素。该队列包括107例患者,中位年龄为74岁,患者(56%为男性)主要接受针对PD1-PDL1轴的单一治疗(83%)。临床表现参差不齐。在77%的病例中,临床体征显示出肌毒性。在这些患者中,肌肉无力和呼吸困难是最常见的症状(分别为64%和51%),而27%的患者只有肌肉和心脏生物标志物的生物升高。大多数患者(54%)有近端肌肉缺陷,10%有远端肌肉缺陷,33%有轴向肌肉缺陷。43%的患者患有眼瘫,47%的患者患有吞咽困难和/或语言障碍。95%的病例CK水平较高(中位1495 IU /L)。90%的患者肌肉活检显示坏死,98%的患者有炎症。在随访期间,一半的患者表现出肌肉恶化(综合标准)。CK恢复迅速(中位18.5天)。远程幸存者保持独立,没有运动障碍或复发。在无监督的分析中,确定了三种不同的表型。第一组患者年龄较大,病情最严重,主要为男性,通常有肌痛,轴突病变和主要功能障碍。鳞状细胞病很常见,生物标志物很高,抗rach和抗条纹肌肉抗体经常出现。经常使用营养和呼吸支持,经常需要进行心肺复苏。第二种表型,中度严重,也主要影响男性,功能影响较小,鳞状细胞病变较少,生物标志物中等,艾滋病毒阳性程度较低。相比之下,第三种表型由更多的女性组成,她们通常在诊断时没有症状,自主性保持,罕见的鳞状细胞病变,生物标志物低,血清学大多为阴性。严重性的相关变量(复合)标准是:男,高龄、对症外观与周边myalgies亏空,发动机、一个ophtalmoplégie、呼吸或破坏球活检的坏死、纤维存在,以及较高的山峰和CK troponine和anti-RACh anti-muscles条纹或者抗体阳性。在50%的病例中,肌毒性与骨骼肌损伤的生命预后有关。这种并发症的范围可以概括为3个与预后密切相关的集群。在诊断中,肌肉骨骼体征的临床生物学严重程度、眼泡和/或呼吸体征的存在以及自身抗体与严重程度密切相关。这些因素有助于评估有效治疗这种主要是短暂的、无后遗症的并发症的效益/风险比(皮质激素治疗对肿瘤学的影响)。
{"title":"Myotoxicité induite par inhibiteurs de points de contrôle immunitaire : phénotypes cliniques et implications pronostiques","authors":"S. Tayb-Boulahfa , M.C. Bretagne , A. Rigolet , N. Champtiaux , H. Chassepot , F. Fer , S. Malartre , B. Rostom , B. Tendrel , D. Amelin , J. Dal Cin , S. Léonard-Louis , E. Ballot , M.A. Alyanakian , R. Alkouri , O. Benveniste , J.E. Salem , L. Pacoureau , Y. Allenbach","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.051","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.051","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La myotoxicité est la complication la plus létale des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire (ICI). Cependant, le spectre de ses manifestations est hétérogène et son pronostic reste imprévisible. Afin de proposer le plus rapidement possible des traitements adaptés aux pronostics individuels, il est nécessaire : (i) de reconnaître précocement cette complication, (ii) d’identifier des phénotypes et profils évolutifs homogènes pour (iii) définir des facteurs de risques d’évolution péjorative.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude rétrospective monocentrique incluant des patients ayant déclaré une myosite secondaire aux ICI entre janvier 2016 et juillet 2024. Le diagnostic était posé devant l’association de (i) un déficit musculaire et/ou de myalgies et/ou une élévation de la créatine kinase (CK) et (ii) d’inflammation musculaire attestée par la biopsie ou l’IRM musculaire. Les données cliniques et paracliniques ont été recueillies. L’évolution péjorative de l’atteinte musculaire a été définie par un critère composite comprenant une perte de l’autonomie motrice (mRS<!--> <!-->≥<!--> <!-->4) associée ou non au recours à un support nutritionnel ou ventilatoire. Une analyse non supervisée (analyse des correspondances multiples et classification hiérarchique) a été réalisée pour identifier des groupes homogènes de patients. Les facteurs associés à la gravité ont été identifiés par des analyses multivariées supervisées.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La cohorte comprenait 107 patients, d’âge médian 74 ans. Les patients (56 % de sexe masculin) étaient principalement exposés à une monothérapie ciblant l’axe PD1-PDL1 (83 %). La présentation clinique était hétérogène. La myotoxicité était révélée par des signes cliniques dans 77 % des cas. Parmi eux, la faiblesse musculaire et la dyspnée étaient les signes plus fréquents (64 % et 51 % respectivement), tandis que 27 % des patients présentait uniquement une élévation biologique des biomarqueurs musculaires et cardiaques. La majorité des patients (54 %) présentait un déficit musculaire proximal, 10 % en distal et 33 % en axial. 43 % des patients présentait une ophtalmoplégie et 47 % une dysphagie et/ou une dysphonie. Les CK étaient élevés dans 95 % des cas (médiane 1495 UI/L). 90 % des patients présentait une biopsie musculaire attestant de nécrose et 98 % d’inflammation. Au cours du suivi, la moitié des patients présentait une aggravation musculaire (critère composite). Les CK se normalisaient rapidement (médiane 18,5<!--> <!-->jours). À distance, les survivants restaient autonomes et ne présentaient ni handicap moteur ni rechute. L’analyse non supervisée permettait d’identifier trois phénotypes distincts. Le premier regroupait les patients les plus âgés et les plus sévèrement atteints, majoritairement des hommes, souvent myalgiques, avec atteinte axiale et retentissement fonctionnel majeur. L’atteinte bulbo-respiratoire y était","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Page A372"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594609","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.043
G. Moulis , M. Mahevas , J.F. Viallard , S. Chèze , L. Terriou , S. Audia , T. Moulinet , M. Ebbo , D. Gobert , A. Robbins , C. Gouguechon , J. Graveleau , T. Comont , A. Saunier , J. Faldlallah , M. Carreiro , P. Guilpain , H. Gil , M. Ruivard , N. Magy-Bertrand , B. Godeau
<div><h3>Introduction</h3><div>Le fostamatinib, est commercialisé en France en octobre 2021 dans l’indication du purpura thrombopénique immunologique (PTI) chronique en échec d’un autre traitement. La haute autorité de santé a recommandé son utilisation en cas de résistance ou contre-indication à d’autres traitements disponibles (agonistes du récepteur de la thrombopoïétine–ARTPO : eltrombopag, romiplostim ; le rituximab ; la splénectomie). Il a également été demandé la réalisation d’une étude prospective durant trois ans pour évaluer l’utilisation, l’efficacité et la sécurité de ce médicament. C’était les objectifs de cette étude.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>La source de la population était le registre français des patients atteints de PTI traités par fostamatinib, extension du registre CARMEN-France mise en place lors de la mise sur le marché du fostamatinib. Le registre CARMEN-France est le registre prospectif multicentrique du réseau du centre de référence français des cytopénies auto-immunes (CeReCAI), et suit prospectivement depuis 2013 des patients adultes ayant un diagnostic incident de PTI (50 centres ouverts en 2025). Les patients sont inclus dans le registre fostamatinib si : 1) ils sont déjà inclus dans le registre CARMEN-France et initient un traitement par fostamatinib ; ou 2) s’ils ne sont pas déjà inclus dans le registre en raison de PTI ancien, mais qu’ils initient un traitement par fostamatinib. Dans ce dernier cas, un recueil rétrospectif de l’histoire de la maladie est réalisé. Les patients ayant initié du fostamatinib entre octobre 2021 et octobre 2024 ont été sélectionnés pour la présente analyse. Nous décrivons les caractéristiques des patients, la durée d’exposition, l’obtention de réponse (numération plaquettaire–NP–<!--> <!-->≥<!--> <!-->30<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L à distance–au moins 4 semaines–d’un traitement de secours) à M3, M6, M12 et M24 avec et sans traitement concomitant, l’arrêt du fostamatinib, les effets indésirables ainsi que les thromboses, infections survenues.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Durant les 3 années de la cohorte, 148 patients ont été inclus (44,3 % des patients traités en France). L’âge médian au diagnostic de PTI était de 59 ans ; 55,5 % étaient des femmes ; 84,1 % avaient eu un saignement lié au PTI ; 30 avaient un PTI secondaire ; 89,1 % avaient un PTI chronique. La durée médiane du PTI à l’initiation du fostamatinib était de 7,2 ans et le nombre médian de traitements antérieurs était de 6. Les pourcentages de patients répondeurs étaient de 44,0 % (70/159) à M3, 41,9 % (62/148) à M6, 32,4 % (44/136) à M12 et 20,0 % (21/105) à M24. Une association thérapeutique était présente chez<!--> <!-->><!--> <!-->60,0 % des patients répondeurs à chaque moment d’évaluation. Le pourcentage cumulé de patients ayant arrêté le fostamatinib était de 27,0 % à M3, 44,6 % à M6, 55,9 % à M12 et 76,2 % à M24. Cent effets indésirables ont été rapportés, dont 8 graves, chez 61 (36
{"title":"Utilisation en vie réelle du fostamatinib dans le purpura thrombopénique immunologique. Résultats finaux à trois ans du registre français","authors":"G. Moulis , M. Mahevas , J.F. Viallard , S. Chèze , L. Terriou , S. Audia , T. Moulinet , M. Ebbo , D. Gobert , A. Robbins , C. Gouguechon , J. Graveleau , T. Comont , A. Saunier , J. Faldlallah , M. Carreiro , P. Guilpain , H. Gil , M. Ruivard , N. Magy-Bertrand , B. Godeau","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.043","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.043","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le fostamatinib, est commercialisé en France en octobre 2021 dans l’indication du purpura thrombopénique immunologique (PTI) chronique en échec d’un autre traitement. La haute autorité de santé a recommandé son utilisation en cas de résistance ou contre-indication à d’autres traitements disponibles (agonistes du récepteur de la thrombopoïétine–ARTPO : eltrombopag, romiplostim ; le rituximab ; la splénectomie). Il a également été demandé la réalisation d’une étude prospective durant trois ans pour évaluer l’utilisation, l’efficacité et la sécurité de ce médicament. C’était les objectifs de cette étude.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>La source de la population était le registre français des patients atteints de PTI traités par fostamatinib, extension du registre CARMEN-France mise en place lors de la mise sur le marché du fostamatinib. Le registre CARMEN-France est le registre prospectif multicentrique du réseau du centre de référence français des cytopénies auto-immunes (CeReCAI), et suit prospectivement depuis 2013 des patients adultes ayant un diagnostic incident de PTI (50 centres ouverts en 2025). Les patients sont inclus dans le registre fostamatinib si : 1) ils sont déjà inclus dans le registre CARMEN-France et initient un traitement par fostamatinib ; ou 2) s’ils ne sont pas déjà inclus dans le registre en raison de PTI ancien, mais qu’ils initient un traitement par fostamatinib. Dans ce dernier cas, un recueil rétrospectif de l’histoire de la maladie est réalisé. Les patients ayant initié du fostamatinib entre octobre 2021 et octobre 2024 ont été sélectionnés pour la présente analyse. Nous décrivons les caractéristiques des patients, la durée d’exposition, l’obtention de réponse (numération plaquettaire–NP–<!--> <!-->≥<!--> <!-->30<!--> <!-->×<!--> <!-->109/L à distance–au moins 4 semaines–d’un traitement de secours) à M3, M6, M12 et M24 avec et sans traitement concomitant, l’arrêt du fostamatinib, les effets indésirables ainsi que les thromboses, infections survenues.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Durant les 3 années de la cohorte, 148 patients ont été inclus (44,3 % des patients traités en France). L’âge médian au diagnostic de PTI était de 59 ans ; 55,5 % étaient des femmes ; 84,1 % avaient eu un saignement lié au PTI ; 30 avaient un PTI secondaire ; 89,1 % avaient un PTI chronique. La durée médiane du PTI à l’initiation du fostamatinib était de 7,2 ans et le nombre médian de traitements antérieurs était de 6. Les pourcentages de patients répondeurs étaient de 44,0 % (70/159) à M3, 41,9 % (62/148) à M6, 32,4 % (44/136) à M12 et 20,0 % (21/105) à M24. Une association thérapeutique était présente chez<!--> <!-->><!--> <!-->60,0 % des patients répondeurs à chaque moment d’évaluation. Le pourcentage cumulé de patients ayant arrêté le fostamatinib était de 27,0 % à M3, 44,6 % à M6, 55,9 % à M12 et 76,2 % à M24. Cent effets indésirables ont été rapportés, dont 8 graves, chez 61 (36","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Pages A364-A365"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594854","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-25DOI: 10.1016/j.revmed.2025.10.077
L.P. Zhao , O. Kosmider , M. Heiblig , T. Moulinet , T. Comont , H. Lobbes , J.D. Karam , T. Louis , S. Ardois , G. Le Guenno , V. Jachiet , L. Wolff , J. Hadjadj , J.D. Bouaziz , O. Fain , B. Terrier , S. Georgin-Lavialle , L. Larcher , E. Clappier , M. Sebert , P. Fenaux
<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome VEXAS (Vacuoles, E1 enzyme, X-linked, Autoinflammatory, Somatic) est une maladie auto-inflammatoire acquise de l’adulte, liée à des mutations somatiques du gène UBA1, associant manifestations inflammatoires systémiques et cytopénies. Les syndromes myélodysplasiques (SMD) sont fréquemment associés, mais la valeur diagnostique et pronostique des anomalies morphologiques et génétiques liées au SMD, ainsi que l’impact pronostique d’un SMD associé dans ce contexte, restent incertains. De même, la pertinence des scores pronostiques SMD (IPSS-R et IPSS-M) n’a pas été établie dans VEXAS.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Étude rétrospective multicentrique nationale incluant des patients adultes porteurs d’une mutation UBA1 confirmée et ayant bénéficié d’au moins un myélogramme et d’un NGS (panel de 31 gènes), entre 2009 et 2024. Les patients ont été classés en VEXAS avec SMD (VEXAS-SMD) ou sans SMD selon la classification OMS 2022. Un groupe contrôle de SMD sans mutation UBA1 a été constitué et apparié aux cas VEXAS-SMD selon l’âge, le sexe et la catégorie de risque IPSS-M (ratio 1 :3). Deux comparaisons ont été réalisées : VEXAS-SMD vs VEXAS sans SMD, et VEXAS-SMD vs SMD témoins.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 175 patients VEXAS ont été inclus (173 hommes, âge médian 74 ans), dont 79 (45 %) classés VEXAS-SMD et 96 sans SMD. Les deux groupes présentaient des profils hématologiques et médullaires globalement similaires, à l’exception d’une thrombopénie plus marquée dans les VEXAS-SMD (122 vs 174 G/L, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01). Le diagnostic de SMD était associé à une dysplasie multiligné, une augmentation des blastes médullaires et à des scores IPSS-R/M plus élevés (tous <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01). La fréquence des co-mutations était similaire entre les groupes, dominée par les mutations DNMT3A ou TET2 (31 % des VEXAS-SMD vs 35 % sans SMD, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->NS). Après un suivi médian de 4,5 ans, la survie globale (OS) était comparable (5,3 vs 3,8 ans, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,96), sans impact des paramètres cliniques, morphologiques ou génétiques, y compris du génotype UBA1 ou du nombre de co-mutations somatiques.</div><div>Comparés aux SMD témoins appariés, les VEXAS-SMD présentaient une anémie plus sévère (Hb 9,3 vs 10,6<!--> <!-->g/dL, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), une macrocytose accrue (VGM 102 vs 95 fL, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et une monocytopénie plus profonde(0,27 vs 0,37 G/L, p<!--> <!--><<!--> <!-->0,01). L’érythroblastopénie (17 % vs 7 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02), l’hypercellularité médullaire (46 % vs 23 %, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05) et l’hyperplasie mégacaryocytaire (27 % vs 13 %, p<!--> <!--><<!--> <!-->0,05) étaient également plus fréquentes. Sur le plan moléculaire, les VEXAS-SMD étaient enrichis en mutations DNMT3A (23 % vs 12 %, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05), tandis que le
VEXAS综合征(Vacuoles, E1酶,X-linked,自体炎症,躯体炎症)是一种获得性成人自身炎症性疾病,与UBA1基因的躯体突变有关,结合全身炎症和细胞减少。骨髓发育不良综合征(MDS)经常有关联,但与MDS相关的形态学和遗传异常的诊断和预后价值,以及相关MDS在这一背景下的预后影响仍不确定。同样,预测SMD分数(IPSS-R和IPSS-M)的相关性也没有在VEXAS中确定。患者与方法一项全国性的、多中心的回顾性研究,包括2009年至2024年期间接受至少一次骨髓造影术和31个基因组(NGS)的确认UBA1突变成年患者。根据世卫组织2022分类,患者被分为带SMD的VEXAS (VEXAS-SM)或不带SMD的VEXAS。根据年龄、性别和风险等级IPSS-M(比例1:3),建立了不含UBA1突变的SMD对照组,并与VEXAS-SMD病例进行了匹配。进行了两项比较:VEXAS-SM与没有SMD的VEXAS,以及VEXAS-SM与SMD对照组。结果共纳入175例VEXAS患者(173名男性,中位年龄74岁),其中79例(45%)为VEXAS- md, 96例为非md。两组血液学和髓系图谱大体相似,但VEXAS- MS - MD血小板减少更明显(122 vs 174 G/L, p . 0.01)。DSM的诊断与多系发育不良、脊髓水疱增加和IPSS-R/M评分较高(均为0.01)相关。两组之间的共突变频率相似,主要是DNMT3A或TET2突变(VEXAS-SM为31%,无SMD为35%,p = NS)。中位随访4.5年后,总生存率(OS)可比性(5.3 vs 3.8年,p = 0.96),不受临床、形态或遗传参数(包括UBA1基因型或体细胞共突变数)的影响。与匹配的DMS对照相比,VEXAS- MS表现出更严重的贫血(Hb 9.3 vs 10.6 g/dL, pp 0.001),增加的巨细胞增多(GV102 vs 95 fL, pp 0.001)和更深的单细胞减少(0.27 vs . 0.37 g/ L, pp 0.01)。红细胞减少症(17% vs . 7%, p = 0.02)、髓细胞增生(46% vs . 23%, p = 0.05)和巨核细胞增生(27% vs . 13%, p = 0.05)也更常见。分子水平上,VEXAS- MS - MD被DNMT3A突变丰富(23% vs . 12%, p . 0.05),而SMD对症组被TET2、SF3B1、ASXL1和SRSF2丰富(均为p . 0.01)。没有VEXAS-SM患者发展为白血病。然而,他们的总体生存率明显低于对照组(5.3年vs 8.7年;p &l; 0.0001)。IPSS-R和IPSS-M在DMS对照组中表现良好(c指数0.69和0.64),但在VEXAS- DMS对照组中判别能力较低(0.59和0.50)。在VEXAS患者中,SMD和非SMD之间的区别似乎是有限的,具有相似的血液学和分子图谱以及相似的生存率。相比之下,VEXAS- MS - MD与配对的DMS有明显的区别,因为它们的生物学特征和较差的预后,可能与炎症和感染并发症有关,而不是克隆进展。结论我们的数据表明,VEXAS是一个独特的临床生物学实体,在传统的DMS评分中没有得到充分的考虑。他们强调了整合血液学和炎症参数的特定预后工具的必要性,并支持在抗炎药耐药患者中靶向UBA1克隆(azacitidine,严重形式的同种异体)治疗的价值,而不管是否存在DMS。
{"title":"Signification clinique et pronostique des anomalies liées aux syndromes myélodysplasiques dans le syndrome VEXAS","authors":"L.P. Zhao , O. Kosmider , M. Heiblig , T. Moulinet , T. Comont , H. Lobbes , J.D. Karam , T. Louis , S. Ardois , G. Le Guenno , V. Jachiet , L. Wolff , J. Hadjadj , J.D. Bouaziz , O. Fain , B. Terrier , S. Georgin-Lavialle , L. Larcher , E. Clappier , M. Sebert , P. Fenaux","doi":"10.1016/j.revmed.2025.10.077","DOIUrl":"10.1016/j.revmed.2025.10.077","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome VEXAS (Vacuoles, E1 enzyme, X-linked, Autoinflammatory, Somatic) est une maladie auto-inflammatoire acquise de l’adulte, liée à des mutations somatiques du gène UBA1, associant manifestations inflammatoires systémiques et cytopénies. Les syndromes myélodysplasiques (SMD) sont fréquemment associés, mais la valeur diagnostique et pronostique des anomalies morphologiques et génétiques liées au SMD, ainsi que l’impact pronostique d’un SMD associé dans ce contexte, restent incertains. De même, la pertinence des scores pronostiques SMD (IPSS-R et IPSS-M) n’a pas été établie dans VEXAS.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Étude rétrospective multicentrique nationale incluant des patients adultes porteurs d’une mutation UBA1 confirmée et ayant bénéficié d’au moins un myélogramme et d’un NGS (panel de 31 gènes), entre 2009 et 2024. Les patients ont été classés en VEXAS avec SMD (VEXAS-SMD) ou sans SMD selon la classification OMS 2022. Un groupe contrôle de SMD sans mutation UBA1 a été constitué et apparié aux cas VEXAS-SMD selon l’âge, le sexe et la catégorie de risque IPSS-M (ratio 1 :3). Deux comparaisons ont été réalisées : VEXAS-SMD vs VEXAS sans SMD, et VEXAS-SMD vs SMD témoins.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 175 patients VEXAS ont été inclus (173 hommes, âge médian 74 ans), dont 79 (45 %) classés VEXAS-SMD et 96 sans SMD. Les deux groupes présentaient des profils hématologiques et médullaires globalement similaires, à l’exception d’une thrombopénie plus marquée dans les VEXAS-SMD (122 vs 174 G/L, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01). Le diagnostic de SMD était associé à une dysplasie multiligné, une augmentation des blastes médullaires et à des scores IPSS-R/M plus élevés (tous <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01). La fréquence des co-mutations était similaire entre les groupes, dominée par les mutations DNMT3A ou TET2 (31 % des VEXAS-SMD vs 35 % sans SMD, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->NS). Après un suivi médian de 4,5 ans, la survie globale (OS) était comparable (5,3 vs 3,8 ans, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,96), sans impact des paramètres cliniques, morphologiques ou génétiques, y compris du génotype UBA1 ou du nombre de co-mutations somatiques.</div><div>Comparés aux SMD témoins appariés, les VEXAS-SMD présentaient une anémie plus sévère (Hb 9,3 vs 10,6<!--> <!-->g/dL, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), une macrocytose accrue (VGM 102 vs 95 fL, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et une monocytopénie plus profonde(0,27 vs 0,37 G/L, p<!--> <!--><<!--> <!-->0,01). L’érythroblastopénie (17 % vs 7 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02), l’hypercellularité médullaire (46 % vs 23 %, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05) et l’hyperplasie mégacaryocytaire (27 % vs 13 %, p<!--> <!--><<!--> <!-->0,05) étaient également plus fréquentes. Sur le plan moléculaire, les VEXAS-SMD étaient enrichis en mutations DNMT3A (23 % vs 12 %, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05), tandis que le","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"46 ","pages":"Page A392"},"PeriodicalIF":0.9,"publicationDate":"2025-11-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145594997","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}