Pub Date : 2019-12-01Epub Date: 2020-05-27DOI: 10.1016/j.fjpsy.2019.10.289
G. Dehaene-Lambertz
Nous apprenons avec notre cerveau et ce que nous apprenons transforme notre cerveau. La période de l’enfance est une période de changements rapides liés au calendrier de maturation hétérogène et prolongé des différentes régions cérébrales que nous commençons à mieux comprendre grâce à l’imagerie cérébrale. Bien loin d’être passifs, les jeunes enfants ont un appétit d’apprendre et de comprendre ce qui se passe autour d’eux. Ils savent anticiper, prédire et déduire comme de véritables petits chercheurs. Les découvertes en sciences cognitives de ces dernières années ont changé notre façon d’appréhender les apprentissages précoces. Cette vision plus dynamique des apprentissages initiaux, basée sur un enfant qui émet et vérifie en permanence des hypothèses permet de comprendre comment certaines trajectoires développementales peuvent s’éloigner progressivement de la « normalité » si les hypothèses initiales sont biaisées par une architecture cérébrale ou un environnement non escomptés dans notre histoire évolutive.
{"title":"Apprendre, le talent des humains en développement","authors":"G. Dehaene-Lambertz","doi":"10.1016/j.fjpsy.2019.10.289","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.fjpsy.2019.10.289","url":null,"abstract":"<div><p>Nous apprenons avec notre cerveau et ce que nous apprenons transforme notre cerveau. La période de l’enfance est une période de changements rapides liés au calendrier de maturation hétérogène et prolongé des différentes régions cérébrales que nous commençons à mieux comprendre grâce à l’imagerie cérébrale. Bien loin d’être passifs, les jeunes enfants ont un appétit d’apprendre et de comprendre ce qui se passe autour d’eux. Ils savent anticiper, prédire et déduire comme de véritables petits chercheurs. Les découvertes en sciences cognitives de ces dernières années ont changé notre façon d’appréhender les apprentissages précoces. Cette vision plus dynamique des apprentissages initiaux, basée sur un enfant qui émet et vérifie en permanence des hypothèses permet de comprendre comment certaines trajectoires développementales peuvent s’éloigner progressivement de la « normalité » si les hypothèses initiales sont biaisées par une architecture cérébrale ou un environnement non escomptés dans notre histoire évolutive.</p></div>","PeriodicalId":12420,"journal":{"name":"French Journal of Psychiatry","volume":"1 ","pages":"Page S1"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2019-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"71883544","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2019-12-01Epub Date: 2020-05-27DOI: 10.1016/j.fjpsy.2019.10.202
M.L. Menard , O. Bonnot , D. Cohen , F. Askenazy
Au travers de trois études françaises effectuées en population pédiatrique, nous proposons de présenter des données récentes sur l’usage des antipsychotiques et d’exposer le concept de psychopharmacologie développementale dans la prise en charge du syndrome de Prader-Willi. Données épidémiologiques et d’usage en vie réelle des antipsychotiques en France : la prescription d’antipsychotiques (AP) en France chez l’enfant et l’adolescent ne concerne que 0,3 % de la population générale. Ce chiffre est faible, si on le met en rapport avec les indications des AP que sont les schizophrénies précoces, les troubles bipolaires, certains troubles du comportement en lien avec la déficience intellectuelle ou l’autisme et le syndrome de Gilles de la Tourette. Surtout, il apparaît que ces médicaments sont prescrits de façon inadéquate. Nous proposons de présenter les données de travaux récents basés sur les données individuelles des registres de la caisse primaire d’assurance maladies de Loire Atlantique et de les comparer avec la littérature européenne et mondiale. Antipsychotiques : les enseignements de l’étude ETAPE : dans le contexte d’une hausse des prescriptions des antipsychotiques (AP) hors Autorisation de Mise sur le Marché sur ces quinze dernières années en population pédiatrique, l’étude ETAPE, nationale, multicentrique, prospective, a déterminé le taux d’incidence des événements indésirables au cours d’un suivi de 12 mois chez des enfants et des adolescents de 6 à 18 ans exposés pour la première fois à un AP. L’étude a été financée par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits dérivés (ANSM 2012- 004546-15) et est inscrite sur ClinicalTrials.gov (NCT02007928). Nous proposons d’en présenter les principaux résultats. Le concept de psychopharmacologie développementale, l’exemple du syndrome de Prader-Willi : le syndrome de Prader-Willi (SPW) est un trouble rare du développement associé à des anomalies génétiques sur le chromosome 15 (q11-q13). Les nourrissons atteints de SPW manifestent une alimentation orale et sociale insuffisante. L’usage de l’ocytocine intranasale présentent des effets indésirables et les antipsychotiques de deuxième génération ne sont pas indiqués en raison d’effets secondaires métaboliques. Nous présenterons les résultats d’un essai randomisé contrôlé qui soutient l’utilisation du topiramate pour les troubles du comportement alimentaire associé au SPW (NCT02810483 – clinicaltrials.gov).
通过在儿科人群中进行的三项法国研究,我们建议介绍抗精神病药物使用的最新数据,并阐述Prader-Willi综合征管理中的发展心理药理学概念。法国抗精神病药物的流行病学和现实生活数据:法国儿童和青少年的抗精神病药处方(AP)仅涉及0.3%的普通人群。如果与早期精神分裂症、双相情感障碍、某些与智力残疾或自闭症相关的行为障碍以及Gilles de la Tourette综合征的PA适应症相关,这一数字很低。最重要的是,这些药物似乎处方不当。我们建议根据卢瓦尔亚特兰蒂斯主要保险公司(Caisse primaire d‘assurance maladies de Loire Atlantice)登记册中的个人数据介绍最近的工作数据,并将其与欧洲和世界文献进行比较。抗精神病药物:ETAPE研究的经验教训:在过去15年中,儿科人群中非上市抗精神病药(PA)处方增加的背景下,国家、多中心、前瞻性的ETAPE研究确定了首次接触PA的6至18岁儿童和青少年12个月随访期间不良事件的发生率。该研究由国家药品和衍生物安全局(ANSM 2012-004546-15)资助,并在ClinicalTrials.gov(NCT02007928)上注册。我们建议介绍主要结果。发育性精神药理学的概念,以Prader-Willi综合征为例:Prader-Willi综合征(PWS)是一种罕见的发育障碍,与15号染色体(Q11-Q13)的遗传异常有关。患有SPW的婴儿表现出口腔和社会营养不足。鼻内催产素的使用会产生不良影响,由于代谢副作用,第二代抗精神病药物不适用。我们将介绍一项随机对照试验的结果,该试验支持使用托吡酯治疗与SPW相关的饮食行为障碍(NCT02810483–ClinicalTrials.gov)。
{"title":"Psychotropes chez l’enfant et l’adolescent : points d’actualités","authors":"M.L. Menard , O. Bonnot , D. Cohen , F. Askenazy","doi":"10.1016/j.fjpsy.2019.10.202","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.fjpsy.2019.10.202","url":null,"abstract":"<div><p>Au travers de trois études françaises effectuées en population pédiatrique, nous proposons de présenter des données récentes sur l’usage des antipsychotiques et d’exposer le concept de psychopharmacologie développementale dans la prise en charge du syndrome de Prader-Willi. Données épidémiologiques et d’usage en vie réelle des antipsychotiques en France : la prescription d’antipsychotiques (AP) en France chez l’enfant et l’adolescent ne concerne que 0,3 % de la population générale. Ce chiffre est faible, si on le met en rapport avec les indications des AP que sont les schizophrénies précoces, les troubles bipolaires, certains troubles du comportement en lien avec la déficience intellectuelle ou l’autisme et le syndrome de Gilles de la Tourette. Surtout, il apparaît que ces médicaments sont prescrits de façon inadéquate. Nous proposons de présenter les données de travaux récents basés sur les données individuelles des registres de la caisse primaire d’assurance maladies de Loire Atlantique et de les comparer avec la littérature européenne et mondiale. Antipsychotiques : les enseignements de l’étude ETAPE : dans le contexte d’une hausse des prescriptions des antipsychotiques (AP) hors Autorisation de Mise sur le Marché sur ces quinze dernières années en population pédiatrique, l’étude ETAPE, nationale, multicentrique, prospective, a déterminé le taux d’incidence des événements indésirables au cours d’un suivi de 12 mois chez des enfants et des adolescents de 6 à 18 ans exposés pour la première fois à un AP. L’étude a été financée par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits dérivés (ANSM 2012- 004546-15) et est inscrite sur ClinicalTrials.gov (<span>NCT02007928</span><svg><path></path></svg>). Nous proposons d’en présenter les principaux résultats. Le concept de psychopharmacologie développementale, l’exemple du syndrome de Prader-Willi : le syndrome de Prader-Willi (SPW) est un trouble rare du développement associé à des anomalies génétiques sur le chromosome 15 (q11-q13). Les nourrissons atteints de SPW manifestent une alimentation orale et sociale insuffisante. L’usage de l’ocytocine intranasale présentent des effets indésirables et les antipsychotiques de deuxième génération ne sont pas indiqués en raison d’effets secondaires métaboliques. Nous présenterons les résultats d’un essai randomisé contrôlé qui soutient l’utilisation du topiramate pour les troubles du comportement alimentaire associé au SPW (<span>NCT02810483</span><svg><path></path></svg> – clinicaltrials.gov).</p></div>","PeriodicalId":12420,"journal":{"name":"French Journal of Psychiatry","volume":"1 ","pages":"Pages S22-S23"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2019-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"71883628","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2019-12-01Epub Date: 2020-05-27DOI: 10.1016/j.fjpsy.2019.10.238
P. Courtet
Abstract not received.
未收到摘要。
{"title":"Omics in suicide","authors":"P. Courtet","doi":"10.1016/j.fjpsy.2019.10.238","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.fjpsy.2019.10.238","url":null,"abstract":"<div><p>Abstract not received.</p></div>","PeriodicalId":12420,"journal":{"name":"French Journal of Psychiatry","volume":"1 ","pages":"Page S34"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2019-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"71883577","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2019-12-01Epub Date: 2020-05-27DOI: 10.1016/j.fjpsy.2019.10.232
L. Boyer , G. Fond , V. Paul , V. Orleans , P.-M. Llorca
Excess mortality in persons with severe mental disorders (SMD) is a major public health challenge that warrants action. The majority of deaths in persons with SMD are due to preventable physical diseases, including cancer, cardiovascular disease, respiratory disease, infections, trauma… This oral presentation aims to present the works done by our lab on the French national hospital database (Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI)), in which administrative and medical information is systematically collected for acute (PMSI-MCO) and psychiatric (PMSI-PSY) care. We will cover three main topics (cancer and end-of-life, trauma and perinatality) that illustrate disparities in care for persons with SMD.
{"title":"The somatic care delivered to SZ patients: Focus on traumatology, cancer and perinatality","authors":"L. Boyer , G. Fond , V. Paul , V. Orleans , P.-M. Llorca","doi":"10.1016/j.fjpsy.2019.10.232","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.fjpsy.2019.10.232","url":null,"abstract":"<div><p><span>Excess mortality in persons with severe mental disorders (SMD) is a major </span>public health<span> challenge that warrants action. The majority of deaths in persons with SMD are due to preventable physical diseases, including cancer, cardiovascular disease, respiratory disease, infections, trauma… This oral presentation aims to present the works done by our lab on the French national hospital database (Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI)), in which administrative and medical information is systematically collected for acute (PMSI-MCO) and psychiatric (PMSI-PSY) care. We will cover three main topics (cancer and end-of-life, trauma and perinatality) that illustrate disparities in care for persons with SMD.</span></p></div>","PeriodicalId":12420,"journal":{"name":"French Journal of Psychiatry","volume":"1 ","pages":"Page S33"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2019-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"71883581","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2019-12-01Epub Date: 2020-05-27DOI: 10.1016/j.fjpsy.2019.10.178
S. Garny de La Rivière , N. Cruz Rufino , C.E. Notredame , B. Mirkovic
Le suicide représente une des principales causes de mortalité, potentiellement évitable, chez les adolescents et les jeunes adultes [1]. Les modèles actuels sur les conduites suicidaires à l’adolescence ont souligné l’importance de distinguer auto-agressivité non suicidaire et conduites suicidaires où l’intentionnalité de mort est au premier plan. Les conduites suicidaires sont définies comme un spectre s’étendant des idées suicidaires au suicide, en passant par les tentatives de suicide [2]. La prise en charge des adolescents suicidants est difficile et marquée par un important taux de récidive. Le taux de récidive suicidaire chez les adolescents est estimé autour de 30 % [3]. Ce risque est au plus haut les 6 premiers mois après la première tentative et le risque de compléter un suicide est 100 fois supérieur chez les individus qui ont fait une tentative de suicide. Dans ce contexte, il apparaît clairement que la lutte contre la récidive est un enjeu majeur. Cependant, les facteurs de récidive suicidaire ne sont pas suffisamment identifiés en population adolescente et les stratégies de prévention secondaire manquent cruellement d’évaluations. Dans la première partie du symposium, Boran Mirkovic présentera les résultats d’une étude de cohorte française de 320 adolescents hospitalisés pour une tentative de suicide et suivis pendant 12 mois. Un modèle de récidive sera proposé en intégrant aux facteurs de risque habituels, des facteurs de protection, afin d’aider les cliniciens à mieux identifier les sujets à haut risque de récidive. La deuxième partie, sera consacrée aux résultats préliminaires d’une étude de comparaison entre la France et le Brésil. Natalia Cruz Rufino décrira les spécificités épidémiologiques et cliniques des adolescents suicidants brésiliens, en particulier la place des facteurs de risque et de protection associés à la récidive suicidaire. Enfin, Charles-Édouard Notredame présentera les données de fonctionnement de Vigilans auprès de 7900 adultes et 1300 enfants et adolescents entrés dans le dispositif entre 2014 et 2018. Les comparaisons des populations en termes de nombre d’appels reçus, passés et/ou aboutis, d’envois de cartes postales et d’évolution clinique seront mis en perspective par l’expérience clinique des VigilanSeurs.
{"title":"Tentatives de suicide à l’adolescence : comment lutter contre la récidive ?","authors":"S. Garny de La Rivière , N. Cruz Rufino , C.E. Notredame , B. Mirkovic","doi":"10.1016/j.fjpsy.2019.10.178","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.fjpsy.2019.10.178","url":null,"abstract":"<div><p>Le suicide représente une des principales causes de mortalité, potentiellement évitable, chez les adolescents et les jeunes adultes <span>[1]</span>. Les modèles actuels sur les conduites suicidaires à l’adolescence ont souligné l’importance de distinguer auto-agressivité non suicidaire et conduites suicidaires où l’intentionnalité de mort est au premier plan. Les conduites suicidaires sont définies comme un spectre s’étendant des idées suicidaires au suicide, en passant par les tentatives de suicide <span>[2]</span>. La prise en charge des adolescents suicidants est difficile et marquée par un important taux de récidive. Le taux de récidive suicidaire chez les adolescents est estimé autour de 30 % <span>[3]</span>. Ce risque est au plus haut les 6 premiers mois après la première tentative et le risque de compléter un suicide est 100 fois supérieur chez les individus qui ont fait une tentative de suicide. Dans ce contexte, il apparaît clairement que la lutte contre la récidive est un enjeu majeur. Cependant, les facteurs de récidive suicidaire ne sont pas suffisamment identifiés en population adolescente et les stratégies de prévention secondaire manquent cruellement d’évaluations. Dans la première partie du symposium, Boran Mirkovic présentera les résultats d’une étude de cohorte française de 320 adolescents hospitalisés pour une tentative de suicide et suivis pendant 12 mois. Un modèle de récidive sera proposé en intégrant aux facteurs de risque habituels, des facteurs de protection, afin d’aider les cliniciens à mieux identifier les sujets à haut risque de récidive. La deuxième partie, sera consacrée aux résultats préliminaires d’une étude de comparaison entre la France et le Brésil. Natalia Cruz Rufino décrira les spécificités épidémiologiques et cliniques des adolescents suicidants brésiliens, en particulier la place des facteurs de risque et de protection associés à la récidive suicidaire. Enfin, Charles-Édouard Notredame présentera les données de fonctionnement de Vigilans auprès de 7900 adultes et 1300 enfants et adolescents entrés dans le dispositif entre 2014 et 2018. Les comparaisons des populations en termes de nombre d’appels reçus, passés et/ou aboutis, d’envois de cartes postales et d’évolution clinique seront mis en perspective par l’expérience clinique des VigilanSeurs.</p></div>","PeriodicalId":12420,"journal":{"name":"French Journal of Psychiatry","volume":"1 ","pages":"Pages S14-S15"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2019-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"71883910","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2019-12-01Epub Date: 2020-05-27DOI: 10.1016/j.fjpsy.2019.10.180
N. Cruz Rufino , B. Mirkovic , T. Marques Fidalgo , J. Pinto Moreira dos Santos , D. Cohen , D. Xavier da Silveira
<div><h3>Introduction</h3><p>In Brazil, epidemiological data have shown an increase in suicide rates among adolescents in the past three decades. There are few data available concerning prevalence of suicidal behavior (SB) in this population. In France (a country with different socioeconomic characteristics), SBs are better studied. Understand the individual and environmental factors associated to suicidality is mandatory in order to think about public policies and interventions. We aimed to compare two clinical samples of adolescents suicide attempters, one from France and other from Brazil, in order to investigate clinical, cultural and environmental factors associated to SB.</p></div><div><h3>Method</h3><p><span>We compared 45 Brazilian adolescents admitted to the emergency department<span><span> of a university hospital in São Paulo, Brazil and 320 adolescents hospitalized in 5 pediatric departments across France, after a suicide attempt (SA). Several validated instrument were used in both countries, including the Kiddie schedule for affective Disorders and Schizophrenia–present and lifetime version, The Columbia Suicide Severity Rating Scale, The </span>Beck Depression Inventory, The </span></span>Beck Hopelessness Scale, The Adolescent Coping Scale, The Spirituality Scale, The Ab-DIB and the Relationship style questionnaire and Dep-Ado. Descriptive analyses and univariate and multiple regression models were completed.</p></div><div><h3>Results</h3><p>There was no significant differences between the 2 groups for age, sex, number of siblings, family structure, or special schooling. Brazilian adolescents had more antecedents of previous (<em>P<!--> </em>=<!--> <!-->0,002) and lifetime number of SAs (<em>P<!--> </em>=<!--> <!-->0.001); more deliberated self-harm (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0,001); more diagnostic of borderline (<em>P</em> 0.002) and lifetime anxiety disorder diagnosis (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001); higher score of depressive symptoms (<em>P</em> <!--><<!--> <span>0.001) and alcohol and cannabis use (</span><em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001); presented attachment styles more detached (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001), insecure (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001) and worried (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001); scored higher on spirituality and beliefs (<em>P<!--> </em>=<!--> <!-->0.021); relied more on social action (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001) and spiritually (<em>P</em> <!--><<!--> <span>0.001). French scored higher for use of other drugs (</span><em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001); as well as on self-discovery (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001); life philosophy (<em>P<!--> </em>=<!--> <!-->0.01); autonomy (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001); coping with social support (<em>P<!--> </em>=<!--> <!-->0.011); investing in friends (<em>P<!--> </em>=<!--> <!-->0.004); wishful thinking (<em>P<!--> </em>=<!--> <!-->0.002) and physical recreation (<em>P<!--> </em>=<!--> <!-->0.013).</
{"title":"Suicide attempts among French and Brazilian adolescents. A comparative study of clinical, cultural and environmental factors","authors":"N. Cruz Rufino , B. Mirkovic , T. Marques Fidalgo , J. Pinto Moreira dos Santos , D. Cohen , D. Xavier da Silveira","doi":"10.1016/j.fjpsy.2019.10.180","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.fjpsy.2019.10.180","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><p>In Brazil, epidemiological data have shown an increase in suicide rates among adolescents in the past three decades. There are few data available concerning prevalence of suicidal behavior (SB) in this population. In France (a country with different socioeconomic characteristics), SBs are better studied. Understand the individual and environmental factors associated to suicidality is mandatory in order to think about public policies and interventions. We aimed to compare two clinical samples of adolescents suicide attempters, one from France and other from Brazil, in order to investigate clinical, cultural and environmental factors associated to SB.</p></div><div><h3>Method</h3><p><span>We compared 45 Brazilian adolescents admitted to the emergency department<span><span> of a university hospital in São Paulo, Brazil and 320 adolescents hospitalized in 5 pediatric departments across France, after a suicide attempt (SA). Several validated instrument were used in both countries, including the Kiddie schedule for affective Disorders and Schizophrenia–present and lifetime version, The Columbia Suicide Severity Rating Scale, The </span>Beck Depression Inventory, The </span></span>Beck Hopelessness Scale, The Adolescent Coping Scale, The Spirituality Scale, The Ab-DIB and the Relationship style questionnaire and Dep-Ado. Descriptive analyses and univariate and multiple regression models were completed.</p></div><div><h3>Results</h3><p>There was no significant differences between the 2 groups for age, sex, number of siblings, family structure, or special schooling. Brazilian adolescents had more antecedents of previous (<em>P<!--> </em>=<!--> <!-->0,002) and lifetime number of SAs (<em>P<!--> </em>=<!--> <!-->0.001); more deliberated self-harm (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0,001); more diagnostic of borderline (<em>P</em> 0.002) and lifetime anxiety disorder diagnosis (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001); higher score of depressive symptoms (<em>P</em> <!--><<!--> <span>0.001) and alcohol and cannabis use (</span><em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001); presented attachment styles more detached (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001), insecure (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001) and worried (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001); scored higher on spirituality and beliefs (<em>P<!--> </em>=<!--> <!-->0.021); relied more on social action (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001) and spiritually (<em>P</em> <!--><<!--> <span>0.001). French scored higher for use of other drugs (</span><em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001); as well as on self-discovery (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001); life philosophy (<em>P<!--> </em>=<!--> <!-->0.01); autonomy (<em>P</em> <!--><<!--> <!-->0.001); coping with social support (<em>P<!--> </em>=<!--> <!-->0.011); investing in friends (<em>P<!--> </em>=<!--> <!-->0.004); wishful thinking (<em>P<!--> </em>=<!--> <!-->0.002) and physical recreation (<em>P<!--> </em>=<!--> <!-->0.013).</","PeriodicalId":12420,"journal":{"name":"French Journal of Psychiatry","volume":"1 ","pages":"Pages S15-S16"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2019-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"71883909","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2019-12-01Epub Date: 2020-05-27DOI: 10.1016/j.fjpsy.2019.10.212
S. Gard
Résumé non reçu.
未收到摘要。
{"title":"Évolution prospective des symptômes et du traitement du trouble bipolaire en fonction de la séquence et du délai d’installation avec un trouble lié à l’usage d’alcool","authors":"S. Gard","doi":"10.1016/j.fjpsy.2019.10.212","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.fjpsy.2019.10.212","url":null,"abstract":"<div><p>Résumé non reçu.</p></div>","PeriodicalId":12420,"journal":{"name":"French Journal of Psychiatry","volume":"1 ","pages":"Page S27"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2019-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"71883864","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2019-12-01Epub Date: 2020-05-27DOI: 10.1016/j.fjpsy.2019.10.283
T. Delcourt
Addictions sexuelles liées au cybersexe - Remaniement identitaire transgenre
Les pédopsychiatres sont de plus en plus souvent confrontés à des situations de mal-être et de souffrance des adolescent(e)s en lien avec leur approche du sexe et de leur identité sexuelle. Certains sont pris dans une addiction à la pornographie sur internet qui s’aggrave tandis qu’ils se replient sur eux-mêmes, de plus en plus incapables d’affronter une relation sociale. D’autres en viennent à confondre la réalité avec une réalité virtuelle de plus en plus palpable. Grâce aux technologies numériques qui se sont enrichies de contenus interactifs en 3.0 et 4.0, ils concrétisent des fantasmes jusque-là inimaginables qu’ils osent à peine décrire lors des consultations (zoophilie, nain en situation incestueuse, violences sexuelles meurtrières…). D’autres présentent des troubles obsessionnels compulsifs et phobies d’impulsion de passage à l’acte envahissantes après avoir visionné des contenus pornographiques traumatiques. Se posent également de façon aiguë des questions d’orientation et de choix sexuel après des expériences en groupe et/ou bisexuelles qu’ils/elles ont eu « pour faire comme les autres ». De plus en plus souvent, un(e) adolescent(e) d’allure androgyne vient demander, et parfois exiger un certificat pour effectuer une réattribution de genre qu’il/elle a décidé par soi-même. Face à cette évolution assez déroutante, quelle attitude éthique le pédopsychiatre peut ou doit prendre, en tenant compte des évolutions législatives dans le domaine de l’identité sexuelle et face à la montée en puissance de la pornographie chez les très jeunes adolescent(e)s ? Est-il, doit-il être encore un soignant qui s’attarde au sens d’un comportement générateur ou révélateur de mal-être ? Quand et comment (re)devient-il un thérapeute face ces adolescents en pleine mue sociétale qu’il ne s’agit ni de juger, ni de remettre dans le droit chemin, mais qui ne sont pas à l’abri de décompensations graves, y compris de conduites suicidaires.
{"title":"Adolescence actuelle : questions d’identité et de sexualité","authors":"T. Delcourt","doi":"10.1016/j.fjpsy.2019.10.283","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.fjpsy.2019.10.283","url":null,"abstract":"<div><h3>Addictions sexuelles liées au cybersexe - Remaniement identitaire transgenre</h3><p>Les pédopsychiatres sont de plus en plus souvent confrontés à des situations de mal-être et de souffrance des adolescent(e)s en lien avec leur approche du sexe et de leur identité sexuelle. Certains sont pris dans une addiction à la pornographie sur internet qui s’aggrave tandis qu’ils se replient sur eux-mêmes, de plus en plus incapables d’affronter une relation sociale. D’autres en viennent à confondre la réalité avec une réalité virtuelle de plus en plus palpable. Grâce aux technologies numériques qui se sont enrichies de contenus interactifs en 3.0 et 4.0, ils concrétisent des fantasmes jusque-là inimaginables qu’ils osent à peine décrire lors des consultations (zoophilie, nain en situation incestueuse, violences sexuelles meurtrières…). D’autres présentent des troubles obsessionnels compulsifs et phobies d’impulsion de passage à l’acte envahissantes après avoir visionné des contenus pornographiques traumatiques. Se posent également de façon aiguë des questions d’orientation et de choix sexuel après des expériences en groupe et/ou bisexuelles qu’ils/elles ont eu « pour faire comme les autres ». De plus en plus souvent, un(e) adolescent(e) d’allure androgyne vient demander, et parfois exiger un certificat pour effectuer une réattribution de genre qu’il/elle a décidé par soi-même. Face à cette évolution assez déroutante, quelle attitude éthique le pédopsychiatre peut ou doit prendre, en tenant compte des évolutions législatives dans le domaine de l’identité sexuelle et face à la montée en puissance de la pornographie chez les très jeunes adolescent(e)s ? Est-il, doit-il être encore un soignant qui s’attarde au sens d’un comportement générateur ou révélateur de mal-être ? Quand et comment (re)devient-il un thérapeute face ces adolescents en pleine mue sociétale qu’il ne s’agit ni de juger, ni de remettre dans le droit chemin, mais qui ne sont pas à l’abri de décompensations graves, y compris de conduites suicidaires.</p></div>","PeriodicalId":12420,"journal":{"name":"French Journal of Psychiatry","volume":"1 ","pages":"Pages S9-S10"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2019-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"71883904","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2019-12-01Epub Date: 2020-05-27DOI: 10.1016/j.fjpsy.2019.10.278
N. Nabhan Abou , C. Guillé
À la fois devoir primordial du médecin et droit essentiel du patient, le secret médical trouve sa justification dans la nécessaire protection de l’intimité et de la vie privée du sujet ainsi que dans la confiance devant exister entre ce dernier et le professionnel de santé.
Le secret professionnel s’impose à tous les médecins et porte sur toutes les informations que celui-ci a reçues comme confidences du patient mais aussi sur tout ce dont il a eu connaissance c’est-à-dire ce qu’il a pu entendre, constater ou déduire. En outre, le secret médical s’applique aussi bien aux éléments relatifs à l’état de santé du patient qu’aux informations à caractère personnel.
De multiples sources font référence au secret médical. Ainsi, celui-ci est imposé par le Code de déontologie médicale [1], le Code de la sécurité sociale [2] ou encore par le Code de la santé publique [3]. En outre, le Code pénal réprime, dans son article 226–13, l’infraction de violation du secret professionnel pour laquelle la peine encourue est de un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Enfin, la Cour de cassation est venue, dès le XIXe siècle, affirmer le caractère général et absolu du secret médical.
Toutefois, s’agissant des expertises psychiatriques, l’étendue du secret professionnel pose difficulté. En effet, dans ce cadre, le médecin n’intervient pas en tant que soignant mais en vertu d’un mandat qui lui a été donné par le magistrat afin d’éclairer ce dernier.
Sera plus particulièrement abordée, dans cette rencontre, l’expertise réalisée en matière pénale mais pas que, l’examen psychiatrique en garde à vue et les autres situations où le praticien se trouve face à la justice.
{"title":"Le psychiatre face à la justice : la place du secret professionnel","authors":"N. Nabhan Abou , C. Guillé","doi":"10.1016/j.fjpsy.2019.10.278","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.fjpsy.2019.10.278","url":null,"abstract":"<div><p>À la fois devoir primordial du médecin et droit essentiel du patient, le secret médical trouve sa justification dans la nécessaire protection de l’intimité et de la vie privée du sujet ainsi que dans la confiance devant exister entre ce dernier et le professionnel de santé.</p><p>Le secret professionnel s’impose à tous les médecins et porte sur toutes les informations que celui-ci a reçues comme confidences du patient mais aussi sur tout ce dont il a eu connaissance c’est-à-dire ce qu’il a pu entendre, constater ou déduire. En outre, le secret médical s’applique aussi bien aux éléments relatifs à l’état de santé du patient qu’aux informations à caractère personnel.</p><p>De multiples sources font référence au secret médical. Ainsi, celui-ci est imposé par le Code de déontologie médicale <span>[1]</span>, le Code de la sécurité sociale <span>[2]</span> ou encore par le Code de la santé publique <span>[3]</span>. En outre, le Code pénal réprime, dans son article 226–13, l’infraction de violation du secret professionnel pour laquelle la peine encourue est de un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Enfin, la Cour de cassation est venue, dès le XIX<sup>e</sup> siècle, affirmer le caractère général et absolu du secret médical.</p><p>Toutefois, s’agissant des expertises psychiatriques, l’étendue du secret professionnel pose difficulté. En effet, dans ce cadre, le médecin n’intervient pas en tant que soignant mais en vertu d’un mandat qui lui a été donné par le magistrat afin d’éclairer ce dernier.</p><p>Sera plus particulièrement abordée, dans cette rencontre, l’expertise réalisée en matière pénale mais pas que, l’examen psychiatrique en garde à vue et les autres situations où le praticien se trouve face à la justice.</p></div>","PeriodicalId":12420,"journal":{"name":"French Journal of Psychiatry","volume":"1 ","pages":"Pages S7-S8"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2019-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"71883703","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2019-12-01Epub Date: 2020-05-27DOI: 10.1016/j.fjpsy.2019.10.273
N. Franck , J. Dubreucq , M.C. Bralet , C. Quilès
Durant les dernières années, la réhabilitation psychosociale (RPS) est entrée dans les politiques publiques (décret du 27 juillet 2017, MaSanté2022, stratégie pluriannuelle de la HAS..) avec des financements fléchés versés aux ARS dès la fin de l’année 2018. Or elle reste mal connue et la population prise en charge par les dispositifs de psychiatrie y accède encore très peu. Dans l’idéal, quels patients doivent bénéficier de la RPS ? Qui devrait la mettre en œuvre ? Quel est son impact ? Cette rencontre tentera de répondre à toutes ces questions grâce à l’expérience et aux travaux de centres pionniers implantés dans toute la France. Elle permettra d’envisager les principes, les outils et les apports de la RPS à travers des exemples très concrets et des échanges avec la salle. La RPS regroupe des pratiques destinées à favoriser le rétablissement et l’inclusion sociale des personnes ayant des troubles psychiques sévères (troubles du spectre de la schizophrénie, troubles du spectre de l’autisme, troubles bipolaires, troubles sévères de la personnalité, etc.). Elle s’appuie sur la mise en évidence de leurs ressources, y compris cognitives, et sur le renforcement de leurs capacités de décision et d’action [1], [2]. Cette session témoigne de la pluralité et de l’ampleur des travaux engagés. Faisant état d’une expérience déjà solide, elle permettra d’embrasser la complexité, la diversité et la richesse de cette discipline porteuse d’espoir pour ses usagers comme pour ses professionnels [3]. Elle fera le lien entre, d’une part, les aspects théoriques et, d’autre part, les programmes d’évaluation et de soin et les organisations pratiques (centres et réseaux de soin spécialisés). Elle proposera un état des lieux des procédés thérapeutiques (psychoéducation, remédiation cognitive, entraînement de la cognition sociale, accompagnement vers l’emploi, entraide entre pairs, etc.) des réflexions théoriques, de l’enseignement et des recherches [4] dans le champ de la RPS. La RPS devrait représenter la norme en termes de prise en charge des troubles psychiques sévères, dans la mesure où elle constitue un facteur crucial de continuité des parcours, de prévention des rechutes et d’inclusion sociale. L’articulation des structures spécialisées dans la RPS avec le secteur de psychiatrie générale et la répartition des rôles entre dispositifs seront donc envisagées et des pistes d’amélioration seront proposées.
{"title":"Favoriser les pratiques orientées rétablissement en France après l’instruction DGOS de janvier 2019 sur la réhabilitation psycho-sociale","authors":"N. Franck , J. Dubreucq , M.C. Bralet , C. Quilès","doi":"10.1016/j.fjpsy.2019.10.273","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.fjpsy.2019.10.273","url":null,"abstract":"<div><p>Durant les dernières années, la réhabilitation psychosociale (RPS) est entrée dans les politiques publiques (décret du 27 juillet 2017, MaSanté2022, stratégie pluriannuelle de la HAS..) avec des financements fléchés versés aux ARS dès la fin de l’année 2018. Or elle reste mal connue et la population prise en charge par les dispositifs de psychiatrie y accède encore très peu. Dans l’idéal, quels patients doivent bénéficier de la RPS ? Qui devrait la mettre en œuvre ? Quel est son impact ? Cette rencontre tentera de répondre à toutes ces questions grâce à l’expérience et aux travaux de centres pionniers implantés dans toute la France. Elle permettra d’envisager les principes, les outils et les apports de la RPS à travers des exemples très concrets et des échanges avec la salle. La RPS regroupe des pratiques destinées à favoriser le rétablissement et l’inclusion sociale des personnes ayant des troubles psychiques sévères (troubles du spectre de la schizophrénie, troubles du spectre de l’autisme, troubles bipolaires, troubles sévères de la personnalité, etc.). Elle s’appuie sur la mise en évidence de leurs ressources, y compris cognitives, et sur le renforcement de leurs capacités de décision et d’action <span>[1]</span>, <span>[2]</span>. Cette session témoigne de la pluralité et de l’ampleur des travaux engagés. Faisant état d’une expérience déjà solide, elle permettra d’embrasser la complexité, la diversité et la richesse de cette discipline porteuse d’espoir pour ses usagers comme pour ses professionnels <span>[3]</span>. Elle fera le lien entre, d’une part, les aspects théoriques et, d’autre part, les programmes d’évaluation et de soin et les organisations pratiques (centres et réseaux de soin spécialisés). Elle proposera un état des lieux des procédés thérapeutiques (psychoéducation, remédiation cognitive, entraînement de la cognition sociale, accompagnement vers l’emploi, entraide entre pairs, etc.) des réflexions théoriques, de l’enseignement et des recherches <span>[4]</span> dans le champ de la RPS. La RPS devrait représenter la norme en termes de prise en charge des troubles psychiques sévères, dans la mesure où elle constitue un facteur crucial de continuité des parcours, de prévention des rechutes et d’inclusion sociale. L’articulation des structures spécialisées dans la RPS avec le secteur de psychiatrie générale et la répartition des rôles entre dispositifs seront donc envisagées et des pistes d’amélioration seront proposées.</p></div>","PeriodicalId":12420,"journal":{"name":"French Journal of Psychiatry","volume":"1 ","pages":"Pages S5-S6"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2019-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"71883707","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}