Pub Date : 2025-10-25DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.054
C. Bourzeix , J. Olagne , M. Evrard , A. Duval , E. Puskarczyk
<div><h3>Objectif</h3><div>Présenter un cas grave d’atteinte rénale observée au décours d’une consommation régulière de ɣ-butyrolactone (GBL) dans un contexte de chemsex ; discuter le mécanisme toxique possible.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Revue ciblée de la littérature, documentation et discussion du cas clinique.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Un homme de 40 ans consulte son médecin traitant pour les suites d’une chirurgie de hernie inguinale traitée par AINS et pour le renouvellement de son traitement préventif pré-exposition de l’infection par le VIH (PrEP). Le bilan biologique de routine retrouve une insuffisance rénale aiguë (IRA) sévère de stade KDIGO 3 (créatininémie à 793 μmol/L, hyperkaliémie<!--> <!-->><!--> <!-->7,0 mmol/L et acidose métabolique) nécessitant une admission aux urgences puis en réanimation. Le patient bénéficie de deux séances d’hémodialyse. Le bilan étiologique revient négatif, le scanner thoraco-abdomino-pelvien réalisé écarte une cause obstructive. La reprise attentive de l’interrogatoire révèle un patient adepte du chemsex, avec la consommation régulière d’un nettoyant automobile contenant 99,0 % de GBL : le patient consomme l’équivalent de 10 à 12<!--> <!-->mL de GBL pur par soirée, 2 à 3 fois par semaine, depuis 5 ans. En outre, depuis 6 à 8 mois, la consommation s’est majorée : devenue quotidienne et associée à d’autres substances psychoactives comme la 3-MMC, une cathinone de synthèse. Les néphrologues retiennent le profil organique de l’insuffisance rénale avec une protéinurie à 0,6 g/24 heures. La ponction-biopsie rénale réalisée à j<!--> <!-->+<!--> <!-->3 de la prise en charge aux urgences montre une nécrose tubulaire aiguë et un dépôt intra-tubulaire de cristaux d’oxalate de calcium.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Précurseur de l’acide ɣ-hydroxybutyrique (GHB), le GBL est accessible en détournant l’usage de certains produits du marché accessibles au grand public. Le GHB agit au niveau central comme neuro-modulateur du système GABAergique. Trois récepteurs centraux du GHB ont été identifiés : GABA<sub>A</sub>, GABA<sub>B</sub> et un récepteur spécifique. La consommation de GBL, procure des effets euphorisant, désinhibant et myorelaxant <span><span>[1]</span></span>, effets recherchés dans la pratique de chemsex. Après ingestion, le GBL est métabolisé en GHB par des lactonases hépatique et plasmatique d’expression augmentée lors d’une exposition chronique. Le métabolisme du GHB reste encore imparfaitement décrit, mais une biotransformation intensive en acides apparentés, dont l’acide glycolique, est classiquement admise <span><span>[2]</span></span>. De récentes études métabolomiques non ciblées confirment la présence d’acide glycolique à des concentrations significatives dans les urines de volontaires exposés à du GHB <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[4]</span></span>. Par ailleurs, l’atteinte rénale observée dans les intoxications par éthylène glycol est la conséquenc
{"title":"Nécrose tubulaire aiguë et consommation addictive importante de GBL : à propos d’un cas","authors":"C. Bourzeix , J. Olagne , M. Evrard , A. Duval , E. Puskarczyk","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.054","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.054","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Présenter un cas grave d’atteinte rénale observée au décours d’une consommation régulière de ɣ-butyrolactone (GBL) dans un contexte de chemsex ; discuter le mécanisme toxique possible.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Revue ciblée de la littérature, documentation et discussion du cas clinique.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Un homme de 40 ans consulte son médecin traitant pour les suites d’une chirurgie de hernie inguinale traitée par AINS et pour le renouvellement de son traitement préventif pré-exposition de l’infection par le VIH (PrEP). Le bilan biologique de routine retrouve une insuffisance rénale aiguë (IRA) sévère de stade KDIGO 3 (créatininémie à 793 μmol/L, hyperkaliémie<!--> <!-->><!--> <!-->7,0 mmol/L et acidose métabolique) nécessitant une admission aux urgences puis en réanimation. Le patient bénéficie de deux séances d’hémodialyse. Le bilan étiologique revient négatif, le scanner thoraco-abdomino-pelvien réalisé écarte une cause obstructive. La reprise attentive de l’interrogatoire révèle un patient adepte du chemsex, avec la consommation régulière d’un nettoyant automobile contenant 99,0 % de GBL : le patient consomme l’équivalent de 10 à 12<!--> <!-->mL de GBL pur par soirée, 2 à 3 fois par semaine, depuis 5 ans. En outre, depuis 6 à 8 mois, la consommation s’est majorée : devenue quotidienne et associée à d’autres substances psychoactives comme la 3-MMC, une cathinone de synthèse. Les néphrologues retiennent le profil organique de l’insuffisance rénale avec une protéinurie à 0,6 g/24 heures. La ponction-biopsie rénale réalisée à j<!--> <!-->+<!--> <!-->3 de la prise en charge aux urgences montre une nécrose tubulaire aiguë et un dépôt intra-tubulaire de cristaux d’oxalate de calcium.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Précurseur de l’acide ɣ-hydroxybutyrique (GHB), le GBL est accessible en détournant l’usage de certains produits du marché accessibles au grand public. Le GHB agit au niveau central comme neuro-modulateur du système GABAergique. Trois récepteurs centraux du GHB ont été identifiés : GABA<sub>A</sub>, GABA<sub>B</sub> et un récepteur spécifique. La consommation de GBL, procure des effets euphorisant, désinhibant et myorelaxant <span><span>[1]</span></span>, effets recherchés dans la pratique de chemsex. Après ingestion, le GBL est métabolisé en GHB par des lactonases hépatique et plasmatique d’expression augmentée lors d’une exposition chronique. Le métabolisme du GHB reste encore imparfaitement décrit, mais une biotransformation intensive en acides apparentés, dont l’acide glycolique, est classiquement admise <span><span>[2]</span></span>. De récentes études métabolomiques non ciblées confirment la présence d’acide glycolique à des concentrations significatives dans les urines de volontaires exposés à du GHB <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[4]</span></span>. Par ailleurs, l’atteinte rénale observée dans les intoxications par éthylène glycol est la conséquenc","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Page S114"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145365845","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-25DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.051
P. Boltz , C. Moulut , D. Belin , L. Gerardin , A. Gatin , E. Puskarczyk
<div><h3>Objectif</h3><div>Les antigels, liquides de refroidissement et lave-glaces automobiles contiennent souvent de l’éthylène glycol (1,2-éthanediol, CAS 107-21-1), en concentration variable selon la température de protection ciblée et la présentation : produit prêt à l’emploi ou non. Nous rapportons l’intoxication aiguë par éthylène glycol (EG) d’un nourrisson via son biberon accidentellement préparé avec du lave-glace automobile déconditionné.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Description du cas clinique, revue ciblée de la littérature.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Une fillette de 46<!--> <!-->jours, 5,100<!--> <!-->kg, sans autre antécédent qu’un reflux traité par Gaviscon®, reçoit de ses parents un biberon de lait artificiel reconstitué avec le liquide présent dans une bouteille d’eau alimentaire contenant en réalité 150 mL de lave-glace concentré (10 % d’EG, 60 % d’éthanol, sans amérisant) QSP 1 litre d’eau. L’enfant boit 120 mL, soit 1,8<!--> <!-->g d’EG (0,4<!--> <!-->mL/kg) et 10,8<!--> <!-->g d’éthanol (2,2 mL/kg). À l’admission aux urgences à h2,5, la clinique est sans particularité, l’enfant n’a pas vomi. Le centre antipoison préconise un dosage d’EG en urgence, ou une alcoolémie et une glycémie vu l’horaire de garde de nuit. L’administration de 4-méthylpyrazole (4-MP, Fomépizole®) est discutée. Dans les bilans (h4, h12, h24), la créatinine et l’ionogramme sanguin restent normaux. À la gazométrie artérielle initiale, le pH est égal à 7,44, la pCO<sub>2</sub> à 35 et le trou anionique à 24,7<!--> <!-->mmol/L. L’EG est dosé à 0,33 g/L et la glycémie à 0,95<!--> <!-->g/L à 3<!--> <!-->h<!--> <!-->20 de l’ingestion. 15<!--> <!-->mg/kg de 4-méthylpyrazole sont administrés à h7,5. À h12, l’EG dosé à 0,19 g/L motive une seconde dose de 4-MP (7,5 mg/kg à h17). Les concentrations sanguines d’éthanol et de fomépizole n’ont pas été documentées. Restée asymptomatique, l’enfant rentre à domicile à h36 ; elle n’a pas été dialysée.</div><div>L’EG est un liquide incolore, inodore, sirupeux, soluble dans l’eau et l’éthanol. Sa saveur douceâtre facilite son ingestion ; ici, le biberon est entièrement bu. Sa toxicité est due aux métabolites hépatiques dont l’acide glycolique (acidose) et l’acide oxalique (coma, acidose métabolique avec trou anionique et osmolaire augmentés et insuffisance rénale aiguë par formation de cristaux d’oxalate). Éthanol et 4-MP, les deux antidotes de l’EG agissent en inhibant l’alcool déshydrogénase, première enzyme de la voie métabolique. Chez l’enfant, l’intoxication est crainte dès la dose de 0,1<!--> <!-->mL/kg (0,11<!--> <!-->mg/kg, d<!--> <!-->=<!--> <!-->1113) ; celle de 1 mL/kg (1,11<!--> <!-->mg/kg) est potentiellement létale. L’absorption orale de l’EG et de l’éthanol est rapide (30 minutes). Les signes de l’intoxication par EG sont retardés 4 à 12<!--> <!-->h après exposition, mais les signes d’imprégnation alcooliques sont précoces, comme pour tout alcool. L’enfant reste asymptomatique, alors que le
ObjectifLes防冻剂,液体冷却和垫圈的汽车往往含有乙二醇(1,2,107-21-1)为例,在浓度不同针对性的保护和展示的温度:是否准备使用的产品。我们报告了一名婴儿的急性乙二醇(EG)中毒事件,他的奶瓶是用拆装的汽车清洗机意外准备的。方法临床病例描述,目标文献综述。RésultatsUne 46天,女孩5,100公斤,无需由Gaviscon回流史某条约®,父母收到一个奶瓶的人工合成与液态奶实际上现在一瓶饮用水中含有150毫升浓垫圈(eg 10%, 60%的乙醇,而amérisant)等于1升水。孩子喝1200毫升,相当于1.8 g (eg) 0.4 mL / kg和10.8克乙醇(220毫升/公斤)。下午2点25分送进急诊室,诊所没有什么特别之处,孩子没有呕吐。中毒中心呼吁紧急eg搭配,或者一个带有酒精和夜间血糖见到值班时间。讨论了4-甲基吡唑(4-MP,福美唑®)的使用。在平衡(h4, h12, h24)中,肌酸和血液电离图保持正常。原来的动脉gazométrie 7.44、pCO2, pH等于35和阴离子洞至24.7 mmol / L。“eg血糖测定为0.33 g / L和0.95 g / L ~ 3时20分的摄入。4-甲基吡唑在h7,5时给药15mg /kg。h12,激励“eg搅拌至0.19 g / L的一秒钟,4-MP (7.5 mg / kg剂量)。血液浓度的乙醇和fomépizole没有被记录在案。在没有症状的情况下,该儿童于下午36时回家;她还没有透析。“eg凄凉为无色、无味的液体,溶于水和乙醇。其味甜容易吞咽;喝奶瓶,这里完全是。其毒性是由于肝肾代谢产物,其中乙醇酸()和草酸(酮症酸中毒昏迷、代谢性酸中毒阴离子与洞和osmolaire增加训练和急性肾衰竭的草酸盐晶体)。乙醇和4-MP行事,两位“eg的解毒剂,抑制乙醇脱氢酶作用,第一种酶的代谢途径。在儿童中,0.1 mL/kg (0.11 mg/kg, d = 1113)的剂量足以引起中毒;比1 mL / kg (1.11 mg / kg)是潜在的致命性。口服EG和乙醇吸收快(30分钟)。EG中毒的迹象会在接触后4至12小时延迟,但与任何酒精一样,酒精浸渍的迹象会较早出现。儿童仍然是无症状的,而酒精浸效应(EG和乙醇)逾期co-ingestion乙醇不限制、保护的直接影响神经系统。半衰期为3 840小时“eg,成年人和儿童2.5小时,长期受到儿童的解药:9分,比成年人快下午(19.7%)[1]。对于报告的病例,在15h时计算的半衰期(1阶动力学)允许将h时EG的循环浓度外推至0.1 g/L以下,并在没有生物控制的情况下停止治疗。中毒ConclusionLes出版物EG人生只有几周的时间很少。没有临床症状初步不排除中毒的风险。紧急剂量和4-MP治疗的可用性是适当治疗的先决条件:早期治疗可以避免任何临床和副临床后果。最后,预防策略似乎是必要的,以限制二次包装中毒的风险。这种情况有利于大剂量的摄入,特别是当对毒素的感官感知不是天生的保护作用时。
{"title":"Biberon à l’éthylène glycol : intoxication d’un nourrisson de 46 jours","authors":"P. Boltz , C. Moulut , D. Belin , L. Gerardin , A. Gatin , E. Puskarczyk","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.051","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.051","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Les antigels, liquides de refroidissement et lave-glaces automobiles contiennent souvent de l’éthylène glycol (1,2-éthanediol, CAS 107-21-1), en concentration variable selon la température de protection ciblée et la présentation : produit prêt à l’emploi ou non. Nous rapportons l’intoxication aiguë par éthylène glycol (EG) d’un nourrisson via son biberon accidentellement préparé avec du lave-glace automobile déconditionné.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Description du cas clinique, revue ciblée de la littérature.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Une fillette de 46<!--> <!-->jours, 5,100<!--> <!-->kg, sans autre antécédent qu’un reflux traité par Gaviscon®, reçoit de ses parents un biberon de lait artificiel reconstitué avec le liquide présent dans une bouteille d’eau alimentaire contenant en réalité 150 mL de lave-glace concentré (10 % d’EG, 60 % d’éthanol, sans amérisant) QSP 1 litre d’eau. L’enfant boit 120 mL, soit 1,8<!--> <!-->g d’EG (0,4<!--> <!-->mL/kg) et 10,8<!--> <!-->g d’éthanol (2,2 mL/kg). À l’admission aux urgences à h2,5, la clinique est sans particularité, l’enfant n’a pas vomi. Le centre antipoison préconise un dosage d’EG en urgence, ou une alcoolémie et une glycémie vu l’horaire de garde de nuit. L’administration de 4-méthylpyrazole (4-MP, Fomépizole®) est discutée. Dans les bilans (h4, h12, h24), la créatinine et l’ionogramme sanguin restent normaux. À la gazométrie artérielle initiale, le pH est égal à 7,44, la pCO<sub>2</sub> à 35 et le trou anionique à 24,7<!--> <!-->mmol/L. L’EG est dosé à 0,33 g/L et la glycémie à 0,95<!--> <!-->g/L à 3<!--> <!-->h<!--> <!-->20 de l’ingestion. 15<!--> <!-->mg/kg de 4-méthylpyrazole sont administrés à h7,5. À h12, l’EG dosé à 0,19 g/L motive une seconde dose de 4-MP (7,5 mg/kg à h17). Les concentrations sanguines d’éthanol et de fomépizole n’ont pas été documentées. Restée asymptomatique, l’enfant rentre à domicile à h36 ; elle n’a pas été dialysée.</div><div>L’EG est un liquide incolore, inodore, sirupeux, soluble dans l’eau et l’éthanol. Sa saveur douceâtre facilite son ingestion ; ici, le biberon est entièrement bu. Sa toxicité est due aux métabolites hépatiques dont l’acide glycolique (acidose) et l’acide oxalique (coma, acidose métabolique avec trou anionique et osmolaire augmentés et insuffisance rénale aiguë par formation de cristaux d’oxalate). Éthanol et 4-MP, les deux antidotes de l’EG agissent en inhibant l’alcool déshydrogénase, première enzyme de la voie métabolique. Chez l’enfant, l’intoxication est crainte dès la dose de 0,1<!--> <!-->mL/kg (0,11<!--> <!-->mg/kg, d<!--> <!-->=<!--> <!-->1113) ; celle de 1 mL/kg (1,11<!--> <!-->mg/kg) est potentiellement létale. L’absorption orale de l’EG et de l’éthanol est rapide (30 minutes). Les signes de l’intoxication par EG sont retardés 4 à 12<!--> <!-->h après exposition, mais les signes d’imprégnation alcooliques sont précoces, comme pour tout alcool. L’enfant reste asymptomatique, alors que le","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Page S112"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366047","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-25DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.074
P. Thiebot , N. Djaker , T. Schiestel , F. Vorspan , N. Auzeil , V. Clergue-Duval , L. Labat
<div><h3>Objectif</h3><div>Le suivi toxicologique en addictologie repose essentiellement sur l’analyse d’urines pour évaluer la consommation de substances, l’abstinence et l’observance thérapeutique. Toutefois, cette méthode présente deux limitations majeures : elle peut être perçue comme portant atteinte à l’intimité en raison du recueil supervisé, et occasionne une perte de temps inhérente à la nécessité d’une miction spontanée. La salive a été proposée comme matrice alternative pour pallier ces contraintes. Cette étude vise à évaluer l’applicabilité clinique et les performances analytiques du dépistage toxicologique salivaire chez des patients souffrant de troubles de l’usage de substances.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Des prélèvements d’urine et de salive ont été réalisés simultanément en consultation d’addictologie, avec accord d’un CPP (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->50). Les résultats urinaires des immunoanalyses (IA) (Alinity, Abbott), <em>gold standard</em> en addictologie, puis du <em>screening</em> par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse à haute résolution (UHPLC-HRMS) ont été comparés à ceux des échantillons salivaires, réalisés par système de prélèvement microvolumétrique VAMS® Mitra (recueil précis et rapide en 10 secondes) et analysés par UHPLC-HRMS. L’analyse a porté sur les substances habituellement recherchées en addictologie : amphétamines (AMPH), benzodiazépines (BZD), buprénorphine (BUP), cannabis (CAN), cocaïne (COC), méthadone (METH), ecstasy (MDMA) et opiacés (OPI). La concordance a été définie par la présence ou l’absence du composé parent et/ou de son métabolite dans la salive lorsque l’IA urinaire était respectivement positive ou négative.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le recueil de salive a été significativement mieux perçu : 88 % des patients l’ont jugé acceptable contre 28 % pour l’urine. Parmi les 50 urines testées par IA, 23 étaient positives aux BZD, 16 au CAN, 13 à la METH, 11 à la COC, 5 à la BUP, 4 aux OPI, 1 aux AMPH et aucun à la MDMA ; avec confirmation par UHPLC-HRMS. Parmi les 8 substances testées, 4 ont montré une concordance de 100 % : AMPH, MDMA, METH et OPI. Les concordances étaient respectivement de 98 %, 96 %, 92 % et 88 % pour le CAN, la COC, la BUP et les BZD ; avec pour quelques échantillons la détection d’une substance et/ou de son(ses) métabolite(s) dans la salive alors que l’IA urinaire été négative (BUP, COC, CAN) ou l’inverse (BUP, BZD). Les BZD sont connues comme étant difficiles à détecter dans la salive, en raison de leur faible diffusion dans cette matrice <span><span>[1]</span></span>. À l’inverse, pour la COC et le CAN, la fenêtre de détection semblait plus large, permettant la détection à distance de la dernière prise chez 3 consommateurs.</div><div>Au total, la comparaison des <em>screenings</em> urinaires et salivaires par UHPLC-HRMS a permis de retrouver : 5 molécules uniquement dans la salive, 52 détectées dans les deux matrices, 27 parfois dét
{"title":"Évaluation d’un système de microéchantillonnage salivaire dans la prise en charge des troubles de l’usage de substances : applicabilité clinique et performance analytique","authors":"P. Thiebot , N. Djaker , T. Schiestel , F. Vorspan , N. Auzeil , V. Clergue-Duval , L. Labat","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.074","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.074","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Le suivi toxicologique en addictologie repose essentiellement sur l’analyse d’urines pour évaluer la consommation de substances, l’abstinence et l’observance thérapeutique. Toutefois, cette méthode présente deux limitations majeures : elle peut être perçue comme portant atteinte à l’intimité en raison du recueil supervisé, et occasionne une perte de temps inhérente à la nécessité d’une miction spontanée. La salive a été proposée comme matrice alternative pour pallier ces contraintes. Cette étude vise à évaluer l’applicabilité clinique et les performances analytiques du dépistage toxicologique salivaire chez des patients souffrant de troubles de l’usage de substances.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Des prélèvements d’urine et de salive ont été réalisés simultanément en consultation d’addictologie, avec accord d’un CPP (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->50). Les résultats urinaires des immunoanalyses (IA) (Alinity, Abbott), <em>gold standard</em> en addictologie, puis du <em>screening</em> par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse à haute résolution (UHPLC-HRMS) ont été comparés à ceux des échantillons salivaires, réalisés par système de prélèvement microvolumétrique VAMS® Mitra (recueil précis et rapide en 10 secondes) et analysés par UHPLC-HRMS. L’analyse a porté sur les substances habituellement recherchées en addictologie : amphétamines (AMPH), benzodiazépines (BZD), buprénorphine (BUP), cannabis (CAN), cocaïne (COC), méthadone (METH), ecstasy (MDMA) et opiacés (OPI). La concordance a été définie par la présence ou l’absence du composé parent et/ou de son métabolite dans la salive lorsque l’IA urinaire était respectivement positive ou négative.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le recueil de salive a été significativement mieux perçu : 88 % des patients l’ont jugé acceptable contre 28 % pour l’urine. Parmi les 50 urines testées par IA, 23 étaient positives aux BZD, 16 au CAN, 13 à la METH, 11 à la COC, 5 à la BUP, 4 aux OPI, 1 aux AMPH et aucun à la MDMA ; avec confirmation par UHPLC-HRMS. Parmi les 8 substances testées, 4 ont montré une concordance de 100 % : AMPH, MDMA, METH et OPI. Les concordances étaient respectivement de 98 %, 96 %, 92 % et 88 % pour le CAN, la COC, la BUP et les BZD ; avec pour quelques échantillons la détection d’une substance et/ou de son(ses) métabolite(s) dans la salive alors que l’IA urinaire été négative (BUP, COC, CAN) ou l’inverse (BUP, BZD). Les BZD sont connues comme étant difficiles à détecter dans la salive, en raison de leur faible diffusion dans cette matrice <span><span>[1]</span></span>. À l’inverse, pour la COC et le CAN, la fenêtre de détection semblait plus large, permettant la détection à distance de la dernière prise chez 3 consommateurs.</div><div>Au total, la comparaison des <em>screenings</em> urinaires et salivaires par UHPLC-HRMS a permis de retrouver : 5 molécules uniquement dans la salive, 52 détectées dans les deux matrices, 27 parfois dét","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S125-S126"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366141","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-25DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.047
M. Araoud, A. Majoul, A. Nouioui, A. Garouachi, N. Brahmi, H. Gorbel, A. Hedhili
<div><h3>Objectif</h3><div>Le plomb a été classé parmi les dix polluants les plus dangereux pour la santé humaine par l’Organisation mondiale de la santé <span><span>[1]</span></span>. Il affecte plusieurs organes du corps, notamment le système nerveux central, le foie, le système hématopoïétique et le rein <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>. Le saturnisme constitue une des maladies professionnelles prépondérantes et un véritable problème de santé publique. Cette étude a été menée afin d’étudier certains marqueurs biologiques chez des ouvriers chroniquement exposés au plomb, et explorer leur éventuelle relation de cause à effet avec la fonction rénale.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Une étude rétrospective sur une population constituée de 591 travailleurs de deux entreprises de fabrication d’accumulateurs a été réalisée, en se basant sur les bilans bio-toxicologiques individuels.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La plombémie (Pb) moyenne chez les travailleurs était de 644,4<!--> <!-->±<!--> <!-->293,8<!--> <!-->μg/L, supérieure à la limite nationale fixée par l’institut de santé et de sécurité de travail (400<!--> <!-->μg/L). Elle était inférieure à 400<!--> <!-->μg/L pour 17 % de la population étudiée, comprise entre 400 et 600<!--> <!-->μg/L pour 61 % des individus, et supérieure à 800<!--> <!-->μg/L pour 22 % d’entre eux. La plomburie (Pb-u) moyenne chez les travailleurs était égale à 142,7<!--> <!-->±<!--> <!-->281,1<!--> <!-->mg/g de créatinine. La concentration moyenne de l’acide delta-aminolévulinique urinaire (ALA-u) était de 12,35<!--> <!-->±<!--> <!-->14,29<!--> <!-->mg/g de créatinine. L’urémie, la créatininémie, et la créatininurie étaient proportionnelles à la plombémie (Pb). La concentration moyenne de l’ALA-u était significativement plus élevée (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001) chez le groupe de travailleurs ayant une Pb supérieure à 800<!--> <!-->μg/L, avec un dépassement de la valeur seuil fixée (5<!--> <!-->mg/g de créatinine). Tous les travailleurs qui ont présenté une hypercréatininémie avaient une Pb supérieure à 400<!--> <!-->μg/L (elle dépassait 800<!--> <!-->μg/L pour 39 %). De plus, la Pb, la Pb-u, le taux de l’ALA-u, et l’urémie étaient significativement (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) plus élevés chez les travailleurs ayant une hypercréatininémie par rapport à ceux ne présentant pas cette perturbation biologique. Parmi les ouvriers ayant une urémie supérieure à la valeur usuelle (7<!--> <!-->mmol/L), 92,5 % avaient une Pb qui dépassait 400<!--> <!-->μg/L, dont 43 % avec une Pb supérieure à 800<!--> <!-->μg/L. Une augmentation significative (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) a été notée au niveau de la Pb, la Pb-u, le taux de l’ALA-u, et la créatinémie chez les travailleurs ayant une augmentation de l’urémie par rapport à ceux ne présentant cette perturbation biologique. L’analyse bivariée a révélé une corrélation significative entre la Pb et la Pb-u (r<!--> <!-->=<!
铅被世界卫生组织列为对人类健康最危险的十大污染物之一[1]。它影响身体的几个器官,包括中枢神经系统、肝脏、造血系统和肾脏。肥胖是主要的职业病之一,也是一个真正的公共卫生问题。这项研究是为了研究长期接触铅的工人的某些生物标志物,并探索它们与肾功能的可能因果关系。方法对两家蓄电池制造公司的591名工人进行了回顾性研究,并对其进行了生物毒理学评估。结果表明,工人的平均铅含量为644.4±293.8 μg/L,高于职业健康与安全研究所规定的400 μg/L的国家限值。17%的研究人群的浓度低于400 μg/L, 61%的研究人群的浓度在400 - 600 μg/L之间,22%的研究人群的浓度高于800 μg/L。工人的平均铅含量(Pb-u)为142.7±281.1 mg/g肌酸。尿中delta- aminolevulinic酸(ALA-u)的平均浓度为12.35±14.29 mg/g肌酸。尿素血症、肌酸血症和肌酸尿症与铅含量(Pb)成正比。在Pb大于800 μg/L且超过阈值(5 mg/g肌酸)的工人组中,ALA-u的平均浓度显著更高(p . 0.0001)。所有患有高肌酸血症的工人的Pb均大于400 μg/L(39%的工人大于800 μg/L)。此外,与没有这种生物紊乱的工人相比,高肌酸血症工人的Pb、Pb-u、ALA-u水平和尿素水平明显更高(0.001)。在尿素水平高于正常值(7 mmol/L)的工人中,92.5%的Pb值高于400 μg/L, 43%的Pb值高于800 μg/L。与没有这种生物紊乱的工人相比,尿素升高的工人的Pb、Pb-u、ALA-u水平和肌酸血症显著增加(p . 0.001)。bivariée分析发现,使用之间存在显著相关性(r = Pb和Pb-u 0.556; p < 0.01)、Pb和l’ALA-u之间(r = 0,569; p < 0.01)、Pb和l’urémie之间(r = 0,257; p < Pb和0.01),和之间(r = 0.133 créatininémie; p = 0.012)。值得一提的是,Pb和ALA-u通常观察之间的相关性为基点,超过600μg / L,但两者之间在本研究的一个显著的生物标志物发现同一组工人具有Pb小于或等于600μg / L (r = 0 274, p = 0.002)。线性回归分析证实,Pb是肌酸血症和尿素血症增加的预测因素。结论:长期接触铅会产生不良影响,导致严重的健康问题。因此,必须采取预防措施,以减轻身体负担,避免对健康产生不利影响。土星肾病是一种潜伏的、晚期的病理。正在研究的生物标志物,特别是铅血症(一种生物接触标志物)和ALA-U效应标志物,可以作为可靠的早期指标,用于评估饱和浸渍,并在这些长期接触这种肾毒性金属的工人的毒理学监测框架内提供高级诊断。
{"title":"Intérêt des biomarqueurs d’exposition et d’effet dans l’étude de la néphrotoxicité du plomb chez des travailleurs d’industries de fabrication d’accumulateurs","authors":"M. Araoud, A. Majoul, A. Nouioui, A. Garouachi, N. Brahmi, H. Gorbel, A. Hedhili","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.047","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.047","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Le plomb a été classé parmi les dix polluants les plus dangereux pour la santé humaine par l’Organisation mondiale de la santé <span><span>[1]</span></span>. Il affecte plusieurs organes du corps, notamment le système nerveux central, le foie, le système hématopoïétique et le rein <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>. Le saturnisme constitue une des maladies professionnelles prépondérantes et un véritable problème de santé publique. Cette étude a été menée afin d’étudier certains marqueurs biologiques chez des ouvriers chroniquement exposés au plomb, et explorer leur éventuelle relation de cause à effet avec la fonction rénale.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Une étude rétrospective sur une population constituée de 591 travailleurs de deux entreprises de fabrication d’accumulateurs a été réalisée, en se basant sur les bilans bio-toxicologiques individuels.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La plombémie (Pb) moyenne chez les travailleurs était de 644,4<!--> <!-->±<!--> <!-->293,8<!--> <!-->μg/L, supérieure à la limite nationale fixée par l’institut de santé et de sécurité de travail (400<!--> <!-->μg/L). Elle était inférieure à 400<!--> <!-->μg/L pour 17 % de la population étudiée, comprise entre 400 et 600<!--> <!-->μg/L pour 61 % des individus, et supérieure à 800<!--> <!-->μg/L pour 22 % d’entre eux. La plomburie (Pb-u) moyenne chez les travailleurs était égale à 142,7<!--> <!-->±<!--> <!-->281,1<!--> <!-->mg/g de créatinine. La concentration moyenne de l’acide delta-aminolévulinique urinaire (ALA-u) était de 12,35<!--> <!-->±<!--> <!-->14,29<!--> <!-->mg/g de créatinine. L’urémie, la créatininémie, et la créatininurie étaient proportionnelles à la plombémie (Pb). La concentration moyenne de l’ALA-u était significativement plus élevée (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001) chez le groupe de travailleurs ayant une Pb supérieure à 800<!--> <!-->μg/L, avec un dépassement de la valeur seuil fixée (5<!--> <!-->mg/g de créatinine). Tous les travailleurs qui ont présenté une hypercréatininémie avaient une Pb supérieure à 400<!--> <!-->μg/L (elle dépassait 800<!--> <!-->μg/L pour 39 %). De plus, la Pb, la Pb-u, le taux de l’ALA-u, et l’urémie étaient significativement (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) plus élevés chez les travailleurs ayant une hypercréatininémie par rapport à ceux ne présentant pas cette perturbation biologique. Parmi les ouvriers ayant une urémie supérieure à la valeur usuelle (7<!--> <!-->mmol/L), 92,5 % avaient une Pb qui dépassait 400<!--> <!-->μg/L, dont 43 % avec une Pb supérieure à 800<!--> <!-->μg/L. Une augmentation significative (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) a été notée au niveau de la Pb, la Pb-u, le taux de l’ALA-u, et la créatinémie chez les travailleurs ayant une augmentation de l’urémie par rapport à ceux ne présentant cette perturbation biologique. L’analyse bivariée a révélé une corrélation significative entre la Pb et la Pb-u (r<!--> <!-->=<!","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S109-S110"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366156","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-16DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.075
{"title":"Congrès STC Bordeaux 2025. Mots de bienvenue","authors":"","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.075","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.075","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S73-S74"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-16","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366038","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-15DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.078
{"title":"Index des auteurs","authors":"","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.078","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.078","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S127-S128"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366010","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
L’insuline, bien que fondamentale en thérapeutique, peut être détournée à des fins dopantes par des sportifs non diabétiques, notamment dans le bodybuilding et les sports d’endurance. Elle est utilisée pour ses effets anabolisants et son action sur le métabolisme énergétique, améliorant ainsi la récupération et la performance. Depuis 1999, l’insuline et ses analogues thérapeutiques sont interdites en permanence par l’Agence mondiale antidopage et classées S4. Modulateurs hormonaux et métaboliques, sauf en cas d’usage médical approuvé dans le cadre d’une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques. La détection de l’insuline est complexe en raison de la demi-vie courte des insulines à action rapide, les plus utilisées dans ce contexte, et des difficultés analytiques, ce qui limite la fréquence des contrôles positifs malgré une prévalence estimée importante (10–25 %) dans certaines populations spécifiques. Le mésusage par une population non-diabétique présente des risques graves pour la santé, comme l’hypoglycémie sévère pouvant entraîner un coma voire le décès. Plusieurs cas documentés chez des culturistes illustrent ces dangers. La problématique du dopage à l’insuline révèle un équilibre délicat entre la lutte contre les abus pour améliorer la performance et la nécessité de garantir un traitement équitable aux athlètes ayant un réel besoin médical.
Insulin, while fundamental in therapeutic use, can be misused for doping purposes by non-diabetic athletes, particularly in bodybuilding and endurance sports. It is employed for its anabolic effects and its impact on energy metabolism, enhancing recovery and performance. Since 1999, insulin and its therapeutic analogues have been prohibited in- and out-of-competition by the World Anti-Doping Agency and classified as S4. Hormone and metabolic modulators, except for medical purpose authorized through a Therapeutic Use Exemption procedure. The detection of insulin is complex due to the short half-life of rapid-acting insulins, which are the most commonly used in this context, and analytical challenges, which limit the number of positive tests despite an estimated high prevalence (10–25%) in certain specific athlete populations. Misuse by a non-diabetic population carries serious health risks, such as severe hypoglycemia that can lead to coma or death. Several documented cases among bodybuilders illustrate these dangers. The issue of insulin doping reveals a complex trade-off between fighting performance-enhancing abuse and ensuring fair treatment for athletes with legitimate medical needs.
{"title":"Insuline et dopage : usage détourné et enjeux pour la santé","authors":"Laurie Gheddar, Nadia Arbouche, Jean-Sébastien Raul, Pascal Kintz","doi":"10.1016/j.toxac.2025.08.004","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.08.004","url":null,"abstract":"<div><div>L’insuline, bien que fondamentale en thérapeutique, peut être détournée à des fins dopantes par des sportifs non diabétiques, notamment dans le bodybuilding et les sports d’endurance. Elle est utilisée pour ses effets anabolisants et son action sur le métabolisme énergétique, améliorant ainsi la récupération et la performance. Depuis 1999, l’insuline et ses analogues thérapeutiques sont interdites en permanence par l’Agence mondiale antidopage et classées S4. Modulateurs hormonaux et métaboliques, sauf en cas d’usage médical approuvé dans le cadre d’une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques. La détection de l’insuline est complexe en raison de la demi-vie courte des insulines à action rapide, les plus utilisées dans ce contexte, et des difficultés analytiques, ce qui limite la fréquence des contrôles positifs malgré une prévalence estimée importante (10–25 %) dans certaines populations spécifiques. Le mésusage par une population non-diabétique présente des risques graves pour la santé, comme l’hypoglycémie sévère pouvant entraîner un coma voire le décès. Plusieurs cas documentés chez des culturistes illustrent ces dangers. La problématique du dopage à l’insuline révèle un équilibre délicat entre la lutte contre les abus pour améliorer la performance et la nécessité de garantir un traitement équitable aux athlètes ayant un réel besoin médical.</div></div><div><div>Insulin, while fundamental in therapeutic use, can be misused for doping purposes by non-diabetic athletes, particularly in bodybuilding and endurance sports. It is employed for its anabolic effects and its impact on energy metabolism, enhancing recovery and performance. Since 1999, insulin and its therapeutic analogues have been prohibited in- and out-of-competition by the World Anti-Doping Agency and classified as S4. Hormone and metabolic modulators, except for medical purpose authorized through a Therapeutic Use Exemption procedure. The detection of insulin is complex due to the short half-life of rapid-acting insulins, which are the most commonly used in this context, and analytical challenges, which limit the number of positive tests despite an estimated high prevalence (10–25%) in certain specific athlete populations. Misuse by a non-diabetic population carries serious health risks, such as severe hypoglycemia that can lead to coma or death. Several documented cases among bodybuilders illustrate these dangers. The issue of insulin doping reveals a complex trade-off between fighting performance-enhancing abuse and ensuring fair treatment for athletes with legitimate medical needs.</div></div>","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 4","pages":"Pages 540-545"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-09-12","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145546910","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
<div><div>L’objectif de ce cas est de documenter la présence d’acétamipride dans le sang post-mortem d’un enfant et d’illustrer l’importance des analyses toxicologiques dans la recherche des causes de décès. Un criblage initial par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse haute résolution a mis en évidence de l’acétamipride dans le sang post-mortem. Le dosage de l’acétamipride, après extraction par précipitation des protéines avec de l’acétonitrile, a été développé par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (CL-SM/SM). Une courbe d’étalonnage à six points a été obtenue en surchargeant une matrice biologique vierge avec un blanc (LOQ à 1<!--> <!-->ng/mL) et six solutions étalons de concentrations croissantes. La LOQ a été définie comme le premier point d’étalonnage. La LOD a été déterminé à 0,5<!--> <!-->ng/mL. Les résultats analytiques confirment la présence d’acétamipride aux concentrations de 2,4<!--> <!-->ng/mL dans le sang fémoral et de 2,8<!--> <!-->ng/mL dans le sang cardiaque. Ce cas permet de discuter de l’imputabilité de l’acétamipride, néonicotinoïde, dans le décès de cette victime. Les néonicotinoïdes sont définitivement interdits en France depuis 2023. Malgré une exposition chronique faible des populations, les néonicotinoïdes peuvent avoir un impact sur la santé humaine. Les concentrations sanguines disponibles dans la littérature pour des personnes exposées chroniquement sont de l’ordre de 0,01 à 2,02<!--> <!-->ng/mL. L’expert a conclu à l’absence d’imputabilité de l’acétamipride dans la survenue du décès. Ce cas souligne l’importance du criblage toxicologique large et la nécessité de développer des méthodes de dosage dans la recherche des causes de décès.</div></div><div><div>The aim of this case is to document the presence of acetamiprid in the post-mortem blood of a child and to illustrate the importance of toxicological analysis in the search for causes of death. An initial screening using liquid chromatography coupled with high-resolution mass spectrometry revealed the presence of acetamiprid in the post-mortem blood. The acetamipride assay, extracted by precipitating proteins with acetonitrile, was developed using liquid chromatography coupled with tandem mass spectrometry (LC-MS/MS). A six-point calibration curve was obtained by loading a blank biological matrix with a blank sample (with a limit of quantification [LOQ] of 1<!--> <!-->ng/mL) and six standard solutions of increasing concentrations. The LOQ was defined as the first calibration point. The LOD was determined to be 0.5<!--> <!-->ng/mL. The analytical results confirmed the presence of acetamiprid at concentrations of 2.4<!--> <!-->ng/mL in femoral blood and 2.8<!--> <!-->ng/mL in cardiac blood. This case raises the question of whether acetamiprid, a neonicotinoid, was responsible for the death of this victim. Neonicotinoids have been definitively banned in France since 2023, and despite low chronic exposure, neonicot
{"title":"Dosage de l’acétamipride dans le sang post-mortem d’un enfant : à propos d’un pesticide interdit en France","authors":"Marie Carles , Laurie Gheddar , Nadia Arbouche , Elisa Macoin , Jean-Sébastien Raul , Pascal Kintz","doi":"10.1016/j.toxac.2025.08.001","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.08.001","url":null,"abstract":"<div><div>L’objectif de ce cas est de documenter la présence d’acétamipride dans le sang post-mortem d’un enfant et d’illustrer l’importance des analyses toxicologiques dans la recherche des causes de décès. Un criblage initial par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse haute résolution a mis en évidence de l’acétamipride dans le sang post-mortem. Le dosage de l’acétamipride, après extraction par précipitation des protéines avec de l’acétonitrile, a été développé par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (CL-SM/SM). Une courbe d’étalonnage à six points a été obtenue en surchargeant une matrice biologique vierge avec un blanc (LOQ à 1<!--> <!-->ng/mL) et six solutions étalons de concentrations croissantes. La LOQ a été définie comme le premier point d’étalonnage. La LOD a été déterminé à 0,5<!--> <!-->ng/mL. Les résultats analytiques confirment la présence d’acétamipride aux concentrations de 2,4<!--> <!-->ng/mL dans le sang fémoral et de 2,8<!--> <!-->ng/mL dans le sang cardiaque. Ce cas permet de discuter de l’imputabilité de l’acétamipride, néonicotinoïde, dans le décès de cette victime. Les néonicotinoïdes sont définitivement interdits en France depuis 2023. Malgré une exposition chronique faible des populations, les néonicotinoïdes peuvent avoir un impact sur la santé humaine. Les concentrations sanguines disponibles dans la littérature pour des personnes exposées chroniquement sont de l’ordre de 0,01 à 2,02<!--> <!-->ng/mL. L’expert a conclu à l’absence d’imputabilité de l’acétamipride dans la survenue du décès. Ce cas souligne l’importance du criblage toxicologique large et la nécessité de développer des méthodes de dosage dans la recherche des causes de décès.</div></div><div><div>The aim of this case is to document the presence of acetamiprid in the post-mortem blood of a child and to illustrate the importance of toxicological analysis in the search for causes of death. An initial screening using liquid chromatography coupled with high-resolution mass spectrometry revealed the presence of acetamiprid in the post-mortem blood. The acetamipride assay, extracted by precipitating proteins with acetonitrile, was developed using liquid chromatography coupled with tandem mass spectrometry (LC-MS/MS). A six-point calibration curve was obtained by loading a blank biological matrix with a blank sample (with a limit of quantification [LOQ] of 1<!--> <!-->ng/mL) and six standard solutions of increasing concentrations. The LOQ was defined as the first calibration point. The LOD was determined to be 0.5<!--> <!-->ng/mL. The analytical results confirmed the presence of acetamiprid at concentrations of 2.4<!--> <!-->ng/mL in femoral blood and 2.8<!--> <!-->ng/mL in cardiac blood. This case raises the question of whether acetamiprid, a neonicotinoid, was responsible for the death of this victim. Neonicotinoids have been definitively banned in France since 2023, and despite low chronic exposure, neonicot","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 4","pages":"Pages 427-434"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-08-30","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145546903","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}