Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.jts.2024.06.005
J. Parisis , F. Delvaux , J.-F. Kaux , C. Demoulin
Introduction
La course à pied est une pratique sportive très populaire. Bien que les recommandations de bonne pratique préconisent les activités physiques en cas de lombalgie, des idées préconçues persistent quant aux risques de la course à pied sur le rachis lombaire.
Objectifs
Cette revue de la littérature a examiné l’épidémiologie et les facteurs de risque de la lombalgie chez les coureurs à pied ainsi que les effets biomécaniques (sur le disque intervertébral) et cliniques (sur le statut algo-fonctionnel des patients souffrant de lombalgie) de la course à pied.
Méthodologie
Une revue narrative de la littérature a été réalisée à partir des bases de données MedLine® et Google Scholar.
Résultats
La prévalence et l’incidence des lombalgies chez les coureurs étaient plus faibles que dans la population générale. Les facteurs de risque de lombalgie incluaient des facteurs intrinsèques (blessure antérieure, moins d’expérience en course à pied) et extrinsèques (absence d’échauffement, présence d’une fatigue). La course à pied semble avoir des effets bénéfiques sur le disque intervertébral engendrant notamment une meilleure hydratation et hypertrophie. Les effets de la course à pied sur la douleur d’un patient lombalgique varient d’une personne à l’autre, une majorité (73 %) décrivant néanmoins l’absence d’exacerbation des symptômes ou une amélioration de ceux-ci.
Conclusion
La course à pied semble offrir des avantages pour la santé du rachis lombaire et le bien-être global, contredisant les idées reçues sur sa nocivité. Des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et explorer davantage les mécanismes sous-jacents à ces bienfaits.
Introduction
Running is a very popular sport. Although good practice guidelines recommend physical activity in cases of low back pain, preconceived ideas persist as to the risks of running on the lumbar spine.
Objectives
This review of the literature examined the epidemiology and risk factors of low back pain in runners, as well as the biomechanical (on the intervertebral disc) and clinical (on the algo-functional status of patients suffering from low back pain) effects of running.
Methodology
A narrative review of the literature was carried out using the MedLine® and Google Scholar databases.
Results
The prevalence and incidence of low back pain in runners were lower than in the general population. Risk factors for low back pain included intrinsic factors (previous injury, less running experience) and extrinsic factors (lack of warm-up, presence of fatigue). Running appears to have beneficial effects on the intervertebral disc, resulting in better hydration and hypertrophy. The effects of running on the pain of a patient with low back pain varied from
{"title":"Course à pied et lombalgie : revue narrative de la littérature","authors":"J. Parisis , F. Delvaux , J.-F. Kaux , C. Demoulin","doi":"10.1016/j.jts.2024.06.005","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.06.005","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La course à pied est une pratique sportive très populaire. Bien que les recommandations de bonne pratique préconisent les activités physiques en cas de lombalgie, des idées préconçues persistent quant aux risques de la course à pied sur le rachis lombaire.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Cette revue de la littérature a examiné l’épidémiologie et les facteurs de risque de la lombalgie chez les coureurs à pied ainsi que les effets biomécaniques (sur le disque intervertébral) et cliniques (sur le statut algo-fonctionnel des patients souffrant de lombalgie) de la course à pied.</div></div><div><h3>Méthodologie</h3><div>Une revue narrative de la littérature a été réalisée à partir des bases de données MedLine® et Google Scholar.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La prévalence et l’incidence des lombalgies chez les coureurs étaient plus faibles que dans la population générale. Les facteurs de risque de lombalgie incluaient des facteurs intrinsèques (blessure antérieure, moins d’expérience en course à pied) et extrinsèques (absence d’échauffement, présence d’une fatigue). La course à pied semble avoir des effets bénéfiques sur le disque intervertébral engendrant notamment une meilleure hydratation et hypertrophie. Les effets de la course à pied sur la douleur d’un patient lombalgique varient d’une personne à l’autre, une majorité (73 %) décrivant néanmoins l’absence d’exacerbation des symptômes ou une amélioration de ceux-ci.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La course à pied semble offrir des avantages pour la santé du rachis lombaire et le bien-être global, contredisant les idées reçues sur sa nocivité. Des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et explorer davantage les mécanismes sous-jacents à ces bienfaits.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Running is a very popular sport. Although good practice guidelines recommend physical activity in cases of low back pain, preconceived ideas persist as to the risks of running on the lumbar spine.</div></div><div><h3>Objectives</h3><div>This review of the literature examined the epidemiology and risk factors of low back pain in runners, as well as the biomechanical (on the intervertebral disc) and clinical (on the algo-functional status of patients suffering from low back pain) effects of running.</div></div><div><h3>Methodology</h3><div>A narrative review of the literature was carried out using the MedLine® and Google Scholar databases.</div></div><div><h3>Results</h3><div>The prevalence and incidence of low back pain in runners were lower than in the general population. Risk factors for low back pain included intrinsic factors (previous injury, less running experience) and extrinsic factors (lack of warm-up, presence of fatigue). Running appears to have beneficial effects on the intervertebral disc, resulting in better hydration and hypertrophy. The effects of running on the pain of a patient with low back pain varied from ","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 1","pages":"Pages 21-27"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143552542","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/S0762-915X(25)00010-5
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Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.jts.2024.11.005
C. Tooth , K. Seil , P. Edouard , S. Le Garrec , S. Leclerc , J.-F. Kaux , D. Hannouche , R. Seil
{"title":"La gestion des abus et du harcèlement dans le sport – un défi pour les médecins du sport","authors":"C. Tooth , K. Seil , P. Edouard , S. Le Garrec , S. Leclerc , J.-F. Kaux , D. Hannouche , R. Seil","doi":"10.1016/j.jts.2024.11.005","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.11.005","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 1","pages":"Pages 3-6"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143552533","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-01DOI: 10.1016/j.jts.2024.06.014
C. Eubelen , B. Daenen , P.-J. Bruyère , R. Hanssen , J.-F. Kaux , A.-C. Courtois
Nous avons rapporté un cas de rupture traumatique du tendon grand pectoral chez un gymnaste élite de 20 ans. Les lésions du muscle pectoral sont rares et souvent sous-diagnostiquées. Elles sont retrouvées préférentiellement chez des sportifs soumis à d’importantes contraintes excentriques contre résistance en abduction et rotation externe de l’épaule. L’examen clinique comprend notamment la position de « la prière » qui met en évidence un amincissement du creux axillaire. L’échographie et l’IRM centrée sont les examens de choix. Le traitement chirurgical est préconisé pour les ruptures totales ou subtotales et est recommandé endéans six semaines. Le traitement conservateur est indiqué pour les lésions proximales et du corps musculaire, les déchirures incomplètes et pour les patients âgés. La mobilisation est autorisée passivement à deux semaines, activement à six semaines et contre résistance dès trois mois. La récupération fonctionnelle complète est atteinte à six mois postopératoire.
We reported a case of traumatic rupture of the pectoralis major tendon in a 20-year-old male elite gymnast. Pectoralis injuries are rare and often under-diagnosed. They are most commonly found in athletes subjected to high eccentric stresses against resistance in shoulder abduction and external rotation. Clinical examination includes the “prayer” position, which reveals thinning of the axillary fossa. Ultrasound and focused MRI are the examinations of choice. Surgical treatment is recommended for total or subtotal ruptures, within six weeks. Conservative treatment is indicated for proximal and muscular body lesions, incomplete tears and elderly patients. Passive mobilization is permitted at two weeks, active mobilization at six weeks and against resistance from three months. Full functional recovery is achieved at six months postoperatively.
{"title":"Désinsertion tendineuse du grand pectoral chez un gymnaste élite de 20 ans","authors":"C. Eubelen , B. Daenen , P.-J. Bruyère , R. Hanssen , J.-F. Kaux , A.-C. Courtois","doi":"10.1016/j.jts.2024.06.014","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.06.014","url":null,"abstract":"<div><div>Nous avons rapporté un cas de rupture traumatique du tendon grand pectoral chez un gymnaste élite de 20 ans. Les lésions du muscle pectoral sont rares et souvent sous-diagnostiquées. Elles sont retrouvées préférentiellement chez des sportifs soumis à d’importantes contraintes excentriques contre résistance en abduction et rotation externe de l’épaule. L’examen clinique comprend notamment la position de « la prière » qui met en évidence un amincissement du creux axillaire. L’échographie et l’IRM centrée sont les examens de choix. Le traitement chirurgical est préconisé pour les ruptures totales ou subtotales et est recommandé endéans six semaines. Le traitement conservateur est indiqué pour les lésions proximales et du corps musculaire, les déchirures incomplètes et pour les patients âgés. La mobilisation est autorisée passivement à deux semaines, activement à six semaines et contre résistance dès trois mois. La récupération fonctionnelle complète est atteinte à six mois postopératoire.</div></div><div><div>We reported a case of traumatic rupture of the pectoralis major tendon in a 20-year-old male elite gymnast. Pectoralis injuries are rare and often under-diagnosed. They are most commonly found in athletes subjected to high eccentric stresses against resistance in shoulder abduction and external rotation. Clinical examination includes the “prayer” position, which reveals thinning of the axillary fossa. Ultrasound and focused MRI are the examinations of choice. Surgical treatment is recommended for total or subtotal ruptures, within six weeks. Conservative treatment is indicated for proximal and muscular body lesions, incomplete tears and elderly patients. Passive mobilization is permitted at two weeks, active mobilization at six weeks and against resistance from three months. Full functional recovery is achieved at six months postoperatively.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"42 1","pages":"Pages 94-99"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143552541","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-11-21DOI: 10.1016/S0762-915X(24)00148-7
{"title":"Calendrier des congres","authors":"","doi":"10.1016/S0762-915X(24)00148-7","DOIUrl":"10.1016/S0762-915X(24)00148-7","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"41 4","pages":"Page 418"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-21","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142698851","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-11-21DOI: 10.1016/S0762-915X(24)00145-1
{"title":"Sommaire","authors":"","doi":"10.1016/S0762-915X(24)00145-1","DOIUrl":"10.1016/S0762-915X(24)00145-1","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"41 4","pages":"Pages iii-iv"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-21","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142698979","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-11-08DOI: 10.1016/j.jts.2024.10.003
J. Maillot , F. Michel
Introduction
Les cyclistes élites peuvent être à risque d’ostéopénie. Beaucoup de facteurs peuvent intervenir sur cette perte de minéralité osseuse incluant l’insuffisance d’apport énergétique, l’inflammation de bas grade de la muqueuse intestinale et l’insuffisance de stimuli mécaniques. Nous avons souhaité évaluer la santé osseuse de cyclistes d’une équipe professionnelle dans l’élite mondiale et identifier des corrélations entre la densité minérale osseuse et des facteurs de risque potentiel.
Méthodes
Trente-trois cyclistes hommes adultes ont été recrutés dans une équipe cycliste internationale. La minéralité osseuse totale des cols fémoraux et de la colonne lombaire a été mesurée par DEXA et comparée aux données d’une population similaire de même âge et de même sexe. Des données d’entraînement, morphométriques, masse maigre, masse grasse, historique, traitements médicaux, et résultats biologiques sanguins et de selles ont été collectés et comparés entre les cyclistes ayant une faible minéralité osseuse et ceux ayant une minéralité osseuse non altérée. Des analyses statistiques à une variable ou à variables multiples ont été utilisées afin d’identifier des facteurs de risque prédictifs de faible minéralité osseuse.
Résultats
Vingt-et-un (64 %) des 33 cyclistes présentaient un Z score < –1 donc une ostéopénie à au moins un site, et cinq d’entre eux (15 %) présentait une ostéoporose. La colonne lombaire était concernée à chaque fois (Z score = –1,23 ± 0,94). L’âge, l’historique et les charges d’entraînement étaient significativement et négativement corrélés à la DMO. Après multiples régressions, aucun facteur n’a pu être mis en corrélation directe avec la DMO. Aucune corrélation ne fut trouvée avec les données biologiques et les données d’entraînement.
Conclusion
Notre étude montre une proportion inquiétante de coureurs à faible minéralité osseuse dans notre population de jeunes cyclistes hommes, par ailleurs en bonne santé. La faible disponibilité énergétique semble être un facteur causal important dans notre étude. La plus grande attention doit être apportée sur la santé osseuse des cyclistes élites, quel que soit leur âge.
Background
Elite cyclists may be at risk for osteopenia. Many factors can lead to bone loss in cycling, including low energy availability, low grade of inflammation, and a weak mechanical osteogenic stimulus. Thus we wanted to assess bone health in one elite team of professional cyclists, and to identify correlations between BMD and potential risks factors.
Methods
Thirty-three adult male cyclists were recruited from one international team. Total body, hip femur and lumbar spine BMD had been measured by DEXA and was compared to standard values for a healthy population of same age and sex. Training char
{"title":"La pratique du cyclisme de haut niveau impacte-t-elle la masse osseuse ?","authors":"J. Maillot , F. Michel","doi":"10.1016/j.jts.2024.10.003","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.10.003","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les cyclistes élites peuvent être à risque d’ostéopénie. Beaucoup de facteurs peuvent intervenir sur cette perte de minéralité osseuse incluant l’insuffisance d’apport énergétique, l’inflammation de bas grade de la muqueuse intestinale et l’insuffisance de stimuli mécaniques. Nous avons souhaité évaluer la santé osseuse de cyclistes d’une équipe professionnelle dans l’élite mondiale et identifier des corrélations entre la densité minérale osseuse et des facteurs de risque potentiel.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Trente-trois cyclistes hommes adultes ont été recrutés dans une équipe cycliste internationale. La minéralité osseuse totale des cols fémoraux et de la colonne lombaire a été mesurée par DEXA et comparée aux données d’une population similaire de même âge et de même sexe. Des données d’entraînement, morphométriques, masse maigre, masse grasse, historique, traitements médicaux, et résultats biologiques sanguins et de selles ont été collectés et comparés entre les cyclistes ayant une faible minéralité osseuse et ceux ayant une minéralité osseuse non altérée. Des analyses statistiques à une variable ou à variables multiples ont été utilisées afin d’identifier des facteurs de risque prédictifs de faible minéralité osseuse.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Vingt-et-un (64 %) des 33 cyclistes présentaient un Z score<!--> <!--><<!--> <!-->–1 donc une ostéopénie à au moins un site, et cinq d’entre eux (15 %) présentait une ostéoporose. La colonne lombaire était concernée à chaque fois (Z score<!--> <!-->=<!--> <!-->–1,23<!--> <!-->±<!--> <!-->0,94). L’âge, l’historique et les charges d’entraînement étaient significativement et négativement corrélés à la DMO. Après multiples régressions, aucun facteur n’a pu être mis en corrélation directe avec la DMO. Aucune corrélation ne fut trouvée avec les données biologiques et les données d’entraînement.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Notre étude montre une proportion inquiétante de coureurs à faible minéralité osseuse dans notre population de jeunes cyclistes hommes, par ailleurs en bonne santé. La faible disponibilité énergétique semble être un facteur causal important dans notre étude. La plus grande attention doit être apportée sur la santé osseuse des cyclistes élites, quel que soit leur âge.</div></div><div><h3>Background</h3><div>Elite cyclists may be at risk for osteopenia. Many factors can lead to bone loss in cycling, including low energy availability, low grade of inflammation, and a weak mechanical osteogenic stimulus. Thus we wanted to assess bone health in one elite team of professional cyclists, and to identify correlations between BMD and potential risks factors.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>Thirty-three adult male cyclists were recruited from one international team. Total body, hip femur and lumbar spine BMD had been measured by DEXA and was compared to standard values for a healthy population of same age and sex. Training char","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"41 4","pages":"Pages 357-362"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-08","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142699019","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-11-07DOI: 10.1016/j.jts.2024.10.002
B. Attalin
Le BMX freestyle est une discipline Olympique acrobatique qui a capté une attention considérable lors des Jeux Olympiques de Paris 2024 en raison de la combinaison de créativité, de technique et de spectacle visuel offerts par les sportifs. Cependant, cette discipline est à haut risque traumatique. Les athlètes de l’équipe de France font partie de l’élite mondiale et sont soumis à ces hauts risques traumatiques. Il est nécessaire de connaître les principales blessures traumatiques et les moyens de prévention mis en place par l’équipe de France dans le but de diminuer l’incidence et les répercussions de ces blessures. En collectant des données médicales et des témoignages des athlètes et du staff de l’équipe de France, 39 blessures ont été recensées sur la période professionnelle des athlètes, principalement des entorses (36 %), des traumatismes crâniens (31 %) et des fractures (23 %). Tous les athlètes ont subi au moins un traumatisme crânien et ont présenté des séquelles traumatiques persistantes. Malgré ces risques, l’équipe de France ne suit aucun protocole d’échauffement structuré. Ces résultats soulignent la nécessité d’une meilleure prévention des blessures dans ce sport à haut risque et suggèrent la création d’un protocole d’échauffement spécifique.
BMX freestyle is an acrobatic Olympic discipline that captured significant attention during the Paris 2024 Olympic Games due to the combination of creativity, technique, and visual spectacle showcased by the athletes. However, this discipline carries a high risk of traumatic injuries. The athletes of the French team, who are among the world elite, are exposed to these high traumatic risks. It is crucial to identify the main traumatic injuries and the prevention methods within the French team to target preventive measures aimed at reducing the incidence and impact of these injuries. By collecting medical data and testimonies from the athletes and staff of the French team, 39 injuries were recorded during the athletes’ professional careers, mainly sprains (36%), head injuries (31%), and fractures (23%). All athletes experienced at least one head injury and presented with persistent traumatic sequelae. Despite these risks, the French team follows no structured warm-up protocol. These findings highlight the need for improved injury prevention in this high-risk sport and suggest the creation of a specific warm-up protocol.
{"title":"Traumatologie de l’équipe de France de BMX freestyle","authors":"B. Attalin","doi":"10.1016/j.jts.2024.10.002","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.10.002","url":null,"abstract":"<div><div>Le BMX freestyle est une discipline Olympique acrobatique qui a capté une attention considérable lors des Jeux Olympiques de Paris 2024 en raison de la combinaison de créativité, de technique et de spectacle visuel offerts par les sportifs. Cependant, cette discipline est à haut risque traumatique. Les athlètes de l’équipe de France font partie de l’élite mondiale et sont soumis à ces hauts risques traumatiques. Il est nécessaire de connaître les principales blessures traumatiques et les moyens de prévention mis en place par l’équipe de France dans le but de diminuer l’incidence et les répercussions de ces blessures. En collectant des données médicales et des témoignages des athlètes et du staff de l’équipe de France, 39 blessures ont été recensées sur la période professionnelle des athlètes, principalement des entorses (36 %), des traumatismes crâniens (31 %) et des fractures (23 %). Tous les athlètes ont subi au moins un traumatisme crânien et ont présenté des séquelles traumatiques persistantes. Malgré ces risques, l’équipe de France ne suit aucun protocole d’échauffement structuré. Ces résultats soulignent la nécessité d’une meilleure prévention des blessures dans ce sport à haut risque et suggèrent la création d’un protocole d’échauffement spécifique.</div></div><div><div>BMX freestyle is an acrobatic Olympic discipline that captured significant attention during the Paris 2024 Olympic Games due to the combination of creativity, technique, and visual spectacle showcased by the athletes. However, this discipline carries a high risk of traumatic injuries. The athletes of the French team, who are among the world elite, are exposed to these high traumatic risks. It is crucial to identify the main traumatic injuries and the prevention methods within the French team to target preventive measures aimed at reducing the incidence and impact of these injuries. By collecting medical data and testimonies from the athletes and staff of the French team, 39 injuries were recorded during the athletes’ professional careers, mainly sprains (36%), head injuries (31%), and fractures (23%). All athletes experienced at least one head injury and presented with persistent traumatic sequelae. Despite these risks, the French team follows no structured warm-up protocol. These findings highlight the need for improved injury prevention in this high-risk sport and suggest the creation of a specific warm-up protocol.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"41 4","pages":"Pages 363-366"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-07","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142699060","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-11-07DOI: 10.1016/j.jts.2024.09.013
S. Leclerc , A. Atallah , M. Moroz , G. Ostiguy , G. Rochette-Graton , M.-È. Roger , R. Trenholm , M. Wilkinson
Cet article présente une réflexion approfondie sur l’expérience des Jeux Olympiques de 2024, à travers les yeux de l’équipe médicale canadienne principale. L’accompagnement d’une équipe nationale aux Jeux Olympiques représente une expérience unique et exigeante pour tout professionnel de santé en médecine du sport. En mettant l’accent sur les défis de la préparation, tant personnelle que professionnelle, il illustre les complexités liées à l’organisation et à la gestion des soins de santé pour les athlètes de haut niveau. Il aborde les étapes clés de la candidature, la préparation préalable aux Jeux, ainsi que la dynamique de travail sur place. L’accent est mis sur l’importance de la communication, de la gestion du stress, de la préparation mentale et physique, ainsi que sur l’organisation d’une équipe médicale multidisciplinaire pour assurer la sécurité et le bien-être des athlètes. Les médecins doivent non seulement être techniquement compétents, mais aussi se préparer mentalement et physiquement pour un environnement de travail exigeant. Cet article vise à partager ces expériences afin de mieux préparer les futurs professionnels qui aspirent à ce rôle prestigieux. Les médecins aspirants devraient s’impliquer activement dans le sport, maintenir leurs connaissances à jour et adopter une approche centrée sur l’athlète.
This article presents an in-depth reflection on the 2024 Olympic Games experience, through the eyes of the Core Canadian medical team. Accompanying a national team to the Olympic Games represents a unique and demanding experience for any sports medicine healthcare professional. Focusing on the challenges of preparation, both personal and professional, it illustrates the complexities involved in organizing and managing healthcare for high-level athletes. It covers the key stages of the application process, pre-Games preparation and the dynamics of working on site. Emphasis is placed on the importance of communication, stress management, mental and physical preparation, and the organization of a multidisciplinary medical team to ensure athletes’ safety and well-being. Physicians must not only be technically competent, but also be mentally and physically prepared for a demanding work environment. This article aims to share these experiences to better prepare future professionals aspiring to this prestigious role. Aspiring physicians should be actively involved in sport, keep their knowledge up to date, and adopt an athlete-centred approach.
{"title":"Préparation et exigences pour un médecin du sport souhaitant accompagner des athlètes aux Jeux Olympiques","authors":"S. Leclerc , A. Atallah , M. Moroz , G. Ostiguy , G. Rochette-Graton , M.-È. Roger , R. Trenholm , M. Wilkinson","doi":"10.1016/j.jts.2024.09.013","DOIUrl":"10.1016/j.jts.2024.09.013","url":null,"abstract":"<div><div>Cet article présente une réflexion approfondie sur l’expérience des Jeux Olympiques de 2024, à travers les yeux de l’équipe médicale canadienne principale. L’accompagnement d’une équipe nationale aux Jeux Olympiques représente une expérience unique et exigeante pour tout professionnel de santé en médecine du sport. En mettant l’accent sur les défis de la préparation, tant personnelle que professionnelle, il illustre les complexités liées à l’organisation et à la gestion des soins de santé pour les athlètes de haut niveau. Il aborde les étapes clés de la candidature, la préparation préalable aux Jeux, ainsi que la dynamique de travail sur place. L’accent est mis sur l’importance de la communication, de la gestion du stress, de la préparation mentale et physique, ainsi que sur l’organisation d’une équipe médicale multidisciplinaire pour assurer la sécurité et le bien-être des athlètes. Les médecins doivent non seulement être techniquement compétents, mais aussi se préparer mentalement et physiquement pour un environnement de travail exigeant. Cet article vise à partager ces expériences afin de mieux préparer les futurs professionnels qui aspirent à ce rôle prestigieux. Les médecins aspirants devraient s’impliquer activement dans le sport, maintenir leurs connaissances à jour et adopter une approche centrée sur l’athlète.</div></div><div><div>This article presents an in-depth reflection on the 2024 Olympic Games experience, through the eyes of the Core Canadian medical team. Accompanying a national team to the Olympic Games represents a unique and demanding experience for any sports medicine healthcare professional. Focusing on the challenges of preparation, both personal and professional, it illustrates the complexities involved in organizing and managing healthcare for high-level athletes. It covers the key stages of the application process, pre-Games preparation and the dynamics of working on site. Emphasis is placed on the importance of communication, stress management, mental and physical preparation, and the organization of a multidisciplinary medical team to ensure athletes’ safety and well-being. Physicians must not only be technically competent, but also be mentally and physically prepared for a demanding work environment. This article aims to share these experiences to better prepare future professionals aspiring to this prestigious role. Aspiring physicians should be actively involved in sport, keep their knowledge up to date, and adopt an athlete-centred approach.</div></div>","PeriodicalId":38932,"journal":{"name":"Journal de Traumatologie du Sport","volume":"41 4","pages":"Pages 327-330"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-07","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142698977","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}