En informatique, une blockchain désigne une base de données décentralisée et distribuée, sans intermédiaire, qui permet d’automatiser une transaction, de l’authentifier et de l’horodater tout en garantissant son immuabilité et son inviolabilité. La technologie blockchain connaît des applications dans les domaines de la banque et de l’assurance et peut constituer un outil pertinent en médecine légale, dans des applications nécessitant le stockage et le partage de données entre un grand nombre d’acteurs différents. L’objectif de cet article de mise au point est : (1) de décrire succinctement la notion de blockchain, (2) d’aborder les cas d’usage de la blockchain dans le domaine de la santé, (3) d’aborder les cas d’usage possible en médecine légale et (4) d’aborder les limites à l’emploi de cet outil.
A blockchain is a decentralized and distributed database without intermediaries that allows a transaction to be automated, authenticated and time-stamped, while guaranteeing its immutability and inviolability. Blockchain technology is used in the banking and insurance sectors and can be a relevant tool, in forensic medicine, in applications requiring the storage and sharing of data between a large number of different actors. This review article aims to (1) describe the concept of blockchain, (2) its applications in the medical field and (3) in forensic medicine. Finally, (4) we will discuss the limitations of this technology.
Cette étude rétrospective s’intéresse à la typologie des victimes de « violences volontaires » qui viennent à plusieurs reprises à l’unité médico-judiciaire de Toulouse pour le même motif de violence.
Entre mai et septembre 2019, 1821 individus ont été vus à consultations de l’unité médico-judicaire pour des « violences volontaires ». Parmi ces individus, 284 avaient déjà consulté durant les 10 années précédentes dont 165 pour au moins 2 fois le même motif.
Le principal motif pour lequel les femmes consultent à l’unité médico-judicaire à plusieurs reprises est les violences conjugales (p < 10−4) alors qu’il s’agit des violences commises sur le lieu de travail pour les hommes (p < 10−4). On note une surreprésentation des représentants de la loi parmi les individus ayant été victimes au moins deux fois de violences commises au cours de leur activité professionnelle (54 %).
Cette approche devrait permettre d’identifier plus facilement les situations de violences à risques de devenir chroniques et répétées. Les UMJ pourraient prendre en compte ces données afin de faciliter une prise en charge globale de la victime pour l’aider à sortir de ce cycle de violences.
This retrospective study focuses on the typology of the victims who come several times to the forensic unit of Toulouse for the same type of intentional violence.
Between May and September 2019, 1821 people came to the forensic unit for intentional violences. Among them, 284 had already come over the 10 previous years, of which 165 came at least twice for the same type of violence.
Women came several times for the same type of violences in the forensic unit for intimate partner violences (P < 10−4) and men for workplace violences (P < 10−4). There is also an over-representation of law enforcement officials among people who came at least twice for workplace violences (54 %)
This type of approach should make it easier to identify situations of violence at risk of becoming chronic. Forensic units could take this data into account to facilitate care of the victims and help them to break out of their cycle of violence.
Les empreintes digitales sont utilisées depuis longtemps en criminologie, et de plus en plus pour la réalisation de documents biométriques sécurisés. Leur disparition, de fréquence indéterminée, peut constituer un obstacle à la réalisation de passeports, gênant les patients dans leurs déplacements. La cause peut être congénitale ou acquise, mais reste souvent inconnue. Ici sont présentés deux exemples de patients atteints d’adermatoglyphie.
Fingerprints are used for a long time in criminology, and more and more to create secure biometric documents, like passeports. Loss of fingerprints, of unknown frequency, can interfere with the production of a biometric passport, stopping the patients travelling in some countries. There are congenital or acquired causes, but etiology remains mainly unknown. Here are presented two cases of patients suffering from adermatoglyphia.

