Pub Date : 2025-02-27DOI: 10.1016/j.rcot.2025.01.012
Carlos Maynou , Didier Mainard
La neuropathie inter-capito-métatarsienne, nommée improprement névrome de Morton, est une cause fréquente des douleurs de l’avant-pied, s’accompagnant d’un retentissement fonctionnel variable. Le diagnostic en est relativement facile, lorsque la symptomatologie est caractéristique, intéressant en particulier le troisième espace inter-capito-métatarsienne, faite de sensations de brûlures, de picotements, de décharges électriques avec ou sans dysesthésie digitale et irradiation proximale ou distale. La sémiologie est assez riche, visant à déclencher les douleurs par différents manœuvres d’irritation du névrome. Enfin, l’échographie et l’IRM sont très performantes dans la mise en évidence du névrome. Le traitement chirurgical ne sera proposé qu’après l’échec d’un traitement conservateur de quelques mois. L’adaptation du chaussage, privilégiant un chaussage large, souple, à talons modérés avec une semelle épaisse est la première étape. Un étirement des chaînes postérieures doit être proposé. Des semelles réduisant les contraintes mécaniques sur l’avant-pied, soulageant l’espace incriminé, sont également à envisager. Le traitement infiltratif parfois échoguidé par dérivés corticoïdes, l’utilisation de l’éthanol, du phénol connaissent un succès variable. Il en est de même pour les ondes de choc, la radiofréquence. Le traitement chirurgical comporte deux options : la neurolyse ou la neurectomie. La neurolyse de proposition récente, libère le nerf en sectionnant le ligament inter-métatarsien et en supprimant les facteurs compressifs. Cette technique peut se faire à ciel ouvert, ou par endoscopie. La neurectomie reste la technique la plus répandue et peut être réalisée par voie dorsale ou plantaire mais la voie interdigitale est la moins agressive pour la peau et n’a pas d’inconvénient secondaire. La neurolyse comme la neurectomie donnent globalement de bons résultats dans 70 à 90 % des cas, stables à long terme. La persistance de douleurs est quelques fois liée à la voie d’abord, en particulier dorsale. Les douleurs dites d’amputation après neurectomie restent très limitées. La neurolyse a l’inconvénient d’une reprise par neurectomie dans 5 à 10 % des cas. Les suites de ces interventions, relevant le plus souvent de l’ambulatoire, sont simples. L’appui complet sur le talon est immédiat. L’appui sur l’avant-pied est variable selon la voie d’abord. Le diagnostic différentiel avec des métatarsalgies statiques est parfois difficile conduisant certains auteurs à réaliser des ostéotomies de recul des métatarsiens selon Weil en association avec le traitement du névrome.
Niveau de preuve
V ; avis d’expert.
Inter-capito-metatarsal neuropathy, improperly called Morton's neuroma, is a frequent cause of forefoot pain, with variable functional impact. It is relatively easy to diagnose when the symptomatology is characteristic, particularly in the third inter-capito-metatarsal space, with burning, tingling or
{"title":"Faut-il opérer les névromes de Morton ?","authors":"Carlos Maynou , Didier Mainard","doi":"10.1016/j.rcot.2025.01.012","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.01.012","url":null,"abstract":"<div><div>La neuropathie inter-capito-métatarsienne, nommée improprement névrome de Morton, est une cause fréquente des douleurs de l’avant-pied, s’accompagnant d’un retentissement fonctionnel variable. Le diagnostic en est relativement facile, lorsque la symptomatologie est caractéristique, intéressant en particulier le troisième espace inter-capito-métatarsienne, faite de sensations de brûlures, de picotements, de décharges électriques avec ou sans dysesthésie digitale et irradiation proximale ou distale. La sémiologie est assez riche, visant à déclencher les douleurs par différents manœuvres d’irritation du névrome. Enfin, l’échographie et l’IRM sont très performantes dans la mise en évidence du névrome. Le traitement chirurgical ne sera proposé qu’après l’échec d’un traitement conservateur de quelques mois. L’adaptation du chaussage, privilégiant un chaussage large, souple, à talons modérés avec une semelle épaisse est la première étape. Un étirement des chaînes postérieures doit être proposé. Des semelles réduisant les contraintes mécaniques sur l’avant-pied, soulageant l’espace incriminé, sont également à envisager. Le traitement infiltratif parfois échoguidé par dérivés corticoïdes, l’utilisation de l’éthanol, du phénol connaissent un succès variable. Il en est de même pour les ondes de choc, la radiofréquence. Le traitement chirurgical comporte deux options : la neurolyse ou la neurectomie. La neurolyse de proposition récente, libère le nerf en sectionnant le ligament inter-métatarsien et en supprimant les facteurs compressifs. Cette technique peut se faire à ciel ouvert, ou par endoscopie. La neurectomie reste la technique la plus répandue et peut être réalisée par voie dorsale ou plantaire mais la voie interdigitale est la moins agressive pour la peau et n’a pas d’inconvénient secondaire. La neurolyse comme la neurectomie donnent globalement de bons résultats dans 70 à 90 % des cas, stables à long terme. La persistance de douleurs est quelques fois liée à la voie d’abord, en particulier dorsale. Les douleurs dites d’amputation après neurectomie restent très limitées. La neurolyse a l’inconvénient d’une reprise par neurectomie dans 5 à 10 % des cas. Les suites de ces interventions, relevant le plus souvent de l’ambulatoire, sont simples. L’appui complet sur le talon est immédiat. L’appui sur l’avant-pied est variable selon la voie d’abord. Le diagnostic différentiel avec des métatarsalgies statiques est parfois difficile conduisant certains auteurs à réaliser des ostéotomies de recul des métatarsiens selon Weil en association avec le traitement du névrome.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Inter-capito-metatarsal neuropathy, improperly called Morton's neuroma, is a frequent cause of forefoot pain, with variable functional impact. It is relatively easy to diagnose when the symptomatology is characteristic, particularly in the third inter-capito-metatarsal space, with burning, tingling or","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 2","pages":"Pages 163-175"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-27","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143679932","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Cet article explore les pathologies et les déformations des ongles, un sujet souvent méconnu mais essentiel dans une prise en charge globale du pied. Loin d’être de simples structures esthétiques, les ongles jouent un rôle protecteur et fonctionnel, tout en pouvant être révélateurs de maladies systémiques. Concernant les pathologies systémiques avec un retentissement unguéal tel que les carences, les maladies chroniques ou les troubles dermatologiques, la résolution résidera dans le traitement de la pathologie initiale. Pour les pathologies mycotiques, le prélèvement et l’identification de l’agent pathogène sera l’élément déterminant de la réussite du traitement. La rétronychie, pathologie méconnue mais fréquente nécessitera parfois une approche chirurgicale tout comme l’ongle incarné et l’hypercoubure transversale. La prise en charge adaptée et multidisciplinaire permet de soulager les patients, d’améliorer les résultats, et de prévenir les récidives. Ce panorama complet des enjeux liés aux pathologies unguéales vous permettra de mieux les comprendre et les traiter.
Niveau de preuve
V ; avis d’expert.
This article explores nail pathologies and deformities, an often overlooked but essential part of comprehensive foot care. Far from being merely aesthetic structures, nails play a protective and functional role, and can also be indicative of systemic diseases. In the case of systemic pathologies with nail repercussions, such as deficiencies, chronic diseases or dermatological disorders, the solution lies in treating the initial pathology. In the case of mycotic pathologies, sampling and identification of the pathogen is the key to successful treatment. Retronychia, a little-known but frequent pathology, sometimes require a surgical approach, as will ingrown toenails and transverse hypercubosis. Appropriate, multi-disciplinary management can relieve the patient's symptoms, improve results and prevent recurrence. This comprehensive overview of the issues surrounding nail pathologies will help you to better understand and treat them.
{"title":"Comment traiter une dystrophie unguéale ?","authors":"Marie-Aude Munoz , Julien Beldame , Geneviève Cremer","doi":"10.1016/j.rcot.2025.01.014","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.01.014","url":null,"abstract":"<div><div>Cet article explore les pathologies et les déformations des ongles, un sujet souvent méconnu mais essentiel dans une prise en charge globale du pied. Loin d’être de simples structures esthétiques, les ongles jouent un rôle protecteur et fonctionnel, tout en pouvant être révélateurs de maladies systémiques. Concernant les pathologies systémiques avec un retentissement unguéal tel que les carences, les maladies chroniques ou les troubles dermatologiques, la résolution résidera dans le traitement de la pathologie initiale. Pour les pathologies mycotiques, le prélèvement et l’identification de l’agent pathogène sera l’élément déterminant de la réussite du traitement. La rétronychie, pathologie méconnue mais fréquente nécessitera parfois une approche chirurgicale tout comme l’ongle incarné et l’hypercoubure transversale. La prise en charge adaptée et multidisciplinaire permet de soulager les patients, d’améliorer les résultats, et de prévenir les récidives. Ce panorama complet des enjeux liés aux pathologies unguéales vous permettra de mieux les comprendre et les traiter.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>This article explores nail pathologies and deformities, an often overlooked but essential part of comprehensive foot care. Far from being merely aesthetic structures, nails play a protective and functional role, and can also be indicative of systemic diseases. In the case of systemic pathologies with nail repercussions, such as deficiencies, chronic diseases or dermatological disorders, the solution lies in treating the initial pathology. In the case of mycotic pathologies, sampling and identification of the pathogen is the key to successful treatment. Retronychia, a little-known but frequent pathology, sometimes require a surgical approach, as will ingrown toenails and transverse hypercubosis. Appropriate, multi-disciplinary management can relieve the patient's symptoms, improve results and prevent recurrence. This comprehensive overview of the issues surrounding nail pathologies will help you to better understand and treat them.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>V; expert opinion.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 2","pages":"Pages 194-204"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-19","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143679818","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-18DOI: 10.1016/j.rcot.2025.01.013
Pierre Barouk
Certaines pathologies de l’avant-pied sont la conséquence d’une rétraction du triceps dans son ensemble ou plus fréquemment des gastrocnémiens en particulier. Les patients qui présentent une pathologie mécanique de l’avant-pied ont 3 fois plus souvent une rétraction des gastrocnémiens. Cette rétraction fait que le talon se décolle du sol plus rapidement et avec plus de force, et est donc responsable d’une augmentation des contraintes sur l’avant-pied à la phase propulsive du pas. Les pathologies mécaniques de l’avant-pied sont représentées par l’hallux valgus, l’hallux rigidus, les métatarsalgies, le névrome de Morton, les déformations d’orteils. Le traitement isolé de la rétraction par l’allongement chirurgical peut être bénéfique dans certains cas, évitant de faire une chirurgie osseuse sur les pieds, notamment pour certaines métatarsalgies, ou des ulcères diabétiques. Cet allongement peut aussi être réalisé en complément de la chirurgie de l’avant-pied pour sécuriser celle-ci (traitement de la cause) et pour améliorer certains autres signes liés à la rétraction comme les crampes, les douleurs lombaires, les talalgies postérieures ou plantaires, l’instabilité, etc. Différentes techniques d’allongement existent et sont détaillées dans l’article, de l’allongement proximal, à l’allongement distal en passant par le niveau intermédiaire.
Niveau de preuve
V ; avis d’expert.
Certain pathologies of the forefoot are the consequence of a retraction of the triceps as a whole or, more frequently, of the gastrocnemius in particular. Patients with mechanical pathology of the forefoot are 3 times more likely to have retraction of the gastrocnemius. This retraction causes the heel to lift off the ground more quickly and with greater force, and is therefore responsible for an increase in stress on the forefoot during the propulsive phase of the step. Mechanical pathologies of the forefoot are represented by hallux valgus, hallux rigidus, metatarsalgia, Morton's neuroma and toe deformities. Isolated treatment of retraction by surgical lengthening may be beneficial in certain cases, avoiding the need for bone surgery on the feet, notably for certain metatarsalgia metatarsalgia or diabetic ulcers. This lengthening can also be performed as a complement to forefoot surgery in order to secure the latter (treatment of the cause) and to improve certain other symptoms linked to retraction, such as cramps, lumbar pain, posterior or plantar talalgia, instability, etc. Various lengthening techniques exist and are detailed in the article, from proximal lengthening to distal lengthening by way of intermediate lengthening.
{"title":"Quelles pathologies de l’avant-pied peuvent bénéficier d’un allongement du triceps jambier ?","authors":"Pierre Barouk","doi":"10.1016/j.rcot.2025.01.013","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.01.013","url":null,"abstract":"<div><div>Certaines pathologies de l’avant-pied sont la conséquence d’une rétraction du triceps dans son ensemble ou plus fréquemment des gastrocnémiens en particulier. Les patients qui présentent une pathologie mécanique de l’avant-pied ont 3 fois plus souvent une rétraction des gastrocnémiens. Cette rétraction fait que le talon se décolle du sol plus rapidement et avec plus de force, et est donc responsable d’une augmentation des contraintes sur l’avant-pied à la phase propulsive du pas. Les pathologies mécaniques de l’avant-pied sont représentées par l’hallux valgus, l’hallux rigidus, les métatarsalgies, le névrome de Morton, les déformations d’orteils. Le traitement isolé de la rétraction par l’allongement chirurgical peut être bénéfique dans certains cas, évitant de faire une chirurgie osseuse sur les pieds, notamment pour certaines métatarsalgies, ou des ulcères diabétiques. Cet allongement peut aussi être réalisé en complément de la chirurgie de l’avant-pied pour sécuriser celle-ci (traitement de la cause) et pour améliorer certains autres signes liés à la rétraction comme les crampes, les douleurs lombaires, les talalgies postérieures ou plantaires, l’instabilité, etc. Différentes techniques d’allongement existent et sont détaillées dans l’article, de l’allongement proximal, à l’allongement distal en passant par le niveau intermédiaire.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Certain pathologies of the forefoot are the consequence of a retraction of the triceps as a whole or, more frequently, of the gastrocnemius in particular. Patients with mechanical pathology of the forefoot are 3 times more likely to have retraction of the gastrocnemius. This retraction causes the heel to lift off the ground more quickly and with greater force, and is therefore responsible for an increase in stress on the forefoot during the propulsive phase of the step. Mechanical pathologies of the forefoot are represented by hallux valgus, hallux rigidus, metatarsalgia, Morton's neuroma and toe deformities. Isolated treatment of retraction by surgical lengthening may be beneficial in certain cases, avoiding the need for bone surgery on the feet, notably for certain metatarsalgia metatarsalgia or diabetic ulcers. This lengthening can also be performed as a complement to forefoot surgery in order to secure the latter (treatment of the cause) and to improve certain other symptoms linked to retraction, such as cramps, lumbar pain, posterior or plantar talalgia, instability, etc. Various lengthening techniques exist and are detailed in the article, from proximal lengthening to distal lengthening by way of intermediate lengthening.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>V; expert opinion.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 2","pages":"Pages 126-134"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-18","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143679931","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-17DOI: 10.1016/j.rcot.2025.01.020
Frédéric Leiber-Wackenheim
<div><div>Le quintus varus est défini comme une déformation du cinquième rayon dans laquelle le cinquième orteil (O5) est dévié en dedans et dont la conséquence est une proéminence de la tête du cinquième métatarsien (M5). Cliniquement, il s’exprime par une douleur, un érythème voire une plaie en regard de la tête de M5. La déformation d’O5 dans le plan sagittal et horizontal peut également entraîner un conflit avec le chaussage ou avec le quatrième orteil pouvant alors être à l’origine d’un cor commissural (oeil de perdrix). La classification proposée est celle de Coughlin qui décrit bien la déformation de M5 que l’on complètera par une description de la déformation d’O5 dans le plan horizontal et sagittal. Le traitement chirurgical est préférentiellement réalisé en percutané, le geste principal consistant en une ostéotomie de M5. Cependant le niveau de cette ostéotomie, son caractère complet ou incomplet et bi- ou unifocal sont encore discutés. Le consensus actuel semble être la réalisation d’une ostéotomie unifocale complète au sommet de la déformation. Ce geste principal sur M5 peut être complété si nécessaire par des gestes associés qui peuvent être : une libération du plan ligamentaire médial, une condylectomie partielle, des ténotomies des extenseurs et des fléchisseurs et des gestes osseux percutanés sur O5. Cette intervention est habituellement réalisée en ambulatoire, sous contrôle radioscopique en suivant les règles générales de la chirurgie percutanée. Un soin particulier est apporté à la confection du pansement qui fait partie intégrante de l’intervention en maintenant la réduction des ostéotomies. La marche, protégée par une chaussure de décharge est possible immédiatement.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Quintus varus is defined as a deformity of the fifth ray in which the fifth toe (O5) is deviated medially, resulting in a protrusion of the head of the fifth metatarsal (M5). Clinically, it is expressed by pain, erythema or even a sore opposite the head of M5. Deformation of O5 in the sagittal and horizontal planes can also lead to conflict with the shoe or the fourth toe, resulting in commissural corns. The proposed classification is that of Coughlin, which provides a good description of the deformity of M5, complemented by a description of the deformity of O5 in the horizontal and sagittal planes. Surgical treatment is preferably percutaneous, with the main procedure consisting of an osteotomy of M5. However, the site of this osteotomy, its completeness or incompleteness, and whether it is bi- or unifocal, are still debated. The current consensus seems to be to perform a complete unifocal osteotomy at the apex of the deformity. This main procedure on M5 can be supplemented, if necessary, by associated procedures such as: release of the medial ligament structures, partial condylectomy, extensor and flexor tenotomies and percutaneous bone procedures on O5. This procedure is usua
{"title":"Comment opérer un quintus varus ?","authors":"Frédéric Leiber-Wackenheim","doi":"10.1016/j.rcot.2025.01.020","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.01.020","url":null,"abstract":"<div><div>Le quintus varus est défini comme une déformation du cinquième rayon dans laquelle le cinquième orteil (O5) est dévié en dedans et dont la conséquence est une proéminence de la tête du cinquième métatarsien (M5). Cliniquement, il s’exprime par une douleur, un érythème voire une plaie en regard de la tête de M5. La déformation d’O5 dans le plan sagittal et horizontal peut également entraîner un conflit avec le chaussage ou avec le quatrième orteil pouvant alors être à l’origine d’un cor commissural (oeil de perdrix). La classification proposée est celle de Coughlin qui décrit bien la déformation de M5 que l’on complètera par une description de la déformation d’O5 dans le plan horizontal et sagittal. Le traitement chirurgical est préférentiellement réalisé en percutané, le geste principal consistant en une ostéotomie de M5. Cependant le niveau de cette ostéotomie, son caractère complet ou incomplet et bi- ou unifocal sont encore discutés. Le consensus actuel semble être la réalisation d’une ostéotomie unifocale complète au sommet de la déformation. Ce geste principal sur M5 peut être complété si nécessaire par des gestes associés qui peuvent être : une libération du plan ligamentaire médial, une condylectomie partielle, des ténotomies des extenseurs et des fléchisseurs et des gestes osseux percutanés sur O5. Cette intervention est habituellement réalisée en ambulatoire, sous contrôle radioscopique en suivant les règles générales de la chirurgie percutanée. Un soin particulier est apporté à la confection du pansement qui fait partie intégrante de l’intervention en maintenant la réduction des ostéotomies. La marche, protégée par une chaussure de décharge est possible immédiatement.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Quintus varus is defined as a deformity of the fifth ray in which the fifth toe (O5) is deviated medially, resulting in a protrusion of the head of the fifth metatarsal (M5). Clinically, it is expressed by pain, erythema or even a sore opposite the head of M5. Deformation of O5 in the sagittal and horizontal planes can also lead to conflict with the shoe or the fourth toe, resulting in commissural corns. The proposed classification is that of Coughlin, which provides a good description of the deformity of M5, complemented by a description of the deformity of O5 in the horizontal and sagittal planes. Surgical treatment is preferably percutaneous, with the main procedure consisting of an osteotomy of M5. However, the site of this osteotomy, its completeness or incompleteness, and whether it is bi- or unifocal, are still debated. The current consensus seems to be to perform a complete unifocal osteotomy at the apex of the deformity. This main procedure on M5 can be supplemented, if necessary, by associated procedures such as: release of the medial ligament structures, partial condylectomy, extensor and flexor tenotomies and percutaneous bone procedures on O5. This procedure is usua","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 2","pages":"Pages 176-185"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-17","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143679816","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-15DOI: 10.1016/j.rcot.2025.01.015
Richard Alexandre Rochwerger, Jean-Camille Mattei
Le syndrome du 2e rayon définit une instabilité douloureuse de la 2e articulation métatarso-phalangienne évoluant en 3 phases : du stade 1 au stade 3, on assiste à une désorganisation de l’avant-avant pied allant au-delà de l’atteinte de la seule 2e méta-tarsophalangienne perturbant le fonctionnement des orteils latéraux qui perdent leur appui pulpaire physiologique en se déformant. Sa cause principale est l’insuffisance fonctionnelle du 1er rayon, à l’origine d’un transfert de charge où l’hallux valgus prend la première place. D’autres étiologies plus rares intéressent des anomalies morphologiques sur le 2e métatarsien. Le traitement médical fait appel à l’infiltration de la MTP, actuellement controversée car masquant l’évolution naturelle du syndrome du 2e rayon sans en traiter l’origine. En effet, le traitement s’adresse à 3 registres différents, anatomique, étiologique et symptomatique. Le principal écueil du traitement anatomique de réparation chirurgicale de la plaque plantaire est qu’il confronte le patient à un risque non négligeable d’enraidissement de la MTP. Le traitement étiologique plus indirect a pour objectif, de diminuer les contraintes sur la métatarso-phalangienne par ostéotomie métatarsienne à ciel ouvert ou percutanées d’accourcissement ou de relèvement, en agissant également sur le premier rayon à l’origine des troubles. Sur le plan symptomatique on traitera les déformations des orteils latéraux en tentant de restituer un appui pulpaire au 2e ou 3e orteil, perdu du fait de la désorganisation de la balance des muscles intrinsèques et extrinsèques. Ce syndrome du deuxième rayon reste de traitement difficile avec des résultats inégaux notamment dans les stades les plus évolués. Il est exceptionnel que l’on obtienne une fonction strictement normale et stable dans le temps.
Niveau de preuve
V ; avis d’expert.
The 2nd ray syndrome depicts painful instability of the 2nd meta-tarsophalangeal joint, evolving in 3 phases. From stage 1 to stage 3, there is disorganization of the forefoot, going beyond involvement of the 2nd meta-tarsophalangeal joint alone, disrupting the function of the lateral toes, which lose their physiological pulpal support and become deformed. Its main cause is functional insufficiency of the 1st ray, resulting in a load transfer in which the hallux valgus takes precedence. Other, rarer etiologies involve morphological anomalies of the 2nd metatarsal. Medical treatment involves infiltration of the MTP, currently controversial because it masks the natural evolution of 2nd ray syndrome without treating its origin. Indeed, the treatment is aimed at 3 different levels, anatomical, etiological and symptomatic. The main drawback of anatomical treatment involving surgical repair of the plantar plate is a non-negligible risk of stiffening of the MTP for the patient. The more
{"title":"Comment prendre en charge un syndrome du 2e rayon ?","authors":"Richard Alexandre Rochwerger, Jean-Camille Mattei","doi":"10.1016/j.rcot.2025.01.015","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.01.015","url":null,"abstract":"<div><div>Le syndrome du 2<sup>e</sup> rayon définit une instabilité douloureuse de la 2<sup>e</sup> articulation métatarso-phalangienne évoluant en 3 phases : du stade 1 au stade 3, on assiste à une désorganisation de l’avant-avant pied allant au-delà de l’atteinte de la seule 2<sup>e</sup> méta-tarsophalangienne perturbant le fonctionnement des orteils latéraux qui perdent leur appui pulpaire physiologique en se déformant. Sa cause principale est l’insuffisance fonctionnelle du 1<sup>er</sup> rayon, à l’origine d’un transfert de charge où l’hallux valgus prend la première place. D’autres étiologies plus rares intéressent des anomalies morphologiques sur le 2<sup>e</sup> métatarsien. Le traitement médical fait appel à l’infiltration de la MTP, actuellement controversée car masquant l’évolution naturelle du syndrome du 2<sup>e</sup> rayon sans en traiter l’origine. En effet, le traitement s’adresse à 3 registres différents, anatomique, étiologique et symptomatique. Le principal écueil du traitement anatomique de réparation chirurgicale de la plaque plantaire est qu’il confronte le patient à un risque non négligeable d’enraidissement de la MTP. Le traitement étiologique plus indirect a pour objectif, de diminuer les contraintes sur la métatarso-phalangienne par ostéotomie métatarsienne à ciel ouvert ou percutanées d’accourcissement ou de relèvement, en agissant également sur le premier rayon à l’origine des troubles. Sur le plan symptomatique on traitera les déformations des orteils latéraux en tentant de restituer un appui pulpaire au 2<sup>e</sup> ou 3<sup>e</sup> orteil, perdu du fait de la désorganisation de la balance des muscles intrinsèques et extrinsèques. Ce syndrome du deuxième rayon reste de traitement difficile avec des résultats inégaux notamment dans les stades les plus évolués. Il est exceptionnel que l’on obtienne une fonction strictement normale et stable dans le temps.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>The 2nd ray syndrome depicts painful instability of the 2nd meta-tarsophalangeal joint, evolving in 3 phases. From stage 1 to stage 3, there is disorganization of the forefoot, going beyond involvement of the 2nd meta-tarsophalangeal joint alone, disrupting the function of the lateral toes, which lose their physiological pulpal support and become deformed. Its main cause is functional insufficiency of the 1st ray, resulting in a load transfer in which the hallux valgus takes precedence. Other, rarer etiologies involve morphological anomalies of the 2nd metatarsal. Medical treatment involves infiltration of the MTP, currently controversial because it masks the natural evolution of 2nd ray syndrome without treating its origin. Indeed, the treatment is aimed at 3 different levels, anatomical, etiological and symptomatic. The main drawback of anatomical treatment involving surgical repair of the plantar plate is a non-negligible risk of stiffening of the MTP for the patient. The more ","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 2","pages":"Pages 186-193"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143679817","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-15DOI: 10.1016/j.rcot.2025.01.016
Yves Tourné , Jean-Luc Besse
Le traitement chirurgical des métatarsalgies reste controversé, et repose sur la compréhension des causes biomécaniques et anatomiques. La cause fondamentale des métatarsalgies est la répétition des forces et des pressions plantaires localisées sur l’avant-pied pendant le cycle de la marche. Il est fondamental de différencier les métatarsalgies statiques (liées aux pentes métatarsiennes et à la rétraction du système suro-achilléo-plantaire), des métatarsalgies propulsives, les plus fréquentes (liés aux anomalies de longueurs). Trois catégories étiologiques sont retrouvées : primaires (d’origine anatomique), secondaires (causes variables de surcharge de l’avant-pied) et iatrogènes post-chirurgicales. Examiner l’avant-pied, mais également l’arrière-pied, rechercher la rétraction des gastrocnémiens et analyser radiologiquement, en charge, les déformations dans les plans horizontal (courbe et morphotypes de Maestro) et sagittal, seront décisifs pour le diagnostic, aidé selon les situations, par l’échographie et/ou l’IRM, mais aussi le Conebeam en charge. Le traitement sera d’abord conservateur (modifications du chaussage, orthèse plantaire, étirements), avec un taux de succès important. En marge des ostéotomies métatarsiennes, le traitement chirurgical participera à restaurer une distribution normale de la pression sur l’avant-pied : allongement des jumeaux, transfert tendineux, réparation de la plaque plantaire. Si certaines techniques doivent être abandonnées, les ostéotomies métatarsiennes, indiquées uniquement pour corriger les anomalies des métatarsiens, peuvent être classées selon leur site anatomique (proximale basale – diaphysaire – distale) ou leur but biomécanique (élévatrice et/ou raccourcissante). L’approche percutanée, mini-invasive est en plein essor. Les prothèses en silicone permettent de faire face à des situations complexes. Trois situations peuvent être distinguées pour proposer un algorithme thérapeutique : les métatarsalgies avec ou sans pathologie du 1er rayon et les métatarsalgies associées aux pathologies inflammatoires. La stabilisation du 1er rayon est fondamentale. Les métatarsalgies « propulsives » nécessiteront un raccourcissement métatarsien, certaines métatarsalgies « statiques », plutôt une élévation. Celles liées à des pathologies de l’arrière-pied seront généralement traitées de façon conservatrice ou selon l’étiologie. Le traitement des métatarsalgies sera médico-chirurgical adapté aux données biomécaniques, cliniques et paracliniques, préalablement évaluées. Quatre-vingt-dix pour cent des métatarsalgies ont une origine biomécanique.
Niveau de preuve
V ; avis d’expert.
Surgical treatment of metatarsalgia remains controversial. It depends on an understanding of the biomechanical and anatomical causes. The fundamental cause of metatarsalgia is the repetition of plantar forces and pressures localized on the forefoot during the gait cycle.
证据水平v;专家的意见。
{"title":"Quelles métatarsalgies opérer ?","authors":"Yves Tourné , Jean-Luc Besse","doi":"10.1016/j.rcot.2025.01.016","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.01.016","url":null,"abstract":"<div><div>Le traitement chirurgical des métatarsalgies reste controversé, et repose sur la compréhension des causes biomécaniques et anatomiques. La cause fondamentale des métatarsalgies est la répétition des forces et des pressions plantaires localisées sur l’avant-pied pendant le cycle de la marche. Il est fondamental de différencier les métatarsalgies statiques (liées aux pentes métatarsiennes et à la rétraction du système suro-achilléo-plantaire), des métatarsalgies propulsives, les plus fréquentes (liés aux anomalies de longueurs). Trois catégories étiologiques sont retrouvées : primaires (d’origine anatomique), secondaires (causes variables de surcharge de l’avant-pied) et iatrogènes post-chirurgicales. Examiner l’avant-pied, mais également l’arrière-pied, rechercher la rétraction des gastrocnémiens et analyser radiologiquement, en charge, les déformations dans les plans horizontal (courbe et morphotypes de Maestro) et sagittal, seront décisifs pour le diagnostic, aidé selon les situations, par l’échographie et/ou l’IRM, mais aussi le Conebeam en charge. Le traitement sera d’abord conservateur (modifications du chaussage, orthèse plantaire, étirements), avec un taux de succès important. En marge des ostéotomies métatarsiennes, le traitement chirurgical participera à restaurer une distribution normale de la pression sur l’avant-pied : allongement des jumeaux, transfert tendineux, réparation de la plaque plantaire. Si certaines techniques doivent être abandonnées, les ostéotomies métatarsiennes, indiquées uniquement pour corriger les anomalies des métatarsiens, peuvent être classées selon leur site anatomique (proximale basale – diaphysaire – distale) ou leur but biomécanique (élévatrice et/ou raccourcissante). L’approche percutanée, mini-invasive est en plein essor. Les prothèses en silicone permettent de faire face à des situations complexes. Trois situations peuvent être distinguées pour proposer un algorithme thérapeutique : les métatarsalgies avec ou sans pathologie du 1<sup>er</sup> rayon et les métatarsalgies associées aux pathologies inflammatoires. La stabilisation du 1<sup>er</sup> rayon est fondamentale. Les métatarsalgies « propulsives » nécessiteront un raccourcissement métatarsien, certaines métatarsalgies « statiques », plutôt une élévation. Celles liées à des pathologies de l’arrière-pied seront généralement traitées de façon conservatrice ou selon l’étiologie. Le traitement des métatarsalgies sera médico-chirurgical adapté aux données biomécaniques, cliniques et paracliniques, préalablement évaluées. Quatre-vingt-dix pour cent des métatarsalgies ont une origine biomécanique.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Surgical treatment of metatarsalgia remains controversial. It depends on an understanding of the biomechanical and anatomical causes. The fundamental cause of metatarsalgia is the repetition of plantar forces and pressures localized on the forefoot during the gait cycle.","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 2","pages":"Pages 146-162"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-15","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143679933","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-07DOI: 10.1016/j.rcot.2025.01.010
Thomas Aubert, Aurélien Hallé, Camille Vorimore, Luc Lhotellier
<div><h3>Introduction</h3><div>La cinématique lombopelvienne, traduite par le changement de tilt pelvien (ΔTP) d’une position debout à une position assise fléchie, a été associée au risque de conflit prothétique et de luxation. Certaines études ont suggéré des changements dans la mobilité lombopelvienne après prothèse totale de hanche (PTH) mais aucune n’a exploré les changements de mobilité dans les trois premiers mois suivant une PTH par voie antérieure.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Notre hypothèse était que les changements de mobilité lombopelvienne se produisent dans les 3 premiers mois postopératoires, entraînant une augmentation de la mobilité de la hanche et une augmentation des anomalies de la cinématique lombopelvienne.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Il s’agit d’une analyse rétrospective d’une série consécutive de 109 patients traités par PTH de première intention par voie antérieure par un unique chirurgien sénior. Les radiographies latérales prises en position debout et assise fléchie avant et trois mois après l’intervention ont été examinées pour analyser le ΔTP, l’angle pelvi-fémoral (PFA), la lordose lombaire (LL) et la mobilité lombopelvienne anormale (ΔTP<!--> <!-->≥<!--> <!-->20°). Les objectifs secondaires incluaient l’examen de la relation entre les changements de flexion lombaire et de flexion de hanche puis l’analyse des paramètres préopératoires lombopelviens impliqués dans les changements de mobilité pelvienne postopératoire.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Entre les deux périodes d’analyse, le ΔTP a augmenté en moyenne de 9,53° (−34,4/50,3°), le ΔPFA a augmenté de 7,68° (−74/49°) et la flexion lombaire (ΔLL) a diminué de 4,26° (−20,8/26°). Le taux de ΔTP<!--> <!-->≥<!--> <!-->20° était de 22,9 % avant l’opération et de 47,7 % après l’opération (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->8,98 ; IC [2,82 ; 28,56] ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Une corrélation positive forte a été trouvée entre les changements de ΔTP et ΔPFA (ρ<!--> <!-->=<!--> <!-->0,76 ; r<sup>2</sup> <!-->=<!--> <!-->0,574 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et pas de corrélation entre les changements de ΔTP et ΔLL (ρ<!--> <!-->=<!--> <!-->−0,019 ; r<sup>2</sup> <!-->=<!--> <!-->0,005 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,842). Dans l’analyse multivariée, les prédicteurs indépendants du changement de ΔTP étaient l’indice de masse corporelle (IMC, β<!--> <!-->=<!--> <!-->−0,59, [−1,15 ; −0,03], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0386), ΔPFA (β<!--> <!-->=<!--> <!-->−0,46, [−0,59 ; −0,34], <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et ΔLL (β<!--> <!-->=<!--> <!-->−0,36, [−0,53 ; −0,19], <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Aucune luxation n’a été observée.</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>Les mobilités lombopelviennes changent tôt, dans les 3 mois, après une PTH par voie antérieure. Les patients avec une raideur lombaire préopératoire associée à une hanche raide et un plus faible IMC devraient alerter les chirurgiens sur le risque d’aggravation
腰盆运动学,通过将骨盆倾斜(ΔTP)从站立姿势转变为弯曲坐姿,与假牙冲突和脱臼的风险有关。一些研究表明,全髋关节置换术(PTH)后腰椎活动能力会发生变化,但没有一项研究调查了前三个月通过前路进行的PTH后的活动能力变化。我们的假设是,腰椎活动的变化发生在术后的前3个月,导致髋关节活动增加和腰椎运动学异常增加。方法是一项回顾性分析,由一名高级外科医生对109名接受过一线PTH治疗的患者进行了连续的回顾性分析。在手术前和手术后三个月,检查站立和弯曲坐姿的侧x光片,分析ΔTP、盆腔-股角度(PFA)、腰椎沉降(LL)和异常腰椎活动(ΔTP≥20°)。次要目标包括检查腰椎弯曲和髋关节弯曲变化之间的关系,然后分析与术后骨盆活动变化有关的术前腰椎参数。结果在两个分析期之间,ΔTP平均升高9.53°(−34.4 / 50.3°),ΔPFA升高7.68°(−74/49°),腰椎屈度(ΔLL)下降4.26°(−20.8 /26°)。术前ΔTP≥20°为22.9%,术后为47.7% (OR = 8.98; IC [2,82; 28.56]; p & ll; 0.001)。在ΔTP和ΔPFA的变化(ρ = 0.76; r2 = 0.574; p < 0.001)之间发现了很强的正相关性,而ΔTP和ΔLL的变化(ρ =−0.019;r2 = 0.005; p = 0.842)之间没有相关性。在多元分析中,ΔTP变化的独立预测器是身体质量指数(BMI, β =−0.59,[−1.15;−0.03],p = 0.0386), ΔPFA (β =−0.46,[−0.59;−0.34],p < 0.001)和ΔLL (β =−0.36,[−0.53;−0.19],p < 0.001)。没有观察到任何偏离。结论腰椎活动在前路PTH后3个月内发生早期变化。术前腰椎僵硬,髋关节僵硬,BMI较低的患者应提醒外科医生,术后腰椎运动学异常恶化的风险。证据等级IV;回顾性研究。介绍脊柱骨盆运动学,反映了脊柱骨盆倾斜(ΔSPT)从站立位置到弯曲坐姿的变化,已与假体撞击和髋关节错位的风险有关。一些研究表明,全髋关节置换术(THA)后脊柱骨盆活动发生了变化,但没有使用直接先前的方法探索THA后头三个月活动的变化。我们的假设是,在术后的前3个月,骨盆活动发生了变化,导致髋关节活动增加,骨盆运动学异常增加。本回顾性分析包括109例由一名高级外科医生治疗的原发性前THA患者的连续系列。手术前和术后3个月进行站立和弯曲坐姿的侧x光检查,分析ΔSPT、盆腔股角(PFA)、腰椎侧凸(LL)和异常脊柱侧凸活动(ΔSPT≥20°)。本课程的主要目的是研究和比较不同类型的临床实践,包括临床实践、临床实践、临床实践和临床实践。结果:在两个分析周期之间,ΔSPT平均增加9.53°(−34.4/50.3°),ΔPFA增加7.68°(−74/49°),腰椎弯曲(ΔLL)减少4.26°(−20.8/26°)。术前ΔSPT≥20°的比率为22.9%,术后为47.7% (OR = 8.98; CI [2.82; 28.56]; P < 0.001)。在ΔSPT和ΔPFA (ρ = 0.76; r2 = 0.574; P < 0.001)的变化之间发现了很强的正相关,而ΔSPT和ΔLL (ρ =−0.019;r2 = 0.005; P = 0.842)的变化之间没有相关性。多元分析证明了ΔSPT变化的独立预测因素是体质量指数(BMI, β =−0.59,[−1.15;−0.03],P = 0.0386)、ΔPFA (β =−0.46,[−0.59;−0.34],P < 0.001)和ΔLL (β =−0.36,[−0.53;−0.19],P < 0.001)。没有观察到任何错位。结论:在早期THA后3个月内发生脊柱侧凸活动变化。术前腰椎僵硬,伴有臀部僵硬和BMI较低的患者,应及时通知外科医生术后脊柱运动异常恶化的风险。证据等级IV;回顾study。
{"title":"Modification des mobilités lombopelviennes à 3 mois après PTH par voie antérieure","authors":"Thomas Aubert, Aurélien Hallé, Camille Vorimore, Luc Lhotellier","doi":"10.1016/j.rcot.2025.01.010","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.01.010","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La cinématique lombopelvienne, traduite par le changement de tilt pelvien (ΔTP) d’une position debout à une position assise fléchie, a été associée au risque de conflit prothétique et de luxation. Certaines études ont suggéré des changements dans la mobilité lombopelvienne après prothèse totale de hanche (PTH) mais aucune n’a exploré les changements de mobilité dans les trois premiers mois suivant une PTH par voie antérieure.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Notre hypothèse était que les changements de mobilité lombopelvienne se produisent dans les 3 premiers mois postopératoires, entraînant une augmentation de la mobilité de la hanche et une augmentation des anomalies de la cinématique lombopelvienne.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Il s’agit d’une analyse rétrospective d’une série consécutive de 109 patients traités par PTH de première intention par voie antérieure par un unique chirurgien sénior. Les radiographies latérales prises en position debout et assise fléchie avant et trois mois après l’intervention ont été examinées pour analyser le ΔTP, l’angle pelvi-fémoral (PFA), la lordose lombaire (LL) et la mobilité lombopelvienne anormale (ΔTP<!--> <!-->≥<!--> <!-->20°). Les objectifs secondaires incluaient l’examen de la relation entre les changements de flexion lombaire et de flexion de hanche puis l’analyse des paramètres préopératoires lombopelviens impliqués dans les changements de mobilité pelvienne postopératoire.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Entre les deux périodes d’analyse, le ΔTP a augmenté en moyenne de 9,53° (−34,4/50,3°), le ΔPFA a augmenté de 7,68° (−74/49°) et la flexion lombaire (ΔLL) a diminué de 4,26° (−20,8/26°). Le taux de ΔTP<!--> <!-->≥<!--> <!-->20° était de 22,9 % avant l’opération et de 47,7 % après l’opération (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->8,98 ; IC [2,82 ; 28,56] ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Une corrélation positive forte a été trouvée entre les changements de ΔTP et ΔPFA (ρ<!--> <!-->=<!--> <!-->0,76 ; r<sup>2</sup> <!-->=<!--> <!-->0,574 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et pas de corrélation entre les changements de ΔTP et ΔLL (ρ<!--> <!-->=<!--> <!-->−0,019 ; r<sup>2</sup> <!-->=<!--> <!-->0,005 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,842). Dans l’analyse multivariée, les prédicteurs indépendants du changement de ΔTP étaient l’indice de masse corporelle (IMC, β<!--> <!-->=<!--> <!-->−0,59, [−1,15 ; −0,03], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0386), ΔPFA (β<!--> <!-->=<!--> <!-->−0,46, [−0,59 ; −0,34], <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et ΔLL (β<!--> <!-->=<!--> <!-->−0,36, [−0,53 ; −0,19], <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Aucune luxation n’a été observée.</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>Les mobilités lombopelviennes changent tôt, dans les 3 mois, après une PTH par voie antérieure. Les patients avec une raideur lombaire préopératoire associée à une hanche raide et un plus faible IMC devraient alerter les chirurgiens sur le risque d’aggravation","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 7","pages":"Pages 842-852"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-07","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145371211","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
L’abord du processus coronoïde en cas de fracture isolée de ce dernier peut nécessiter la réalisation d’une voie antérieure ou d’une voie médiale. Cet abord est à risque de lésion du nerf ulnaire et du nerf médian et plusieurs voies ont été proposées sans qu’un consensus n’ait pu être trouvé. Notre objectif était d’évaluer la faisabilité d’une nouvelle voie d’abord antéro-médiale à distance du nerf ulnaire et d’établir les rapports entre les branches du nerf médian et cette voie en fonction du positionnement du coude. Notre hypothèse était que réaliser l’abord antéro-médial du coude en supination en passant entre le muscle rond pronateur et le fléchisseur radial du carpe permettait d’éloigner les branches motrices du nerf médian de l’abord chirurgical.
Méthodes
Nous avons réalisé une étude anatomique sur 16 coudes chez 16 sujets. L’abord par voie sous-pronatrice était réalisé, puis la distance entre l’interligne articulaire et la naissance des deux premières branches motrices du nerf médian était mesurée. La plus petite distance entre la deuxième branche motrice et la berge médiale de la trochlée dans trois positions différentes (coude tendu en pronation, coude tendu en supination et supination coude fléchi à 90°) était recueillie. Nous avons également établi la destination des deux premières branches motrices du nerf médian.
Résultats
En moyenne, la distance entre la berge médiale de la trochlée et la deuxième branche était de 5,1 mm coude tendu en pronation, 12,8 mm coude tendu en supination, 11,2 mm coude fléchi en supination. La première branche émergeait en moyenne 28 mm en amont de l’interligne et était destinée au rond pronateur dans 100 % des cas. La deuxième branche émergeait 2,9 mm sous l’interligne et avait une ramification pour le rond pronateur dans six cas sur 16.
Discussion
Plusieurs voies sont utilisées dans l’abord du processus coronoïde. Elles comportent chacune leurs complications neurologiques et fonctionnelles propres. La voie sous-pronatrice permet l’abord de la facette antéro-médiale du processus coronoïde sans nécessité de désinsérer les muscles épitrochléens. La supination permet d’éloigner les branches du nerf médian à risque d’être lésées lors de la chirurgie. Une étude de cohorte permettrait de confirmer la sûreté de cette voie d’abord vis-à-vis des structures nerveuses adjacentes.
Niveau de preuve
V.
Introduction
The aim of our study was to describe a new anteromedial approach that allows exposure of the anteromedial facet of the coronoid process, and to characterize the position of the median nerve's motor branches relative to this approach in relation to elbow positioning.
Material and methods
We performed 16 anteromedial approach on fresh anatomical subjects. The minim
{"title":"La voie d’abord sous-pronatrice du processus coronoïde","authors":"Olivier Bellot, Claire Bastard, Alain Sautet, Adeline Cambon-Binder","doi":"10.1016/j.rcot.2025.01.011","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.01.011","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>L’abord du processus coronoïde en cas de fracture isolée de ce dernier peut nécessiter la réalisation d’une voie antérieure ou d’une voie médiale. Cet abord est à risque de lésion du nerf ulnaire et du nerf médian et plusieurs voies ont été proposées sans qu’un consensus n’ait pu être trouvé. Notre objectif était d’évaluer la faisabilité d’une nouvelle voie d’abord antéro-médiale à distance du nerf ulnaire et d’établir les rapports entre les branches du nerf médian et cette voie en fonction du positionnement du coude. Notre hypothèse était que réaliser l’abord antéro-médial du coude en supination en passant entre le muscle rond pronateur et le fléchisseur radial du carpe permettait d’éloigner les branches motrices du nerf médian de l’abord chirurgical.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons réalisé une étude anatomique sur 16 coudes chez 16 sujets. L’abord par voie sous-pronatrice était réalisé, puis la distance entre l’interligne articulaire et la naissance des deux premières branches motrices du nerf médian était mesurée. La plus petite distance entre la deuxième branche motrice et la berge médiale de la trochlée dans trois positions différentes (coude tendu en pronation, coude tendu en supination et supination coude fléchi à 90°) était recueillie. Nous avons également établi la destination des deux premières branches motrices du nerf médian.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>En moyenne, la distance entre la berge médiale de la trochlée et la deuxième branche était de 5,1<!--> <!-->mm coude tendu en pronation, 12,8<!--> <!-->mm coude tendu en supination, 11,2<!--> <!-->mm coude fléchi en supination. La première branche émergeait en moyenne 28<!--> <!-->mm en amont de l’interligne et était destinée au rond pronateur dans 100 % des cas. La deuxième branche émergeait 2,9<!--> <!-->mm sous l’interligne et avait une ramification pour le rond pronateur dans six cas sur 16.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Plusieurs voies sont utilisées dans l’abord du processus coronoïde. Elles comportent chacune leurs complications neurologiques et fonctionnelles propres. La voie sous-pronatrice permet l’abord de la facette antéro-médiale du processus coronoïde sans nécessité de désinsérer les muscles épitrochléens. La supination permet d’éloigner les branches du nerf médian à risque d’être lésées lors de la chirurgie. Une étude de cohorte permettrait de confirmer la sûreté de cette voie d’abord vis-à-vis des structures nerveuses adjacentes.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>The aim of our study was to describe a new anteromedial approach that allows exposure of the anteromedial facet of the coronoid process, and to characterize the position of the median nerve's motor branches relative to this approach in relation to elbow positioning.</div></div><div><h3>Material and methods</h3><div>We performed 16 anteromedial approach on fresh anatomical subjects. The minim","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 4","pages":"Pages 388-394"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-06","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144138092","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-01DOI: 10.1016/j.rcot.2024.11.002
Mickaël Artuso , Marie Protais , Ahmad Ghabcha , Blandine Marion , Jérôme Delambre , Florence Aïm
Introduction
La maladie de Dupuytren est une affection bénigne entraînant une contracture progressive des doigts et une incapacité fonctionnelle. De nombreux traitements ont été décrits. Si la fasciectomie à ciel ouvert reste le traitement de référence, la fasciotomie percutanée à l’aiguille (FPA) est une option fiable pour les contractures primaires non compliquées, avec toutefois un taux élevé de récidive conduisant souvent à une chirurgie secondaire par fasciectomie.
Hypothèse
Un antécédent de traitement par FPA avant une fasciectomie à ciel ouvert augmente le risque de complications per- et postopératoires après fasciectomie à ciel ouvert.
Méthodes
Une étude rétrospective monocentrique a été menée, incluant 62 interventions pour 56 patients opérés pour une maladie de Dupuytren palmodigitale par fasciectomie à ciel ouvert entre novembre 2016 et novembre 2020. Nous avons comparé les résultats des patients avec antécédent de FPA (groupe A) sur les mêmes doigts à ceux sans antécédents de FPA (groupe B). Aucune différence significative n’a été observée entre les deux groupes en ce qui concerne le stade de sévérité, les comorbidités, la mobilité préopératoire. Le critère de jugement principal était le taux de complications survenant pendant la chirurgie ou durant le suivi postopératoire avec un recul moyen de 2 ans (lésions nerveuses et vasculaires, sepsis).
Résultats
Le taux de complications per- et postopératoires (amputations, lésions nerveuses, sepsis) était de 26 % (9) dans le groupe A (antécédent de FPA) contre 9 % (4) dans le groupe B (sans FPA préalable) (p = 0,0482), correspondant à un risque relatif de complications de 2,8 (IC95 = [1,22–6,42]) en cas de FPA préalable. Le temps de garrot par rayon opéré était plus élevé dans le groupe A par rapport au groupe B (34,1 min contre 24,9 min, p = 0,0001).
Discussion
Un antécédent de FPA pour maladie de Dupuytren peut entraîner un taux plus élevé de complications majeures peropératoires ou postopératoires lorsqu’une fasciectomie ouverte est finalement réalisée en cas de récidive par rapport à une fasciectomie ouverte en première intention.
Niveau de preuve
III ; étude rétrospective comparative.
Introduction
Dupuytren's disease is a benign disorder leading to flexion contracture of the fingers and functional disability. Many treatments have been described. Open fasciectomy is the gold standard; however percutaneous needle fasciotomy (PNF) is a reliable option for uncomplicated primary contracture but it has a high rate of recurrence.
Hypothesis
A history of PNF treatment before open fasciectomy is a risk factor for postoperative complications.
{"title":"Maladie de Dupuytren : un antécédent de fasciotomie percutanée à l’aiguille constitue-t-il un facteur de risque de complications postopératoires en cas de fasciectomie à ciel ouvert secondaire ? Une étude rétrospective à propos de 62 cas","authors":"Mickaël Artuso , Marie Protais , Ahmad Ghabcha , Blandine Marion , Jérôme Delambre , Florence Aïm","doi":"10.1016/j.rcot.2024.11.002","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2024.11.002","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La maladie de Dupuytren est une affection bénigne entraînant une contracture progressive des doigts et une incapacité fonctionnelle. De nombreux traitements ont été décrits. Si la fasciectomie à ciel ouvert reste le traitement de référence, la fasciotomie percutanée à l’aiguille (FPA) est une option fiable pour les contractures primaires non compliquées, avec toutefois un taux élevé de récidive conduisant souvent à une chirurgie secondaire par fasciectomie.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Un antécédent de traitement par FPA avant une fasciectomie à ciel ouvert augmente le risque de complications per- et postopératoires après fasciectomie à ciel ouvert.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une étude rétrospective monocentrique a été menée, incluant 62 interventions pour 56 patients opérés pour une maladie de Dupuytren palmodigitale par fasciectomie à ciel ouvert entre novembre 2016 et novembre 2020. Nous avons comparé les résultats des patients avec antécédent de FPA (groupe A) sur les mêmes doigts à ceux sans antécédents de FPA (groupe B). Aucune différence significative n’a été observée entre les deux groupes en ce qui concerne le stade de sévérité, les comorbidités, la mobilité préopératoire. Le critère de jugement principal était le taux de complications survenant pendant la chirurgie ou durant le suivi postopératoire avec un recul moyen de 2 ans (lésions nerveuses et vasculaires, sepsis).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le taux de complications per- et postopératoires (amputations, lésions nerveuses, sepsis) était de 26 % (9) dans le groupe A (antécédent de FPA) contre 9 % (4) dans le groupe B (sans FPA préalable) (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0482), correspondant à un risque relatif de complications de 2,8 (IC95<!--> <!-->=<!--> <!-->[1,22–6,42]) en cas de FPA préalable. Le temps de garrot par rayon opéré était plus élevé dans le groupe A par rapport au groupe B (34,1<!--> <!-->min contre 24,9<!--> <!-->min, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0001).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Un antécédent de FPA pour maladie de Dupuytren peut entraîner un taux plus élevé de complications majeures peropératoires ou postopératoires lorsqu’une fasciectomie ouverte est finalement réalisée en cas de récidive par rapport à une fasciectomie ouverte en première intention.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>III ; étude rétrospective comparative.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Dupuytren's disease is a benign disorder leading to flexion contracture of the fingers and functional disability. Many treatments have been described. Open fasciectomy is the gold standard; however percutaneous needle fasciotomy (PNF) is a reliable option for uncomplicated primary contracture but it has a high rate of recurrence.</div></div><div><h3>Hypothesis</h3><div>A history of PNF treatment before open fasciectomy is a risk factor for postoperative complications.</div></div><div><h3>Material and methods</h3><div>A","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 1","pages":"Pages 94-100"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143138682","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-01DOI: 10.1016/j.rcot.2024.07.024
Tom Roussel , Julien Dartus , Gilles Pasquier , Alain Duhamel , Cristian Preda , Henri Migaud , Sophie Putman
<div><h3>Contexte</h3><div>Pour évaluer l’effet d’une intervention chirurgicale sur un patient, il est classique d’utiliser des scores cliniques avant et après le geste, mais il est de plus en plus fréquent et recommandé de pondérer les résultats de ces scores avec la notion de différence minimale pertinente (« Minimal Clinically Important Difference »). Cette MCID doit être déterminée en utilisant soit la méthode de distribution des données basée sur la variation des scores, soit la méthode des ancres qui utilise une question extérieure pour catégoriser les résultats. Les MCID sont variables d’une population à l’autre et à notre connaissance, il n’y a pas eu en France d’investigation sur des prothèses totales de genou (PTG). Ainsi nous avons mené une étude prospective sur une population de PTG afin de : (1) définir la MCID en France sur une population de PTG pour le score d’Oxford, de KOOS (Knee injury and Osteoarthritis Outcome Score) et ses dérivés ; (2) déterminer si la MCID sur ces scores en France est comparable aux résultats de la littérature.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>La MCID concernant les arthroplasties totales de genou en France est-elle comparable aux autres résultats de la littérature ?</div></div><div><h3>Matériel et méthode</h3><div>Il s’agissait d’une étude prospective observationnelle pour laquelle 218 patients (85 hommes, 133 femmes) d’âge moyen 72<!--> <!-->ans [27–90] ayant bénéficié d’une PTG primaire sur 300 initialement inclus ont répondu, avant et après chirurgie, aux questions des scores de Oxford-12, KOOS et Forgotten Joint Score (FJS) (recul moyen de 24 mois). La MCID a été calculée par la méthode de la distribution ainsi que par la méthode des ancres (« amélioration 1 à 5 » et « amélioration oui ou non »).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au recul moyen de 24 mois [18–36], le score Oxford-12 passait de 16<!--> <!-->±<!--> <!-->8 [0–41] à 34<!--> <!-->±<!--> <!-->11 [6–48] (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), toutes les composantes du score de KOOS étaient améliorées et le FJS au recul était de 47<!--> <!-->±<!--> <!-->32 [0–100]. Pour l’ancre « amélioration 1 à 5 », on retrouvait 14 patients non améliorés, 23 patients à l’état identique et 179 patients améliorés par la chirurgie. Pour l’ancre « êtes-vous amélioré oui/non », on retrouvait 8 patients non améliorés, 22 patients à l’état identique et 187 patients améliorés par la chirurgie. La MCID moyenne pour toutes les méthodes (méthode des ancres et distribution) était de 10 [7–13] pour l’Oxford-12, de 12 [12–12] pour le KOOS Symptôme, de 14 [12–17] pour le KOOS douleur, de 12 [11–14] pour le KOOS fonction, de 14 [12–16] pour le KOOS Sport, de 15 [15–16] pour le KOOS Qualité de vie (QOL), de 11 [10–12] pour le KOOS-12, de 15 [12–18] pour le KOOS-12 Douleur, de 12 [12–13] pour le KOOS-12 Fonction, de 15 [15–15] pour le KOOS-12 QOL, de 14 [13–14] pour le KOOS Physical Function Short-form (PS) et de 14 [13–16] pour le KOOS Joint Replacement (JR).</di
否决评估手术效果上一个病人,临床评分的经典是使用前后的姿态,但它正越来越频繁和建议对这些结果进行加权分数与最小最小差异相关的概念(«Clinically重要Difference»)。这个MCID必须使用基于分数变化的数据分布方法或锚定方法来确定,锚定方法使用外部问题来对结果进行分类。MCID因人群而异,据我们所知,在法国还没有关于全膝假体(PTG)的研究。因此,我们对PTG人群进行了一项前瞻性研究,目的是:(1)定义法国PTG人群的MCID,包括牛津评分、膝盖损伤和骨关节炎结果评分(KOOS)及其衍生物;(2)确定法国这些分数的MCID是否可与文献结果相媲美。HypothèseLa MCID有关arthroplasties膝盖总在法国是否与其他文献的结果相比硬件和méthodeIl ?是一项观察性研究为218例患者(其中85名72岁的中年男人,133名妇女)—90[27]小学获PTG》首次包含了300、手术前后的回答Oxford-12得分,得分(KOOS和茅盾附上FJS)(24个月)平均下降。MCID采用分布法和锚定法(“增强1到5”和“是或否增强”)计算。结果平均24个月后[18 - 36],牛津-12得分从16±8[0 - 41]下降到34±11 [6 - 48](p <;0.001), KOOS分数的所有组成部分都得到了改善,FJS下降到47±32[0 - 100]。在“改善1 - 5”的锚点上,有14例患者没有改善,23例患者没有改善,179例患者通过手术改善。在“你的改善是/否”的锚点上,我们发现8名患者没有改善,22名患者没有改善,187名患者通过手术得到改善。对于所有方法(MCID平均减重的方法和经销)对于l’Oxford-12[7] 13—10、12—12 [12](KOOS症状[12—14、17为KOOS疼痛,[12]11—14 [14](KOOS功能、12—15 [16]KOOS体育来说,15—16](KOOS生活质量(QOL)、[10—11[12 - 15]为KOOS-12, 12—18]KOOS-12疼痛为12—[12,13]KOOS-12功能,为KOOS-12[15] 15—15 QOL,KOOS物理功能短形(PS)为14 [13 - 14],KOOS关节置换(JR)为14[13 - 16]。讨论法国人口的牛津-12、KOOS及其衍生物的MCID与文献中观察到的其他人口的MCID相当。证据等级IV;没有对照组的前瞻性研究。为了评估手术对患者的效果,传统上使用手术前后的临床评分,但越来越普遍,并建议用最小临床显著差异(“MCID”)的概念来权衡这些评分的结果。这个MCID应该使用基于分数变化的数据分布方法或使用外部问题对结果进行分类的锚定方法来确定。MCID因人群而异,据我们所知,在法国还没有关于全膝关节置换术(TKA)的调查。因此,我们对TKA人群进行了前瞻性研究,以便:(1)根据牛津评分、KOOS(膝关节损伤和骨关节炎结果评分)及其产物的TKA人群定义法国的MCID;(2)确定英语中这些分数的MCID是否可与文献的结果相媲美。英国全膝关节置换术的MCID可与文献中的其他结果相比较吗?Material and组成的前瞻性methodThis was a study in which 218名患者(85 men with a mean age of women) 72、133—90 years [27] who had a undergone out of primary TKA 300初期没有构建的前提下,先寄存外科,KOOS and to the Oxford-12茅盾(Joint Score FJS) (mean后续问题24个)。MCID的计算使用了分布方法和锚定方法(“改进1到5”和“改进是或否”)。结果在24个月的平均随访中[18 - 36],牛津-12分数从16±8[0 - 41]增加到34±11 [6 - 48](P <;0.001), KOOS分数的所有组成部分都得到了改善,后续的FJS为47±32[0 - 100]。在锚定的“改善1至5”中,有14例未改善患者,23例病情相同,179例手术改善患者。 锚点“你是否改善是/否”,未改善8例,相同情况22例,手术改善187例。所有方法(锚点法和分布法)的平均MCID分别为:oxford - 12,12 [7-13], oos症状12 [12 -12],oos疼痛14 [12 - 17],oos功能12 [11 - 14],oos运动14 [12 - 16],oos生活质量(QOL) 15 [15 - 16], oos - 12,15 [10 -12], oos - 12,15 [12 - 18], oos - 12,12功能12 [12 - 13],oos - 12,qol 15 [15 - 15], oos物理功能短表(PS) 14 [13-14], oos关节置换术(JR) 14[13-16]。在法国人群中,牛津-12、oos及其衍生物得分的MCID与文献中在其他人群中观察到的结果相当。证据水平eiv;前瞻性研究,无对照组。
{"title":"La différence minimale cliniquement importante (DMCI) pour les scores de Oxford, KOOS et ses dérivés peut-elle être identifiée sur un échantillon français d’arthroplasties totales de genou ?","authors":"Tom Roussel , Julien Dartus , Gilles Pasquier , Alain Duhamel , Cristian Preda , Henri Migaud , Sophie Putman","doi":"10.1016/j.rcot.2024.07.024","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2024.07.024","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>Pour évaluer l’effet d’une intervention chirurgicale sur un patient, il est classique d’utiliser des scores cliniques avant et après le geste, mais il est de plus en plus fréquent et recommandé de pondérer les résultats de ces scores avec la notion de différence minimale pertinente (« Minimal Clinically Important Difference »). Cette MCID doit être déterminée en utilisant soit la méthode de distribution des données basée sur la variation des scores, soit la méthode des ancres qui utilise une question extérieure pour catégoriser les résultats. Les MCID sont variables d’une population à l’autre et à notre connaissance, il n’y a pas eu en France d’investigation sur des prothèses totales de genou (PTG). Ainsi nous avons mené une étude prospective sur une population de PTG afin de : (1) définir la MCID en France sur une population de PTG pour le score d’Oxford, de KOOS (Knee injury and Osteoarthritis Outcome Score) et ses dérivés ; (2) déterminer si la MCID sur ces scores en France est comparable aux résultats de la littérature.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>La MCID concernant les arthroplasties totales de genou en France est-elle comparable aux autres résultats de la littérature ?</div></div><div><h3>Matériel et méthode</h3><div>Il s’agissait d’une étude prospective observationnelle pour laquelle 218 patients (85 hommes, 133 femmes) d’âge moyen 72<!--> <!-->ans [27–90] ayant bénéficié d’une PTG primaire sur 300 initialement inclus ont répondu, avant et après chirurgie, aux questions des scores de Oxford-12, KOOS et Forgotten Joint Score (FJS) (recul moyen de 24 mois). La MCID a été calculée par la méthode de la distribution ainsi que par la méthode des ancres (« amélioration 1 à 5 » et « amélioration oui ou non »).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au recul moyen de 24 mois [18–36], le score Oxford-12 passait de 16<!--> <!-->±<!--> <!-->8 [0–41] à 34<!--> <!-->±<!--> <!-->11 [6–48] (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), toutes les composantes du score de KOOS étaient améliorées et le FJS au recul était de 47<!--> <!-->±<!--> <!-->32 [0–100]. Pour l’ancre « amélioration 1 à 5 », on retrouvait 14 patients non améliorés, 23 patients à l’état identique et 179 patients améliorés par la chirurgie. Pour l’ancre « êtes-vous amélioré oui/non », on retrouvait 8 patients non améliorés, 22 patients à l’état identique et 187 patients améliorés par la chirurgie. La MCID moyenne pour toutes les méthodes (méthode des ancres et distribution) était de 10 [7–13] pour l’Oxford-12, de 12 [12–12] pour le KOOS Symptôme, de 14 [12–17] pour le KOOS douleur, de 12 [11–14] pour le KOOS fonction, de 14 [12–16] pour le KOOS Sport, de 15 [15–16] pour le KOOS Qualité de vie (QOL), de 11 [10–12] pour le KOOS-12, de 15 [12–18] pour le KOOS-12 Douleur, de 12 [12–13] pour le KOOS-12 Fonction, de 15 [15–15] pour le KOOS-12 QOL, de 14 [13–14] pour le KOOS Physical Function Short-form (PS) et de 14 [13–16] pour le KOOS Joint Replacement (JR).</di","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 1","pages":"Pages 41-52"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143128071","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"OA","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}