Pub Date : 2025-01-01Epub Date: 2025-01-11DOI: 10.1016/j.rmra.2024.11.074
N. Jestin-Guyon , E.H. Ouaalaya , Z. Betancourt-Rial , A. Bernady , E. Berteaud , J. Casteigt , L. Falque , F. Le Guillou , J. Moinard , M. Molimard , L. Nguyen , C. Nocent , A. Ozier , M. Staali , C. Raherison-Semjen
Introduction
Les femmes avec une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ont des symptômes différents et une forme de la maladie plus sévère, à savoir plus d’exacerbations que les hommes. L’objectif est d’étudier les différences entre les hommes et les femmes concernant la fréquence des exacerbations en France.
Méthodes
Patients à tous stades de sévérité BPCO inclus depuis 2013 et suivis en vie réelle par près de 50 pneumologues (indépendants ou hospitaliers) au sein de 2 régions (Aquitaine et Charentes). Des modèles de régression logistique multivariable ont été utilisés pour identifier les déterminants du profil exacerbateur fréquent (≥ 2 ; au cours des 12 derniers mois) avec correction de Bonferroni.
Résultats
En février 2024, un total de 3265 patients étaient inclus et 36,7 % étaient des femmes. Les femmes avaient plus d’exacerbations (≥ 2) que les hommes (31,3 vs 22,9 %). Chez les patients au profil exacerbateur fréquent (≥ 2 ; n = 849) les hommes avaient plus de toux (77,8 vs 69,1 %) et d’expectoration (63,3 vs 51,2 %). En analyse multivariée, le sexe féminin était associé à un risque plus élevé d’avoir des exacerbations fréquentes (≥ 2) (ORa = 1,52 ; IC95 %[1,28–1,81]). Selon les modèles stratifiés, les stades de sévérité GOLD III-IV, l’anxiété et l’expectoration étaient des facteurs communs associés aux exacerbations chez les hommes et les femmes. Chez les femmes on retrouvait l’âge jeune, la dyspnée (mMRC ≥ 2), une probabilité plus élevée d’être vaccinée contre le pneumocoque, tandis que chez les hommes on retrouvait la toux, une profession à risque de BPCO, une probabilité plus élevée d’être vacciné contre la grippe, d’avoir un traitement et d’avoir été en réhabilitation au cours des 12 derniers mois.
Conclusion
Dans une vaste cohorte en vie réelle de patients BPCO, nos résultats suggèrent que les facteurs expliquant les exacerbations chez les hommes et les femmes sont différents et que les femmes ont plus d’exacerbations.
{"title":"Déterminants des exacerbations selon le sexe chez les patients BPCO : cohorte PALOMB","authors":"N. Jestin-Guyon , E.H. Ouaalaya , Z. Betancourt-Rial , A. Bernady , E. Berteaud , J. Casteigt , L. Falque , F. Le Guillou , J. Moinard , M. Molimard , L. Nguyen , C. Nocent , A. Ozier , M. Staali , C. Raherison-Semjen","doi":"10.1016/j.rmra.2024.11.074","DOIUrl":"10.1016/j.rmra.2024.11.074","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les femmes avec une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ont des symptômes différents et une forme de la maladie plus sévère, à savoir plus d’exacerbations que les hommes. L’objectif est d’étudier les différences entre les hommes et les femmes concernant la fréquence des exacerbations en France.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Patients à tous stades de sévérité BPCO inclus depuis 2013 et suivis en vie réelle par près de 50 pneumologues (indépendants ou hospitaliers) au sein de 2 régions (Aquitaine et Charentes). Des modèles de régression logistique multivariable ont été utilisés pour identifier les déterminants du profil exacerbateur fréquent (≥<!--> <!-->2 ; au cours des 12 derniers mois) avec correction de Bonferroni.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>En février 2024, un total de 3265 patients étaient inclus et 36,7 % étaient des femmes. Les femmes avaient plus d’exacerbations (≥<!--> <!-->2) que les hommes (31,3 vs 22,9 %). Chez les patients au profil exacerbateur fréquent (≥<!--> <!-->2 ; <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->849) les hommes avaient plus de toux (77,8 vs 69,1 %) et d’expectoration (63,3 vs 51,2 %). En analyse multivariée, le sexe féminin était associé à un risque plus élevé d’avoir des exacerbations fréquentes (≥<!--> <!-->2) (ORa<!--> <!-->=<!--> <!-->1,52 ; IC95 %[1,28–1,81]). Selon les modèles stratifiés, les stades de sévérité GOLD III-IV, l’anxiété et l’expectoration étaient des facteurs communs associés aux exacerbations chez les hommes et les femmes. Chez les femmes on retrouvait l’âge jeune, la dyspnée (mMRC<!--> <!-->≥<!--> <!-->2), une probabilité plus élevée d’être vaccinée contre le pneumocoque, tandis que chez les hommes on retrouvait la toux, une profession à risque de BPCO, une probabilité plus élevée d’être vacciné contre la grippe, d’avoir un traitement et d’avoir été en réhabilitation au cours des 12 derniers mois.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Dans une vaste cohorte en vie réelle de patients BPCO, nos résultats suggèrent que les facteurs expliquant les exacerbations chez les hommes et les femmes sont différents et que les femmes ont plus d’exacerbations.</div></div><div><h3>Soutiens</h3><div>Fondation Bordeaux université, Boehringer Ingelheim, Chiesi, Gsk, Isis Medical, Novartis.</div></div>","PeriodicalId":53645,"journal":{"name":"Revue des Maladies Respiratoires Actualites","volume":"17 1","pages":"Pages 27-28"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143154969","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-01-01Epub Date: 2025-01-11DOI: 10.1016/j.rmra.2024.11.051
M. Frappa , G. Archer , C. Givel , A. Benattia , C. Goyard , P. Couture , M. Zrounba , A. Chabrol , C. Tcherakian , A. Tazi , E. Catherinot , H. Salvator
<div><h3>Introduction</h3><div>L’incidence des cas de pneumocystose (PCP) après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) a nettement diminué depuis l’utilisation d’une prophylaxie à base de cotrimoxazole. Toutefois, les receveurs de CSH restent des sujets à risque de PCP, soit du fait de difficultés à maintenir une prophylaxie efficace, soit à cause d’une reconstitution immune imparfaite. Nous nous sommes intéressés aux caractéristiques cliniques et biologiques des infections a <em>P. jirovecii</em> diagnostiquées au-delà de la période aiguë post greffe la plus à risque d’infections.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Recueil rétrospectif des cas de pneumocystose chez des sujets adultes, survenant plus de 2<!--> <!-->ans après une allogreffe de CSH, relevés au cours des dix dernières années dans deux centres de pneumologie de la région parisienne : hôpital Foch (Suresnes), hôpital Saint-Louis (AP–HP, Paris).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous avons relevé 22 cas de PCP tardives après allogreffe de CSH, dont 9 femmes et 13 hommes.</div><div>Une pathologie pulmonaire chronique pré existait chez 15/22 patients (protéinose alvéolaire pulmonaire <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2, bronchectasies <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3, GVH pulmonaire <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->13).</div><div>Le délai moyen de survenue de la PCP après la greffe était en médiane de 49 mois [IQR 36–75].</div><div>La prophylaxie anti-PCP prescrite après la greffe était du cotrimoxazole chez 20 patients et de l’atovaquone chez 2 patients. Cette prophylaxie avait été interrompue chez 20/22 patients dans un délai médian de 91<!--> <!-->jours [61–152] avant la survenue de la PCP.</div><div>Six patients étaient sous immunosuppresseurs au moment du diagnostic de la PCP, dont <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5 pour une rechute hématologique. Le taux de lymphocytes cd4 relevé au moment de l’arrêt de la prophylaxie était en médiane de 376 G/L [233–434] (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->11).</div><div>Le diagnostic de PCP reposait sur l’identification biomoléculaire dans un lavage bronchoalvéolaire dans 21/22 cas. La présentation radiologique consistait en des opacités en verre dépoli diffuses (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->20) associées à des condensations parenchymateuses (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->15), réticulations (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10), <em>crazy paving</em> (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1), kystes (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1), nodules troués (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1).</div><div>16/20 patients avaient nécessité un support en oxygène, 9 patients avaient été hospitalisés en réanimation dont 4 patients nécessitant une ventilation invasive.</div><div>Le traitement avait consisté en du cotrimoxazole à dose curative, changé pour de l’atovaquone chez 4 patients pour cause d’intolérance (biologique <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3, clinique <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1). L’évolution clinique et radiologique était favorable chez tous les patients. Aucun décès n’était
{"title":"Pneumocystose de survenue tardive en post-allogreffe de cellules souches hématopoïétiques","authors":"M. Frappa , G. Archer , C. Givel , A. Benattia , C. Goyard , P. Couture , M. Zrounba , A. Chabrol , C. Tcherakian , A. Tazi , E. Catherinot , H. Salvator","doi":"10.1016/j.rmra.2024.11.051","DOIUrl":"10.1016/j.rmra.2024.11.051","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’incidence des cas de pneumocystose (PCP) après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) a nettement diminué depuis l’utilisation d’une prophylaxie à base de cotrimoxazole. Toutefois, les receveurs de CSH restent des sujets à risque de PCP, soit du fait de difficultés à maintenir une prophylaxie efficace, soit à cause d’une reconstitution immune imparfaite. Nous nous sommes intéressés aux caractéristiques cliniques et biologiques des infections a <em>P. jirovecii</em> diagnostiquées au-delà de la période aiguë post greffe la plus à risque d’infections.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Recueil rétrospectif des cas de pneumocystose chez des sujets adultes, survenant plus de 2<!--> <!-->ans après une allogreffe de CSH, relevés au cours des dix dernières années dans deux centres de pneumologie de la région parisienne : hôpital Foch (Suresnes), hôpital Saint-Louis (AP–HP, Paris).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous avons relevé 22 cas de PCP tardives après allogreffe de CSH, dont 9 femmes et 13 hommes.</div><div>Une pathologie pulmonaire chronique pré existait chez 15/22 patients (protéinose alvéolaire pulmonaire <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2, bronchectasies <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3, GVH pulmonaire <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->13).</div><div>Le délai moyen de survenue de la PCP après la greffe était en médiane de 49 mois [IQR 36–75].</div><div>La prophylaxie anti-PCP prescrite après la greffe était du cotrimoxazole chez 20 patients et de l’atovaquone chez 2 patients. Cette prophylaxie avait été interrompue chez 20/22 patients dans un délai médian de 91<!--> <!-->jours [61–152] avant la survenue de la PCP.</div><div>Six patients étaient sous immunosuppresseurs au moment du diagnostic de la PCP, dont <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5 pour une rechute hématologique. Le taux de lymphocytes cd4 relevé au moment de l’arrêt de la prophylaxie était en médiane de 376 G/L [233–434] (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->11).</div><div>Le diagnostic de PCP reposait sur l’identification biomoléculaire dans un lavage bronchoalvéolaire dans 21/22 cas. La présentation radiologique consistait en des opacités en verre dépoli diffuses (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->20) associées à des condensations parenchymateuses (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->15), réticulations (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10), <em>crazy paving</em> (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1), kystes (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1), nodules troués (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1).</div><div>16/20 patients avaient nécessité un support en oxygène, 9 patients avaient été hospitalisés en réanimation dont 4 patients nécessitant une ventilation invasive.</div><div>Le traitement avait consisté en du cotrimoxazole à dose curative, changé pour de l’atovaquone chez 4 patients pour cause d’intolérance (biologique <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3, clinique <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1). L’évolution clinique et radiologique était favorable chez tous les patients. Aucun décès n’était ","PeriodicalId":53645,"journal":{"name":"Revue des Maladies Respiratoires Actualites","volume":"17 1","pages":"Page 13"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143154998","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-01-01Epub Date: 2025-01-11DOI: 10.1016/j.rmra.2024.11.066
S. Turquier , R. Diesler , M. Reynaud-Gaubert , C. Loriau , T. Lacoste-Palasset , V. Valentin , S. Quétant , A. Chaouat , C. Boissin , E. Noël-Savina , C. Tromeur , E. Bergot , F. Picard , E. Artaud-Macari , H. Nunes , L. Bertoletti , P. Magro , D. Horeau-Langlard , F. Bauer , C. Chabanne , V. Cottin
<div><h3>Introduction</h3><div>L’hypertension pulmonaire (HTP) peut compliquer les pneumopathies interstitielles diffuses (PID) et en aggraver le pronostic. L’identification de facteurs pronostiques pourrait aider à identifier les patients pouvant bénéficier d’un traitement spécifique de l’HTP-PID.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Les patients atteints d’HTP-PID enregistrés dans les cohortes HYPID (2002-2017) et dans le registre national français de l’hypertension pulmonaire (2013-2022) ont été inclus. Des analyses univariées et multivariée ont été réalisées pour identifier les facteurs prédictifs de la mortalité à 1 an. Les résultats sont donnés en moyenne<!--> <!-->±<!--> <!-->écart-type.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div><em>n</em> <!-->=<!--> <!-->581 patients ont été inclus, d’âge moyen 69,4<!--> <!-->±<!--> <!-->9,3<!--> <!-->ans. Les diagnostics de PID les plus fréquents étaient le syndrome emphysème-fibrose (SEF) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->179, 31 %), la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->172, 30 %), les PID inclassables (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->76, 13 %) et les pneumopathies d’hypersensibilité (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->60, 10 %). La pression artérielle pulmonaire moyenne était de 41<!--> <!-->±<!--> <!-->9<!--> <!-->mmHg, l’index cardiaque (IC) était de 2,5<!--> <!-->±<!--> <!-->0,7 L/min/m<sup>2</sup>, et les résistances vasculaires pulmonaires (RVP) étaient de 7,6<!--> <!-->±<!--> <!-->3,5 unités Wood (UW). Un traitement spécifique pour l’hypertension pulmonaire a été débuté après l’évaluation initiale chez 214 patients (37 %), le plus souvent par IPDE5 en monothérapie (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->139, 24 %).</div><div>En analyse univariée, la survie sans transplantation à 1 an était significativement associée au type de PID (mortalité plus élevée en cas de FPI ou de PINS, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002), au sexe masculin (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,023), à une classe fonctionnelle NYHA III ou IV (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), à une distance de marche des 6<!--> <!-->minutes (DM6)<!--> <!-->≤<!--> <!-->228 m (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), à une CVF≤70 %pred (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002), à la prescription d’oxygénothérapie au long cours (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002) et à un IC<!--> <!-->≤<!--> <!-->2,5<!--> <!-->L/min/m<sup>2</sup> (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,039). La prescription d’un traitement spécifique de l’HTP après la première évaluation était significativement associée à une meilleure survie (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Des RVP<!--> <!-->><!--> <!-->5 UW n’étaient pas significativement associée à une augmentation de la mortalité.</div><div>En analyse multivariée, le risque de décès ou de transplantation pulmonaire à 1 an était significativement associé au sexe masculin (Hazard ratio [HR]<!--> <!-->=<!--> <!-->2,1, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), à une classe fonctionnelle NYHA III (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,7) ou IV (
肺动脉高压(PHTH)可使弥漫性间质性肺疾病(PID)复杂化并加重其预后。预后因素的识别可能有助于识别哪些患者可以从特定的HTTP -PID治疗中受益。方法包括在HYPID队列(2002-2017)和法国国家肺动脉高压登记(2013-2022)中登记的HTTP -PID患者。进行了单变量和多变量分析,以确定1岁死亡率的预测因素。结果为平均值±标准差。Résultatsn = 581中老年患者,纳入了69.4±9.3年。PID综合征是最常见的诊断emphysème-fibrose (SEF) (n = 179 31%)、特发性肺纤维化(FPI) (n = 172个(30%)、(n = = PID无法辨认的76人,13%)和(n = 60,过敏是肺病的10%)。平均肺动脉压为41±9 mmHg,心脏指数(CI)为2.5±0.7 L/min/m2,肺血管阻力(RVP)为7.6±3.5 Wood (UW)单位。在214例患者(37%)的初步评估中开始了肺动脉高压的特异性治疗,最常见的是IPDE5单药治疗(n = 139,24%)。在单变量分析中,1年无移植生存率与PID类型(PID或NPID死亡率较高,p = 0.002)、男性(p = 0.023)、NYHA III或IV类功能显著相关(p & ll;0.001),步行6分钟(DM6)≤228 m (p <;0.001)、CFV≤70% (p = 0.002)、长期氧疗处方(p = 0.002)、IC≤2.5 L/min/m2 (p = 0.039)。在第一次评估后,对HTP进行特定治疗与更好的生存率显著相关(p <;0.001)。人民生产总值5 UW与死亡率增加没有显著关联。在多变量分析中,男性在1岁时死亡或肺移植的风险显著相关(风险比[HR] = 2.1, p <;0.001)、功能类NYHA III (HR = 1.7)或IV (HR = 2.4, p = 0.003)、DM6≤228 m (HR = 1.7, p <;0.001),到国民生产总值5 WU (HR = 1.6, p = 0.008),首次评估后未开HTP特异性治疗处方(HR = 2.5, p <;0.001)。RPP和简单临床变量的结合使预测HTTP -PID中的死亡率成为可能。特殊的HTP治疗可以改善这些患者的预后。
{"title":"Facteurs prédictifs de mortalité des hypertensions pulmonaires associées aux pneumopathies interstitielles diffuses","authors":"S. Turquier , R. Diesler , M. Reynaud-Gaubert , C. Loriau , T. Lacoste-Palasset , V. Valentin , S. Quétant , A. Chaouat , C. Boissin , E. Noël-Savina , C. Tromeur , E. Bergot , F. Picard , E. Artaud-Macari , H. Nunes , L. Bertoletti , P. Magro , D. Horeau-Langlard , F. Bauer , C. Chabanne , V. Cottin","doi":"10.1016/j.rmra.2024.11.066","DOIUrl":"10.1016/j.rmra.2024.11.066","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’hypertension pulmonaire (HTP) peut compliquer les pneumopathies interstitielles diffuses (PID) et en aggraver le pronostic. L’identification de facteurs pronostiques pourrait aider à identifier les patients pouvant bénéficier d’un traitement spécifique de l’HTP-PID.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Les patients atteints d’HTP-PID enregistrés dans les cohortes HYPID (2002-2017) et dans le registre national français de l’hypertension pulmonaire (2013-2022) ont été inclus. Des analyses univariées et multivariée ont été réalisées pour identifier les facteurs prédictifs de la mortalité à 1 an. Les résultats sont donnés en moyenne<!--> <!-->±<!--> <!-->écart-type.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div><em>n</em> <!-->=<!--> <!-->581 patients ont été inclus, d’âge moyen 69,4<!--> <!-->±<!--> <!-->9,3<!--> <!-->ans. Les diagnostics de PID les plus fréquents étaient le syndrome emphysème-fibrose (SEF) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->179, 31 %), la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->172, 30 %), les PID inclassables (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->76, 13 %) et les pneumopathies d’hypersensibilité (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->60, 10 %). La pression artérielle pulmonaire moyenne était de 41<!--> <!-->±<!--> <!-->9<!--> <!-->mmHg, l’index cardiaque (IC) était de 2,5<!--> <!-->±<!--> <!-->0,7 L/min/m<sup>2</sup>, et les résistances vasculaires pulmonaires (RVP) étaient de 7,6<!--> <!-->±<!--> <!-->3,5 unités Wood (UW). Un traitement spécifique pour l’hypertension pulmonaire a été débuté après l’évaluation initiale chez 214 patients (37 %), le plus souvent par IPDE5 en monothérapie (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->139, 24 %).</div><div>En analyse univariée, la survie sans transplantation à 1 an était significativement associée au type de PID (mortalité plus élevée en cas de FPI ou de PINS, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002), au sexe masculin (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,023), à une classe fonctionnelle NYHA III ou IV (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), à une distance de marche des 6<!--> <!-->minutes (DM6)<!--> <!-->≤<!--> <!-->228 m (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), à une CVF≤70 %pred (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002), à la prescription d’oxygénothérapie au long cours (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002) et à un IC<!--> <!-->≤<!--> <!-->2,5<!--> <!-->L/min/m<sup>2</sup> (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,039). La prescription d’un traitement spécifique de l’HTP après la première évaluation était significativement associée à une meilleure survie (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Des RVP<!--> <!-->><!--> <!-->5 UW n’étaient pas significativement associée à une augmentation de la mortalité.</div><div>En analyse multivariée, le risque de décès ou de transplantation pulmonaire à 1 an était significativement associé au sexe masculin (Hazard ratio [HR]<!--> <!-->=<!--> <!-->2,1, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), à une classe fonctionnelle NYHA III (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,7) ou IV (","PeriodicalId":53645,"journal":{"name":"Revue des Maladies Respiratoires Actualites","volume":"17 1","pages":"Page 23"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143133979","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-01-01Epub Date: 2025-01-11DOI: 10.1016/j.rmra.2024.11.122
G. Rousseau Bussac , F. Guisier , R. Veillon , H. Doubre , A. Cortot , L. Moreau , T. Pierret , L. Falchero , G. Justeau , C. Ricordel , H. Morel , K. Amrane , L. Bigay Game , S. Hominal , S. Martinez , A. Renault , D. Moreau , M. Marcq , J. Pinsolle , O. Molinier , L. Greillier
Introduction
La translocation ROS1 n’est retrouvée que chez 1 à 2 % des cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC). Peu de données sont disponibles sur les séquences de traitement et le devenir de ces patients (pts) en vie réelle.
Méthodes
L’objectif de cette étude est de décrire la prise en charge et le devenir des pts ROS1+ dans une cohorte nationale. Cette analyse porte sur tous les pts atteints de CBNPC ROS1+ suivis dans 28 centres français ayant reçu du crizotinib entre le 1er juin 2013 et le 13 novembre 2023. Nous rapportons les caractéristiques des patients, les différentes lignes de traitement et leur durée respective, la survie sans progression en vie réelle (SSPvr), la survie globale (SG) et la tolérance des traitements.
Résultats
L’analyse porte sur 141 patients ROS1+ : 58 % de femmes, 86, 5 % non ou anciens fumeurs, 97,8 % avec un adénocarcinome, d’un âge médian de 58 (30–91) ans, 29 (20,6 %) avec un stade localisé ou localement avancé au diagnostic et 34 (24 %) avec métastases cérébrales au diagnostic. Le suivi médian est de 33,3 mois (IC 95 % 23,6–38,2), le nombre médian de traitements systémiques était de 2 (±1,88) ; 98,6 %, 63,8 % et 36,9 % des pts ont reçu au moins 1(L1), 2 (L2), 3 ou plus de 3 (L3+) lignes de traitement. En L1, la SSPvr médiane des pts ayant reçu du crizotinib (n = 88, 63 %), et des pts ayant reçu de la chimiothérapie à base de platine(n = 40,28,3 %), était de 16,9 (IC 95 % 12,1–27,1) et 11,9 (IC 95 % 9,7–17,1) mois, respectivement. En L2, la SSPvr médiane des pts traités par crizotinib (n = 30, 21,2 %) ou lorlatinib dont 2 patients naïfs de TKI, (n = 33, 23,4 %) était respectivement de 25,6 (IC95 % 15,9–55,1) et 26,5 (IC 95 % 7,8-35,6) mois. En L3, la SSPvr médiane des pts traités par chimiothérapie (n = 19,13,5 %), et des pts ayant reçu du Lorlatinib, (n = 15,10,6 %), était de 8,1 (95 % IC 3,4–10) et 28,5 (IC 95 % 3,8–68,5) mois, respectivement. La SG était de 81,7 mois (IC 95 % 62,9–104) pour l’ensemble des pts, 55,9 (18,2–NA) et 94,2 (65,2–104) chez les pts avec et sans métastases cérébrales au diagnostic. En L1, les effets secondaires ont donné lieu à une interruption du traitement pour 21 (14,9 %) pts.
Conclusion
Cette large cohorte en vie réelle de patients atteints de CBNPC ROS1+ non sélectionnés confirme le relatif bon pronostic de cette maladie. Une analyse plus complète des séquences thérapeutiques, des modalités de progression et de l’impact du niveau d’expression de PD-L1 seront présentés au congrès.
ROS1转染仅在1 - 2%的非小细胞肺癌(NSCLC)中发现。关于治疗序列和这些患者在现实生活中的命运的数据很少。本研究的目的是描述在国家队列中pt ROS1+的接受和未来。本分析包括2013年6月1日至2023年11月13日期间在28个接受crizotinib治疗的法国中心监测的所有CBNPC ROS1+患者。我们报告了患者的特征、不同的治疗路线及其持续时间、无进展生存期(SSPvr)、总生存期(ILI)和治疗耐受性。RésultatsL’analyse涉及141例患者ROS1 + 86: 58%是妇女,5%的非吸烟者或前,与腺癌97.8%,58名,平均年龄(30—91)与一个(20.6%),29岁,在局部或局部晚期诊断和34项(24%)与脑转移瘤的诊断。中位随访为33.3个月(95% CI 23.6—38.2),中位全身治疗为2(±1.88);98.6%、63.8%和36.9%的pt接受了至少1(L1)、2 (L2)、3条或3条以上(L3+)治疗线。在L1中,接受crizotinib (n = 88.63%)和铂基化疗(n = 40.28.3%)的pt中位SSPvr分别为16.9个月(95% CI 12.1 - 27.1)和11.9个月(95% CI 9.7 - 17.1)。在L2中,接受crizotinib (n = 30,21.2%)或lorlatinib治疗的2例TKI naive患者(n = 33,23.4%)的pts中位SSPvr分别为25.6个月(95% CI 15.9 - 55.1)和26.5个月(95% CI 7.8 - 35.6)。在L3中,化疗治疗的pt (n = 19.13.5%)和Lorlatinib治疗的pt (n = 15.10.6%)的中位SSPvr分别为8.1 (95% CI 3.4 - 10)和28.5 (95% CI 3.8 - 68.5)个月。所有pt患者的GIs为81.7个月(95% CI 62.9 - 104),有或没有脑转移的pt患者的GIs为55.9个月(18.2 - NA)和94.2个月(65.2 - 104)。在L1中,有21人(14.9%)因不良反应而停止治疗。这一大群未被选中的CBNPC ROS1+患者证实了CBNPC ROS1+的相对良好预后。关于PD-L1的治疗序列、进展模式和表达水平的影响的更全面的分析将在大会上提出。
{"title":"Analyse en vie réelle des patients atteints de cancer bronchique non à petites cellules transloqués ROS1 (Explore ALK, cohorte 2, GFPC 03-2019)","authors":"G. Rousseau Bussac , F. Guisier , R. Veillon , H. Doubre , A. Cortot , L. Moreau , T. Pierret , L. Falchero , G. Justeau , C. Ricordel , H. Morel , K. Amrane , L. Bigay Game , S. Hominal , S. Martinez , A. Renault , D. Moreau , M. Marcq , J. Pinsolle , O. Molinier , L. Greillier","doi":"10.1016/j.rmra.2024.11.122","DOIUrl":"10.1016/j.rmra.2024.11.122","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La translocation ROS1 n’est retrouvée que chez 1 à 2 % des cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC). Peu de données sont disponibles sur les séquences de traitement et le devenir de ces patients (pts) en vie réelle.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>L’objectif de cette étude est de décrire la prise en charge et le devenir des pts ROS1+ dans une cohorte nationale. Cette analyse porte sur tous les pts atteints de CBNPC ROS1+ suivis dans 28 centres français ayant reçu du crizotinib entre le 1<sup>er</sup> juin 2013 et le 13 novembre 2023. Nous rapportons les caractéristiques des patients, les différentes lignes de traitement et leur durée respective, la survie sans progression en vie réelle (SSPvr), la survie globale (SG) et la tolérance des traitements.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’analyse porte sur 141 patients ROS1+ : 58 % de femmes, 86, 5 % non ou anciens fumeurs, 97,8 % avec un adénocarcinome, d’un âge médian de 58 (30–91) ans, 29 (20,6 %) avec un stade localisé ou localement avancé au diagnostic et 34 (24 %) avec métastases cérébrales au diagnostic. Le suivi médian est de 33,3 mois (IC 95 % 23,6–38,2), le nombre médian de traitements systémiques était de 2 (±1,88) ; 98,6 %, 63,8 % et 36,9 % des pts ont reçu au moins 1(L1), 2 (L2), 3 ou plus de 3 (L3+) lignes de traitement. En L1, la SSPvr médiane des pts ayant reçu du crizotinib (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->88, 63 %), et des pts ayant reçu de la chimiothérapie à base de platine(<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->40,28,3 %), était de 16,9 (IC 95 % 12,1–27,1) et 11,9 (IC 95 % 9,7–17,1) mois, respectivement. En L2, la SSPvr médiane des pts traités par crizotinib (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->30, 21,2 %) ou lorlatinib dont 2 patients naïfs de TKI, (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->33, 23,4 %) était respectivement de 25,6 (IC95 % 15,9–55,1) et 26,5 (IC 95 % 7,8-35,6) mois. En L3, la SSPvr médiane des pts traités par chimiothérapie (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->19,13,5 %), et des pts ayant reçu du Lorlatinib, (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->15,10,6 %), était de 8,1 (95 % IC 3,4–10) et 28,5 (IC 95 % 3,8–68,5) mois, respectivement. La SG était de 81,7 mois (IC 95 % 62,9–104) pour l’ensemble des pts, 55,9 (18,2–NA) et 94,2 (65,2–104) chez les pts avec et sans métastases cérébrales au diagnostic. En L1, les effets secondaires ont donné lieu à une interruption du traitement pour 21 (14,9 %) pts.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette large cohorte en vie réelle de patients atteints de CBNPC ROS1+ non sélectionnés confirme le relatif bon pronostic de cette maladie. Une analyse plus complète des séquences thérapeutiques, des modalités de progression et de l’impact du niveau d’expression de PD-L1 seront présentés au congrès.</div></div>","PeriodicalId":53645,"journal":{"name":"Revue des Maladies Respiratoires Actualites","volume":"17 1","pages":"Pages 56-57"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143154015","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-01-01Epub Date: 2025-01-11DOI: 10.1016/j.rmra.2024.11.034
L. Grassion , J. Winck , A. Anton , J. Gonzalez-Bermejo
Introduction
Bien que les études contrôlées randomisées portant l’appareillage par ventilation non invasive (VNI) à domicile chez les patients atteints de BPCO ont montré un bénéfice sur la survie et les exacerbations, celles-ci ont exclu de nombreux patients [1]. R2 M est une étude prospective randomisée et contrôlée en cours dont l’objectif est d’étudier l’impact de 3 différentes stratégies d’appareillage et de suivi de VNI sur la survie sans réadmission [2]. L’objectif de ce résumé est de décrire la population de patient exclus dans le cadre de cette étude.
Méthodes
Tous les patients dépistés entre juillet 2019 et décembre 2023 et non inclus dans l’étude ont été analysés. Les critères d’inclusion étaient : (i) patients atteints de BPCO (ii) en cours de récupération après une insuffisance respiratoire aiguë hypercapnique (IRAH) et (iii) avec une PaCO2 ≥ 6 kPa entre 48 heures et 2 semaines après le retrait de la VNI. Les critères d’exclusion sont présentés dans la Figure 1.
Résultats
Au total, 488 patients ont présenté des critères de non-inclusion. Parmi ces critères, le plus fréquent était la présence d’un appareillage par VNI ou CPAP précédent l’exacerbation (33 %), la normalisation de la PaCO2 après le retrait de la VNI (22 %), et la présence d’un syndrome d’apnée du sommeil sévère. Cent quarante patients (28 %) ont été considéré comme inapte à suivre un protocole (Trouble cognitif ou psychiatrique, présence d’une mesure de protection, absence d’affiliation à un régime de sécurité sociale, traitement sédatif en cours ou inaptitude rapportée par l’investigateur) (Figure 1)
Conclusion
Comme prévu, de nombreux patients dépistés pour l’essai R2 M présentent des critères de non-inclusion ou d’exclusion. Le premier étant un appareillage respiratoire au long cours et le second une normalisation de la PaCO2après un épisode d’exacerbation. Ces résultats permettent de mieux appréhender le phénotype de patients atteints de BPCO ayant présenté une exacerbation acide et devront servir pour l’élaboration de nouveau protocole de recherche. Les résultats définitifs sont attendus pour 2026. (Figure 1).
Au nom du groupe de travail de l’étude Rescue2-Monitor.
{"title":"Description des inclusions dans l’étude Rescue 2 Monitor (R2 M) : 76 % de patients non randomisés !","authors":"L. Grassion , J. Winck , A. Anton , J. Gonzalez-Bermejo","doi":"10.1016/j.rmra.2024.11.034","DOIUrl":"10.1016/j.rmra.2024.11.034","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Bien que les études contrôlées randomisées portant l’appareillage par ventilation non invasive (VNI) à domicile chez les patients atteints de BPCO ont montré un bénéfice sur la survie et les exacerbations, celles-ci ont exclu de nombreux patients <span><span>[1]</span></span>. R2<!--> <!-->M est une étude prospective randomisée et contrôlée en cours dont l’objectif est d’étudier l’impact de 3 différentes stratégies d’appareillage et de suivi de VNI sur la survie sans réadmission <span><span>[2]</span></span>. L’objectif de ce résumé est de décrire la population de patient exclus dans le cadre de cette étude.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Tous les patients dépistés entre juillet 2019 et décembre 2023 et non inclus dans l’étude ont été analysés. Les critères d’inclusion étaient : (i) patients atteints de BPCO (ii) en cours de récupération après une insuffisance respiratoire aiguë hypercapnique (IRAH) et (iii) avec une PaCO<sub>2</sub> <!-->≥<!--> <!-->6<!--> <!-->kPa entre 48<!--> <!-->heures et 2 semaines après le retrait de la VNI. Les critères d’exclusion sont présentés dans la <span><span>Figure 1</span></span>.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 488 patients ont présenté des critères de non-inclusion. Parmi ces critères, le plus fréquent était la présence d’un appareillage par VNI ou CPAP précédent l’exacerbation (33 %), la normalisation de la PaCO<sub>2</sub> après le retrait de la VNI (22 %), et la présence d’un syndrome d’apnée du sommeil sévère. Cent quarante patients (28 %) ont été considéré comme inapte à suivre un protocole (Trouble cognitif ou psychiatrique, présence d’une mesure de protection, absence d’affiliation à un régime de sécurité sociale, traitement sédatif en cours ou inaptitude rapportée par l’investigateur) (<span><span>Figure 1</span></span>)</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Comme prévu, de nombreux patients dépistés pour l’essai R2<!--> <!-->M présentent des critères de non-inclusion ou d’exclusion. Le premier étant un appareillage respiratoire au long cours et le second une normalisation de la PaCO<sub>2</sub>après un épisode d’exacerbation. Ces résultats permettent de mieux appréhender le phénotype de patients atteints de BPCO ayant présenté une exacerbation acide et devront servir pour l’élaboration de nouveau protocole de recherche. Les résultats définitifs sont attendus pour 2026. (<span><span>Figure 1</span></span>).</div><div>Au nom du groupe de travail de l’étude Rescue2-Monitor.</div></div>","PeriodicalId":53645,"journal":{"name":"Revue des Maladies Respiratoires Actualites","volume":"17 1","pages":"Page 4"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143154176","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-01-01Epub Date: 2025-01-11DOI: 10.1016/j.rmra.2024.11.042
M. Majersdorf , I. Honoré , E. Audureau , C. Delestrain , P.R. Burgel , N. Soismier , M. Smati-Lafarge , S. Aberrane , T. Huchard-Deheurles , R. Epaud , B. Maitre , F. Schlemmer , B. Douvry
<div><h3>Introduction</h3><div>La dyskinésie ciliaire primitive (DCP) est une maladie génétique rare entraînant un dysfonctionnement des cils mobiles présents au niveau de l’épithélium respiratoire, une inflammation et progressivement une dilatation des bronches responsables d’infections récurrentes et/ou chroniques des voies aériennes inférieures. Les études portant sur la colonisation bronchique des patients atteints de DCP ainsi que l’impact de ces colonisations sur la fonction respiratoire sont souvent transversales et parfois contradictoires ne permettant pas une standardisation des recommandations sur la prise en charge des exacerbations. Nos objectifs étaient d’analyser la composition initiale de la flore bactérienne bronchique d’une cohorte de patients atteints de DCP et de suivre l’apparition des colonisations au cours du temps puis dans un second temps de regarder le lien entre ces colonisations bactériennes et l’évolution de la maladie respiratoire des patients.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude rétrospective, bi-centrique incluant des patients enfants et adultes avec un diagnostic de DCP porté selon les recommandations ERS-Task Force et suivis pendant une période de 10<!--> <!-->ans allant du 01/01/2011 au 31/12/2021. Ont été recueillies des données cliniques et microbiologiques à l’inclusion puis des données cliniques, fonctionnelles, microbiologiques et thérapeutiques sur la période des 10<!--> <!-->ans de suivi.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 130 patients ont été inclus dont 30 patients âgés de 0 à 20<!--> <!-->ans et 100 patients âgés de plus de 20<!--> <!-->ans. La prévalence des colonisations bactériennes dans notre étude est importante puisque 61,3 % des patients se colonisent à H. influenzae au cours de l’étude, 57,6 % à <em>P. aeruginosa</em>, 45,2 % à <em>S. pneumoniae</em>, 37 % à <em>S. aureus</em> sensible à la méticilline, 26,6 % à <em>M. catarrhalis</em>, 10,8 % à <em>S. maltophilia</em> et 9,3 % à <em>A. xylosoxidans</em>. La mise en évidence d’une colonisation à <em>P. aeruginosa</em> était corrélée à un VEMS bas (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03) mais n’était pas associée à une décroissance de la pente du VEMS annuel (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,69). Le sexe féminin, la surdité et les mutations CCDC39 et CCDC40 étaient associés à un VEMS plus bas mais aucune association entre un groupe de mutation et la colonisation bactérienne bronchique n’a été mis en évidence.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Notre étude suggère que la prévalence des colonisations bactériennes bronchiques est élevée dans la dyskinésie ciliaire. La présence du <em>P. aeruginosa</em> pourrait être un marqueur de sévérité de la maladie respiratoire dans la DCP plutôt qu’un marqueur de sa progression bien que la pente du VEMS annuel ne semble pas être un bon reflet de la sévérité de la maladie respiratoire. Les patients de sexe féminin et/ou atteints d’une surdité et/ou ayant une mutation CCDC39 ou CCDC40 ont un VE
{"title":"Trajectoire de la colonisation bactérienne des voies aériennes inférieures chez des patients enfants et adultes porteurs de dyskinésie ciliaire primitive","authors":"M. Majersdorf , I. Honoré , E. Audureau , C. Delestrain , P.R. Burgel , N. Soismier , M. Smati-Lafarge , S. Aberrane , T. Huchard-Deheurles , R. Epaud , B. Maitre , F. Schlemmer , B. Douvry","doi":"10.1016/j.rmra.2024.11.042","DOIUrl":"10.1016/j.rmra.2024.11.042","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La dyskinésie ciliaire primitive (DCP) est une maladie génétique rare entraînant un dysfonctionnement des cils mobiles présents au niveau de l’épithélium respiratoire, une inflammation et progressivement une dilatation des bronches responsables d’infections récurrentes et/ou chroniques des voies aériennes inférieures. Les études portant sur la colonisation bronchique des patients atteints de DCP ainsi que l’impact de ces colonisations sur la fonction respiratoire sont souvent transversales et parfois contradictoires ne permettant pas une standardisation des recommandations sur la prise en charge des exacerbations. Nos objectifs étaient d’analyser la composition initiale de la flore bactérienne bronchique d’une cohorte de patients atteints de DCP et de suivre l’apparition des colonisations au cours du temps puis dans un second temps de regarder le lien entre ces colonisations bactériennes et l’évolution de la maladie respiratoire des patients.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude rétrospective, bi-centrique incluant des patients enfants et adultes avec un diagnostic de DCP porté selon les recommandations ERS-Task Force et suivis pendant une période de 10<!--> <!-->ans allant du 01/01/2011 au 31/12/2021. Ont été recueillies des données cliniques et microbiologiques à l’inclusion puis des données cliniques, fonctionnelles, microbiologiques et thérapeutiques sur la période des 10<!--> <!-->ans de suivi.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 130 patients ont été inclus dont 30 patients âgés de 0 à 20<!--> <!-->ans et 100 patients âgés de plus de 20<!--> <!-->ans. La prévalence des colonisations bactériennes dans notre étude est importante puisque 61,3 % des patients se colonisent à H. influenzae au cours de l’étude, 57,6 % à <em>P. aeruginosa</em>, 45,2 % à <em>S. pneumoniae</em>, 37 % à <em>S. aureus</em> sensible à la méticilline, 26,6 % à <em>M. catarrhalis</em>, 10,8 % à <em>S. maltophilia</em> et 9,3 % à <em>A. xylosoxidans</em>. La mise en évidence d’une colonisation à <em>P. aeruginosa</em> était corrélée à un VEMS bas (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03) mais n’était pas associée à une décroissance de la pente du VEMS annuel (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,69). Le sexe féminin, la surdité et les mutations CCDC39 et CCDC40 étaient associés à un VEMS plus bas mais aucune association entre un groupe de mutation et la colonisation bactérienne bronchique n’a été mis en évidence.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Notre étude suggère que la prévalence des colonisations bactériennes bronchiques est élevée dans la dyskinésie ciliaire. La présence du <em>P. aeruginosa</em> pourrait être un marqueur de sévérité de la maladie respiratoire dans la DCP plutôt qu’un marqueur de sa progression bien que la pente du VEMS annuel ne semble pas être un bon reflet de la sévérité de la maladie respiratoire. Les patients de sexe féminin et/ou atteints d’une surdité et/ou ayant une mutation CCDC39 ou CCDC40 ont un VE","PeriodicalId":53645,"journal":{"name":"Revue des Maladies Respiratoires Actualites","volume":"17 1","pages":"Pages 8-9"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143154245","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-01-01Epub Date: 2025-01-11DOI: 10.1016/j.rmra.2024.11.039
A. Benattia , C. De Margerie-Mellon , S. Boussouar , G. Lorillon , A. Tazi
<div><h3>Introduction</h3><div>Dans l’histiocytose langerhansienne pulmonaire (HLP), la paroi des bronchioles distales est infiltrée par des cellules mononucléées, conduisant à leur destruction et à la formation de kystes visibles sur la tomodensitométrie (TDM) thoracique. Les kystes sont parfois remplacés par des lésions pseudo-emphysémateuses (PE) dans les stades avancés d’HLP. En utilisant un score semi-quantitatif, nous avons précédemment montré une corrélation entre l’étendue des kystes pulmonaires et l’altération des explorations fonctionnelles respiratoires (EFR) <span><span>[1]</span></span>. Cependant, la contribution relative de l’atteinte des petites voies aériennes et des lésions destructrices du parenchyme pulmonaire, kystes et lésions PE, dans les résultats des EFR est mal connue. Le but de cette étude exploratoire était d’évaluer l’étendue de ces anomalies par la méthode de cartographie de réponse paramétrique (PRM) et leur contribution relative aux résultats des EFR.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>L’étude a été menée chez 19 patients suivis au Centre national de référence des histiocytoses, présentant une HLP avec un aspect kystique pur ou PE. Chaque patient a eu une TDM thoracique en inspiration profonde puis en expiration, ainsi qu’une EFR. L’analyse par PRM permet de différencier le parenchyme normal (PRM<sup>Norm</sup>), les zones de faible densité persistante en expiration (PRM<sup>Pers</sup>), et les zones de piégeage (PRM<sup>fSAD</sup>) en identifiant les changements de densité des voxels entre l’inspiration complète et l’expiration. Les paramètres PRM ont été corrélées aux résultats des EFR. Des modèles de régression linéaire multiple ont été utilisés pour déterminer la contribution de PRM<sup>Pers</sup> et de PRM<sup>fSAD</sup> aux résultats des EFR, après ajustement pour le tabagisme.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Un patient a été exclu en raison d’une expiration insuffisante. Les données de 18 patients, 11 femmes, âge moyen de 44,7<!--> <!-->±<!--> <!-->10,6<!--> <!-->ans, 12 fumeurs actifs, 6 ex-fumeurs, consommation moyenne de 28<!--> <!-->±<!--> <!-->16 paquets-années (PA), ont été analysées. Les kystes et les lésions PE ont été classés comme PRM<sup>Pers</sup>. Les volumes inspiratoires et expiratoires mesurés en PRM étaient fortement corrélés avec la capacité pulmonaire totale (CPT) et le volume résiduel (VR) (R<!--> <!-->=<!--> <!-->0,89 et 0,80 respectivement, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Les valeurs médianes [IQR] de PRM<sup>Norm</sup>, PRM<sup>fSAD</sup>, PRM<sup>Pers</sup> étaient respectivement de 60 % [51,3 ; 88,8], 20 % [7,3 ; 28,8] et 12 % [3,0 ; 19,5]. PRM<sup>Pers</sup> et PRM<sup>fSAD</sup> étaient significativement corrélés avec la CPT, le VR, le VR/CPT, le volume expiratoire maximal en 1 seconde (VEMS), exprimés en pourcentage de la théorique, et le rapport VEMS/capacité vitale forcée (CVF) (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). Seul PRM<sup>Pers</sup> était aussi corrélé av
{"title":"Intérêt de l’analyse du scanner thoracique par cartographie de réponse paramétrique dans l’histiocytose langerhansienne pulmonaire de l’adulte","authors":"A. Benattia , C. De Margerie-Mellon , S. Boussouar , G. Lorillon , A. Tazi","doi":"10.1016/j.rmra.2024.11.039","DOIUrl":"10.1016/j.rmra.2024.11.039","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Dans l’histiocytose langerhansienne pulmonaire (HLP), la paroi des bronchioles distales est infiltrée par des cellules mononucléées, conduisant à leur destruction et à la formation de kystes visibles sur la tomodensitométrie (TDM) thoracique. Les kystes sont parfois remplacés par des lésions pseudo-emphysémateuses (PE) dans les stades avancés d’HLP. En utilisant un score semi-quantitatif, nous avons précédemment montré une corrélation entre l’étendue des kystes pulmonaires et l’altération des explorations fonctionnelles respiratoires (EFR) <span><span>[1]</span></span>. Cependant, la contribution relative de l’atteinte des petites voies aériennes et des lésions destructrices du parenchyme pulmonaire, kystes et lésions PE, dans les résultats des EFR est mal connue. Le but de cette étude exploratoire était d’évaluer l’étendue de ces anomalies par la méthode de cartographie de réponse paramétrique (PRM) et leur contribution relative aux résultats des EFR.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>L’étude a été menée chez 19 patients suivis au Centre national de référence des histiocytoses, présentant une HLP avec un aspect kystique pur ou PE. Chaque patient a eu une TDM thoracique en inspiration profonde puis en expiration, ainsi qu’une EFR. L’analyse par PRM permet de différencier le parenchyme normal (PRM<sup>Norm</sup>), les zones de faible densité persistante en expiration (PRM<sup>Pers</sup>), et les zones de piégeage (PRM<sup>fSAD</sup>) en identifiant les changements de densité des voxels entre l’inspiration complète et l’expiration. Les paramètres PRM ont été corrélées aux résultats des EFR. Des modèles de régression linéaire multiple ont été utilisés pour déterminer la contribution de PRM<sup>Pers</sup> et de PRM<sup>fSAD</sup> aux résultats des EFR, après ajustement pour le tabagisme.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Un patient a été exclu en raison d’une expiration insuffisante. Les données de 18 patients, 11 femmes, âge moyen de 44,7<!--> <!-->±<!--> <!-->10,6<!--> <!-->ans, 12 fumeurs actifs, 6 ex-fumeurs, consommation moyenne de 28<!--> <!-->±<!--> <!-->16 paquets-années (PA), ont été analysées. Les kystes et les lésions PE ont été classés comme PRM<sup>Pers</sup>. Les volumes inspiratoires et expiratoires mesurés en PRM étaient fortement corrélés avec la capacité pulmonaire totale (CPT) et le volume résiduel (VR) (R<!--> <!-->=<!--> <!-->0,89 et 0,80 respectivement, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Les valeurs médianes [IQR] de PRM<sup>Norm</sup>, PRM<sup>fSAD</sup>, PRM<sup>Pers</sup> étaient respectivement de 60 % [51,3 ; 88,8], 20 % [7,3 ; 28,8] et 12 % [3,0 ; 19,5]. PRM<sup>Pers</sup> et PRM<sup>fSAD</sup> étaient significativement corrélés avec la CPT, le VR, le VR/CPT, le volume expiratoire maximal en 1 seconde (VEMS), exprimés en pourcentage de la théorique, et le rapport VEMS/capacité vitale forcée (CVF) (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). Seul PRM<sup>Pers</sup> était aussi corrélé av","PeriodicalId":53645,"journal":{"name":"Revue des Maladies Respiratoires Actualites","volume":"17 1","pages":"Pages 6-7"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143154244","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-01-01Epub Date: 2025-01-11DOI: 10.1016/j.rmra.2024.11.128
P. Pradère , M. Aldea , S. Moaca , J. Le Pavec , J. Adam , F. Ben Sallem , O. Mercier , C. Naltet , A. Marinello , J.C. Alvarez
<div><h3>Introduction</h3><div>Les conséquences pulmonaires de l’inhalation chronique de cannabis ont été longtemps sous étudiées en raison de son caractère illégal et de la difficulté à différencier ses effets de ceux du tabac fréquemment associé. Malgré une image longtemps « positive », des études récentes montrent que l’inhalation chronique de cannabis peut être responsable de complications respiratoires, d’une augmentation globale de la morbi-mortalité en cas de chirurgie et d’une augmentation du risque de certains cancers. Notre étude soutenue par l’INCa vise à évaluer la prévalence du cannabis chez les patients de moins de 60 ans atteints de cancer primitif du poumon et à étudier les caractéristiques du cancer pulmonaire dans cette population.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude prospective des 150 patients consécutifs pris en charge pour un cancer pulmonaire dans les hôpitaux St Joseph, Marie Lannelongue, et Gustave-Roussy (2021–2023). Habitus des patients renseigné par un auto-questionnaire anonymisé, complété par une analyse capillaire des dérivés cannabiniques (THC et CBD) et du tabac (nicotine/cotinine).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Analyse de 148 patients (2 patients exclus car n’ayant pas rempli le questionnaire) répartis en 3 groupes : 38 % de fumeurs de cannabis et de tabac (FC), 53 % de fumeurs de tabac seul (FT), et 9 % de non-fumeurs (NF). Deux patients déclarant n’avoir jamais consommé de cannabis avaient des taux capillaires de THC et de CBD signant une intoxication cannabinique active et chronique. L’ensemble des 146 autres répondants avaient des taux de THC/CBD, et de nicotine/cotinine corroborant leur déclaration. Parmi les patients les plus jeunes (premier quartile), 54 % étaient des FC. Au total, les FC présentaient une consommation massive de cannabis, avec une médiane de 25 ans et de 4 joints par jour. Si l’évaluation de la quantité de tabagisme fumé (en paquets-années) n’était pas différente entre les FC et les FT, les taux de nicotine étaient près de 5 fois supérieurs chez les FC, suggérant une absorption supérieure des composés du tabac et/ou une sous-estimation de la consommation de tabac dans cette population. Comparés aux FT et aux NF, les FC présentaient un IMC inférieur au diagnostic, avec des douleurs thoraciques plus fréquentes (23 % contre 8 % des FT et des NF, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04), un poumon plus souvent emphysémateux (63 % contre 40 % des FT et 0 % des NF, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001) souvent apicale et/ou bulleux. La DLCO médiane était de 63 % chez les FC, contre 71 % chez les FT et 88 % chez les NF (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002). Les FC présentaient une fréquence supérieure (18 % contre 4 % chez les FT et 0 % chez les NF) de sous-types histologiques considérés comme de mauvais pronostic (carcinome sarcomatoïde, peu différencié à grandes cellules ou « NOS »). Le profil moléculaire des patients est en cours d’analyse. En cas de chirurgie d’exérèse, le temps opératoi
长期以来,人们对长期吸入大麻对肺部的影响知之甚少,因为它是非法的,而且很难将其影响与经常与之相关的烟草区分开来。尽管长期以来有一幅“积极”的画面,但最近的研究表明,长期吸入大麻可能会导致呼吸并发症、手术后发病率和死亡率的整体增加,以及某些癌症风险的增加。我们由INCa支持的研究旨在评估60岁以下原发性肺癌患者的大麻流行率,并研究这一人群的肺癌特征。方法对St Joseph、Marie Lannelongue和Gustave-Roussy医院(2021 - 2023年)150名连续肺癌患者的前瞻性研究。患者的习惯是通过匿名的自我调查来了解的,并辅以对大麻衍生物(THC和CBD)和烟草(尼古丁/尼古丁)的头发分析。结果分析148例患者(2例未完成问卷调查的患者除外),分为3组:38%的大麻和烟草吸烟者(FC), 53%的纯烟草吸烟者(FT)和9%的非吸烟者(NF)。两名自称从未吸食过大麻的患者的四氢大麻酚和CBD水平呈毛细血管水平,表明他们是活跃的慢性大麻中毒。其他146名受访者的四氢大麻酚/CBD和尼古丁/尼古丁水平证实了他们的说法。在最年轻的患者(前四分之一)中,54%是CF患者。总的来说,CF有大量的大麻使用,平均25年,每天4次。如果抽抽烟量(评估paquets-années)不是FC之间的不同和尼古丁英尺、费率均FC身上的近5倍,这表明一个化合物的吸收大于烟草烟草消费和/或低估了这一人群中。英尺相比FC和NF,能诊断出bmi低于与胸痛最常见(23%),8%英尺和NF, p = 0.04),一个最常emphysémateux肺(63%,而40%的FT和0%的NF, p = 0.001)和/或bulleux apicale往往。CF的中位COLD为63%,而FT为71%,NF为88% (p = 0.002)。被认为预后较差的组织亚型(肉瘤,大细胞微分化,或“NOS”)的CF发生率更高(18%,TFT为4%,NF为0%)。目前正在分析患者的分子图谱。在运动手术中,CF患者的手术时间较长,医院感染发生率较高,住院时间较长。结论:我们的研究结果证实,大麻长期使用在年轻肺癌患者中非常普遍,并表明大麻的肺毒性,在不吸烟的大麻吸食人群中进行的研究证实了这一点。
{"title":"Cannabis et cancer bronchique chez les patients de moins de 60 ans : résultats d’une étude prospective multicentrique combinant une approche centrée sur le patient avec une analyse toxicologique","authors":"P. Pradère , M. Aldea , S. Moaca , J. Le Pavec , J. Adam , F. Ben Sallem , O. Mercier , C. Naltet , A. Marinello , J.C. Alvarez","doi":"10.1016/j.rmra.2024.11.128","DOIUrl":"10.1016/j.rmra.2024.11.128","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les conséquences pulmonaires de l’inhalation chronique de cannabis ont été longtemps sous étudiées en raison de son caractère illégal et de la difficulté à différencier ses effets de ceux du tabac fréquemment associé. Malgré une image longtemps « positive », des études récentes montrent que l’inhalation chronique de cannabis peut être responsable de complications respiratoires, d’une augmentation globale de la morbi-mortalité en cas de chirurgie et d’une augmentation du risque de certains cancers. Notre étude soutenue par l’INCa vise à évaluer la prévalence du cannabis chez les patients de moins de 60 ans atteints de cancer primitif du poumon et à étudier les caractéristiques du cancer pulmonaire dans cette population.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude prospective des 150 patients consécutifs pris en charge pour un cancer pulmonaire dans les hôpitaux St Joseph, Marie Lannelongue, et Gustave-Roussy (2021–2023). Habitus des patients renseigné par un auto-questionnaire anonymisé, complété par une analyse capillaire des dérivés cannabiniques (THC et CBD) et du tabac (nicotine/cotinine).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Analyse de 148 patients (2 patients exclus car n’ayant pas rempli le questionnaire) répartis en 3 groupes : 38 % de fumeurs de cannabis et de tabac (FC), 53 % de fumeurs de tabac seul (FT), et 9 % de non-fumeurs (NF). Deux patients déclarant n’avoir jamais consommé de cannabis avaient des taux capillaires de THC et de CBD signant une intoxication cannabinique active et chronique. L’ensemble des 146 autres répondants avaient des taux de THC/CBD, et de nicotine/cotinine corroborant leur déclaration. Parmi les patients les plus jeunes (premier quartile), 54 % étaient des FC. Au total, les FC présentaient une consommation massive de cannabis, avec une médiane de 25 ans et de 4 joints par jour. Si l’évaluation de la quantité de tabagisme fumé (en paquets-années) n’était pas différente entre les FC et les FT, les taux de nicotine étaient près de 5 fois supérieurs chez les FC, suggérant une absorption supérieure des composés du tabac et/ou une sous-estimation de la consommation de tabac dans cette population. Comparés aux FT et aux NF, les FC présentaient un IMC inférieur au diagnostic, avec des douleurs thoraciques plus fréquentes (23 % contre 8 % des FT et des NF, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04), un poumon plus souvent emphysémateux (63 % contre 40 % des FT et 0 % des NF, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001) souvent apicale et/ou bulleux. La DLCO médiane était de 63 % chez les FC, contre 71 % chez les FT et 88 % chez les NF (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002). Les FC présentaient une fréquence supérieure (18 % contre 4 % chez les FT et 0 % chez les NF) de sous-types histologiques considérés comme de mauvais pronostic (carcinome sarcomatoïde, peu différencié à grandes cellules ou « NOS »). Le profil moléculaire des patients est en cours d’analyse. En cas de chirurgie d’exérèse, le temps opératoi","PeriodicalId":53645,"journal":{"name":"Revue des Maladies Respiratoires Actualites","volume":"17 1","pages":"Pages 60-61"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143155029","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-01-01Epub Date: 2025-01-11DOI: 10.1016/j.rmra.2024.11.053
A. Bekada , M. Ghermi , F. Saïchi
<div><h3>Introduction</h3><div>La réponse aux traitements antituberculeux présente une grande variabilité interindividuelle, tant en termes d’efficacité que de toxicité. Cette variabilité peut être en partie expliquée par des facteurs génétiques. L’enzyme N-acétyltransférase 2 (NAT2) est impliquée dans le métabolisme (acétylation) de l’isoniazide (INH). Les patients tuberculeux avec un phénotype acétyleur lent présentent un risque plus élevé d’hépatotoxicité par rapport aux acétyleurs rapides. Les acétyleurs lents accumulent des métabolites toxiques tel que l’acétylhydrazine (AcHz), car ils ne les acétylent pas assez rapidement.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Ce travail constitue une première ébauche d’une étude pharmacogénétique qui permet d’évaluer l’association des polymorphismes du gène <em>NAT2</em> et la survenue d’effets hépatotoxiques chez 61 patients tuberculeux suivies au niveau du SCTMR de l’établissement public de santé de proximité (EPSP) d’Essenia (Oran, Algérie). L’analyse des polymorphismes génétiques du gène <em>NAT2</em> décrivant les haplotypes NAT2*4 (phénotype sauvage, acétyleur rapide), NAT2*5, NAT2*6 et NAT2*7 (acétyleurs lents) ont été effectuées par PCR allèle spécifique (PCR-ASP). Afin d’évaluer la corrélation entre ces haplotypes et la survenue des effets hépatotoxiques relevées des dossiers médicaux des patients, une comparaison entre cas (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10) et témoin (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->51) a été entreprise : les cas étant les patients présentant des signes d’une hépatotoxicité et les témoins n’en présentent pas.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’analyse des données sociodémographiques et cliniques, n’a montré aucune différence significative, entre les cas et les témoins, en considérant l’âge, le poids, le diabète ainsi que les valeurs d’ASAT/ALAT avant le traitement. Cependant, les résultats ont montré une différence significative entre les cas et les témoins, en ce qui concerne le sexe (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001), le tabagisme (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,022) et les taux d’ALAT et ASAT durant le traitement (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05).</div><div>Chez les patients étudiés, l’haplotype le plus courant est le NAT2*5 avec une fréquence de 72,8 %, suivi des haplotypes NAT2*6, NAT2*4 et NAT2*7 (16,1 %, 6,8 % et 4,2 %, respectivement). La répartition des fréquences haplotypiques ne présente aucune différence significative entre les cas et les témoins. Toutefois, la présence de l’allèle NAT2*5, responsable du phénotype acétyleur lent dépasse 67 % chez les cas et les témoins et pourrait avoir un effet potentiel sur l’apparition de signes d’hépatotoxicité induite par l’INH (OR : 1,26 ; CI :1,08–1,46).</div><div>Les génotypes identifiés correspondent aux trois phénotypes distincts : à savoir acétyleur lent (89,8 %), rapide (3,4 %) et intermédiaire (6,8 %). La distribution de ces phénotypes ne montre aucune différence significative entre les cas et les témoins. Toutefois,
{"title":"Génotypage des haplotypes NAT2 impliqués dans la toxicité hépatique due aux traitements antituberculeux dans un échantillon de la population oranaise (Algérie)","authors":"A. Bekada , M. Ghermi , F. Saïchi","doi":"10.1016/j.rmra.2024.11.053","DOIUrl":"10.1016/j.rmra.2024.11.053","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La réponse aux traitements antituberculeux présente une grande variabilité interindividuelle, tant en termes d’efficacité que de toxicité. Cette variabilité peut être en partie expliquée par des facteurs génétiques. L’enzyme N-acétyltransférase 2 (NAT2) est impliquée dans le métabolisme (acétylation) de l’isoniazide (INH). Les patients tuberculeux avec un phénotype acétyleur lent présentent un risque plus élevé d’hépatotoxicité par rapport aux acétyleurs rapides. Les acétyleurs lents accumulent des métabolites toxiques tel que l’acétylhydrazine (AcHz), car ils ne les acétylent pas assez rapidement.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Ce travail constitue une première ébauche d’une étude pharmacogénétique qui permet d’évaluer l’association des polymorphismes du gène <em>NAT2</em> et la survenue d’effets hépatotoxiques chez 61 patients tuberculeux suivies au niveau du SCTMR de l’établissement public de santé de proximité (EPSP) d’Essenia (Oran, Algérie). L’analyse des polymorphismes génétiques du gène <em>NAT2</em> décrivant les haplotypes NAT2*4 (phénotype sauvage, acétyleur rapide), NAT2*5, NAT2*6 et NAT2*7 (acétyleurs lents) ont été effectuées par PCR allèle spécifique (PCR-ASP). Afin d’évaluer la corrélation entre ces haplotypes et la survenue des effets hépatotoxiques relevées des dossiers médicaux des patients, une comparaison entre cas (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10) et témoin (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->51) a été entreprise : les cas étant les patients présentant des signes d’une hépatotoxicité et les témoins n’en présentent pas.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’analyse des données sociodémographiques et cliniques, n’a montré aucune différence significative, entre les cas et les témoins, en considérant l’âge, le poids, le diabète ainsi que les valeurs d’ASAT/ALAT avant le traitement. Cependant, les résultats ont montré une différence significative entre les cas et les témoins, en ce qui concerne le sexe (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001), le tabagisme (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,022) et les taux d’ALAT et ASAT durant le traitement (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05).</div><div>Chez les patients étudiés, l’haplotype le plus courant est le NAT2*5 avec une fréquence de 72,8 %, suivi des haplotypes NAT2*6, NAT2*4 et NAT2*7 (16,1 %, 6,8 % et 4,2 %, respectivement). La répartition des fréquences haplotypiques ne présente aucune différence significative entre les cas et les témoins. Toutefois, la présence de l’allèle NAT2*5, responsable du phénotype acétyleur lent dépasse 67 % chez les cas et les témoins et pourrait avoir un effet potentiel sur l’apparition de signes d’hépatotoxicité induite par l’INH (OR : 1,26 ; CI :1,08–1,46).</div><div>Les génotypes identifiés correspondent aux trois phénotypes distincts : à savoir acétyleur lent (89,8 %), rapide (3,4 %) et intermédiaire (6,8 %). La distribution de ces phénotypes ne montre aucune différence significative entre les cas et les témoins. Toutefois, ","PeriodicalId":53645,"journal":{"name":"Revue des Maladies Respiratoires Actualites","volume":"17 1","pages":"Pages 14-15"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143154863","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-01-01Epub Date: 2025-01-11DOI: 10.1016/j.rmra.2024.11.055
N. Prost (de) , Y. Caillé , M. Lachâtre , S. Fourati , O. Rouxel , C. Fabry-Vendrand , N. Capit , L. Majed , C. Artaud , D. Leynaud , C. Bignon-Favary , S. Larrieu , C. Marant-Micallef , L.B. Luong Nguyen
<div><h3>Introduction</h3><div>Les infections virales respiratoires humaines sont principalement causées par le SARS-CoV-2, les virus grippaux et le virus respiratoire syncytial (VRS). Elles sont à l’origine d’une morbi-mortalité élevée et d’un impact social important lors des épidémies. À l’échelle nationale, peu de données sont disponibles concernant les infections virales respiratoires sévères nécessitant une hospitalisation. L’objectif de cette sous-analyse de l’étude BIRD-IC est d’étudier l’épidémiologie et le fardeau des patients hospitalisés pour infections virales respiratoires (SARS-CoV-2, virus grippaux et VRS) en France.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>BIRD-IC est une étude de cohorte rétrospective nationale basée sur les données du Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI). Tous les patients hospitalisés sur le territoire français entre le 01/07/2022 et le 30/06/2023 pour infection respiratoire à SARS-CoV-2 (COVID-19), virus grippaux et VRS sont inclus dans l’analyse. Les séjours hospitaliers pour infection respiratoire ont été identifiés à l’aide des codes CIM-10.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au cours de la saison 2022–2023, 102 631 (59,0 %) patients ont été hospitalisés pour COVID-19, 51 573 (29,7 %) pour grippe et 19 653 (11,3 %) pour infection à VRS, soit un total de 173 857 séjours hospitaliers. De façon globale, la moitié des patients était de sexe masculin. Les patients de plus de 65<!--> <!-->ans représentaient le principal sous-groupe pour chacun des virus (COVID-19 82,6 % ; grippe 50,9 % ; VRS 60,7 %). 23,9 % des patients hospitalisés pour COVID-19, 18,7 % pour grippe et 27,0 % pour VRS présentaient une ou plusieurs comorbidités : les maladies cardiovasculaires et la BPCO étaient les plus fréquentes quel que soit le type de virus. 10,8 % des patients hospitalisés pour COVID-19 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->11 035) étaient immunodéprimés, 7,7 % pour grippe (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3965) et 12,1 % pour VRS (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2369). La durée moyenne d’hospitalisation était de 8<!--> <!-->jours et 11 % des patients étaient admis en réanimation pendant leur hospitalisation, avec une durée moyenne en réanimation comprise entre 7,5 et 8,9<!--> <!-->jours selon le virus. La mortalité hospitalière des patients était variable en fonction du virus impliqué : COVID-19 9,1 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->9398 ; grippe 4,8 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2472 ; VRS 5,9 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1166 (<span><span>Tableau 1</span></span>).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ces données nationales obtenues sur une saison épidémique récente quantifient l’impact des infections respiratoires sévères à SARS-CoV-2 (COVID-19), virus grippaux ou VRS sur le recours au secteur hospitalier et démontrent qu’elles ont lourdement pesé sur le système de soin, notamment au regard du nombre de passage en réanimation et au taux de décès. L’application des recommandations vaccinales existantes (COVID-19
{"title":"Hospitalisations pour infections virales respiratoires en France : étude nationale sur une saison épidémique à partir des données du PMSI (étude BIRD-IC)","authors":"N. Prost (de) , Y. Caillé , M. Lachâtre , S. Fourati , O. Rouxel , C. Fabry-Vendrand , N. Capit , L. Majed , C. Artaud , D. Leynaud , C. Bignon-Favary , S. Larrieu , C. Marant-Micallef , L.B. Luong Nguyen","doi":"10.1016/j.rmra.2024.11.055","DOIUrl":"10.1016/j.rmra.2024.11.055","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les infections virales respiratoires humaines sont principalement causées par le SARS-CoV-2, les virus grippaux et le virus respiratoire syncytial (VRS). Elles sont à l’origine d’une morbi-mortalité élevée et d’un impact social important lors des épidémies. À l’échelle nationale, peu de données sont disponibles concernant les infections virales respiratoires sévères nécessitant une hospitalisation. L’objectif de cette sous-analyse de l’étude BIRD-IC est d’étudier l’épidémiologie et le fardeau des patients hospitalisés pour infections virales respiratoires (SARS-CoV-2, virus grippaux et VRS) en France.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>BIRD-IC est une étude de cohorte rétrospective nationale basée sur les données du Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI). Tous les patients hospitalisés sur le territoire français entre le 01/07/2022 et le 30/06/2023 pour infection respiratoire à SARS-CoV-2 (COVID-19), virus grippaux et VRS sont inclus dans l’analyse. Les séjours hospitaliers pour infection respiratoire ont été identifiés à l’aide des codes CIM-10.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au cours de la saison 2022–2023, 102 631 (59,0 %) patients ont été hospitalisés pour COVID-19, 51 573 (29,7 %) pour grippe et 19 653 (11,3 %) pour infection à VRS, soit un total de 173 857 séjours hospitaliers. De façon globale, la moitié des patients était de sexe masculin. Les patients de plus de 65<!--> <!-->ans représentaient le principal sous-groupe pour chacun des virus (COVID-19 82,6 % ; grippe 50,9 % ; VRS 60,7 %). 23,9 % des patients hospitalisés pour COVID-19, 18,7 % pour grippe et 27,0 % pour VRS présentaient une ou plusieurs comorbidités : les maladies cardiovasculaires et la BPCO étaient les plus fréquentes quel que soit le type de virus. 10,8 % des patients hospitalisés pour COVID-19 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->11 035) étaient immunodéprimés, 7,7 % pour grippe (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3965) et 12,1 % pour VRS (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2369). La durée moyenne d’hospitalisation était de 8<!--> <!-->jours et 11 % des patients étaient admis en réanimation pendant leur hospitalisation, avec une durée moyenne en réanimation comprise entre 7,5 et 8,9<!--> <!-->jours selon le virus. La mortalité hospitalière des patients était variable en fonction du virus impliqué : COVID-19 9,1 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->9398 ; grippe 4,8 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2472 ; VRS 5,9 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1166 (<span><span>Tableau 1</span></span>).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ces données nationales obtenues sur une saison épidémique récente quantifient l’impact des infections respiratoires sévères à SARS-CoV-2 (COVID-19), virus grippaux ou VRS sur le recours au secteur hospitalier et démontrent qu’elles ont lourdement pesé sur le système de soin, notamment au regard du nombre de passage en réanimation et au taux de décès. L’application des recommandations vaccinales existantes (COVID-19","PeriodicalId":53645,"journal":{"name":"Revue des Maladies Respiratoires Actualites","volume":"17 1","pages":"Pages 15-16"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143154864","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}