Pub Date : 2026-01-01DOI: 10.1016/j.bulcan.2024.11.014
Joséphine Cazals de Fabel, Caroline Gaudy-Marqueste
<div><div>La prise en charge du mélanome a beaucoup évolué au cours des dix dernières années avec l’arrivée des immunothérapies et des inhibiteurs de BRAF/MEK qui ont transformé le pronostic des patients atteints de forme avancée. Après avoir démontré leur efficacité aux stades avancés, ces traitements ont été évalués et ont démontré leur efficacité en situation adjuvante à des stades plus précoces, d’abord pour les stades III puis pour les stades IIB-IIC. En parallèle du développement de ces traitements adjuvants devenus standards, de nouvelles stratégies thérapeutiques ont émergé. Les traitements néoadjuvants ont ainsi démontré leur supériorité sur les traitements adjuvants au cours d’essais de phase II et III. Ces stratégies néoadjuvantes vont sans aucun doute devenir le nouveau standard pour les patients atteints de maladie ganglionnaire macroscopique. Beaucoup de questions restent néanmoins en suspens concernant le schéma thérapeutique optimal. Faut-il utiliser une mono- ou une bi-immunothérapie ? Peut-on se permettre une désescalade de la chirurgie ? Le traitement adjuvant complémentaire est-il indispensable ou peut-on y surseoir en cas de réponse pathologique majeure ? Faut-il changer pour des thérapies ciblées en cas de non-réponse pathologique chez les patients <em>BRAF</em><em>V600</em> mutés ? Les stratégies thérapeutiques qui sont de plus en plus personnalisées évoluent très vite avec une tendance à la désescalade. Nous manquons encore de biomarqueurs robustes pour sélectionner les patients.</div></div><div><div>The management of melanoma has evolved significantly over the past decade with the advent of immunotherapies and BRAF/MEK inhibitors, which have changed the prognosis for patients with advanced disease. Having demonstrated their efficacy in advanced disease, these treatments have been evaluated and shown to be effective in adjuvant treatment at earlier stages, first in stage III and then in stage IIB-IIC. Alongside the development of these adjuvant treatments, which have become the standard of care, new therapeutic strategies have emerged. Neoadjuvant treatments have been shown to be superior to adjuvant treatments in phase II and III trials. These neoadjuvant strategies will undoubtedly become the new standard for patients with macroscopic lymph node disease. However, there are still many unanswered questions regarding the optimal treatment regimen. Should mono- or bi-immunotherapy be used? Can surgery be de-escalated? Is additional adjuvant treatment essential or can it be withheld in the event of a major pathological response? Should patients with BRAFV600 mutations switch to targeted therapies in the event of pathological non-response? Should we switch to targeted therapies in the event of pathological non-response in BRAFV600 mutant patients? Therapeutic strategies, which are becoming increasingly personalised, are evolving very rapidly, with a trend towards de-escalation. We still lack robust biomarkers for patient selec
{"title":"Traitements adjuvants et néoadjuvants du mélanome","authors":"Joséphine Cazals de Fabel, Caroline Gaudy-Marqueste","doi":"10.1016/j.bulcan.2024.11.014","DOIUrl":"10.1016/j.bulcan.2024.11.014","url":null,"abstract":"<div><div>La prise en charge du mélanome a beaucoup évolué au cours des dix dernières années avec l’arrivée des immunothérapies et des inhibiteurs de BRAF/MEK qui ont transformé le pronostic des patients atteints de forme avancée. Après avoir démontré leur efficacité aux stades avancés, ces traitements ont été évalués et ont démontré leur efficacité en situation adjuvante à des stades plus précoces, d’abord pour les stades III puis pour les stades IIB-IIC. En parallèle du développement de ces traitements adjuvants devenus standards, de nouvelles stratégies thérapeutiques ont émergé. Les traitements néoadjuvants ont ainsi démontré leur supériorité sur les traitements adjuvants au cours d’essais de phase II et III. Ces stratégies néoadjuvantes vont sans aucun doute devenir le nouveau standard pour les patients atteints de maladie ganglionnaire macroscopique. Beaucoup de questions restent néanmoins en suspens concernant le schéma thérapeutique optimal. Faut-il utiliser une mono- ou une bi-immunothérapie ? Peut-on se permettre une désescalade de la chirurgie ? Le traitement adjuvant complémentaire est-il indispensable ou peut-on y surseoir en cas de réponse pathologique majeure ? Faut-il changer pour des thérapies ciblées en cas de non-réponse pathologique chez les patients <em>BRAF</em><em>V600</em> mutés ? Les stratégies thérapeutiques qui sont de plus en plus personnalisées évoluent très vite avec une tendance à la désescalade. Nous manquons encore de biomarqueurs robustes pour sélectionner les patients.</div></div><div><div>The management of melanoma has evolved significantly over the past decade with the advent of immunotherapies and BRAF/MEK inhibitors, which have changed the prognosis for patients with advanced disease. Having demonstrated their efficacy in advanced disease, these treatments have been evaluated and shown to be effective in adjuvant treatment at earlier stages, first in stage III and then in stage IIB-IIC. Alongside the development of these adjuvant treatments, which have become the standard of care, new therapeutic strategies have emerged. Neoadjuvant treatments have been shown to be superior to adjuvant treatments in phase II and III trials. These neoadjuvant strategies will undoubtedly become the new standard for patients with macroscopic lymph node disease. However, there are still many unanswered questions regarding the optimal treatment regimen. Should mono- or bi-immunotherapy be used? Can surgery be de-escalated? Is additional adjuvant treatment essential or can it be withheld in the event of a major pathological response? Should patients with BRAFV600 mutations switch to targeted therapies in the event of pathological non-response? Should we switch to targeted therapies in the event of pathological non-response in BRAFV600 mutant patients? Therapeutic strategies, which are becoming increasingly personalised, are evolving very rapidly, with a trend towards de-escalation. We still lack robust biomarkers for patient selec","PeriodicalId":9365,"journal":{"name":"Bulletin Du Cancer","volume":"113 1","pages":"Pages 67-76"},"PeriodicalIF":0.8,"publicationDate":"2026-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143538241","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-01-01DOI: 10.1016/j.bulcan.2025.11.010
Carole-Anne Brugère , Pascal Deschaseaux , Emmanuel Gomez , Charlotte Roffiaen , Théau Brigand , Guillaume Esposito , André Baruchel , Roch Houot , Christian Chabannon
<div><h3>Introduction</h3><div>Les cellules CAR-T représentent une avancée majeure dans le traitement des hémopathies malignes en rechute ou réfractaires. En France, les cellules CAR-T sont généralement associées à des prix allant de 300 000 € à plus de 400 000 €, basés sur les indemnités d’accès précoce et les prix listés initiaux. Toutefois, ces montants ne reflètent pas le coût réel pour le système de santé, modulé par des remises et des ajustements économiques confidentiels négociés entre industriels et autorités. Cette étude vise à estimer le prix réel (net) médian des cellules CAR-T commercialisées en France et à analyser l’évolution de leurs prix listés dans le temps.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Le groupe de travail « <em>Value & Access</em> » du consortium UNITC a conduit une analyse à partir des prix publiés au Journal Officiel, des évaluations médicotechniques (SMR/ASMR) de la Haute Autorité de Santé, des prix en accès précoce, et des taux moyens de remise publiés par le Comité économique des produits de santé (CEPS). Une analyse de sensibilité a été conduite selon différents scénarios de remises.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur la base du taux moyen de remise 2023 pour les antinéoplasiques, le prix net médian estimé des cellules CAR-T est de 220 110 €. L’analyse de sensibilité donne un prix médian de 212 550 € (IQR : 51 750 €). Les prix listés diminuent en moyenne de 14 % à chaque renégociation.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le prix listé au Journal Officiel constitue une référence nationale et internationale, mais ne reflète pas le coût réel pour l’Assurance maladie. Le prix net ne constitue qu’une partie des coûts sociétaux, qui incluent aussi des dépenses organisationnelles et d’infrastructure.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>CAR-T cells represent a breakthrough in relapsed or refractory hematologic malignancies. In France, they are commonly associated with prices ranging from €300,000 to more than €400,000, based on early access indemnities and initial list prices. Yet these figures do not reflect the actual cost for the healthcare system, which is reduced by confidential rebates and pricing adjustments negotiated between companies and public authorities. This study aims to estimate the real (net) price of commercial CAR-T cells therapies in France and analyze the evolution of their public list prices over time.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>The WP5 “Value & Access” working group of the UNITC consortium conducted a document-based analysis using list prices published in the Journal Officiel (JO), therapeutic value assessments (SMR/ASMR) from the French Health Technology Assessment agency (HAS), early access prices, and average rebate rates reported by the public agency in charge of pricing negotiations (CEPS). A sensitivity analysis was conducted using various rebate scenarios.</div></div><div><h3>Results</h3><div>Applying the 2023 average rebate rate for antineoplastics (36.2
{"title":"Estimer le prix des cellules CAR-T en France : du prix affiché au prix réel","authors":"Carole-Anne Brugère , Pascal Deschaseaux , Emmanuel Gomez , Charlotte Roffiaen , Théau Brigand , Guillaume Esposito , André Baruchel , Roch Houot , Christian Chabannon","doi":"10.1016/j.bulcan.2025.11.010","DOIUrl":"10.1016/j.bulcan.2025.11.010","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les cellules CAR-T représentent une avancée majeure dans le traitement des hémopathies malignes en rechute ou réfractaires. En France, les cellules CAR-T sont généralement associées à des prix allant de 300 000 € à plus de 400 000 €, basés sur les indemnités d’accès précoce et les prix listés initiaux. Toutefois, ces montants ne reflètent pas le coût réel pour le système de santé, modulé par des remises et des ajustements économiques confidentiels négociés entre industriels et autorités. Cette étude vise à estimer le prix réel (net) médian des cellules CAR-T commercialisées en France et à analyser l’évolution de leurs prix listés dans le temps.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Le groupe de travail « <em>Value & Access</em> » du consortium UNITC a conduit une analyse à partir des prix publiés au Journal Officiel, des évaluations médicotechniques (SMR/ASMR) de la Haute Autorité de Santé, des prix en accès précoce, et des taux moyens de remise publiés par le Comité économique des produits de santé (CEPS). Une analyse de sensibilité a été conduite selon différents scénarios de remises.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur la base du taux moyen de remise 2023 pour les antinéoplasiques, le prix net médian estimé des cellules CAR-T est de 220 110 €. L’analyse de sensibilité donne un prix médian de 212 550 € (IQR : 51 750 €). Les prix listés diminuent en moyenne de 14 % à chaque renégociation.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le prix listé au Journal Officiel constitue une référence nationale et internationale, mais ne reflète pas le coût réel pour l’Assurance maladie. Le prix net ne constitue qu’une partie des coûts sociétaux, qui incluent aussi des dépenses organisationnelles et d’infrastructure.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>CAR-T cells represent a breakthrough in relapsed or refractory hematologic malignancies. In France, they are commonly associated with prices ranging from €300,000 to more than €400,000, based on early access indemnities and initial list prices. Yet these figures do not reflect the actual cost for the healthcare system, which is reduced by confidential rebates and pricing adjustments negotiated between companies and public authorities. This study aims to estimate the real (net) price of commercial CAR-T cells therapies in France and analyze the evolution of their public list prices over time.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>The WP5 “Value & Access” working group of the UNITC consortium conducted a document-based analysis using list prices published in the Journal Officiel (JO), therapeutic value assessments (SMR/ASMR) from the French Health Technology Assessment agency (HAS), early access prices, and average rebate rates reported by the public agency in charge of pricing negotiations (CEPS). A sensitivity analysis was conducted using various rebate scenarios.</div></div><div><h3>Results</h3><div>Applying the 2023 average rebate rate for antineoplastics (36.2 ","PeriodicalId":9365,"journal":{"name":"Bulletin Du Cancer","volume":"113 1","pages":"Pages 113-120"},"PeriodicalIF":0.8,"publicationDate":"2026-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145829350","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-01-01DOI: 10.1016/j.bulcan.2025.12.002
Jacques-Olivier Bay , Philippe Pourquier , Stéphane Vignot , Nathalie Mazure
{"title":"L’horizon d’un nouveau monde","authors":"Jacques-Olivier Bay , Philippe Pourquier , Stéphane Vignot , Nathalie Mazure","doi":"10.1016/j.bulcan.2025.12.002","DOIUrl":"10.1016/j.bulcan.2025.12.002","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":9365,"journal":{"name":"Bulletin Du Cancer","volume":"113 1","pages":"Pages 1-2"},"PeriodicalIF":0.8,"publicationDate":"2026-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145901911","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-01-01DOI: 10.1016/j.bulcan.2025.09.001
Catherine Hill
Nous présentons et discutons les évolutions de l’incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1990 et 2023 pour l’incidence et entre 1990 et 2022 pour la mortalité. Globalement, l’incidence chez les hommes est à peu près stable dans les années récentes et diminue si on exclut le cancer de la prostate, et la mortalité diminue. L’incidence chez les femmes augmente depuis longtemps et est à peu près stable dans les années récentes si on exclut le cancer du poumon, et la mortalité diminue. Les différentes localisations ont des évolutions différentes et leur interprétation nécessite la prise en compte simultanée des évolutions de l’incidence et de la mortalité.
We present and discuss trends in cancer incidence from 1990 to 2023 and in cancer mortality from 1990 to 2022 in France. In the male population, cancer incidence is more or less stable in the recent years and decreases when one excludes prostate cancer. In the female population, cancer incidence is increasing, but is stable in recent years when one excludes lung cancer. Cancer mortality is decreasing both among men and women. The different cancer sites show different trends, which require simultaneous consideration of their incidence and mortality.
{"title":"Évolution de la fréquence des cancers en France, mise à jour 2025","authors":"Catherine Hill","doi":"10.1016/j.bulcan.2025.09.001","DOIUrl":"10.1016/j.bulcan.2025.09.001","url":null,"abstract":"<div><div>Nous présentons et discutons les évolutions de l’incidence et de la mortalité par cancer en France entre 1990 et 2023 pour l’incidence et entre 1990 et 2022 pour la mortalité. Globalement, l’incidence chez les hommes est à peu près stable dans les années récentes et diminue si on exclut le cancer de la prostate, et la mortalité diminue. L’incidence chez les femmes augmente depuis longtemps et est à peu près stable dans les années récentes si on exclut le cancer du poumon, et la mortalité diminue. Les différentes localisations ont des évolutions différentes et leur interprétation nécessite la prise en compte simultanée des évolutions de l’incidence et de la mortalité.</div></div><div><div>We present and discuss trends in cancer incidence from 1990 to 2023 and in cancer mortality from 1990 to 2022 in France. In the male population, cancer incidence is more or less stable in the recent years and decreases when one excludes prostate cancer. In the female population, cancer incidence is increasing, but is stable in recent years when one excludes lung cancer. Cancer mortality is decreasing both among men and women. The different cancer sites show different trends, which require simultaneous consideration of their incidence and mortality.</div></div>","PeriodicalId":9365,"journal":{"name":"Bulletin Du Cancer","volume":"113 1","pages":"Pages 48-56"},"PeriodicalIF":0.8,"publicationDate":"2026-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145314264","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-01-01DOI: 10.1016/j.bulcan.2025.12.003
Fouad Ghedied, pour l’AERIO
{"title":"Formation initiale en oncologie : des besoins croissants, une offre plafonnée","authors":"Fouad Ghedied, pour l’AERIO","doi":"10.1016/j.bulcan.2025.12.003","DOIUrl":"10.1016/j.bulcan.2025.12.003","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":9365,"journal":{"name":"Bulletin Du Cancer","volume":"113 1","pages":"Pages 124-125"},"PeriodicalIF":0.8,"publicationDate":"2026-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145936593","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
La radiothérapie est un pilier fondamental de la prise en charge oncologique. Ces dernières années, de profondes avancées technologiques, biologiques et numériques ont transformé la manière dont les doses sont planifiées, délivrées et adaptées. Ce travail présente une synthèse des progrès récents en imagerie, planification, techniques de traitement, radiobiologie et innovations émergentes, en soulignant leur impact clinique, les difficultés actuelles et les perspectives.
Radiotherapy is a cornerstone of modern cancer management. In recent years, significant technological, biological, and digital advances have transformed how radiation doses are planned, delivered, and adapted. This review provides a comprehensive overview of recent developments in imaging, treatment planning, delivery techniques, radiobiology, and emerging innovations. Emphasis is placed on their clinical impact, current difficulties, and futures perspectives. Radiotherapy is increasingly moving toward a model of precision medicine, integrating artificial intelligence, adaptive workflows, and biologically guided strategies to improve outcomes and minimize toxicity.
{"title":"Avancées récentes en radiothérapie","authors":"Philippe Giraud , Véronique Vendrely , Olivier Chapet , Fabrice Lorchel","doi":"10.1016/j.bulcan.2025.11.001","DOIUrl":"10.1016/j.bulcan.2025.11.001","url":null,"abstract":"<div><div>La radiothérapie est un pilier fondamental de la prise en charge oncologique. Ces dernières années, de profondes avancées technologiques, biologiques et numériques ont transformé la manière dont les doses sont planifiées, délivrées et adaptées. Ce travail présente une synthèse des progrès récents en imagerie, planification, techniques de traitement, radiobiologie et innovations émergentes, en soulignant leur impact clinique, les difficultés actuelles et les perspectives.</div></div><div><div>Radiotherapy is a cornerstone of modern cancer management. In recent years, significant technological, biological, and digital advances have transformed how radiation doses are planned, delivered, and adapted. This review provides a comprehensive overview of recent developments in imaging, treatment planning, delivery techniques, radiobiology, and emerging innovations. Emphasis is placed on their clinical impact, current difficulties, and futures perspectives. Radiotherapy is increasingly moving toward a model of precision medicine, integrating artificial intelligence, adaptive workflows, and biologically guided strategies to improve outcomes and minimize toxicity.</div></div>","PeriodicalId":9365,"journal":{"name":"Bulletin Du Cancer","volume":"113 1","pages":"Pages 104-112"},"PeriodicalIF":0.8,"publicationDate":"2026-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145770307","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-01-01DOI: 10.1016/j.bulcan.2025.08.006
Jean-Baptiste Demigné , Vincent Sylvestre , Damien Bruyat , Cécilia Fazzolari , Aurélien Proux , Gwenaëlle Gravis , Arthur Geraud
<div><div>Après l’annonce d’un cancer, il est très fréquent que les patients présentent un syndrome anxio-dépressif, diagnostiqué ou non. Tous troubles psychiatriques confondus, on estime leur prévalence jusqu’à 50 %. Cependant, la faculté des patients à vivre avec leur maladie est inégale, et les troubles psychiatriques apparaissent souvent pendant le suivi, au détriment de leur survie. Cela souligne l’importance de mieux prévenir, dépister, diagnostiquer et traiter ce phénomène qui s’explique par la neurobiologie. Pourtant, la prescription d’antidépresseurs reste insuffisante en oncologie, car au moins trois patients sur quatre ne reçoivent pas le traitement antidépresseur lors du diagnostic. L’omission par les oncologues de cette prescription peut s’expliquer par la méconnaissance du sujet, la peur des interactions médicamenteuses, la difficulté du chevauchement des symptômes néoplasiques et psychiatriques ou même par des réticences personnelles à prescrire ces molécules parfois décriées. Toutefois, de nombreuses études parlent de la diminution de la qualité de vie et de l’espérance de vie chez les patients oncologiques nécessitant une attention psychiatrique. La prescription d’antidépresseur peut alors être un moyen efficace et complémentaire pour bonifier la qualité de vie du patient et potentiellement augmenter la survie globale par des mécanismes bio-psycho-sociaux. Cet article de synthèse a pour objectif de souligner la physiopathologie et l’utilité de l’antidépresseur dans le contexte oncologique en addition à des techniques psychothérapeutiques et de clarifier pour tous les professionnels du cancer les enjeux de la prescription des antidépresseurs.</div></div><div><div>After the diagnosis of cancer, it is very common for patients to present an anxiety-depressive syndrome, whether diagnosed or not. All psychiatric disorders combined, their prevalence is estimated at up to 50% across all cancers. However, patients’ ability to live with their illness is uneven, and psychiatric disorders often appear during follow-up, to the detriment of their survival. This highlights the importance of better preventing, screening, diagnosing, and treating this phenomenon, which can be explained by neurobiology. Yet, the prescription of antidepressants remains insufficient in oncology, as at least 3 out of 4 patients do not receive antidepressant treatment at the time of a major depressive episode diagnosis. The omission of this prescription by oncologists may be explained by a lack of knowledge on the subject, fear of drug interactions, the difficulty of distinguishing between neoplasia and psychiatric symptoms, or even personal reluctance to prescribe these drugs. However, many studies discuss the reduction in quality of life and life expectancy in oncology patients, which requires psychiatric attention. The prescription of antidepressants can therefore be an effective and complementary means to enhance the patient's quality of life and potentially incre
{"title":"Rationnel physiopathologique et prise en charge du syndrome anxio-dépressif parmi les patients atteints de cancers","authors":"Jean-Baptiste Demigné , Vincent Sylvestre , Damien Bruyat , Cécilia Fazzolari , Aurélien Proux , Gwenaëlle Gravis , Arthur Geraud","doi":"10.1016/j.bulcan.2025.08.006","DOIUrl":"10.1016/j.bulcan.2025.08.006","url":null,"abstract":"<div><div>Après l’annonce d’un cancer, il est très fréquent que les patients présentent un syndrome anxio-dépressif, diagnostiqué ou non. Tous troubles psychiatriques confondus, on estime leur prévalence jusqu’à 50 %. Cependant, la faculté des patients à vivre avec leur maladie est inégale, et les troubles psychiatriques apparaissent souvent pendant le suivi, au détriment de leur survie. Cela souligne l’importance de mieux prévenir, dépister, diagnostiquer et traiter ce phénomène qui s’explique par la neurobiologie. Pourtant, la prescription d’antidépresseurs reste insuffisante en oncologie, car au moins trois patients sur quatre ne reçoivent pas le traitement antidépresseur lors du diagnostic. L’omission par les oncologues de cette prescription peut s’expliquer par la méconnaissance du sujet, la peur des interactions médicamenteuses, la difficulté du chevauchement des symptômes néoplasiques et psychiatriques ou même par des réticences personnelles à prescrire ces molécules parfois décriées. Toutefois, de nombreuses études parlent de la diminution de la qualité de vie et de l’espérance de vie chez les patients oncologiques nécessitant une attention psychiatrique. La prescription d’antidépresseur peut alors être un moyen efficace et complémentaire pour bonifier la qualité de vie du patient et potentiellement augmenter la survie globale par des mécanismes bio-psycho-sociaux. Cet article de synthèse a pour objectif de souligner la physiopathologie et l’utilité de l’antidépresseur dans le contexte oncologique en addition à des techniques psychothérapeutiques et de clarifier pour tous les professionnels du cancer les enjeux de la prescription des antidépresseurs.</div></div><div><div>After the diagnosis of cancer, it is very common for patients to present an anxiety-depressive syndrome, whether diagnosed or not. All psychiatric disorders combined, their prevalence is estimated at up to 50% across all cancers. However, patients’ ability to live with their illness is uneven, and psychiatric disorders often appear during follow-up, to the detriment of their survival. This highlights the importance of better preventing, screening, diagnosing, and treating this phenomenon, which can be explained by neurobiology. Yet, the prescription of antidepressants remains insufficient in oncology, as at least 3 out of 4 patients do not receive antidepressant treatment at the time of a major depressive episode diagnosis. The omission of this prescription by oncologists may be explained by a lack of knowledge on the subject, fear of drug interactions, the difficulty of distinguishing between neoplasia and psychiatric symptoms, or even personal reluctance to prescribe these drugs. However, many studies discuss the reduction in quality of life and life expectancy in oncology patients, which requires psychiatric attention. The prescription of antidepressants can therefore be an effective and complementary means to enhance the patient's quality of life and potentially incre","PeriodicalId":9365,"journal":{"name":"Bulletin Du Cancer","volume":"113 1","pages":"Pages 77-92"},"PeriodicalIF":0.8,"publicationDate":"2026-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145369165","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-01-01DOI: 10.1016/j.bulcan.2025.11.003
Ingrid Diagne , Matthieu Delaye
{"title":"Zanidatamab dans la prise en charge de deuxième ligne des cancers des voies biliaires HER2 positifs","authors":"Ingrid Diagne , Matthieu Delaye","doi":"10.1016/j.bulcan.2025.11.003","DOIUrl":"10.1016/j.bulcan.2025.11.003","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":9365,"journal":{"name":"Bulletin Du Cancer","volume":"113 1","pages":"Pages 3-5"},"PeriodicalIF":0.8,"publicationDate":"2026-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145770252","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Cancer et minorités de genre : une stratégie en faveur de l’équité","authors":"Arnaud Alessandrin , Anastasia Medaini , Jean-Pierre Droz","doi":"10.1016/j.bulcan.2025.11.008","DOIUrl":"10.1016/j.bulcan.2025.11.008","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":9365,"journal":{"name":"Bulletin Du Cancer","volume":"113 1","pages":"Pages 121-124"},"PeriodicalIF":0.8,"publicationDate":"2026-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145770254","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}