Pub Date : 2016-11-01DOI: 10.1016/j.jgyn.2016.02.006
S. Vieillefosse , J. Guibourdenche , A. Atallah , B. Haddad , T. Fournier , V. Tsatsaris , E. Lecarpentier
La prééclampsie se caractérise par l’association d’une hypertension artérielle et d’une protéinurie de novo dans la seconde moitié de la grossesse. Actuellement les équipes obstétricales ne disposent pas d’examen permettant de dépister dès le premier trimestre, parmi une population à bas risque, les patientes susceptibles de développer une prééclampsie sévère et précoce. D’autre part, il n’existe pas d’examen pronostique en cas de forte suspicion de prééclampsie ou de prééclampsie diagnostiquée. Le Placental Growth Factor (PlGF) et le récepteur soluble du Vascular Endothelial Growth Factor (sFlt-1) sont respectivement deux molécules pro- et anti-angiogéniques libérées principalement par le placenta au cours de la grossesse. De nombreux résultats expérimentaux et cliniques suggèrent qu’un déséquilibre de la balance pro/anti-angiogénique PlGF/sFlt-1 est impliqué dans la physiopathologie de la prééclampsie. Nous avons sélectionné et analysé les principales études qui ont évalué l’apport prédictif, diagnostique et pronostique de ces deux biomarqueurs pour la prééclampsie.
Preeclampsia is characterized by the association of hypertension and a de novo proteinuria in the second half of pregnancy. Currently, obstetrical teams do not have any tool to detect during the first trimester of pregnancy, in low risk population, the patients likely to develop early and severe preeclampsia. On the other hand, there is no diagnostic/prognostic tool in case of strong suspicion of preeclampsia. The Placental Growth Factor (PIGF) and soluble receptor of the Vascular Endothelial Growth Factor (sFlt-1) are respectively two molecules pro- and anti-angiogenic released mainly by the placenta during pregnancy. Numerous experimental and clinical results suggest that an imbalance of pro/anti-angiogenic factors is involved in the pathophysiology of preeclampsia. We selected and analyzed the main studies that have evaluated the predictive, diagnostic and prognostic value of these two biomarkers for preeclampsia.
{"title":"Facteurs prédictifs et pronostiques de la prééclampsie : intérêt du dosage du PlGF et du sFLT-1","authors":"S. Vieillefosse , J. Guibourdenche , A. Atallah , B. Haddad , T. Fournier , V. Tsatsaris , E. Lecarpentier","doi":"10.1016/j.jgyn.2016.02.006","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jgyn.2016.02.006","url":null,"abstract":"<div><p>La prééclampsie se caractérise par l’association d’une hypertension artérielle et d’une protéinurie de novo dans la seconde moitié de la grossesse. Actuellement les équipes obstétricales ne disposent pas d’examen permettant de dépister dès le premier trimestre, parmi une population à bas risque, les patientes susceptibles de développer une prééclampsie sévère et précoce. D’autre part, il n’existe pas d’examen pronostique en cas de forte suspicion de prééclampsie ou de prééclampsie diagnostiquée. Le Placental Growth Factor (PlGF) et le récepteur soluble du Vascular Endothelial Growth Factor (sFlt-1) sont respectivement deux molécules pro- et anti-angiogéniques libérées principalement par le placenta au cours de la grossesse. De nombreux résultats expérimentaux et cliniques suggèrent qu’un déséquilibre de la balance pro/anti-angiogénique PlGF/sFlt-1 est impliqué dans la physiopathologie de la prééclampsie. Nous avons sélectionné et analysé les principales études qui ont évalué l’apport prédictif, diagnostique et pronostique de ces deux biomarqueurs pour la prééclampsie.</p></div><div><p>Preeclampsia is characterized by the association of hypertension and a de novo proteinuria in the second half of pregnancy. Currently, obstetrical teams do not have any tool to detect during the first trimester of pregnancy, in low risk population, the patients likely to develop early and severe preeclampsia. On the other hand, there is no diagnostic/prognostic tool in case of strong suspicion of preeclampsia. The Placental Growth Factor (PIGF) and soluble receptor of the Vascular Endothelial Growth Factor (sFlt-1) are respectively two molecules pro- and anti-angiogenic released mainly by the placenta during pregnancy. Numerous experimental and clinical results suggest that an imbalance of pro/anti-angiogenic factors is involved in the pathophysiology of preeclampsia. We selected and analyzed the main studies that have evaluated the predictive, diagnostic and prognostic value of these two biomarkers for preeclampsia.</p></div>","PeriodicalId":14805,"journal":{"name":"Journal de gynecologie, obstetrique et biologie de la reproduction","volume":"45 9","pages":"Pages 999-1008"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jgyn.2016.02.006","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"72116212","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2016-11-01DOI: 10.1016/j.jgyn.2016.03.004
A. Khlifi , M. Kouira , I. Bannour , F. Hachani , M. Kehila , F. Ferhi , A. Bouslama , K. Ben Jazia , M. Fekih , H. Khairi
But
Évaluer l’effet de l’antibioprophylaxie pour césarienne quand elle est administrée 30 mins avant l’incision cutanée (groupe A) plutôt qu’après le clampage du cordon ombilical (groupe B) sur la morbidité infectieuse postopératoire.
Matériels et méthodes
Il s’agit d’un travail prospectif randomisé réalisé au service de gynécologie obstétrique CHU Farhat Hached de Sousse. Nous avons inclus 279 parturientes programmées pour césariennes électives et randomisées en 2 groupes : groupe A et C. Les deux groupes avaient reçu la même antibioprophylaxie (céfazoline 2 g). Nous avons fixé comme principal objectif le taux d’infections postopératoire. La saisie et l’analyse des données collectées étaient réalisées moyennant le logiciel SPSS 18.0.
Résultats
Nos résultats étaient en faveur de l’antibioprophylaxie 30 mins avant l’incision cutanée. En effet, nous avons assisté, dans le groupe A, à une réduction non significative du risque infectieux postopératoire (4,37 % [A] vs 9,85 % [C] ; p = 0,07 ; OR = 0,42 [0,15–1,12]) et à une réduction significative du taux des infections de paroi abdominale (2,2 % [A] vs 8,45 % [C] ; p = 0,03 ; OR = 0,24 [0,06–0,88]). Par ailleurs, on n’a pas trouvé d’impact sur le taux d’endométrite (OR = 1,57 [0,26–9,59]). De plus, on n’a pas noté un impact significatif sur le devenir néonatal.
Conclusion
L’antibioprophylaxie pour césarienne avant l’incision cutanée permet de diminuer la morbidité infectieuse maternelle sans altérer le devenir néonatal.
Objectives
To compare the effect of antibiotics prophylaxis within 30 mins before skin incision (A) and after umbilical cord clamping (C) on the incidence of postoperative infections in patients undergoing elective caesarean section at Farhat Hached university teaching hospital.
Materials and methods
We conducted a randomised clinical trial evaluating 279 patients undergoing elective caesarean section. Patients were randomly assigned a group number that allocated them to either arm of the study. They received the same prophylactic antibiotic (cefazol® 2 g) according to their allotment. They were followed up to detect infection up to 30 days postoperatively. The primary outcome was postoperative infection. The data collected were analysed with SPSS version 18.0 using univariate and bivariate analysis.
Results
The risk of overall postoperative infection was not significantly lower when prophylaxis was given before skin incision (4.37 % (A) vs 9.85 % (C); P = 0.07; OR = 0.42 [0.15–1.12]). We also found wound infections to be significantly reduced in the pre-incision group (2.2 % [A] vs 8.45 % [C]; P = 0.03; OR =<
{"title":"Quel est le moment optimal de l’antibioprophylaxie pour césarienne élective, avant l’incision cutanée ou après clampage du cordon ombilical ? Étude prospective randomisée","authors":"A. Khlifi , M. Kouira , I. Bannour , F. Hachani , M. Kehila , F. Ferhi , A. Bouslama , K. Ben Jazia , M. Fekih , H. Khairi","doi":"10.1016/j.jgyn.2016.03.004","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jgyn.2016.03.004","url":null,"abstract":"<div><h3>But</h3><p>Évaluer l’effet de l’antibioprophylaxie pour césarienne quand elle est administrée 30 mins avant l’incision cutanée (groupe A) plutôt qu’après le clampage du cordon ombilical (groupe B) sur la morbidité infectieuse postopératoire.</p></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><p>Il s’agit d’un travail prospectif randomisé réalisé au service de gynécologie obstétrique CHU Farhat Hached de Sousse. Nous avons inclus 279 parturientes programmées pour césariennes électives et randomisées en 2 groupes : groupe A et C. Les deux groupes avaient reçu la même antibioprophylaxie (céfazoline 2<!--> <!-->g). Nous avons fixé comme principal objectif le taux d’infections postopératoire. La saisie et l’analyse des données collectées étaient réalisées moyennant le logiciel SPSS 18.0.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Nos résultats étaient en faveur de l’antibioprophylaxie 30 mins avant l’incision cutanée. En effet, nous avons assisté, dans le groupe A, à une réduction non significative du risque infectieux postopératoire (4,37 % [A] vs 9,85 % [C] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,07 ; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,42 [0,15–1,12]) et à une réduction significative du taux des infections de paroi abdominale (2,2 % [A] vs 8,45 % [C] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03 ; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,24 [0,06–0,88]). Par ailleurs, on n’a pas trouvé d’impact sur le taux d’endométrite (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,57 [0,26–9,59]). De plus, on n’a pas noté un impact significatif sur le devenir néonatal.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>L’antibioprophylaxie pour césarienne avant l’incision cutanée permet de diminuer la morbidité infectieuse maternelle sans altérer le devenir néonatal.</p></div><div><h3>Objectives</h3><p>To compare the effect of antibiotics prophylaxis within 30 mins before skin incision (A) and after umbilical cord clamping (C) on the incidence of postoperative infections in patients undergoing elective caesarean section at Farhat Hached university teaching hospital.</p></div><div><h3>Materials and methods</h3><p>We conducted a randomised clinical trial evaluating 279 patients undergoing elective caesarean section. Patients were randomly assigned a group number that allocated them to either arm of the study. They received the same prophylactic antibiotic (cefazol<sup>®</sup> 2<!--> <!-->g) according to their allotment. They were followed up to detect infection up to 30 days postoperatively. The primary outcome was postoperative infection. The data collected were analysed with SPSS version 18.0 using univariate and bivariate analysis.</p></div><div><h3>Results</h3><p>The risk of overall postoperative infection was not significantly lower when prophylaxis was given before skin incision (4.37 % (A) vs 9.85 % (C); <em>P</em> <!-->=<!--> <!-->0.07; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->0.42 [0.15–1.12]). We also found wound infections to be significantly reduced in the pre-incision group (2.2 % [A] vs 8.45 % [C]; <em>P</em> <!-->=<!--> <!-->0.03; OR<!--> <!-->=<","PeriodicalId":14805,"journal":{"name":"Journal de gynecologie, obstetrique et biologie de la reproduction","volume":"45 9","pages":"Pages 1133-1143"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jgyn.2016.03.004","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"72116206","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2016-11-01DOI: 10.1016/j.jgyn.2016.03.008
A. Bouzid, A. Ayachi, M. Ben Khedija, S. Menjli, L. Mkaouar, M. Mourali
But
Le but de notre étude était d’évaluer la faisabilité, la tolérance et l’apport diagnostique de l’hydrosonographie réalisée dans un cadre d’urgence chez des patientes consultant pour un saignement actif.
Matériels et méthodes
Dans notre étude prospective, nous avons inclus 216 patientes consultant nos urgences pour des saignements utérins anormaux. Toutes les patientes ont eu une échographie endovaginale avec étude doppler et une hystérosonographie. Ensuite, les patientes chez lesquelles nous avons diagnostiqué une lésion présumée organique ont été adressées pour un geste endoscopique ou chirurgical avec examen anatomopathologique. Dans un premier temps, nous avons évalué la faisabilité et la tolérance de l’hystérosonographie et secondairement nous avons comparé pour les deux techniques (EEV et hystérosonographie), la sensibilité, la spécificité, le RV+ et le RV−.
Résultats
L’hystérosonographie a pu être chez 98,1 % des patientes. La tolérance de l’examen hystérosonographique était très bonne chez 73,5 % des patientes et bonne chez 23,1 % d’entre elles. Pour les 167 patientes ayant été diagnostiquées avec une lésions présumée organique, l’examen anatomopathologique a conclu à une hyperplasie de l’endomètre dans 34,7 % des cas, un polype dans 40,1 % des cas, un fibrome sous-muqueux dans 11,3 % des cas, un cancer de l’endomètre dans 0,7 % des cas et autres lésions dans 13,2 % des cas. La valeur diagnostique de l’hystérosonographie était supérieure à l’échographie dans la détection des polypes (ASC : 0,894 vs 0,778 ; p = 0,003) et des fibromes (ASC : 1,000 vs 0,716 ; p = 0,001) alors que les deux méthodes n’ont pas montré de différence significative pour la détection des hyperplasies.
Conclusion
Le but de notre étude était de s’intéresser à un contexte particulier de l’utilisation de l’hystérosonographie qu’est le contexte hémorragique et à la place de sa réalisation aux urgences. Nous avons pu démontrer que l’hystérosonographie est un examen compatible avec l’urgence quant à sa faisabilité et à sa valeur diagnostique et que sa réalisation contribuerait au tri des patientes afin de les orienter d’emblée vers un acte chirurgical ou endoscopique si nécessaire.
Objectives
The aim of our study is to evaluate the feasibility, safety and diagnostic value of hysterosonography performed in an emergency setting among patients consulting for active abnormal uterine bleeding.
Materials and methods
In this prospective study, we included 216 patients visiting our emergency department for abnormal uterine bleeding. All patients had a transvaginal ultrasound with doppler study and an hysterosonography. Secondly, the patients, in whom we diagnosed a suspected organic lesion, were addressed to an endoscopic or surgical procedure with pathological examination. Initially, we eval
{"title":"Faisabilité et valeur diagnostique de l’hystérosonographie réalisée en période de saignement dans l’exploration des saignements utérins anormaux","authors":"A. Bouzid, A. Ayachi, M. Ben Khedija, S. Menjli, L. Mkaouar, M. Mourali","doi":"10.1016/j.jgyn.2016.03.008","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jgyn.2016.03.008","url":null,"abstract":"<div><h3>But</h3><p>Le but de notre étude était d’évaluer la faisabilité, la tolérance et l’apport diagnostique de l’hydrosonographie réalisée dans un cadre d’urgence chez des patientes consultant pour un saignement actif.</p></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><p>Dans notre étude prospective, nous avons inclus 216 patientes consultant nos urgences pour des saignements utérins anormaux. Toutes les patientes ont eu une échographie endovaginale avec étude doppler et une hystérosonographie. Ensuite, les patientes chez lesquelles nous avons diagnostiqué une lésion présumée organique ont été adressées pour un geste endoscopique ou chirurgical avec examen anatomopathologique. Dans un premier temps, nous avons évalué la faisabilité et la tolérance de l’hystérosonographie et secondairement nous avons comparé pour les deux techniques (EEV et hystérosonographie), la sensibilité, la spécificité, le RV+ et le RV−.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>L’hystérosonographie a pu être chez 98,1 % des patientes. La tolérance de l’examen hystérosonographique était très bonne chez 73,5 % des patientes et bonne chez 23,1 % d’entre elles. Pour les 167 patientes ayant été diagnostiquées avec une lésions présumée organique, l’examen anatomopathologique a conclu à une hyperplasie de l’endomètre dans 34,7 % des cas, un polype dans 40,1 % des cas, un fibrome sous-muqueux dans 11,3 % des cas, un cancer de l’endomètre dans 0,7 % des cas et autres lésions dans 13,2 % des cas. La valeur diagnostique de l’hystérosonographie était supérieure à l’échographie dans la détection des polypes (ASC : 0,894 vs 0,778 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,003) et des fibromes (ASC : 1,000 vs 0,716 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001) alors que les deux méthodes n’ont pas montré de différence significative pour la détection des hyperplasies.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Le but de notre étude était de s’intéresser à un contexte particulier de l’utilisation de l’hystérosonographie qu’est le contexte hémorragique et à la place de sa réalisation aux urgences. Nous avons pu démontrer que l’hystérosonographie est un examen compatible avec l’urgence quant à sa faisabilité et à sa valeur diagnostique et que sa réalisation contribuerait au tri des patientes afin de les orienter d’emblée vers un acte chirurgical ou endoscopique si nécessaire.</p></div><div><h3>Objectives</h3><p>The aim of our study is to evaluate the feasibility, safety and diagnostic value of hysterosonography performed in an emergency setting among patients consulting for active abnormal uterine bleeding.</p></div><div><h3>Materials and methods</h3><p>In this prospective study, we included 216 patients visiting our emergency department for abnormal uterine bleeding. All patients had a transvaginal ultrasound with doppler study and an hysterosonography. Secondly, the patients, in whom we diagnosed a suspected organic lesion, were addressed to an endoscopic or surgical procedure with pathological examination. Initially, we eval","PeriodicalId":14805,"journal":{"name":"Journal de gynecologie, obstetrique et biologie de la reproduction","volume":"45 9","pages":"Pages 1067-1073"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jgyn.2016.03.008","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"72019604","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2016-11-01DOI: 10.1016/j.jgyn.2015.12.011
G.E. Chalouhi , T. Quibel , C. Lamourdedieu , N.J. Hajal , A. Gueneuc , N. Benzina , V. Bernardi , Y. Ville
Objectif
Comparer l’apprentissage de l’échographie obstétricale sur un simulateur à l’apprentissage traditionnel sur des patientes pour des novices.
Méthodes
Vingt étudiants en médecine n’ayant jamais pratiqué l’échographie ont été randomisés en deux groupes A et B, de 10 étudiants chacun. Après avoir reçu un cours théorique sur les principes de base de l’échographie obstétricale, les groupes A et B ont bénéficié d’une session d’apprentissage de l’échographie obstétricale avec entraînement individuel, respectivement sur un simulateur et sur vrai appareil d’échographie en présence d’une femme volontaire enceinte à 22 SA. Chaque étudiant a ensuite été évalué sur une vraie patiente où il lui a été demandé d’évaluer la position placentaire, la présentation fœtale et de mesurer le diamètre bipariétal (BIP), le périmètre crânien (PC), le périmètre abdominal (PA) et la longueur fémorale (LF). Un score déjà publié, évaluant la qualité de la mesure était utilisé pour côté chaque image, et donner un score global à chaque étudiant. Le temps nécessaire pour compléter l’examen a été également mesuré.
Résultats
Le score total moyen obtenu dans le groupe A (entraînement sur simulateur) (14,3 ± 1,4) était significativement (p = 0,001) meilleur que celui du groupe B (10,3 ± 2,75) (entraînement sur vraie patiente). Le groupe B avait tendance à être plus rapide à la réalisation de l’échographie (479 ± 104 s) par rapport au groupe A (569 ± 174 s) sans différence significative (p = 0,18).
Conclusions
Le simulateur en échographie obstétricale semble être un outil efficace dans l’enseignement destiné aux novices. Il pourrait être intégré dans le processus de formation initiale pour permettre aux novices d’atteindre un niveau de base avant d’effectuer des examens sur de vraies patientes.
Objectives
The aim of this study was to evaluate the obstetrical ultrasound simulator as an initiation tool for teaching obstetrical ultrasound scanning for beginners.
Methods
Twenty medical students with no experience in ultrasound scan (US) received a basic theoretical ultrasonography course on US principles and 2nd trimester biometrical measurements. The participants were then divided into 2 groups (A, B). Only group A received a practical 2nd trimester scan training session on the simulator where they were asked to determine fetal and placental position, and to take the 3 biometrical standardized measurements. Group B had the same training session but with a real ultrasound machine and a pregnant volunteer. The 2 groups were then asked to perform an US session on real patients (22 weeks) during which they had to do the same US study. The time needed to complete the whole scan was analyzed.
{"title":"La simulation pour améliorer l’apprentissage de l’échographie obstétricale chez les débutants : étude pilote et revue de la littérature","authors":"G.E. Chalouhi , T. Quibel , C. Lamourdedieu , N.J. Hajal , A. Gueneuc , N. Benzina , V. Bernardi , Y. Ville","doi":"10.1016/j.jgyn.2015.12.011","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jgyn.2015.12.011","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>Comparer l’apprentissage de l’échographie obstétricale sur un simulateur à l’apprentissage traditionnel sur des patientes pour des novices.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Vingt étudiants en médecine n’ayant jamais pratiqué l’échographie ont été randomisés en deux groupes A et B, de 10 étudiants chacun. Après avoir reçu un cours théorique sur les principes de base de l’échographie obstétricale, les groupes A et B ont bénéficié d’une session d’apprentissage de l’échographie obstétricale avec entraînement individuel, respectivement sur un simulateur et sur vrai appareil d’échographie en présence d’une femme volontaire enceinte à 22<!--> <!-->SA. Chaque étudiant a ensuite été évalué sur une vraie patiente où il lui a été demandé d’évaluer la position placentaire, la présentation fœtale et de mesurer le diamètre bipariétal (BIP), le périmètre crânien (PC), le périmètre abdominal (PA) et la longueur fémorale (LF). Un score déjà publié, évaluant la qualité de la mesure était utilisé pour côté chaque image, et donner un score global à chaque étudiant. Le temps nécessaire pour compléter l’examen a été également mesuré.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Le score total moyen obtenu dans le groupe A (entraînement sur simulateur) (14,3<!--> <!-->±<!--> <!-->1,4) était significativement (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001) meilleur que celui du groupe B (10,3<!--> <!-->±<!--> <!-->2,75) (entraînement sur vraie patiente). Le groupe B avait tendance à être plus rapide à la réalisation de l’échographie (479<!--> <!-->±<!--> <!-->104<!--> <!-->s) par rapport au groupe A (569<!--> <!-->±<!--> <!-->174<!--> <!-->s) sans différence significative (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,18).</p></div><div><h3>Conclusions</h3><p>Le simulateur en échographie obstétricale semble être un outil efficace dans l’enseignement destiné aux novices. Il pourrait être intégré dans le processus de formation initiale pour permettre aux novices d’atteindre un niveau de base avant d’effectuer des examens sur de vraies patientes.</p></div><div><h3>Objectives</h3><p>The aim of this study was to evaluate the obstetrical ultrasound simulator as an initiation tool for teaching obstetrical ultrasound scanning for beginners.</p></div><div><h3>Methods</h3><p>Twenty medical students with no experience in ultrasound scan (US) received a basic theoretical ultrasonography course on US principles and 2nd trimester biometrical measurements. The participants were then divided into 2 groups (A, B). Only group A received a practical 2nd trimester scan training session on the simulator where they were asked to determine fetal and placental position, and to take the 3 biometrical standardized measurements. Group B had the same training session but with a real ultrasound machine and a pregnant volunteer. The 2 groups were then asked to perform an US session on real patients (22 weeks) during which they had to do the same US study. The time needed to complete the whole scan was analyzed.","PeriodicalId":14805,"journal":{"name":"Journal de gynecologie, obstetrique et biologie de la reproduction","volume":"45 9","pages":"Pages 1107-1114"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jgyn.2015.12.011","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"72038599","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2016-11-01DOI: 10.1016/j.jgyn.2016.09.007
D. Guenat , D. Riethmuller , R. Ramanah , A. Morel , F. Aubin , C. Mougin , J.-L. Prétet
La prescription d’un test HPV en pratique doit permettre au clinicien d’optimiser le suivi et la prise en charge de ses patientes, en particulier dans le cadre du dépistage du cancer du col de l’utérus. Un nombre conséquent de tests sont disponibles qui présentent des sensibilité et spécificité analytiques et cliniques propres. Des recommandations internationales concernant les performances cliniques des tests HPV utilisables pour le dépistage ont été publiées par un groupe d’experts et il convient d’utiliser les tests répondant à ces critères de performance. Au-delà de la trousse de détection des HPV, c’est l’ensemble du circuit, du prélèvement au rendu de résultat, qui doit être maîtrisé. Cela implique que les étapes pré-analytique (prise d’échantillon, qualité du milieu de recueil de l’échantillon, condition de stockage et d’acheminement des prélèvements…) et post-analytique (qualité du compte-rendu, prestation de conseil…) soient elles aussi normalisées. À cette fin, les laboratoires sont soumis à une accréditation par le COFRAC selon la norme internationale ISO 15189 qui impose un cadre, opposable, définissant les critères de qualité requis pour la réalisation de tout test de biologie médicale, et du test HPV en particulier.
Prescription of an HPV test in practice will enable the clinician to optimize the monitoring and the management of patients, especially in the context of cervical cancer screening. Numerous HPV tests are available that present different analytical and clinical sensitivity and specificity. International recommendations on clinical performance of HPV tests used for cervical cancer screening have been published by a group of experts, and tests that meet these performance criteria should be used. Apart from the HPV detection kit, the whole circuit from sampling to report of the results must be considered. This implies that the pre-analytical (sampling, quality of sample collection medium, storage condition and sample transportation…) and post-analytical steps (quality of result reporting, providing expert advices…) are also standardized. For this purpose, medical-biology laboratories are subjected to a COFRAC certification, as defined by the international standard ISO 15189 providing quality criteria for any clinical laboratory test and HPV test in particular.
{"title":"Diagnostic moléculaire des papillomavirus humains (HPV) : quel(s) test(s) en pratique clinique ?","authors":"D. Guenat , D. Riethmuller , R. Ramanah , A. Morel , F. Aubin , C. Mougin , J.-L. Prétet","doi":"10.1016/j.jgyn.2016.09.007","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jgyn.2016.09.007","url":null,"abstract":"<div><p>La prescription d’un test HPV en pratique doit permettre au clinicien d’optimiser le suivi et la prise en charge de ses patientes, en particulier dans le cadre du dépistage du cancer du col de l’utérus. Un nombre conséquent de tests sont disponibles qui présentent des sensibilité et spécificité analytiques et cliniques propres. Des recommandations internationales concernant les performances cliniques des tests HPV utilisables pour le dépistage ont été publiées par un groupe d’experts et il convient d’utiliser les tests répondant à ces critères de performance. Au-delà de la trousse de détection des HPV, c’est l’ensemble du circuit, du prélèvement au rendu de résultat, qui doit être maîtrisé. Cela implique que les étapes pré-analytique (prise d’échantillon, qualité du milieu de recueil de l’échantillon, condition de stockage et d’acheminement des prélèvements…) et post-analytique (qualité du compte-rendu, prestation de conseil…) soient elles aussi normalisées. À cette fin, les laboratoires sont soumis à une accréditation par le COFRAC selon la norme internationale ISO 15189 qui impose un cadre, opposable, définissant les critères de qualité requis pour la réalisation de tout test de biologie médicale, et du test HPV en particulier.</p></div><div><p>Prescription of an HPV test in practice will enable the clinician to optimize the monitoring and the management of patients, especially in the context of cervical cancer screening. Numerous HPV tests are available that present different analytical and clinical sensitivity and specificity. International recommendations on clinical performance of HPV tests used for cervical cancer screening have been published by a group of experts, and tests that meet these performance criteria should be used. Apart from the HPV detection kit, the whole circuit from sampling to report of the results must be considered. This implies that the pre-analytical (sampling, quality of sample collection medium, storage condition and sample transportation…) and post-analytical steps (quality of result reporting, providing expert advices…) are also standardized. For this purpose, medical-biology laboratories are subjected to a COFRAC certification, as defined by the international standard ISO 15189 providing quality criteria for any clinical laboratory test and HPV test in particular.</p></div>","PeriodicalId":14805,"journal":{"name":"Journal de gynecologie, obstetrique et biologie de la reproduction","volume":"45 9","pages":"Pages 1009-1019"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jgyn.2016.09.007","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"72116213","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2016-11-01DOI: 10.1016/J.JGYN.2015.09.011
C. Mottaz, M. Belhadia, P. Tran, M. Marty, J. Brun
{"title":"Léiomyomatose utérine héréditaire associée à un syndrome de Demons-Meigs : à propos d’un cas","authors":"C. Mottaz, M. Belhadia, P. Tran, M. Marty, J. Brun","doi":"10.1016/J.JGYN.2015.09.011","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/J.JGYN.2015.09.011","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":14805,"journal":{"name":"Journal de gynecologie, obstetrique et biologie de la reproduction","volume":"21 1","pages":"1201"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"73473190","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2016-11-01DOI: 10.1016/j.jgyn.2016.08.016
C.M.R. Ouédraogo , S. Madzou , A. Simporé , V. Combaud , A. Ouattara , F. Millogo , A. Ouédraogo , S. Kiemtore , H. Zamane , Y.A. Sawadogo , P. Kaien , B. Dramé , B. Thieba , J. Lankoandé , P. Descamps
But
L’objectif de notre étude était d’évaluer les résultats anatomiques, fonctionnels et la morbidité liée à une nouvelle technique opératoire de transposition clitoridienne dans le service de gynécologie obstétrique du CHUYO.
Matériel et méthodes
Une cohorte de 68 femmes victimes de mutilation génitale a bénéficié d’une reconstruction clitoridienne par une nouvelle technique de transposition du clitoris. Elles ont été opérées et suivies pendant une période de 12 mois dans le service de gynécologie du CHUYO de Ouagadougou. Nous avons évalué la gestion de la douleur, l’aspect anatomique, fonctionnel et la survenue de complications.
Résultats
Sur le plan anatomique ont relevait une absence de réascension du néoclitoris et une proportion très satisfaisante de 100 % des femmes présentant un massif clitoridien visible au 12e mois d’évaluation. Sur le plan fonctionnel, avant la reconstruction clitoridienne la moitié des femmes présentait des douleurs ou gênes légères au cours des rapports sexuels. Cependant, après la reconstruction clitoridienne au 6e mois et au 12e mois, ces douleurs ou gênes légères étaient respectivement de 3,18 % et 0 %. De plus, nous avons noté un néoclitoris sensible chez toutes les femmes, au bout d’une année. Très peu de complications postopératoires ont été relevées dans la présente série comparativement aux précédentes séries.
Conclusion
Ces résultats suscitent l’intérêt de cette nouvelle technique de transposition clitoridienne au profit des femmes victimes de mutilation génitale.
Objective
The objective of this survey was to assess the results of a new clitoral transposition technique in the obstetrics and gynecology department of CHUYO.
Materials and method
A cohort of 68 women victims of genital mutilation has received clitoral reconstruction by a new technique of transposition of the clitoris. They were operated and followed for 12 months in CHUYO gynecology ward in Ouagadougou. We evaluated the management of pain, anatomical aspect, functional and occurrence of complications.
Results
Anatomically have no new increase was within a neoclitoris, and a very satisfactory ratio of 100 % of women with clitoral massif visible in the 12th month assessment. Functionally, before clitoral reconstruction half of the women had mild pain or discomfort during sexual intercourse. However, clitoral reconstruction after the 6th month and 12th month this pain or mild discomfort were 3.18 % and 0 % respectively. In addition, we noted a sensitive neoclitoris in all women, after one year. Very few postoperative complications were observed in this series compared to previous series.
Conclusion
These results are of interest in this new clitoral transposition technique in favor of women victims of genital mutilation.
{"title":"Reconstruction clitoridienne après mutilation génitale féminine au CHU Yalgado de Ouagadougou, Burkina Faso. À propos de 68 patientes opérées","authors":"C.M.R. Ouédraogo , S. Madzou , A. Simporé , V. Combaud , A. Ouattara , F. Millogo , A. Ouédraogo , S. Kiemtore , H. Zamane , Y.A. Sawadogo , P. Kaien , B. Dramé , B. Thieba , J. Lankoandé , P. Descamps","doi":"10.1016/j.jgyn.2016.08.016","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jgyn.2016.08.016","url":null,"abstract":"<div><h3>But</h3><p>L’objectif de notre étude était d’évaluer les résultats anatomiques, fonctionnels et la morbidité liée à une nouvelle technique opératoire de transposition clitoridienne dans le service de gynécologie obstétrique du CHUYO.</p></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><p>Une cohorte de 68 femmes victimes de mutilation génitale a bénéficié d’une reconstruction clitoridienne par une nouvelle technique de transposition du clitoris. Elles ont été opérées et suivies pendant une période de 12 mois dans le service de gynécologie du CHUYO de Ouagadougou. Nous avons évalué la gestion de la douleur, l’aspect anatomique, fonctionnel et la survenue de complications.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Sur le plan anatomique ont relevait une absence de réascension du néoclitoris et une proportion très satisfaisante de 100 % des femmes présentant un massif clitoridien visible au 12<sup>e</sup> mois d’évaluation. Sur le plan fonctionnel, avant la reconstruction clitoridienne la moitié des femmes présentait des douleurs ou gênes légères au cours des rapports sexuels. Cependant, après la reconstruction clitoridienne au 6<sup>e</sup> mois et au 12<sup>e</sup> mois, ces douleurs ou gênes légères étaient respectivement de 3,18 % et 0 %. De plus, nous avons noté un néoclitoris sensible chez toutes les femmes, au bout d’une année. Très peu de complications postopératoires ont été relevées dans la présente série comparativement aux précédentes séries.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Ces résultats suscitent l’intérêt de cette nouvelle technique de transposition clitoridienne au profit des femmes victimes de mutilation génitale.</p></div><div><h3>Objective</h3><p>The objective of this survey was to assess the results of a new clitoral transposition technique in the obstetrics and gynecology department of CHUYO.</p></div><div><h3>Materials and method</h3><p>A cohort of 68 women victims of genital mutilation has received clitoral reconstruction by a new technique of transposition of the clitoris. They were operated and followed for 12 months in CHUYO gynecology ward in Ouagadougou. We evaluated the management of pain, anatomical aspect, functional and occurrence of complications.</p></div><div><h3>Results</h3><p>Anatomically have no new increase was within a neoclitoris, and a very satisfactory ratio of 100 % of women with clitoral massif visible in the 12th month assessment. Functionally, before clitoral reconstruction half of the women had mild pain or discomfort during sexual intercourse. However, clitoral reconstruction after the 6th month and 12th month this pain or mild discomfort were 3.18 % and 0 % respectively. In addition, we noted a sensitive neoclitoris in all women, after one year. Very few postoperative complications were observed in this series compared to previous series.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>These results are of interest in this new clitoral transposition technique in favor of women victims of genital mutilation.</p></div","PeriodicalId":14805,"journal":{"name":"Journal de gynecologie, obstetrique et biologie de la reproduction","volume":"45 9","pages":"Pages 1099-1106"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jgyn.2016.08.016","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"72116208","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2016-11-01DOI: 10.1016/j.jgyn.2016.08.010
A. Mattuizzi, C. Camberlein, F. Coatleven, J. Horovitz
Introduction
La torsion d’annexe est une pathologie rare secondaire à la rotation totale ou partielle de l’annexe autour de son axe vasculaire. Elle peut être favorisée par l’existence d’une masse annexielle ou avoir lieu plus rarement sur une annexe saine. La proportion des torsions d’annexe survenant en cours de grossesse varie de 13 à 28 % et sa fréquence est estimée à 1/5000 grossesses (7 cas pour 1000 grossesses en cas de masse annexielle associée). Elle peut survenir durant les trois trimestres de la grossesse, bien que l’augmentation de taille de l’utérus au 2e et 3e trimestre réduise la mobilité de l’annexe. Nous rapportons ici un cas de torsion d’annexe saine, extrêmement rare, notamment en fin de deuxième trimestre.
Cas clinique
Le déroulement de la grossesse d’une patiente deuxième geste, nullipare, sans antécédents médico-chirurgicaux notables, était jusqu’alors sans particularités. Elle a consulté aux urgences à 21 SA devant une douleur pelvienne latéralisée en fosse iliaque droite résistante aux antalgiques de palier I/II et associée à deux épisodes de vomissements. L’examen clinique retrouvait une patiente apyrétique, hémodynamiquement stable mais avec une défense en fosse iliaque droite à la palpation abdominale. L’examen obstétrical était normal. Sur le plan paraclinique, il n’existait pas de syndrome inflammatoire biologique, l’échographie obstétricale montrait une bonne vitalité fœtale, des annexes saines avec une vascularisation au Doppler couleur paraissant normale, l’échographie abdominale ne retrouvait pas d’argument en faveur d’une colique néphrétique, l’appendice était mal visualisée. Nous avons donc hospitalisé la patiente afin de mettre en place une antalgie adaptée par titration morphinique, effectuer une surveillance clinico-biologique et réaliser un complément d’imagerie par IRM. L’IRM abdomino-pelvienne montrait un épanchement péri-cæcal et du cul de sac de Douglas minime, sans argument pour une appendicite, une torsion d’annexe ou pour une nécrobiose de fibrome utérin. Devant la persistance de la symptomatologie au troisième jour d’hospitalisation, l’apparition d’un syndrome inflammatoire biologique (CRP à 166 mg/L) et après discussion conjointe avec les chirurgiens viscéraux, nous avons demandé la réalisation d’un TDM abdominal injecté montrant un épanchement péritonéal en fosse iliaque droite, une appendice rehaussée et de taille augmentée ainsi qu’un ovaire droit de taille augmentée. Au vue des résultats inquiétants du TDM, une cœlioscopie à visée diagnostique et thérapeutique a été réalisée. L’exploration de la cavité abdominale montrait une appendice inflammatoire réactionnelle à une torsion d’annexe droite (2 tours de spire) avec nécrose d’aval. Devant l’aspect nécrotique de l’annexe droite et l’utérus gravide gênant l’accès à l’annexe, une laparoconversion de type Pfannenstiel a été décidé afin de réaliser une annexectomie droite. Les s
{"title":"Torsion d’annexe saine et grossesse : à propos d’un cas","authors":"A. Mattuizzi, C. Camberlein, F. Coatleven, J. Horovitz","doi":"10.1016/j.jgyn.2016.08.010","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jgyn.2016.08.010","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><p>La torsion d’annexe est une pathologie rare secondaire à la rotation totale ou partielle de l’annexe autour de son axe vasculaire. Elle peut être favorisée par l’existence d’une masse annexielle ou avoir lieu plus rarement sur une annexe saine. La proportion des torsions d’annexe survenant en cours de grossesse varie de 13 à 28 % et sa fréquence est estimée à 1/5000 grossesses (7 cas pour 1000 grossesses en cas de masse annexielle associée). Elle peut survenir durant les trois trimestres de la grossesse, bien que l’augmentation de taille de l’utérus au 2<sup>e</sup> et 3<sup>e</sup> trimestre réduise la mobilité de l’annexe. Nous rapportons ici un cas de torsion d’annexe saine, extrêmement rare, notamment en fin de deuxième trimestre.</p></div><div><h3>Cas clinique</h3><p>Le déroulement de la grossesse d’une patiente deuxième geste, nullipare, sans antécédents médico-chirurgicaux notables, était jusqu’alors sans particularités. Elle a consulté aux urgences à 21 SA devant une douleur pelvienne latéralisée en fosse iliaque droite résistante aux antalgiques de palier I/II et associée à deux épisodes de vomissements. L’examen clinique retrouvait une patiente apyrétique, hémodynamiquement stable mais avec une défense en fosse iliaque droite à la palpation abdominale. L’examen obstétrical était normal. Sur le plan paraclinique, il n’existait pas de syndrome inflammatoire biologique, l’échographie obstétricale montrait une bonne vitalité fœtale, des annexes saines avec une vascularisation au Doppler couleur paraissant normale, l’échographie abdominale ne retrouvait pas d’argument en faveur d’une colique néphrétique, l’appendice était mal visualisée. Nous avons donc hospitalisé la patiente afin de mettre en place une antalgie adaptée par titration morphinique, effectuer une surveillance clinico-biologique et réaliser un complément d’imagerie par IRM. L’IRM abdomino-pelvienne montrait un épanchement péri-cæcal et du cul de sac de Douglas minime, sans argument pour une appendicite, une torsion d’annexe ou pour une nécrobiose de fibrome utérin. Devant la persistance de la symptomatologie au troisième jour d’hospitalisation, l’apparition d’un syndrome inflammatoire biologique (CRP à 166<!--> <!-->mg/L) et après discussion conjointe avec les chirurgiens viscéraux, nous avons demandé la réalisation d’un TDM abdominal injecté montrant un épanchement péritonéal en fosse iliaque droite, une appendice rehaussée et de taille augmentée ainsi qu’un ovaire droit de taille augmentée. Au vue des résultats inquiétants du TDM, une cœlioscopie à visée diagnostique et thérapeutique a été réalisée. L’exploration de la cavité abdominale montrait une appendice inflammatoire réactionnelle à une torsion d’annexe droite (2 tours de spire) avec nécrose d’aval. Devant l’aspect nécrotique de l’annexe droite et l’utérus gravide gênant l’accès à l’annexe, une laparoconversion de type Pfannenstiel a été décidé afin de réaliser une annexectomie droite. Les s","PeriodicalId":14805,"journal":{"name":"Journal de gynecologie, obstetrique et biologie de la reproduction","volume":"45 9","pages":"Pages 1199-1200"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jgyn.2016.08.010","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"72076440","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2016-11-01DOI: 10.1016/j.jgyn.2016.08.014
M. Sarrau , S. Pereyre , O. Peuchant , B. De Barbeyrac , D. Dallay , J. Horovitz , J.-L. Brun
Introduction
Depuis quelques années, Mycoplasma genitalium est une cause reconnue d’urétrite sexuellement transmissible chez l’homme. Chez la femme, M. genitalium est en train de devenir une cause émergente d’infection sexuellement transmissible, on parle de « nouveau chlamydia ». De nombreuses études ont montré une association positive entre M. genitalium et la survenue de cervicites muco-purulentes mais aussi d’infections génitales hautes à type d’endométrites et de salpingites. Cependant, il n’a jamais été établi d’association claire entre la présence de M. genitalium et la survenue de conséquences obstétricales péjoratives de type menace d’accouchement prématuré ou prématurité. L’objectif de cette étude est d’évaluer la prévalence et les conséquences obstétricales des infections à M. genitalium chez les femmes enceintes suivies au CHU de Bordeaux.
Méthodes
Il s’agit d’une étude épidémiologique transversale, prospective basée sur la recherche par PCR en temps réel de M. genitalium chez les femmes enceintes suivies au CHU de Bordeaux de janvier à juin 2011. Cette recherche est réalisée à partir d’un écouvillonnage vaginal réalisé dans le cadre de la consultation gynécologique de suivi de la grossesse. Si le prélèvement était positif, un traitement par Azithromycine 1 g en dose unique était prescrit à la patiente et à son partenaire. Les patientes âgées de plus de 18 ans et ayant donné leur consentement oral sont incluses dans l’étude.
Résultats
Sur 1062 patientes éligibles, 12 patientes n’ont pas été incluses (prise d’antibiotiques dans les 3 dernières semaines), 44 patientes ont refusé de participer à l’étude et 1006 patientes ont été incluses. Huit patientes ont été détectées, soit une prévalence globale de l’infection à M. genitalium était de 0,8 %. La prévalence diffère notablement en fonction de l’âge, de 2,4 % chez les patientes âgées de 18 à 24 ans à 0,6 % chez les patientes âgées de plus de 25 ans. Les 8 patientes étaient âgées de 19 à 32 ans (26 ans en moyenne). Elles ont été diagnostiquées entre 12 et 40 SA avec une moyenne à 29 SA. Toutes, ainsi que leur partenaire, ont reçu un traitement adapté. Elles ont toutes accouché à terme (40 SA en moyenne), par voie basse. Six patientes se sont mises en travail spontanément, 2 ont été déclenchées (une pour diabète gestationnel déséquilibré à 40 + 2 SA et une pour un monitoring type Oxford non conforme à 41 + 2 SA). Tous les enfants étaient eutrophes avec un poids moyen à 3342 g. Le pH moyen était de 7,26, les lactates étaient à 3,37 en moyenne. Il n’y a pas eu d’évènements infectieux en suites de couche.
Discussion
Dans notre étude la prévalence globale est de 0,8 % avec une prév
{"title":"Prévalence et conséquence des infections à Mycoplasma genitalium au cours de la grossesse au CHU de Bordeaux","authors":"M. Sarrau , S. Pereyre , O. Peuchant , B. De Barbeyrac , D. Dallay , J. Horovitz , J.-L. Brun","doi":"10.1016/j.jgyn.2016.08.014","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jgyn.2016.08.014","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><p>Depuis quelques années, <em>Mycoplasma genitalium</em> est une cause reconnue d’urétrite sexuellement transmissible chez l’homme. Chez la femme, <em>M</em>. <em>genitalium</em> est en train de devenir une cause émergente d’infection sexuellement transmissible, on parle de « nouveau chlamydia ». De nombreuses études ont montré une association positive entre <em>M</em>. <em>genitalium</em> et la survenue de cervicites muco-purulentes mais aussi d’infections génitales hautes à type d’endométrites et de salpingites. Cependant, il n’a jamais été établi d’association claire entre la présence de <em>M</em>. <em>genitalium</em> et la survenue de conséquences obstétricales péjoratives de type menace d’accouchement prématuré ou prématurité. L’objectif de cette étude est d’évaluer la prévalence et les conséquences obstétricales des infections à <em>M</em>. <em>genitalium</em> chez les femmes enceintes suivies au CHU de Bordeaux.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Il s’agit d’une étude épidémiologique transversale, prospective basée sur la recherche par PCR en temps réel de <em>M</em>. <em>genitalium</em> chez les femmes enceintes suivies au CHU de Bordeaux de janvier à juin 2011. Cette recherche est réalisée à partir d’un écouvillonnage vaginal réalisé dans le cadre de la consultation gynécologique de suivi de la grossesse. Si le prélèvement était positif, un traitement par Azithromycine 1<!--> <!-->g en dose unique était prescrit à la patiente et à son partenaire. Les patientes âgées de plus de 18<!--> <!-->ans et ayant donné leur consentement oral sont incluses dans l’étude.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Sur 1062 patientes éligibles, 12 patientes n’ont pas été incluses (prise d’antibiotiques dans les 3 dernières semaines), 44 patientes ont refusé de participer à l’étude et 1006 patientes ont été incluses. Huit patientes ont été détectées, soit une prévalence globale de l’infection à <em>M</em>. <em>genitalium</em> était de 0,8 %. La prévalence diffère notablement en fonction de l’âge, de 2,4 % chez les patientes âgées de 18 à 24<!--> <!-->ans à 0,6 % chez les patientes âgées de plus de 25<!--> <!-->ans. Les 8 patientes étaient âgées de 19 à 32<!--> <!-->ans (26<!--> <!-->ans en moyenne). Elles ont été diagnostiquées entre 12 et 40 SA avec une moyenne à 29 SA. Toutes, ainsi que leur partenaire, ont reçu un traitement adapté. Elles ont toutes accouché à terme (40 SA en moyenne), par voie basse. Six patientes se sont mises en travail spontanément, 2 ont été déclenchées (une pour diabète gestationnel déséquilibré à 40<!--> <!-->+<!--> <!-->2 SA et une pour un monitoring type Oxford non conforme à 41<!--> <!-->+<!--> <!-->2 SA). Tous les enfants étaient eutrophes avec un poids moyen à 3342<!--> <!-->g. Le pH moyen était de 7,26, les lactates étaient à 3,37 en moyenne. Il n’y a pas eu d’évènements infectieux en suites de couche.</p></div><div><h3>Discussion</h3><p>Dans notre étude la prévalence globale est de 0,8 % avec une prév","PeriodicalId":14805,"journal":{"name":"Journal de gynecologie, obstetrique et biologie de la reproduction","volume":"45 9","pages":"Pages 1202-1203"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jgyn.2016.08.014","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"72076442","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2016-11-01DOI: 10.1016/j.jgyn.2016.08.007
M. Gaddas , N. Chaouache , M. Ajina , Z. Tabka , M. Zaouali Ajina
But
Est d’évaluer l’impact du statut androgénique des patientes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) sur les résultats de la fécondation in vitro (FIV).
Matériels et méthodes
Il s’agit d’une étude prospective effectuée chez 61 patientes SOPK infertiles, ayant toutes bénéficié d’un cycle de FIV/ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïdes). Nous avons réparti notre population en deux groupes selon leur statut hormonal androgénique : groupe avec hyperandrogénie et groupe sans hyperandrogénie. Nous avons procédé à un relevé des paramètres anthropométriques et hormonaux ainsi que des résultats obtenus en FIV pour chacun des deux groupes.
Résultats
Les patientes SOPK avec hyperandrogénie sont significativement plus obèses que leurs homologues. Aussi, elles ont un nombre plus élevé d’ovocytes recueillis après induction ovarienne. Par ailleurs, nous n’avons pas relevé de différences statistiquement significatives entre nos deux groupes d’étude concernant les autres paramètres définissant la réponse en FIV.
Conclusion
Nos résultats objectivent que l’hyperandrogénie de la patiente SOPK ne semble pas compromettre les résultats de la FIV, au contraire, elle permettrait d’optimiser les chances de ponctionner un nombre plus important d’ovocytes.
Objectives
The aim of this study was to evaluate the impact of initial androgenic statute of women with polycystic ovary syndrome (SOPK) on the expected results of in vitro fertilization (FIV).
Materials and methods
It is about an exploratory study carried out in 61 unfertile SOPK patients, having profited all from a cycle of FIV/ICSI (intracytoplasmic sperm injection). We have divided our population in two groups according to their hormonal androgenic statute: groups with hyperandrogenism and without hyperandrogenism. We proceeded to note the anthropometric and hormonal parameters as well as results of FIV for each of the two groups.
Results
SOPK patients with hyperandrogenism are more obese than their counterparts. Also, they have more oocytes collected after ovarian induction. In addition, we did not reveal any significant differences between our two study groups concerning parameters defining FIV response.
Conclusion
Our findings suggest that hyperandrogenism statute in SOPK infertile women does not seem to compromise the results of FIV. On the contrary, it would make it possible to optimize the chances to puncture more significant number of oocytes.
{"title":"Le statut hyperandrogénique, dans le syndrome des ovaires polykystiques, est t-il une entrave à la réussite de la fécondation in vitro ?","authors":"M. Gaddas , N. Chaouache , M. Ajina , Z. Tabka , M. Zaouali Ajina","doi":"10.1016/j.jgyn.2016.08.007","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jgyn.2016.08.007","url":null,"abstract":"<div><h3>But</h3><p>Est d’évaluer l’impact du statut androgénique des patientes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) sur les résultats de la fécondation in vitro (FIV).</p></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><p>Il s’agit d’une étude prospective effectuée chez 61 patientes SOPK infertiles, ayant toutes bénéficié d’un cycle de FIV/ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïdes). Nous avons réparti notre population en deux groupes selon leur statut hormonal androgénique : groupe avec hyperandrogénie et groupe sans hyperandrogénie. Nous avons procédé à un relevé des paramètres anthropométriques et hormonaux ainsi que des résultats obtenus en FIV pour chacun des deux groupes.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Les patientes SOPK avec hyperandrogénie sont significativement plus obèses que leurs homologues. Aussi, elles ont un nombre plus élevé d’ovocytes recueillis après induction ovarienne. Par ailleurs, nous n’avons pas relevé de différences statistiquement significatives entre nos deux groupes d’étude concernant les autres paramètres définissant la réponse en FIV.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Nos résultats objectivent que l’hyperandrogénie de la patiente SOPK ne semble pas compromettre les résultats de la FIV, au contraire, elle permettrait d’optimiser les chances de ponctionner un nombre plus important d’ovocytes.</p></div><div><h3>Objectives</h3><p>The aim of this study was to evaluate the impact of initial androgenic statute of women with polycystic ovary syndrome (SOPK) on the expected results of in vitro fertilization (FIV).</p></div><div><h3>Materials and methods</h3><p>It is about an exploratory study carried out in 61 unfertile SOPK patients, having profited all from a cycle of FIV/ICSI (intracytoplasmic sperm injection). We have divided our population in two groups according to their hormonal androgenic statute: groups with hyperandrogenism and without hyperandrogenism. We proceeded to note the anthropometric and hormonal parameters as well as results of FIV for each of the two groups.</p></div><div><h3>Results</h3><p>SOPK patients with hyperandrogenism are more obese than their counterparts. Also, they have more oocytes collected after ovarian induction. In addition, we did not reveal any significant differences between our two study groups concerning parameters defining FIV response.</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Our findings suggest that hyperandrogenism statute in SOPK infertile women does not seem to compromise the results of FIV. On the contrary, it would make it possible to optimize the chances to puncture more significant number of oocytes.</p></div>","PeriodicalId":14805,"journal":{"name":"Journal de gynecologie, obstetrique et biologie de la reproduction","volume":"45 9","pages":"Pages 1091-1098"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2016-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"https://sci-hub-pdf.com/10.1016/j.jgyn.2016.08.007","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"72116209","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}