Les pathologies touchant le cortex surrénalien présentent un dimorphisme sexuel (DS) marqué, avec une prévalence plus importante chez les femmes. Les mécanismes à l’origine de ce biais restent mal compris. Des modèles murins reproduisant ce DS suggèrent une implication hormonale, en particulier un rôle inhibiteur des androgènes. Chez la souris femelle, on observe un renouvellement cellulaire cortical plus rapide, une mobilisation accrue des cellules progénitrices et une production plus élevée de corticostérone comparé aux mâles. Afin d’identifier les voies moléculaires sous-tendant le rôle des androgènes, nous avons ciblé l’inactivation postnatale du récepteur des androgènes (AR) spécifiquement dans le cortex surrénalien murin.
Chez les mâles, la perte de AR entraîne une accélération du renouvellement cellulaire, une diminution de la signalisation WNT/β-caténine, une hypersensibilité à l’ACTH/PKA, et une augmentation de la biosynthèse endogène du cholestérol. Ces altérations facilitent l’émergence d’un hypercorticisme lorsque le gène Prkar1a est également inactivé. Ainsi, l’absence d’AR conduit à une « féminisation » du cortex surrénalien mâle. L’analyse transcriptomique et du cistrome de AR des glandes surrénales révèle que les androgènes exercent une régulation majoritairement indirecte, seuls 6 % des gènes sensibles à AR sont des cibles directes. Ces résultats suggèrent un mécanisme de répression transcriptionnelle via un nombre restreint de facteurs de transcription, capables de piloter les fonctions corticales renforcées chez la femelle. Ce travail met en lumière le rôle central et complexe de la signalisation androgénique dans le contrôle du dimorphisme sexuel surrénalien pouvant passer par des enhancers corticosurrénaliens sexe spécifiques.
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