Pub Date : 2025-04-01DOI: 10.1016/j.anrea.2025.01.003
Jean-Philippe Salaün
Un enfant sur sept bénéficie d’une anesthésie générale avant l’âge de 3 ans. L’anesthésie pédiatrique peut être actuellement considérée comme une procédure sûre dont le risque de complication immédiate est faible. Cependant, la question des possibles effets indésirables neurodéveloppementaux à moyen et long terme de l’anesthésie reste controversée. Dans cette mise au point, nous réaliserons une synthèse de la littérature clinique récente sur les possibles effets indésirables neurodéveloppementaux de l’anesthésie générale, avant de proposer des messages clairs à délivrer aux familles et aux professionnels de santé sur ce sujet.
One out of seven children undergoes general anesthesia before the age of 3 years old. Paediatric anaesthesia can nowadays be considered as a safe procedure, with a low risk of immediate complications. However, the issue of potential mid- and long-term adverse neurodevelopmental consequences of anaesthesia remains controversial. In this review, we will synthesize recent clinical literature on the potential neurodevelopmental side effects of general anaesthesia, before providing clear recommendations on to best communicate with families and healthcare professionals on this topic.
{"title":"Impact de l’anesthésie générale sur le développement cérébral : que dire aux familles et aux professionnels de santé ?","authors":"Jean-Philippe Salaün","doi":"10.1016/j.anrea.2025.01.003","DOIUrl":"10.1016/j.anrea.2025.01.003","url":null,"abstract":"<div><div>Un enfant sur sept bénéficie d’une anesthésie générale avant l’âge de 3 ans. L’anesthésie pédiatrique peut être actuellement considérée comme une procédure sûre dont le risque de complication immédiate est faible. Cependant, la question des possibles effets indésirables neurodéveloppementaux à moyen et long terme de l’anesthésie reste controversée. Dans cette mise au point, nous réaliserons une synthèse de la littérature clinique récente sur les possibles effets indésirables neurodéveloppementaux de l’anesthésie générale, avant de proposer des messages clairs à délivrer aux familles et aux professionnels de santé sur ce sujet.</div></div><div><div>One out of seven children undergoes general anesthesia before the age of 3<!--> <!-->years old. Paediatric anaesthesia can nowadays be considered as a safe procedure, with a low risk of immediate complications. However, the issue of potential mid- and long-term adverse neurodevelopmental consequences of anaesthesia remains controversial. In this review, we will synthesize recent clinical literature on the potential neurodevelopmental side effects of general anaesthesia, before providing clear recommendations on to best communicate with families and healthcare professionals on this topic.</div></div>","PeriodicalId":42551,"journal":{"name":"Anesthesie & Reanimation","volume":"11 2","pages":"Pages 131-135"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143942907","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-04-01DOI: 10.1016/j.anrea.2025.03.001
Sacha Mairet-Mabboux , Vincent Piriou , Marc Lilot
<div><div>L’hospitalisation en réanimation pédiatrique peut être associée à de hauts niveaux de stress et d’anxiété pour l’enfant, les parents, la famille. Ceci peut impacter la vie de cette famille et altérer leur santé mentale. Ces phénomènes restent encore sous-évalués et peu pris en compte en réanimation. Pourtant, ce niveau d’anxiété et de stress parental a un impact sur le vécu parental, leurs interactions avec leur enfant et les équipes de soins. Ceci impacte la qualité des soins prodigués et le bien-être des équipes de soins. Des facteurs liés au stress et à l’anxiété parentale peuvent être différenciés : l’état de l’enfant (apparence, douleur…), l’environnement (bruits, lumière…), les parents (personnalité, situation familiale…), l’interaction avec les soignants (communication, rôle parental…). Ces facteurs constituent des leviers pour des interventions concrètes et accessibles aux soignants. En adoptant une approche centrée sur le patient et sa famille via une communication structurée, une inclusivité des parents dans les soins, les parents peuvent être moins stressés et moins anxieux, et renforcés dans leurs liens parent–enfant et dans la confiance remise en l’équipe soignante. Ainsi, c’est la triade enfant–parent–soignant qui est préservée pour un partenariat de soins (médicaux et familiaux) synergique, sécuritaire et harmonieux. En dépit des défis organisationnels subsistant, même de petites actions isolées peuvent avoir un impact significatif. En intégrant ces objectifs dans les pratiques quotidiennes de réanimation, nous pouvons réduire les niveaux d’anxiété et de stress familial in situ, et mieux façonner nos prises en charge de réanimations centrées sur la santé globale de l’enfant.</div></div><div><div>Hospitalization in the paediatric intensive care unit can be associated with high levels of stress and anxiety for the child, parents and family. This can impact on the family's life and alter their mental health. These phenomena are still undervalued and little considered in intensive care. Yet this level of anxiety and parental stress has an impact on the parents’ experience, their interactions with their child and the care teams. This impacts on the quality of care provided and the well-being of care teams. Factors linked to parental stress and anxiety can be differentiated: the child's condition (appearance, pain, <em>etc</em>.), the environment (noise, light, <em>etc.</em>), the parents (personality, family situation, <em>etc.</em>), interaction with caregivers (communication, parental role, <em>etc.</em>). These factors provide caregivers with concrete, accessible levers for interventions. By adopting a patient-and family-centered approach, through structured communication and inclusion of parents in care, parents can be less stressed and anxious, and strengthened in their parent–child bond and in the trust placed in the care team. In this way, the child–parent–caregiver triad is preserved for a synergistic, safe and harmoni
{"title":"Stress et anxiété parentale en réanimation pédiatrique, impact et stratégie d’atténuation","authors":"Sacha Mairet-Mabboux , Vincent Piriou , Marc Lilot","doi":"10.1016/j.anrea.2025.03.001","DOIUrl":"10.1016/j.anrea.2025.03.001","url":null,"abstract":"<div><div>L’hospitalisation en réanimation pédiatrique peut être associée à de hauts niveaux de stress et d’anxiété pour l’enfant, les parents, la famille. Ceci peut impacter la vie de cette famille et altérer leur santé mentale. Ces phénomènes restent encore sous-évalués et peu pris en compte en réanimation. Pourtant, ce niveau d’anxiété et de stress parental a un impact sur le vécu parental, leurs interactions avec leur enfant et les équipes de soins. Ceci impacte la qualité des soins prodigués et le bien-être des équipes de soins. Des facteurs liés au stress et à l’anxiété parentale peuvent être différenciés : l’état de l’enfant (apparence, douleur…), l’environnement (bruits, lumière…), les parents (personnalité, situation familiale…), l’interaction avec les soignants (communication, rôle parental…). Ces facteurs constituent des leviers pour des interventions concrètes et accessibles aux soignants. En adoptant une approche centrée sur le patient et sa famille via une communication structurée, une inclusivité des parents dans les soins, les parents peuvent être moins stressés et moins anxieux, et renforcés dans leurs liens parent–enfant et dans la confiance remise en l’équipe soignante. Ainsi, c’est la triade enfant–parent–soignant qui est préservée pour un partenariat de soins (médicaux et familiaux) synergique, sécuritaire et harmonieux. En dépit des défis organisationnels subsistant, même de petites actions isolées peuvent avoir un impact significatif. En intégrant ces objectifs dans les pratiques quotidiennes de réanimation, nous pouvons réduire les niveaux d’anxiété et de stress familial in situ, et mieux façonner nos prises en charge de réanimations centrées sur la santé globale de l’enfant.</div></div><div><div>Hospitalization in the paediatric intensive care unit can be associated with high levels of stress and anxiety for the child, parents and family. This can impact on the family's life and alter their mental health. These phenomena are still undervalued and little considered in intensive care. Yet this level of anxiety and parental stress has an impact on the parents’ experience, their interactions with their child and the care teams. This impacts on the quality of care provided and the well-being of care teams. Factors linked to parental stress and anxiety can be differentiated: the child's condition (appearance, pain, <em>etc</em>.), the environment (noise, light, <em>etc.</em>), the parents (personality, family situation, <em>etc.</em>), interaction with caregivers (communication, parental role, <em>etc.</em>). These factors provide caregivers with concrete, accessible levers for interventions. By adopting a patient-and family-centered approach, through structured communication and inclusion of parents in care, parents can be less stressed and anxious, and strengthened in their parent–child bond and in the trust placed in the care team. In this way, the child–parent–caregiver triad is preserved for a synergistic, safe and harmoni","PeriodicalId":42551,"journal":{"name":"Anesthesie & Reanimation","volume":"11 2","pages":"Pages 161-167"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143942913","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-04-01DOI: 10.1016/j.anrea.2025.01.002
Chrystelle Sola , Julien Pico , Pierre Bournonville , Christophe Dadure
L’inhalation d’un corps étranger est une urgence pédiatrique fréquemment rencontrée dans la petite enfance. En dehors des situations rares où la mise en jeu du pronostic vital est imminente, l’anamnèse, l’examen clinique et les résultats de l’imagerie vont orienter les modalités de la prise en charge. En l’absence de témoin, la survenue de complications avec une symptomatologie peu spécifique, commune à d’autres pathologies de l’enfance, peut retarder la prise en charge. Le diagnostic et le traitement reposent sur l’endoscopie trachéobronchique réalisée sous anesthésie générale. Cette procédure est à haut risque de complication et nécessite une prise en charge en milieu spécialisé pédiatrique. Une équipe multidisciplinaire associant pneumopédiatres, chirurgiens ORL et anesthésistes-réanimateurs formés et expérimentés est essentielle pour une prise en charge optimale de l’enfant. Les modalités de l’endoscopie (rigide ou souple), la technique d’induction anesthésique (intraveineuse ou inhalatoire), le type de ventilation (spontanée ou contrôlée) doivent être adaptés au contexte, à la localisation du corps étranger et à l’expérience des différents intervenants. Des mesures préventives restent nécessaires, notamment l’éducation et la sensibilisation des familles mais aussi des secteurs de la petite enfance pour limiter la morbi-mortalité associé à l’inhalation de corps étrangers chez l’enfant.
Foreign-body inhalation is a pediatric emergency frequently encountered in early childhood. Apart from those rare situations where the prognosis is life-threatening, the anamnesis, clinical examination and imaging findings will guide the modalities of management. In the absence of a witness, the occurrence of complications with non-specific symptoms, common to other childhood pathologies, may delay appropriate management. Diagnosis and treatment are based on tracheobronchial endoscopy performed under general anesthesia. This procedure is associated with a high risk of complication, and requires specialized, multidisciplinary pediatric care involving pediatric pneumologists, ENT surgeons and anesthesiologists trained and experienced in the care of children. The type of endoscopy (rigid or flexible), the anesthetic induction technique (intravenous or inhalation) and the type of ventilation (spontaneous or controlled) must be adapted to the context, the location of the foreign body and the experience of the various parties involved. Preventive measures are still necessary, in particular education and awareness-raising for families and the early childhood sector, to limit the morbidity and mortality associated with foreign body inhalation in children.
{"title":"Corps étrangers des voies aériennes chez l’enfant : mise au point","authors":"Chrystelle Sola , Julien Pico , Pierre Bournonville , Christophe Dadure","doi":"10.1016/j.anrea.2025.01.002","DOIUrl":"10.1016/j.anrea.2025.01.002","url":null,"abstract":"<div><div>L’inhalation d’un corps étranger est une urgence pédiatrique fréquemment rencontrée dans la petite enfance. En dehors des situations rares où la mise en jeu du pronostic vital est imminente, l’anamnèse, l’examen clinique et les résultats de l’imagerie vont orienter les modalités de la prise en charge. En l’absence de témoin, la survenue de complications avec une symptomatologie peu spécifique, commune à d’autres pathologies de l’enfance, peut retarder la prise en charge. Le diagnostic et le traitement reposent sur l’endoscopie trachéobronchique réalisée sous anesthésie générale. Cette procédure est à haut risque de complication et nécessite une prise en charge en milieu spécialisé pédiatrique. Une équipe multidisciplinaire associant pneumopédiatres, chirurgiens ORL et anesthésistes-réanimateurs formés et expérimentés est essentielle pour une prise en charge optimale de l’enfant. Les modalités de l’endoscopie (rigide ou souple), la technique d’induction anesthésique (intraveineuse ou inhalatoire), le type de ventilation (spontanée ou contrôlée) doivent être adaptés au contexte, à la localisation du corps étranger et à l’expérience des différents intervenants. Des mesures préventives restent nécessaires, notamment l’éducation et la sensibilisation des familles mais aussi des secteurs de la petite enfance pour limiter la morbi-mortalité associé à l’inhalation de corps étrangers chez l’enfant.</div></div><div><div>Foreign-body inhalation is a pediatric emergency frequently encountered in early childhood. Apart from those rare situations where the prognosis is life-threatening, the anamnesis, clinical examination and imaging findings will guide the modalities of management. In the absence of a witness, the occurrence of complications with non-specific symptoms, common to other childhood pathologies, may delay appropriate management. Diagnosis and treatment are based on tracheobronchial endoscopy performed under general anesthesia. This procedure is associated with a high risk of complication, and requires specialized, multidisciplinary pediatric care involving pediatric pneumologists, ENT surgeons and anesthesiologists trained and experienced in the care of children. The type of endoscopy (rigid or flexible), the anesthetic induction technique (intravenous or inhalation) and the type of ventilation (spontaneous or controlled) must be adapted to the context, the location of the foreign body and the experience of the various parties involved. Preventive measures are still necessary, in particular education and awareness-raising for families and the early childhood sector, to limit the morbidity and mortality associated with foreign body inhalation in children.</div></div>","PeriodicalId":42551,"journal":{"name":"Anesthesie & Reanimation","volume":"11 2","pages":"Pages 123-130"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143942985","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-04-01DOI: 10.1016/j.anrea.2025.01.004
Myriam Brebion, Nadège Salvi, Gilles Orliaguet
L’anesthésie en chirurgie ORL représente la majorité des actes réalisés chez le jeune enfant (1–4 ans). La chirurgie ORL et l’âge inférieur à 4 ans sont en eux-mêmes des facteurs de risque indépendants associés à la survenue de complications respiratoires sévères périopératoires. Tout anesthésiste doit donc y être préparé. L’amygdalectomie est la procédure chirurgicale ORL la plus réalisée et concerne majoritairement une population d’enfants avec un syndrome d’apnée obstructive du sommeil. Ils nécessitent une évaluation anesthésique et une préparation préopératoire spécifique. L’administration systématique de salbutamol en aérosol est notamment recommandée en préopératoire d’une amygdalectomie pour limiter le risque de complications respiratoires peropératoires. L’intubation orotrachéale est la technique de référence pour le contrôle des voies aériennes au cours des chirurgies d’amygdalectomie et adénoïdectomie. Quels que soient l’acte et sa durée, la mise en place d’une voie veineuse est obligatoire pour l’injection des médicaments d’urgence en cas de besoin. L’hospitalisation ambulatoire est de plus en plus souvent la règle pour les actes de chirurgie ORL les plus courants. Il est donc indispensable de prévenir les nausées et vomissements postopératoires très fréquents dans cette chirurgie et d’anticiper la prise d’antalgiques par voie orale.
Anesthesia in ENT surgery represents the majority of procedures performed on young children (ages 1–4). Both ENT surgery and being under 4 years old are independent risk factors associated with severe perioperative respiratory complications. Every anesthesiologist must be prepared for these risks. Tonsillectomy is the most commonly performed ENT surgical procedure and primarily involves children with obstructive sleep apnea syndrome. These patients require specific anesthetic evaluation and preoperative preparation. The systematic administration of salbutamol via inhaler is particularly recommended before tonsillectomy to reduce the risk of intraoperative respiratory complications. Orotracheal intubation is the standard technique for airway management during tonsillectomy and adenoidectomy surgeries. Regardless of the procedure or its duration, establishing an intravenous catheter is mandatory for the administration of emergency medications if needed. Outpatient care is increasingly common for the most routine ENT surgeries. Therefore, it is essential to prevent postoperative nausea and vomiting, which are very frequent in this type of surgery, and to plan for oral analgesic administration.
{"title":"Anesthésie pédiatrique en chirurgie oto-rhino-laryngologique","authors":"Myriam Brebion, Nadège Salvi, Gilles Orliaguet","doi":"10.1016/j.anrea.2025.01.004","DOIUrl":"10.1016/j.anrea.2025.01.004","url":null,"abstract":"<div><div>L’anesthésie en chirurgie ORL représente la majorité des actes réalisés chez le jeune enfant (1–4 ans). La chirurgie ORL et l’âge inférieur à 4 ans sont en eux-mêmes des facteurs de risque indépendants associés à la survenue de complications respiratoires sévères périopératoires. Tout anesthésiste doit donc y être préparé. L’amygdalectomie est la procédure chirurgicale ORL la plus réalisée et concerne majoritairement une population d’enfants avec un syndrome d’apnée obstructive du sommeil. Ils nécessitent une évaluation anesthésique et une préparation préopératoire spécifique. L’administration systématique de salbutamol en aérosol est notamment recommandée en préopératoire d’une amygdalectomie pour limiter le risque de complications respiratoires peropératoires. L’intubation orotrachéale est la technique de référence pour le contrôle des voies aériennes au cours des chirurgies d’amygdalectomie et adénoïdectomie. Quels que soient l’acte et sa durée, la mise en place d’une voie veineuse est obligatoire pour l’injection des médicaments d’urgence en cas de besoin. L’hospitalisation ambulatoire est de plus en plus souvent la règle pour les actes de chirurgie ORL les plus courants. Il est donc indispensable de prévenir les nausées et vomissements postopératoires très fréquents dans cette chirurgie et d’anticiper la prise d’antalgiques par voie orale.</div></div><div><div>Anesthesia in ENT surgery represents the majority of procedures performed on young children (ages 1–4). Both ENT surgery and being under 4<!--> <!-->years old are independent risk factors associated with severe perioperative respiratory complications. Every anesthesiologist must be prepared for these risks. Tonsillectomy is the most commonly performed ENT surgical procedure and primarily involves children with obstructive sleep apnea syndrome. These patients require specific anesthetic evaluation and preoperative preparation. The systematic administration of salbutamol via inhaler is particularly recommended before tonsillectomy to reduce the risk of intraoperative respiratory complications. Orotracheal intubation is the standard technique for airway management during tonsillectomy and adenoidectomy surgeries. Regardless of the procedure or its duration, establishing an intravenous catheter is mandatory for the administration of emergency medications if needed. Outpatient care is increasingly common for the most routine ENT surgeries. Therefore, it is essential to prevent postoperative nausea and vomiting, which are very frequent in this type of surgery, and to plan for oral analgesic administration.</div></div>","PeriodicalId":42551,"journal":{"name":"Anesthesie & Reanimation","volume":"11 2","pages":"Pages 118-122"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143943011","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-04-01DOI: 10.1016/j.anrea.2025.02.001
Christophe Dadure , Julien Pico , Pierre Bournonville , Chrystelle Sola
L’anesthésie locorégionale (ALR) est devenue un élément clé dans la gestion de la douleur postopératoire chez l’enfant, particulièrement après des interventions chirurgicales majeures. Elle permet de réduire le stress périopératoire, d’accélérer l’extubation et d’améliorer la récupération postopératoire. L’usage de l’échographie a favorisé l’évolution de techniques, comme les blocs du tronc, plus sûrs et moins susceptibles de provoquer des complications que les techniques neuro-axiales. L’ALR permet également de prévenir la douleur chronique post-chirurgicale, un problème affectant une partie importante des patients. En France, les blocs du tronc sont ceux qui sont le plus pratiqués au profit de l’anesthésie caudale. Parmi eux, ceux de la paroi abdominale et thoracique, réalisés sous échoguidage, ont montré des résultats prometteurs en termes d’efficacité et de sécurité. Les blocs du muscle carré des lombes et ceux du plan abdominal transverse se distinguent par leur capacité à offrir une analgésie prolongée avec une consommation réduite d’analgésiques de secours. Le bloc des muscles érecteurs du rachis, populaire pour sa sécurité, est devenu une alternative efficace dans la chirurgie thoracique pédiatrique, et il a montré des avantages comparables au bloc paravertébral. La chirurgie cardiaque et thoracique bénéficie désormais de nouvelles techniques d’ALR périphériques, comme le bloc du serratus antérieur. Bien que ces méthodes soient prometteuses, davantage d’études rigoureuses sont nécessaires pour confirmer leur efficacité et leur sécurité.
Regional anesthesia (RA) has become a key element in managing postoperative pain in children, particularly after major surgical procedures. It helps reduce perioperative stress, accelerates extubation, and enhances postoperative recovery. The use of ultrasound has facilitated the development of techniques such as trunk blocks, which are safer and less likely to cause complications than neuro-axial techniques. RA also helps prevent chronic postoperative pain, a significant issue affecting many patients. In France, trunk blocks are the most performed, replacing caudal anesthesia. Among them, abdominal and thoracic wall blocks, performed under ultrasound guidance, have shown promising results in terms of effectiveness and safety. Quadratus lumborum and transversus abdominis plane blocks stand out for their ability to provide prolonged analgesia with reduced use of rescue analgesics. The erector spinae muscle block, popular for its safety, has become an effective alternative in pediatric thoracic surgery, showing comparable benefits to the paravertebral block. Cardiac and thoracic surgery now benefit from new peripheral RA techniques, such as the serratus anterior block. Although these methods are promising, further rigorous studies are needed to confirm their effectiveness and safety.
{"title":"Blocs de paroi en anesthésie pédiatrique","authors":"Christophe Dadure , Julien Pico , Pierre Bournonville , Chrystelle Sola","doi":"10.1016/j.anrea.2025.02.001","DOIUrl":"10.1016/j.anrea.2025.02.001","url":null,"abstract":"<div><div>L’anesthésie locorégionale (ALR) est devenue un élément clé dans la gestion de la douleur postopératoire chez l’enfant, particulièrement après des interventions chirurgicales majeures. Elle permet de réduire le stress périopératoire, d’accélérer l’extubation et d’améliorer la récupération postopératoire. L’usage de l’échographie a favorisé l’évolution de techniques, comme les blocs du tronc, plus sûrs et moins susceptibles de provoquer des complications que les techniques neuro-axiales. L’ALR permet également de prévenir la douleur chronique post-chirurgicale, un problème affectant une partie importante des patients. En France, les blocs du tronc sont ceux qui sont le plus pratiqués au profit de l’anesthésie caudale. Parmi eux, ceux de la paroi abdominale et thoracique, réalisés sous échoguidage, ont montré des résultats prometteurs en termes d’efficacité et de sécurité. Les blocs du muscle carré des lombes et ceux du plan abdominal transverse se distinguent par leur capacité à offrir une analgésie prolongée avec une consommation réduite d’analgésiques de secours. Le bloc des muscles érecteurs du rachis, populaire pour sa sécurité, est devenu une alternative efficace dans la chirurgie thoracique pédiatrique, et il a montré des avantages comparables au bloc paravertébral. La chirurgie cardiaque et thoracique bénéficie désormais de nouvelles techniques d’ALR périphériques, comme le bloc du serratus antérieur. Bien que ces méthodes soient prometteuses, davantage d’études rigoureuses sont nécessaires pour confirmer leur efficacité et leur sécurité.</div></div><div><div>Regional anesthesia (RA) has become a key element in managing postoperative pain in children, particularly after major surgical procedures. It helps reduce perioperative stress, accelerates extubation, and enhances postoperative recovery. The use of ultrasound has facilitated the development of techniques such as trunk blocks, which are safer and less likely to cause complications than neuro-axial techniques. RA also helps prevent chronic postoperative pain, a significant issue affecting many patients. In France, trunk blocks are the most performed, replacing caudal anesthesia. Among them, abdominal and thoracic wall blocks, performed under ultrasound guidance, have shown promising results in terms of effectiveness and safety. Quadratus lumborum and transversus abdominis plane blocks stand out for their ability to provide prolonged analgesia with reduced use of rescue analgesics. The erector spinae muscle block, popular for its safety, has become an effective alternative in pediatric thoracic surgery, showing comparable benefits to the paravertebral block. Cardiac and thoracic surgery now benefit from new peripheral RA techniques, such as the serratus anterior block. Although these methods are promising, further rigorous studies are needed to confirm their effectiveness and safety.</div></div>","PeriodicalId":42551,"journal":{"name":"Anesthesie & Reanimation","volume":"11 2","pages":"Pages 154-160"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143942910","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-04-01DOI: 10.1016/j.anrea.2025.04.003
Emma Persad , Ana Beatriz Pizarro , Matteo Bruschettini
{"title":"Les analgésiques non opiacés dans la douleur procédurale chez les nouveau-nés","authors":"Emma Persad , Ana Beatriz Pizarro , Matteo Bruschettini","doi":"10.1016/j.anrea.2025.04.003","DOIUrl":"10.1016/j.anrea.2025.04.003","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":42551,"journal":{"name":"Anesthesie & Reanimation","volume":"11 2","pages":"Pages 168-170"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143942914","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-04-01DOI: 10.1016/j.anrea.2025.04.001
Gilles Orliaguet , Francis Veyckemans
{"title":"L’anesthésie-réanimation pédiatrique : une spécialité qui se décline de la naissance aux grands adolescents","authors":"Gilles Orliaguet , Francis Veyckemans","doi":"10.1016/j.anrea.2025.04.001","DOIUrl":"10.1016/j.anrea.2025.04.001","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":42551,"journal":{"name":"Anesthesie & Reanimation","volume":"11 2","pages":"Pages 101-102"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143942983","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-04-01DOI: 10.1016/j.anrea.2025.01.006
Daphné Michelet
L’induction en situation d’urgence chez l’enfant consiste à proposer l’anesthésie conférant un maximum de sécurité tout en évitant les complications parfois graves pouvant survenir dans ce contexte. L’induction en séquence rapide classiquement décrite afin d’assurer une intubation sans inhalation de liquide gastrique peut désormais être optimisée grâce aux études récentes et aux nouvelles techniques disponibles afin de réduire le risque de désaturation associé à cette technique chez l’enfant et de garantir un maximum de sécurité périopératoire. Une bonne préparation en équipe et une préoxygénation efficace seront dans tous les cas indispensables.
Emergency induction in children involves administering anesthesia in a way that ensures maximum safety while avoiding potentially serious complications that may arise in this context. The rapid sequence induction classically described to ensure intubation without inhalation of gastric fluid can now be optimised thanks to recent studies and the new techniques available to reduce the risk of desaturation associated with this technique in children and to guarantee the highest level of perioperative safety. Proper team preparation and effective pre-oxygenation will, in all cases, be essential.
{"title":"Induction dans les situations d’urgence en anesthésie pédiatrique","authors":"Daphné Michelet","doi":"10.1016/j.anrea.2025.01.006","DOIUrl":"10.1016/j.anrea.2025.01.006","url":null,"abstract":"<div><div>L’induction en situation d’urgence chez l’enfant consiste à proposer l’anesthésie conférant un maximum de sécurité tout en évitant les complications parfois graves pouvant survenir dans ce contexte. L’induction en séquence rapide classiquement décrite afin d’assurer une intubation sans inhalation de liquide gastrique peut désormais être optimisée grâce aux études récentes et aux nouvelles techniques disponibles afin de réduire le risque de désaturation associé à cette technique chez l’enfant et de garantir un maximum de sécurité périopératoire. Une bonne préparation en équipe et une préoxygénation efficace seront dans tous les cas indispensables.</div></div><div><div>Emergency induction in children involves administering anesthesia in a way that ensures maximum safety while avoiding potentially serious complications that may arise in this context. The rapid sequence induction classically described to ensure intubation without inhalation of gastric fluid can now be optimised thanks to recent studies and the new techniques available to reduce the risk of desaturation associated with this technique in children and to guarantee the highest level of perioperative safety. Proper team preparation and effective pre-oxygenation will, in all cases, be essential.</div></div>","PeriodicalId":42551,"journal":{"name":"Anesthesie & Reanimation","volume":"11 2","pages":"Pages 103-110"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143943008","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-04-01DOI: 10.1016/j.anrea.2025.04.004
Chrystelle Sola , Jean-Noël Evain
{"title":"Commentaire sur les articles « Opiacés pour la douleur procédurale du nouveau-né » (Kinoshita et al., Cochrane Database Syst Rev 2023) et « Analgésiques non opiacés pour la douleur procédurale du nouveau-né » (Persad et al., Cochrane Database Syst Rev 2023)","authors":"Chrystelle Sola , Jean-Noël Evain","doi":"10.1016/j.anrea.2025.04.004","DOIUrl":"10.1016/j.anrea.2025.04.004","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":42551,"journal":{"name":"Anesthesie & Reanimation","volume":"11 2","pages":"Pages 174-176"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143942912","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-04-01DOI: 10.1016/j.anrea.2025.01.008
Julien Pico , Fabienne Séguret , Robin Jobert , Thomas Roujeau , Thomas Blauwblomme , Chrystelle Sola , Estelle Vergnaud , Christophe Dadure , Gilles Orliaguet
Introduction
Les dernières données épidémiologiques françaises sur la neurochirurgie (NRC) pédiatrique datent de plus de 20 ans. Ces données étaient purement déclaratives et non exhaustives. À ce jour, les données épidémiologiques concernant l’anesthésie réanimation en NRC pédiatrique française demeurent limitées. Dans ce contexte, l’objectif de cette étude était de réaliser une « photographie » épidémiologique de cette activité en France en 2022 et de décrire les écarts avec la situation en 2013.
Méthodes
Les données utilisées sont celles de la cohorte rétrospective identifiée à partir de la Base nationale PMSI des séjours hospitaliers publics et privés pour les années 2013 et 2022 (source ATIH1). Nous avons sélectionné les séjours de patients âgés de moins de 18 ans dans les établissements de France et DOM-TOM à partir des actes CCAM de NRC. L’analyse a porté notamment sur le type d’établissement (CHG, CHU, ESPIC, PRIVE), l’âge des enfants, les types de chirurgie, les unités d’hospitalisation de soins critiques, la durée d’hospitalisation et la mortalité intrahospitalière.
Résultats
Cette étude a recensé 9149 séjours d’hospitalisation complète en neurochirurgie pédiatrique pour 8036 enfants : 4416 séjours (3915 enfants) en 2013 et 4733 séjours (4121 enfants) en 2022. L’âge moyen des patients était de 7,7 ± 6,1 ans (médiane ; 7 [1 ; 14] ans), contre 6,9 ± 6,0 ans (médiane ; 6 [0 ; 13] ans) en 2022. Les pathologies du liquide céphalorachidien (LCR) étaient les plus fréquentes (32,5 % en 2022 contre 31,7 % en 2013), suivies des interventions oncologiques, dont la proportion a augmenté (16,8 % en 2013 contre 19,4 % en 2022). Les soins palliatifs sont restés stables (0,7 % en 2013 contre 0,6 % en 2022). La mortalité intrahospitalière est similaire entre les deux périodes (1,9 % en 2013 et 1,8 % en 2022), tout comme la mortalité globale (2,1 % pour les deux années). Le taux de réadmission toutes causes confondues à 30 j a légèrement augmenté (18,7 % en 2013 contre 20,9 % en 2022).
Conclusion
Cette étude fournit une photographie épidémiologique précieuse de l’évolution de la neurochirurgie pédiatrique en France au cours des dernières décennies. La majorité des enfants sont pris en charge en CHU. Ces données épidémiologiques vont contribuer à améliorer la prise en charge des patients et à orienter les futures recherches dans ce domaine.
Introduction
The most recent epidemiological data concerning French paediatric neurosurgery (NRS) are over 20 years old. Moreover, these data were declarative and non-exhaustive. To this day, fresh epidemiology data concerning this topic remain scarce. In this context, the present study aimed to “photograph” the epidemiology of the French paediatric neurosurgery of 2022 and to compare it with 2013.
{"title":"Photographie épidémiologique de l’évolution de l’anesthésie-réanimation en neurochirurgie pédiatrique en France","authors":"Julien Pico , Fabienne Séguret , Robin Jobert , Thomas Roujeau , Thomas Blauwblomme , Chrystelle Sola , Estelle Vergnaud , Christophe Dadure , Gilles Orliaguet","doi":"10.1016/j.anrea.2025.01.008","DOIUrl":"10.1016/j.anrea.2025.01.008","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les dernières données épidémiologiques françaises sur la neurochirurgie (NRC) pédiatrique datent de plus de 20 ans. Ces données étaient purement déclaratives et non exhaustives. À ce jour, les données épidémiologiques concernant l’anesthésie réanimation en NRC pédiatrique française demeurent limitées. Dans ce contexte, l’objectif de cette étude était de réaliser une « photographie » épidémiologique de cette activité en France en 2022 et de décrire les écarts avec la situation en 2013.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Les données utilisées sont celles de la cohorte rétrospective identifiée à partir de la Base nationale PMSI des séjours hospitaliers publics et privés pour les années 2013 et 2022 (source ATIH<span><span><sup>1</sup></span></span>). Nous avons sélectionné les séjours de patients âgés de moins de 18 ans dans les établissements de France et DOM-TOM à partir des actes CCAM de NRC. L’analyse a porté notamment sur le type d’établissement (CHG, CHU, ESPIC, PRIVE), l’âge des enfants, les types de chirurgie, les unités d’hospitalisation de soins critiques, la durée d’hospitalisation et la mortalité intrahospitalière.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Cette étude a recensé 9149 séjours d’hospitalisation complète en neurochirurgie pédiatrique pour 8036 enfants : 4416 séjours (3915 enfants) en 2013 et 4733 séjours (4121 enfants) en 2022. L’âge moyen des patients était de 7,7<!--> <!-->±<!--> <!-->6,1 ans (médiane ; 7 [1 ; 14] ans), contre 6,9<!--> <!-->±<!--> <!-->6,0 ans (médiane ; 6 [0 ; 13] ans) en 2022. Les pathologies du liquide céphalorachidien (LCR) étaient les plus fréquentes (32,5 % en 2022 contre 31,7 % en 2013), suivies des interventions oncologiques, dont la proportion a augmenté (16,8 % en 2013 contre 19,4 % en 2022). Les soins palliatifs sont restés stables (0,7 % en 2013 contre 0,6 % en 2022). La mortalité intrahospitalière est similaire entre les deux périodes (1,9 % en 2013 et 1,8 % en 2022), tout comme la mortalité globale (2,1 % pour les deux années). Le taux de réadmission toutes causes confondues à 30<!--> <!-->j a légèrement augmenté (18,7 % en 2013 contre 20,9 % en 2022).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude fournit une photographie épidémiologique précieuse de l’évolution de la neurochirurgie pédiatrique en France au cours des dernières décennies. La majorité des enfants sont pris en charge en CHU. Ces données épidémiologiques vont contribuer à améliorer la prise en charge des patients et à orienter les futures recherches dans ce domaine.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>The most recent epidemiological data concerning French paediatric neurosurgery (NRS) are over 20 years old. Moreover, these data were declarative and non-exhaustive. To this day, fresh epidemiology data concerning this topic remain scarce. In this context, the present study aimed to “photograph” the epidemiology of the French paediatric neurosurgery of 2022 and to compare it with 2013.</div","PeriodicalId":42551,"journal":{"name":"Anesthesie & Reanimation","volume":"11 2","pages":"Pages 111-117"},"PeriodicalIF":0.2,"publicationDate":"2025-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143943009","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}